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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 05:45
TF 150 : la Somme coopère avec la marine djiboutienne

05/07/2013 Sources : EMA

 

Depuis début mai, l’enseigne de vaisseau djiboutien Saad Boulahed a embarqué  sur le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Somme, lors d’une escale à Djibouti. A bord, cet officier a apporté pendant plus de deux mois son soutien à l’état-major de la TF 150 et au BCR Somme, dans le cadre de l’opération Enduring Freedom (OEF).

 

Il y a assuré la fonction d’interprète grâce à sa maîtrise du français, de la langue arabe, du somali et de l’anglais. Il a ainsi apporté sa collaboration dans divers entrainements, notamment lors d’une phase de coopération avec la marine yéménite (lien vers brève) et dans différentes opérations.

 

L’équipe de visite du BCR Somme a ainsi pu profiter, à l’occasion de plusieurs friendly approaches, des capacités de traducteur de l’officier djiboutien. Ces opérations de contrôle permettent à la fois d’expliquer et de promouvoir les missions de la CTF 150 auprès de la communauté maritime, de recueillir des informations sur le trafic local, et si nécessaire, d’apporter un soutien matériel aux équipages en difficulté (eau ou soutien médical notamment).

 

Il a également été intégré durant deux jours à bord de la frégate australienne HMSA Newcastle. Il y a assuré la fonction d’interprète lors de deux friendly approaches, conduites par l’équipe de visite de la frégate, sur deux boutres suspects.

 

TF 150 : la Somme coopère avec la marine djiboutienne

Actuellement, quatre bâtiments français sont engagés dans OEF, le BCR Somme et le patrouilleur d’expérimentation Adroit, ainsi que les deux bâtiments qui composent la mission Jeanne d’Arc, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues. L’action de la TF 150 s’inscrit dans le cadre des résolutions du conseil de sécurité de l’ONU prises au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. Elle entretient une connaissance très précise des mouvements maritimes dans sa zone d’opération, ce qui lui permet de dissuader et de lutter contre le terrorisme et ses réseaux de soutien, principalement les trafics d’armes et de drogue dans le nord de l’océan Indien, de la mer Rouge au détroit d’Ormuz. Cette zone qui couvre les façades maritimes de la corne de l’Afrique et du Moyen-Orient ainsi qu’une partie de l’océan Indien représente un intérêt majeur et voit la majorité du trafic maritime mondial y transiter. La présence permanente de bâtiments de la coalition contribue ainsi à la libre navigation des personnes et des biens.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 17:50
général Eric Margail - photo 2e REI

général Eric Margail - photo 2e REI

03/07/2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Le compte-rendu du Conseil des ministres de ce mercredi 3 juillet communique la nomination du général Éric Margail (photo légion étrangère en 2010)au commandement du quartier général du Corps de réaction rapide France à la citadelle Vauban à Lille.

 

Il remplace à compter du 1er août le général Fugier, qui part en deuxième section. Le général Margail prend le commandement du quartier général à un moment important pour le CRR-FR qui assurera l'alerte NRF (Nato Response Force) de l'OTAN EN 2014.

 

Le général Margail, 54 ans, est à cette occasion élevé au rang de général de corps d'armée. Il sort en 1979 de Saint-Cyr Coëtquidan avant d'intégrer l'école d'application de l'infanterie. Il sert à deux reprises au 2e régiment étranger d'infanterie de Nîmes. Entre deux, il passe au 5e RE, régiment d'infanterie de la légion étrangère, basé en Polynésie et dissous en 2000. Il poursuit sa carrière au commandement de la légion étrangère en 1995, puis à l'état-major de l'armée de terre au bureau de planification des ressources humaines, en charge des sous-officiers et des militaires du rang.

 

Nommé général de brigade en 2008, il commande la 6e brigade légère blindée à Nîmes. Il était dernièrement sous-chef emploi soutien de l'état-major de l'armée de terre.

 

La passation de commandement se déroulera le 17 juillet à la Citadelle Vauban à Lille en présence du lieutenant général Frederick Ben Hodges, commandant des forces terrestres de l'OTAN à Izmir.

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 16:55
MQ-9 Reaper in Afghanistan photo Staff Sgt. Brian Ferguson US Air Force

MQ-9 Reaper in Afghanistan photo Staff Sgt. Brian Ferguson US Air Force

2 juillet 2013 Liberation.fr (AFP)

 

Les révélations sur l'espionnage de la France - entre autres - par les Etats-Unis remet en cause la participation de Paris au commandement intégré de l'Otan, estime Jacques Myard.

 

Le député UMP Jacques Myard a jugé mardi «urgent» que le gouvernement «reconsidère» l’achat de drones américains compte tenu des soupçons d’espionnage américain visant l’UE et la France. «Il est urgent que le Gouvernement reconsidère cet achat pour la maîtrise de notre capacité de renseignement qui doit rester coûte que coûte indépendante et pour l’avenir de notre industrie», écrit Myard dans un communiqué.

 

«Il est évident que les Américains pourront obtenir, compte tenu du fait qu’il s’agit de leur matériel, tous les renseignements récoltés par ces drones et que l’achat de ces drones va largement hypothéquer les capacités française et européenne à en fabriquer, faute de crédits», ajoute-t-il.

 

Lundi, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, également sénateur de Paris, avait estimé qu’en matière de défense nationale, le gouvernement avait «le devoir de tirer toutes les conséquences de cet acte d’agression». «La participation de la France au commandement militaire intégré de l’OTAN est directement remise en cause», avait-il dit. Il avait également demandé que «les négociations sur l’achat de drones MALE aux Etats-Unis (soient) arrêtées sine die».

 

Le ministère de la Défense envisage d’acquérir 12 drones de surveillance, Reaper, pour 670 millions d’euros durant la période couverte par la prochaine Loi de programmation militaire (2014-2019).

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 16:50
Baltic 2013 : Visite du CEMAA lituanien

01/07/2013 Sources : EMA

 

Le 28 juin 2013, le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA) lituanienne, le Major Général Edvardas Mazeikis, accompagné de plusieurs officiers de son état-major, a rendu visite au détachement français stationné sur la base aérienne de Šiauliai, dans le cadre de l’opération Baltic 2013.

 

Lors de cette rencontre, il a été accueilli par le lieutenant-colonel Jérôme Colombani, chef du détachement. La délégation a ainsi pu visiter la zone d’alerte (Quick Reaction Alert), et s’entretenir avec le personnel présent sur la base. Le CEMAA lituanien s’est notamment entretenu avec les officiers pilotes sur leurs conditions d’entrainement et la réalisation de leurs missions. Fort de son expérience de 1500h de vol sur différents appareils (L-39, MIG-23, F-16, AN-2, YAK-52, W-35, MI-2), le CEMAA lituanien a particulièrement apprécié ces échanges.

Baltic 2013 : Visite du CEMAA lituanien

La visite s’est achevée par une présentation du Mirage F1 CR par le commandant d’escadrille du détachement.

Baltic 2013 : Visite du CEMAA lituanien

Depuis le 30 avril 2013, près de 90 militaires français et 4 Mirage F1CR assurent la mission Baltic, sous mandat de l’OTAN. Durant 4 mois, le détachement conduit des missions d’assistance et de police du ciel dans l’espace aérien de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie.

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 12:55
OTAN- Le général F. Hodges en visite à l’EMAT

Réunion de travail entre le général Hodges, son adjoint, le général Margueron et le général Margail - Crédits  MCH V. Eps SIRPA Terre

 

02/07/2013 Armée de Terre

 

Le Lieutenant General Frederick Ben Hodges, Commander Allied Land Command (Land Com), s’est rendu à Paris fin juin 2013. À la tête de ce poste de commandement terrestre de l’OTAN, le général poursuit la visite des états-majors terrestres et des armées alliées, dans un contexte de montée en puissance du Land Com, dont la France sera la 3e nation contributrice.

 

Le mercredi 26 juin, le général Hodges a rencontré le général de corps d’armée Jean-Philippe Margueron, major général de l’armée de Terre (MGAT). Il s’est également entretenu pour une réunion de travail avec le général de division Eric Margail, sous-chef emploi soutien (SCES) de l’État-major de l’armée de Terre (EMAT).

 

Situé à Izmir en Turquie, le Land Command, appartient à la structure de commandement de l’OTAN [NCS - NATO Command Structure] dont il est le seul PC de composante Terre. En pleine montée en puissance, il devient un acteur incontournable en tant que dépositaire de la compétence « combat terrestre » de l’Alliance. Notamment garant de la capacité opérationnelle alliée, il chargé de la certification des PC High Readiness Force (HRF) de l’OTAN, dont font partie les corps de réaction rapide (CRR) : l’Eurocorps et le CRR- Fr. Le général Margail est en outre le futur commandant du PC HRF CRR-Fr.

 

La pleine capacité opérationnelle du Land Com d’Izmir est prévue pour décembre 2014. Le général Hodges a souligné que le Land Com saurait répondre à toute sollicitation avant cette échéance.

 

Le Lieutenant General Hodges a assisté le 28 juin à la passation de commandement de l’Eurocorps et sera présent le 17 juillet pour celle du CRR-Fr.

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 16:40
Iliouchine-20 COOT A photo Armée de l'Air

Iliouchine-20 COOT A photo Armée de l'Air

27/06/2013 Sources : EMA

 

Le 27 juin 2013, une patrouille de deux Mirage F1 CR du dispositif français de l’opération Baltic 2013 a identifié puis escorté un aéronef russe.

 

A 8h54, moins de dix minutes après le retentissement de la sirène d’alerte, deux Mirage F1 CR ont décollé de la base de Šiauliai, en Lituanie, pour intercepter un  appareil survolant la mer Baltique. A 9h12, les Mirage F1 CR ont intercepté un aéronef russe de type Iliouchine-20 COOT A. Dix minutes plus tard, après vérification de tous les critères de l’aéronef, ils ont rejoint leur base.

 

Depuis le 30 avril 2013, près de 90 militaires français et 4 Mirage F1CR assurent la mission Baltic, sous mandat de l’OTAN. Durant 4 mois, le détachement conduit des missions d’assistance et de police du ciel dans l’espace aérien de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie.

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 10:50
photo RP Defense PAS2013

photo RP Defense PAS2013

June 26, 2013 by Zach Rosenberg – FG

 

Washington DC - General Atomics Aeronautical Systems has announced its intent to certify the Predator B unmanned air vehicle (UAV) to European and NATO standards.

 

The Predator B, called the MQ-9 Reaper in US military service, has been sold abroad to both the United Kingdom and Italy. The aircraft is in competition for service in Germany, and rumoured to have already won a contest in France despite lack of official confirmation.

 

"It is imperative that we ensure airworthiness certification of Predator B both at home and abroad as coalition forces withdraw from Afghanistan and nations transition mission focus to protection of the homeland and other civil uses," says General Atomics chairman Neal Blue.

 

UAVs are not currently allowed to fly in European airspace without significant restrictions. How European nations intend to integrate UAVs into civilian airspace remains unclear, but pressure is growing to include them for both military and civil uses. The modifications to be made are unclear, but partner RUAG will help define and implement them.

 

General Atomics did not respond to immediate questions.

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 10:25
L'Otan se rapproche de la Colombie, une première pour l'Amérique latine

25/6/13 LaCroix.com (AFP)

 

L'Otan a conclu mardi un accord d'échange d'informations avec la Colombie, une initiative inédite entre l'Alliance de l'Atlantique nord et un pays d'Amérique latine qui pourrait déboucher sur une coopération plus poussée.

 

Cet accord, signé à l'occasion de la visite du ministre colombien de la Défense, Juan Carlos Pinzon Bueno, au siège de l'Otan à Bruxelles, "permettra à l'Otan et à la Colombie d'examiner la possibilité de coopérer et de se consulter dans les domaines d'intérêts communs", selon un communiqué. Les forces colombiennes pourront ainsi participer à des exercices menés par l'Otan.

 

"En tant qu'Alliance démocratique, nous sommes honorés lorsque des pays partageant des valeurs communes se rapprochent de nous", a déclaré le secrétaire général adjoint de l'Otan, Alexander Vershbow.

 

M. Pinzon a affirmé que l'objectif de la Colombie n'était pas "de faire partie de l'Otan" mais d'"apprendre de l'Otan" et de "partager" des expériences, notamment dans la lutte anti-drogue ou anti-terroriste.

 

En mai, l'annonce par le président colombien Juan Manuel Santos de la perspective d'un rapprochement avec l'Alliance, au sein de laquelle les Etats-Unis jouent un rôle dominant, avait provoqué de vives réactions de la part de plusieurs dirigeants latinos-américains de gauche.

 

L'Otan avait alors affirmé qu'une adhésion de la Colombie était impossible car elle ne répondait "pas aux critères d'adhésion" à l'Alliance, dont le traité établit que celle-ci "est ouverte aux pays de la région de l'Atlantique nord".

 

L'Otan, qui compte actuellement 28 pays membres, a développé des partenariats avec de nombreux pays, certains très éloignés comme l'Australie ou la Mongolie.

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 06:50
source RTBF.be

source RTBF.be

25 juin 2013 lavenir.net

 

Qui deviendra secrétaire général de l’OTAN en 2014? Deux candidats sont pressentis, dont notre actuel ministre de la Défense.

 

Deux des candidats supposés au poste de secrétaire général de l’OtAN à partir d’août 2014, l’ancien chef de la diplomatie italienne et commissaire européen Franco Frattini et le ministre belge de la Défense, Pieter De Crem, devraient, sauf imprévu, participer jeudi à Bruxelles à une conférence internationale sur les questions de sécurité.

 

Tant M. Frattini que M. De Crem figurent sur la liste des orateurs lors de cette conférence annuelle. Mais De Crem, qui est également vice-Premier ministre, est ces jours-ci très occupé par le contrôle budgétaire mené par l’équipe Di Rupo 1er.

 

Les deux hommes sont régulièrement cités dans la presse comme de possibles successeurs de l’ex-Premier ministre danois (2001-2009) Anders Fogh Rasmussen comme secrétaire général. Les discussions sont déjà engagées en coulisses pour sa succession. M. Frattini a exprimé publiquement son intérêt pour le poste et a effectué plusieurs tournées des capitales européennes. Des pays d’Europe de l’est pourraient également présenter un candidat, comme la Pologne avec son chef de la diplomatie, Radek Sikorski.

 

Parmi les autres candidats possibles figurent les ministres norvégien et slovaque des Affaires étrangères, l’ancien président slovène, Danilo Tur, voire le président turc Abdullah Gül. Mais la désignation du futur secrétaire général de l’OTAN sera aussi influencée par celles qui auront lieu au sein des institutions européennes (Commission, Conseil) après les élections de mai prochain.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 12:50
Baltic 2013 : mission de desserrement à Palanga

21/06/2013 Sources : EMA

 

Le 14 juin 2013, deux Mirage F1CR du détachement air français déployés dans le cadre de l’opération Baltic 2013 sur la base de Siauliai ont conduit une mission de desserrement sur l'aéroport de Palanga, en Lituanie.

 

Cette mission entre dans le cadre du maintien en condition opérationnelle du détachement et consiste à déployer des avions de chasse sur un autre site et d'effectuer une reconnaissance du terrain.

 

Lorsque les deux Mirage F1CR se sont posés sur l’aéroport international de Palanga, une dizaine de mécaniciens spécialisés et des militaires du SEA étaient présents. Ces derniers ont pu faire un état des lieux des moyens et des facilités disponibles sur cette plate-forme civile en cas de déroutement d’urgence des chasseurs de la permanence opérationnelle. Il s’agit en effet de pouvoir dépanner, le cas échéant, le plus rapidement possible un appareil immobilisé afin de retrouver une disponibilité optimale des 4 avions.

Baltic 2013 : mission de desserrement à Palanga

Depuis le 30 avril 2013, près de 90 militaires français et 4 Mirage F1CR assurent la mission Baltic, sous mandat de l’OTAN. Durant 4 mois, le détachement conduit des missions d’assistance et de police du ciel de l’espace aérien de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 11:50
Multinational troops from HQ ARRC taking part in Exercise Arrcade Deployex 13 [Picture: Crown copyright]

Multinational troops from HQ ARRC taking part in Exercise Arrcade Deployex 13 [Picture: Crown copyright]

17 June 2013 Ministry of Defence

 

Troops assigned to NATO's Allied Rapid Reaction Corps completed the first part of a rapid deployment exercise in Corsica this weekend.

 

Close to 40 multinational troops took part in Exercise Arrcade Deployex 13 at the weekend, but the exercise is far from over however, as more than 100 troops from Gloucestershire-based Headquarters Allied Rapid Reaction Corps (HQ ARRC) continue their training at Solenzara Air Base throughout the rest of this week, returning home to the UK on 21 June.

Remaining in Corsica are troops assigned to HQ ARRC’s enabling command (EC) and forward main elements, who will continue the work begun by the command’s Operational Liaison and Reconnaissance Teams (OLRTs), most of whom deployed to Corsica on 10 June.

One OLRT leader, Lieutenant Colonel Dag Bjornerud, an army officer from Norway, expressed his satisfaction with the exercise. He said:

We’ve had a very successful experience in Corsica. The local authorities and people have been very friendly, open-minded and easy to co-ordinate with. We’ve experienced and learned a lot.

Multinational troops from HQ ARRC taking part in Exercise Arrcade Deployex 13
Multinational troops from HQ ARRC taking part in Exercise Arrcade Deployex 13 [Picture: Crown copyright]

HQ ARRC has 4 OLRTs consisting of 6 personnel, including a team leader, 2 communications officers and 3 specialists (engineers, logistics experts, etc); each team has been augmented in Corsica with interpreters, either from the local area or from the French Foreign Legion.

Designed to deploy in advance of the rest of the headquarters, the OLRTs are given a set of requests for information, or RFIs, before they depart. Upon arriving in theatre, they must find answers to all of these questions, particularly those that involve the movement of troops, equipment and supplies into the country.

Using state-of-the-art satellite communications kit, the OLRTs travel around the area, completing recces of sea and air ports and roads, as well as meeting with administrative and political leaders. They then make assessments that are forwarded directly back to HQ ARRC’s commander and his staff.

In Corsica, this has meant many long days driving around the mountainous Mediterranean island for OLRT personnel.

Multinational troops from HQ ARRC taking part in Exercise Arrcade Deployex 13
Multinational troops from HQ ARRC taking part in Exercise Arrcade Deployex 13 [Picture: Crown copyright]

Lieutenant Colonel Bjornerud explained:

The terrain and roads have been challenging. Corsica has given us a good awareness of potential challenges we could find on a real operational deployment.

Ultimately, the OLRTs complete the commander’s picture of the country and/or region his troops are preparing to deploy to, ensuring that no detail is left to assumption.

Lieutenant Colonel Bjornerud said:

It’s critical that we make the right conclusions. You have to be on the ground in order to gain that kind of knowledge – you can’t read about it in a book.

Exercise Arrcade Deployex 13 is being directed by Supreme Headquarters Allied Powers Europe, the military arm of NATO.

The exercise is designed to simulate a real NATO Response Force (NRF) deployment, at the beginning of which HQ ARRC would traditionally deploy its OLRT and EC elements in advance of the rest of the headquarters in order to get everything ready and co-ordinate logistics and transportation needs before the rest of the multinational headquarters deploys.

This exercise mirrors what HQ ARRC would do if called on by NATO to deploy in a real-world scenario.

Multinational troops from HQ ARRC taking part in Exercise Arrcade Deployex 13
Multinational troops from HQ ARRC taking part in Exercise Arrcade Deployex 13 [Picture: Crown copyright]

HQ ARRC is a NATO rapid deployment corps headquarters which was founded in 1992 in Germany; it has been headquartered in Gloucestershire since August 2010.

Although HQ ARRC’s ‘framework nation’ is the United Kingdom, comprising approximately 60% of the overall staff, the ARRC is fully multinational in nature and organisation, with 15 partner nations contributing the remaining complement of personnel (Belgium, Canada, the Czech Republic, France, Denmark, Germany, Greece, Italy, the Netherlands, Norway, Poland, Portugal, Spain, Turkey and the United States).

HQ ARRC is now on standby for short-notice call-up and subsequent rapid deployment in support of any potential NATO NRF missions that may develop.

As an NRF Land Component Command, or LCC, HQ ARRC would essentially be in command of all land combat troops on the ground during an NRF deployment.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 07:50
CEMA : rencontre avec le DSACEUR

17/06/2013 Sources : EMA

 

Le 07 juin 2013, l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées (CEMA), a rencontré le Commandant suprême adjoint des forces alliées en Europe (DSACEUR), le général britannique Richard Shirreff. Le DSACEUR est plus particulièrement chargé de recenser les forces requises pour les opérations de l’Alliance et d’organiser la génération de force auprès des pays membres. Il est également le commandant stratégique des opérations de l’Union européenne menées dans le cadre de l’arrangement de « Berlin + », notamment l’opération ALTHEA.

 

Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement de la dernière réunion des chefs d’état-major de l’OTAN organisée trois semaines auparavant et centrée sur trois thèmes principaux : la mission de la force internationale d’assistance et de sécurité en Afghanistan (FIAS), la coopération au sein de l’Alliance et la transformation de l’OTAN.

 

Le CEMA et le DSACEUR ont abordé l’avenir de l’engagement de l’Alliance dans le cadre de la mission Resolute support qui succèdera à la FIAS à l’horizon 2014.

 

CEMA : rencontre avec le DSACEUR

Les deux autorités se sont ensuite entretenues sur les engagements opérationnels de l’OTAN et de l’Union européenne (UE) dans les Balkans. Evoquant l’engagement de la France au Kosovo dans le cadre de la KFOR, et en Bosnie Herzégovine dans l’opération de l’Union européenne (UE) ALTHEA, le CEMA a rappelé la nécessité de veiller à maintenir l’équilibre et la complémentarité de ces deux opérations. La question de la complémentarité des actions conduites par l’UE et l’OTAN a également été soulignée dans le domaine de la sécurité maritime.

 

Cet entretien a également été l’occasion pour le CEMA de rappeler le soutien de la France à une plus grande interopérabilité au sein de l’Alliance, conformément au principe de la Connected forces initiative (CFI). Les deux autorités ont plus précisément évoqué le partage de renseignement, pièce maîtresse de l’efficacité opérationnelle dans le cadre d’un engagement interallié et enjeu de coopération essentiel.

 

Cette rencontre a confirmé la qualité des relations que les armées françaises entretiennent avec l’OTAN et du rôle majeur que la France tient au sein de l’Alliance.

CEMA : rencontre avec le DSACEUR
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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 16:35
The Afghan flag is raised at a patrol base north of Gereshk in Helmand province (library image)

The Afghan flag is raised at a patrol base north of Gereshk in Helmand province (library image)

 

 

18 June 2013 Ministry of Defence

 

NATO-led forces have formally handed over the last of Afghanistan's 95 districts to Afghan security forces.

 

President Hamid Karzai announced the move as his countrymen officially assumed responsibility for security from the NATO-led International Security Assistance Force (ISAF).

President Karzai said:

Our security and defence forces will now be in the lead. From here, all security responsibility and all security leadership will be taken by our brave forces.

The President of Afghanistan, Hamid Karzai
The President of Afghanistan, Hamid Karzai (library image) [Picture: Corporal Ross Fernie, Crown copyright]

The UK Secretary of State for Defence, Philip Hammond, said:

This is a significant announcement that means Afghan National Security Forces are in control of security throughout the country – all provinces, all cities, all borders – and for all of Afghanistan’s 27 million citizens.

This is a hard-fought milestone on the road to complete Afghan security responsibility, with ISAF forces now moving to a role of training, advising and assisting. I was in Afghanistan last week and I was struck by the hugely impressive progress of the Afghan forces we have trained. Now it is those forces that will lead on planning and executing operations, with ISAF troops moving into support, throughout the whole country.

Afghanistan will continue to face challenges as it builds towards becoming a secure and stable state. The Afghanistan our combat forces leave at the end of 2014 will not be perfect, but will be able to stand independently and will never again provide a haven for terrorists to attack the West. That is why we remain firmly committed to supporting Afghanistan beyond 2014 and into the future.

A female Afghan National Army officer
A female Afghan National Army officer looks through the sights of her rifle (library image) [Picture: ISAF]

NATO Secretary General Anders Fogh Rasmussen welcomed the Afghan transition announcement, and said:

This decision marks an important milestone, when Afghan soldiers and police will take the lead for security across the country. This is a day of pride for all Afghans and the 50 nations which contribute to ISAF.

As Afghan forces step forward, ISAF’s role will shift from combat to support. We will no longer plan, execute or lead combat operations. By the end of 2014 our combat mission will be completed, and a new mission will begin.

Together with our partners, we are planning to continue to train, advise and assist the Afghan forces. And NATO will also play its part in the broader international efforts to ensure the long-term sustainment of the Afghan security forces.

 
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Afghan policemen outside Checkpoint Pan Kalay
Members of the Afghan National Civil Order Police outside Checkpoint Pan Kalay (library image) [Picture: Corporal Jamie Peters, Crown copyright]
Afghan policemen carry out security duties
Afghan policemen carry out security duties at a major public event in Lashkar Gah (library image) [Picture: Sergeant Rupert Frere, Crown copyright]
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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 20:50
Les travailleurs civils du SHAPE ont bloqué la base militaire de Casteau lundi matin

17 juin 2013 levif.be (Belga)

 

Les travailleurs civils du SHAPE ont marqué leur inquiétude quant à leurs emplois en perturbant le fonctionnement de la base militaire de l'OTAN à Casteau, lundi, de 6 à 13 heures.

 

Les travailleurs du SHAPE sont inquiets quant à l'incertitude qui pèse toujours sur le dossier de la reprise de leurs contrats de travail par l'Etat belge dès janvier 2014. Une cinquantaine de travailleurs ont bloqué les différentes entrées du SHAPE lundi dès 6 heures pour marquer leur mécontentement quant à la position du ministère de la Défense, jugée insatisfaisante. "Notre récente visite au ministère de la Défense à Bruxelles a au moins permis de reprendre contact avec le ministère", a indiqué Patrick Salvi (Setca) pour le front commun syndical. "Nous sentons cependant que la période transitoire de 5 ans à partir du 1er janvier 2014 sera utilisée pour opérer un dégraissage progressif du personnel civil et passer à la sous-traitance dans certains services. Il semblerait qu'une cinquantaine des 250 travailleurs affectés notamment au bunker du SHAPE seraient conservés sur le payroll du SHAPE. Le plan du Ministre De Crem ne conserverait que 30 pc des 200 autres, ce que nous n'acceptons pas." Une réunion inter-cabinets sur le dossier est programmée mardi dans l'après-midi. "Nous espérons qu'elle sera positive, sinon des actions pourraient être prévues dès jeudi", a conclu Patrick Salvi. (Belga)

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 12:55
Loaded with GBU-12 bombs and a Damocles targeting pod, a Rafale departs St. Dizier airbase in the early hours of Sunday, January 13, en route to targets in Mali. (Photo: French Air Force)

Loaded with GBU-12 bombs and a Damocles targeting pod, a Rafale departs St. Dizier airbase in the early hours of Sunday, January 13, en route to targets in Mali. (Photo: French Air Force)

June 12, 2013 by Chris Pocock - ainonline.com

 

For the Dassault Rafale combat jet, the French intervention in Mali provided another chance to demonstrate its multirole capability. Starting with a 3,400-mile interdiction mission (AI) launched from France on the night of January 13, up to six aircraft subsequently flew daily from their deployed base at N’Djamena, Chad, also performing reconnaissance and close-air-support (CAS) missions. Six of them are still there.

 

On that first mission, four Rafales took off from St. Dizier airbase with less than 48 hours notice and destroyed 21 pre-planned rebel targets in the middle of the country. They were each carrying three 2,500-liter fuel tanks, plus either six 500 GBU-12 laser-guided bombs plus a Thales Damocles designator pod, or six Sagem AASM Hammer GPS-guided smart weapons. They landed at N’Djamena after nine hours 45 minutes, having been air-refueled six times.

 

Subsequent missions also relied heavily on air-to-air refueling, as the aircraft remained on station to support French and Mali ground troops as they advanced into rebel-held territory. “Mali is a large country, with lots of sand and one big river. We were flying 800 miles from N’Djamena just to get there, on day and night roundtrips lasting up to nine hours,” said Lt. Col. Francois Tricot, commanding officer of EC02.030, one of two French Air Force Rafale squadrons that were involved. He paid tribute to the crews of U.S. Air Force KC-135s who supplemented the five French C-135FR tankers that refueled the Rafales: “To rendezvous at 02:00 over a dark continent when you are miles from anywhere, is very reassuring, and proves that our NATO interoperability training works!” Nevertheless, he admitted that there were some unplanned diversions into Niamey, Chad, when aircraft lingered over Mali to provide possible close-air-support, and then no tanker was available.

 

Reconnaissance missions were somewhat shorter at around five hours 30 minutes. They were flown from 25,000 to30,000 feet using the large Thales Reco NG pod. “Nobody can see or hear us from that altitude,” Lt. Col. Tricot noted. The Reco NG pod contains long-range infrared band 2 and visible spectrum sensors that can image from high altitude, as well as an infrared band 3 sensor that is designed for high-speed, low-altitude missions. To save time interpreting the imagery, some preselected frames were datalinked to a ground station in Niamey as the aircraft flew back to N’Djamena. The Rafales also offered “nontraditional” ISR coverage while equipped for AI or CAS missions. “We could see and report people hiding in trenches, and vehicles under cover, using our night-vision goggles and the cockpit display from the targeting pod,” Tricot explained. Most of the CAS missions were flown at night “because that’s when the ground troops preferred to advance,” he added.

 

“We provided top cover for the paratroop drop at night when Timbuktu was retaken on 26/27 January, with two aircraft on station at any one time,” Lt. Col. Tricot said. “Everyone was surprised at how quickly we launched that operation, and the subsequent one to retake Gao. It was planned and executed in 48 hours,” he continued.

 

The GPS-guided version of the AASM proved particularly useful when mission planners called for multiple targets to be hit in quick succession, to preserve surprise. “A Rafale can multi-fire the AASM quickly, and we launched 12 from two aircraft within a minute on one mission. They hit targets dispersed over a wide area–munitions storage areas, training camps, and a headquarters,” said Tricot. On that mission in early February, another two Rafales were standing by armed with GBU-12s, so that if any target was not destroyed, it could be re-attacked using the laser-guided weapon.

 

The new, laser-guided version of the AASM was not yet available to the Rafale squadrons. Although the IR-guided AASM was available, it was not used over Mali. The Rafale can also now carry the longer-range 500 GBU-22 and larger 2,000 GBU-24 laser-guided bombs, but pilots had not yet been qualified on these weapons when the Mali intervention was launched. The dual-mode (GPS plus laser guidance) 500 GBU-49 is also now available on the Rafale.

 

Lt. Col. Tricot noted that the availability rate of the Rafales was over 90 percent, despite the tough deployed conditions. Pilots flew every second day. Missions against known targets took about two hours to plan, using the Sagem SLPRM system. “But debriefing could take up to five hours,” he noted. Tricot said that “hot” intelligence from the Rafale missions was sent directly to deployed ground units, as well as to the combined air operations center (CAOC) through normal reporting channels. Having the CAOC co-located at N’Djamena was “a great advantage,” he added.

 

Summing up, the squadron commander said that the missions over Mali “were nothing new for us–we already performed over Libya and Afghanistan.” But, he noted, the efficiency that comes from having multirole aircraft, crews, and technicians cannot currently be matched by most other warplanes. “I like to see a dirty Rafale–it’s a war machine!” he added.

 

OPERATION SERVAL CONTINUES IN MALI

 

On January 11 this year, France–in its ongoing military campaign called Operation Serval–quickly responded to Mali’s call for help in preventing the advance of Islamic militants from their northern strongholds toward the populated south of the country and its capital, Bamako. Some 4,000 French soldiers and airmen successfully turned the tide, pushing the rebels back to their mountain strongholds in the north, and then attacking them there with the help of the reviving Mali army. French soldiers are still there, helping retrain the country’s armed forces as part of a European Union mission.

 

The first airstrikes were performed by French Air Force (FAF) Mirage 2000Ds that were on deployment in Chad. They hit rebel targets at Diabalie and Konna. Six of these aircraft subsequently flew AI and CAS missions from the Mali capital, Bamako, using laser-guided GBU-12 and dual-mode (laser/GPS-guided) GBU-49 bombs. The FAF’s soon-to-be-retired Mirage F1Cs were also in action, a pair of them providing armed photo-reconnaissance missions from N’Djamena.

 

Gazelle, Puma and Tiger HAP helicopters were airlifted to the theater to provide armed reconnaissance and combat search-and-rescue capability. AMX10 armored fighting vehicles followed. The FAF transport fleet comprised two C-130s, three C160s and six CN235s, supplemented by airlifters from other nations (see below). Five French C-135FR tankers and an E-3F AWACS were also deployed. French government A340 and A310 airliners ferried troops to the region, and Falcon jets evacuated the wounded.

 

Full-motion video (FMV) coverage of Mali was provided by two EADS Harfang (IAI Heron) MALE UAVs operating from an undisclosed location, and a French Navy ATL2 more usually employed on maritime patrol duties. Satellite imagery was used extensively, notable from the French-sponsored Helios and Pleiades systems.

 

The entire air operation was run from a command center in Lyon staffed by 30 French officers plus a few more from Belgium, Denmark, Germany and the UK, supplemented by a Combined Air Operations Center (CAOC) in N’Djamena.

 

NATO ALLIES ASSIST IN OPERATION SERVAL

Participation d'un C17 canadien lors de manoeuvres logistiques sur la BA125 d' Istres

Participation d'un C17 canadien lors de manoeuvres logistiques sur la BA125 d' Istres

Although Operation Serval–the ongoing military campaign aimed at ousting Islamic militant in the north of Mali–was a French initiative, NATO allies provided some much-needed additional airlift and ISR capability. And the action would not have been possible without the cooperation of five countries in Francophone Africa, that provided basing rights: Chad, Djibouti, Niger, Ivory Coast and Senegal.

 

In addition to KC-135 support from the U.S., tankers were also provided by Germany (A310), Italy (KC-767) and Spain (KC-130). The UK Royal Air Force (RAF) sent a Sentinel radar reconnaissance jet that flew from Abidjan, and U.S. Air Force Reaper UAVs also provided some full-motion video coverage.

 

The RAF and U.S. Air Force also provided C-17s for the airlift of heavy equipment from France to Africa. Two German Air Force C160 Transalls supplemented the French airlift fleet of similar aircraft, as did C-130 Hercules from Belgium, Denmark and Spain. But France also had to charter expensive Il-76, An-124 and An-225 airlifters from commercial companies to meet the airlift requirements. By early March, more than 8,000 tons had been dispatched, on 540 flights.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 12:30
L'Otan demande à Damas de laisser l'ONU enquêter sur l'usage d'armes chimiques

14 juin 2013 Romandie.com (AFP)

 

BRUXELLES - Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a demandé vendredi aux autorités syriennes de laisser l'ONU enquêter sur le terrain sur l'usage d'armes chimiques alors que Washington a accusé le régime de Bachar al-Assad d'avoir eu recours à des armes chimiques.

 

Il est urgent que le régime syrien laisse l'ONU enquêter sur toutes les allégations faisant état de l'usage d'armes chimiques, a affirmé M. Rasmussen à l'occasion d'une réunion au siège de l'Otan à Bruxelles avec le Premier ministre moldave, Iurie Leanca.

 

La communauté internationale a clairement fait savoir que toute utilisation d'armes chimiques est totalement inacceptable et constitue une violation flagrante du droit international, a affirmé M. Rasmussen, ajoutant que cela était un motif de grande préoccupation. Il salué la déclaration très claire des Etats-Unis à ce sujet.

 

Concernant le rôle de l'Otan, il a indiqué que les missiles Patriot déployés à la frontière syro-turque assureront une protection efficace de la Turquie contre toute attaque de missiles syriens, que le missile transporte des armes chimiques ou non.

 

Quant à une solution à ce problème, je crois toujours que la bonne façon d'avancer est une solution politique, a souligné M. Rasmussen, en réitérant son appel à toutes les parties concernées, le gouvernement et l'opposition syrienne, à assister à la conférence internationale Genève 2.

 

Depuis le début du conflit syrien, l'Otan a toujours affirmé qu'elle n'avait pas l'intention d'intervenir, contrairement à ce qu'elle avait fait en Libye en 2011.

 

La Maison Blanche a déclaré jeudi que le régime syrien avait eu recours à son stock d'armes chimiques dans des attaques qui ont fait jusqu'à 150 morts, et affirmé que ce développement signifiait que des lignes rouges avaient été franchies. Washington a annoncé un soutien militaire, sans autres précisions, aux rebelles syriens.

 

Selon le renseignement américain, des armes chimiques, dont du gaz sarin, auraient été employées à échelle réduite contre l'opposition à de multiples reprises dans l'année écoulée.

 

Face aux récentes victoires de l'armée syrienne sur les rebelles, une rencontre est prévue vendredi en Turquie entre des représentants de pays soutenant l'opposition et le chef du Conseil militaire suprême de l'armée syrienne libre, Sélim Idriss, pour discuter d'une mise en oeuvre concrète de l'aide à la rébellion.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:50
Arctique: Moscou en retard sur l'Otan

MOSCOU, 13 juin - RIA Novosti

 

Les chefs d'états-majors interarmées des pays membres du Conseil de l’Arctique se sont réunis mercredi au Danemark. Pendant ce temps l'armée de l'air russe menait une activité intensive au nord et au nord-ouest du pays, écrit le quotidien Nezavissimaïa gazeta du 14 juin 2013.

 

Helsinki – principal initiateur de la réunion du Conseil de l'Arctique – a reproché à Moscou d'avoir envoyé deux avions au-dessus des eaux territoriales finlandaises dans le golfe de Finlande. Le ministère de la Défense russe a réfuté ces accusations. Ce n'est pas le premier incident du genre entre les deux pays: le 13 mai dernier la Finlande annonçait également que des avions russes avaient violé son espace aérien et côté russe, le ministère avait déclaré que son avion était passé à 15 kilomètres de la frontière finlandaise.

Baltic 2013 Contrôles d’aéronefs russes. Sukhoi-27 Flanker et Mirage F1 CR. Crédits photo EMA armée de l’Air.

Baltic 2013 Contrôles d’aéronefs russes. Sukhoi-27 Flanker et Mirage F1 CR. Crédits photo EMA armée de l’Air.

La situation est tendue, d’autant que la Russie ne cache pas l’intensification de son activité militaire dans la zone circumpolaire et en Arctique. A la veille du sommet de l'Arctique, où la Russie était représentée par le général Valeri Guerassimov, chef de l'état-major général, le ministère de la Défense russe a officiellement déclaré avoir procédé le 11 juin à la "vérification de l'état opérationnel des bases aériennes déployées en Carélie, ainsi que dans les régions de Saint-Pétersbourg et de Mourmansk". Près de 20 avions et hélicoptères du 1er Commandement de l'armée de l'air et de la défense antiaérienne du District militaire Ouest ont participé à cette vérification inopinée ordonnée par le chef de l'état-major. Ce dernier a précisé que cette pratique allait se poursuivre dans les forces armées. Ajoutons à cela les déclarations des dirigeants russes sur les projets de formation d’unités arctiques dans la région, de mise en place d'une infrastructure militaire développée et de renforcement des frontières, ainsi que d'autres mesures en matière de défense et de sécurité prévues dans les "Principes de la politique nationale de la Russie en Arctique d'ici 2020 et à terme".

 

Les activités militaires intensives de la Russie au nord ne sont toutefois pas encore d'une grande ampleur par rapport à ses voisins régionaux. Pour l'instant ces opérations sont plutôt des "mesures de rétorsion". D'autre part, si le territoire de l'Arctique n'a encore aucune frontière officielle, la Russie a déjà d'énormes intérêts géopolitiques et économiques dans la région. D'après le Conseil de sécurité du pays, l'Arctique assure aujourd’hui près de 11% des revenus nationaux et on y produit 22% de l'ensemble des exportations russes. Au-delà du cercle polaire la Russie exploite et produit plus de 90% de nickel et de cobalt, 60% de cuivre, 96% de métaux du groupe du platine, ainsi que 100% de barytine et d'apatite. Cette région abrite près d'un quart des ressources mondiales d'hydrocarbures. Des gisements de gaz uniques en leur genre ont été découverts sur le plateau des mers de Barents et de Kara. Près de 15% des produits poissonniers et d'autres ressources biologiques maritimes proviennent d'Arctique. Enfin, la Route maritime du Nord passe par cette région – il s'agit de l'itinéraire le plus court reliant l'Europe à la Sibérie et à l'Extrême-Orient.

 

La Russie n'est pas seule: d'autres pays témoignent d’un fort intérêt pour la région, dont certains se trouvent à des milliers de kilomètres du cercle polaire. La région doit donc être protégée et défendue - c'est précisément ce que font les voisins arctiques de la Russie, à une échelle largement supérieure. D'après l'Institut russe d'études stratégiques, les Etats-Unis et leurs alliés de l'Otan sont les principaux adversaires de la Russie dans la région. Les experts se réfèrent à la directive de l'ex-président George W. Bush, du 9 janvier 2009: "Les Etats-Unis ont des intérêts de sécurité larges et fondamentaux dans la région arctique et sont prêts à y agir soit individuellement, soit en coopération avec d'autres Etats afin de protéger ces intérêts".

 

Cette présence est assurée en permanence par des exercices de grande envergure. Le Canada a notamment annoncé son projet de créer pour 2012 des forces navales arctiques comprenant 6 à 8 navires de combat adaptés aux conditions glaciaires. La Norvège compte changer le statut démilitarisé de Spitzberg et termine de mettre au point son concept d'exploitation des forces armées nationales en Arctique. La Russie pourra difficilement s'opposer à une telle militarisation.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 07:35
Afghans and Italian Soldiers work shoulder-to-shoulder in Farah province, Afghanistan, during a recent mission in support of Operation Enduring Freedom

Afghans and Italian Soldiers work shoulder-to-shoulder in Farah province, Afghanistan, during a recent mission in support of Operation Enduring Freedom

13.06.2013 ( Xinhua )

 

Le nouveau gouvernement italien continuera sa participation dans la mission de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan jusqu'en 2014 et après le pays s'engagera à la formation des forces afghanes, a déclaré mercredi le ministre italien de la Défense Mario Mauro.

 

Le gouvernement italien a l'intention de "poursuivre sa participation à la mission de la FIAS en Afghanistan et mettra fin à sa participation comme prévu en 2014", selon le ministre.

 

A la fin de la mission en 2014, l'Italie va poursuivre son engagement en aidant et en formant les troupes afghanes, a-t-il ajouté. La nouvelle mission ne va pas inclure la lutte contre les insurgés, ni contre le terrorisme et le trafic de drogue, a précisé M. Mauro.

 

Le contingent italien qui compte aujourd'hui près de 3.100 hommes "est progressivement réduit et sera coupé davantage de manière significative tout au long de 2014", a-t-il affirmé.

 

M. Mauro a fait ces remarques lorsqu'il informait la chambre basse du parlement sur une attaque à la grenade qui a tué un soldat italien, Giuseppe La Rosa, servant avec la FIAS la semaine dernière.

 

L'attaque a été menée par un Afghan de 20 ans, qui aurait été arrêté et pas comme initialement revendiquée par les talibans, mais par un enfant de 11 ans, a poursuivi M. Mauro.

 

La Rosa était le 53e soldat italien tué en Afghanistan depuis le début des opérations de la FIAS en 2004. Les nombreux décès ont conduit à des appels croissants de certaines forces politiques pour l'accélération du retrait.

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 20:20
Pieter De Crem  source RTBF.be

Pieter De Crem source RTBF.be

13/06/13 .7sur7.be  (Belga)

 

Le ministre de Défense, Pieter De Crem, a appelé mercredi les Européens à "prendre davantage de responsabilités dans le domaine de la sécurité et de la défense", joignant sa voix à celle de ses trois derniers homologues américains et à celle du secrétaire général de l'Otan.

 

"L'Otan ne pourra pas rester la pierre angulaire de notre capacité de défense si nous laissons se distendre le lien transatlantique (unissant les pays européens et l'Amérique du nord). Durant des décennies, les Etats-Unis nous ont protégés, nous offrant ainsi le temps et l'assistance nécessaires pour voler de nos propres ailes", a-t-il affirmé lors d'un discours prononcé devant l'Institut royal supérieur de Défense (IRSD) à Bruxelles à l'occasion de la fin de l'année académique.

 

"Au cours de la dernière décennie, la contribution américaine à l'Otan a encore augmenté de 63 à 72%" des budgets de défense, a ajouté M. De Crem.

 

Selon lui, le temps est donc venu pour l'Europe "de prendre davantage de responsabilités dans le domaine de la sécurité et de la défense, sans pour autant remettre en cause le lien transatlantique".

 

"Ce lien reste de loin le principal garant de notre défense. Nous devrons donc parvenir à une situation où un seul Allié ne fournit plus que 50% des capacités critiques. En effet, une contribution européenne forte à l'Otan est la meilleure garantie d'un engagement fort des Etats-Unis à l'Otan", a poursuivi M. De Crem.

 

Ce genre de propos ont été tenus par les deux derniers secrétaires américains à la Défense, Robert Gates et Leon Panetta, ainsi que l'actuel "patron" du Pentagone, Chuck Hagel. C'est aussi un leitmotiv pour le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, favorable à un "rééquilibrage" des dépenses militaires entre les deux rives de l'Atlantique, et qui craint que l'Europe perde "en influence sur la scène internationale" si elle poursuit la diminution de ses budgets de défense.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 11:55
Des officiers de différentes nationalités arborent un écusson pendant "Deployex 13"

Des officiers de différentes nationalités arborent un écusson pendant "Deployex 13"

 

12/06/2013 Armée de l'air

 

Du 10 au 21 juin 2013, la base aérienne 126 de Solenzara en Corse accueille l’exercice «Deployex 13». L’objectif est d’entraîner les officiers d’un état-major de l’Otan en cas de projection d’une force de réaction rapide dans un pays de l’alliance.

 

Premier d’une série d’exercices programmés par l’Otan, «Deployex 13» vise à entraîner une partie de l’Allied Rapid Reaction Corps(corps de réaction rapide alliés - ARRC), un état-major multinational de composante terrestre, stationné à Gloucester, en Angleterre. L’une de ses missions consiste à prendre contact avec une nation hôte en cas de projection d’une force.

 

Concrètement, des petites équipes d’officiers de différentes nations quadrillent la Corse pendant 10 jours à la rencontre d’autorités et de personnes en mesure de les aider dans le recueil de données en préalable au déploiement d’une force de réaction. À noter que seule cette première phase est jouée puisque l’exercice n’engage aucune troupe de manœuvre, ni aucun espace règlementé.

 

Selon le lieutenant-colonel Loïc Kerihuel, un officier français du ARRC, parmi les différentes options envisagées à travers l’Europe, la Corse a été choisie car elle possède de nombreux atouts pour ce type d’entraînement. «Du fait de l’insularité, elle force à relever le défi de la projection à une distance pragmatique d’exercice, explique-t-il. En outre, l’île concentre tous les types d’infrastructures civiles et militaires. Enfin, elle bénéficie d’une identité et d’une culture fortes.» Et de poursuivre : «Il est acquis que cet exercice n’aurait pas eu le même réalisme sans l’adhésion immédiate des autorités nationales, régionales et locales, qui ont déjà réservé le meilleur accueil à l’échelon précurseur.»

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 16:50
RAF chief hints at Sentinel AGS role post-Afghanistan

Jun. 11, 2013 by Craig Hoyle – FG

 

London - The UK could use its Raytheon Systems Sentinel R1 battlefield reconnaissance aircraft as a national adjunct to NATO's alliance ground surveillance (AGS) fleet of unmanned air vehicles, says Royal Air Force chief of the air staff Air Chief Marshal Sir Stephen Dalton.

RAF chief hints at Sentinel AGS role post-Afghanistan

Using NATO's Boeing E-3-equipped airborne early warning and control system force and the RAF's contribution of E-3D Sentry aircraft as an example of such an arrangement, Dalton says: "Sentinel could form part of NATO AGS, along with [Northrop Grumman] Global Hawk UAVs."

RAF chief hints at Sentinel AGS role post-Afghanistan

The UK coalition government's Strategic Defence and Security Review (SDSR) of September 2010 proposed retiring the RAF's relatively new fleet of five Bombardier Global Express-derived Sentinels, once the type was no longer needed to support NATO-led activities in Afghanistan. However, the Ministry of Defence in May 2012 indicated its intention to provide a "contribution in kind" to the multinational AGS programme, with the manned surveillance aircraft being its most applicable solution.

 

Speaking at a Royal Aeronautical Society lecture in London on 10 June, Dalton said the at-risk Sentinel system has proven its ability to deliver "timely, and fully releasable intelligence products" through operations performed over Afghanistan, Libya and Mali.

The RAF deployed one of its Sentinels and supporting personnel to Dhakar in Senegal between January 2013 and late May, following a request from the French government for product from its dual synthetic aperture radar and ground moving target indication sensor during its Serval operation.

 

"Sentinel enabled France to understand the behaviour of the militants, and supported the movement of its troops on the ground," he says. Offering such a system to support future multinational operations via the AGS programme framework would benefit the UK, he believes, as it could be "flexed from NATO to national operations, as required".

 

A formal decision on whether to retain the Sentinel capability will be made as part of the UK's next SDSR process, which is due to report its findings in 2015.

 

Approved late last year, the AGS programme's scope was reduced over several years, due to cost constraints, eventually settling on a deal for five radar-equipped Block 40 Global Hawks, to achieve initial operating capability during 2016.

 

Meanwhile, Dalton says the UK needs to invest in technologies to enable its future remotely piloted air systems to be capable of operating in contested airspace. He also notes that such equipment - as with the RAF's General Atomics Aeronautical Systems Reapers now used in Afghanistan - will be operated following "the same legal and ethical framework" as its manned combat aircraft.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 16:50
Le ministre MacKay a participé aux réunions des ministres de la Défense de l’OTAN à Bruxelles

NR 13.163 - le 5 juin 2013 forces.gc.ca

 

BRUXELLES –L’honorable Peter MacKay, ministre de la Défense nationale, a conclu sa participation aux réunions des ministres de la Défense de l’OTAN, qui ont eu lieu les 4 et 5 juin 2013 au siège de l’OTAN à Bruxelles, en Belgique.

 

Le ministre MacKay est arrivé à l’OTAN tout de suite après une visite officielle en Chine, où il fut accueilli par son homologue chinois, le général Chang Wanquan.

 

« Ces réunions avec mes homologues de la Défense de l’OTAN ont présenté une importante occasion pour nous de discuter des enjeux relatifs à la défense et à la sécurité ayant un impact sur nous tous en tant qu’Alliance », a énoncé le ministre MacKay.

 

« L’OTAN continue de réaliser des progrès en ce qui concerne la transformation et les capacités, et ce, malgré le contexte financier difficile touchant la majorité des membres de l’Alliance. »

 

Pendant les réunions, le ministre MacKay et ses homologues ont pris part à des discussions stratégiques portant sur la planification de la défense et le développement des capacités, y compris le processus de planification de la défense de l’OTAN, dans le but d’assurer le progrès continu de ces questions afin de conformer à la vision des forces de l’OTAN à l'horizon 2020. Il a également participé à une réunion de la Commission OTAN-Géorgie et à une rencontre avec les pays fournisseurs de troupes à la Force internationale d’assistance à la sécurité  afin de discuter de l’avenir de la mission de l’Alliance en Afghanistan.

 

Le ministre MacKay, le ministre de la Défense qui, actuellement, occupe son poste depuis le plus longtemps au sein de l’OTAN, a également participé à une série de réunions bilatérales avec des alliés et des partenaires, comprenant ses homologues de l’Estonie, de la Grande-Bretagne, de l’Italie, de la Norvège, des Pays-Bas, de la Pologne, et de la Suède. De plus, le ministre MacKay a pris part à une rencontre multilatérale avec ses homologues de la Grande-Bretagne, de la France et des États-Unis. Pendant ces rencontres, il a mis l’accent sur l’engagement du Canada à faire avancer les initiatives de réforme et de transformation de l’OTAN afin de s’assurer que l’Alliance soit prête à agir au moment où les besoins se font sentir.

 

Pour de plus amples renseignements concernant la Déclaration du sommet sur les capacités de défense pour les forces de l’OTAN à l’horizon 2020,

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 16:20
Déclaration du sommet sur les capacités de défense pour les forces de l’OTAN à l’horizon 2020

21 mai 2012 NATO - OTAN

  1. En tant que dirigeants de l’Alliance, nous sommes résolus à faire en sorte que l’OTAN conserve et développe les capacités qui lui sont nécessaires pour exécuter ses tâches fondamentales essentielles – défense collective, gestion de crise et sécurité coopérative – et, partant, pour jouer un rôle clé dans la promotion de la sécurité dans le monde. Nous devons assumer cette responsabilité alors que nous sommes aux prises avec une crise financière grave et que nous sommes confrontés à des défis géostratégiques en constante évolution. L'OTAN nous permet d'assurer un niveau de sécurité plus élevé que celui que pourrait atteindre un Allié qui agirait isolément. Nous réaffirmons l’importance que continuent d’avoir un lien transatlantique fort et la solidarité au sein de l’Alliance, ainsi que l’importance d’un partage des responsabilités, des rôles et des risques pour permettre aux Alliés nord‑américains et européens de relever ensemble les défis auxquels ils sont confrontés. Nous reconnaissons l’importance d’une défense européenne plus forte et plus performante, et nous saluons les efforts déployés par l’Union européenne pour renforcer ses capacités à faire face aux défis de sécurité communs. Ces efforts constituent, par leur nature même, une contribution importante au lien transatlantique.
     
  2. Le potentiel de l’OTAN réside dans les forces de ses pays membres – leur entraînement, leurs équipements, leur interopérabilité et leur expérience – rassemblées sous la structure de commandement intégrée qui est la nôtre et dirigées par cette dernière. Les succès que nos forces ont remportés en Libye, en Afghanistan, dans les Balkans et dans la lutte contre la piraterie sont autant d’exemples évidents de ce que l’OTAN demeure inégalée dans son aptitude à déployer et à maintenir une puissance militaire afin de sauvegarder la sécurité de nos populations et de contribuer à la paix et à la sécurité internationales.
     
  3. Ces succès sont le résultat de plus de soixante années d’étroite coopération dans le domaine de la défense. En œuvrant ensemble au sein de l’OTAN, nous sommes mieux en mesure d’assurer la sécurité de nos concitoyens – et avec bien plus d’efficacité et d’efficience – que nous ne pourrions le faire en agissant isolément.
     
  4. Nous avons déjà accompli des progrès concrets depuis notre dernier sommet et l’adoption d’un nouveau concept stratégique, à Lisbonne, pour veiller à ce que l’OTAN dispose des capacités dont elle a besoin pour défendre les citoyens de ses pays, pour mener des opérations de gestion de crise et pour promouvoir la sécurité coopérative. Entre autres réalisations importantes :
     
    • nous avons aujourd’hui déclaré une capacité intérimaire de défense antimissile balistique, première étape de la mise en place d’un système de défense antimissile de l’OTAN qui protégera le territoire, la population, et les forces de tous les pays européens membres de l’Alliance contre les menaces croissantes qu’engendre la prolifération des missiles balistiques, sur la base des principes de l’indivisibilité de la sécurité des Alliés et de la solidarité au sein de l’OTAN, du partage équitable des risques et des charges, compte tenu du niveau de la menace, de la soutenabilité financière et de la faisabilité technique ;
       
    • nous procédons au déploiement d’un système allié de surveillance terrestre (AGS) hautement sophistiqué, pour permettre à nos forces de mener de manière plus efficace, et plus sûre, les missions que nous leur confions ; à cet égard, un certain nombre d’Alliés ont lancé une importante initiative visant à améliorer, plus largement, le JISR (renseignement, surveillance et reconnaissance interarmées) ;
       
    • nous avons prolongé notre mission de police du ciel dans les États baltes. Cette mission ainsi que les autres arrangements au sein de l’Alliance concernant la police du ciel en Europe, dans le cadre desquels les Alliés coopèrent de façon à offrir sécurité et réassurance, sont des signes tangibles de la solidarité entre Alliés ;
       
    • nous mettons actuellement en place une nouvelle structure de commandement, allégée et plus efficace ;
       
    • nous progressons de manière régulière dans le développement d’un certain nombre de capacités dont nous avons estimé, à Lisbonne, qu’elles étaient indispensables au succès de nos opérations, notamment : amélioration de nos défenses contre les cyberattaques, élargissement du système de commandement et de contrôle aériens de l’OTAN, augmentation de nos capacités en Afghanistan pour l’échange de données ISR, et lutte contre les engins explosifs improvisés.
       
  5. Forts de ces progrès, nous nous sommes fixés l’objectif « Forces de l’OTAN à l’horizon 2020 » : des forces modernes et étroitement interconnectées, équipées, formées, entraînées et commandées de manière à pouvoir opérer ensemble et avec des partenaires dans n’importe quel environnement.
     
  6. Pour atteindre cet objectif, il sera indispensable d’améliorer la manière dont nous développons et mettons en place les capacités nécessaires à nos missions. À côté des efforts substantiels déployés au plan national et des formes éprouvées de coopération multinationale existantes, par exemple dans les domaines du transport aérien stratégique et des systèmes aéroportés de détection et de contrôle, nous devons trouver de nouvelles façons de coopérer plus étroitement pour acquérir et maintenir les capacités clés, pour définir ce dont nous avons prioritairement besoin et pour nous concerter sur les changements dans nos plans de défense. Nous devrions aussi approfondir les liens entre Alliés, ainsi qu’entre Alliés et partenaires, et ce dans l’intérêt de tous. Maintenir une industrie de défense forte en Europe et faire le meilleur usage qui soit du potentiel offert par la coopération industrielle de défense dans l’ensemble de l’Alliance demeurent une condition essentielle à la mise en place des capacités nécessaires à l’horizon  2020 et au‑delà.
     
  7. La défense intelligente est au cœur de cette nouvelle approche. Le développement et le déploiement de capacités de défense est d’abord et avant tout une responsabilité nationale. Toutefois, le coût de la technologie ne cessant de croître et les budgets de défense étant soumis à des restrictions, un grand nombre d’Alliés ne peuvent plus se doter de certaines capacités clés qu’à la condition de travailler ensemble à leur développement et à leur acquisition. Nous saluons donc les décisions prises par les Alliés de faire progresser certains projets multinationaux, visant notamment à améliorer la protection de nos forces, la surveillance et l’entraînement. Ces projets déboucheront sur une plus grande efficacité opérationnelle, des économies d’échelle et une interconnexion plus étroite de nos forces. Ils seront également source d’enseignements pour d’autres projets de défense intelligente à venir.
     
  8. Mais la défense intelligente va plus loin. C’est aussi un changement de perspective, la possibilité de repenser la culture de la coopération pour accorder à la collaboration multinationale une importance nouvelle et en faire une option efficace et efficiente pour le développement de capacités critiques.
     
  9. Le développement de capacités militaires européennes accrues resserrera le lien transatlantique, renforcera la sécurité de tous les Alliés et encouragera un partage équitable des charges, des avantages et des responsabilités entre les pays membres de l’Alliance. Dans ce contexte, l’OTAN coopérera étroitement avec l’Union européenne, comme convenu, pour faire en sorte que notre initiative de défense intelligente et l’initiative européenne de mutualisation et de partage (P&S) soient complémentaires et qu’elles se renforcent mutuellement ; nous saluons les efforts déployés par l’UE, en particulier dans les domaines du ravitaillement en vol, du soutien médical, de la surveillance maritime et de la formation. Nous saluons aussi les efforts accomplis au niveau national dans ces domaines et dans d'autres par les pays européens membres de l'Alliance et les pays partenaires. La réussite des activités que nous menons continuera de dépendre de la transparence et de l’ouverture entre nos deux organisations.
     
  10. Nous prenons également des mesures pour améliorer les connexions entre nos forces, ainsi qu’avec les pays partenaires. Notre opération au‑dessus de la Libye a démontré une fois de plus l’importance de ces connexions ; dès que la décision politique a été prise de lancer la mission OTAN, les pilotes de l’Alliance ont pris les airs ensemble, avec, à leurs côtés, les appareils de partenaires européens non membres de l’OTAN et de partenaires arabes. Cette façon de procéder a été déterminante dans le succès militaire et politique de cette mission.
     
  11. Nous nous appuierons sur cette réussite, dans le cadre de l’initiative d’interconnexion des forces. Nous développerons la formation et l’entraînement de nos personnels militaires, en complément des efforts importants que déploient les pays dans ce domaine. Nous intensifierons nos exercices. Nous continuerons de resserrer les connexions entre nos réseaux. Nous renforcerons les liens entre la structure de commandement de l’OTAN, la structure de forces de l’OTAN et les états‑majors des pays membres. Nous renforcerons aussi la coopération entre nos forces d’opérations spéciales, notamment au travers de l’État-major des opérations spéciales de l’OTAN. Nous ferons une utilisation plus intensive de la Force de réaction de l’OTAN, ce qui permettra à celle‑ci de jouer un rôle plus grand dans le renforcement de l’aptitude des forces de l’Alliance à opérer ensemble et à contribuer à notre posture de dissuasion et de défense. Dans toute la mesure du possible, nous améliorerons aussi nos connexions avec les partenaires, pour que, lorsque nous le souhaiterons, nous puissions agir ensemble.
     
  12. Si un travail important a été accompli depuis notre dernier sommet pour renforcer l’Alliance, et compte tenu du recours accru par de nombreux Alliés à la coopération et aux capacités multinationales, il reste beaucoup à faire. Ainsi, nous avons adopté un paquet « défense » qui nous aidera à développer et à mettre en place les capacités nécessaires à nos missions et à nos opérations. Nous continuerons de réformer nos structures et nos procédures afin de rechercher des gains d’efficience, notamment grâce à une meilleure utilisation de nos budgets.
     
  13. La force majeure de l’OTAN est son unité. À l’horizon 2020 et au‑delà, stimulés par la nécessité d’employer les ressources de défense de la façon la plus efficiente, nous renforcerons cette unité afin de maintenir et de moderniser la puissance militaire de l’OTAN.
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 12:50
Ateliers de la citadelle : l’Europe de la défense comme opportunité et nécessité

10.06.2013 Thomas CASAUX - Défense Globale


Les quatrièmes Ateliers de la Citadelle à Lille, dans les locaux du CRR-FR, ont fait de l’Europe de la défense une des priorités dans le processus de construction européenne. Reste à savoir comment. Le Conseil européen de décembre 2013 placera la défense à l’ordre du jour pour donner une dynamique nouvelle à un dossier en perte de vitesse. A l’heure où la plupart des pays ont revu à la baisse leur budget consacré à la défense et où les facteurs de risques se multiplient tout en étant plus diffus, le défi est de taille.

Cette note a été réalisée par Thomas Casaux, étudiant en Master I à l'université catholique de Lille, membre du collège étudiant de la MLEDS et qui contribue à ce blog dans le cadre d'un stage.

 

La première table ronde des Ateliers s’est intéressée aux " Coopérations militaires, les champs des possibles " avec la participation du grand témoin, Alain Richard (sénateur, ancien ministre de la Défense du gouvernement Jospin de 1997 à 2002) et de la modératrice, Nicole Gnesotto (professeur de la chaire Europe au Conservatoire nationale des Arts et Métiers, membre de la commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale). Sont intervenus Tomasz Orlowski, ambassadeur de Pologne en France, le général de Kermabon  (conseiller technique au Service européen pour l’Action Extérieure et ancien commandant du Corps de réaction rapide à Lille de 2005 à 2007) et Sven Biscop (directeur de programme à l’Institut royal des relations internationales d’Egmont à Bruxelles).

 

Faire de l’Europe un outil volontaire de défense… 

Le premier constat pointe la faiblesse de la valeur opérationnelle de la PESC (politique étrangère et de sécurité commune). Si personne ne remet en cause l’organisation en elle-même, force est de constater qu’actuellement, elle est en perte de vitesse, les choses n’avancent plus alors que son ambition à terme est de soutenir des opérations militaires. Actuellement, l’UE est capable gérer des crises, par exemple de garantir une formation militaire en Somalie ou encore au Mali. Quid d’une réelle capacité opérationnelle ?

De multiples facteurs poussent l’Europe à se pencher sur le volet militaire de sa construction. Trois retiennent l’attention : l’avenir de l’OTAN (notamment après le retrait en Afghanistan), le repositionnement des Etats-Unis, dont le regard se tourne de plus en plus vers l’Asie, et la crise économique et financière qui n’épargne pas la défense, bien au contraire. La paralysie de l’Union sur le sujet et la baisse des budgets européens de défense font penser aux Américains que l’Europe est peut-être en train de sortir de l’Histoire. Washington a tout à gagner de l'émergence d'une « Union militaire ». Ceci faciliterait son recentrage sur le secteur Asie Pacifique. Plus encore, les Etats-Unis espèrent voir l’Europe assurer la sécurité de son voisinage à savoir la Méditerranée et actuellement le Sahel. A ce titre, la Libye fait office d’occasion manquée. L’Union européenne a peiné pour aboutir à un consensus. Finalement, la France et la Grande-Bretagne ont agi sous le patronage de l’OTAN et des Etats-Unis.

 

…placé sous le signe de la flexibilité

L’opération Serval fait-elle figure de champ du cygne ? Le succès militaire français est révélateur des différents défis auxquels doit faire face l’Europe de la défense. L’intervention a pu être rapide et efficace parce qu’elle découle d’une décision uniquement française.

A l’échelle européenne, une telle rapidité dans l’exécution opérationnelle est difficilement envisageable. Les réactions, quant à la pertinence de l’intervention française, sont révélatrices de la diversité des intérêts politiques, géopolitiques et historiques qui cohabitent en Europe. Le soutien du bout des lèvres d’une partie des partenaires européens et surtout de l’Allemagne illustre les positions en retrait que certains pays ont sur le sujet.

La France a pu déployer le dispositif militaire nécessaire grâce à une aide européenne et américaine en matière de logistique, de ravitaillement, de renseignement (drones) et de gestion de « l’après serval ». L’opération française met à elle seule en lumière les intérêts d’une collaboration militaire européenne accrue, placée sous le signe de la flexibilité, selon les intérêts de chacun. 

 

Pas d’Europe de la défense sans une pensée globale européenne ?

Sur le plan capacitaire, l’Europe compte onze grosses lacunes qu’elle tente de combler. Les principaux axes définis sont : le ravitaillement, le renseignement et le domaine satellitaire. Ces projets sont toujours dans les cartons, la faute à la baisse de la  majorité des budgets européens de défense. Il est donc difficile de demander des efforts dans des projets collectifs alors qu’à l’échelle nationale, l’heure est aux économies.

Une solution est la collaboration par groupement d’Etats membres. Exemple, le groupe « Weimar plus », composé de la France, l’Allemagne, la Pologne, l’Italie et l’Espagne, qui étudie la faisabilité d’une coopération structurelle permanente pour lancer un outil politique qui aboutirait à une coopération militaire accrue.

L’Europe de la défense  ne se fera pas à vingt-huit mais grâce à une impulsion donnée par quelques Etats. Les capacités militaires française et britannique en font des leaders potentiels naturels, s’appuyant sur leur capacité opérationnelle. La coopération Franco-britanniques en matière de défense en témoigne.  Elle est construite sur deux grands axes, l’interopérabilité des forces armées et les capacités industrielles qui résultent du traité de Lancaster House signé en 2010.

Mais cette coopération opérationnelle, à l’image de l’intervention en Libye, se rattache davantage à l’OTAN qu’à l’Union Européenne. En outre, un projet capacitaire collectif ne peut voir le jour sans une vision commune du monde, sans une pensée globale commune. Trois axes de sécurité paraissent primordiaux : la prise en charge de la sécurité du voisinage large, la sécurité maritime dans ces mêmes zones et contribuer au système de sécurité de l’ONU. L’objectif réaliste est d’arriver à une certaine autonomie stratégique régionale pour intervenir dans le voisinage sans passer par la capacité américaine.

Les besoins sont connus. Reste à savoir si prochain Conseil européen peut donner un nouveau souffle au dossier. Premier round en décembre ?

 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 11:55
Discours du ministre de la Défense au colloque sur la cyberdéfense

03/06/2013 M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense

 

Discours d’ouverture du colloque sur la cyberdéfense

 

A Rennes, lundi 3 juin 2013

 

– Seul le prononcé fait foi –

 

I)     Introduction

 

Monsieur le Président, cher Pierrick,

 

Messieurs les officiers généraux,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Je suis très heureux d’être avec vous ce matin, pour ouvrir ce colloque sur la cyberdéfense. Au moment où l’Ecole des transmissions fête ses quarante ans, c’est une grande satisfaction que de la voir se tourner ainsi vers l’avenir. Et notre plaisir est vif de voir, dans le même mouvement, la région Bretagne se distinguer par son excellence dans le domaine de la cyberdéfense.

 

II) Cybersécurité et livre blanc : le contexte

Discours du ministre de la Défense au colloque sur la cyberdéfense

a)    Le cyber espace : riche d’opportunités mais lourd de menaces

 

La cyberdéfense est une nouvelle donne stratégique. C’est d’abord un nouvel espace, riche d’opportunités mais aussi lourd de risques et de menaces. C’est ensuite un champ de recherche et d’action qui dépasse en effet les schémas classiques et qui nous incite à repenser globalement certains de nos modes de fonctionnement. Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, que le Président de la République vient d’approuver, prend toute la mesure de cette nouvelle donne stratégique. En la considérant dans sa globalité, il porte la cybersécurité au rang de priorité nationale. Le mouvement initié par le Livre blanc de 2008 est donc accéléré ; un cap ambitieux est désormais fixé.

 

b)   Un enjeu sous-estimé : un effort considérable est nécessaire afin de sécuriser les systèmes d’importance vitale de la nation

 

Le constat est simple. L’interconnexion des systèmes d’information qui marque notre société, a généré des vulnérabilités nouvelles, qui n’ont pas été suffisamment accompagnées d’un effort simultané de protection. Les atteintes aux systèmes d’informations résultant d’actes hostiles intentionnels ou de ruptures accidentelles pourraient dès lors engendrer des dysfonctionnements, voire une paralysie de l’Etat ou de secteurs d’importance vitale pour la Nation. Je crois qu’il faut le reconnaître. Avons-nous été naïfs, trop confiants dans le développement de l’Internet et, plus largement, des systèmes d’information ? Comprendre le caractère stratégique de cet enjeu, reconnaître sa globalité est un défi majeur, que certains de nos grands partenaires ont bien compris.

 

Le temps passe et les évolutions s’accélèrent. L’hypothèse d’attaques informatiques majeures s’est renforcée depuis 2008, et le cyberespace est devenu un champ de confrontations à part entière. A titre d’exemple, le nombre d’attaques traitées par le ministère de la Défense, à travers le centre CALID, est en très forte augmentation : 420 en 2012, contre 196 en 2011.

 

 L’enjeu n’est plus seulement le risque de déni d’accès ou de pénétration des réseaux à des fins d’espionnage, alors même que ce risque est déjà considérable et avéré. Ce qui est désormais en jeu, c’est la capacité de prise de contrôle à distance ou bien de destruction d’infrastructures vitales pour notre pays, reposant sur des réseaux numérisés ; c’est désormais l’atteinte aux intérêts stratégiques de l’Etat et à notre autonomie d’appréciation, de décision et d’action, par la menace cyber. C’est un enjeu majeur de défense et de souveraineté de la Nation.

 

Au-delà de la dépendance accrue de la Nation aux systèmes d’information, les cyberattaques constituent donc, dès aujourd’hui et plus encore à l’horizon du Livre blanc, une menace majeure, à forte probabilité et à fort impact potentiel. De fait, chaque nouveau conflit comporte un volet cybersécurité, qui est de plus en plus global : il touche aussi bien les individus, comme au début des révolutions arabes, que le cœur d’un sanctuaire national avec l’épisode Stuxnet en Iran, ou encore des acteurs économiques majeurs, comme l’illustrent les attaques de l’été 2012 contre la société Aramco, le principal exportateur saoudien.

 

Mais le cyber est aussi investi par des groupes non étatiques, qui y trouvent une arme idéale. Que leurs motivations soient politiques, idéologiques ou mafieuses, ils développent ainsi la capacité d’affronter à distance un Etat, avec une facilité qui leur était auparavant interdite. Bien plus, l'ordre international qui fixe les frontières et régit les rapports entre les Etats, se retourne à l’avantage de ces groupes en gênant les poursuites contre eux,  par une série d’obstacles juridiques et politiques qui, pour l’heure, n’ont pas été levés.

 

c) Ne peut que s’appréhender en multinational (union européenne et OTAN)

 

Discours du ministre de la Défense au colloque sur la cyberdéfense

Ce défi majeur, chaque nation européenne y fait face aujourd’hui ; chacune en est consciente et développe ses propres stratégies ; mais pour peser, je veux le dire d’entrée, la solution, notre solution, ne peut être qu’européenne. Je salue les efforts récents de l’Union Européenne pour se doter d’une stratégie en la matière. C’est une première étape. La prochaine, avec un Conseil européen en décembre consacré aux questions de défense, devra approfondir cette ambition. Il appartient aux Européens de prendre en charge leurs propres infrastructures vitales ; il leur revient de trouver une juste complémentarité avec l’OTAN. De ce point de vue, il faut valoriser les centres d’excellence dont ces organisations disposent d’ores et déjà. Je pense notamment au centre de Tallinn, en Estonie, pays qui fut la première victime d’une attaque cybernétique de grande ampleur. C’était en 2007. Aujourd’hui, la France rallie ce centre avec une volonté, celle de rapprocher l’Union et l’Alliance dans le domaine de la cyberdéfense.

 

III) Cybersécurité et livre blanc : la réponse

 

a)    Le Livre Blanc 2013 précise la doctrine nationale qui associe prévention et réaction

 

Pour cet ensemble de raisons, le Livre blanc de 2013 élabore une doctrine nationale de réponse aux agressions informatiques majeures. Une politique de sécurité ambitieuse sera ainsi mise en œuvre, afin d’identifier l’origine des attaques, d’évaluer les capacités offensives des adversaires potentiels et l’architecture de leurs systèmes, et de pouvoir ainsi les contrer. Cette politique sera globale, avec deux volets complémentaires.

 

D’une part, la montée en puissance d’une posture robuste et résiliente pour protéger les systèmes d’information de l’État, les opérateurs d’importance vitale et les industries stratégiques. Cette posture repose sur une organisation opérationnelle de défense de ces systèmes, qui est coordonnée sous l’autorité du Premier ministre et qui associe étroitement les différents services de l’Etat. C’est le premier volet.

 

D’autre part, une capacité de réponse gouvernementale devant des agressions qui sont de nature et d’ampleur variées. Cette capacité de réponse fera en premier lieu appel à l’ensemble des moyens diplomatiques, juridiques ou policiers, sans s’interdire l’emploi gradué de moyens relevant du ministère de la défense, si les intérêts stratégiques nationaux sont menacés.

 

Pour atteindre ces objectifs, plusieurs axes d’effort ont été identifiés, et vous me permettrez d’en dire un mot.

 

b)   Une capacité offensive viendra compléter les moyens d’action de l’Etat

 

En premier lieu, au sein de cette doctrine nationale, la capacité informatique offensive, associée à des capacités de renseignement, concourt de façon significative à notre posture de cybersécurité. Elle contribue notamment à caractériser la menace et à identifier son origine. Elle permet, en outre, d’anticiper certaines attaques et de configurer nos moyens de défense en conséquence. La capacité offensive enrichit la palette des options qui sont à la disposition de l’Etat. Elle comporte elle-même différents stades, qui sont plus ou moins réversibles, plus ou moins discrets, mais toujours proportionnés à l’ampleur et à la gravité de la situation.

 

c)    Plus spécifiquement au sein du Ministère de la Défense, la posture de cybersécurité monte en puissance et concerne l’ensemble des milieux classiques (terre, air, mer)

 

La démarche est donc globale, mais elle concerne spécifiquement la défense, et je voudrais à présent m’y attarder. Le nouveau modèle d’armée comprend des capacités de cyberdéfense militaire, en relation étroite, d’abord, avec le domaine du renseignement. Dans le cyberespace en particulier, où les frontières sont floutées et où le brouillard du monde virtuel permet toute sorte de manipulation, le renseignement joue en effet un rôle majeur, pour connaître et anticiper la menace. Dans ce contexte, on comprend que l’imputation des attaques ne saurait se limiter à des preuves de nature juridique, mais doit intégrer l’intime conviction que permettent des faisceaux d’indices convergents.

 

Ces dernières années, des attaques ont pour la première fois explicitement visé la neutralisation de systèmes critiques, même non connectés à Internet. Ces attaques sont de plus en plus sophistiquées et ciblées. Outre la protection des informations, la fiabilité et la résilience des systèmes d’armes comme des porteurs représentent donc aujourd’hui un enjeu majeur pour nos armées. De nombreuses mesures ont été déjà prises, à la fois pour fortement renforcer notre posture de cybersécurité, qui repose sur un volet préventif de protection et un volet actif de défense des systèmes, mais aussi pour développer une capacité offensive.

 

Ainsi, les moyens humains qui sont consacrés à la cyberdéfense seront sensiblement renforcés, à la hauteur des efforts consentis par nos principaux partenaires européens. Ils vont ainsi augmenter de 350 personnes d’ici 2019. Ensuite, un renforcement de la sécurité des systèmes d’information de l’État est nécessaire. Au-delà, l’État doit soutenir les compétences scientifiques et technologiques performantes du domaine cyber, car la capacité à produire en toute autonomie nos dispositifs de sécurité, notamment en matière de cryptologie et de détection d'attaque, est une composante essentielle de la souveraineté nationale. Enfin, le développement de relations étroites avec nos principaux partenaires étrangers devra être soutenu.

 

d)   La chaîne opérationnelle de commandement intègrera dorénavant l’ensemble des aspects cyber

 

Vous comprenez ainsi que le cyberespace est désormais considéré comme un milieu à part entière par les armées ; il fait l’objet d’une approche semblable à celle adoptée pour les milieux aérien, terrestre et maritime. Une chaine de commandement opérationnel de la cyberdéfense est ainsi déployée depuis 2011. Pleinement intégrée au commandement interarmées des opérations, elle traite de l’ensemble des volets de la cyberdéfense. Un schéma directeur, à l’horizon 2020, a été réalisé et validé il y a un an.

 

Cette chaine opérationnelle de cyberdéfense est donc en voie de consolidation. Elle permettra d’offrir une vision globale et une mobilisation rapide des moyens en cas de besoin, tout en s’intégrant pleinement aux autres chaines de conduite des opérations maritimes, aériennes, terrestre ou spéciales. Car il ne s’agit pas de greffer un nouveau service qui serait autonome, mais au contraire d’irriguer, sous un commandement unifié, l’ensemble des actions menées. Le cyberespace est partout ; il est consubstantiel des autres milieux. L’enjeu est donc de travailler autrement, d’adapter la façon de commander, de coopérer étroitement, et le cas échéant de mutualiser les équipements. C’est dans cette logique que les centres de surveillance relevant de l’ANSSI et de la chaine cyber des armées seront co-localisés à partir de cet été. Dans le même esprit de rapprochement des acteurs et des modes de travail, des experts opérationnels des armées sont d’ores et déjà intégrés au sein des équipes techniques de la DGA, pour bénéficier d’une boucle très courte entre les besoins opérationnels et l’expertise technique.

 

Au-delà de cette organisation, une nouvelle doctrine de cyberdéfense militaire est en préparation, dix-huit mois après la précédente. C’est dire si cette nouvelle donne stratégique évolue rapidement, et combien nous devons nous-mêmes savoir nous y adapter.

 

e)    La base industrielle (grands groupes et PME) sera renforcée par un soutien à la R&D et la mise en place d’une politique industrielle coordonnée

 

Dans la même perspective, le renforcement de la base industrielle de technologies de défense et de sécurité nationale est indispensable, car elle demeure fragile, malgré un véritable potentiel. La cybersécurité est une question de spécialistes, mais elle est en même temps l’affaire de tous, et je pense ici en particulier aux acteurs économiques. Nous bénéficions de la présence en France de grands industriels de défense, capables de réaliser des systèmes complexes et performants, ainsi que de grands opérateurs. Nous disposons également de nombreuses PME innovantes, que nous devons soutenir et protéger. Mais il faut encore accroître notre effort et développer les synergies.

 

A cette fin, une politique industrielle est en cours d’élaboration, depuis le financement de la R&D au soutien à l’exportation, en passant par d’importants programmes d’équipement en moyens de cyberdéfense et de sécurisation de nos grands systèmes d’information. Ce ne sont pas seulement des mots : les crédits consacrés aux études amont sont en train d’être triplés, de 10 à 30M€ par an. Ces études sont cruciales ; en levant des verrous technologiques, et en développant des compétences techniques très pointues au sein des équipes étatiques et industrielles, elles préparent l’avenir à court, moyen et long terme. Pour compléter cette politique, la recherche académique est encouragée, notamment au travers de contrats d’étude et de co-financement de thèses de doctorat.

 

f)     La réserve citoyenne et opérationnelle doit être développée

Discours du ministre de la Défense au colloque sur la cyberdéfense

 

Elaboration d’une doctrine, renforcement de la chaîne de commandement opérationnelle, définition d’une politique industrielle… Le développement de nos capacités militaires de cyberdéfense s’insère dans une démarche globale, qui doit faire l’objet d’une haute priorité, pour rester en phase avec la croissance très rapide de la menace que j’évoquais il y a un instant.

 

Cet effort considérable que nous devons fournir, pour ne pas nous laisser distancer, reposera avant tout sur les hommes et les femmes qui vont être les acteurs de la cybersécurité de notre société numérique. C’est toute la question de la réserve. A côté de la réserve citoyenne qui a été créée pour sensibiliser la société à ces problématiques et créer un esprit de cyberdéfense, il semble important d’étudier la mise en place d’une réserve opérationnelle, qui serait adaptée à traiter une crise informatique majeure touchant l’ensemble du territoire, cela en appui des différents services de l’Etat et des collectivités territoriales.

 

IV) Cybersécurité et Bretagne

 

Mais c’est aussi et surtout vers la formation que notre effort doit se porter, et j’en viens aux lieux qui nous rassemblent aujourd’hui.

 

a)    La formation est un sujet majeur qui doit se développer notamment en Bretagne autour de Coëtquidan avec la participation des acteurs étatiques, académiques et industriels

 

Avec plusieurs grands partenaires du monde des technologies de l’information, le ministère de la défense soutient l’idée d’un pôle d’excellence de cyberdéfense. Ce pôle pourrait se traduire par un projet ambitieux, avec un centre de cyberdéfense associant les compétences des armées et de la DGA, à celles des écoles d’ingénieurs (SUPELEC, TELECOM Bretagne…) et des grands centres universitaires de la région (Rennes II, IUT Lannion et Saint-Malo, ou encore l’Université de Bretagne Sud avec la mise en place d’une formation originale par alternance en apprentissage). Cet ensemble bénéficierait de l’image des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan, autant que du soutien avisé des grands maîtres d’œuvre des systèmes de défense.

 

Vous l’aurez deviné, c’est là une vision qui me tient à cœur. Elle porte certes une part d’inconnues, mais devant la multiplication des enjeux cyber, je crois qu’il devient urgent d’être ambitieux. Coëtquidan, où la première chaire de cyberdéfense et cybersécurité a été inauguré en novembre 2012 en partenariat avec Sogeti et Thalès, est le creuset où peut se forger cette capacité dont notre nation a besoin. La DGA soutiendra la démarche en apportant son expertise technique en termes de connaissance de la menace, de maîtrise et de simulation des systèmes complexes. L’Ecole des transmissions sera également fortement associée, en particulier dans le cadre de la formation à la technique, aux modes opératoires et aux doctrines, mais aussi à l’éthique, qui est un autre enjeu essentiel dans un espace où la technologie permet toutes les manipulations.

 

C’est une aventure audacieuse, une vision à laquelle il convient de donner vie. Tous les ingrédients sont réunis pour que la Bretagne accueille ce projet de centre de formation à la cyberdéfense, et j’appelle dans cette perspective nos grands partenaires à rejoindre l’élan qui est déjà celui de nos amis de la communauté de communes du pays de Guer. J’ai d’ailleurs, dans cette perspective, missionné l’inspecteur général des armées-armement Jean-Bernard Pène, pour montrer la faisabilité académique et la viabilité économique de ce projet et, du même coup, engager un dialogue avec tous les acteurs intéressés – les écoles, la DGA, les laboratoires, les entreprises… La constitution d’un club de partenaires me semble à cet égard une perspective intéressante.

 

Mais nous ne devons pas seulement nous cantonner à la formation d’experts et de techniciens. Un effort de sensibilisation doit être fait à l’égard des collégiens et des lycéens, et là encore, la région Bretagne, à travers son projet Bretagne numérique, a un rôle à jouer.

 

Enfin et surtout, l’activité dans ce domaine doit se nourrir de collaborations avec tous les acteurs comme les écoles, la DGA, les laboratoires des universités, les entreprises.

 

b)   Le soutien à l’innovation est l’autre priorité, notamment à destination des PME, et particulièrement en Bretagne

 

A côté de la formation, une autre urgence concerne le développement et l’innovation, qu’il faut encourager. Nous le faisons, et c’est notre force. Mais il y a une difficulté, qui tient un peu de la lutte entre glaive et le bouclier. L’enjeu est d’un côté de savoir détecter les attaques qui visent les systèmes d’information, et de l’autre côté, de rester en capacité de fournir le système le plus robuste possible, cela au meilleur rapport coût-efficacité. Cet équilibre n’est pas simple à trouver. Dans ce domaine de l’innovation, deux acteurs se distinguent au profit de la cyberdéfense, et je veux les saluer : les opérateurs, ou systémiers, qui sont les seuls à maîtriser de bout en bout la complexité croissante de la mise en œuvre des réseaux et des grands systèmes, mais également les PME, nombreuses dans notre région, qui constituent ensemble un creuset sans pareil de l’innovation technologique.

 

Dans ce domaine également, la Bretagne est appelée à jouer un rôle important. Le 7 septembre dernier, j’ai signé avec Pierrick Massiot un partenariat de développement des activités de recherche duale, qui va tout à fait dans ce sens. Cette convention favorise le développement des PME. Elle permet le cofinancement et l’accompagnement, par la DGA et la région Bretagne, de projets innovants proposés par des industriels. L’expertise de la Bretagne en matière de cyberdéfense se distingue par son excellence ; elle doit le demeurer. Comme je l’avais annoncé en septembre 2012, deux cents emplois vont être créés au sein de DGA Maîtrise de l’Information, au profit du centre d’expertise technique pour la cyberdéfense du ministère de la défense. En 2017, nous aurons ainsi 400 experts de très haut niveau couvrant l’ensemble des domaines d’expertises technique de la cybersécurité : cryptologie, microélectronique, architecture d’équipements de sécurité et de systèmes, analyse de composants logiciels et matériels…

 

V) Conclusion

 

 Mesdames et Messieurs,

 

Le cyberespace, dont nous ne faisons encore qu’effleurer les aspects les plus déstabilisants, est de toute évidence l’une des clés de notre défense et de notre souveraineté. Avec le Livre blanc de 2013, nous venons de poser la pierre d’angle de l’ambition nationale en matière de cyberdéfense. Pour présenter cette ambition, je tenais à m’exprimer devant vous, car je sais l’excellence que la Bretagne représente déjà dans ce domaine et, en même temps, tout le potentiel qui est encore le sien.

 

En ouvrant cette journée, je forme donc le vœu qu’elle soit fructueuse pour vous tous, et qu’à travers elle, vous fassiez vôtre l’ambition que je tenais à partager avec vous ce matin.

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