photo Panhard
March 11, 2011 by Tamir Eshel DEFENSE UPDATE
MOSCOW, March 3 (RIA Novosti)
4 mars 2011 - www.affaires-strategiques.info
Philippe Migault est chercheur à l’IRIS, spécialiste de l’industrie de l’armement russe. Il revient pour Affaires Stratégiques sur les transactions de matériels de guerre en cours entre Paris et Moscou et ses implications, mais aussi sur les conséquences des « printemps arabes » sur les exportations d’armes russes.
Q : La France étant un pays membre de l’OTAN, la vente de navires de guerre de type Mistral à la Russie dépasse les relations bilatérales. Comment les autres Etats membres ont-ils réagi à cette décision ?
Il y a trois éléments de réponse.
Le premier, c’est la réaction des Etats membres de l’OTAN qui se trouvaient jusqu’en 1989-1991 sous la domination soviétique. Dans les trois Etats Baltes ou en Pologne, la perspective de voir renaître en mer Baltique une flotte russe puissante et moderne avec l’aide française a bien entendu suscité un malaise. Mais il s’agit bien d’un malaise plus que d’une inquiétude.
Car dans ces pays comme ailleurs, les responsables politiques et militaires savent bien que le rapport de forces s’est inversé : face aux forces armées de l’OTAN –sans même prendre en compte celles des Etats-Unis- l’armée russe est en situation d’infériorité numérique aussi bien du point de vue des hommes que des matériels. Elle ne représente plus une menace. D’autant que la tendance est de plus en plus à la normalisation des relations entre, par exemple, Varsovie et Moscou. Les contentieux s’estompent. Aujourd’hui le Kremlin ne considère plus l’OTAN comme une menace et, en conséquence, oriente son effort de défense vers d’autres périls : en gros l’arc des crises au sud et, même si les responsables russes s’en défendent, la montée en puissance de la Chine à l’Est.
Le second c’est qu’il y a eu un double discours. A Washington et dans quelques autres pays, cette collaboration russo-française a provoqué quelques critiques. Mais elles ont plutôt été discrètes. Et les grandes leçons de morale politique n’ont pas résisté devant l’appât du gain : si les Français ont proposé leurs bateaux aux Russes, je rappelle que les Néerlandais, Atlantistes forcenés pourtant, mais aussi les Espagnols, avaient eux aussi répondu à l’appel d’offres. Et un bâtiment de la classe Johan de Witt ou du type Juan Carlos n’est pas plus innocent qu’un Mistral…Trêve d’hypocrisie donc, la France n’est pas la seule à vouloir faire du business avec la Russie !
Enfin je rappelle que Paris a reçu la bénédiction du secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, qui n’a présenté aucune objection et estimé à contrario que cette vente n’allait pas contre les règles du commerce international des armes ni contre celles de l’Alliance Atlantique.
Cette transaction, annoncée il y a un an déjà, peine à prendre forme. Quelles en sont les raisons ?
Quand on vend un TGV à l’étranger, cela ne se fait pas en un jour. Les transactions portant sur les hautes technologies sont toujours longues, surtout quand elles présentent un caractère sensible. La Russie a exprimé son intérêt pour le Mistral pour la première fois il y a un peu moins de trois ans. Aujourd’hui un contrat est sur les rails, avec ses phases d’avancée et ses coups d’arrêt certes, mais sur les rails. Alors bien entendu, chacune des parties essaie de tirer le meilleur du contrat, de réaliser la meilleure affaire possible. On met la pression, on s’épanche dans les médias…C’est le jeu, et les Russes sont d’excellents négociateurs !
Je trouve que cette transaction avance vite par rapport à d’autres. Depuis combien de temps EADS, qui avait le meilleur produit, négociait-il la vente de ses ravitailleurs aux Etats-Unis ? Dix ans. Pour finalement finir par se faire gruger par Washington, chantre du libre-échange mais aussi de l’ultra-protectionnisme dès qu’il s’agit de préserver ses entreprises. Je suis bien plus optimiste pour le Mistral en Russie.
La Russie, deuxième exportateur d’armes mondial, a de nombreux contrats avec des pays du Proche-Orient et d’Afrique du nord actuellement en proie à des révoltes citoyennes, particulièrement l’Egypte, le Yémen et la Libye. Ces troubles ont-ils eu une influence sur ses exportations d’armes ? Comment Moscou s’est-il positionné par rapport aux révoltes du monde arabe ?
Les Russes sont pragmatiques. Ils ne conduisent pas leur diplomatie suivant les règles d’une morale soit disant universelle ou sous le coup des émotions agitant leur opinion publique. Ce sont des praticiens de la realpolitik. Ils observent et attendent de voir, bien conscients qu’ils n’ont pas, de toute façon, les moyens de peser sur les évènements. Ils sont surtout consternés de voir à quel point, en Occident, on s’enthousiasme pour des révoltes certes éminemment sympathiques et légitimes mais dont ne sait pas où elles vont nous mener. Qui après Ben Ali, après Moubarak ou Kadhafi ? Nul ne le sait.
Sans brandir l’épouvantail islamiste, ils notent que les affaires internationales exigent des gouvernements stables, avec lesquels négocier, quelle que soit leur nature. Et que la phase de transition à laquelle nous assistons doit, d’une manière ou d’une autre, prendre fin dans l’intérêt de tous. Si cela se finit par l’installation de régimes plus démocratiques, tant mieux. Si ce n’est pas le cas, tant pis. A Moscou on ne prétend pas fixer aux autres peuples la voie qu’ils doivent suivre. On refuse l’ingérence et les leçons de morale. Leçons qui sont souvent prodiguées par ceux qui sont le moins de légitimité à le faire…
La Russie a-t-elle revu ses accords sur l’armement avec la Libye et Kadhafi suite aux derniers évènements ?
Avec Kadhafi il semble qu’il ne soit plus guère possible de faire quelque commerce que ce soit. Même s’il parvient à reprendre le contrôle du pays, il fera sans doute son retour dans le groupe des Etats-paria dont il avait eu tant de mal à s’exfiltrer.
Avec la Libye c’est autre chose. Si demain un nouveau régime à Tripoli veut honorer les accords passés avec la Russie en matière d’armement, le Kremlin ne va surement pas s’assoir sur quatre milliards de dollars. De même que si la France a une chance d’y vendre enfin le Rafale à un client plus respectable, elle ne devra pas manquer l’occasion.
3 mars 2011 par info-aviation
Le deuxième exemplaire d’essai du chasseur russe de cinquième génération T-50 mis au point par Sukhoi a réussi aujourd’hui son premier vol, a annoncé une source proche des tests. « Le vol a duré près d’une heure et a été couronné de succès », a précisé l’interlocuteur. Le vol s’est déroulé sur l’aérodrome de l’usine d’assemblage de Komsomolsk-sur-l’Amour, dans l’Extrême-Orient russe. Le chasseur de 5e génération T-50 est développé en Russie depuis les années 1990. Le nouvel appareil sera doté de qualités uniques. Invisible pour les radars ennemis, il sera équipé d’un nouveau poste de navigation de bord et d’un système de défense automatisé. Le premier décollage du chasseur remonte au 29 janvier 2010. Le commandant de l’armée de l’Air, Alexandre Zeline, a annoncé que l’avion commencerait à équiper les forces armées russes en 2015.
3 mars 2011 Par Rédacteur en chef.
Les informations concernant une impasse dans les discutions contractuelles entre la Russie et la France sur l’achat de porte-hélicoptères de la classe Mistral pour la marine russe, sont fausses, a déclaré jeudi le porte-parole du premier ministre russe Vladimir Poutine. Les 2 premiers Mistral seront équipés d’armement et d’hélicoptères russes et seront adaptés à l’Arctique Le quotidien économique russe Kommersant a indiqué jeudi que les discutions contractuelles de la semaine dernière, entre Rosoboronexport et DCNS, à laquelle assistait aussi des responsables gouvernementaux des 2 pays, avait conduit à un blocage. "Cette information est fausse. Il s’agit d’un projet important et il y a toujours quelques problèmes, mais je voudrais le souligner à nouveau : cette information est sans fondement," a déclaré Dmitry Peskov à des journalistes.
MOSCOW, February 28 (RIA Novosti)
The Russian Ground Forces will start receiving a number of advanced weapons in 2011, including modernized S-300V4 air defense missile systems, the Defense Ministry said on Monday.
"Starting in 2011, the Ground Forces will receive modernized S-300V4 and Buk-M2 medium-range air defense systems, Tor-M2 short-range air defense systems, and portable air defense systems," the ministry said in a statement.
The Russian military plans to buy only advanced and highly-effective weaponry in the future to meet the challenges of modern warfare, the ministry says.
The Ground Forces will continue to receive Iskander-M [SS-26 Stone] tactical ballistic missiles, new multiple-launch rocket systems, self-propelled guns, BTR-82A armored personnel carriers, and anti-tank missile systems.
Information on the advanced S-300V4 system remains classified. According to some sources, it may be based on the S-300VM (SA-23 Gladiator) mobile air defense system.
Source defense-jgp.blogspot.com
27 février 2011 Par Rédacteur en chef.
Sur les 4 porte-hélicoptères de la classe Mistral que la Russie achète à la France, les 2 premiers seront équipés d’armes et d’hélicoptères russes, mais de matériels français, a déclaré le vice-ministre russe de la défense Vladimir Popovkin. Selon lui, les 2 autres bâtiments seront construits sous licence française par les chantiers de l’Amirauté à St. Pétersbourg. Le montant global du contrat s’élèvera au moins à 1,5 milliard €. Le consortium, qui va construire les bâtiments, composé de l’United Shipbuilding Corporation (Russie) et DCNS (France), a déjà été constitué. Le travail de création d’un chantier naval commun franco-russe est en cours. Les plans des Mistral destinés à la Russie seront modifiés par rapport au modèle destiné à la marine nationale — par exemple, pour accueillir des hélicoptères russes à bord du bâtiment, le pont doit être légèrement soulevé. Et pour utiliser les Mistral en conditions hivernales, la coque du bâtiment doit être renforcée. Cependant, le bâtiment ne subira aucune modification considérable, que ce soit dans la conception, ou dans son équipement, a assuré Popovkin.
Source : RusNavy (Russie)
le sous-marin nucléaire Youri Dolgorouki photo RIA Novosti.
VLADIVOSTOK, 26 février - RIA Novosti
Source Defense Talk
By RIA Novosti on Friday, February 25th, 2011
Russia is holding talks with France on the purchase of Felin advanced "future soldier" equipment, which includes new combat clothing with body armor and a new ballistic helmet, weapons, and a portable computer. "We will take several Felin sets, we are currently in talks with our French partners," First Deputy Defense Minister Vladimir Popovkin said on Thursday. Felin, produced by France's Sagem Defense & Security, is currently entering service with the French Army. The system includes a vest containing an integrated radio and GPS system, a hardened laptop computer and advanced optronics.
Read more: http://www.defencetalk.com/russia-in-talks-with-france-on-future-soldier-gear-32377/#ixzz1F57jQkYX
Source Defense Talk
By RIA Novosti on Friday, February 25th, 2011
Russia's Defense Ministry announced plans on Thursday to buy 100 ships, over 600 aircraft and 1,000 helicopters under a 2011-2020 arms procurement program. Russia will buy 10 new generation S-500 air defense systems, which will replace the S-400 systems currently entering service with the Russian forces, said First Deputy Defense Minister Vladimir Popovkin, who is in charge of arms procurement. Russia plans to purchase more than 100 helicopters this year, including Mi-26 Halo heavy transport helicopters, Mi-28 Night Hunter and Ka-52 Alligator attack helicopters.
Read more: http://www.defencetalk.com/russia-to-buy-1000-helicopters-by-2020-32379/#ixzz1F58Fyp3P
24/02/11 LesEchos.fr / AFP
La Russie va dépenser 474 milliards d'euros dans le cadre de son programme militaire jusqu'à 2020, qui prévoit notamment la construction de huit sous-marins nucléaires, l'achat de plus de 600 avions et un millier d'hélicoptères, a indiqué jeudi le ministère de la Défense. La somme dépensée pour ce programme sera "supérieure à 19.000 milliards de roubles" (474 milliards d'euros), a déclaré le vice-ministre de la Défense, Vladimir Popovkine, cité par les agences russes. "Les forces stratégiques nucléaires sont la première priorité du programme qui inclut notamment la construction de huit sous-marins nucléaires stratégiques, munis de missiles intercontinentaux Boulava", a-t-il poursuivi. "D'ici à 2020, nous allons acheter plus de 600 avions et plus de 1.000 hélicoptères, a-t-il ajouté.
photo Ria Novisti
24/2/2011Casafree.com
Les Forces armées russes ont annoncé jeudi un programme de réarmement de dix ans, qui prévoit l'acquisition à grande échelle d'armes modernes, ont rapporté les médias locaux.
Selon ce plan, l'armée russe compte acheter plus de 600 avions de combat, 1 000 hélicoptères de combat et 100 navires de guerre, dont 20 sous-marins, pour un montant de 19 000 milliards de roubles (650 milliards de dollars), a révélé le premier vice-ministre de la Défense, Vladimir Popovkine. Pour la seule année 2011, les autorités devraient acheter 100 hélicoptères Ka-52, Ka-226, Mi-28N et Mi-26, a-t-il précisé. Egalement en 2011, la Russie va dévoiler son nouveau missile balistique intercontinental (ICBM) Bulava, qui fait actuellement l'objet d'essais, tandis que dix brigades vont être armées de missiles tactiques Iskander-M d'ici 2020, a fait savoir M. Popovkine. Il a ajouté que le ministère russe de la Défense envisageait de développer un ICBM lourd à la place des missiles RS-18 et RS-20. Capable de transporter dix ogives, le nouveau missile devrait remplacer le Topol, qui ne peut en transporter que trois. En outre, le ministre a indiqué que l'armée russe comptait mettre au point, d'ici 2013, les systèmes anti-aériens S-400 et S-500. La Russie ne va acheter que des "quantités limitées" d'armements militaires fabriqués à l'étranger, seulement dans les domaines où l'industrie russe ne produit pas d'équipements, a précisé M. Popovkine. Il a par ailleurs affirmé que des porte-hélicoptères Mistral, de fabrication française, seraient inclus dans le programme de réarmement.
Le vice-ministre russe de la Défense Vladimir Popovkine
MOSCOU, 24 février - RIA Novosti
La Russie est en train de négocier avec la France l'achat d'un lot d'équipements du soldat du futur, a annoncé jeudi aux journalistes le vice-ministre russe de la Défense Vladimir Popovkine.