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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 08:40
Porte-hélicoptères Vladivostok photo Alexei Filippov - RIA Novosti

Porte-hélicoptères Vladivostok photo Alexei Filippov - RIA Novosti

 

09/12 Claude Fouquet - LesEchos.fr

 

Pour équiper sa flotte, Moscou construirait désormais ses propres navires de guerre. Une suite de l'affaire des Mistral français et de leur non livraison pour cause de crise ukrainienne.

 

Echaudés par l'affaires des porte-hélicoptères Mistral à la France et de leur très hypothétique livraison , les Russes semblent désormais décidés à se débrouiller eux même à l'avenir. C'est tout du moins ce qu'affirme le vice-premier ministre Dimitri Rogozine sur Twitter, reprenant des propos qu'il a tenu à l'agence russe Tass.

"Nous construirons désormais notre flotte nous-mêmes et uniquement en Russie" a-t-il en effet affirmé, ajoutant une nouvelle péripétie au feuilleton de la livraison des deux porte-hélicoptères de classe Mistral que Moscou a acheté mais que Paris refuse de livrer à cause de la crise en Ukraine.


Suite de l'article

 

 

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 20:40
Le BPC Vladivostok destiné à la Marine russe sur les chantiers navals de Saint-Nazaire. Crédit  Grigori Syssoev RIA Novosti

Le BPC Vladivostok destiné à la Marine russe sur les chantiers navals de Saint-Nazaire. Crédit Grigori Syssoev RIA Novosti

 

08/12/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'étape surprise de François Hollande en Russie, à son retour de son voyage au Kazakhstan, a permis au chef de l’État d'évoquer avec son homologue russe Vladimir Poutine le brûlant dossier ukrainien. Officiellement, le sujet de la livraison des deux navires Mistral à la Russie n'a pas été au programme... Car la question est cœur de la réputation internationale de la France comme exportateur d'armes.

Dans le sud de la France, on a coutume de dire que le Mistral, ce vent froid et violent qui balaie en hiver le pourtour méditerranéen, rend dingue... C'est également le cas pour les deux bâtiments de projection et de commandement (BPC), de la classe Mistral, que la France s'est engagée - un contrat a été dûment signé - à livrer à la Russie, le Vladivostok et le Sébastopol. Dans ce dossier très délicat, la France n'a finalement que des faux-amis, qui en règle générale ne sont pas avares de "très bons conseils" : des Américains aux Russes, en passant par nos "meilleurs ennemis" des siècles durant, les Britanniques. Tous, au nom de la morale, demandent à la France de renoncer à la livraison de ces deux navires de guerre. Pour des bonnes, mais surtout, des mauvaises raisons (business)...

 

Business ou morale ?

Car, au-delà de la morale, dans ce dossier, tout est bon pour les Américains, les Britanniques mais aussi les Russes pour décrédibiliser les Français très actifs sur les marchés export en général, et, en particulier, sur les ventes d'armement où la parole donnée est sacralisée. En Inde, "tous les interlocuteurs russes des Indiens disent de nous que nous ne sommes pas fiables. Les Anglais également", expliquait récemment encore aux sénateurs un des plus hauts responsables du ministère de la Défense, le délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon. Clairement, si demain l'Inde entrait en guerre contre le Pakistan ou la Chine, la France livrera-t-elle les Rafale ? Voilà la question à laquelle les Indiens ont envie d'avoir des réponses claires de Paris... Et ce qui vaut pour l'Inde, vaut pour tous les autres pays. Car un avion de combat, un navire militaire, etc., peuvent bien sûr servir à faire la guerre.

Faut-il rappeler que, depuis que l'Inde est entrée en janvier 2012 en négociations exclusives avec Dassault Aviation pour doter son armée de 126 avions Rafale pour un contrat estimé à 18 milliards d'euros, armements et soutien compris, tous ces pays, notamment la Grande-Bretagne, n'ont eu de cesse de torpiller ce deal... Une opération qui doit donner, malgré un vaste transfert de technologies, du travail à toute la filière aéronautique militaire. Environ 500 PME travaillent pour le Rafale.  Et l'Inde n'est qu'un exemple dans la guerre économique que se livrent souvent en coulisse les pays exportateurs d'armes.

 

La très mauvaise analyse des États-Unis en Ukraine

Pourquoi en est-on arrivé à cette situation dramatique en Ukraine ? En grande partie, la faute de l'administration Bush, puis Obama. Parce que, une fois encore, les États-Unis, à l'image de ce qui se passe aujourd'hui en Irak, ont eu une très, très mauvaise analyse de la situation géopolitique en Ukraine, et ont notamment sous-estimé la réaction de Moscou. Proposer à Kiev d'entrer dans l'OTAN était comme agiter un chiffon rouge devant Vladimir Poutine, qui faut-il encore le rappeler, a redonné une fierté au peuple russe. Depuis le Moyen Âge, l'Ukraine et la Russie poursuivent une histoire commune, mais pas sans divergences. Kiev, capitale de l'Ukraine moderne, est considérée comme le berceau de la civilisation slave orientale.

George Bush est parvenu à obtenir, lors du sommet de Bucarest de 2008, l'ouverture prochaine de l'Otan à la Géorgie et à l'Ukraine, désormais bénéficiaires du Membership Action Plan. Le sujet est chaud, très chaud, entre la Russie et les États-Unis. Mais la ligne politique américaine ne change pas avec l'arrivée de l'administration Obama qui entend soutenir un nouvel élargissement. Et Washington a négligé les signaux forts envoyés par Moscou. Notamment en février 2010, la doctrine militaire que Moscou a adoptée, inclut l'Otan et différents aspects de la politique américaine dans la liste des « dangers militaires » qui pèsent sur la Russie. Moscou ne pouvait pas, sur le plan stratégique, se faire encercler. Et la Russie veut que ceux qu'elle qualifie d'acteurs « extra-régionaux » - États-Unis, Otan, UE... - reconnaissent sans ambiguïté qu'elle y a des intérêts propres et majeurs.

 

La Russie veut-elle vraiment ses deux Mistral?

La livraison du Vladivostok et du Sébastopol ne peut réussir que si Moscou tient vraiment intrinsèquement à ces deux navires et non à l'utilisation géopolitique qu'elle pourrait en faire. Car, depuis l'origine des négociations pour la vente de ces deux BPC, une grande partie du complexe militaro-industriel russe a toujours tenté de faire échouer cette opération pour des raisons idéologiques. La Russie n'a pas besoin d'armements étrangers. Et le tweet du vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine, qui révélait au monde entier l'invitation de DCNS pour la livraison du Vladivostok le 14 novembre, n'a pas vraiment aidé la France dans cette affaire. C'est le moins qu'on puisse dire.

Aussi peut-on se demander si Moscou tient vraiment à ces deux navires? C'est déjà une réponse à tous ceux qui craignent que la Russie les utilise lors d'un conflit en Europe... Avec ou sans eux, elle envahira un pays si elle décide de le faire. Et le Vladivostok et le Sébastopol, aussi modernes soient-ils, ne sont qu'une goutte d'eau dans l'arsenal russe.

Que veut vraiment Vladimir Poutine, lui qui souffle le chaud et le froid ? La France a fait l'objet d'un rappel à l'ordre par la Russie avant la visite surprise de François Hollande à Moscou : Paris doit "remplir toutes ses obligations" et livrer à la Russie les navires de guerre Mistral qu'elle lui a vendus, faute de quoi sa "réputation" sera en jeu. Et de dire à l'issue de son entretien avec le chef d'État français : "Nous ferons preuve de compréhension, quelle que soit la manière dont la situation évoluera."

 

Livrer ou ne pas livrer ?

Alors, livrer ou ne pas livrer ? Dans les deux cas de figure, la France n'a que des coups à prendre. A elle de choisir ceux qui seront les moins douloureux pour les Français et sa crédibilité à l'international. Pour les finances, ce qui est sûr, c'est qu'un refus de livrer pourrait coûter jusqu'à 3 milliards d'euros, dont 1,2 milliard pour le remboursement des deux navires, si la Russie gagnait son arbitrage devant une cour internationale, selon le ministère de la Défense. Au final, que la France n'écoute pas les "conseilleurs" dans cette affaire, ils sont déjà tous prêts à lui planter un couteau dans le dos...

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 12:20
USS New Orleans Leaves BAE Shipyards

 

Dec 8, 2014 ASDNews Source : US Navy

 

Amphibious transport dock ship USS New Orleans (LPD 18) departed BAE Systems Shipyard for Naval Base San Diego after a five-month planned maintenance availability (PMA), Dec. 3.

The "Big Easy" spent the summer and fall undergoing an extensive maintenance period, receiving more than $16 million in repairs and upgrades to equipment and systems throughout the ship.

 

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 08:35
Nguyen Tan Dung rend visite à la Compagnie générale Ba Son

Le PM Nguyen Tan Dung rend visite à la Compagnie générale Ba Son. Source: VNA

 

07/12/2014 Vietnam+

 

Le Premier ministre Nguyen Tan Dung a rendu visite samedi à la Compagnie générale Ba Son relevant du ministère de la Défense, l'un des chantiers navals de l'armée qui a achevé la construction de deux corvettes russes Molniya 1241.8, et en construit quatre autres actuellement.

 

Le succès de la construction de ces corvettes Molniya a marqué un jalon important de l'histoire du secteur de la construction navale militaire et, plus généralement, de l'industrie de la défense du Vietnam, a estimé M. Nguyen Tan Dung. Cela prouve que le Vietnam peut maîtriser totalement les technologies et techniques modernes en ce domaine, a-t-il souligné.

 

Nguyen Tan Dung rend visite à la Compagnie générale Ba Son

Il a également annoncé que le Parti, l'Etat, le gouvernement et le ministère de la Défense préconisent de développer l'industrie nationale de la défense afin d'élever la combatitivité de l'armée, notamment des armées navale et aérienne, et ce, au service de l'édification d'une armée révolutionnaire régulière, bien exercée et de plus en plus moderne.

 

Afin de maintenir la paix et la stabilité, nous devons nous affermir sur le plan politique, de l'économie et de la défense en développant une industrie de la défense et en maîtrisant progressivement les technologies militaires modernes, a-t-il souligné. -VNA

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 13:40
Porte-hélicoptères Vladivostok photo Alexei Filippov - RIA Novosti

Porte-hélicoptères Vladivostok photo Alexei Filippov - RIA Novosti

 

MOSCOU, 4 décembre - RIA Novosti

 

La Russie attend la réponse de la France concernant la livraison des Mistral d'ici fin de l'année, a annoncé jeudi aux journalistes le conseiller du président russe pour la coopération technico-militaire, Vladimir Kojine.

 

"J'espère que nous obtiendrons leur réponse définitive d'ici la fin de l'année. Pour le moment, tout est préliminaire. Nous calculons la somme, elle est assez importante, s'agissant de milliards", a déclaré le conseiller, ajoutant que l'appel en justice, le cas échéant, serait dirigé vers la Cour Européenne d'Arbitrage.

 

"Seulement l'année prochaine", a précisé le responsable interrogé sur la date de l'appel.

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 08:20
The Keel of the USNS Brunswick Laid (HL04)


4 déc. 2014 All Hands Update December 4, 2014 #1


Headlines for Thursday, December 4, 2014: The Keel of the USNS Brunswick Laid and Navy Doctors Test New Way to Stop Skin Transplant Rejection

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 07:35
USS Fort Worth Departs San Diego for Deployment (Nov. 17)


3 déc. 2014 Lockheed Martin

 

On Nov. 17, the U.S. Navy deployed its third Littoral Combat Ship (LCS), USS Fort Worth, on a 16-month journey to Southeast Asia. While deployed, the ship will visit ports, collaborate with international navies and expand LCS capabilities. USS Fort Worth, which has traveled more than 40,000 nautical miles already, is the second ship built by the Lockheed Martin-led industry team. The ship was delivered to the Navy in 2012, two months ahead of schedule.

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 13:50
Defence Secretary gets update on aircraft carrier project

 

1 December 2014 Ministry of Defence, Defence Equipment and Support and The Rt Hon Michael Fallon MP

 

Michael Fallon visited Scotland to see the progress being made in building the UK's Queen Elizabeth Class (QEC) aircraft carriers.

 

While visiting the Aircraft Carrier Alliance, in Rosyth, Mr Fallon met with the project team to discuss the build progress of the second carrier, HMS Prince of Wales.

HMS Queen Elizabeth, which was formally named by Her Majesty the Queen in July this year, is currently being fitted out in Rosyth dockyard before arriving in Portsmouth.

Assembly of HMS Prince of Wales is also well underway. Speaking from the flight deck of HMS Queen Elizabeth, Mr Fallon said:

I came here to see for myself that the project is on track and on time to give Britain carrier strike capability, with HMS Queen Elizabeth operating with new F-35 planes by 2020.

These carriers will spearhead Britain’s sea power for the next 50 years, keeping the nation safe at home and protecting our interests abroad.

These magnificent ships are testament to the skill of the British shipbuilding industry and have created jobs not only in Rosyth and Scotland but across the UK. Our investment demonstrates the Government’s commitment that UK warships are only built in UK shipyards.

Work on the QEC carriers has created or sustained around 8,000 highly skilled jobs.

In Scotland alone, the QEC work has helped to directly support some 4,000 jobs and hundreds of apprentices at the Rosyth and Clyde shipyards.

With the MOD having invested some £2.66 billion in the programme at these shipyards so far – it is clear that Defence is making an unequivocal and continuing commitment to Scottish industry.

Ian Booth, Managing Director of the Aircraft Carrier Alliance, said:

We’re incredibly proud to be delivering the nation’s flagships and delighted to have the opportunity to show the Defence Secretary the progress we’re making on both ships following the naming ceremony in July.

HMS Queen Elizabeth has now reached an important engineering milestone which allows us to bring all her systems to life and HMS Prince of Wales, which only started assembly in September here in Rosyth, is now more than 40% complete.

HMS Queen Elizabeth will be handed over to the Royal Navy in 2017 and are expected to enter service by 2020.

With an expected service life of up to 50 years, the QEC carriers will be highly versatile and powerful joint Defence assets, able to meet the widest range of tasks around the world.

They are the largest, most capable and effective surface warships ever constructed in the UK.

The Defence Secretary also reiterated that there has been no change in the delivery programme for the F-35B strike aircraft which will fly from the carriers.

The phased approach to ordering F35 is working, with the first batch on track to enter initial maritime operating capability alongside HMS Queen Elizabeth in December 2020 as planned.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 17:40
Le porte-hélicoptères Vladivostok de classe Mistral au chantier naval de Saint-Nazaire photo Grigory Sysoev RIA Novosti

Le porte-hélicoptères Vladivostok de classe Mistral au chantier naval de Saint-Nazaire photo Grigory Sysoev RIA Novosti

 

NOVOSSIBIRSK, 2 décembre - RIA Novosti

 

La livraison des porte-hélicoptères Mistral commandés par la Russie est reportée jusqu'à ce que la situation en Ukraine se stabilise, a déclaré lundi soir aux journalistes l'ambassadeur de France en Russie Jean-Maurice Ripert.

 

"Le président français François Hollande a confirmé il y a quelque temps que la livraison des porte-hélicoptères Mistral pouvait être reportée jusqu'au moment  où la situation en Ukraine rendrait cette livraison possible", a indiqué le diplomate à la question de savoir si la livraison des Mistral ne dépendait que de la situation en Ukraine.

 

Mardi 25 novembre, le président français François Hollande a suspendu la livraison à la Russie d'un premier bâtiment de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral, considérant que la situation actuelle dans l'est de l'Ukraine ne permettait toujours pas la livraison du premier BPC.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 08:56
Le calepin des entreprises internationales de défense 2014 est en ligne

 

01/12/2014 DGA

 

Le service des affaires industrielles et de l’intelligence économique (S2IE) de la direction générale de l’armement (DGA), en partenariat avec la fondation pour la recherche stratégique (FRS), met en ligne l’édition 2014 du calepin des entreprises internationales de défense.

Cet ouvrage présente un vaste panorama de l’industrie de défense mondiale en fournissant, pour chaque entreprise française ou étrangère, les données synthétiques essentielles (gouvernance, actionnariat, données économiques, principales filiales et participations, programmes et coopérations). En complément de ces informations, une partie « orientation stratégique » a été ajoutée pour chaque entreprise.

Au-delà du fond, le format de publication a également été entièrement modifié pour offrir une lecture simplifiée et encore plus fluide.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez besoin d’informations plus détaillées ou pour nous faire part de vos commentaires ou propositions d’amélioration. Ce document peut être diffusé à l’extérieur de la DGA et du ministère de la défense sans aucune restriction. Une édition papier est en cours d’impression et peut être demandée auprès de Alain Durand : alain3.durand@intradef.gouv.fr 

Bonne lecture.

 

> Télécharger le calepin (PDF - 3,83 Mo)

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 08:35
China builds advanced warship for Bangladesh

 

2014-12-01 China Defense Blog (Source: CNTV)  

   China has launched its most advanced warship for export. Built by the China Shipbuilding Industry Corporation, the frigate, named Independent, is made for the Bangladeshi navy and is due to be delivered next year.

  This will become the Bangladeshi navy's most advanced warship, and be a real boost to its coastal defence capability.

   25 knots sailing speed, anti-radar design, highly adaptable to weather and oceanic conditions, and decked out with powerful weapons.

  The frigate "Independent" is made to be an all-rounder.

   "We believe this ship has very good cost performance. It can serve to protect the sovereignty and interests of a country out at sea. It can patrol, escort, protect fishing boats and conduct law enforcement," said Yang Zhigang, president of China Shipbuilding Industry Co..

  The "Independent" is one of two vessels ordered from China by Bangladesh.

   Researchers at the China Shipbuilding Industry Corporation have redesigned the ship's structure to suit the complex conditions of the Indian ocean.

  "We made a new ship form. It's cross-section looks like a deep Vee. Compared to the traditional round bilge hull form, it improves the performance of the ship when there are waves, guaranteeing high sailing speed in unfavorable oceanic condition," said Sun Lianfei, chief designer of China Shipbuilding Industry Co..

  Designers also gave a boost its mobility and survivability.

   "It has two engines and two propellers. They can work independently. This design makes it more reliable and durable. Its powerhouses are separately located, improving its survivability," Sun said.

  The newly launched frigate will stay in the port for months while electronic equipment and weaponry systems are installed.

  And after 6 months, the "Independent" will leave her mother port, and take up her post as a mighty guard on the Indian Ocean.

 

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 08:20
Une étape importante franchie dans la modernisation des frégates canadiennes

Après de récents essais en mer, le NCSM Fredericton se prépare maintenant en vue d’un déploiement à niveau élevé en tant que première frégate modernisée au début de 2015 (MDN)

 

24 novembre 2014 par Jacques N. Godbout - 45eNord.ca

 

Le Canada investit 4,3 milliards $ dans la modernisation frégates de classe Halifax, passerelle vers la flotte future, et le ministre de la Défense nationale, Rob Nicholson, a annoncé ce lundi 24 novembre une étape importante dans la modernisation des quatre premières frégates de cette classe: la première d’entre elles, le NCSM Fredericton sera déployée début 2015 et les experts du ministère de la Défense assurent en outre que l’échéancier de l’ensemble du programme sera respecté.

 

Les navires de classe Halifax sont appelés à jouer un rôle d’autant plus important que le Canada se retrouve maintenant avec un seul destroyer et que la Marine Royale canadienne pourrait avoir de la difficulté à maintenir son état de préparation.

Le projet de modernisation des navires de classe Halifax et de prolongation de la vie de l’équipement des frégates (MCH/FELEX) est un programme de 4,3 milliards $ visant à moderniser et améliorer la flotte existante. Il demeure dans les limites du budget, et les travaux devraient être achevés d’ici 2018, a assuré  aujourd’hui le ministère de la Défense à la session d’information technique qui a suivi l’annonce.

En septembre dernier, on apprenait que quatre navires allaient être retirés du service actif, dont les destroyers NCSM Iroquois et NCSM Algonquin, ce qui laissait la Marine royale canadienne avec un seul destroyer, l’Athabaskan.

Les destroyers sont de navires commandement et de contrôle, mais ils étaient également les seuls navires de guerre canadiens dotés des systèmes de missiles de défense aérienne à longue portée.

C’est dire à quel point la modernisation  des frégates de la classe Halifax pour ajouter des systèmes de radar et de commandement et de contrôle, tout en améliorant les capacités radar et de missiles, est  d’une importance cruciale pour la Marine royale canadienne.

 

Passerelle vers la flotte future

L’annonce de la modernisation des quatre premières frégates tombe à pic, alors que le mois dernier l’évaluation des forces navales menée par le Chef – Service d’examen révélait que la Marine Royale canadienne, qui traverse actuellement la période de modernisation et de renouvellement la plus intense et la plus complète de son histoire en temps de paix, pourrait avoir des difficultés à maintenir son état de préparation.

Mis en service de 1992 à 1996, les navires de la classe Halifax font actuellement l’objet, comme prévu, d’une modernisation de mi-vie qui comprend un nouveau système de gestion de combat, de nouveaux radars, un nouveau système de guerre électronique, des systèmes de communication et de missiles améliorés ainsi qu’un nouveau Système intégré de plate-forme.

 

 

«La modernisation des frégates de la classe Halifax servira de passerelle vers la flotte future et, de concert avec les navires de défense côtière de la classe Kingston et les sous-marins de la classe Victoria, elle permettra à la Marine royale canadienne de continuer à réaliser sa principale mission selon les directives du gouvernement du Canada jusqu’à l’arrivée du nouveau navire de combat de surface canadien.», a déclaré à ce propos le Vice-amiral Mark Norman, commandant de la Marine royale canadienne des Forces armées canadiennes, qui n’avait pas caché à 45eNord.ca lors d’un entretien le printemps dernier que les problèmes avec les destroyers étaient survenus avant que les navires de classe Halifax puissent prendre la relève.

Mais, fort heureusement, après de récents essais en mer, la frégate, NCSM Fredericton se prépare maintenant en vue d’un déploiement à niveau élevé en tant que première frégate modernisée au début de 2015.

Les douze frégates de patrouille polyvalentes de la classe Halifax fabriquées au Canada formeront dorénavant le pivot central de la flotte, souligne aujourd’hui la Défense nationale.

Les quatre premiers navires qui seront modernisés dans le cadre du programme MCH/FELEX sont le NCSM Halifax, le NCSM Fredericton, le NCSM Calgary, et le NCSM Winnipeg.

Outre la modernisation des douze frégates de la classe Halifax, le Canada ajoutera aussi à sa flotte trois nouvelles classes de navires, notamment les navires de soutien interarmées (NSI), les navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique (NPEA) et les navires de combat de surface canadiens (NCSC), en plus de l’intégration d’un nouvel hélicoptère maritime au sein de la flotte.

 

L’échéancier devra être respecté

Mais, chat échaudé craignant l’eau froide ( sans jeu de mot ), les questions des journalistes à la session d’information technique ont presque toutes porté sur le respect de l’échéancier,

Le responsable du programme de modernisation, Jeffrey Simpson, s’est alors fait rassurant, affirmant que le programme était «on time, on budget and on schedule».

On devrait donc avoir complété le programme tel que prévu, en 2018 et nos frégates, refaites de fond en comble, ou de la cale au dernier pont, devrait-on dire, devraient alors voguer, inchangées, jusqu’à 2030, permettant à la Marine royale canadienne de remplir sa mission.

Si, bien sûr, la réalité s’avère à la hauteur de l’annonce….

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 19:40
Le BPC Sébastopol dans le bassin de Penhöet de Saint-Nazaire - photo Thierry Hameau / Ouest-France

Le BPC Sébastopol dans le bassin de Penhöet de Saint-Nazaire - photo Thierry Hameau / Ouest-France

 

29 novembre 2014 par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

Le navire Mistral Sébastopol a été victime d’un vol de matériel informatique à son bord, a-t-on appris vendredi. Aucune information dite «sensible» n’aurait cependant été dérobée.

 

 

Le Sébastopol est l’un des deux navires commandés par la Russie à la France et dont la livraison est suspendue en raison de la crise en Ukraine.

C’est donc dans les chantiers de construction à Saint-Nazaire, dans l’ouest de la France, à bord de ce navire, qu’ont été dérobés deux disques durs, une carte mère ou une carte graphique, mais aussi un logiciel de gestion de communications entre différents serveurs mis au point par le groupe français d’électronique et de défense Thalès.

Le logiciel de Thalès, mis au point notamment dans le cadre du transfert de technologies à la Russie, ne peut toutefois fonctionner que sur le navire concerné… un vol inutile donc.

Les autorités concernées se sont apercues du vol le mardi 25 novembre, mais le délit a pu avoir lieu entre le 18 novembre et cette date, selon une source proche du dossier.

Le Sébastopol, jumeau du Vladivostok, navires militaires Mistral construits par la France pour Moscou, a été mis à flot à Saint-Nazaire il y a une semaine. Baptisé du nom du grand port de Crimée, annexé en mars par la Russie, le Sébastopol doit théoriquement être livré en octobre 2015.

La France avait reporté mardi « jusqu’à nouvel ordre », au vu de la dégradation du dossier ukrainien, la livraison du premier navire militaire Mistral commandé par Moscou. Le Vladivostok devait initialement être remis à Moscou mi-novembre, dans le cadre d’un contrat de 1,2 milliard d’euros (1,70 milliards $) signé en juin 2011 entre la Russie et le constructeur naval DCNS.

Les Mistral sont des navires polyvalents, pouvant transporter des hélicoptères et des chars, ou accueillir un état-major embarqué.

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 13:55
Le BPC Vladivostok - photo Thierry Hameau Ouest France

Le BPC Vladivostok - photo Thierry Hameau Ouest France

 

28/11/2014 Le Point

 

Le parquet de Rennes a ouvert une enquête préliminaire après un vol de matériel sensible sur la frégate dont la Russie réclame la livraison.

 

Le Vladivostok, ce bâtiment de projection et de commandement de type Mistral, que la Russie a acheté, mais que la France refuse de livrer, vient de subir une avarie inattendue à quai. Amarré dans le port de Saint-Nazaire, le porte-hélicoptère a été délesté des disques durs de ses ordinateurs ainsi que d'une partie de son matériel de transmission, des équipements de haute technologie installés par Thales.

 

Le vol a été constaté le 25 novembre. Selon les premiers éléments de l'enquête confiée à la police judiciaire de Rennes, aucune trace d'effraction n'a été relevée. Aucune hypothèse n'est pour le moment privilégiée. Le début des investigations concerne néanmoins l'environnement immédiat du navire. "On n'en est pas encore à soupçonner les Russes", indique une source au ministère de la Défense.

 

Le 17 juin 2011, la France et la Russie avaient signé un accord pour la construction de deux ce porte-hélicoptère de type Mistral pour un montant de 1,2 milliard de dollars. Il s'agit du plus important contrat jamais signé entre un pays membre de l'Otan et Moscou.

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 07:30
L'Egypte veut s'offrir une frégate FREMM

La frégate multimissions Normandie pourrait finalement mettre le cap vers Le Caire (Crédits : DCNS)

 

26/11/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Plus de 600 millions d'euros, c'est la valeur de cette frégate multimissions FREMM que Le Caire souhaite acquérir. La France est prête à lui livrer la frégate Normandie en voie de finition.


 

Décidément, l'appétit des militaires égyptiens pour les matériels d'armement tricolores est insatiable. Après les corvettes Gowind (quatre signées pour 1 milliard d'euros et deux en voie de l'être) et les Rafale (un intérêt pour 24 appareils pour 3,6 milliards d'euros) notamment, Le Caire voudrait en outre acquérir une frégate multi-missions FREMM très rapidement, selon des sources concordantes. Pour 2015, assure-t-on à La Tribune.

D'un montant de plus de 600 millions d'euros (hors armement), cette frégate anti-sous-marine, qui serait en quelque sorte le navire amiral de la flotte égyptienne, devra être prête pour la fin des travaux d'élargissement du canal de Suez l'année prochaine. Après le Maroc (1 exemplaire), ce serait au tour de l'Égypte de s'offrir ce bijou technologique français.

 

La Normandie, direction Le Caire ?

Livrer rapidement une FREMM, cela tombe plutôt bien. La France est prête à lui fournir la Normandie, la deuxième FREMM de lutte anti-sous-marine destinée à la Marine nationale. DCNS, qui est en train d'effectuer les dernières mises au point du système de combat, devait lui livrer la Normandie dans quelques semaines. Pour autant, la livraison de ce bâtiment à la marine égyptienne impliquerait toute une série de modifications par rapport à la version française. Ce qui dans le domaine du possible dans le délai imparti.

Mais il y a un hic, l'équipage et sa formation. L'Égypte est déjà en manque de personnels qualifiés pour ce type de bâtiment très moderne. Et là, le temps presse vraiment. Le défi est donc de former des marins en un temps record. Ou alors de fournir dans un premier temps un équipage clé en main avant de passer la barre.

La livraison d'une FREMM à l'Égypte serait une petite bouffée d'oxygène pour le budget de la défense française. Car, tout comme pour le Rafale, l'exportation des FREMM, à un degré moindre certes, est également une des clés de la bonne exécution de la LPM. Un succès à l'export qui donne encore plus de crédit au lancement du programme de frégates de taille intermédiaire, les fameuses FTI censées remplacer les trois dernières FREMM (9, 10 et 11), commandées mais en sursis.

 

Discussions politiques

Sur le plan politique, François Hollande a appelé mercredi l'Égypte à poursuivre son "processus de transition démocratique", prônant une relation "claire" avec le Caire, lors d'une déclaration conjointe à l'Élysée, aux côtés de son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi. "Nous souhaitons que le processus se poursuive, (un) processus de transition démocratique qui respecte la feuille de route et permette pleinement la réussite de l'Égypte", a déclaré le chef de l'Etat français devant la presse.

La France, a-t-il poursuivi, entend être un partenaire du Caire "à la fois fort, parce que l'Égypte a besoin de la France" mais aussi "dans une relation claire avec l'Égypte". Celle-ci "a traversé une période extrêmement difficile, lourde, avec des conséquences humaines considérables", a encore souligné François Hollande, appelant à développer "le plus grand nombre possible d'investissements".

 

Une visite de deux jours à Paris

Le président égyptien, qui entamait mercredi une visite de deux jours en France, a insisté pour sa part sur l'enjeu de l'activité touristique pour son pays. "Vous n'avez rien à craindre", a-t-il assuré à l'adresse des citoyens français, répondant aux inquiétudes exprimées par les professionnels français du secteur, insistant : "vous ne voyez pas combien le peuple égyptien aime ses invités". "Notre peuple aime les gens, nous souhaitons accueillir le monde entier pour faire connaître notre histoire et notre civilisation", a-t-il enchaîné.

Dans la foulée du déjeuner qui les réunissait à l'Élysée et avant de s'exprimer devant la presse, les deux chefs d'État ont assisté à la signature de trois accords de coopération dont une déclaration d'intention pour un partenariat franco-égyptien sur le métro du Caire.

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 19:55
Crédit  Grigori Syssoev RIA Novosti

Crédit Grigori Syssoev RIA Novosti

 

26 Novembre 2014 , par Martin Tammik responsable du Pôle Russie/Eurasie - ileridefense

 

Le président français François Hollande a posé son veto à la livraison des porte-hélicoptères de classe Mistral à la Russie. Même si le report ne constitue pas une décision définitive, la Russie ne recevra probablement jamais ses Mistral, estiment les experts militaires. La question des compensations sera soumise à la Cour internationale d’arbitrage, mais leur montant risque d’être inférieur à celui espéré par Moscou.

 

François Hollande a suspendu la livraison à la Russie du premier navire Vladivostok, déjà achevé, a annoncé l’agence AFP citant le président français le mardi 25 novembre. Les navires n’obtiendront pas l’autorisation d’exportation applicable aux produits à usage militaire, nécessaire au transfert des bâtiments à la Russie.

Selon les termes du contrat signé par l’ancien président russe Dmitri Medvedev et son homologue Nicolas Sarkozy, la France s’engageait à construire deux porte-hélicoptères Mistral pour la Russie. Ces derniers ont déjà été baptisés Vladivostok et Sébastopol. Le montant du contrat s’élevait à 1,2 milliard d’euros, le veto présidentiel frappe le premier des deux navires.

Les représentants de l’Otan, ainsi que des membres influents du Congrès américain, s’opposaient à la livraison des navires, car ils estimaient que la Russie était responsable de l’escalade du conflit en Ukraine. Ils suggéraient l’acquisition des navires pour les besoins de l’Alliance, ce qui paraît techniquement impossible, le navire ayant été adapté aux besoins militaires de la Russie.

Si la France renonce à respecter le contrat, le montant de la compensation pourrait atteindre 3 milliards d’euros, affirme la Russie. Le ministre adjoint de la Défense Iouri Borissov a déjà déclaré que Moscou était prêt à « attendre patiemment » ses navires, mais pourrait déposer un recours auprès de la Cour d’arbitrage de Stockholm. Pour le moment, il est difficile de savoir si le tribunal peut retenir l’argument du « cas de force majeure » concernant la crise ukrainienne, ce qui donnerait à Paris le droit de refuser la transaction avec la Russie.

Ilya Ratchkov, professeur adjoint à la faculté de droit international de l’Institut d'État des relations internationales de Moscou, estime que le cas de force majeure pourrait s’appliquer à la France si ce pays était le terrain des opérations militaires, argument que la France pourrait alors citer. L’expert a rappelé le veto opposé par l’ancien président russe Dmitri Medvedev à la livraison des complexes S-300 à l’Iran suite à la résolution du Conseil de sécurité de l’Onu. Téhéran avait alors déposé un recours contre Rosoboronexport, le fabricant des complexes, auprès de la Cour internationale de Genève.

Le ministre adjoint de la Défense Iouri Borissov a confirmé que la Russie saisirait la justice si la France ne respectait pas ses engagements.

Alexander Golts, expert militaire et rédacteur en chef adjoint du journal en ligne Ejednevny Journal, estime que la décision du président français signifie, dans le fond, que « les navires ne seront jamais livrés à la Russie » : « Leur livraison est conditionnée à un changement radical dans la position russe concernant l’Ukraine. Il est évident que la Russie n’envisage pas de changer d’approche dans un avenir prévisible. Par conséquent, les conditions pour la livraison des Mistral ne seront pas réunies », estime Golts.

Golts pense que « les médias et experts russes exagèrent largement les montants des pénalités et compensations. La transaction est sans doute assurée et réassurée. La France s’expose évidemment à des pénalités, mais elles ne seront pas colossales ».

Par ailleurs, si la transaction est annulée, cela pourrait entacher la réputation de la France en tant que grand acteur sur le marché des armements et affecter ses relations avec la Russie. L’ancien président français Nicolas Sarkozy se prononce en faveur de la livraison des Mistral. À la mi-novembre, il a déclaré que la France devait « tenir parole » et livrer les navires.

Alekseï Poutchkov, président de la commission des Affaires étrangères de la Douma, a déclaré à l’agence RIA Novosti qu’en suspendant la livraison des Mistral au lieu de l’annuler définitivement, la France cherche à « trouver un équilibre » entre sa participation à l’Union européenne et à l’Otan et ses liens avec la Russie. Poutchkov estime, par ailleurs, que la décision du président français est « temporaire et hésitante ».

« La France devra choisir un camp. D’autre part, le président français espère, peut-être, que d’ici quelque temps, les conditions seront plus favorables ».

Entretemps, d’autres députés de la Douma ont d’ores et déjà avancé les premières propositions, très exotiques, afin de « punir » Paris. « Nous pourrions interdire la commercialisation du vin français en Russie », a proposé Vladimir Bessonov, membre du comité de la Défense à la Douma, en direct sur la chaîne de radio RSN. « Rien qu’en le suggérant, nous pourrions peut-être obtenir le résultat escompté ».

Le contrat de vente des Mistral est le premier grand contrat de vente d’armements entre la Russie et un pays membre de l’Otan depuis la fin de la guerre froide. Notons que le contrat d’achat des Mistral, conclu sous l’ancien ministre de la Défense Anatoli Serdioukov, avait été critiqué par les experts militaires. Ils estimaient que la Russie était capable de construire de tels navires elle-même et soulignaient que la France n’avait pas l’intention de transférer les technologies à la Russie.

Si les Mistral ne sont finalement jamais livrés, il ne s’agira pas du premier échec d'une tentative de commander un navire militaire à un pays occidental.

En 1937, le gouvernement soviétique avait cherché à commander un projet de puissant cuirassé aux États-Unis. Les diplomates soviétiques étaient alors parvenus à rencontrer le président américain Franklin D. Roosevelt et à en discuter avec lui, sans succès. Les États-Unis avaient, certes, proposé de construire un navire de type obsolète pour l’URSS, mais la proposition avait été rejetée par les militaires soviétiques.

 

26 novembre, 2014 Alexandre Braterski, Polina Matveeva, Gazeta.ru

source Russia Beyond of the Lines

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 12:50
Premières missions pour le P901 Castor

 

21.11.2014 Texte et photo : Philippe Herman – MIL.be

 

Après une période de trois mois d’entraînement et de qualification, le nouveau patrouilleur de la Marine, le P901 Castor et son équipage ont été déclarés prêts pour l’exécution de leurs missions et ce, conformément au planning.

 

L’une d’elles consiste notamment à garantir la permanence Ready Duty Ship (RDS), qui prévoit entre autres qu’un navire de commandement doit être disponible en permanence pour la coordination des secours lors d’accidents majeurs dans les eaux belges. Le Castor a rempli cette mission pendant une semaine dès le 18 novembre et pour la première fois dans sa jeune carrière.

 

En marge de cette permanence RDS, une campagne de contrôle de pêche a également été menée. Lors de ces contrôles, tant les navires de pêche professionnels que les pêcheurs amateurs sont inspectés. Durant cette campagne de contrôle de pêche, une équipe d’inspection mixte du Service de Pêche et de la Marine a été mise en place. Une quinzaine de bateaux de pêche, belges et étrangers, ont été contrôlés durant la semaine.

 

Dans un même temps, des zones spécifiques protégées, ainsi que la navigation ont été observées. Les informations sont ensuite traitées par le Carrefour d’Information Maritime (CIM) de Zeebruges.

 

Il ne s’agit pas de nouvelles missions pour la Composante Marine, mais bien de nouveaux moyens mis en œuvre pour exécuter les missions avec davantage de sécurité et une plus grande efficacité.

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 12:55
Le BPC Sébastopol dans le bassin de Penhöet de Saint-Nazaire 21 nov 2014  - photo Thierry Hameau

Le BPC Sébastopol dans le bassin de Penhöet de Saint-Nazaire 21 nov 2014 - photo Thierry Hameau

 

20/11/2014

 

La manoeuvre a duré toute la nuit : le Vladivostok est désormais dans la forme Joubert du port et le Sébastopol a pris sa place dans le bassin de Penhoët

 

Suite de l'article, reportage photo et videos

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:40
photo Franck Dubray - Ouest France

photo Franck Dubray - Ouest France

 

18.11.2014 par Philippe Chapleau – Lignes de Défense

 

Une jolie info de mes camarades de la rédaction de Saint-Nazaire: depuis lundi matin, les 400 marins russes en formation à Saint-Nazaire sur le porte-hélicoptères Vladivostok, un BPC (bâtiment de projection et de commandement) de type Mistral, n'ont plus accès à bord. Aucune mesure physique n’a cependant été mise en œuvre pour leur interdire l’accès au porte-hélicoptères qui aurait dû être livré au client russe il y a quelques jours.

 

Un peu de contexte. Amarré sur un quai du bassin de Penhoët, à Saint-Nazaire, le Vladivostok est prêt pourtant à prendre la mer. La formation des hommes de deux équipages russes est terminée depuis quelques jours et ils ont procédé à des manœuvres en mer à plusieurs reprises.

 

Le second bâtiment de la classe Mistral destiné à la marine russe, le Sébastopol, également en construction aux chantiers STX de Saint-Nazaire, devrait être mis à l’eau cette semaine. Ces navires ont été vendus par la France à la Russie pour 1,2 milliard d'euros en juin 2011, sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

 

Qui a pris l'initiative d'une telle mesure d'interdiction? Lundi soir, alors que Jean-Yves Le Drian inaugurait le bureau du Tigre, le ministère de la Défense disait tout ignorer de cette information. En fait, l'Intérieur a visiblement servi de relais à l'Elysée qui a choisi d'intensifier la pression sur les Russes.

 

Bien sûr, il n'y a aucune "pression physique" à craindre de la part des Russes qu'on pourrait croire tentés de prendre la mer au nez et à la barbe de la France. Un tel scénario rappelerait la sortie clandestine des vedettes de Cherbourg, lors de la nuit de Noël 1969. Il reste que le départ d’un BPC avec 400 marins et du navire école Smolniy, avec 150 marins, reste hautement improbable. Surtout que le BPC et sa conserve sont dans un bassin clos. Exit l'hypothèse romanesque.

 

Guerre des nerfs? Jeu de chat et de souris? Qui est le chat, entre Vladimir et François, parce que chat croque toujours la souris.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 16:56
BPC Vladivostok photo Marine Nationale

BPC Vladivostok photo Marine Nationale

 

17 nov 2014 Marine & Océans (AFP)

 

Bruxelles - La France "est suffisamment créative" pour trouver un moyen de ne pas livrer les navires de guerre Mistral à la Russie, mais trouver preneur ailleurs, a estimé lundi le ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavlo Klimkine.

 

L'opposition de Kiev à la livraison des deux bâtiments vendus par la France à la Russie en 2011 est "extrêmement claire", a affirmé M. Klimkine dans un entretien à l'AFP. "Le Mistral ne pourrait et ne devrait pas être livré à la Russie", a-t-il insisté, "aussi bien politiquement que par rapport à l'actuel code de conduite de l'UE", a ajouté le ministre en référence aux sanctions européennes qui interdisent toute exportation d'armes vers ce pays.

 

"Je pense que les autorités françaises, dans leur façon toujours créative et engagée, devraient trouver une solution pour livrer le Mistral à d'autres entités, afin d'assurer la sécurité et non la saper", a poursuivi M. Klimkine. "Je suis sûr que nos amis français trouveront une solution".

 

"Livrer le Mistral ne serait pas seulement un problème politique difficile, mais aussi un problème d'image pour les autorités françaises, car au sein de l'UE et au-delà, de nombreux pays considéreraient une telle livraison comme une atteinte à la sécurité européenne et globale", a-t-il encore déclaré.

 

Construits par les chantiers navals STX de Saint-Nazaire, les Mistral, vendus par la France à la Russie pour 1,2 milliard d'euros en juin 2011, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, sont au centre d'un imbroglio diplomatico-militaire depuis que le président français François Hollande a décidé début septembre de lier leur livraison à un règlement politique de la crise en Ukraine.

 

Vendredi, une source haut placée à Moscou avait sommé la France de livrer un premier Mistral avant fin novembre, sauf à s'exposer à de "sérieuses" demandes de compensation. Samedi, M. Hollande a assuré qu'il prendrait sa décision "en dehors de toute pression".

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 17:55
Le Vladivostok et le Smolniy à Saint-Nazaire  photo Franck Dubray

Le Vladivostok et le Smolniy à Saint-Nazaire photo Franck Dubray

 

16 nov 2014 Marine & Océans (AFP)

 

Brisbane (Australie) - Le président François Hollande a souligné dimanche qu'il prendrait sa décision sur la livraison des navires de guerre Mistral à la Russie, reportée jusqu'au règlement de la crise en Ukraine, "en dehors de toute pression".

 

"Je prendrai ma décision en dehors de toute pression, d'où qu'elle vienne et en fonction de deux critères, les intérêts de la France et l'appréciation que j'ai de la situation", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue du G20.

 

"Il n'y a pas de pression non plus du temps", a-t-il ajouté, assurant que la France était "pour l'instant dans les règles" fixées par le contrat et qu'il ne se posait "donc pas la question aujourd'hui de compensations" qui devraient être versées à Moscou si ces navires n'étaient finalement pas livrés.

 

"Cette question du Mistral n'a pas été posée du tout ici, ni par des partenaires au sein du G20 ni par le président (russe Vladimir) Poutine lors de notre entretien (samedi soir en marge du G20) parce que ce n'était pas le lieu", a confirmé le chef de l'Etat français.

 

Vivement interpellé par son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, qui a jugé samedi que la France devait "honorer sa parole" et livrer les deux Mistral à la Russie et raillé son attitude "piteuse", François Hollande s'est refusé à "polémiquer" avec lui.

 

"Je ne vais pas polémiquer avec un candidat dans des élections partisanes (pour la présidence de l'UMP) et qui se laisse forcément aller à des facilités qui n'ont pas cours ici", a-t-il martelé.

 

A la veille de l'ouverture du G20 de Brisbane, une dépêche de l'agence russe Ria Novosti citant une source haut placée à Moscou, avait fait monter la pression d'un cran, la France se voyant sommée par cette source anonyme de livrer un premier Mistral avant fin novembre, sauf à s'exposer à de "sérieuses" demandes de compensation.

 

Les Mistral, des "bâtiments de projection et de commandement" (BPC) vendus par la France à la Russie en juin 2011 pour 1,2 milliard d'euros sous la présidence de Nicolas Sarkozy, sont au centre d'un imbroglio diplomatico-militaire depuis que François Hollande a décidé début septembre de lier leur livraison à un règlement politique de la crise en Ukraine.

 

François Hollande a répété à plusieurs reprises que le cessez-le-feu devait être "entièrement respecté" en Ukraine, avant que Paris ne procède à la livraison du premier navire, le Vladivostok, initialement prévue en octobre.

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 11:55
BPC Vladivostok photo Marine Nationale

BPC Vladivostok photo Marine Nationale

 

16 novembre 2014 JDD

 

Le président français a souligné dimanche à l'issue du G20 australien qu'il prendrait sa décision sur la livraison des Mistral à la Russie "en dehors de toute pression".


"Pour l'instant, la Russie n'est pas un partenaire sur lequel on peut compter pour obtenir une désescalade en Ukraine." Le constat est signé d'une source diplomatique française interrogée samedi par le JDD et qui estime que "les conditions ne sont pas réunies" pour que la France livre enfin le premier des deux porte-hélicoptères Mistral à la marine russe. "La phase de tension et de refroidissement" n'est donc pas terminée, loin s'en faut, et cela explique en partie pourquoi le sujet de la livraison des Mistral n'a pas été évoqué lors de la rencontre Poutine-Hollande samedi, en marge du G20. D'autant que la veille, une source au Kremlin avait annoncé un délai de quinze jours pour que la France respecte les termes du contrat. Commentaire d'un officiel français : la France a "sa propre échéance". Selon nos informations, les autorités françaises estiment même possible, "après analyse juridique", d'interpréter certaines clauses du contrat donnant à la France "quelques semaines, voire quelques mois" pour autoriser la licence d'exportation des Mistral.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 15:55
BPC Vladivostok - photo Franck Dubray Ouest-France

BPC Vladivostok - photo Franck Dubray Ouest-France

 

14/11/2014 Pierre Beylau - Où va le monde / LePoint.fr

 

Beaucoup de pays qui nous achètent des armes ne sont pas plus recommandables que la Russie de Poutine. La moindre des choses reste d'honorer les contrats signés.

 

Les Russes s'énervent face aux tergiversations françaises. Ils viennent de faire savoir, par le truchement d'une dépêche de l'agence Novosti, qu'ils exigeront de lourds dédommagements si le premier des deux navires Mistral commandés à la France n'est pas livré. Paris réitère sa position : pas de livraison sans une désescalade en Ukraine. Cela risque de prendre du temps...

 

La France, embarrassée, se drape dans une posture politico-morale qui laisse rêveur. En septembre dernier, Jean-Yves Le Drian se félicitait du fait que les commandes d'armements français à l'étranger aient augmenté de 43 % en 2013. Le ministre de la Défense faisait observer que les exportations d'armements avaient représenté le quart de nos exportations globales de 2010 à 2013, et pesaient pour 40 000 emplois, sur les 160 000 que représente ce secteur.

 

Or, d'où nous vient cette manne miraculeuse ? Les commandes d'armes proviennent-elles uniquement d'États vertueux, démocratiques, respectant scrupuleusement les droits de l'homme et les libertés publiques ? Nos clients observent-ils tous méticuleusement les règles du droit international ?

 

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 15:55
Le BPC Vladivostok et le Smolniy à Saint-Nazaire - photo RP Defense

Le BPC Vladivostok et le Smolniy à Saint-Nazaire - photo RP Defense

 

15/11/2014 Par lefigaro.fr

 

L'incertitude à propos de la livraison des navires Mistral à la Russie fait peser un risque sur les 2500 emplois des chantiers STX de Saint-Nazaire.

 

«Des centaines d'emplois», voilà l'enjeu de la livraison des navires Mistral à la Russie, selon les syndicats. La décision prise à l'Élysée et assujettie à la situation diplomatique en Ukraine pourrait bien avoir des répercussions néfastes dans l'Hexagone. Davantage qu'un sujet de discussion lors de la rencontre Hollande-Poutine ce samedi en marge du G20, le Mistral constitue une garantie de travail pour les ouvriers des chantiers navals de Saint-Nazaire.

 

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 13:40
BPC Vladivostok photo Marine Nationale

BPC Vladivostok photo Marine Nationale

 

MOSCOU, 14 novembre – RIA Novosti

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, affirme que la date de livraison ne peut encore être annoncée. Elle devrait tout de même avoir lieu dans un avenir proche et tout le monde attend la décision du président François Hollande.

Le premier porte-hélicoptères Mistral, le Vladivostok, devait être remis par la France à la marine russe vendredi 14 novembre, à en croire l'invitation initialement envoyée à la partie russe. Mais on ignore toujours quand la livraison aura lieu: la délégation russe ne s'est pas encore rendue en France et la partie française n'a ni retiré ni confirmé son invitation. Par-dessus tout, elle ne parvient pas à fixer de nouvelle date.

Il y a deux semaines, le vice-premier ministre russe pour l'industrie de l'armement Dmitri Rogozine avait déclaré que l'agence Rosoboronexport avait reçu une invitation des chantiers navals DCNS – le prestataire français pour le contrat des Mistrals - à assister à la cérémonie de remise du Vladivostok le 14 novembre. Dmitri Rogozine avait même diffusé sur les réseaux sociaux une photo de l'invitation. Peu de temps après, la direction de DCNS avait démis de ses fonctions Yves Destefanis, en charge des Mistrals vendus à la Russie. Sa lettre envoyée en Russie, pouvant avoir des "conséquences négatives pour la compagnie", en serait justement la cause selon les médias français.

A la veille du Jour J, les journalistes du Nouvel Observateur ont découvert que la Russie n'avait pas inventé cette invitation et qu'effectivement, la date du 14 novembre y figurait – des responsables français en ont reçu un exemplaire identique. Un emploi du temps détaillé de la cérémonie et le plan d'accès du lieu ont même été diffusés sur internet.

 

Le silence et l'attente

Le ministre russe de l'Industrie et du Commerce Denis Mantourov a déclaré que la partie française n'avait pas retiré son invitation pour le 14 novembre après le renvoi d'Yves Destefanis. "L'invitation n'a pas été retirée et le responsable a été renvoyé. Prenez-le comme vous voulez", a simplement commenté Denis Mantourov.

Comme l'a annoncé à RIA Novosti une source haut placée dans le domaine de la coopération militaro-technique, à deux jours de la remise attendue du Vladivostok la France n'a pas réagi à l'approche de la date de remise du Mistral, "suspendant dans les airs" le processus. Au final la délégation officielle russe ne s'est pas rendue à Saint-Nazaire cette semaine. "Ils gardent le silence et n'entrent pas en contact. Le navire devait être transmis le 14, et maintenant c'est le silence", a déclaré l'interlocuteur de l'agence.

Selon Jean-Yves Le Drian, aucune nouvelle date de cérémonie ne peut encore être annoncée. Toutefois, il n'a pas nié que la livraison devrait avoir lieu prochainement. Tout le monde attend maintenant la décision du président François Hollande.

Certains médias avaient déjà indiqué que la date de remise du premier Mistral pourrait être reportée de trois mois, rappelant que cette possibilité était inscrite dans le contrat. L'atermoiement actuel n'entraînera pas de sanctions russes à l'encontre du prestataire car l'attente de la décision du président français est prescrite dans les circonstances de "force majeure" de nature politique prévues par le contrat.

 

L'attente ne sera pas longue

Selon le capitaine de vaisseau Mikhaïl Nenachev, président du Mouvement russe de soutien à la flotte, les Français attendent une bonne opportunité pour livrer à la Russie le porte-hélicoptères et le temps d'attente ne dépassera pas deux mois.

"Les Français estimeront la date du 14 comme finale encore plus d'une fois. J'espère que l'atermoiement ne sera pas plus de deux mois, parce qu'il n'y a personne d'autre, à part la Russie, à qui ces navires pourraient être livrés.  Je pense que les Français attendent le bon moment pour que Washington relâche la pression sur eux. Ils attendent le moment opportun", a déclaré à RIA Novosti Mikhaïl Nenachev, ajoutant que la Russie attendait de la France un véritable partenariat et un développement de la coopération militaro-technique.

Selon lui, la France cherchera à se sortir de cette situation le plus vite possible. "La situation et les conditions économiques forceront les Français à remplir la commande. Nous verrons de quoi ils auront l'air une fois que tout sera terminé", a déclaré l'expert.

Le contrat pour la livraison de deux porte-hélicoptères Mistral signé en 2011 est le plus important de toute l'histoire de liens militaro-techniques entre la Russie et la France: il s'élève à 1,2 milliard d'euros. Le premier bâtiment, le Vladivostok, doit entrer en service dans la marine russe en 2014, le second, le Sébastopol, en 2015.

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