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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:50
Quel avenir pour l’industrie navale militaire européenne ?

octobre 27, 2013 par Marquis Seignelay

 

Par ce billet, il est proposé de prolonger la réflexion initiée par ma première collaboration avec un « agsien » (Mon Blog Défense) en novembre 2009 :  «  Consolidation du secteur terrestre en Europe : scénarios possibles« . Récemment, un autre allié m’a gracieusement donné quelques retours du colloque « Quelle consolidation pour notre industrie d’armement et de Défense ? » organisé par le Club Participation et Progrès et la Revue de Défense Nationale. Revenons, si vous le voulez bien, sur le cas de l’industrie navale.

 

Trois grandes options ?

L’industrie navale européenne, en général, et française en particulier, pourrait être restructurée selon deux ou trois grandes hypothèses :

  • l’EADS naval,
  • le projet du groupe Dassault de devenir un « French BAE » à travers Thales,
  • un projet alternatif qui pourrait être un groupe mi-civil, mi-militaire.

En ce qui concerne la seconde hypothèse, Thales a d’ores et déjà un pied dans DCNS (35%) et souhaite en faire de même dans Nexter. Thales voudrait continuer à monter au capital de DCNS, ce qui n’enlève en rien le besoin de former une ou des alliances.

 

L’EADS naval

Le partage industriel est d’une particulière complexité dans l’industrie navale par rapport à ce qui peut se faire dans d’autres industries d’armement. Il n’est pas de ma compétence d’expliquer le pourquoi du comment, néanmoins, quelques exemples et remarques peuvent, au moins, illustrer cette difficulté.

Premièrement, un chantier naval est une somme de compétences humaines comme n’importe quelle entreprise. A la remarque près qu’il y a des compétences que l’on ne trouve que dans des chantiers navals. Certains travaux de soudure ne se réalisent que sur des chantiers bien précis (comme par exemple la soudure de tôles d’acier à haute limite élastique pour les sous-marins). Le temps est nécessaire pour acquérir ces compétences et il faut un volume de travail continu pour les préserver et les renouveler (ceux qui ne respectent pas cet ordre des choses ont bien des difficultés). C’est pourquoi seuls les chantiers qui répètent les mêmes travaux parviennent à rentabiliser ces investissements humains.

Deuxièmement, il est tout aussi difficile de partager la construction du « flotteur », c’est-à-dire le navire en lui-même. Nous parlons d’un EADS naval et peut être avons-nous en tête l’image des éléments des Airbus qui transitent en Europe par la mer, la route ou les air. Cette mobilité est difficile à reproduire dans le naval. Par exemple, la construction des frégates La Fayette a été modulaire, en ce sens où le navire était un assemblage de blocs pré-armés. Et le plus gros de ces blocs atteignait 300 tonnes ! Mais il n’est pas impossible d’échanger des blocs de bateaux entre chantiers navals comme en témoignent les programmes Scorpène, FREMM et BPC pour ne citer qu’eux.

Troisièmement, si la mobilité n’est pas un frein au partage des tâches industrielles, il se heurte à la question de la rentabilité. L’ouvrage « Les frégates furtives La Fayette » (éditions Addim) nous apprend que c’est parce qu’il était question de construire et le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle et douze frégates La Fayette que la DCN a pu investir dans de nouvelles grues. La construction modulaire générait donc plus de gains si les blocs étaient moins nombreux, mais donc plus lourds. C’est donc pourquoi l’administration avait investi dans des engins de levage ayant une capacité de 1000 tonnes. Finalement, il faut donc avoir un minimum de volume à construire pour rentabiliser la modernisation de l’outil. A titre d’illustration, la première La Fayette a été construite en dix-huit mois, contre une trentaine de mois onze années avant ce chantier pour un bâtiment de combat. Le Courbet, troisième unité de la série, fut assemblé en six mois…

Quatrièmement, et quand bien même nous voudrions atteindre une telle organisation industrielle, il faudrait que les classes de frégates soient communes. La construction modulaire n’interdit pas de changer les senseurs et les vecteurs. A priori, si nous devions exagérer un peu, il faudrait dire alors que le seul bâtiment en construction entre plusieurs chantiers qui soit d’un modèle vraiment commun est le SNA Virginia dont deux chantiers américains se partagent la construction ou les Scorpène du temps où ils étaient construit entre la France et l’Espagne…

Cinquièmement, même le partage des études de développement des bateaux et l’achat de gros équipements en commun a été une source de déceptions. Le programme FREMM en est la parfaite illustration malheureusement. Patrick Boissier, lors de son audition devant la commission de la Défense et des forces armées à l’Assemblée nationale en mars 2013, précisait notamment que :

  • « Le programme FREMM prévoit une conception commune en amont, et l’achat en commun de la turbine, du système de stabilisation, du système de guerre électronique et du sonar. Ces matériels représentant environ 10 % du coût du navire, l’opération permet d’économiser à peu près 1 million d’euros par bâtiment« .
  • « Moins de 10 % du coût des études a été mutualisé, ce qui représente une économie apparente de 50 millions d’euros pour chacun des partenaires. En fait, si l’on tient compte du coût supplémentaire des études spécifiques relatives aux plateformes différentes pour chaque pays, et du surcoût lié à la coordination, le montant économisé est ramené à une quinzaine de millions d’euros. En définitive, grâce à cette coopération, la France aura donc économisé environ 30 millions d’euros, soit 1 % à 1,5 % du coût total du programme« .

De ce que nous pouvons constater c’est que nous sommes passés d’un cycle à l’autre, d’une tendance à une autre. Dans les années 90 il était question de grands programmes multilatéraux communs, comme la frégate NFR90 otanienne.

Néanmoins, de la fin des années 90 aux premières années 2000, le multilatéralisme a disparu. Il est apparu que les européens ne lançaient plus que des programmes à deux ou trois dans le domaine naval. Par exemple, la frégate NFR 90 a donné naissance à trois projets antagonistes :

  • le programme Horizon centré sur le PAAMS,
  • les frégates AEGIS européennes,
  • la frégate Charles Quint entre l’Allemagne, l’Espagne et les Pays-Bas.

Surtout, ce qui a changé c’est que la coopération se fait beaucoup plus sur les équipements et les systèmes (typiquement le PAAMS) que sur les bateaux eux-mêmes. C’est une évolution tout à fait étonnante car le programme de Chasseurs de Mines Tripartite (France, Belgique et Pays-Bas) avait été une vraie réussite, même la modernisation avait été commune (sauf la construction). Enfin, et c’est peut être le plus contraignant, les chantiers navals européens ont développé des solutions nationales à proposer à l’exportation.

C’est pourquoi l’EADS naval semble bien difficile à imaginer car tant le partage industriel que la concurrence actuelle entre les chantiers supposent… moins de chantiers. Est-ce pour cela que les chantiers ne se lancent plus que dans des produits nationaux et que les gouvernements ne coopèrent plus dans le domaine naval ?

 

Le chantier naval est-il encore facteur de la puissance navale ?

C’est la question douloureuse : qui accepterait de ne plus assembler un navire dans son pays ? De tous les temps, quand une puissance navale émerge c’est à partir d’un outil industriel capable de construire les vaisseaux qui porteront ses ambitions. La mise en construction d’unités à l’étranger n’avait alors pour but, non pas de réaliser des économies, mais bien d’accélérer un mouvement. C’est ce que fit en France Colbert pour hâter l’émergence de la Marine royale comme première force navale mondiale.

Le cas du Nord de l’Europe est particulièrement central dans le débat. Dans « De la Mer et de sa Stratégie » (aux éditions Tallandier), l’historien Philippe Masson nous retrace le passage du centre de gravité du monde de la Méditerranée à l’Atlantique. A cette fin, il fallait des bateaux hauturiers capables d’affronter l’Atlantique. Et justement, ce sont les puissances maritimes émergentes du Nord de l’Europe qui inventèrent les vaisseaux de haut bord : cogue, carraque, etc…

Est-ce que ces puissances maritimes sont arrivées au bout du cycle à l’occasion du basculement du centre de gravité du monde de l’Atlantique au Pacifique ? Si nous devions adopter cette lecture alors cela expliquerait deux mouvements. Le premier est que un programme comme le Littoral Combat Ship américain trouve ses racines dans les programmes de corvettes du Nord de l’Europe. Ainsi, l’Europe du Nord serait parvenu au terme d’un cycle technologique sur le plan historique.
Second mouvement, de la Hollande à la Norvège, les délocalisations navales se multiplient. Londres n’a pas hésité à aller faire construire ses nouveaux navires logistiques en Corée du Sud : quatre unités de 37 000 tonnes pour 452 millions de livres (530 millions d’euros). En France le programme FLOTLOG serait estimé à 2 milliards d’euros pour 4 unités… Et la Royal Navy n’est pas la seule : la Norvège commande elle-aussi un bâtiment logistique en Corée du Sud.

C’est donc un revirement historique complet. Il est à modérer car ces puissances maritimes du Nord-Est gardent un fort investissement technologique. Mais le volume de leur flotte se réduit inexorablement.

 

La survie par le sous-marin ?

Dans ce contexte, il y a ceux qui veulent survivre et il y a les autres. L’industrie navale civile a montré que l’innovation n’avait pas révolutionné le secteur : quand le tonnage à construire diminue trop cela implique que des chantiers ferment. Et des chantiers ferment à l’image de Rauma en Finlande ou de Brest qui a tourné la page de la construction navale militaire. Autre signe que la bataille est intense c’est la course aux commandes qui implique de plus en plus les gouvernements.

Si bien que il convient de remettre sur le devant de la scène que pour les industriels de la navale militaire, le graal n’est nullement la frégate mais bien le sous-marin. La majeure partie des bénéfices est tirée de l’activité sous-marine. Pour la construction d’un sous-marin, la part de la coque dans le coût unitaire de production est significativement supérieur à ce qu’elle peut représenter pour un navire de surface. A titre d’exemple, pour le PA2, la coque c’était 982 millions d’euros pour 2500 millions d’investissement. Et la part du flotteur dans le coût d’une frégate est bien moindre.

Le cas des programmes de sous-marins à propulsion classique peut donc être éclairant sur la situation de la navale militaire européenne :

  • l’entreprise Allemande TKMS n’aurait racheté le Suédois Kockums que pour mieux le torpiller (un comble). En obtenant le contrôle de l’entreprise, les allemands se donneraient les moyens d’empêcher le développement d’un nouveau sous-marin (l’A-26) et empêcherait l’entreprise suédoise de concourir à l’export (que les suédois doivent regretter le grand temps du projet Viking…).
  • Navantia, entreprise espagnole avait un avenir radieux du temps de la coopération avec la France centrée sur un sous-marin, le Scorpène, qui entamait une carrière commerciale plus que prometteuse. Depuis que Madrid a choisi de nationaliser le Scorpène et de le produire sous le nom de S-80, tout va mal. L’attente du nouveau sous-marin occasionne des surcoûts (30 millions pour le carénage du Tramontana) et les problèmes rencontrés dans son développement engendrent des surcoûts non-négligeables : 200 millions d’euros. Ajoutez à cela que Bruxelles a récemment demandé aux chantiers navals espagnols de rembourser les subventions perçues de Madrid (3 milliards d’euros) et vous comprendrez mieux pourquoi l’entreprise ne serait pas loin de la faillite à l’heure actuelle.
  • Fincantieri, société italienne, a construit sous licence quatre U-212 de conception allemande pour le compte de la Marina militare. Alors que l’Italie concevait ses sous-marins. Rome tente de renouer sur le marché de l’exportation grâce à une coopération avec les Russes sur un sous-marin côtier de la classe des 1000 tonnes (à moins que Moscou ne fasse que piéger les Italiens comme les américains l’ont fait avec le C-27J pour que les Italiens se retirent de l’A400M).
  • BAE Systems conçoit les SNA et SNLE au service de Sa Majesté. Néanmoins, le trou entre les classes Vanguard et Astute a créé une telle perte de compétences que ce sont les américains qui ont rattrapé les Astute. BMT essaie bien de relancer un sous-marin classique de conception anglaise pour l’exportation mais il ne semble pas réussir à quitter les Power point. Et il y a cette affreuse affaire des sous-marins vendus au Canada.
  • TKMS vit grâce à des succés considérables (U-209 et U-212/214). Les Allemands sont peut être arrivés au bout d’un cycle. Espagnols et français les ont quasiment évincé d’Amérique du Sud grâce au Scorpène, même pour la modernisation d-U-209. L’Asie est un grand marché, mais l’est-il encore pour les sous-marins ? La Corée du Sud tente l’aventure du sous-marin de conception nationale après avoir longtemps acheté allemand. Et Séoul a tenté de vendre des U-209 pour l’Indonésie. Ce qui gêne Berlin, c’est que les coréens n’avaient la licence que pour construire pour la marine sud-coréenne… Et la concurrence s’annonce féroce pour les autres marchés.
  • Les Russes sont un cas à part car ils gardent un grand plan de charge industriel, d’une part, et ils doivent restructurer un outil industriel qui n’est pas parvenu à maturation malgré tous les efforts entreprises depuis 10 ou 15 ans. Entre les difficultés rencontrées sur le Lada, qui devait prendre la succession des Kilo, et ce fâcheux incendie sur un Kilo indien qui revenait d’un grand carénage en Russie, d’autre part.

Les deux « contrats du siècle » viendraient de l’Australie (12 unités) et de la Norvège (4 à 6 unités). Ce ne serait pas les seuls grands contrats. Mais ce sont les deux prochains dans un contexte de rationalisation européenne.

 

France : un outil industriel exceptionnel

Au milieu de cet océan de marasme, la France rayonne. Son industrie navale militaire, et en particulier dans le cas des sous-marins, bénéficie de deux avantages stratégiques décisifs :

  • la chaîne de production de sous-marins tourne en continue depuis… les débuts du sous-marin en France il y a 120 ou 130 ans (moins les années de guerre). L’alternance dans les constructions et conceptions de SNLE et SNA permettent à l’entreprise de tirer les bateaux vers le haut (n+1), de réutiliser ses investissements sur les SNA et donc, de vendre à l’export ce qui est « n-1″.
  • La France n’a jamais cessé de vendre des sous-marins sur le marché de l’exportation : le moindre problème de tuilage entre SNLE et SNA pouvait être compensé totalement ou partiellement par l’exportation.Sur

Sur un plan plus général, il convient d’être réaliste : nous disposons d’un outil industriel exceptionnel. Il est le fruit d’un long travail. Au début du XXe, notre outil industriel naval était inefficace :

  • quand la construction du cuirassé Dreadnought coûtait 35 milliards de livres à Londres,
  • la France construisait des cuirassés pré-Dreadnought pour 45 milliards de livres.

Depuis les années 60, la productivité de l’outil s’est redressé jusqu’aux succès éclatant des programmes La Fayette, BPC et FREMM (même si pour ce dernier programme, l’efficacité n’a pas pu être atteinte du fait de la casse du programme).

 

France : la question des capitaux

Le problème français touche, justement, les sous-marins. Nous avions formé une alliance avec les Espagnols car Madrid pouvait financer le coût de développement d’un nouveau sous-marin à propulsion classique quand l’administration DCN et l’Etat ne le pouvaient pas en France. Nous n’avions pas les moyen de financer l’après Agosta. Il en est résulté le Scorpène.

Cette difficulté existe-t-elle encore aujourd’hui depuis que DCN est devenue DCNS et que l’entreprise peut se constituer des fonds propres ? L’exemple de l’Adroit montre qu’il y a peut être espoir que l’entreprise puisse se développer « seule ». Et le cas du Scorpène était assez emblématique puisque le Chili était le client de lancement alors que ni la France, ni l’Espagne n’avait commandé ou mis en service ce sous-marin… Ce qui défi les « règles » en la matière.

 

Quelles alliances ?

Le nein allemand

Le rapprochement naval franco-allemand est suffisamment ancien pour être devenu un serpent de mer et constituer le coeur du projet d’un EADS naval. Typiquement, aujourd’hui, DCNS cherche à acquérir son concurrent allemand,  TKMS. Berlin est si opposé à la chose que le pouvoir allemand a ouvert le capital de l’entreprise à des investisseurs du Golfe plutôt que de laisser le Français prendre le contrôle. Quelque part, cela est peut être lié au destin de l’électronicien naval Atlas Elektronik qui était passé sous le nez de Thales, pourtant favori, pour être racheté par EADS et TKMS.

Le divorce franco-espagnol

La France a vendu des sous-marins de classe Daphné à l’Espagne. Elle a ensuite transférer le savoir-faire nécessaire aux espagnols pour qu’ils puissent assembler sur place les sous-marins de classe Agosta acheté par Madrid. Et enfin, Français et Espagnols ont coopéré pour concevoir ensemble le Scorpène. L’Espagne pris dans la folie des grandeurs de ses ambitions industrielles a préféré tourné le dos aux français pour tenter l’aventure d’un sous-marin de « coneption » nationale avec le choix d’équipements et de systèmes américains. A priori, l’affaire est entendue pour DCNS qui ne semblerait pas enclin à pardonner.

Les autres ?

Les Hollandais semblent abandonner construction et conception de sous-marins. Les Italiens n’ont plus rien conçu depuis bien longtemps . Si les Suédois ne réagissent pas et que l’A-26 ne voit pas le jour ils risquent également le naufrage.

 

Des surprises ?

Pour en revenir à l’industrie navale civile, il faut rappeler combien le raid du Sud-Coréen STX avait été une surprise. L’entreprise est accusée d’avoir racheté des chantiers navals européens, autrefois détenu par (autre signe du périclitement du Nord de l’Europe) pour piller les savoir-faires. Aujourd’hui, ses actionnaires lui demande de quitter le continent européen : que vont devenir tout ces chantiers civils ?

Cela nous amène à deux options :

  • la première est que les Coréens, et d’autres, ne se contentent plus de construire es navires logistiques pour les marines européens mais bien les coques de navires de combat. C’est déjà le cas de tel ;
  • la seconde option consiste à un nouveau raid d’une entreprise étrangère en Europe pour prendre le contrôle d’un ou plusieurs chantiers : n’est-ce pas ce qui s’était passé avec STX et les entreprises d’armement terrestre européennes rachetées par des sociétés américaines ?

Enfin, nous pourrions aussi assisté à des achats pur et simple de navires de combat à l’étranger, sans même l’ombre d’une conception de quoi que ce soit en Europe. Par exemple, les marines nord-européennes ont développé des frégates de défense aérienne apte à servir d’élément d’un bouclier anti-missiles. La Corée du Sud et le Japon conçoivent bien des destroyers (Kongo et KDX-3) aptent à la lutte anti-missile balistique.

 

Conclusion

Notre industrie navale est, comme le reste des industries de défense nationale, fondée sur un amortissement des dépenses d’armement par l’export. L’Asie nous concurrence déjà. L’Amérique va tenter de le faire mais elle souffre de deux maux : des produits inadaptés au marché et un manque de productivité savamment caché.

En plus de voir le marché de l’exportation se réduire par accroissement de la concurrence (alors que les volumes devraient encore augmenter), nous devons anticiper une réduction de la demande européenne. Cette restructuration passera inévitablement par la fermeture de chantiers et de bureaux d’études dans la douleur.

Nous pourrions croire que les chantiers européens qui resteront bénéficieront donc d’une sorte de report de charge, même amoindri. Néanmoins, comment ne pas imaginer que dans une perspective de soutien à des politiques commerciales, l’achat de navires de combat constitue un nouveau moyen de négociation commercial ? Dans un autre ordre d’idée, la course à la technologie européenne dans les navires de combat pourrait également rencontrer quelques programmes navals « modérés » américains. Le Joint Strike Fighter illustre assez bien ce qui pourrait se produire.

Il reste la question des alliances, mais avec qui ? Les allemands sont fuyant et un bon accord commercial pour eux, c’est un produit à 80% allemand : du char Napoléon aux coupes allemandes d’aujourd’hui dans les programmes internationaux, cela est assez clair. De plus, nous ne savons pas si les autres chantiers européens vont tomber et s’ils tomber, combien de temps cela prendra.

La surprise pourrait peut être venir de l’Angleterre si Londres se révèle incapable de restructurer son outil naval. Un syndicat anglais avait brandi la menace que les futurs porte-aéronefs Queen Elizabeth soient construit et entretenus en France. Etait-ce de la pure provocation ? Néanmoins, entre les accords de Nassau et le fait que Londres reprennne le large en cherchant à s’affranchir de l’Europe, il y a actuellement un grand pas à franchir.

 

Une dernière option ?

Elargissons avec une dernière hypothèse. Tout au long du XXe siècle, notre industrie navale s’est restructurée « intelligemment ». L’outil s’est progressivement rationalisé autour de trois chantiers :

  • Cherbourg qui fabrique des sous-marins,
  • Lorient des frégates,
  • St Nazaire tout ce qui est plus gros qu’une frégate.

L’échec du programme FREMM illustre la difficulté française à maintenir de grands programmes de navires de surface (ce qui était une des leçons de l’époque colbertienne et qui est bien mise en oeuvre aux Etats-Unis avec les destroyers Arleigh Burke). Les frégates sont construites en série car il faut maintenir toute une chaîne industrielle à Lorient. Il y aurait alors deux autres manières de faire pour contourner la difficulté :

  • externaliser les activités de chaudronnerie à d’autres entreprises de chaudroneries ; le chantier naval se conteraient d’armer les blocs et de les assembler (ce qui était un peu le cas de la construction des U-Boat pendant la seconde guerre mondiale) ; ce qui n’est pas sans poser quelques difficultés pratiques ; ou bien faire assembler les coques conçues par des bureaux d’études européens par des chantiers à bas coût et les faire armer en Europe : c’est peu ou prou le cas des bâtiments logistiques anglais ;
  • ne plus construire les frégates en série mais en lot au sein d’un chantier vivant de programmes civiles lui permettant de conserver tout ou partie des compétences sans avoir besoin de construire continuellement des navires militaires un autre chantier préserve toute ou partie de ces compétences sur une multitude de classes de navires. Lorient fermerait alors au profit de St Nazaire.

La possible vente des chantiers de STX en Europe pose la question du devenir de St Nazaire, seul chantier français capable de construire porte-avions, navires amphibies et unités logistiques...

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 13:55
FREMM Normandie – photo DCNS

FREMM Normandie – photo DCNS

 

 

28.10.2013 Helen Chachaty -  journal-aviation.com

 

 

La second frégate multimissions (FREMM) destinée à la Marine nationale a débuté ses essais en mer le 25 octobre dernier par une sortie dont l’objectif était de « tester les performances de la propulsion et du système de navigation ». Les premiers essais en navigation de la FREMM Normandie devraient durer quelques semaines et se tiendront au large de la Bretagne.

 

Le constructeur DCNS a détaillé les différentes phases de cette première campagne : la phase « d’appropriation », qui va permettre à l’équipage de vérifier le bon fonctionnement des installations et dispositifs de sécurité ; une phase centrée sur la propulsion et le système hybride CODLOG (COmbined Diesel eLectric Or Gas), permettant une avance silencieuse à basse vitesse avec les moteurs électriques, ou une vitesse élevée (27 nœuds) grâce à la turbine à gaz ; et enfin les vérifications des systèmes de navigation.

 

La mise à flot officielle de la FREMM Normandie avait eu lieu en octobre 2012.

 

Le programme FREMM a été lancé en 2005, sous l’impulsion d’une coopération franco-italienne. Les bâtiments ont été conçus pour être déployés dans le cadre de missions de défense aérienne et de lutte anti-sous-marine. Ils peuvent également mettre en œuvre un hélicoptère NH90 grâce à la plateforme dédiée.

 

La France en avait commandé 11 unités, mais la réduction de frégates dites « de premier rang » prévue par le Livre Blanc et la LPM pourrait faire baisser le nombre de FREMM à huit exemplaires. Cinq FREMM devraient être livrées au cours de la période 2014-2019. La première FREMM, l’Aquitaine, a été livrée à la Marine nationale en novembre 2012, elle devrait entrer au service actif en 2014.

 

Cinq FREMM sont actuellement « en cours de réalisation » à Lorient selon DCNS : la FREMM Normandie, la FREMM Provence (mise à flot en septembre 2013), la FREMM Languedoc (assemblée en forme de construction), la cinquième de série (blocs en pré-armement), la FREMM Mohammed VI destinée au Maroc, qui doit être livrée d’ici la fin de l’année.

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 06:55
Première sortie à la mer pour la frégate FREMM Normandie

 

 

25 octobre 2013 par Mikaël Roparz - francebleu.fr

 

La frégate multi-missions (FREMM) Normandie vient d’effectuer sa première sortie à la mer. Désormais, le navire va pouvoir enchaîner différents essais en mer avant de regagner le site DCNS de Lorient. Au total, le programme FREMM comprend 11 unités.

 

La FREMM Normandie est la deuxième frégate construite pour la Marine nationale. Cette première sortie à la mer le 25 octobre a permis de tester les performances de la propulsion et du système de navigation du navire.

 

"Ce sont les navires les plus avancés technologiquement et les plus compétitifs du marché. Polyvalentes, les FREMM peuvent répondre à tous les types de menaces" explique Anne Bianchi, directrice des programmes FREMM.

 

Essais à la mer jusqu'en début 2014

 

A partir de maintenant, de jour comme de nuit, différents essais à la mer vont être réalisés au large des côtes bretonnes. Durant les trois prochains jours, les équipes à bord vont vérifier le bon fonctionnement de toutes les installations et dispositions de sécurité, l’évacuation du navire, la manœuvrabilité ou encore la tenue au mouillage. Un peu plus tard, les essais se concentreront sur la propulsion. Début 2014, les essais seront axés sur les systèmes de combat.

 

Onze FREMM au total ?

 

La Marine nationale a déjà reçu une première frégate de ce type, la FREMM Aquitaine en novembre 2012. Cinq frégates multimissions FREMM au total sont en cours de réalisation à Lorient. La FREMM Mohammed VI sera livrée à la Marine Royale du Maroc avant la fin de l’année 2013. La série FREMM comprend toujours officiellement 11 unités même si avec la loi de programmation militaire, le chiffre pourrait être revu à la baisse. Récemment, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a indiqué qu'il y aurait bien 11 frégates mais qu'elles ne seraient peut-être pas toutes des FREMM.

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 11:55
Bâtiments multimissions: DCNS et Piriou remportent le marché... sauf recours

24.10.2013 par P. Chapleau Lignes de Défense


Le jeune couple DCNS/Piriou a de quoi sourire. La Direction générale de l’armement (DGA) a notifié à Kership, la co-entreprise créée en avril dernier par Piriou et DCNS, que la construction de trois Bâtiments multimissions (les B2M) allait lui être confiée.

Kership était en concurrence avec deux autres groupements: d’une part, STX et les CMN (Constructions mécaniques de Normandie), d’autre part la Socarenam de Boulogne alliée à la Compagnie maritime nantaise. Les deux concurrents arrivés en seconde et troisième position disposent de 20 jours pour contester la décision de la DGA et déposer un recours. 

La commande, d’une valeur d’une centaine de millions d’euros, porte sur quatre bâtiments, dont trois commandes fermes qui pourraient être destinées à la Polynésie, aux Antilles-Guyane et à la Nouvelle-Calédonie, et une option pour l’océan Indien. Le contrat devrait également porter sur le maintien en condition opérationnel (MCO) des navires. 

Ces navires hauturiers d’un peu plus de 60 de long et d’un déplacement supérieur à un millier de tonnes, sont destinés à remplacer les navires de type Batral (pour « Bâtiment de Transport Léger ») dont deux restent en service: les Dumont d’Urville et La Grandière. Ces Batral sont conçus pour le transport et le débarquement de troupes et de matériels. Leur structure à fond plat leur permet de se poser sur une plage, pour débarquer véhicules et passagers par une porte d'étrave.

Les B2M, dont la mise en service interviendra vers 2015, pourraient faire l’objet d'un financement interministériel. Effectivement, la Défense, l’Intérieur, les Transports sont susceptibles de contribuer au financement, puisque les B2M effectueront également des missions dévolues à d’autres ministères dans le cadre de la fonction garde-côtes.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 16:40
Le premier BPC Mistral russe mis à l'eau en France

 

MOSCOU, 17 octobre - RIA Novosti

 

Le Vladivostok, le premier bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral russe a été mis à l'eau lors d'une cérémonie solennelle aux chantiers navals français de Saint-Nazaire, écrit jeudi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

La construction du Vladivostok a commencé le 1er février 2012 en France, pendant que la partie arrière du navire était construite aux chantiers navals de la Baltique, à Saint-Pétersbourg. Elle a été livrée en France fin juillet. Pour la construction d'un navire, il est fréquent de produire des segments à des différents endroits – les constructeurs choisissent des chantiers où il est possible d’obtenir une bonne qualité pour un faible coût. Ensuite la coque est assemblée comme un lego. Dans le cas du Vladivostok, la décision de construire la partie arrière du Mistral en Russie avait des raisons plus politiques qu'économiques: le projet devait être conjoint dans une certaine mesure et les chantiers russes OSK devaient en tirer un certain profit financier.

Les versions de base du Mistral sont capables de transporter jusqu'à 60 véhicules blindés de transport de troupes et jusqu'à 900 soldats, 13 chars ou 70 voitures. 16 hélicoptères d'attaque font partie du groupe d'aviation du bâtiment. Il est également doté de deux systèmes de défense antiaérienne Simbad, deux canons de 30 mm et quatre mitrailleuses de 12,7 mm.

Cette version du Mistral devrait embarquer des armements russes comme les hélicoptères d'attaque Ka-52, qui conviennent parfaitement aux dimensions du navire. A bord pourraient également être accueillis des blindés comme le Boomerang à roues amphibie et le Kourganets-25 à chenilles, ou encore le canon automoteur Sprout.

Les constructeurs navals russes peuvent proposer plusieurs types de moyens de débarquement, qui n'ont rien à envier aux performances de leurs analogues occidentaux.

L'armement de base du Mistral est relativement faible et il est possible que le Vladivostok soit doté de moyens plus puissants comme les missiles de croisière supersoniques Kalibr, les canons rotatifs à 6 tubes de 30 mm AK-630 ou d'autres systèmes balistiques et d'artillerie.

Le pont de commandement et le système de contrôle de combat sont le cerveau du bâtiment. On ignore encore les équipements qui seront installés sur le Vladivostok. Les USA ont formellement interdit à la France de transmettre à la Russie certaines technologies informatiques très précieuses pour l'Otan. Les spécialistes russes devront choisir entre les solutions proposées et régler le problème complexe de la compatibilité entre les différents systèmes.

S'il y a bien une chose qui ne changera pas, c'est le confort de vie à bord. Le Mistral est souvent comparé à un hôtel de luxe flottant - les Français sont notamment fiers des équipements de cuisine modernes installés dans la cambuse. Un centre de diagnostic moderne digne des meilleures cliniques se trouve également dans le compartiment médical du porte-hélicoptères.

La construction du Vladivostok sera terminée dans un bassin à flot. Le navire doit prendre le large à l’automne 2014.

Le premier BPC Mistral russe mis à l'eau en France
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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 07:55
EUROMARITIME 2015 les 3, 4 ET 5 Février
La deuxième édition d'Euromaritime, le salon européen de l'économie de la mer, se déroulera à Paris, les 3, 4 et 5 février 2015, au Parc des Expositions de la Porte de Versailles.
 
Rejoignez Euromaritime
Le salon européen de vos activités d'aujourd'hui et de demain.
 
Organisé par le marin - groupe Ouest France - et le GICAN, avec le soutien actif du Cluster Maritime Français et de partenaires représentatifs dans chaque segment d'activité, Euromaritime est le seul salon professionnel dédié à tous les acteurs de l'économie de la mer en Europe.

Ses ambitions :
• Réunir des entreprises et des organisations venues de tous les métiers du maritime,
• Exposer les savoir-faire,
• Echanger,
• Multiplier les passerelles…
… pour produire plus de croissance et plus de compétitivité.

250 exposants et près de 8000 visiteurs sont attendus pour cette 2e édition qui se tiendra sur 8 500 m² d'exposition, à Paris, Porte de Versailles.

100% d'exposants 2013 prêts à revenir.
100% des exposants 2013 ayant répondu à l'enquête de satisfaction ont fait part de leur volonté de participer à l'édition 2015. Ils ont également exprimé de nombreux satisfecit :
 
• qualité des contacts pris sur place (94%),
• quantité des contacts (88%),
• programme des conférences (100%),
• processus d'organisation (95%).

Nous sommes heureux de vous présenter dans la plaquette de présentation les grandes lignes de l'édition 2015, où nous nous réjouissons de vous revoir du 3 au 5 février.

Restez informé en vous abonnant à notre newsletter.

Retrouvez le bilan et les temps forts de l'édition 2013 et l'ensemble des informations sur www.euromaritime.fr

Pour réserver votre espace, contactez Sabrina Jonas.
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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 11:40
Mistral pour la Russie: le navire livré sans armements (DCNS)

SAINT-NAZAIRE (France), 15 octobre - RIA Novosti

 

Le Vladivostok, le premier bâtiment de projection et de commandement (BPC) de type Mistral destiné à la Marine russe, sera livré sans armements, mais équipé toutefois de moyens français de débarquement, a déclaré mardi Yves Destefanis, directeur du programme BPC russes chez DCNS.

"Le navire sera remis sans armements, et équipé seulement de moyens français de débarquement", a indiqué le responsable lors d'une conférence de presse à l'issue de la cérémonie de mise à l'eau du BPC.

Selon une source au sein du complexe militaro-industriel russe, une fois arrivé à Saint-Pétersbourg, le navire sera équipé et armé aux chantiers navals du Nord. Après avoir subi des tests, le BPC équipera le 1er novembre 2014 la Flotte russe du Pacifique.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 11:40
Mistral pour la Russie: le premier navire mis à l'eau en France

SAINT-NAZAIRE, 15 octobre - RIA Novosti

 

Les chantiers navals français de Saint-Nazaire (STX) ont mis à l'eau mardi le Vladivostok, le premier bâtiment de projection et de commandement (BPC) de type Mistral destiné à la Marine russe.

 

Pendant la cérémonie de mise à l'eau, le PDG du groupe français DCNS Patrick Boissier a remercié les chantiers navals russes et français, qui ont construit respectivement les parties arrière et avant du BPC, pour avoir respecté le calendrier des travaux.

 

Le recteur de la cathédrale Saint-Nicolas de Nice, l'archiprêtre Nicolas Ozoline, a béni le navire.

 

Le Vladivostok a été mis en cale le 1er février 2012 conformément au contrat de 1,2 milliard d'euros signé en juin 2011 par le groupe français DCNS et l'Agence russe d'exportation d'armements (Rosoboronexport). Le contrat prévoit la construction de deux BPC russes de classe Mistral en France. Le second bâtiment de la série, le futur BPC Sébastopol, a été mis sur cale le 18 juin dernier chez STX France, avec près de six mois d'avance sur le planning.

 

D'une longueur maximale de 210 mètres, d'un déplacement de 22.000 tonnes et d'une vitesse supérieure à 18 nœuds, le BPC Mistral est capable de porter 16 hélicoptères, quatre vedettes de débarquement ou deux navires sur coussin d'air de faible tonnage. Son pont d'envol permet la mise en œuvre simultanée de 6 hélicoptères. Sa distance franchissable est de 20.000 milles nautiques. Le navire peut embarquer, outre ses 160 hommes d'équipage, un commando de 450 hommes.

 

Selon le commandant en chef de la Marine russe Victor Tchirkov, les futurs membres d'équipage du Vladivostok ont déjà suivi un cours de formation à bord d'un navire du même type. Selon lui, le Vladivostok sera officiellement remis à la Marine dans un an, après que tous ses mécanismes et équipements auront été testés.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 07:40
Vladivostok: baptisé au champagne et béni par un prêtre orthodoxe

15.10.2013 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

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"Belle mer au BPC Vladivostok, qu'il connaisse le même succès que ses cousins français et soit l'aîné d'une grande famille franco-russe", a souhaité Patrick Boissier, le PDG de DCNS, lors de la mise à flot du Vladivostok, premier des deux navires militaires construits par la France pour les Russes, dans le cadre du contrat signé en 2011 entre la Russie et le constructeur naval DCNS.

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Après une bénédiction de la quille par un prêtre orthodoxe (photos Marc Roger), suivi de la révélation du nom du navire: Vladivostok, écrit en caractères cyrilliques, et un baptême avec une bouteille de champagne lancée contre la coque, l'assistance a quitté la forme de construction avant que ne s'ouvrent les vannes destinées à la remplir avec l'eau de l'estuaire de la Loire.

L'amiral Viktor Chirkov, chef d'Etat-major de la marine russe, s'est félicité qu'à l'occasion de cette construction "l'amitié entre les deux Etats sorte renforcée" (elle reste quand même chancelante). L'amiral Bernard Rogel, son homologue français, assistait à la cérémonie.

La moitié arrière du Vladivostok a été construite par les chantiers russes OSK de Saint-Petersbourg (Russie), tandis que STX France, sous-traitant de DCNS pour ce contrat, construisait l'avant. Les deux parties ont été assemblées à Saint-Nazaire en juillet. Le contrat prévoit en outre que les futurs équipages russes de ces BPC soient formés à Saint-Nazaire par DCI avant la livraison définitive en 2014.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 07:35
Indo-S. Korean Defense Ties Deepen with Minesweeper Purchase

The Pondicherry-class minesweeper Kozhikode was built for the Indian Navy by Russia. India plans to buy eight mine countermeasures vessels from South Korea to replace its aging ships. (Indian Navy)

 

Oct. 15, 2013 - By VIVEK RAGHUVANSHI – Defense News

 

NEW DELHI — India’s Defence Ministry has decided to award a US $1.2 billion contract to Kangnam Corp. for eight mine-countermeasure vessels in India’s first big-ticket defense program with South Korea.

 

The deal has been cleared ahead of Indian Defence Minister A.K. Antony’s planned visit to Seoul later this year, and will help boost defense ties with South Korea, an Indian MoD official said.

 

The finalization of the contract was delayed after Italy’s Intermarine, which was competing for the contract, approached India’s anti-fraud agency, the Central Vigilance Commission (CVC), with issues related to the transparency of the procurement. The CVC cleared the purchase last year, but the MoD has since dragged its feet in deciding to award the contract, the source said.

 

India is reaching out to friendly nations in the region, including Japan and South Korea, as part of its Look East policy in a bid to contain the rising influence of China, said defense analyst Mahindra Singh.

 

The Indian Navy is likely to give additional orders to the South Korean company for the countermine ships, since the service has a requirement for more than 24 minesweepers, an MoD source said. The Indian Navy operates 12 aging Pondicherry and Karwar-class minesweepers.

 

The purchase of the new countermine ships is part of a long-term plan to acquire vessels for littoral warfare, including large landing platform decks, fast attack craft and advanced offshore patrol vessels.

 

In 2008, India sent bids for the countermine ships to Kangnam, Intermarine, Northrop Grumman, Izhar of Spain and DCN International of France.

 

The Navy has wanted new minesweepers for more than 13 years, but delays in procurement due to bureaucratic red tape have been holding back the order.

 

According to the deal, the first two minesweepers will be constructed at Pusan, South Korea, and the remaining six will be built at the Goa Shipyard through technology transfers.

 

South Korea has become a big-ticket supplier of weapons to India — along with Russia, Israel, the United States and France — and is aggressively tapping India’s $100 billion weapons market.

 

Samsung has jointly developed a howitzer gun with Indian private-sector company Larsen & Toubro, and it is likely to put up a tough fight against Russia’s Rosoboronoexport in the quest to supply 155mm/52-caliber tracked guns.

 

The Larsen & Toubro-Samsung team is competing with Rosoboronexport, and with state-owned Bharat Earth Movers Ltd. (BEML), which has partnered with Slovakian company Konstrukha.

 

The Indian Army wants to buy 100 tracked guns valued at more than $750 million. The tender, issued in 2011, was a rebid of a 2007 tender, which went to India’s Tata Power SED, Larsen & Toubro, BEML and Rosoboronexport.

 

South Korean firm Doosan has also been given a tender this year for the purchase of 104 self-propelled gun missile systems to replace aging Russian Kvadrat systems.

 

Indo-South Korean defense ties began in 2005, when the two countries signed a memorandum of understanding on defense logistics and supplies.

 

In 2007, the defense ministers of the two countries met to hash out a defense cooperation plan, which was followed in 2010 by the signing of a declaration of strategic partnership.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 17:40
Mise à flot du 1er des 2 navires militaires BPC construits en France pour les Russes

 

NANTES, 15 oct 2013 marine-oceans.com (AFP)

 

Les chantiers STX France de Saint-Nazaire ont procédé mardi devant de hauts responsables militaires et industriels russes et français à la mise à flot du "Vladivostok", premier des deux navires militaires construits par la France pour les Russes, suite au contrat signé en 2011 entre la Russie et DCNS.

 

Ce navire, un bâtiment de projection et de commandement (BPC) de type Mistral (nom d'un de ces modèles de navires déjà construits pour la marine française), sera livré en octobre 2014 à la marine russe. Sur place, un premier tronçon du 2e navire prévu par cette commande était déjà visible.

 

Après une bénédiction de la quille par un prêtre orthodoxe, suivi de la révélation du nom du navire - Vladivostok écrit en caractères cyrilliques - et un baptême avec une bouteille de champagne lancée sur la coque, l'assistance a quitté la forme de construction avant que ne s'ouvrent les vannes destinées à la remplir avec l'eau de l'estuaire de la Loire.

 

L'Amiral Viktor Chirkov, chef d'Etat major de la marine de la Fédération de Russie s'est félicité qu'à l'occasion de cette construction "l'amitié entre les deux Etats sorte renforcée".

 

La moitié arrière du Vladivostok a été construite par les chantiers russes OSK de Saint-Petersbourg (Russie) tandis que STX France, sous-traitant de DCNS pour ce contrat, construisait l'avant. Elles ont été assemblées à Saint-Nazaire en juillet. En outre le contrat prévoit que les futurs équipages russes de ces BPC soient formés à Saint-Nazaire avant la livraison définitive, ainsi qu'un transfert de technologie.

 

L'Amiral Bernard Rogel, chef d'Etat-major de la marine française, assistait à la cérémonie au côté de son homologue russe.

 

"Belle mer au BPC Vladivostok, qu'il connaisse le même succès que ses cousins français et soit l'aîné d'une grande famille franco-russe", a souhaité Patrick Boissier, le pdg de DCNS.

 

L'annonce de cette commande, menée en 2011 sous la houlette de Nicolas Sarkozy alors qu'il était président de la République française, avait fait sensation, s'agissant de la première livraison à Moscou de matériels de cette ampleur par un pays de l'Otan.

 

Une option pour la construction, cette fois entièrement en Russie mais avec des équipements fournis par l'industrie française selon M. Boissier, de 2 autres navires du même type, n'a pas encore été levée par les Russes. Les responsables de l'industrie de défense russe ont indiqué lors d'un point presse qu'elle n'était "pas caduque" mais qu'elle ne serait examinée qu'après un an d'exploitation du Vladivostok.

 

Trois premiers BPC, navires de 199 mètres et 22.000 tonnes pouvant se déplacer à une vitesse supérieure à 18 noeuds, le Mistral, le Tonnerre et le Dixmude, ont été livrés à la Défense française entre 2006 et 2009.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 16:30
Iranian Navy to launch modernised Lavan warship in November

Jamaran frigate

 

 

15 October 2013 naval-technology.com

 

The Iranian Navy will launch its modernised warship, dubbed Lavan, on 28 November, Iranian Navy commander rear admiral Habibollah Sayyari said.

 

Farsnews Agency cited Sayyari as saying to reporters in Tehran that the Iranian Navy will launch the overhauled Lavan warship, fitted with advanced weapons and radar systems, on the Iranian month of Azar 7, and will also unveil a number of important overhauled projects.

 

"The overhaul operations have been thoroughly made by the young and committed experts of the naval industry," Sayyari said.

 

In September, the warship has been upgraded with advanced weapons and radar systems to enhance its performance and fire power, Sayyari announced earlier.

 

"The warship needed an overhaul and equipment with the state-of-the-art technologies and therefore the warship's weapons have been modernised."

"The warship needed an overhaul and equipment with the state-of-the-art technologies."

 

Changes have been made to the ship's body as well as the sailing, sonar and radar systems, weapons and information-gathering sensors.

 

In June, Iran had also overhauled and modernised a vessel, named Bayandor, aimed to safeguard its territorial waters as well as to maintain security in regional and international waters.

 

Upgrades to the Bayandor ship involved installation of main engines, heat exchangers and fuel and oil systems as well as optimising the monitoring control systems.

 

The Iranian Navy currently developing another warship, known as Persian Gulf, for training navy personnel.

 

Earlier, Iranian defence ministry officials said the third generation of the home-made vessel, Jamaran-3, will enter service with the Iranian Navy by the end of the current Iranian year, which is from 21 March 2013 to 20 March 2014.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 12:40
BPC Vladivostok - sept-2013-source-lddef

BPC Vladivostok - sept-2013-source-lddef

PARIS, 15 octobre - RIA Novosti

 

Les chantiers navals de Saint-Nazaire (STX) mettront à l'eau mardi le premier porte-hélicoptères russe de type Mistral, nommé Vladivostok, a annoncé mardi un porte-parole du groupe français de construction navale DCNS.

 

Selon une source au sein du complexe militaro-industriel russe, une fois arrivé à Saint-Pétersbourg, le navire sera équipé et armé aux chantiers navals du Nord. Après avoir subi des tests, le porte-hélicoptères équipera le 1er novembre 2014 la Flotte russe du Pacifique.

 

Le groupe français DCNS et l'Agence russe d'exportation d'armements (Rosoboronexport) ont signé en juin 2011 un contrat de 1,2 milliard d'euros prévoyant la construction de deux BPC de classe Mistral pour la Marine russe.

 

Le second bâtiment de la série, le futur BPC Sébastopol a été mis sur cale le 18 juin dernier chez STX France, avec près de six mois d'avance sur le planning.

 

D'une longueur maximale de 210 mètres, d'un déplacement de 22.000 tonnes et d'une vitesse supérieure à 18 nœuds, le BPC Mistral est capable de porter 16 hélicoptères, quatre vedettes de débarquement ou deux navires sur coussin d'air de faible tonnage. Son pont d'envol permet la mise en œuvre simultanée de 6 hélicoptères. Sa distance franchissable est de 20.000 milles nautiques. Le navire peut embarquer, outre ses 160 hommes d'équipage, un commando de 450 hommes.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 07:35
Le porte-avions Admiral Gorchkov quittera la Russie pour l'Inde le 30 novembre (Moscou)

MOSCOU, 14 oct 2013 marine-oceans.com (AFP)

 

Le porte-avions Admiral Gorchkov, un bâtiment rénové de l'époque soviétique, a passé avec succès les essais en mer et quittera les eaux russes le 30 novembre pour être livré à l'Inde avec plus de cinq ans de retard, a annoncé lundi un responsable gouvernemental russe.

 

"Les essais en mer ont été passés avec succès", a déclaré le vice-Premier ministre Dmitri Rogozine, cité par les agences russes.

 

"Les défauts qui étaient apparus pendant les essais l'année dernière ont été complètement rectifiés", a-t-il ajouté lors d'un entretien avec le Premier ministre Dmitri Medvedev.

 

M. Rogozine, responsable de l'industrie de la Défense au sein du gouvernement, a ajouté que le navire, qui sera rebaptisé avant sa livraison INS Vikramaditya, quitterait les eaux russes le 30 novembre en direction de l'Inde.

 

L'Inde avait signé avec la Russie en 2004 un contrat de modernisation de ce navire. Mais sa livraison, prévue au départ à l'été 2008, avait été repoussée de plusieurs années en raison de plusieurs différends financiers, de retards dans la livraison d'équipements ainsi que de problèmes apparus lors de tests.

 

La facture de l'Admiral Gorchkov a depuis plus que doublé à 2,3 milliards de dollars.

 

Ces problèmes avaient tendu les relations entre Moscou et New Delhi, un de ses alliés de l'époque soviétique et premier client de son industrie militaire.

 

La réalisation de ce contrat constitue "une question de prestige pour notre industrie navale", a souligné Dmitri Medvedev.

 

Construit il y a trente ans, l'Admiral Gorchkov rebaptisé INS Vikramaditya doit combler le vide laissé par le tout premier porte-avions indien, l'INS Vikrant, retiré du service en 1997.

 

M. Rogozine a relevé que le navire qui serait livré dépassait les exigences techniques prévues dans le contrat, notamment en termes de vitesse.

 

"J'ai même dit pour plaisanter au ministère indien de la Défense que cela faisait même de la peine de le livrer", a rapporté le vice-Premier ministre.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 13:40
photo LdDef

photo LdDef

 

14/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Sans tambour, ni trompette, DCNS et STX France vont procéder ce mardi à la mise à flot du Vladivostok, le premier Bâtiment de projection et de commandement, de type Mistral destiné à la marine russe. Une cérémonie zappée par le gouvernement français en raison des relations glaciales entre la France et la Russie.

 

C'est presque en catimini que les industriels (DCNS - maître d'œuvre - et STX France) vont mettre à flot ce mardi en fin de matinée à Saint-Nazaire, le Vladivostok, le premier des deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) commandés en novembre 2011 par la marine russe pour 950 millions d'euros, l'un des très rares gros contrats signés lors de la présidence de Nicolas Sarkozy. Difficile toutefois de cacher la mise à l'eau d'un tel bâtiment tant ces BPC, de type Mistral, long de près de 200 mètres environ, ne passent vraiment pas inaperçus.

 

Mais, compte tenu des relations plutôt fraiches actuellement entre Paris et Moscou en raison de leurs divergences de vue sur le dossier syrien, le gouvernement Ayrault a décidé d'assurer pour la cérémonie prévue à Saint-Nazaire un service minimum. A priori, seules les autorités militaires - le chef d'état-major de la Marine, l'amiral Bernard Rogel, et son homologue russe - ainsi que les industriels français et russes assisteront à cette cérémonie. Quelques politiques devraient être présents.

 

Quelle suite pour le BPC en Russie

 

Au-delà des relations diplomatiques actuelles entre les deux pays, la Russie, qui détient une option d'achat pour deux autres BPC fabriqués cette fois-ci sur le sol russe, ne l'a pas pour le moment annulée. Avant de prendre une décision, Moscou veut au préalable tester un, voire les deux BPC en opération. Le Vladivostok devrait être remis fin 2014 à la marine russe à l'issue des essais en mer. "Ils sont toujours dans cet état d'esprit", explique-t-on à La Tribune. Pour les militaires russes, il faut déterminer le rôle et la place de ces navires dans leur flotte. Et, d'ici là, les relations entre les deux pays se seront peut-être apaisées.

 

Ce qui pourrait ouvrir une nouvelle coopération dans le domaine militaire entre les deux pays. Selon nos informations, la Russie et la France étaient très intéressées il y a peu de temps encore pour le co-développement d'un pétrolier ravitailleur. Les deux pays ont besoin de renouveler leur flotte. Mais aucun crédit n'a été inscrit en France dans la loi de programmation militaire (2014-2019). Fin 2012, la Direction générale de l'armement (DGA) avait pourtant confié à DCNS un contrat de levée de risque d'environ cinq millions d'euros en vue de préparer le lancement d'un appel d'offre sur la construction de quatre pétroliers ravitailleurs pour la marine nationale. Un projet qui à terme était estimé à près de 1 milliard d'euros, dont STX serait le grand bénéficiaire en cas de succès du chantier naval militaire.

 

Les industriels russes déjà impliqués dans la construction du Vladivostok

 

Alors que la construction du premier BPC a débuté en février 2012, le chantier russe de Saint-Pétersbourg OSK a participé à la construction du Vladivostok en tant que sous-traitant de STX France. Il a notamment assemblé la partie arrière du BPC avant qu'elle ne soit acheminée vers Saint-Nazaire.

 

Lancé en 2000, le programme BPC est un peu aujourd'hui le "couteau suisse" de la marine française, qui en a reçu trois exemplaires (Mistral, Tonnerre et Dixmude). Il peut aussi bien servir de porte-hélicoptères (6.400 mètres carrés de pont d'envol), de transport de matériels (jusqu'à 59 blindés, dont 13 chars Leclerc), de bateau de commandement grâce à son système de communication performant (Thales), de navire hôpital ainsi que d'évacuation de personnes. Lors de l'opération Baliste lors du conflit entre le Liban et Israël en 2006, 4.753 personnes avaient pu être ainsi évacuées.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 12:55
Les grands chantiers de la base navale de Toulon

Le prochain passage du porte-avions « Charles-de-Gaulle » en bassin, prévu pour 2016, doit entraîner de lourds travaux de mise aux normes dans la base navale.

 

14 octobre 2013 varmatin.com

 

L’arrivée de nouveaux bâtiments dans la rade et le grand carénage du Charles-de-Gaulle concentrent l’essentiel des travaux prévus dans le port militaire pour les trois ans à venir

 

Il est un quartier de Toulon où des millions sont engagés chaque année pour des travaux de toute sorte. Une ville dans la ville où les quelque 20 000 travailleurs quotidiens ne se plaignent guère, pourtant, des nuisances liées aux chantiers. Cet endroit, c'est la base navale. Et à la tête de ces travaux colossaux, on trouve l'Établissement(1)du service infrastructure de la Défense (Esid).

 

L'Iper du « Charles » déjà en préparation

 

À l'arsenal comme ailleurs au pied du Faron, les casques antibruit et les chaussures de sécurité sont donc légion en cette période de rentrée. Malgré la baisse des crédits affectés la Défense ? « Nous sommes relativement préservés », confesse Jean-Pierre Cordier, directeur de l'Esid de Toulon. « Ces derniers temps, notre chiffre d'affaires est même en augmentation. »

 

Jusqu'à se retrouver « dopé » à hauteur de 130 à 150 millions d'euros par an, investis dans le lifting permanent des installations de la Marine nationale. Soit une augmentation de 30 à 50 % par rapport aux années précédentes. Nul miracle là-dessous : dans le plus grand port militaire de France, trois opérations d'envergure ont été engagées, qui confortent encore Toulon - si besoin était - dans sa position dominante de port de projection de forces.

 

Les deux premières missions pour l'Esid consistent à préparer l'arrivée de nouveaux bâtiments dans la rade, qu'ils soient frégates multimissions (six exemplaires, de 2015 à 2025) ou sous-marins nucléaires Barracuda (six exemplaires, de 2017 à 2025). Leur technologie particulière et leurs dimensions impressionnantes vont obliger les services des ex-Travaux maritimes à mettre les petits plats dans les grands (lire en page suivante), en adaptant infrastructures portuaires et connexes.

 

Un plus pour l'économie locale

 

La troisième opération doit préparer le prochain arrêt technique majeur du porte-avions « Charles-de-Gaulle » (2016) en donnant un coup de jeune aux équipements des bassins Vauban. Tous ces chantiers sont également liés par une réfection généralisée du réseau électrique.

 

Ces travaux ne sont pas une mince affaire. Mais ne sont pas non plus les seuls à occuper Jean-Pierre Cordier. L'ingénieur explique ainsi que sont également lancées ou prévues des opérations concernant le soutien de l'homme : construction ou remise à niveau des casernements, centre de restauration et centre médical des armées. Un troisième point d'alimentation électrique pour l'arsenal doit également voir le jour, ainsi, qu'entre autres, le démantèlement et le remplacement de bateaux-portes et de ras d'accostage. Bref, largement de quoi occuper les ingénieurs et techniciens de l'Esid et de ses sous-traitants et de donner, au passage, un solide coup de fouet à l'économie locale.

 

 

 

1. Ex-Travaux maritimes, l'Établissement du service infrastructures de la Défense de Toulon s'occupe de gérer (investissements, aménagement, entretien…) le patrimoine immobilier de la base de Défense de Toulon, dont le périmètre s'étend de Hyères à Saint-Mandrier.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 11:55
FREMM : Chronique d’un incroyable gâchis

14/10/2013 Mer et marine

 

Pour la première fois, la semaine dernière, le ministre français de la Défense a ouvertement envisagé la possibilité d'un abandon des trois dernières frégates multi-missions (FREMM) destinées à la Marine nationale. En lieu et place, ces bâtiments pourraient être remplacés par des frégates de taille intermédiaire (FTI), prévues initialement pour succéder aux La Fayette. Pour l'heure, Jean-Yves Le Drian n'a pas tranché, renvoyant la décision à la fin de l'année 2016. Mais, d'ores et déjà, on peut estimer que les esprits sont préparés à cette éventualité, qui pour être honnête ne surprend personne. Toutefois, si depuis plusieurs mois il n’y a plus grand monde pour croire à la construction des FREMM 9 à 11, cette nouvelle amputation probable du programme laisse quand même un profond sentiment de gâchis. 

 

 

La FREMM Aquitaine (© MICHEL FLOCH)

La FREMM Aquitaine (© MICHEL FLOCH)

 

 

Un programme étalé et probablement amputé

 

 

Concrètement, la série FREMM, qui comprend toujours officiellement 11 unités, risque bien de s’achever avec le huitième exemplaire, cela pour deux raisons. D’abord, la date de 2016 correspond à la fameuse clause de revoyure intégrée dans le projet de loi de programmation militaire examiné actuellement par le parlement. En clair, il s’agira de vérifier, dans trois ans, si les moyens financiers de l’Etat sont bien en adéquation avec les investissements prévus pour les différents programmes d’armement inscrits sur la période de la LPM (2014 – 2019). Alors que les huit premières FREMM ont été commandées en novembre 2005, les trois suivantes furent notifiées en octobre 2009. Un avenant est néanmoins en cours de négociation afin de transformer la commande ferme de 2009 en une simple option, assortie d’un étalement du rythme de production des FREMM précédentes. Ainsi, au lieu de 8 frégates livrées d’ici 2019, seules 6 seront opérationnelles à cette date. Par ailleurs, l’avenant au contrat va comporter le remplacement des frégates 7 et 8, qui devaient être des sisterships des 6 premières unités, par des bâtiments dotés de capacités de défense aérienne renforcées. Il s’agit des fameuses « FREDA », qui remplaceront les frégates antiaériennes Cassard et Jean Bart et devaient être initialement réalisées en toute fin de programme, c'est-à-dire en 10ème et 11ème positions. En étant avancées dans la première tranche du contrat (tout en demeurant livrables au début des années 2020 compte tenu de l’étalement du programme), ces frégates sont pour ainsi dire « sanctuarisées », répondant au souhait de la Marine nationale de disposer au minimum de quatre bâtiments de défense aérienne. Mais cela augure mal de la tranche optionnelle, qui fait désormais office de « bonus », au cas où les comptes publics se redresseraient suffisamment dans les trois prochaines années.

 

 

La frégate Forbin, du type Horizon (© MICHEL FLOCH)

La frégate Forbin, du type Horizon (© MICHEL FLOCH)

 

 

L’imbroglio des frégates de premier rang

 

 

En dehors du fait que l’on peut en douter, une autre raison pousse à l’abandon des trois dernières FREMM. Il s’agit des nouvelles frégates de taille intermédiaire (FTI), dont le ministre a lui-même annoncé l’existence lors de sa visite à Toulon en juin dernier. Ce projet, que même les marins ont du mal à définir, porte sur des bâtiments de 3000 à 4000 tonnes (contre 6000 tonnes pour les FREMM). Au départ, il visait à remplacer les cinq frégates du type La Fayette (3600 tonnes en charge), mises en service entre 1996 et 2001 et qui doivent faire l’objet d’une rénovation sommaire (ajout d’un sonar notamment) à la fin de la décennie. Mais les choses commencent à se complexifier avec l’évolution du format des frégates dites de « premier rang », c'est-à-dire les plateformes les plus armées, celles normalement destinées au combat de haute intensité.

 

Jusqu’en 2008, les La Fayette, ou FLF, étaient appelées « frégates légères » et donc rangées dans la catégorie des frégates de « second rang » en raison de leur gabarit moyen et leur armement relativement modeste. Mais suite au précédent Livre Blanc, elles ont été reclassées pompeusement frégates de premier rang. Cela, pour répondre aux « ambitions » fixées il y a cinq ans. Le Livre Blanc, et derrière lui la LPM de l’époque qui en était sa traduction, avaient étalé et amputé une première fois le programme FREMM, alors passé de 17 à seulement 11 unités, tout en réduisant le format des frégates de premier rang à 18 bâtiments. Une cible qu’il n’était pas possible d’atteindre avec un nombre limité de FREMM. Pour y parvenir, les FLF sont donc venues grossir les effectifs, s’ajoutant aux deux frégates de défense aérienne Forbin et Chevalier Paul du type Horizon (mises en service en 2010 et 2011), aux deux frégates antiaériennes du type Cassard (F70 AA) aux deux frégates anti-sous-marines du type Tourville (F67) et aux sept frégates anti-sous-marines du type Georges Leygues (F70 ASM). On notera d’ailleurs que, cinq ans plus tard, les deux Tourville et le Georges Leygues ont été désarmés, seule l’Aquitaine, tête de série du programme FREMM, ayant été livrée. Cela signifie que la flotte française aligne à ce jour 16 frégates de premier rang.

 

 

La frégate Jean Bart, du type F70 AA (© MARINE NATIONALE)

La frégate Jean Bart, du type F70 AA (© MARINE NATIONALE)

 

 

Le nouveau Livre Blanc, élaboré cette année, réduit pour sa part à 15 le nombre de frégates de premier rang dont la marine doit disposer à l’horizon 2025. Ce qui, avec 11 FREMM et deux Horizon, ne laisse plus de place pour les cinq FLF, que l’on appelle à nouveau « frégates légères ». Comme il serait bien entendu ridicule de lancer un nouveau programme comprenant seulement deux unités, sauf à y intégrer le remplacement des six frégates de surveillance du type Floréal (mais la marine envisage plutôt, dans ce cas, des patrouilleurs hauturiers), l’idée fait donc son chemin d’abandonner les trois dernières FREMM pour les remplacer par des FTI, portant ainsi cette série à cinq unités. Une sorte de « minimum syndical » pour que le projet soit industriellement et économiquement viable.  On peut au demeurant se demander pourquoi la France n’a pas, tout simplement, choisi de construire deux FREMM supplémentaires. C’eut été non seulement plus logique, mais sans doute moins coûteux, comme on le verra plus loin.

 

Toujours est-il que les FTI seront considérées comme des frégates de premier rang, bien que nettement plus légères que les FREMM et Horizon, pour lesquelles la marine, jamais avare de nouvelles appellations, a trouvé une nouvelle qualification, celle de « frégates lourdes », pour les différencier des frégates plus légères, comme les FLF et FTI.

 

 

Frégate du type La Fayette (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Frégate du type La Fayette (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

 

D'éventuels contrats à l’export et du travail pour l'ingénierie

 

 

En fait, le principal avantage des FTI consiste à donner du travail à l’ingénierie de DCNS, qui en manquera probablement si aucun projet nouveau ne voit le jour dans les prochaines années. En lançant plus rapidement le programme des frégates de taille intermédiaire, c'est-à-dire vers 2016/2017 (dans le projet de LPM, la notification des études est prévue en fin de période), la charge des bureaux d’études de Lorient, et derrière elle le maintien des compétences, pourraient être assurés. C'est l’un des grands arguments du ministère de la Défense.

 

Ce dernier met également en avant un intérêt pour l’export. En dehors de la France, la FTI serait en effet proposée à l’international, permettant à DCNS de disposer, dans son catalogue, d’un nouveau produit (éprouvé à la mer et « labellisé » par la Marine nationale) situé entre la corvette du type Gowind Combat et la FREMM.

 

 

Corvette du type Gowind Combat (© DCNS)

Corvette du type Gowind Combat (© DCNS)

 

 

Une salve injuste de critiques

 

 

Ces justifications en faveur de la FTI tombent au moment où la frégate multi-missions commence, opportunément, à faire l’objet de critiques sur son manque de succès hors de l’Hexagone. Il est vrai que, depuis le lancement du programme, en 2005, seul le Maroc en a commandé un exemplaire, qui sera livré le mois prochain par DCNS. On entend donc dire ici et là que la FREMM est un bateau trop complexe et donc trop coûteux, qui ne serait finalement pas adapté à l’export. Sous-entendu, les industriels français feraient mieux, le prochain coup, de concevoir un bâtiment plus simple, donc moins cher et, forcément, plus facile à vendre. CQFD. Sauf que ce raisonnement ne tient pas la route, ni d'un point de vue opérationnel, ni d'un point de vue commercial. Au-delà du fait que l’industrie construit ce qu’on lui demande, sur la base des spécifications exigées par son client, en l'occurrence l'Etat, la FREMM n’est pas trop complexe. C’est une frégate de premier rang, conçue pour les combats de haute intensité, avec un potentiel d’évolution important pour tenir compte de l’émergence de nouvelles menaces et des développements technologiques attendus dans les 30 ans à venir. Ce n’est pas un vague bateau civil peint en gris et chichement équipé de quelques canons, qui peut certes impressionner des trafiquants ou des pêcheurs, mais n’a aucune valeur en cas de conflit sérieux.  

 

 

La FREMM Aquitaine (© DCNS)

La FREMM Aquitaine (© DCNS)

 

 

Une bête de guerre polyvalente et optimisée

 

 

La FREMM est faite pour donner des coups tout en les évitant et, si ce n’est pas le cas, être capable de les encaisser. De plus, cette frégate réussit le tour de force d’être l’une des plus polyvalentes - si ce n’est la plus polyvalente - au monde, répondant ainsi à la grande tendance du marché, axé sur des plateformes de plus en plus versatiles. Aucun autre bâtiment n’est capable de mettre en œuvre des missiles de croisière, une défense surface-air de premier ordre (Aster 15 et Aster 30), un hélicoptère aussi performant que le NH90 et un sonar remorqué de pointe comme le Captas 4. Le tout pour un prix dans la moyenne de la concurrence internationale, jouant dans la même catégorie technologique mais n’ayant pas toutes les capacités de la frégate française. Dans le même temps, DCNS a conçu un bâtiment nécessitant une maintenance bien moins lourde que celle de ses aînés, tout en automatisant au maximum la plateforme pour parvenir à réduire l’équipage sous la barre des 100 marins. Du jamais vu sur un bateau militaire de ce type, dont le résultat est une diminution significative du coût d’exploitation. Et quand bien même on pourrait arguer que la FREMM est trop équipée, rien n’empêche un client potentiel de faire l’impasse sur tel ou tel matériel.

 

Quant à la taille de la plateforme, 142 mètres pour un déplacement de 6000 tonnes à pleine charge, cela fait de la FREMM un « beau bébé », mais ce n’est pas non plus un mastodonte. Bien moins grosse que les destroyers américains (9000 tonnes), elle est à peine plus lourde que la future frégate britannique du type 26 (5400 tonnes), équivalente à la F100 espagnole (6000 tonnes) et plus légère que la FREMM italienne et la nouvelle F125 allemande (7000 tonnes). On rappellera de plus que, dans la construction navale, ce n’est pas volume ni le poids qui coûtent cher, ce sont bel et bien les équipements.

 

 

Future frégate allemande du type 125 (© TKMS)

Future frégate allemande du type 125 (© TKMS)

 

 

Le syndrome Rafale

 

 

La vérité, c’est que peu de marines ont les moyens de s’offrir des frégates de premier rang et que, sur ce marché de niche, la concurrence est évidemment sévère, mêlant des contraintes économiques et techniques à des questions politiques. Une situation renvoyant directement à celle du Rafale, qui attend depuis longtemps son premier contrat à l’export. Que n’a-t-on entendu dire sur l’appareil de Dassault qui, après avoir essuyé tant de critiques, va sans doute être porté aux nues après la probable commande géante de l’Inde, suivie peut-être par d’autres ?

 

Le problème est le même avec la FREMM, qui peut très bien créer la surprise dans un certain nombre de pays susceptibles de l’acheter. Surtout que le premier exemplaire, l’Aquitaine, va prochainement entrer en service, permettant à ce design de prouver son efficacité en opérations et ainsi de convaincre des clients potentiels. Ce n’est donc certainement pas le moment, alors que l’industrie navale française dispose d’un produit exceptionnel, d’aller expliquer à la terre entière que, tout compte fait, la France préfère investir dans un autre bateau, dont l’intérêt est en plus contestable.

 

 

La FM 400, dévoilée par DCNS en 2008 (© DCNS)

La FM 400, dévoilée par DCNS en 2008 (© DCNS)

 

 

La FTI sans grand intérêt ?

 

 

Il faut, en effet, bien comprendre que développer un nouveau modèle moins imposant et plus basique ne fera pas exploser les ventes de frégates françaises à l’international. D’abord, comme on l’a dit, le prix de la tôle joue un rôle minime dans le budget final. Ensuite, les clients voudront des équipements. Au minimum des missiles antinavire, un système de défense aérienne, un hélicoptère, une grosse pièce d’artillerie, des torpilles, le tout avec les senseurs associés, dont pourquoi pas un sonar remorqué. En somme, la dotation standard d’une FREMM. Il est d’ailleurs intéressant de noter que DCNS a déjà développé une frégate de taille intermédiaire, la FM400. Ce modèle de 4000 tonnes, lancé en 2008, était destiné à succéder aux La Fayette, différentes versions étant proposées suivant les besoins des marines (unités plus axées sur la défense aérienne, la lutte anti-sous-marine ou l’action vers la terre). Sauf que, trois ans plus tard, le groupe naval a mis la FM400 en sommeil, après s’être rendu compte auprès des prospects que l’intérêt pour un tel bâtiment n’était pas avéré. En effet, compte tenu du niveau d’équipements demandé, le prix de la FM400 était finalement très proche de celui de la FREMM, ne justifiant donc pas l’achat d’un bâtiment plus petit et aux capacités inférieures. Sans compter que la présence de la FM400 compliquait le discours commercial de DCNS.  

 

 

Frégate de surveillance du type Floréal (© MARINE NATIONALE)

Frégate de surveillance du type Floréal (© MARINE NATIONALE)

 

 

Le danger du nivellement technologique vers le bas

 

 

En fait, la seule manière de réduire significativement le prix est de jouer sur les caractéristiques militaires de la plateforme, c'est-à-dire concevoir un bateau plus simple et moins protégé, en clair se rapprocher d’une construction civile pour développer une frégate « bas de gamme ». Le concept serait valable pour remplacer les frégates de surveillance du type Floréal, déjà réalisées aux normes civiles et qui seront désarmées au cours de la prochaine décennie. Mais il ne correspond en aucun cas ce que doit être une frégate de premier rang. L'approche visant à réduire significativement les coûts peut aussi s'obtenir en proposant des performances moindres et un recours limité aux automatismes, ce qui signifie un prix inférieur à l’achat mais par exemple plus de marins, donc des frais de personnel plus élevés en exploitation. 

Seul problème, outre le fait que revenir sur l’automatisation au moment où l’on souhaite réduire les effectifs est une curieuse démarche, la valeur ajoutée de l’industrie française tient essentiellement dans l’avance technologique qu'elle propose. C’est un facteur crucial de différenciation par rapport aux pays à bas coût de production. Si cette plus-value n’est pas au rendez-vous, DCNS peut difficilement être compétitif, surtout face à des chantiers asiatiques, qui savent au demeurant de mieux en mieux intégrer les équipements occidentaux. Espérer gagner des parts de marché en nivelant les produits vers le bas est donc, semble-t-il, un pari assez risqué, puisqu’il expose encore plus à la concurrence. Sauf bien entendu à vouloir seulement réaliser les études en France et faire construire les bateaux dans des pays à la main d’œuvre bon marché. Mais, même dans ce cas, ce n’est pas gagné.   

 

 

La FREMM marocaine Mohammed VI (© DCNS)

La FREMM marocaine Mohammed VI (© DCNS)

 

 

FREMM : Un programme qui était pourtant parfait

 

 

On peut, enfin, achever cette réflexion en revenant sur le prix des FREMM, qui commence à être montré du doigt. Oui, ces frégates sont aujourd’hui plus chères que ce qui était annoncé lors du lancement du programme en 2005 (7 milliards d’euros pour 17 frégates). Mais à qui la faute ? A l’Etat, et d’abord à l’ancienne majorité, qui a décapité un superbe projet basé sur une très forte productivité. Celle-ci était conditionnée par une grande série (17 frégates) et une cadence de livraison particulièrement élevée (une tous les 7 mois), permettant à DCNS (qui a investi pour l’occasion des dizaines de millions d’euros dans la modernisation de son outil industriel lorientais) et ses sous-traitants d’optimiser au maximum les achats et la production. Au moment où le programme a été mis sur les rails, il s’agissait de remplacer non seulement les frégates d’ancienne génération, mais aussi les avisos, avec pour objectif de construire une flotte homogène offrant des gains importants en termes d’exploitation, de formation, de maintenance et de gestion des pièces détachées, de l’armement et des équipements. En supprimant six FREMM en 2008, l’Etat a obéré les gains de productivité escomptés et, mécaniquement, renchéri le coût du programme puisque l’effet de série est bien moindre. Sans même parler des pénalités prévues dans le contrat en cas d’annulation ou d’étalement, DCNS et ses fournisseurs ont été obligés de revoir la facture à la hausse, ce qui doit aussi avoir des répercussions sur les tarifs proposés à l’export, puisque l’amortissement du projet est moindre sur sa base nationale. Selon le chef d’Etat-major de la marine, auditionné au Sénat le 17 septembre, « l'ordre de grandeur est qu'en passant de 17 à 11, nous renchérissons le coût de la commande d'environ deux FREMM ».

 

 

La Normandie, seconde unité française du type FREMM (© DCNS)

La Normandie, seconde unité française du type FREMM (© DCNS)

 

 

Moins bien pour plus cher…

 

 

Sous couvert d’économies budgétaires, qui n’en sont aucunement à terme, la nouvelle LPM en rajoute donc une couche en étalant encore le programme, l’écart entre deux livraisons risquant d’atteindre 14 mois, soit le double de la cadence d’origine. Avec à la clé de nouveaux surcoûts. Et l’on s’achemine droit vers la suppression de trois frégates supplémentaires, décision qui, si elle se confirme, ne sera évidemment pas neutre financièrement. De plus, comme si la situation n’était déjà pas assez ubuesque, il faudra financer les études et la construction des FTI pour, finalement, compenser la baisse des commandes de FREMM, qui auraient pourtant, au passage, pu remplacer les La Fayette. Puis, dans la foulée, il sera nécessaire de développer un nouveau patrouilleur hauturier pour prendre la relève des avisos, alors que ceux-ci devaient initialement voir leur succession assurée par les FREMM. Enfin, il n’est pas inutile de rappeler que, pendant ce temps, il faut prolonger des bâtiments à bout de souffle, soumis à cause de leur grand âge à des pannes plus fréquentes, des frais d’entretien qui augmentent et des capacités réduites en raison des avaries.

 

Au final, la France va réussir une nouvelle fois ce tour de force dont elle a le secret : payer plus pour avoir moins, et moins bien. Une gestion consternante que les magistrats de la Cour des comptes apprécieront sans doute, un jour, à sa juste valeur…

 

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 11:30
First BAE Khareef Corvette To Omani Navy

BAE Khareef Corvette  - Al Shamikh photo BAE Systems

 

09/10/2013 by Paul Fiddian - Armed Forces International's Lead Reporter

 

The Royal Navy of Oman has received its first Khareef-class corvette from contractor BAE Systems Surface Ships. Named Al Shamikh, it's the lead ship of three such vessels being built within the Project Khareef programme.

 

Al Shamikh was first launched in July 2009 and entered sea trials the following year. The two other Khareef-class corvettes, Al Rahmani and Al Rasikh, were launched in July 2010 and June 2011 respectively.

 

Al Shamikh's inauguration into the Royal Navy of Oman took place during a ceremony, in the presence of the British Ambassador to Oman and various defence officials including Sayyid Badr bin Saud al Busaidi - the nation's Minister Responsible for Defence Affairs.

 

"Today we celebrate the arrival of Al Shamikh into the waters of the sultanate, the first ship of Project Khareef, which would contribute to the strengthening of military capabilities and capacities of the Sultan's Armed Forces (SAF) which enjoys the Royal care and attention of His Majesty Sultan Qaboos bin Said, the Supreme Commander of the Armed Forces", he was quoted as having said in BAE Systems' Omani corvette delivery press release.

 

Khareef-class Corvettes

 

The Khareef-class corvette construction programme has been taking place at BAE Systems Surface Ships' shipyard, located at Portsmouth Naval Base. Each is 325 feet long and displaces 2,660 tonnes of water.

 

Power is supplied by a pair of MTU diesel engines, giving a maximum speed of 28 knots, while their maximum range is 4,500 nautical miles and their endurance, 21 days.

 

The Al Shamikh, Al Rahmani and Al Rasikh can each accommodate a single medium-sized helicopter on their decks and are armed with a single 76mm Oto Melara cannon, a pair of 30mm MSI DS30M 30mm cannons and eight MM-40 Block III Exocet surface-to-surface missiles.

 

Omani Navy Corvettes

 

The new Omani navy corvettes will be tasked with numerous roles including designated sea-zone protection, long-endurance surveillance patrols, search and rescue, humanitarian aid and special operations.

 

The three corvettes all represent part of the Royal Navy of Oman's future procurement policy. Ultimately, they'll be joined in service by a new research vessel and four Al-Ofouq-class patrol vessels.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:35
MU90 Torpedo Enters Royal Australian Navy Service

 

Oct 9, 2013 ASDNews Source : Thales Group

 

The MU90 lightweight torpedo has entered active service with the Royal Australian Navy, having achieved Operational Release Status after a recent final test firing.

 

The entry into service has been achieved as a result of close collaboration between the Djimindi Alliance (comprising the Defence Materiel Organisation, Thales Australia and EuroTorp), the Royal Australian Navy and its RAN Test Evaluation Analysis Authority, and the Defence Science and Technology Organisation.

 

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 11:55
Jean-Yves Le Drian : « Un contrat Rafale en Inde en 2014 »

08/10 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Le contrat Lex de rénovation des frégates marque-t-il le retour de la France en Arabie Saoudite ?

 

Jean-Yves Le Drian : Ce contrat de 1,3 milliard dont la moitié pour la part française constitue un nouveau succès industriel majeur pour notre pays. Quand nous avons signé en juillet le contrat des satellites d’observation aux Emirats Arabes Unis, j’ai dit que la France était de retour. En Arabie Saoudite, c’est aussi le cas. Le roi, qui m’a reçu lundi, m’a transmis ce message et cette tonalité a dominé mes entretiens avec les autorités saoudiennes. Le contexte international et surtout la ligne permanente, fidèle et claire de la France concernant la Syrie et sa relation avec l’Arabie Saoudite, ont contribué au fait que nous ne soyons plus dans une relation atone en matière militaire.

 

DCNS nourrit de grands espoirs sur la vente de frégates multi-missions...

 

La France a créé un partenariat majeur et de longue date avec la marine saoudienne. Une culture commune s’est établie mais qui tendait à s’assoupir. Elle renaît avec le contrat Lex et permet d’envisager d’autres projets que nous essaierons de mener à bien durant les cinq années du contrat.

 

Avez-vous reçu des indications positives sur le contrat de plus de deux milliards de modernisation de la défense aérienne par Thales ?

 

Le prince Salman, le vice-ministre de la Défense, et moi avons longuement évoqué tous les dossiers, marine, spatial, défense aérienne, défense anti-missile ou cyber-défense. Il vient d’être nommé et prend le temps de la réflexion. J’ai fait de même avec le prince Mitaeb, le ministre en charge de la garde nationale. Mais je n’en dirai pas plus, sinon je romprais avec mes principes.

 

Vous avec la main plutôt heureuse en matière d’exportations d’armement cette année. Quelle est la méthode Le Drian ?

 

S’assurer d’abord d’un contexte géostratégique apaisé et sain. C’est la base. Ensuite, nourrir des relations personnelles et de confiance avec les vrais décideurs. Echanger, prendre le temps, respecter, écouter leurs demandes. Je dois assumer tout mon rôle politique, mais rien que mon rôle politique, et permettre aux industriels d’assumer pleinement le leur. Ils doivent former une équipe France offensive et soudée à l’export dont je suis l’entraîneur. Enfin, je me refuse à faire de l’esbroufe et je n’annonce rien tant qu’un accord n’est pas conclu.

 

Que faudrait-il améliorer dans le dispositif de soutien aux exportations d’armement ?

 

Il faut mettre en place un dispositif juridique de relation directe entre l’Etat et les Etats acheteurs, une sorte de « FMS » (foreign military sales, du nom de la procédure américaine, NDLR) à la française. Certains pays le demandent. Pas tant pour la garantie de l’Etat vendeur que pour la garantie du droit. Faute d’avoir disposé d’un tel dispositif, nous avons perdu certains marchés.

 

Vous envisagez une mise en place à quelle échéance ?

 

Dans les six mois. François Hollande a donné son accord il y a trois semaines.

 

La loi de programmation militaire prévoit que 7 Rafale soient exportés en 2016. Est-ce tenable sachant que le décès du négociateur en Inde va faire perdre 3 à quatre mois selon le patron de l’armée de l’air local et que les élections arrivent à grand pas ?

 

Je suis très attentif aux questions d’exportations parce qu’elles sont une condition de réussite de la prochaine programmation militaire. Les industriels l’ont bien compris. Concernant le Rafale, je suis optimiste pour une signature avec l’Inde l’an prochain où un budget a été inscrit.

 

Le Qatar pourrait déboucher avant ?

 

Ce serait bien. Nous sommes en bonne position. Donc je n’ai pas d’inquiétude pour l’exécution de l’annuité 2016 de la LPM à condition qu’on continue à se battre en menant la même politique.

 

Devant les députés, les PDG de DCNS et de Thales ont clairement laissé entendre que la frégate multi-mission a du mal à s’exporter. N’a-t-on pas encore conçu un matériel trop technologique adapté à une poignée de marines seulement ?

 

La France a besoin de ses 11 frégates et donc on les construira. Cela dit, il faudra réfléchir à la définition de la future frégate de taille intermédiaire (FTI) pour en faire un navire qui satisfasse la marine française et qui soit exportable. On verra si les trois dernières frégates seront des Fremm ou des bâtiments de nouvelle génération. J’ai annoncé que je prendrai la décision fin 2016.

 

Envisager de ne pas aller au bout de la série alors que les livraisons démarrent à peine, n’est-ce pas reconnaître que les Fremm ne sont pas adaptées à l’international ?

 

Il est difficile de juger de la capacité à l’exportation d’un bâtiment qui n’est pas encore en service. Cela ne peut pas être considéré comme un échec. Je garde cette marge de manoeuvre, sachant qu’il y aura onze frégates de premier rang livrées à la Marine nationale à terme, quel que soit le type.

 

Comment réagissez-vous à la sélection par la Turquie, pays membre de l’Otan, d’un système de défense aérien chinois ?

 

Cette intrusion sur un marché assez improbable me surprend. Je m’interroge sur l’interopérabilité (du système chinois avec ceux de l’Otan, NDLR). J’espère que le gouvernement turc en a mesuré tous les inconvénients. Je n’en dirai pas plus.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 12:30
frégate de la classe Al Medinah

frégate de la classe Al Medinah

07/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'Arabie saoudite a annoncé ce lundi l'entrée en vigueur effective du contrat LEX, permettant le lancement de la rénovation de quatre frégates et de deux pétroliers ravitailleurs de la marine saoudienne. Ce contrat s'élève à 1,1 milliard d'euros.

Ça plane pour le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. C'est officiel même si l'information avait fuité depuis un bon moment, le PDG de DCNS, Patrick Boissier, l'avait également révélé récemment lors d'une audition à l'Assemblée nationale. Jean-Yves Le Drian "se félicite" dans un communiqué publié ce lundi que l'Arabie saoudite lui ait confirmé "l'entrée en vigueur effective à compter du 7 octobre du contrat LEX (Life Extension Sawari 1, ndlr) signé le 1er septembre dernier", permettant le lancement de la rénovation de quatre frégates et de deux pétroliers ravitailleurs de la marine saoudienne.

"Ces travaux seront effectués par DCNS, Thales et MBDA, en partenariat avec des industriels saoudiens", a expliqué le ministère. Le contrat sera réalisé en partie par un chantier naval saoudien, le groupe Zamil, en partenariat avec le groupe naval DCNS. Le montant global s'élève à 1,1 milliard d'euros, dont plus de la moitié au bénéfice d'entreprises françaises.

Ce contrat est "une étape majeure dans les relations franco-saoudiennes en matière de défense navale. Il témoigne du niveau élevé de confiance mutuelle et de coopération qu'entretiennent l'Arabie Saoudite et la France", a fait observer le ministère.

Jean-Yves Le Drian en Arabie Saoudite

Le ministre, qui effectue sa troisième visite depuis mai 2012 dans le royaume, sera reçu en audience par le Roi Abdallah bin Abdelaziz Al Saoud, par le Prince héritier et ministre de la Défense Salman Ben Abdelaziz Al Saoud, par le Prince Salman Bin Sultan Bin Abdelaziz Al Saoud, vice-ministre de la Défense, et par le Prince Mitaeb Bin Abdallah Ben Abdelaziz Al Saoud, ministre de la Garde nationale. Jean-Yves Le Drian remerciera ce dernier pour la signature d'un contrat avec MBDA qui va équiper de missiles sol-air VL Mica la Garde nationale, l'armée privée du roi commandée par le prince Mitaeb bin Abdullah, selon des sources concordantes. Ce contrat, qui s'élève à un peu plus de 150 millions d'euros, va permettre de remplacer le parc de missiles Mistral (MBDA). A terme, le missilier table sur plus de 500 millions d'euros de commandes au total.

Les entretiens du ministre porteront sur le partenariat politique et stratégique qui lie nos deux pays. "Ils doivent permettre de conforter notre convergence de vues sur les grandes crises régionales, au premier rang desquelles figurent la crise nucléaire iranienne et la crise syrienne", a expliqué le ministère. L'Arabie saoudite, partenaire historique de la France en matière de défense, "entretient avec notre pays un dialogue militaire et de sécurité confiant, qui se traduit par une étroite coopération de défense dense et un partenariat approfondi dans le domaine des équipements, au profit de la sécurité du Royaume et de l'ensemble de la région", a-t-il rappelé.

 

Des contrats en négociation

Deux autres contrats sont actuellement en négociation. Il s'agit d'un contrat de défense aérienne (Mark 3), négocié avec Thales, dont la signature pourrait être imminente, et de la modernisation future d'une partie de la flotte saoudienne (Sawari 3). Selon nos informations, Thales a terminé les négociations avec le ministère de la Défense saoudien (Moda) en vue de renouveler le système de défense aérienne Crotale (Air defence) du royaume, fourni par le groupe d'électronique. Au total, le contrat s'élèverait à 4 milliards d'euros, dont 2,5 milliards pour la première tranche.

Selon nos informations, DCNS aurait déjà obtenu un autre contrat de 150 millions d'euros pour la modernisation des frégates Sawari 2 dans le cadre d'un accord-cadre global. Un trépied qui lui permettrait de négocier avec l'Arabie Saoudite la vente de six frégates Fremm pour patrouiller dans les eaux de la Mer rouge ainsi que des sous-marins dans le cadre du contrat Sawari 3.  Enfin, Paris négocie également avec Ryad un satellite d'observation, des hélicoptères ainsi que des centrales nucléaires et la construction d'un métro.

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 12:30
Israël commande 3 nouveaux patrouilleurs Super Dvora

5 octobre 2013, Portail des Sous-Marins

 

La marine israélienne recevra trois nouveaux patrouilleurs rapides Super Dvora, utilisés pour des patrouilles quotidiennes et des missions de contre-terrorisme le long de la côte. C’est ce que vient d’annoncer Israel Aerospace Industries à JSSNews jeudi soir. Selon Joseph Weiss, Président d’IAI, lors d’un entretien avec JSSNews, « l’engagement de la marine israélienne est parmi les plus importants au monde. Il en va de la sécurité réelle d’Israël. »

 

Référence : JSS News (Israël)

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 22:40
BPC Vladivostok - sept-2013-source-lddef

BPC Vladivostok - sept-2013-source-lddef

MOSCOU, 4 octobre - RIA Novosti

 

Le Vladivostok, premier bâtiment de projection et de commandement (BPC) de type Mistral produit pour la Russie, sera remis à la Marine russe le 1er novembre 2014, a annoncé vendredi à Moscou un représentant de l'industrie de défense russe.

 

"Le navire sera équipé et passera des essais en mer pendant un an, puis il sera remis à la Marine le 1er novembre 2014", a indiqué le responsable.

 

La mise à l'eau du BPC Vladivostok aura lieu le 15 octobre prochain à Saint-Nazaire, en France, selon la société française STX France, constructeur du navire. Le navire se rendra ensuite à Saint-Pétersbourg pour compléter son armement aux chantiers navals du Nord.

 

Le groupe français DCNS et l'Agence russe d'exportation d'armements (Rosoboronexport) ont signé en juin 2011 un contrat de 1,2 milliard d'euros prévoyant la construction de deux BPC de classe Mistral pour la Marine russe. STX France intervient en tant que sous-traitant du contrat signé par DCNS. La Russie assure 20% des travaux de construction de son premier BPC et 40% des travaux pour le second Mistral. Deux autres navires de type Mistral seront construits en Russie.

 

Le second bâtiment de la série, le futur BPC Sevastopol a été mis sur cale le 18 juin dernier chez STX France, avec près de six mois d'avance sur le planning.

 

D'une longueur maximale de 210 mètres, d'un déplacement de 22.000 tonnes et d'une vitesse supérieure à 18 nœuds, le BPC Mistral est capable de porter 16 hélicoptères, quatre vedettes de débarquement ou deux navires sur coussin d'air de faible tonnage. Son pont d'envol permet la mise en œuvre simultanée de 6 hélicoptères. Sa distance franchissable est de 20.000 milles nautiques. Le navire peut embarquer, outre ses 160 hommes d'équipage, un commando de 450 hommes.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:50
HMS Queen Elizabeth flight deck completed

The Goliath crane lifts one of the flight deck sections into place on the Queen Elizabeth [Picture: Crown copyright]

 

3 October 2013 Ministry of Defence and Defence Equipment and Support

 

The flight deck of the first of the Navy's new aircraft carriers is now finished, with the last 2 sections added to HMS Queen Elizabeth.


 

The sponsons, each weighing just under 500 tonnes, roughly the same as a Sandown Class minehunter, have been carefully inched into place in Rosyth in Scotland.

The mighty Goliath crane lifted the sponsons – the sections protruding from the hull which give an aircraft carrier its unique shape – to join the remainder of the ship in her dry dock.

By the standards of the Queen Elizabeth, the segments are relatively small; the larger sections weighed in at more than 10,000 tonnes (heavier than a Type 45 destroyer).

Now physically complete the flight deck is the size of 60 tennis courts or just a bit smaller than 3 football pitches.

To accommodate the F-35 Lightning II jets, which will land and take off from the ship, a ski ramp will be installed next month – mirroring the feature which propelled the Harrier skywards on the Invincible Class of carriers.

The Goliath crane lifts one of the flight deck sections into place
The Goliath crane lifts one of the flight deck sections into place on the Queen Elizabeth [Picture: Crown copyright]

The Queen Elizabeth Class project is probably at the peak of effort, with around 10,000 people involved in building the 2 leviathans, or providing equipment and systems to be installed on them.

While almost all the media attention is focused on the future flagship, there’s also an all-out effort across the land to build her younger sister, the Prince of Wales, which is around 2 years behind Queen Elizabeth.

Sections of 3-quarters of the Prince of Wales’s hull are under construction in Portsmouth, Govan, Merseyside and Tyneside.

The 65,000-tonne Queen Elizabeth Class aircraft carriers will be based in Portsmouth and will be the centrepiece of the UK’s military capability.

HMS Queen Elizabeth is due to begin sea trials in 2017 and flight trials from her deck using Lightning II fast jets in 2018.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:50
Belgique : Les nouveaux navires de patrouilles prennent forme

2 oct. 2013 belgiandefence

 

La construction de deux nouveaux navires de patrouille pour la marine a débuté mi-juin 2013. En ce moment, les constructeurs de la compagnie navale SOCARENAM assemblent les quatre parties de la coque.

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