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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 13:50
The conclusions of the European Council (19/20 December 2013).

 

Brussels, 20 December 2013 EUROPEAN COUNCIL - EUCO 217/13

 

For the first time since the entry into force of the Lisbon Treaty, the European Council held a thematic debate on defence. It identified priority actions for stronger cooperation. This debate was preceded by a meeting with the NATO Secretary-General. He presented his assessment of current and future security challenges and welcomed the ongoing efforts and commitments by the EU and its Member States as being compatible with, and beneficial to NATO.

 

The European Council welcomed the general approach reached by the Council on the Single Resolution Mechanism, which will be a cornerstone of the Banking Union. The European Council reviewed the economic situation and the progress in implementing the Compact for Growth, Jobs and Competitiveness. The European Council also identified the main features of the Partnerships for Growth, Jobs and Competitiveness to support structural reform, with a view to concluding discussions by October next year.

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 08:35
La Kapisa, un avant-goût "à la française" du retrait de l'Otan en Afghanistan

 

21.12.2013 Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Excellent reportage en Kapisa, de Guillaume Lavallée, paru vendredi matin sur le fil de l'AFP. En voici l'intégralité:

Des combats qui s'intensifient dans des zones d'influence talibanes mais épargnent la capitale régionale : un an après le départ des forces françaises, la province stratégique de Kapisa offre un avant-goût amer de l'Afghanistan après le retrait de l'Otan fin 2014.
Par un matin d'hiver à Mahmud Raqi, des hommes accroupis près d'un poêle à bois boivent un thé vert fumant dans un café transpercé des premiers rayons de soleil, discutent politique, mangent un bout de viande coincé dans du pain chaud, avant de saluer la petite assemblée et quitter les lieux paisiblement.
Dans cette ville de 50 000 âmes au pied des montagnes aux cimes enneigées, des étudiantes sont en classe et les marchands s'activent dans le bazar achalandé. La vie suit son cours tranquille. Un an après le retrait des soldats français, le ciel n'est pas tombé sur la tête des habitants de Mahmud Raqi, capitale de la Kapisa, province stratégique aux portes de Kaboul, où cohabitent les deux principales ethnies du pays, les Tadjiks et les Pachtounes.

 

Quel est le bilan de la présence française? La question semble déjà obsolète pour les habitants plus préoccupés par leur quotidien, l'avenir du pays et l'insécurité dans les secteurs infiltrés par les rebelles, talibans et autres, de la province comme Tagab et la vallée d'Alasay, véritables points noirs sécuritaires. "La situation est très mauvaise dans 90% de Tagab", souffle Qalandar, un chauffeur originaire de ce district assis devant un café de Mahmud Raqi. "Il y a des affrontements entre les tribus, entre les familles, et les talibans y sont très présents", ajoute-t-il, sans en vouloir aux soldats français de ne pas avoir réglé ces problèmes locaux profonds.
Depuis le retrait des Français, les insurgés n'ont pas gagné de terrain en Kapisa, mais ils ont en revanche intensifié leurs attaques dans des zones comme Tagab, où les tribunaux talibans sont plus populaires que les cours civiles défaillantes. "Il y a d'intenses combats aujourd'hui", explique Aziz ul-Rehman Tawab, vice-gouverneur de la province. Contrairement aux forces françaises avant, "les forces afghanes manquent d'hélicoptères et ne peuvent compter sur un soutien aérien, ce qui offre plus de latitude aux talibans pour opérer", explique-t-il.
 

La Kapisa, un cas d'école?

La Kapisa ne semble pas un cas isolé. Dans des districts reculés où les forces de l'Otan se sont retirées, les insurgés concentrent leurs attaques sur les soldats et policiers afghans qui n'ont pas ou peu d'appui aérien.
Le Pentagone estime que l'insurrection talibane "consolide" ses positions dans certaines zones reculées et inflige davantage de pertes à l'armée et la police afghanes, tout en soutenant que le nombre d'attaques recule dans le pays cette année. L'ONU voit en revanche "un niveau de violences" contre les forces afghanes et internationales "qui n'avait pas été aussi élevé depuis 2010". Si la situation se détériore dans les zones reculées, aucune des 34 capitales provinciales n'est encore tombée aux mains des rebelles à ce jour.
"Dans la majorité des endroits où les forces de l'Otan se sont retirées, les affrontements sont plus importants... Nous laissons derrière nous un pays en feu", estime Graeme Smith, analyste à l'International Crisis Group (ICG) à Kaboul, un constat tiré de ses déplacements récents dans quatre provinces. Au fur et à mesure que les soldats étrangers se replient autour des grandes villes, ils perdent par ailleurs leur capacité à collecter des informations sur les attaques rebelles dans les zones périphériques, qui deviennent ainsi des "trous noirs".
"Pour l'instant, le gouvernement tient bon... mais il doit s'assurer d'obtenir un soutien aérien et faire en sorte que les salaires (des policiers et soldats) soient versés", souligne M. Smith. Or le président Hamid Karzaï refuse de signer un accord de sécurité encadrant le maintien de soldats étrangers, notamment Américains, après 2014, qui pourrait garantir un meilleur soutien aérien aux 350.000 membres officiels des forces de sécurité afghanes. Et les Etats-Unis, premiers bailleurs de fonds de Kaboul, ont annulé une commande d'hélicoptères russes MI-17 destinés aux forces afghane...
 

La stabilisation par le développement?
En Kapisa comme dans d'autres régions d'Afghanistan où l'Otan s'est retiré, les Occidentaux continuent de payer pour ériger des hôpitaux, former des infirmières, électrifier des zones reculées, des efforts tout sauf naïfs.
"On renforce l'autorité locale grâce à des projets de développement, c'est d'une certaine manière de la stabilisation" visant à "contenir les insurgés", souligne une source diplomatique occidentale à Kaboul. Mais les ONG, elles, soutiennent vouloir aider la population afghane sans souscrire à l'objectif politique de "stabilisation" avancé par les Etats occidentaux.
"Nous n'aimions pas les militaires français, mais nous voulons des projets de développement", lance dans un village de Kapisa Rahmatullah Abed, barbe de charbon et regard d'acier. "Mais personne ne sait ce qui va arriver après le retrait de l'Otan. Tout est possible".

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 21:35
Afghanistan: l'Otan lance des négociations sur le statut de sa mission après 2014

 

BRUXELLES, 21 décembre - RIA Novosti

 

L'Otan a engagé samedi avec Kaboul des négociations sur le statut légal du contingent de l'Alliance qui doit rester en Afghanistan après 2014, indique un communiqué de l'Otan mis en ligne sur son site.

 

"Comme convenu de commun accord par l'Otan et le gouvernement afghan, nous avons décidé d'engager des négociations au sujet de la Convention sur le statut des forces (SOFA) de l'Otan. Je me félicite du lancement aujourd'hui de ces pourparlers, dans le cadre d'une réunion entre le haut représentant civil de l'Otan, l'ambassadeur Maurits Jochems, et le conseiller afghan pour la sécurité nationale, M. Rangin Dadfar Spanta", lit-on dans le communiqué présenté par le secrétaire général de l'Alliance Anders Fogh Rasmussen.

 

Le secrétaire général tient toutefois à souligner que "la SOFA de l'Otan ne sera ni approuvée ni signée avant la signature de l'accord de sécurité bilatéral entre le gouvernement afghan et les Etats-Unis".

 

L'Otan estime que la SOFA pourrait devenir un élément fondamental du cadre juridique nécessaire au déploiement de la mission Resolute Support menée par l'Alliance après 2014 en vue de former, conseiller et aider les forces de sécurité afghanes.

 

Les Etats-Unis ont déclaré il y a deux semaines que l'accord de sécurité bilatéral devait être signé à temps. Il s'agit d'un document-cadre déterminant la nature des relations entre les deux pays après le retrait des troupes américaines à la fin de 2014. Cet accord doit définir notamment le statut et les missions du contingent américain qui restera en Afghanistan.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 21:35
NATO Opens Post-2014 Talks With Afghanistan

 

Dec. 22, 2013 Defense News (AFP)

 

KABUL — NATO opened negotiations with Afghanistan on Saturday over a proposed military force to stay in the country after next year, but said no deal would be signed until after a separate agreement with the US was completed.

 

Afghan President Hamid Karzai and the US have been in a long and bitter standoff over the Bilateral Security Agreement, which would see several thousand US troops deployed in Afghanistan after 2014.

 

Karzai initially endorsed the BSA, but has since declined to sign it, outraging US officials and lawmakers who have threatened a complete pullout of forces.

 

“The message of the United States and its allies in Europe is clear: the Bilateral Security Agreement should be signed without any more delay,” Pentagon spokesman Rear Adm. John Kirby said in a statement.

 

NATO Secretary General Anders Fogh Rasmussen said negotiations had begun between NATO senior civilian representative Maurits Jochems and Afghan national security adviser Rangin Spanta.

 

“I welcome the start of these talks today ... while stressing that the NATO Status of Forces Agreement will not be concluded or signed until the signature of the Bilateral Security Agreement between the Governments of Afghanistan and the United States,” Rasmussen said in a statement.

 

US Defense Secretary Chuck Hagel hailed the start of negotiations and was “pleased” by the move, according to his spokesman.

 

“NATO’s decision to move forward with negotiations on a SOFA is yet another demonstration of the international community’s willingness to support Afghanistan after 2014.”

 

Rasmussen said the Status of Forces Agreement was essential for the NATO-led mission to “mission to train, advise and assist” the Afghan army and police after 2014.

 

Karzai, who is due to stand down after elections next year, has warned that he will not allow a continued NATO presence if it meant “more bombs and killings.”

 

A complete pullout of foreign troops would raise fears of a collapse of the still fragile Afghan forces and a resurgence of the extremist Taliban regime that was ousted in a US-led invasion in 2001.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 13:35
Un Blackhawk de l'US Army en vol dans la province du Wardak

Un Blackhawk de l'US Army en vol dans la province du Wardak

 

 

18.12.2013 Frédéric Lert (FOB)

 

L’écrasement d’un hélicoptère survenu avant hier dans le sud de l’Afghanistan Afghanistan a fait six morts parmi le contingent américain de l’ISAF.  Malgré la revendication des insurgés, selon lesquels il s’agirait d’une perte au combat, des sources américaines évoquent quant à elle un accident, aucune activité ennemie n’ayant été détectée dans la zone au moment de la tragédie. Il s’agit en l’espèce du deuxième accident d’hélicoptère de l’année pour les forces américaines : le premier avait eu lieu en avril dernier dans la région de Kandahar et s’était soldé par la mort de quatre hommes.

 

Ce dernier accident porte à 125 le nombre de tués américains en Afghanistan pour la seule année 2013. C’est déjà beaucoup plus que l’ensemble des pertes françaises dans  le pays, mais cela reste une année « calme » selon les critères américains. Les Etats-Unis ont perdu en moyenne chaque année dans le pays un peu plus de 300 combattants entre 2009 et 2012. Depuis 2001, les pertes totales se montent pour eux à 2150 hommes et femmes, auxquels s’ajoutent plusieurs milliers de blessés graves.

 

Un peu plus de 50.000 soldats américains restent présents à ce jour en Afghanistan, mais les opérations de retrait en cours devraient réduire ce chiffre à environ 30.000 d’ici février 2014. Le retrait des troupes combattantes, exception faite de certaines forces spéciales, de conseillers et formateurs de l’armée afghane (plusieurs milliers d’hommes au total tout de même…), devrait être terminé à la fin 2014.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 12:35
Afghanistan: l'idéologie empêche l'Otan de coopérer avec l'OTSC (Lavrov)

 

MOSCOU, 18 décembre - RIA Novosti

 

L'Otan refuse de coopérer avec l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) en Afghanistan pour des raisons exclusivement idéologiques, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. 

 

"Je suis persuadé que l'Otan refuse de coopérer pour des raisons purement idéologiques. Ceci étant dit, plus de la moitié des pays membres de l'Alliance participent à titre d'observateurs à l'opération "Canal" (menée par l'OTSC, ndlr). Ceci prouve son intérêt, mais l'idéologie empêche l'organisation de coopérer d'égal à égal avec l'OTSC", a indiqué le ministre russe devant le Conseil de la Fédération. 

 

"Le contingent de l'Otan repère les foyers de production de drogue et les trajets des trafiquants à l'intérieur de l'Afghanistan. Quant aux membres de l'OTSC, ils peuvent intercepter ces caravanes à la frontière, ce qui pourrait permettre aux parties de rendre plus efficace la lutte contre la drogue", a ajouté M.Lavrov.

 

Le ministre russe a par ailleurs pointé qu'outre la menace de drogue, l'Afghanistan représentait une menace terroriste. 

 

Créée en 2002, l'OTSC est une organisation à vocation politico-militaire qui regroupe à ce jour l'Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, la Russie et le Tadjikistan.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 08:35
Le lieutenant-général Compernol visite les Belges en Afghanistan

 

17/12/13 Stephan Boonen – MIL.be

 

Du 12 au 13 décembre 2013, le lieutenant-général Marc Compernol a visité les militaires belges et luxembourgeois en Afghanistan. Le sous-chef d'état-major Opérations et Entraînement s'est rendu à Mazar-e-Sharif, Kaboul et Kandahar avec plein de cadeaux. La Défense veut, de cette manière, redonner courage aux militaires qui ne seront pas auprès de leur famille pendant les fêtes.

 

Photos Nicolas Deplanque >>

 

Le premier stop après environ sept heures de vol est Mazar-e-Sharif. Cinquante-trois Belges travaillent sur cette base allemande. Sous une grande tente, nous rencontrons entre autre le jeune sergent C. B. du 4e Bataillon Génie. Il est responsable de la protection de l'équipe EOD (Explosive Ordenance Disposal - en d'autres termes : les démineurs). Il explique : « En fait, nous protégeons les démineurs. Cela va de la détection des paquets suspects dans le camp au démantèlement d'instruments improvisés en dehors du camp. Nous sortons donc régulièrement. Pendant ma dernière mission au Liban nous étions moins libres. Nous devions travailler davantage en peloton. Actuellement, j'ai la chance d'être plus indépendant et de travailler avec de plus petites équipes. »

 

Il a reçu un cadeau des mains du lieutenant-général Compernol. Dans la belle petite boîte bleue, se trouve une montre qui peut également mesurer son rythme cardiaque lorsqu'il fait du sport. Le sergent B. commente : « Super cadeau. Je suis content car on se dit qu'on pense tout de même à nous. »

 

Avant de souhaiter une bonne santé et un équilibre harmonieux entre travail et famille, le lieutenant-général Marc Compernol a dressé le bilan de l'année écoulée : « 2013 était une bonne année pour la Défense. La mission au Mali où l'on a aidé les Français était un succès. Un samedi, j'ai reçu un coup de téléphone pour envoyer un C-130 et le mardi, il était déjà sur place. Le redéploiement de Kunduz est un exemple à citer. Et la formation des trois bataillons en République Démocratique du Congo a déjà porté ses fruits » a-t-il conclu.

 

Le matin suivant, la délégation s'est envolée vers Kaboul. Sur place, 24 militaires y travaillent. L'adjudant C. H. du Centre de Compétence de la Composante Terre - Département Manœuvre est l'un d'eux. Il a également un job particulier. « Ici, je travaille pour le counter IED Team. Cela signifie que je donne cours à des personnes sur l'ensemble du territoire afghan quant à l'explosion contrôlée des engins improvisés. Je forme également les instructeurs. Avec cette équipe mobile, je travaille dans toutes les provinces de l'Afghanistan. Je ne prends évidemment pas la route sans protection. Parfois ce sont les Américains qui effectuent la Force Protection, parfois ce sont les Italiens ou les Croates.

 

Il a également reçu un cadeau. « Il s'agit, cette fois, d'un vrai cadeau pour les militaires. Ce n'est pas quelque chose que l'on découvre pour ensuite le mettre de côté. Cela arrive à point nommé. Je suis content que la Défense offre ce genre de chose car elle pense aussi à la condition physique des militaires. Je suis très content et je m'excuse car je dois prendre mon avion. » Pendant cette visite de la délégation, l'adjudant H. est parti avec son équipe mobile vers Hérat pour donner cours à une unité afghane.

 

Le lieutenant-général Compernol a également donné une petite explication. « 2014 sera une année particulière. Il y a évidemment les élections qui approchent. Si la Belgique veut rester active en Afghanistan, le gouvernement devra confirmer la chose en 2014. Au Liban, les points de déminage sont presque achevés et il faudra également connaître nos tâches futures. La Marine participera avec une frégate à l'opération Atalanta le long des côtes somaliennes. L'année prochaine, elle reçoit aussi deux navires ready duty. Et du matériel sera encore acheté. C'est le cas pour les sniper-pods des F-16. La Composante Terre se dote également du système ROSS (Remotely Operated Self-defense System) sur 70 LMV. »

 

Tout le monde a embarqué dans un avion pour être accueilli deux heures plus tard à Kandahar par le personnel de l'OGF (Opération Guardian Falcon). Sur place, 127 militaires veillent en permanence à l'engagement de six F-16 dans l'appui aux troupes de l'OTAN. Le commandant T. F., pilote de F-16, voit clairement la différence entre les premières missions à Kandahar et la mission actuelle : « Nous venons juste de prester la 15 millième heure de vol et effectuerons, fin décembre, notre 5 millième mission en Afghanistan. Mais nous en ressentons également la fin. Les demandes pour une intervention en GCAS (ground close air support) sont en chute libre. Nous pouvons uniquement appuyer les troupes de l'OTAN, mais comme celles-ci sont progressivement remplacées par les Afghans, les missions deviennent moins fréquentes.

 

La Composante Médicale est également active à Kandahar. Le commandant J. D. y travaille en tant que medical planner. Une fonction unique dans le milieu médical. Elle oeuvre dans une équipe de 15 militaires dont certains sont Américains ou Australiens.

Elle se charge du planning médical à court et à moyen terme. Son équipe veille à ce que chaque soldat blessé soit amené dans l'heure dans un hôpital pour y recevoir les soins chirurgicaux nécessaires. « Dans la zone du Commandement Régional Sud, il y a trois tâches. La première est relative aux opérations et le planning. La deuxième concerne le PECC ou Patient Evacuation Coordination Cell. Elle veille à faire parvenir le bon matériel à la bonne personne le plus rapidement possible. De plus, il reste la tâche de Clinical Operations relative à la prévention et au développement.

 

Le lieutenant-général Compernol a ensuite distribué les cadeaux avant de clôturer sa visite. Il s'est exprimé une dernière fois : « 2013 était une très belle année pour les opérations. Il n'y a pas eu d'incidents majeurs et personne n'a été blessé. En 2014, les F-16 quitteront probablement Kandahar. Dans quelques jours, les avions de chasse américains quitteront Kandahar et les Britanniques suivront l'année prochaine. J'attends énormément du statut BDL (Berpekte Duur, Durée Limitée) dans les prochaines années. Nous allons recruter davantage de jeunes et rajeunir notre personnel. Pour 2014, et certainement 2015, de nombreuses incertitudes en rapport avec les prochaines élections demeurent. Pour l'an neuf, je vous souhaite bon nombre d'accomplissements personnels et professionnels. Veillez à rentrer sains et saufs à la maison. »

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 17:20
Afghanistan: les six soldats tués dans leur hélicoptère sont américains

 

 

17 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

WASHINGTON - Les six militaires de l'Otan tués lorsque leur hélicoptère s'est écrasé au sol dans le sud de l'Afghanistan mardi sont américains, a affirmé à l'AFP un responsable américain.

 

Ce responsable n'a pas précisé s'il s'agissait d'un accident ou si l'appareil avait été abattu, comme l'affirment les talibans.

 

A Kaboul, la mission de l'Otan (Isaf) a affirmé qu'une enquête avait été ouverte sur les causes de l'incident.

 

Selon nos premières informations, il n'y avait pas d'activités rebelles dans le secteur au moment du crash, affirme l'Otan dans un communiqué.

 

Les talibans ont de leur côté affirmé avoir abattu un hélicoptère américain plus tôt dans la journée dans la province de Zaboul (sud).

 

Je peux confirmer un crash d'hélicoptère cet après-midi dans le village d'Ebrahimkhial du district de Shah Joy mais nous n'avons pas d'informations pour le moment sur les victimes et la cause de ce crash, a déclaré à l'AFP Mohammad Jan Rasolyar, vice-gouverneur de la province de Zaboul.

 

Les accidents d'hélicoptères sont relativement fréquents en Afghanistan où les soldats de l'Otan offrent un appui aérien clé à leurs alliés des forces nationales afghanes en lutte ouverte contre les talibans qui rêvent de reprendre le pouvoir à Kaboul.

 

Le 9 avril, deux Américains étaient tués dans l'accident de leur hélicoptère dans la province de Nangarhar, dans l'est du pays.

 

En mars, cinq soldats américains avaient également été tués dans l'accident de leur hélicoptère Black Hawk dans la province de Kandahar (sud). A chaque fois, l'insurrection talibane avait affirmé avoir abattu l'appareil.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 13:50
Crédit : SIRPA Terre

Crédit : SIRPA Terre

 

 

16/12/2013 Armée de Terre

 

Strasbourg. Quartier Aubert de Vincelles. Du 24 novembre au 8 décembre 2013, 900 soldats de 14 nations différentes ont participé activement à l’exercice Joint Spirit 13 organisé par l’Eurocorps.

 

Initié en 2013, Joint Spirit recouvre un cycle de 5 exercices de validation, qui se terminera en novembre 2014.

 

Objectif : entraîner et évaluer la capacité de l’Eurocorps à commander un groupement tactique interarmées dans un cadre multinational sous mandat de l’ONU.

 

Une phase de certification indispensable afin de répondre au besoin de l’OTAN de disposer de plus d’états-majors d’un niveau opérationnel. Grâce à cette certification, l’Eurocorps sera en mesure de gérer le déploiement de troupes non seulement terrestres mais aussi navales et aériennes.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 12:35
Afghanistan: l'Australie retire ses troupes

 

MOSCOU, 16 décembre - RIA Novosti

 

Les troupes australiennes ont achevé leur retrait d'Afghanistan, rapportent lundi les médias occidentaux se référant au ministère australien de la Défense.

 

Selon le ministre David Johnston, dimanche 15 décembre, la base principale des troupes australiennes déployée à Tarin Kowt, capitale de la province d'Orozgan, a été fermée, et le dernier groupe de militaires australiens en service actif s'apprête à quitter le pays.

 

Toujours d'après lui, environ 400 soldats australiens resteront en Afghanistan pendant encore un an en vue d'assurer la formation militaire de l'armée afghane.

 

Le premier ministre australien Tony Abbott a récemment espéré qu'en dépit du retrait des forces internationales, la situation en Afghanistan se stabiliserait.

 

"Cette guerre ne se termine pas par une victoire ou par une défaite, mais avec l'espoir que l'Afghanistan devienne un endroit meilleur, et la province d'Orozgan notamment, en raison de notre présence", a déclaré le chef du gouvernement australien.

 

En octobre 2012, le ministère australien de la Défense a annoncé que son contingent afghan achèverait le transfert de la sécurité à la police et l'armée nationales à Orozgan dans un délai de 12 à 18 mois.

 

Depuis 2001, 40 militaires australiens ont trouvé la mort en Afghanistan.

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 11:50
source BBC

source BBC

 

MOSCOU, 13 décembre - RIA Novosti

 

L'Otan n'a pas rempli une seule des conditions posées par Moscou concernant le déploiement du système de défense antimissile en Europe, a déclaré le représentant de la Russie auprès de l'Alliance Alexandre Grouchko.

 

"Le dispositif qui sera mis en place en tant qu'élément du système mondial de défense antimissile - et je parle du segment européen de ce système - doit être proportionné aux menaces réelles, qui ne sont plus évidentes, car le problème iranien est résolu. Ce dispositif ne doit pas être physiquement capable d'intercepter les armes de dissuasion nucléaires russes. Ces deux conditions sont fondamentales pour notre coopération avec les Etats-Unis et l'Otan en matière de défense antimissile. Aucune d'entre elles n'est pour le moment remplie", a déclaré M. Grouchko.

 

Selon le diplomate, "ni un dialogue ni, à plus forte raison, une coopération ne seront possible dans le cadre du Conseil Russie-Otan tant que nos partenaires ne fourniront pas de garanties juridiques contraignantes attestant que le système en gestation ne sera pas en mesure de torpiller la stabilité stratégique".

 

Les Etats-Unis sont en train de déployer en Europe un bouclier antimissile comprenant des radars d'alerte haute fréquence et des missiles intercepteurs basés au sol et en mer. Selon les responsables américains, ce bouclier vise à protéger les Etats-Unis et leurs alliés européens contre les attaques balistiques et nucléaires qui pourraient émaner de "pays-voyous": la Corée du Nord et l'Iran.

 

Moscou demande aux Etats-Unis de signer un accord garantissant que la future capacité de défense antimissile balistique ne menacera pas les forces nucléaires russes. Washington refuse de conclure un tel document.

 

Selon le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, avec la conclusion des ententes sur le programme nucléaire iranien, la raison invoquée par l'Otan pour justifier le déploiement d'un système de défense antimissile en Europe a cessé d'exister.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 12:35
L'Afghanistan ne se laissera pas intimider pour signer l'accord avec les Etats-Unis

 

13 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

NEW DELHI - Le président afghan Hamid Karzaï a mis en garde vendredi contre toute tentative d'intimidation pour le contraindre de signer un accord entérinant une présence militaire américaine dans son pays après 2014, lors d'une visite en Inde.

 

M. Karzaï s'est entretenu à New Delhi avec le Premier ministre indien Manmohan Singh et le ministre des Affaires étrangères Salman Khurshid, à l'occasion de sa première journée d'une visite de trois jours en Inde.

 

Le président afghan, qui a fait des études en Inde, entretient de solides relations avec l'Inde, New Delhi espérant de son côté que le retrait des troupes de l'Otan fin 2014 ne permettra pas aux Talibans de revenir au pouvoir.

 

Les Etats-Unis espèrent pour leur part que l'Inde usera de son influence pour le persuader de ratifier cet accord. Mais M. Karzaï a mis en garde contre toute tentative de l'influencer.

 

Aucune réthorique aggressive ne fonctionnera (..) Nous ne sommes pas une nation connue pour céder à l'intimidation, a-t-il dit lors d'un entretien à la chaîne indienne NDTV.

 

Nous signerons l'accord quand nous serons sûrs que notre signature permettra de ramener la paix et la sécurité, a-t-il ajouté.

 

M. Karzaï entretient des relations conflictuelles avec le gouvernement de Barack Obama et proteste régulièrement contre la mort de civils afghans dans les opérations militaires américaines.

 

Il a refusé jusqu'à présent de parapher le traité de sécurité entre Kaboul et Washington, qui définira les modalités d'une présence militaire américaine après que les 75.000 soldats de l'Otan seront partis, fin 2014.

 

Le président afghan refuse de signer cet accord avant l'élection présidentielle d'avril 2014, à laquelle il ne pourra pas se présenter, la Constitution lui interdisant de briguer un troisième mandat.

 

Le président Karzaï a critiqué un déferlement de propagande à propos de cet accord et des conséquences pour l'Afghanistan s'il ne le signe pas rapidement.

 

Si nous sommes amis, alliés, nous devons être traités en tant qu'amis et alliés..Ils ne doivent pas nous attaquer psychologiquement ou affaiblir notre détermination, a dit M. Karzaï.

 

L'Inde a octroyé une aide de 2 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Afghanistan et M. Karzai pourrait profiter de sa visite à New Delhi pour solliciter une aide supplémentaire, y compris militaire.

 

Lors de sa précédente visite en mai, il avait déclaré avoir présenté à son partenaire indien une liste de voeux concernant l'assistance militaire qu'il souhaiterait obtenir de Delhi. Selon la presse, cette liste contient de l'artillerie lourde, des engins d'aviation et des munitions. Il a refusé de préciser ce qu'elle contenait, lors de son entretien à la chaine NDTV.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 08:50
La Défense reste importante (De Crem)

 

12/12/13  Stijn Verboven – MIL.be

 

« Defensie blijft belangrijk, La Défense restera importante, Defence truly matters ».  Le message est tellement important que le vice-Premier ministre et ministre de la Défense Pieter De Crem l'a prononcé en trois langues. Il l'a annoncé ce 11 décembre 2013 lors d'une conférence à l'École Royale Militaire.

 

Photos Malek Azoug  >>

 

C'est devant une salle comble que De Crem a dévoilé son point de vue sur différents sujets relatifs à la Défense, comme le concept Pooling and Sharing. « La Belgique a déjà démontré à plusieurs reprises qu'une collaboration étroite avec les pays voisins porte ses fruits. Mon intention est de continuer à renforcer cette collaboration dans les années qui viennent. »

 

« La collaboration avec les pays limitrophes est bonne, mais nous ne devons pas oublier le vaste contexte international », estime le ministre De Crem. Selon lui, l'inscription, pour la première fois en huit ans, du thème Défense dans les priorités de l'agenda européen est également un développement positif.

 

Un deuxième acteur important en matière de défense internationale, à côté de l'EU, est l'OTAN. « L'OTAN est la meilleure et la plus solide garantie de préserver la paix sur notre propre territoire », précise De Crem. « Les deux institutions sont complémentaires. »

 

Qu'en sera-t-il des opérations militaires belges dans le futur ? Le ministre De Crem entrevoit deux pistes importantes : « Nous devons préalablement nous concentrer sur des interventions relativement courtes et des moyens efficaces avec lesquels nous pouvons éliminer une source de chaos. Il nous faut ensuite former les forces combattantes étrangères afin qu'elles deviennent des armées professionnelles et démocratiques. »

 

Afin de développer ces deux pistes et remplir nos obligations internationales, des investissements sont nécessaires. L'exemple le plus frappant du ministre concerne l'achat du successeur du F-16 : « Sans capacité aérienne de chasse, la Défense n'a pas de sens. Le F-16 aura un successeur. »

 

La conférence du ministre De Crem a fait couler beaucoup d'encre, un signe que la Défense, comme il l'a formulé, reste importante.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 08:35
photo Berry Aviation

photo Berry Aviation

 

SAN MARCOS, Texas, Dec. 12 (UPI)

 

The U.S. military is continuing and expanding airlift services in Afghanistan by Berry Aviation Inc. under an indefinite-delivery/indefinite-quantity contract.

 

The contract, issued by U.S. Central Command, requires the Texas-based company to provide seven light fixed-wing aircraft and seven medium fixed-wing aircraft to support U.S. and NATO operations.

 

Personnel, equipment, tools, maintenance and supervision of aircraft operations are also to be provided by Berry Aviation for passenger and cargo transport within 48 hours of mission scheduling.

 

Berry Aviation said it will service more than 20 airfields in the country.

 

"After providing airlift support to the U.S. Department of Defense in Afghanistan since 2010, we are pleased at the opportunity to expand our services there," said Sonny Berry, president and chief executive officer of Berry Aviation. "This contract award is a testament to the outstanding service of our personnel, who currently operate numerous aircraft for the Department of Defense around the world."

 

The contract has a maximum value of $120 million. Its period of performance was not disclosed.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 13:50
NATO leader's term extended by two months

 

 

Dec 11, 2013 Spacewar.com (AFP)

 

Brussels - NATO said Wednesday that current head Anders Fogh Rasmussen will stay in his post two months longer than previously expected to prepare and oversee the military alliance's next leaders summit in Britain in September.

 

Rasmussen was initially due to complete his four-year term in July 2013 but that was extended by one year to July 2014.

 

NATO member ambassadors have now decided that he should stay in office until the end of September 2014 "to enable him to prepare and preside" at the summit in south Wales earlier that month, a statement said.

 

The last summit was held in 2012 in Chicago.

 

The 2014 summit comes before the planned withdrawal of NATO forces from Afghanistan, its biggest and longest military operation.

 

NATO currently plans to maintain a training and assistance mission in Afghanistan post-2014 but its future is in doubt as Afghan President Hamid Karzai is refusing to sign a security pact with Washington on its legal and operational status.

 

Washington and NATO both say there can be no continued alliance presence in Afghanistan without such a pact.

 

The Wales summit is also meant to set the guidelines for NATO's future role at a time when defence budgets are under pressure everywhere and as costs for increasingly sophisticated military hardware steadily mount.

 

The US-led alliance was designed to counter the Soviet threat during the Cold War but after the fall of communism it began a period of active military operations which saw it intervene in the Balkans in the 1990s.

 

After the 9/11 terror attacks in 2001, NATO took on its biggest commitment, leading the campaign in Afghanistan to oust the Taliban.

 

Despite initial success and a huge investment in lives and money, the Taliban remain a threat amid doubts that Afghan government forces will be able to hold them at bay after NATO leaves.

 

Rasmussen, 60 and a former Danish prime minister, was appointed for the maximum single NATO term in 2009.

 

Among names mentioned as possible successors for a post traditionally held by a European are former Italian foreign minister Franco Frattini, as well as Belgian Defence Minister, Pieter de Crem and Polish Foreign Minister Radoslaw Sikorski who was formerly in charge of defence.

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 12:30
Iran nuclear accord means NATO missile defence unnecessary: Russia

 

 

December 11th, 2013 defencetalk.com (AFP)

 

The accord with Iran to curb its nuclear program means a planned NATO anti-missile system in Europe, hotly opposed by Moscow, is no longer necessary, Russian Foreign Minister Sergei Lavarov argued Wednesday.

 

Moscow fears the system would compromise its own defences while NATO says the project is meant only to protect Europe from Iranian development of long-range missiles.

 

The prospect that Iran would also develop a nuclear weapon — strongly rejected in Tehran — added to the momentum for the NATO defence system.

 

Now, if the agreement with Iran “is fully implemented… then there will no reasons to create a missile defence system in Europe,” Lavrov said.

 

Lavrov reiterated that, for Russia, the system is a major problem in relations with NATO, the military alliance set up by Washington to counter the Soviet Union in the Cold War.

 

Last month, the five permanent members of the UN Security Council — Britain, China, France, Russia and the United States — plus Germany agreed an accord with Iran to curb its nuclear programme in return for an easing of sanctions.

 

The initial deal is supposed to lead to a comprehensive accord which would bring Iran’s nuclear programme back under full international oversight to ensure it is a civilian not military project, with crippling sanctions progressively lifted.

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 08:35
Une attaque vise l'OTAN à l'entrée de l'aéroport de Kaboul

 

 

11.12.2013 Le Monde.fr (AFP)

 

L'attaque contre l'aéroport n'avait pas été revendiquée mercredi matin.

 

Un kamikaze a fait exploser, mercredi 11 décembre, sa voiture bourrée d'explosifs près d'un convoi militaire de l'OTAN qui entrait à l'aéroport de la capitale afghane, Kaboul, ont indiqué des responsables qui n'ont fait état d'aucune victime.

 

L'explosion a été entendue dans de nombreux quartiers de Kaboul, qui avait été plutôt épargnée par les attaques ces derniers mois après un début d'année marqué par plusieurs assauts rebelles d'envergure contre des sièges d'organisations étrangères et à proximité de la Cour suprême et de la présidence.

 

ATTAQUE NON REVENDIQUÉE

 

« Nous pouvons confirmer qu'un kamikaze a visé un convoi de la force de l'OTAN en Afghanistan [ISAF] qui entrait à l'aéroport », a déclaré une porte-parole de la force. « Le véhicule a explosé trop tôt pour heurter le convoi. Il n'y a aucune victime au sein de l'ISAF », a-t-elle ajouté.

 

L'attaque contre l'aéroport de Kaboul, qui abrite une base de l'OTAN et d'où sont opérés des vols civils à destination notamment du Golfe, du Pakistan et de l'Inde, n'a fait aucune victime civile, a précisé le porte-parole du ministère de l'intérieur, Sidiq Sediqqi.

 

L'attaque contre l'aéroport n'avait pas été revendiquée mercredi matin mais de tels attentats portent souvent la marque des rebelles talibans, au pouvoir de 1996 à 2001 et qui cherchent à reprendre le pouvoir dans le pays après le retrait de l'essentiel des forces de l'OTAN à la fin de 2014.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:50
Pente glissante : vers la réatlantisation de la défense européenne 2. (introductions de chapitre)

3 December 2013 Hajnalka Vincze

 

L'otanisation de la politique de sécurité et de défense de l’UE

 

Le domaine de la défense est l’illustration par excellence des dangers, voire dégâts, d’un principe longtemps considéré comme la clé de la dynamique européenne, à savoir l’ambiguïté constructive. Certes, celle-ci permet de garder l’apparence de l’unité et de donner l’illusion d’une politique. Mais dès qu’elle touche à la défense elle atteint vite ses limites : un faux pas ici peut mettre des intérêts vitaux en péril, et enfermer ceux qui le commettent dans des choix contreproductifs pour au moins des décennies. C’est justement le risque inhérent à l’expérimentation qui se poursuit sous l'étiquette de défense européenne.

 

 

Si l’acte de son lancement, en 1998-1999, parlait de lui-même et fut interprété à l’époque en conséquence, les principes sur lesquels elle a officiellement été basée étaient délibérément vagues, histoire d’accommoder deux visions irréconciliables. Ceci, plus l’éternelle tentation de la facilité, ont ouvert la voie à une réinterprétation des intentions initiales, jusqu’à même l’éventualité d’un retour au status quo ante – mais dans une position infiniment plus faible pour l’Europe, cette fois-ci. Car l’option de l’émancipation aura été abandonnée.

 

Les deux crises: une opportunité pour ré-européaniser notre défense

 

Les discours et les réflexions sur les questions de sécurité européenne ont été dominés ces dernières années par deux sujets, présentés comme ayant un impact déterminant pour l’avenir de l’Europe de la défense. D’une part la crise financière et économique, de l’autre le repositionnement stratégique américain vers l’Asie. La première est le plus souvent décrite comme un « cygne noir », autrement dit la surprise stratégique majeure de nos jours, tandis que le soi-disant pivot des Etats-Unis est parfois perçu comme un abandon de l’Europe par son protecteur-allié, parfois comme un avertissement-appel pour que les Européens commencent à « faire plus ». Le plus souvent les deux.

 

Pourtant, ces interprétations sont fort trompeuses. Premièrement, la crise ne fait qu’accentuer et mettre en lumière des tendances budgétaires (la défense utilisé comme variable d’ajustement) et des préférences idéologiques (mythe de l’Europe puissance civile) qui avaient déjà été en place. Deuxièmement, pivot ou pas pivot, l’Amérique n’a nullement l’intention de diminuer son omniprésence dans les domaines stratégiquement importants (armements, énergie, relations avec la Russie) en Europe, au risque d’y perdre son formidable contrôle.

 

Ceci étant dit, les deux développements parallèles (la crise et le pivot) sont, en effet, une opportunité unique. A condition de les aborder de façon réaliste, à l’exact opposé des éléments de langage qui les instrumentalisent. Les conclusions s’imposeraient elles-mêmes. Et, sans surprise, elles impliquent toutes une redéfinition fondamentale des priorités en matière de défense européenne.

 

La nécessité d’une avant-garde sur base de volontarisme stratégique

 

De nos jours, il est devenu (enfin) généralement admis que l’approche à 28 (les Etats membres de l’UE au grand complet) est nécessairement une impasse, du moins dans les domaines les plus délicats. La défense est, de toute évidence, l’un des meilleurs exemples de ces secteurs incompatibles avec le dogme de « tous à la fois ». Ce n’est donc pas un hasard si la « flexibilité » en matière de défense, longtemps le grand tabou des débats européens, a maintenant obtenu droit de cité non seulement dans la pratique, mais aussi aux termes du traité de Lisbonne. Au moins jusqu’à un certain point…

 

En réalité, la géométrie variable n’est tolérée que si les diverses configurations « flexibles » se limitent à des questions opérationnelles et pratiques. D’où la préférence générale pour des regroupements sur base de capacités. Cette approche peut sans doute être utile, en particulier pour ce qui est d’encourager les Etats et d’obtenir des résultats tangibles au cas par cas. Mais elle ne sauvera pas l’Europe du déclassement stratégique ou, pour reprendre l’expression d'Hubert Védrine, de « la sortie de l’Histoire ». Pour rester dans la course sur une scène internationale en mutation profonde, le lancement d’une avant-garde sur base de vision stratégique serait à la fois urgent et impératif.
 

A suivre. Voir le sommaire.

(Sur la base du papier: Hajnalka Vincze, Pente glissante: vers la réatlantisation de la défense européenne, The Federalist n°2-3, 2013) 

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:50
Source Délégation de l'UE aux USA

Source Délégation de l'UE aux USA

9 December 2013 Hajnalka Vincze

 

 

A contre-pied de l’idée initiale et suite à une régression spectaculaire, la politique de défense de l’UE (PSDC) entre aujourd’hui dans une nouvelle phase où elle doit lutter pour sa survie même. En effet, des voix de plus en plus nombreuses se demandent si elle ne ferait pas mieux de se fondre dans l’OTAN, d’autant que les deux font parties du même « Occident ».

 

A bas la défense européenne ?

 

Qu’un ancien ministre de la défense de la Bulgarie puisse aller jusqu’à affirmer lors d’une conférence « qu’il est temps de cesser de nous fatiguer avec la PSDC, et de mettre plutôt tous nos œufs dans le panier OTAN », est tout de même révélateur d’une certaine ambiance. Hormis le style particulier du ministre Boyko Noëv (ses mots exacts pour « cesser de nous fatiguer » étaient « cut the cr… »), la même idée revient chez de nombreux experts. Dès 2011, Jan Techau, directeur allemand de Carnegie Europe, avait signé un papier intitulé « Oublions la PSDC, le temps est venu pour le Plan B ».

 

Sans surprise, ce fameux Plan B n’est autre que loyauté inconditionnelle vis-à-vis des Etats-Unis. Pour Jan Techau : « L’Europe doit arrêter de construire le village Potemkine nommé PSDC, quand elle peut obtenir tout ce dont elle a vraiment besoin tout simplement en échange d’une intense sollicitude portée au lien transatlantique ». Les Européens devraient juste abandonner leurs « stratégies futiles d’indépendance et de contrepoids », et admettre que, « en fin de compte, ce sont toujours les Américains qui garantiront la sécurité de l’Europe ». Une vision partagée par beaucoup, hélas.

 

Pourquoi pas une OTANUE ?

 

Pour savoir comment institutionnaliser cette approche explicitement subordonnée, tournons vers le ministre letton de la défense, qui considère les relations UE-OTAN comme un « désagrément ». La solution est toute simple : « en fait, il faudrait fusionner les deux organisations », déclara-t-il à la conférence de Riga en 2012. Pour un ministre balte, c’est normal, serait-on tenté de dire. Mais même un Jolyon Howorth, l'un des meilleurs spécialistes de l’Europe de la défense, connu jadis pour ses préférences clairement « autonomistes », avait décidé de changer son fusil d’épaule ces jours-ci.

 

Dès l’an dernier, M. Howorth a épousé l’idée selon laquelle « il faut que se produise progressivement une fusion institutionnelle et politique entre la PSDC et l’OTAN ». Cette année, il revient avec des détails élaborés : « Le Commandement allié Opérations/SHAPE devrait se fondre dans la PSDC » (inutile de préciser qu’entre le SHAPE d’un effectif de 13 000 d’un côté et l’Etat-major de l’UE avec ses 350 hommes de l’autre, ce serait plutôt dans l’autre sens).

 

Pour M. Howorth, une « entité robuste PSDC/OTAN devrait être mise en place » et les enceintes de décision politique des deux institutions devraient suivre ce mouvement de fusion. Hourra ! L’Amérique pourrait donc venir enfin directement à la table de l’UE et s’asseoir aux côtés de ses (nombreux) porte-paroles européens. En tant que maître de maison, bien évidemment. 

Le tout devrait s’accompagner d’une « fusion entre l’Agence européenne de défense et l’ACT » (Commandement allié Transformation). Que la première soit censée aider à pérenniser la base industrielle et technologique de défense européenne et que le second soit essentiellement la courroie de transmission des intérêts industriels américains n’est qu’un petit détail sans importance, visiblement.

 

La redécouverte de « l’Occident »

 

Idéologiquement, c'est le courant de pensée occidentaliste qui sert de toile de fond pour les projets de fusion. Il a été récemment célébré en grande pompe à la conférence de Riga en septembre dernier. Où Jan Techau (le directeur susmentionné de Carnegie Europe) nous expliquait que si l’Europe voulait devenir un jour un véritable partenaire de l’Amérique, il nous faudrait admettre que « les Américains et nous, nous sommes là tous ensemble. Nous devons nous rassembler, parce que nous sommes l’Occident ». Pour relever les défis du 21ème siècle, nous devrions donc cultiver notre sens de cette appartenance à la soi-disant communauté occidentale. 

 

Le fait est que même des analystes a priori sceptiques semblent de plus en plus tentés par cette approche. Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, n’avait pas hésité à tirer les sonnettes d’alarmes dans son rapport de 2007 au président Sarkozy, contre ce qu’il nomma alors la « tentation occidentaliste ». Il y démonta les habituels stéréotypes sur les « valeurs communes » et sur la cohérence « occidentale » (les guillemets étaient les siens, à l’époque). Mais le même Védrine emploie, dans un récent billet, le mot « occident » à pas moins de six reprises. Et sans guillemets cette fois-ci.

 

Dans le foisonnement récent des ouvrages sur le thème de la nécessaire unité occidentale, prenons juste un seul autre exemple, celui de Charles A. Kupchan. Cet ancien directeur pour les affaires européennes dans le Conseil de sécurité nationale du président Clinton faisait le constat, en 2006, que « les intérêts américains et européens ont divergé, la coopération institutionnalisée ne peut plus être tenue pour acquise, et l’identité occidentale s’est affaiblie ». Le même Kupchan donne aujourd’hui « L’Occident et la montée du reste » comme titre à son dernier livre.

 

Les idées parallèles qui sont la réaffirmation de l’Occident et la fusion PSDC-OTAN signifieraient un retour de la défense européenne à sa phase d’avant-PSDC. Où elle se retrouverait de nouveau dans les cadres de l’Alliance, mais, cette fois-ci, sans même la possibilité de devenir un jour indépendante. Puisque son retour serait l’aveu même que cette voie aura déjà été essayée, et abandonnée car jugée sans lendemain.

 

A suivre. Voir le sommaire.

(Sur la base du papier: Hajnalka Vincze, Pente glissante: vers la réatlantisation de la défense européenne, The Federalist n°2-3, 2013) 

 

*Lecture supplémentaire : Nous sommes tous des Occidentaux : grand-messe transatlantique en Lettonie

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:50
Astrium, Raytheon team to compete for NATO ballistic missile defense work

 

TUCSON, Ariz., Dec. 9, 2013 /PRNewswire

 

Astrium, the world's second largest space company, and Raytheon Company (NYSE: RTN) signed a teaming agreement that formalizes the companies' plans to compete for the role as lead system engineers and integrators for the North Atlantic Treaty Organization's Ballistic Missile Defense Program.

 

NATO's BMD Program oversees the development and execution of ballistic missile defense capabilities, which expanded in 2012 to include the defense of European populations and territories.

 

"This transatlantic team has a proven, successful track record supporting national and NATO missile defense," said Yannick Devouassoux, Astrium's Head of Missile Defense and NATO Programmes. "The Astrium-Raytheon team will provide sound, innovative, and cost-effective solutions to help develop NATO's future ballistic missile defense capability."

 

The NATO BMD System Engineering and Integration contract will establish the contractual requirements for territorial defense, while helping create a NATO command and control network architecture for Europe. It will also provide a test infrastructure for the new architecture.

 

"With more than 30 years' experience in ballistic missiles development and production, ballistic battle analysis, and threat modeling, Astrium is a leader in European missile defense," said George Mavko, Raytheon Missile Systems' Director of European Missile Defense. "Combined with Raytheon's decades of experience in ballistic missile defense interceptors, radars and space sensors, this partnership will provide Europe the best, most affordable missile defense protection."

 

Once awarded, the contract will call for a 7-year period of performance with an estimated value of 67.6 million Euros (US $91 million).

 

About Raytheon

Raytheon Company, with 2012 sales of $24 billion and 68,000 employees worldwide, is a technology and innovation leader specializing in defense, security and civil markets throughout the world. With a history of innovation spanning 91 years, Raytheon provides state-of-the-art electronics, mission systems integration and other capabilities in the areas of sensing; effects; and command, control, communications and intelligence systems; as well as a broad range of mission support services. Raytheon is headquartered in Waltham, Mass. For more about Raytheon, visit us at www.raytheon.com and follow us on Twitter @Raytheon.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:50
Le renversement du concept initial de la défense européenne : retraite domaine par domaine

5 December 2013 Hajnalka Vincze

 

La PSDC (politique de sécurité et de défense commune de l’UE) fut programmée par les traités européens eux-mêmes pour aller, avec le temps, au-delà des restrictions qui lui étaient imposées sous prétexte de complémentarité avec l’OTAN. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle reste largement en-deçà des attentes.

 

Une PSDC bien maigrichonne

 

Après une phase initiale particulièrement dynamique pendant laquelle (1) toute l’architecture institutionnelle s’est mise en place à une vitesse fulgurante (avec néanmoins un chaînon crucial qui manque) ; (2) les premières opérations ont été lancées (y compris un véritable « coup d’Etat » lorsque la France réussit à faire passer l’opération militaire Artémis au Congo sous drapeau UE, sans recours à la coopération/subordination OTAN) ; et (3) la présence d’uniformes dans les couloirs de l’UE est brusquement devenue monnaie courante ; la PSDC semble néanmoins avoir atteint une sorte de plateau aux alentours de 2005. La mécanique s’est grippée, et les tabous qui auraient dû disparaître dans la foulée, n’ont finalement pas pu être levés.

 

Il suffit de regarder les opérations militaires récentes de la PSDC pour se rendre compte du décalage entre les ambitions initiales et le bilan. Petit rappel : d’après « l’objectif global » fixé à Helsinki par les Etats membres en 1999, l’UE aurait dû être en mesure, dès 2003 de gérer toute une gamme d’opérations, y compris « les plus exigeantes » missions de forces de combat. Avec un déploiement « pouvant aller jusqu'au niveau d'un corps d'armée (jusqu'à 15 brigades, soit 50 000 à 60 000 hommes). » Dix ans après la date butoir, on se félicite chaudement de pouvoir envoyer quelques centaines d’hommes pour des « missions d’entraînement ».

 

En effet, les opérations militaires de l’UE (de moins en moins nombreuses) sont d’emblée des missions à bas risque, limitées et dans leur ambition et dans leur portée. De plus, elles ne s’inscrivent dans aucun cadre politique cohérent, ce qui les fait paraître comme de simples improvisations au gré du moment. Sans parler du message véhiculé par la série d’occasions ratées : au Liban en 2006, au Libye en 2011 et plus récemment au Mali. Dans ces crises, pourtant « taillées sur mesure » pour la PSDC, l’Union ne brillait que par son absence.

 

Dans le même temps, les Etats membres ont été incapables de mettre au point des règles de financement qui puissent faire autre chose que de pénaliser ceux qui consentent à des déploiements (avec le mécanisme de financement commun Athena, 90% des dépenses se font selon le principe « les coûts incombent à leurs auteurs »). En d’autres mots, c’est la double peine. Ceux qui envoient leurs troupes (formées, entraînées, équipées) sur le terrain, sont les mêmes qui prennent en charge quasiment tous les frais. Un système plus que souhaitable à l’OTAN où la mobilisation se fait par serment d’allégeance, mais qui a, dans l’Union européenne, un effet paralysant.

 

Jusqu’ici, l’UE n’a pas mieux réussi avec ses groupements tactiques (GT) non plus. Le système, lancé en 2004, prévoit une rotation semestrielle avec deux groupements (d’environ 1500 hommes) en alerte à tout moment pour répondre aux crises. Mais il devient de plus en plus creux (tout au long de 2013, par exemple, il n’y a qu’un seul groupement en permanence), sans parler du fait que, depuis bientôt dix ans, aucun GT n’a jamais été déployé sur le terrain.

 

Pour ce qui de l’armement, les Britanniques continuent à mettre leur veto à l’augmentation du budget de l’Agence européenne de défense. Par ailleurs, depuis le projet A400M en 2003 aucun programme majeur d’équipement n’a été lancé en coopération européenne. Le Centre satellitaire de l’UE ne dispose toujours pas de moyens qui lui soient assignés, c’est donc sur le marché commercial qu’il doit se procurer d’images satellitaires – ce qui fait qu’il est dépendant à 80-90% de fournisseurs américains. De son côté, le Centre d’analyse et de renseignement de l’Union a besoin de deux mois pour répondre à une commande.

 

De toute manière, la PSDC n’est pas près d’aller au-delà de son rôle de simple « pourvoyeur de sécurité », puisque la défense collective reste fermement exclue de ses compétences. Quoique présente dans les traités européens comme éventuel objectif ultime, son idée même risque de s’éclipser dans la pratique. La fin de l’UEO (Union de l’Europe occidentale) en 2011, ce fut aussi celle du seul engagement ferme entre Européens en matière de défense collective. Si le Traité de Lisbonne de l’UE donne l’impression de prendre le relais dans ce domaine, en réalité il ne fait que consacrer la primauté de l’OTAN et de son Article 5.

 

Une PSDC de plus en plus civile

 

Pour terminer la liste des déceptions et faiblesses, il convient de jeter un coup d’œil sur la sempiternelle question du Quartier général militaire de l’UE. En effet, la mise sur pied d’une capacité permanente de planification et de commandement des opérations militaires est toujours hors de question. Elle bute toujours sur le veto de Londres. Or s’il y a une mesure susceptible à la fois de réduire le temps de réaction aux crises, d’assurer la continuité, de permettre un véritable retour d’expérience et de supprimer les doublons entre 5 structures nationales différentes ; cette mesure est bien celle-là. Dommage que le fameux « pragmatisme » britannique ne s’applique pas dans ce cas.

 

Le seul moyen de surmonter la paralysie imposée par la « ligne rouge » du Royaume-Uni serait, dit-on, une sorte de fusion civilo-militaire. Laquelle résulterait en une structure mixte, susceptible de devenir une illustration de plus de la volonté d’étouffer le volet militaire de l’UE sous de doux coussins. Sous le prétexte de la prétendue approche globale, bien entendu. Une approche globale qui est justement l’un des premiers risques de régression pour l’Europe de la défense.*

 

Evidemment, il n’y a rien de mal à dire que l’UE a besoin de la palette entière de ses instruments pour gérer les crises. Cela va de soi. Par contre, l’approche globale telle qu’elle est organisée sens dessus-dessous dans l’UE est un tout autre animal. Elle va bien au-delà d’une simple coordination étroite. Dans la pratique, elle signifie l’éparpillement et la marginalisation de la composante militaire dans l’Union européenne, conformément à l’idéologie pacifiste-atlantiste de certains.

 

Il est pour le moins révélateur que le directeur sortant de la DAS (Délégation aux affaires stratégiques du Ministère de la Défense) compare ce concept adulé et glorifié qu’est l’approche globale au… « monoxyde de carbone ». Pour Michel Miraillet, « Vous ne le voyez pas. Vous ne le sentez pas. Mais à la fin on en crève ! ». En effet. C’est même le but du projet. L’approche globale n’est qu’un nouveau prétexte, certes très séduisant pour les beaux esprits, pour étouffer le volet militaire non seulement dans les relations extérieures de l’UE, mais aussi au sein même de la PSDC proprement dite.

 

Une PSDC qui flirte avec l’OTAN

 

Paradoxalement, la rêverie pacifiste sur « l’Europe puissance civile » et l’orthodoxie otanienne conduisent toutes les deux à un résultat tout à fait similaire. Une Europe conforme à la vision anglo-saxonne qui n’y voit qu’un précieux auxiliaire civil à l’Alliance atlantique et à sa puissance militaire. Dans cet esprit, et pour maintenir les restrictions imposées à l’Europe de la défense au nom de la « complémentarité » avec l’OTAN, on assiste à un rapprochement continu entre les deux institutions. Un rapprochement qui, pour certains, devrait culminer en une fusion.

 

Il n’est peut-être pas inutile de rappeler qu’au lancement de la PSDC, la France était extrêmement vigilante à la tenir aussi éloignée que possible de l’Alliance atlantique. Au point que le Secrétaire général de l’OTAN et le Haut représentant de l’UE (MM. Robertson et Solana à l’époque) ne pouvaient se voir qu’une fois par mois, lors d’un petit déjeuner pris en tête-à-tête. Et même pour cela, il fallait préciser que ce n’était qu’un « petit déjeuner informel ».  

 

Comme l’a noté une étude du Center for European Reform britannique, « Les Français semblent soucieux de ne pas laisser la fleur délicate de la défense européenne se faire écraser dans une embrassade avec le géant militaire qu’est l’OTAN. Les responsables français disent parfois qu’une étroite coopération UE-OTAN risque de donner une influence excessive à l’Amérique dans les politiques étrangère et de défense de l’UE ». A remarquer que l’auteur eut l’honnêteté d’admettre, tout en prêchant pour l’inverse, que « les inquiétudes françaises vis-à-vis des priorités US ne sont pas complètement sans fondement ».

 

N’empêche. Le rapprochement pratique UE-OTAN est devenu aujourd’hui un fait (et que la dispute turco-chypriote limite toujours les liens institutionnels n’y change strictement rien). L’équipe de liaison permanente de l’OTAN à l’Etat-major de l’UE d’un côté, et la cellule de l’UE au SHAPE (commandement de l’OTAN) de l’autre, participent chacune à la plupart de briefings quotidiens respectifs. Le Secrétaire général de l’OTAN est devenu un participant régulier aux réunions des ministres de la défense de l’UE (au point même d’y organiser une rencontre avec la presse, tout dernièrement). Et ce en plus des innombrables réunions non-institutionnelles, comme les « dîners transatlantiques » des ministres des Affaires étrangères UE et OTAN, par exemple.

 

Le représentant OTAN du pays qui assure la présidence de l’UE donne un compte-rendu hebdomadaire au Conseil de l’Atlantique du Nord et au Comité militaire de l’Alliance. Par ailleurs, la plupart des représentants militaires des pays qui sont membres des deux organisations portent une double casquette à la fois OTAN et UE (la France elle-même s’y est résignée, ne laissant à part que la Belgique, le Luxembourg et la Grèce). Le problème, encore une fois, n’est pas la coordination per se, mais son caractère biaisé en faveur de l’OTAN. Petit détail révélateur : même quand ils discutent de la PSDC, les généraux européens préfèrent passer leurs journées (en règle générale 6 jours sur 7) au quartier général de l’Alliance.

 

A suivre. Voir le sommaire.

(Sur la base du papier: Hajnalka Vincze, Pente glissante: vers la réatlantisation de la défense européenne, The Federalist n°2-3, 2013) 

 

*Lecture supplémentaire : « Approche globale » : le danger mortel

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:50
La défense européenne : une idée d’émancipation à l’origine

 

4 December 2013 Hajnalka Vincze

 

Il est, hélas, difficile de l’imaginer aujourd’hui, mais au moment de son lancement, la PSDC (politique étrangère de sécurité et de défense commune de l’UE) fut unanimement perçue comme un défi lancé à l’OTAN…
 

Le point de bascule

Même rétrospectivement, connaissant le bilan pour le moins mitigé, il n’y a pas de doute : la déclaration franco-britannique de Saint-Malo (de décembre 1998, reprise six mois plus tard par les Quinze de l’UE pour lancer ce qui fut nommé alors la Politique européenne de sécurité et de défense commune) a été une véritable percée. D’un potentiel à la fois énorme et inconcevable jusque-là. Et ce malgré le fait qu’elle était désignée avant tout comme une couverture astucieuse pour accommoder deux visions toujours aussi antagonistes.

 

Pour le Royaume-Uni, cette initiative devait surtout aider à renforcer les capacités européennes dans l’OTAN. Plus les alliés prennent en charge leur part du fardeau, plus ils seraient précieux pour les Etats-Unis. Lesquels resteraient donc plus volontiers engagés sur le vieux continent, ce qui est immuablement la priorité n°1 des Britanniques. Pour la France, en revanche, la nouvelle dimension « défense » de l’UE devait permettre, à terme, de la développer en une entité indépendante d’un quelconque tiers.

Malgré cette divergence fondamentale, Saint-Malo a accompli ce que peu auraient cru possible quelques années auparavant. L’ancien monopole de l’OTAN dans les affaires de sécurité européenne a été remplacé du jour au lendemain par une sorte de cohabitation entre l’UE et l’Alliance. Les fonctions pertinentes de l’UEO ont été transférées à l’Union européenne (tout au long des années 1990, l’Union de l’Europe occidentale avait été laissée en porte-à-faux entre les deux institutions, en sa double qualité de « bras armé » de l’UE et « pilier européen » de l’Alliance atlantique).

 

Dans le même temps, l’IESD mort-née de l’OTAN (tentative d’établir une soi-disant Identité européenne de sécurité et de défense au sein de l’Alliance, sur la base du principe « séparable mais non séparée ») a dû céder la place à cette nouvelle politique de l’UE, d’une popularité indéniable et d’un dynamisme prometteur. Qu’importe les arrière-pensées britanniques quand le fait était là. L’OTAN a perdu son monopole, et l’Union fut désormais une enceinte légitime pour discuter de défense entre Européens. Comme l’a résumé le directeur politique du Ministère de la défense britannique : « Nous avons laissé sortir le génie de la bouteille ».

 

La panique

Cette analyse fut largement partagée par l’Amérique dès le départ. Les effectifs de la représentation US auprès de l’Union européenne ont été augmentés de moitié en urgence, et le Secrétaire d’Etat Albright ne s’est pas caché du fait que le seul pays au monde qui s’inquiétait au vu de cette tentative des Européens de se prendre en main, n’était point la Russie, ni même un quelconque autre voisin « turbulent », mais leur propre allié situé de l’autre côté de l’océan.

 

Au Secrétaire d’Etat américain donc de poser des conditions sous forme d’un soi-disant « triple D » à éviter. Pas de « découplage » du processus européen de prise de décision de l’OTAN, ce qui devrait garantir le « droit du premier refus » à l’Alliance. Pas de « duplication » des capacités et des structures de l’OTAN, ce qui devrait empêcher l’UE de se doter d’instruments qui lui permettent d’agir de façon indépendante. Pas de « discrimination » à l’égard des alliés non membres de l’UE, ce qui signifierait que la politique européenne naissante serait structurellement ouverte à une interférence permanente.

 

De façon révélatrice, les responsables américains ont tenu pendant des mois, voire parfois des années, à employer le sigle IESD (identité européenne dans l’OTAN) en parlant de la PESD de l’Union européenne. Or la différence entre les deux était cruciale, et elle ne leur échappa certainement pas. Un haut fonctionnaire du Pentagone l’avait parfaitement résumée dès 1999, lors d’une audition au Congrès : pour Peter Rodman, « Cette initiative de l’UE pour construire une identité de défense européenne séparée vient trois ans après que l’OTAN ait accepté ses propres procédures en vue de reconnaître et promouvoir une Identité européenne de sécurité et de défense dans le cadre de l’Alliance. La nouvelle procédure UE, en revanche, pourra permettre (au moins selon certains Européens) à l’Europe de se débarrasser des Américains ‘si elle le souhaite’. En fait, elle semble avoir été lancée justement pour cette raison. » Exactement.

 

Leo Michel (qui fut à l’époque « director for NATO policy » à l’Office du Secrétaire à la défense) a récemment fait la lumière sur les inquiétudes américaines au lendemain du lancement de la politique européenne. « Les responsables et les experts américains craignaient que les consultations et les décisions clés touchant aux affaires politiques, militaires et de défense en Europe ne se déplacent, à terme, depuis l’OTAN (où la puissance politique et militaire unique de l’Amérique lui permet d’avoir un rôle proéminent dans la mise au point des politiques et des opérations de l’Alliance), vers l’UE où les Etats-Unis n’ont pas de place à la table. » Ou comme l’avait formulé dès 2005 le rédacteur en chef de la revue Atlantic Monthly : « L’OTAN, c’est nous qui la dirigeons, contrairement à l’Union européenne, de plus en plus puissante ».

 

L’apparente accalmie

Ces dernières années, la « narrative » américaine a changé de façon très marquée. Des cris d’encouragement se sont substitués aux mises en garde. Sauf que cette métamorphose ne vient pas d’un quelconque changement de l’approche US, mais résulte tout simplement du détournement de la PSDC de sa trajectoire initiale.

 

D’après la nouvelle ligne officielle, Washington ne s’inquiète plus de voir la défense européenne monter en puissance. Bien au contraire, l’Amérique serait devenue son plus grand supporter. Sans se soucier des « débats théologiques » pour savoir si une initiative sera prise dans le cadre de l’OTAN ou dans celui de l’UE, elle ne serait intéressée que par des résultats. Une interprétation pour le moins trompeuse de ce qui se passe réellement.

 

Pour commencer, l’Amérique est toujours aussi soucieuse d’assurer la primauté de l’OTAN dans les deux domaines qu’elle considère cruciaux pour le maintien de son emprise sur notre continent. A savoir la conduite des opérations et les questions d’armement. En ce qui concerne le premier, l’intervention en Libye aurait dû démontrer à tout le monde que l’OTAN est la seule institution multinationale où de telles opérations puissent être planifiées et mises en œuvre convenablement (le fait qu’il existe une chaîne parallèle de commandement strictement US au sein de l’Alliance ne fait qu'ajouter à son attractivité, manifestement). S’agissant des questions capacitaires et d’armement, rappelons juste que c’est pour riposter à l’initiative Pooling&Sharing de l’UE, que l’OTAN a lancé son Smart Defense (le cheval de Troie des industriels américains).

 

Pour le reste, la nonchalance nouvelle de l’Amérique en matière de PSDC vient tout simplement d’une évaluation réaliste de son développement au cours des 15 dernières années. Pour être bref : il n’y a plus rien à craindre. La défense européenne a non seulement régressé spectaculairement par rapport à sa dynamique initiale, mais elle l’a fait à tel point que même un éventuel retour sous le giron de l’Alliance est évoquée aujourd’hui de plus en plus ouvertement.

 

A suivre. Voir le sommaire.

 

(Sur la base du papier: Hajnalka Vincze, Pente glissante: vers la réatlantisation de la défense européenne, The Federalist n°2-3, 2013) 

Lecture supplémentaire : Petit aperçu sur la politique étrangère, de sécurité et de défense de l’Union européenne

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 14:35
Le chef du Pentagone arrive à Kaboul, alors que l'accord n'est toujours pas signé

 

07 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

KABOUL - Le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel est arrivé samedi à Kaboul, alors que les Etats-Unis sont exaspérés par le refus du président afghan Hamid Karzaï de signer un traité de sécurité (BSA) considéré comme crucial par Washington.

 

De source américaine, on indiquait qu'aucune rencontre n'était prévue pour M. Hagel avec le président Karzaï, tandis que la présidence afghane affirmait que les deux hommes se rencontreraient samedi - dernier en date des nombreux désaccords ces derniers temps entre les alliés.

 

M. Hagel ne prévoit pas de rencontrer le président Karzaï pendant son séjour en Afghanistan, a déclaré aux journalistes un haut responsable du ministère américain de la Défense.

 

Les Etats-Unis ont dit clairement leur position sur le BSA. Et le président Karzaï, il y a deux jours, a redit qu'il n'était pas prêt à signer, a-t-il ajouté.

 

L'emploi du temps du président prévoit une rencontre avec M. Hagel ce soir, suivie d'un dîner, a déclaré de son côté le porte-parole de M. Karzaï, Aimal Faizi, ajoutant que l'Afghanistan était désireux de discuter des points encore non résolus concernant le BSA.

 

Fin novembre, c'est la conseillère de sécurité nationale du président Barack Obama, Susan Rice, qui était venue tenter de convaincre M. Karzaï de signer cet accord qui encadrerait la présence éventuelle de soldats américains en Afghanistan après fin 2014.

La Maison Blanche a à cette occasion laissé planer la menace d'une option zéro, avec retrait de tous les soldats américains d'ici un an, à la fin de la mission de combat de la force de l'Otan (Isaf), et la suppression des milliards de dollars d'aide militaire promis à Kaboul.

 

De quoi faire craindre l'effondrement de l'Etat central afghan, déjà faible et sous perfusion de l'aide internationale, au profit des insurgés, 12 ans après la chute des talibans qui avaient offert un sanctuaire à Oussama ben Laden et Al-Qaïda avant les attentats du 11-Septembre.

 

Malgré ces pressions, M. Karzaï persiste à affirmer que ce sera à son successeur de signer l'accord, après la présidentielle d'avril, ce qui serait trop tard selon Washington pour planifier le déploiement des 15.000 soldats destinés à entraîner et soutenir les forces afghanes.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 12:50
Kosovo : nouveau déploiement de l’EEI à DOG 31

 

06/12/2013 Sources : EMA

 

Le 5 décembre 2013, l’escadron d’éclairage et d’investigation (EEI) français s’est déployé à DOG 31.

 

Il s’agit du deuxième déploiement l’EEI du mandat Trident 43 de la KFOR, après plusieurs semaines passées à Camp Cabra, situé légèrement plus au sud de DOG 31. La mission de l’EEI consiste au maintien d’un environnement sûr et sécurisé au profit de l’ensemble de la population en effectuant des patrouilles en véhicule ou des patrouilles à pieds dites de proximité. L’EEI doit par ailleurs surveiller le trafic sur la frontière entre la Serbie et le Nord du Kosovo.

 

Aux côtés de militaires autrichiens, l’EEI assure également une surveillance, en bateau, du lac de Gazivode. Ce lac artificiel, formé par un barrage construit sur la rivière Ibar, marque une frontière entre la Serbie et le Kosovo. L’EEI a pour mission d’y contrôler divers points de passage, afin de maintenir un environnement sécurisé, ainsi que la liberté de mouvement, réalités connues, dans le jargon otanien, sous l’acronyme SASE and FOM (safe and secure environment & freedom of movement).

 

Placé sous le commandent du tactique du Multinational Battle Group East (MNBG-E) de la KFOR, l’EEI français opère également sur l’ensemble des autres postes dans le nord de la zone du MNBG-E.

 

La KFOR participe au maintien d’un environnement sûr et sécurisé au profit de l’ensemble de la population du Kosovo, en coopération avec la Mission des Nations unies au Kosovo (MINUK) et la mission de l’Union européenne (EULEX). Environ 320 militaires français sont engagés dans l’opération TRIDENT, nom de la participation française à la KFOR, avec une unité de manœuvre (l’EEI) et un élément de soutien national (ESN).

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 08:50
CEMA : 22ème comité commun du Corps européen

 

05/12/2013 Sources : EMA

 

Le 28 novembre 2013, l’amiral Guillaud, chef d’état-major des armées, a présidé le 22ème comité commun du Corps européen qui réunit chaque année les chefs d’état-major d’armées des nations-cadres du Corps européen ou leurs représentants, accompagnés par les directions des affaires politiques de leurs ministères des affaires étrangères respectifs.

 

A l’occasion de ce 22èmecomité, les partenaires français, allemands, belges, espagnols et luxembourgeois, composant le collège des nations-cadres, ont évoqué les perspectives opérationnelles du Corps européen, réaffirmant sa double vocation européenne et atlantique. Ils ont également fait un point budgétaire en précisant que les besoins du Corps européen seraient adaptés au contexte financier, mais préservés pour lui permettre de continuer à exercer ses missions. Dans la perspective de son accession au statut de nation-cadre le 1erjanvier 2016, la Pologne était pour la première fois présente en qualité d’observateur.

 

Le Corps européen est une structure multinationale unique. Créé sous impulsion franco-allemande en 1992, il peut être activé pour des opérations militaires, de gestion de crise, ou d’assistance humanitaire réalisées sous mandat de l’ONU, de l’UE, de l’OTAN ou encore de l’OSCE. Implanté à Strasbourg, il fait partie des sept états-majors de réaction rapide certifiés par l’OTAN. Il a successivement été déployé en Bosnie en 1998, au Kosovo en 2000 et en Afghanistan en 2004 où il a à nouveau été engagé en 2012.

CEMA : 22ème comité commun du Corps européen
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