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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 17:30
Le Canada fournira du matériel militaire aux Forces de sécurité irakiennes

Des approvisionnements de première nécessité pour soutenir l’opération Impact, qui se déroule au Moyen-Orient sont chargés à bord d’un aéronef CC-177 Globemaster III à Trenton le 15 octobre 2014. (Archives/Caporal Rod Doucet)

 

20 janvier 2015 par Jacques N. Godbout - 45eNord.ca

 

Avant son départ pour Londres, où il participera à des discussions de haut niveau sur le groupe l’État islamique, le ministre canadien de la Défense, Rob Nicholson, annonce que le Canada s’engage à fournir du matériel militaire aux Forces de sécurité irakiennes.

 

Le ministre Nicholson a annoncé en effet ce mardi 20 janvier l’intention du Canada de donner du matériel militaire non létal afin d’accroître les capacités des Forces de sécurité irakiennes.

Le don prévu aux Forces de sécurité iraquiennes, dans le cadre du Programme d’aide au renforcement des capacités antiterroristes (PARCA) du MAECD, précise le communiqué de la Défense qui annonce cette nouvelle, comprendra 6 000 articles hivernisés et pour temps pluvieux, dont 1 000 manteaux, pantalons, ainsi que des gilets et des pantalons molletonnés pour les opérations en temps froid, en plus de 1 000 vestes et pantalons pour les temps pluvieux, qui ont été jugés comme excédentaires par les Forces armées canadiennes.

Entre le 15 août et le 26 septembre 2014, les Forces armées canadiennes ont transporté des fournitures militaires comprenant des armes légères, des munitions et du matériel donnés par des alliés, comme l’Albanie et la République tchèque. En date du 26 septembre 2014, 25 vols ont été réussis, et plus de 1 600 000 livres (725 000 kilogrammes) de fournitures militaires ont été livrées aux Forces de sécurité irakiennes.

L’annonce d’aujourd’hui a été faite avant une réunion à laquelle le ministre assistera à Londres, au Royaume-Uni, et qui aura lieu le 22 janvier 2014, avec 23 délégations de divers pays et organisations. Cette réunion vise à discuter des efforts déployés par la coalition mondiale pour lutter contre le groupe l’État islamique.

La réunion ministérielle de Londres se concentrera sur les cinq niveaux d’effort de la coalition: fournir de l’appui militaire à nos partenaires; freiner le flux de combattants étrangers dans la région; arrêter le financement de l’État ilsamique; traiter les crises d’ordre humanitaire dans la région et exposer la véritable nature du groupe l’État islamique.

La réunion présentera également une occasion aux partenaires de faire le point sur le travail de la coalition jusqu’à présent, et d’explorer des occasions pour améliorer la coordination des opérations à l’avenir, dit le communiqué de la Défense canadienne..

Le 5 septembre 2014, le premier-ministre Harper a annoncé que les Forces armées canadiennes enverraient du personnel pour conseiller et pour aider les Forces de sécurité irakiennes dans le but de planifier et de réaliser des opérations contre l’État islamique. Le 30 octobre 2014, les FAC ont mené leur première mission avec la Force de stabilisation du Moyen-Orient, menée par les États-Unis.

On a pu voir lors de la dernière séance d’information lundi à Ottawa du commandement canadien des opérations que les forces spéciales canadiennes jouent un rôle de premier plan en Irak.

Lors de cette séance d’information, le lieutenant-général Jonathan Vance, commandant du Commandement des opérations interarmées du Canada (COIC), a indiqué que que la Force opérationnelle aérienne en Irak a effectué 358 sorties aériennes en date du 18 janvier à 15h, soit 230 sorties pour les CF-18; 61 sorties pour l’aéronef de ravitaillement CC-150T et 67 missions de reconnaissance pour les aéronefs de patrouille CP-140.

Qui plus est, on a appris à cette occasion que les Canadiens, outre entraîner, conseiller et assister les forces irakiennes, étaient les yeux de la coalition au sol.

Les membres des forces spéciales canadiennes ont pris part directement aux frappes de la coalition contre des cibles de l’État islamique en aidant les avions de chasse amis à localiser des cibles ennemies à 13 reprises.

« Je suis extrêmement fier des résultats atteints par les Forces armées canadiennes au moyen de l’opération IMPACT. Nos efforts pour lutter contre l’EIIL [le groupe l’État islamique, ndlr] et le soutien que nous fournissons au peuple irakien sont essentiels pour freiner cette menace croissante, avant qu’elle puisse se propager ailleurs. », a déclaré le ministre Nicholson.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 14:55
Conseil de Défense du 21 Janvier 2015

 

21 Janvier 2015 Elysée

 

Comme il l’avait annoncé lors des vœux aux armées à bord du porte-avions Charles de Gaulle le 14 janvier, le Président de la République a réuni le 21 janvier un conseil de Défense.

 

Au cours de ce conseil, il a décidé de réduire de 7 500 les déflations d’effectifs prévues pour le ministère de la Défense sur la période de 2015 à 2019 par la loi de programmation militaire, dont 1 500 dès l’année 2015.

 

Il a demandé en conséquence d’engager rapidement les travaux pour actualiser d’ici cet été la loi de programmation militaire.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 08:45
Le Niger en alerte face à Boko Haram

Les soldats nigériens face à des combattants armés de Boko Haram. Au loin, un drapeau des jihadistes. Photo Nicolas Champeaux RFI

 

21-01-2015 Par Nicolas Champeaux, envoyé spécial à Bosso et Diffa dans le sud-est du Niger – RFI

 

Au Nigeria, les insurgés islamistes menacent la frontière sud du pays. La rivière Komadougou Yobé, la démarcation naturelle, offre de nombreux points de passage vers le Niger. C’est le cas à Mamouri, près de Bosso, à deux heures de pistes de Diffa sur la rive Est du lac Tchad. Reportage avec une patrouille des forces armées nigériennes sur ce site sensible, où sont postés des guetteurs armés de Boko Haram.

 

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 08:45
Cameroon to receive Russian weapons

 

20 January 2015 by defenceWeb


Cameroon will this year receive artillery, missiles, armoured trucks and other weapons from Russia, according to the country’s government.

Russia’s ambassador Nikolay Ratsiborinskiy met with President Paul Biya on January 16 and discussed a number of issues. In a statement released after the meeting, the president’s office said that, “By the end of the year, the Cameroonian army will be equipped with the most sophisticated military equipment from Russia. This will among other latest generation of weapons, heavy artillery, including missiles, air protection, anti-aircraft missile system, and cannon. Armoured trucks of Russian production will also be delivered to Cameroon to transport troops. To ensure proper use of this equipment, Russia is ready to welcome the young Cameroonians for the training of civilian and military specialists.”

Cameroon has increased its defence budget as it attempts to deal with Boko Haram militants carrying out raids in its territory. According to figures obtained by IHS Janes from a Cameroonian defence official, the Ministry of Defence's budget will grow from CFA198.5 billion ($355 million) in 2014 to CFA212 billion ($376 million) in 2015. After taking into account inflation of 2.7%, this works out as an increase of $16 million in real terms.

At the end of last year, Cameroon became the first country outside of Nigeria to launch coordinated air strikes against Boko Haram. According to Reuters, about a thousand Jihadists had entered the country, “attacking five villages and temporarily seizing a Cameroonian military base”.

“Fighter planes went into action for the first time since the start of the conflict,” Cameroonian Communications Minister Issa Tchiroma Bakary told Al Jazeera. “Militants were driven out after two strikes and heavy fire”, he added. Later on President Biya reportedly deployed more than 1 000 troops to the Nigerian border to fortify against follow-up attacks. Meanwhile, neighbouring Chad has agreed to send troops to Cameroon to combat Boko Haram.


If Cameroon does indeed receive weapons from Russia, it will be a shift away from China, which is supplying a significant amount of hardware to the West African nation, such as two P-108 patrol vessels being built by Poly Technologies. In May last year Cameroon unveiled a variety of new Chinese hardware, including Type 07P infantry fighting vehicles and PTL-02-type tank destroyers.

Apparently Germany has provided over a 100 military vehicles to Cameroon to help it fight Boko Haram militants. Cameroon’s forces are gradually being re-equipped – for example in August 2013 Cameroon ordered Mi-17 helicopters from Russia and in July that year received a CN235-300 medium transport from Airbus. A French OPV-54 patrol craft was delivered in 2012 while two Aresa-320 patrol boats from Spain were delivered last year.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 08:35
L'Asie centrale, nouvelle terre de recrutement de l'Etat islamique


20.01.2014 Laurent Marchand - Tout un monde
 

Dans un rapport publié ce mardi 20 janvier, l’International Crisis Group s’alarme de la capacité croissante de l’EI d’attirer des ressortissants des pays d’Asie centrale dans ses rangs. L’organisation indépendante appelle les gouvernements des pays concernés - Kazakhstan, Kirghizistan, Turkménistan, Tadjikistan et Ouzbékistan – à développer des réponses à la fois sécuritaires et sociales pour contrer ce phénomène.

"Entre 2.000 et 4.000 citoyens d'Asie Centrale ont rejoint ces trois dernières années les territoires contrôlés par l'EI", dans un contexte de corruption et de mauvaise gouvernance généralisées dans les cinq pays d'Asie centrale -- --, précise le rapport.

"Il est aujourd'hui plus facile pour l'EI de recruter en Asie Centrale qu'en Afghanistan ou au Pakistan", s'inquiète ainsi Deirdre Tynan, responsable de la région pour l'ICG, tandis que le rapport estime que seule la distance entre la Syrie et l'Asie Centrale explique qu'aucune attaque majeure n'y ait encore eu lieu.

"Tous pensent que le califat islamique pourrait être une alternative sérieuse à la vie post-soviétique", note le rapport. Car "dans ces cinq pays, la religion remplit un vide créé par le manque de gouvernance et l'insécurité sociale".

L'Ouzbékistan, terre d'origine du Mouvement islamique d'Ouzbékistan (MIO) lié à Al-Qaïda, serait particulièrement exposé à la menace terroriste d'après l'ICG, qui estime que le nombre d'Ouzbeks ethniques ayant rejoint la Syrie pourrait excéder les 2.500.

Lire le rapport en anglais : ICI

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 06:55
Terrorisme : B. Cazeneuve fait pression sur les géants du Web

 

20/01/2015 Par Jules Darmanin – LeFigaro.fr

 

Le ministre de l'Intérieur a annoncé que de nouvelles mesures de contrôle d'Internet allaient être présentées cette semaine. Il souhaite également une meilleure «autorégulation» de la part des réseaux sociaux.

 

Depuis lundi, Bernard Cazeneuve est le premier cyberflic de France. Après une visite lundi dans les locaux de Pharos, la plate-forme nationale de signalement des contenus illicites en ligne, le ministre de l'Intérieur s'est rendu mardi au Forum international de la cybersécurité de Lille (FIC) avec son homologue allemand Thomas de Maizière. L'intervention tombe à point nommé au moment où le terrorisme sur Internet est dans le viseur de la communauté internationale.

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 19:50
vz.58 Pistol 762 photo CSA

vz.58 Pistol 762 photo CSA

 

18 janvier 2015 par Stephane Mantoux - Historicoblog

 

On en sait un peu plus désormais sur les armes utilisées par les frères Kouachi lors de l'attaque de Charlie Hebdo et par Amedy Coulibaly. Les médias ont souvent parlé de fusils d'assaut et même d'un lance-roquettes, ce qui ne recouvre qu'une partie de la réalité. Les terroristes de Paris se sont manifestement approvisionnés par la filière des Balkans, celle qui alimente le grand banditisme français et même au-delà, dans certaines cités.

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 18:50
Les Européens comptent travailler avec les pays arabes pour contrer le terrorisme

 

20.01.2014 par 45eNord.ca (AFP)

 

Les Européens ont appelé lundi à plus de coopération avec les pays arabes dans la lutte contre le terrorisme, alors que l’Europe était en état d’alerte après les attentats de Paris et le monde musulman en ébullition contre les caricatures de Mahomet.

 

« Nous préparons des projets spécifiques à lancer dans les prochaines semaines avec des pays précis pour accroître le niveau de coopération en matière de contreterrorisme », a déclaré la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini en citant « la Turquie, l’Égypte, le Yémen, l’Algérie, les pays du Golfe ».

L’UE a aussi décidé une meilleure coordination en matière d’échange d’informations et de renseignement, à la fois à l’intérieur de l’UE mais aussi avec d’autres pays. Mme Mogherini a à cet égard mentionné la Turquie, l’Égypte, des pays du Golfe, l’Afrique du Nord, mais aussi l’Afrique et l’Asie.

Elle a indiqué qu’elle ferait deux actions concrètes immédiates : la mise en place d’attachés de sécurité dans toutes les délégations de l’UE dans les pays pertinents afin d’entretenir des contacts réguliers entre professionnels de la sécurité et du contreterrorisme, et l’amélioration de la communication avec les populations arabophones, au sein de l’UE et avec la communauté arabe dans le monde.

Mme Mogherini a évoqué une prochaine conférence internationale à Bruxelles sur les moyens d’assécher le financement des réseaux terroristes.

Sur le plan intérieur européen, les 28 ont appelé le Parlement européen à relancer le travail sur le PNR, le projet de registre européen des passagers dans le transport aérien, que les élus européens bloquent depuis 2011, réclamant des garanties sur la protection des données personnelles.

« Il faut qu’on renforce notre façon de coopérer (…) avec les pays arabes », avait affirmé la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, avant la réunion des 28 ministres des Affaires étrangères de l’UE à laquelle était convié le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi.

« Les attaques terroristes ciblent surtout les musulmans dans le monde, il nous faut donc une alliance, un dialogue pour faire face ensemble », avait-t-elle expliqué. « On va discuter aujourd’hui des relations d’échange plus denses aussi avec les États musulmans dans le monde », avait rnchéri pour sa part le ministre allemand, Frank-Walter Steinmeier.

 

Le monde musulman en ébullition

Mais la pression est forte dans de nombreux pays musulmans. Des centaines de milliers de personnes ont manifesté lundi à Grozny, capitale de la Tchétchénie, contre la publication d’une nouvelle caricature du prophète Mahomet dans Charlie Hebdo, cible de l’attentat meurtrier du 7 janvier. Des islamistes radicaux ont défilé à Gaza, brûlant le drapeau français et menaçant de s’en prendre aux Français.

De nombreuses manifestations avaient déjà eu lieu ce week-end dans des pays musulmans. Au Niger, de violentes émeutes ont fait dix morts.

La lutte contre le terrorisme n’est pas seulement « une question militaire ou sécuritaire », a estimé à Bruxelles M. al-Arabi, affirmant qu’il fallait la livrer « au niveau intellectuel, culturel, médiatique, religieux ». « C’est cela que nous tentons ».

Certains ministres, comme le luxembourgeois Jean Asselborn, ont reconnu que cette coopération euro-arabe ne devait toutefois « pas » se faire « aux dépens de la démocratie ».

La coopération en matière de renseignement, le renforcement des contrôles aux frontières de l’espace Schengen, la lutte contre le trafic d’armes ou la création d’un registre commun des passagers aériens (PNR) sont devenus une priorité des dirigeants européens après les attentats meurtriers de Paris et la vaste opération anti-jihadistes en fin de semaine dernière en Belgique.

Ces questions seront discutées par les ministres compétents, ceux de l’Intérieur, le 29 janvier à Riga, et surtout par les chefs d’État et de gouvernement le 12 février, lors d’un sommet consacré à la lutte contre le terrorisme et les « combattants étrangers » européens de retour de Syrie ou d’Irak.

 

L’Europe en alerte

Plusieurs chefs de la diplomatie de l’UE participeront aussi jeudi à Londres à une rencontre organisée conjointement par le Royaume-Uni et les Etats-Unis entre pays membres de la coalition contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak.

L’Europe est en alerte. En Allemagne, le manifestation hebdomadaire du mouvement anti-islam Pegida a été annulée à Dresde (est) en raison de menaces de mort proférées par l’EI contre l’un des organisateurs. Lundi dernier, 25.000 personnes, un record, avaient défilé dans la capitale de la Saxe.

En France, neuf personnes soupçonnées d’avoir pu apporter un soutien logistique à Amédy Coulibaly, en armes et véhicules notamment, sont en garde à vue jusqu’à mardi soir. Coulibaly avait tué une policière près de Paris puis quatre personnes juives dans une supérette casher dans l’est de Paris le 9 janvier.

Un Algérien de 33 ans arrêté samedi à Athènes et soupçonné d’avoir un lien avec la cellule jihadiste démantelée en Belgique devait être présenté lundi au parquet en vue de son éventuelle extradition, demandée par Bruxelles.

Mais le chef et pourvoyeur de fonds de la cellule belge qui projetait des attentats contre des policiers est toujours en fuite. Il s’agirait d’Abdelhamid Abaaoud, un Belge d’origine marocaine de 27 ans qui a combattu dans les rangs de l’EI en Syrie, selon les médias belges.

Dès samedi, l’armée a commencé à surveiller certains sites sensibles à Bruxelles et à Anvers, notamment des ambassades et lieux juifs. La police britannique a conseillé à ses agents d’être prudents et a « pris des mesures autour des bâtiments ».

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 18:30
Obtenir les effets escomptés par la coalition au-dessus de l’Irak

Un CF-188 Hornet est ravitaillé en vol par un avion CC-150T Polaris au-dessus de l’Irak, au cours de l’opération Impact, le 6 novembre 2014. PHOTO : Caméra de combat des Forces canadiennes, MDN

 

20 janvier 2015 Par les Affaires publiques de la Force opérationnelle aérienne en Irak

 

La campagne aérienne de la coalition en cours au-dessus de la République d’Irak contre le groupe terroriste État islamique en Irak et au Levant (EIIL) est une entreprise complexe nécessitant la coordination d’opérations dans les airs et sur le sol, et ce, en tout temps.

La Force opérationnelle aérienne en Irak (FOAI) du Canada est en mesure, au sein de la coalition, de mener ses missions en partie grâce à la fonction de coordination du centre multinational d’opérations aériennes (CAOC).

La FOAI fait partie du système de commandement et contrôle de la Force de stabilisation au Moyen-Orient, dont la fonction est de traduire les orientations opérationnelles de haut niveau et de les diffuser aux équipages aériens de niveau tactique qui mènent des missions au‑dessus de l’Irak. Le CAOC peut être perçu comme le coordonnateur central qui rassemble tous les divers éléments aériens pour soutenir la réalisation des missions aériennes. Il coordonne la collecte de renseignements par les aéronefs, le positionnement des ravitailleurs aériens et le déploiement des aéronefs de frappe des divers pays participant à la campagne contre EIIL.

« Les CF-188 ne sont pas les seuls aéronefs qui participent au combat contre EIIL », raconte le colonel Eric Kenny, commandant de la FOAI. « En fait, nous soutenons un effort plus vaste de la coalition. Notre activité aérienne est fondée sur nos contributions nationales à la coalition ainsi que sur les travaux de coordination et d’établissement de calendriers par le centre multinational d’opérations aériennes de la coalition. »

Chaque jour, les effets devant être obtenus dans la zone d’opérations sont définies par le CAOC et les missions sont élaborées et confiées aux pays participants à l’aide d’ordres de missions aériennes. Le CAOC décide comment les capacités et les forces aériennes doivent être intégrées, définit les objectifs et les tâches (ainsi que les critères de succès) et tente de prévoir les actions d’EIIL.

« Le nombre total de missions que nous réalisons par jour dépendra d’un certain nombre de facteurs, notamment les demandes de soutien aérien des forces de sécurité irakiennes, la disponibilité des ressources de la coalition, les conditions météorologiques et les objectifs de la campagne aérienne », explique le colonel Kenny.

Avec trois types d’aéronefs canadiens à sa disposition, le CAOC peut avoir recours à ses ressources pour soutenir ses missions de ravitaillement, pour recueillir des renseignements au‑dessus d’emplacements géographiques précis ou pour mener des frappes aériennes dynamiques ou délibérées.

Les cibles délibérées sont déterminées avant le début de la mission, alors que les cibles dynamiques peuvent être définies comme des objectifs inopinés. Les missions confiées aux équipages aériens sont toutes liées aux effets escomptés et c’est pourquoi un processus de planification axé sur les effets pour les aéronefs peut être utilisé pour divers rôles. Cela signifie que seulement une partie des missions menées par des CF-188 peuvent entraîner le largage de munitions, et que certaines semaines peuvent comprendre plus d’heures de vol que d’autres.

Parmi les missions accomplies pour la FOAI, citons celle dans le cadre de laquelle des CF-188 ont assuré un couvert aérien pour un aéronef de transport C-130 Hercules de la Royal Australian Air Force qui a entrepris des missions de parachutage de matériel d’aide humanitaire en soutien aux civils déplacés sur le mont Sinjar, dans le Nord de l’Irak.

Le 17 novembre 2014, quatre CF-188, dans le cadre d’une opération plus vaste de la coalition, ont mené des frappes aériennes contre des positions d’EIIL dans les environs de Mosul, dans le Nord de l’Irak. Le CC-150T Polaris a effectué du ravitaillement aérien et a livré environ 28 000 livres de carburant aux aéronefs de la coalition actifs pendant cette mission. Il s’agissait là de la première participation de la Force opérationnelle interarmées en Irak à une frappe délibérée.

Pendant ce temps, l’Aurora a aidé à dresser un portrait du renseignement en présentant des évaluations des dommages du combat à la suite des engagements de la coalition tout en soutenant l’identification de cibles possibles d’EIIL.

« Nous avons reçu des commentaires très positifs du commandant de la composante aérienne de la Force multinationale au sujet des capacités aériennes et des effets fournis par la FOAI », déclare le colonel Kenny.

L’opération Impact constitue le soutien offert par les Forces armées canadiennes à la Force de stabilisation au Moyen-Orient, la coalition multinationale luttant contre EILL en République d’Irak. Dans le cadre de cette contribution, environ 600 membres des Forces armées canadiennes sont déployés au sein de la Force opérationnelle interarmées en Irak et de la Force opérationnelle aérienne en Irak, qui sont basées au Koweït. En plus de ses membres, la FOAI a été déployée avec six chasseurs CF-188 Hornet, un ravitailleur aérien CC-150T Polaris et deux aéronefs de surveillance CP-140 Aurora.

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 18:30
Obtenir les effets escomptés par la coalition au-dessus de l’Irak

Un CF-188 Hornet est ravitaillé en vol par un avion CC-150T Polaris au-dessus de l’Irak, au cours de l’opération Impact, le 6 novembre 2014. PHOTO : Caméra de combat des Forces canadiennes, MDN

 

20 janvier 2015 Par les Affaires publiques de la Force opérationnelle aérienne en Irak

 

La campagne aérienne de la coalition en cours au-dessus de la République d’Irak contre le groupe terroriste État islamique en Irak et au Levant (EIIL) est une entreprise complexe nécessitant la coordination d’opérations dans les airs et sur le sol, et ce, en tout temps.

La Force opérationnelle aérienne en Irak (FOAI) du Canada est en mesure, au sein de la coalition, de mener ses missions en partie grâce à la fonction de coordination du centre multinational d’opérations aériennes (CAOC).

La FOAI fait partie du système de commandement et contrôle de la Force de stabilisation au Moyen-Orient, dont la fonction est de traduire les orientations opérationnelles de haut niveau et de les diffuser aux équipages aériens de niveau tactique qui mènent des missions au‑dessus de l’Irak. Le CAOC peut être perçu comme le coordonnateur central qui rassemble tous les divers éléments aériens pour soutenir la réalisation des missions aériennes. Il coordonne la collecte de renseignements par les aéronefs, le positionnement des ravitailleurs aériens et le déploiement des aéronefs de frappe des divers pays participant à la campagne contre EIIL.

« Les CF-188 ne sont pas les seuls aéronefs qui participent au combat contre EIIL », raconte le colonel Eric Kenny, commandant de la FOAI. « En fait, nous soutenons un effort plus vaste de la coalition. Notre activité aérienne est fondée sur nos contributions nationales à la coalition ainsi que sur les travaux de coordination et d’établissement de calendriers par le centre multinational d’opérations aériennes de la coalition. »

Chaque jour, les effets devant être obtenus dans la zone d’opérations sont définies par le CAOC et les missions sont élaborées et confiées aux pays participants à l’aide d’ordres de missions aériennes. Le CAOC décide comment les capacités et les forces aériennes doivent être intégrées, définit les objectifs et les tâches (ainsi que les critères de succès) et tente de prévoir les actions d’EIIL.

« Le nombre total de missions que nous réalisons par jour dépendra d’un certain nombre de facteurs, notamment les demandes de soutien aérien des forces de sécurité irakiennes, la disponibilité des ressources de la coalition, les conditions météorologiques et les objectifs de la campagne aérienne », explique le colonel Kenny.

Avec trois types d’aéronefs canadiens à sa disposition, le CAOC peut avoir recours à ses ressources pour soutenir ses missions de ravitaillement, pour recueillir des renseignements au‑dessus d’emplacements géographiques précis ou pour mener des frappes aériennes dynamiques ou délibérées.

Les cibles délibérées sont déterminées avant le début de la mission, alors que les cibles dynamiques peuvent être définies comme des objectifs inopinés. Les missions confiées aux équipages aériens sont toutes liées aux effets escomptés et c’est pourquoi un processus de planification axé sur les effets pour les aéronefs peut être utilisé pour divers rôles. Cela signifie que seulement une partie des missions menées par des CF-188 peuvent entraîner le largage de munitions, et que certaines semaines peuvent comprendre plus d’heures de vol que d’autres.

Parmi les missions accomplies pour la FOAI, citons celle dans le cadre de laquelle des CF-188 ont assuré un couvert aérien pour un aéronef de transport C-130 Hercules de la Royal Australian Air Force qui a entrepris des missions de parachutage de matériel d’aide humanitaire en soutien aux civils déplacés sur le mont Sinjar, dans le Nord de l’Irak.

Le 17 novembre 2014, quatre CF-188, dans le cadre d’une opération plus vaste de la coalition, ont mené des frappes aériennes contre des positions d’EIIL dans les environs de Mosul, dans le Nord de l’Irak. Le CC-150T Polaris a effectué du ravitaillement aérien et a livré environ 28 000 livres de carburant aux aéronefs de la coalition actifs pendant cette mission. Il s’agissait là de la première participation de la Force opérationnelle interarmées en Irak à une frappe délibérée.

Pendant ce temps, l’Aurora a aidé à dresser un portrait du renseignement en présentant des évaluations des dommages du combat à la suite des engagements de la coalition tout en soutenant l’identification de cibles possibles d’EIIL.

« Nous avons reçu des commentaires très positifs du commandant de la composante aérienne de la Force multinationale au sujet des capacités aériennes et des effets fournis par la FOAI », déclare le colonel Kenny.

L’opération Impact constitue le soutien offert par les Forces armées canadiennes à la Force de stabilisation au Moyen-Orient, la coalition multinationale luttant contre EILL en République d’Irak. Dans le cadre de cette contribution, environ 600 membres des Forces armées canadiennes sont déployés au sein de la Force opérationnelle interarmées en Irak et de la Force opérationnelle aérienne en Irak, qui sont basées au Koweït. En plus de ses membres, la FOAI a été déployée avec six chasseurs CF-188 Hornet, un ravitailleur aérien CC-150T Polaris et deux aéronefs de surveillance CP-140 Aurora.

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 17:55
Cinq Tchétchènes soupçonnés de préparer un attentat arrêtés en France

 

20 janvier 2015 45e Nord.ca (AFP).

 

Cinq citoyens russes originaires de Tchétchénie et soupçonnés de préparer un attentat ont été interpellés lundi soir dans le sud-est de la France, a-t-on appris mardi auprès du procureur de Béziers, Yvon Calvet.

 

Les cinq suspects ont été interpellés à Béziers, placés en garde à vue et des perquisitions ont eu lieu, a-t-on indiqué de même source. Il n’était pas possible dans l’immédiat de préciser le lieu présumé de l’attentat.

 

«Des produits ont été retrouvés lors de ces perquisitions», a expliqué M. Calvet, sans préciser leur nature. L’une des personnes interpellées habite Béziers et une autre «probablement» à Montpellier, a expliqué le magistrat.

 

Les enquêteurs s’efforcent en outre de trouver les adresses des trois autres suspects placés en garde à vue. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Montpellier.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 17:55
La logistique dans Vigipirate

 

20/01/2015 ASP Bourceret – Armée de Terre

 

Depuis le passage au niveau « alerte attentat », le groupement de soutien de base de défense (GSBdD) de Lyon-Mont Verdun assure la logistique des unités accomplissant la mission Vigipirate dans Lyon et sa région.

 

L’exigence de rapidité et d’efficacité fait partie de chaque mission des forces armées. Dans le cas présent, le GSBdD assure une logistique complète, afin de garantir aux militaires déployés tout l’équipement nécessaire et une organisation adaptée. Pour le renforcement du plan Vigipirate, il a su répondre en 48 heures seulement aux besoins matériels (transports, logements, équipements) que nécessite une mission de cette envergure.

 

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 17:45
Djihadistes. La carte de la menace

 

20 Janvier par Bruno Ripoche – Ouest France

 

Treize ans après les attentats du 11 septembre, Oussama Ben Laden est mort et al-Qaida affaibli. Mais personne ne peut crier victoire, car le groupe a fait des émules.

 

Al-Qaida (central)

Création : 1991. Chef : Ayman al-Zawahiri. Implantation : nord-ouest du Pakistan. Force : résiduelle.

Al-Qaida (la Base) est le réseau formé autour d'Oussama Ben Laden par les djihadistes internationaux que le Saoudien avait entraînés pour lutter contre les Soviétiques en Afghanistan (1979-1989). En 1991, après l'invasion du Koweït, Ben Laden offre de protéger les monarchies du Golfe contre Saddam Hussein. L'Arabie Saoudite l'éconduit, lui préférant des troupes américaines. Une présence « impie » pour Ben Laden, qui dès lors porte le combat contre l'Occident. Il culminera avec les attentats du 11 septembre 2001. Ben Laden mort, al-Qaida chassée de son sanctuaire afghan, la « base » est affaiblie, mais a essaimé.

 

Al-Qaida péninsule arabique

Création : 2009. Chef : Nasser al-Wuhaiyshi. Implantation : sud du Yémen. Force : un millier d'hommes.

Aqpa est née du regroupement, dans les montagnes du Yémen, de vétérans locaux du djihad en Afghanistan, rejoints par les rescapés de la répression qui suivit la campagne d'attentats de 2004 en Arabie Saoudite. En 2011, ils profitent de la révolte contre le président Saleh, et se taillent un fief dans le sud. Sous l'impulsion de l'Américano-yéménite Anwar al-Awlaki, tué en 2011 par un drone, Aqpa redonne priorité à la guerre contre l'Occident : elle recrute et forme des radicaux aux États-Unis et en Europe, comme les tueurs de Charlie Hebdo.

 

Al-Qaida au Maghreb islamique

Création : 2007. Chef : Abdelmalek Droukdel. Implantation : Algérie, nord du Mali et du Niger, sud de la Libye. Force : 1 500 hommes.

Aqmi est la réincarnation du GSPC, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat algérien, qui a prêté allégeance à al-Qaida, fin 2006, alors qu'il végétait, vivant du trafic de drogue sur la frontière malienne et d'enlèvements au Sahel. En 2012, une alliance des islamistes et des Touaregs s'empare de la moitié nord du Mali, avant d'être refoulée par l'armée française. Affaiblie, mais bénéficiant d'une base arrière en Libye, livrée au chaos depuis la chute de Kadhafi, Aqmi reste une menace, y compris pour la France.

 

Daesh

Création : 2013. Chef : Abu Bakr al-Baghdadi. Implantation : ouest de l'Irak, nord-est de la Syrie. Force : plus de 10 000 hommes.

L'État islamique (EI ou Daesh en arabe) émane de la « filiale » irakienne d'al-Qaida, rébellion sunnite contre l'occupation américaine en Irak, dirigée par l'islamiste jordanien Abou Moussab al Zarkaoui, tué en 2007. Son actuel chef, Abou Bakr al-Baghdadi, a tiré profit du chaos en Syrie pour y prendre pied. En avril 2013, ses partisans évinçaient les modérés de Raqqa, première ville syrienne conquise par l'opposition à Bachar al-Assad. Un an plus tard, renforcés par un afflux de djihadistes internationaux, ils reviennent en force en Irak, s'emparent de Mossoul et Bagdadhi se proclame caliphe d'un État islamique à cheval sur les deux pays, et prétend diriger le monde musulman.

 

Talibans

Création : 1994. Chef : mollah Omar. Implantation : sud de l'Afghanistan, est du Pakistan. Force : plusieurs milliers d'hommes.

Chassés de Kaboul par l'intervention occidentale qui suivit les attentats du 11 septembre, les talibans n'ont jamais disparu. Repliés dans le sud et l'est pachtoune du pays, ils ont attendu leur heure - le retrait de l'Otan en décembre 2014 - et l'on verra, à la fonte des neiges, s'ils repartent à l'assaut de Kaboul. Rien n'indique qu'ils prendraient le risque d'héberger, de nouveau, des djihadistes internationaux. De l'autre côté de la frontière, le Mouvement des talibans pakistanais, né en 2007 dans les zones tribales, protège ce qu'il reste d'al-Qaida, et mène une sanglante campagne contre le pouvoir d'Islamabad.

 

Boko Haram

Création : 2002. Chef : Abubakar Shekau. Implantation : nord du Nigeria. Force : plusieurs milliers de combattants.

Après la fin du régime militaire, en 1999, le prédicateur Mohamed Yusuf, un émule nigérian des talibans afghans, part en croisade contre l'influence occidentale - Boko Haram signifie, littéralement, « l'éducation occidentale est un péché ». Il est capturé en 2009 et sommairement exécuté. Ses successeurs déclarent une guerre totale à l'État, en vue d'instaurer l'ordre islamique dans le nord musulman. Les attentats sanglants se multiplient, contre les églises, les écoles, l'armée. Cette violence a fait plus de 5 000 victimes en 2014.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 17:35
Islamic State jihadists moving in vehicles captured from the Iraqi army

Islamic State jihadists moving in vehicles captured from the Iraqi army

 

Jan 19, 2015, Times of India (PTI)

 

NEW DELHI: Britain has warned India about possible attack by ISIS and said all efforts must be taken to check activities of the Middle East terrorist group.

British officials have conveyed this to their Indian counterparts at the India-UK counterterrorism joint working group meeting held in London on January 15-16.

Officials said that during the meeting, India had asked Britain to impress upon Pakistan not to differentiate between "good" and "bad" terrorists in the wake of recent attack on a school in Peshawar and said that it must take a firm stand on why Pakistan had become a nursery of terrorists.

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 17:30
Opération IMPACT: forces spéciales et frappes

 

20.01.2015 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca

 

Les forces spéciales canadiennes ont eu fort à faire au cours des derniers mois en Irak, alors que la mission initiale de formation des forces de sécurité irakiennes s’est transformée en mission d’assistance aux pays de la Coalition.

 

Lors d’une conférence de presse au Quartier général de la Défense nationale, à Ottawa, ce lundi 19 janvier, le lieutenant-général Jonathan Vance et le brigadier-général Michael Rouleau, respectivement commandant du Commandement des opérations interarmées du Canada et commandant du Commandement des forces spéciales du Canada, ont fait le point sur les opérations canadiennes en Irak.

 

Le lieutenant-général Vance a affirmé que les près de 1.000 frappes aériennes menées par les pays de la coalition ont réussi à stopper le groupe État islamique et à les placer sur la défensive. «Nous avons perturbé leur liberté de mouvement, leur capacité de commandement et contrôle, et limité leur capacité de mener à bien des opérations de grande envergure», mais il faudra néanmoins «des années avant de crier victoire».

Nous ne sommes qu’au «début de la campagne» a dit le général Vance, qui estime qu’il «ne s’agira pas d’un combat facile, et il restera beaucoup à faire dans les domaines de l’instruction et de l’aide avant qu’un niveau de réussite important soit atteint».

Résumant les sorties des avions canadiens dans l’espace aérien irakien, Jonathan Vance a précisé que la Force opérationnelle aérienne en Irak a effectué 358 sorties aériennes en date du 18 janvier à 15h, soit 230 sorties pour les CF-18; 61 sorties pour l’aéronef de ravitaillement CC-150T et 67 missions de reconnaissance pour les aéronefs de patrouille CP-140.

 

Entraîner, conseiller et assister

Au cours des derniers mois, les membres des forces spéciales canadiennes ont fourni des conseils et de l’assistance aux commandants supérieurs des forces irakiennes dans la défense de leurs lignes contre l’EI et dans la planification de leurs opérations offensives.

«Grâce à un centre de coordination combiné que nous avons établi, la coordination, planification et synchronisation des opérations irakiennes est améliorée», a affirmé le brigadier-général Michael Rouleau.

Une fois cette étape franchie, une mission de reconnaissance sur le terrain est effectuée afin de visualiser les opérations des lignes de front.

L’instruction que les forces spéciales canadiennes offrent sont la navigation terrestre, l’informatique ou les systèmes de position globale, GPS.

«Nous avons aussi aidé en fournissant une formation médicale aux forces de sécurité irakiennes […] comment garder en vie un soldat sur le champ de bataille assez longtemps pour qu’il se rende jusqu’à un hôpital».

Précisant que la formation se fait «des kilomètres derrière les lignes de front, Michael Rouleau a indiqué aux journalistes que cette partie représente environ 80% du travail, le reste se faisant «pour la plupart à proximité de la ligne de front, mais parfois sur la ligne de front».

Le brigadier-général a comparé l’environnement à celui de la Première Guerre mondiale: «La chose que les gens ne comprennent pas, c’est que dans le Nord de l’Irak en ce moment c’est un environnement relativement statique. C’est un peu comme lors de la Première Guerre mondiale. Il y a une ligne de tranchée au Nord où les Forces irakiennes font face aux forces du groupe l’État islamique et c’est relativement statique ».

 

Face à l’ennemi

Lors de la planification d’un bombardement non loin de la ligne de front, des membres des forces spéciales ont été attaqué par des tirs de fusils mitrailleurs et de mortiers.

Depuis le début de la mission canadienne en Irak, c’est la première fois qu’un incident de ce type se produit, a indiqué le brigadier-général Rouleau. «Lorsqu’ils ont avancé pour confirmer les plans et visualiser ce dont ils avaient discuté sur une carte, ils ont immédiatement essuyé des tirs de mortier et le feu de mitrailleuses», a raconté le chef des forces spéciales.

Il a précisé que les Canadiens ont répliqué aux tirs ennemis dans une posture purement défensive et ont détruit les deux positions ennemies d’où venaient les tirs grâce à des snipers. Il n’y a eu aucun blessé du côté canadien.

 

Des yeux sur le terrain

Les membres des forces spéciales canadiennes ont également pris part directement aux frappes de la coalition contre des cibles de l’État islamique. Plusieurs d’entre eux ont ainsi aider les avions de chasse amis à localiser des cibles ennemies à 13 reprises.

Le brigadier-général Rouleau a donné l’exemple de lasers pointés sur des cibles au sol, afin d’aider les bombes à guidage laser.

Dans une vidéo diffusée lors du point de presse, on peut en effet voir ce qui semble être une position ennemie assez proche, filmée par des membres des forces spéciales. Les deux bunkers du groupe armé sont alors frappés par des bombes de la coalition.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 12:56
Sécurité : comment les forces de l'ordre organisent leur présence permanente

 

20.01.2015 Par Blandine Le Cain – LeFigaro.fr

 

Depuis une semaine, près de 5000 policiers et gendarmes sont venus renforcer les effectifs déjà présents sur le territoire pour assurer la sécurité, ainsi que 10.000 militaires. Ce déploiement de personnel impose une organisation logistique complexe, en amont comme sur le terrain.

 

Un groupe de CRS posté jour et nuit devant un établissement, des militaires armés près des lieux de cultes ou devant des écoles juives: depuis deux semaines, cette présence policière renforcée fait partie du quotidien des habitants des grandes villes. Pour les forces de l'ordre, ce déploiement en masse 24 heures sur 24 impose d'organiser les rotations et les hébergements de personnels. Du côté des CRS par exemple, déployés sur de nombreux sites à sécuriser, les soixante compagnies existantes se relaient pour assurer une présence, notamment à Paris, où se concentrent 40% des effectifs.

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 12:55
photo DICOM Jean-Luc ZIEGLER

photo DICOM Jean-Luc ZIEGLER

 

20.01.2015  Par Lefigaro.fr


A la suite des attentats perpétrés en région parisienne il y a deux semaines, le gouvernement envisagerait de débloquer environ 400 millions d'euros, selon une information des Echos, à la fois via des demandes de crédits et d'effectifs. "Des mesures vont être annoncées en matière de sécurité en respectant les cadres budgétaires", a déclaré Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement ce matin sur RTL.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 17:45
crédits Ouest-France

crédits Ouest-France

 

19 janvier 2015 par Laurent Marchand – Tout un monde

 

La technique est vieille comme le monde. Pour peser politiquement tout en étant moins puissants militairement, les terroristes usent de la peur. Sans limite aucune. On l’a vu dans le conflit syrien où les moudjahidines se filmaient en train d’exécuter leurs horreurs. On l’a vu depuis un an avec la montée en puissance de Daech, qui filme les décapitations d’otages. Boko Haram est même allé plus loin en bardant une fillette de dix ans d’explosif pour un attentat téléguidé, ou en enlevant des dizaines de jeune femmes comme esclaves pour leurs mercenaires.

 

    L’horreur sert doublement ces seigneurs de la guerre. Sur le territoire qu’ils entendent contrôler, elle pétrifie toute opposition. Sur la scène médiatique mondialisée, elle effraye les opinions publiques, conditionne les classes politiques. L’horreur suscite en soi une hypertrophie de la menace réelle. Et il suffit d’un attentat pour l’alimenter.

 

    Cette pratique, toutes les branches du terrorisme islamiste en usent. Aqmi, Aqpa, Daech, Boko Haram. Outre le vernis délirant d’idéologie islamiste qui leur sert d’étendard, la violence est leur principal point commun. Pour le reste, le terrorisme islamiste est avant tout une nébuleuse. Sans structures pérennes.

 

    Tenues par des chefs de guerre souvent auto-proclamés, les organisations qui, du Maghreb au Proche Orient en passant par le Sahel, terrorisent l’Occident usent, en les renversant, de tous les instruments de la modernité.

 

    La société ouverte qui est la nôtre est vulnérable en certains points ? C’est là qu’ils portent le glaive. Internet ? Ils l’utilisent à plein. Pour endoctriner à distance les cibles mentalement fragiles qu’ils ont identifiées. Pour communiquer clandestinement. Pour communiquer à grande échelle leurs faits d’arme. Les armées conventionnelles avaient leur service cinématographique, les jihadistes trucident un smartphone à la main.

 

    La liberté de parole est notre sanctuaire ? C’est là qu’ils pointent les kalachnikovs. Le multiculturalisme notre défi sociétal ? Ils en attisent les contradictions. Le monde globalisé permet d’aller partout très vite ? Leur haine fait le même chemin en retour. Et comme toute guerre s’accompagne d’une guerre culturelle, le grand vecteur du soft power qu’est devenu internet est un espace décisif du nouveau front.

 

    90% des embrigadés basculent sur internet, affirmait récemment le ministre de l’intérieur à l’Assemblée. Les cyberattaques ne disent rien d’autres. Le monde, pour nous, s’est rapproché. Pour le meilleur et pour le pire.

 

    Une base physique, pourtant, est toujours nécessaire. Ben Laden privilégiait le réseau, tout en s’appuyant sur les terres afghanes. Daech, Aqmi, Aqpa et Boko Haram oeuvrent à conquérir des terres, tout en utilisant le réseau. En Irak, au Sahel, au Yémen, au Nord du Nigéria. Il sera difficile de faire cesser « ici » la menace sans éradiquer « là » ce qui constitue leur « base », qui se dit  « Al-Qaïda » en arabe.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 08:50
La Belgique demande l'extradition d'un suspect arrêté en Grèce

 

18 janvier 2015 Anne-Charlotte Dusseaulx (avec agences) - leJDD.fr

 

Un des suspects arrêtés samedi à Athènes "pourrait avoir un lien" avec la cellule djihadiste présumée démantelée cette semaine en Belgique. Le parquet fédéral va donc demander son extradition, a annoncé un porte-parole du parquet dimanche soir.

 

"Sur les deux suspects arrêtés, il y en a un qui pourrait avoir un lien" avec l'affaire, a indiqué dimanche Thierry Werts, porte-parole du parquet fédéral, sur la chaîne RTL. "Il y a des éléments suffisants pour demander son extradition", a-t-il ajouté, se refusant toutefois de donner des précisions sur l'identité ou le rôle de ce suspect "pour la sécurité de l'enquête". Dans un communiqué, le parquet a indiqué dimanche qu'une "plus ample analyse des éléments de notre enquête nous donne suffisamment de raisons de demander l'extradition d'une des personnes arrêtées hier (samedi) par les autorités grecques".

 

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 08:50
La lutte antiterroriste au menu des ministres européens des Affaires étrangères

 

19 janvier 2015 Libération.fr (AFP)

 

Réunis à Bruxelles ce lundi, ils aborderont notamment les questions de la lutte contre le trafic d'armes et de la coopération en matière de renseignement.

 

Les ministres européens des Affaires étrangères se retrouvent lundi pour marquer leur détermination à améliorer la coopération dans la lutte contre le terrorisme après les attentats de Paris, mais aussi débattre de la Russie, avec laquelle les relations n’ont jamais été aussi dégradées.

 

La coopération en matière de renseignement, dans la lutte contre le trafic d’armes ou pour créer un registre commun des passagers aériens, est devenue une priorité des dirigeants européens après les attentats de Paris, qui ont fait 17 morts, et la vaste opération anti-jihadistes en fin de semaine dernière en Belgique pour déjouer des attaques contre la police.

 

La réunion de lundi doit permettre aux Européens d’afficher leur détermination à agir rapidement, avant une réunion des ministres de l’Intérieur à Riga le 28 janvier et surtout un sommet de chefs d’Etat et de gouvernement européens le 12 février consacré à la lutte contre le terrorisme et les «combattants étrangers» européens de retour de Syrie ou d’Irak.

 

Preuve de la mobilisation internationale, plusieurs chefs de la diplomatie de l’UE participeront aussi jeudi à Londres à une rencontre organisée conjointement par le Royaume-Uni et les Etats-Unis entre pays membres de la coalition contre les jihadistes de l’Etat islamique (EI) qui sévissent en Irak et en Syrie.

 

Entre ministres de l’UE, la discussion de lundi risque d’être en outre très animée sur le principal point à l’agenda: les relations avec Moscou. Celles-ci n’ont jamais été aussi mauvaises depuis la fin de la Guerre froide en raison de l’annexion de la Crimée par la Russie, accusée en outre de soutenir les rebelles dans l’est de l’Ukraine.

 

Les 28 sont très divisés, entre plusieurs pays de l’Est qui ont subi le joug soviétique et sont partisans d’une grande sévérité, et ceux qui plaident pour la reprise du dialogue avec Moscou, voire une levée des sanctions, notamment certains pays dont les économies sont très liées à la Russie.

 

Coopération sur la Syrie et l’EI

 

Pour la nouvelle chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, accusée par certains d’être trop conciliante avec la Russie, l’exercice est délicat. Un document de travail demandant aux ministres de réfléchir à une «approche plus proactive afin d’amener la Russie à un changement de politique» a circulé la semaine dernière.

 

Le document de travail suggère quelques domaines pour un «réengagement sélectif et graduel» avec Moscou, au premier rang desquels la coopération en matière de politique étrangère, notamment sur la Syrie et la lutte contre l’EI, mais aussi la Libye et les négociations nucléaires avec l’Iran.

 

Il insiste sur le fait que des avancées dans le dialogue avec la Russie «ne signifieraient pas un retour à une situation normale» et devraient être «étroitement liées» à la mise en œuvre complète des accords de paix de Minsk signés en septembre. Ceux-ci, qui prévoyaient un cessez-le-feu, sont actuellement au point mort alors que la situation dans l’Est de l’Ukraine se détériore à nouveau, avec notamment l’offensive contre l’aéroport de Donetsk.

 

Le texte envisage surtout une «différenciation» entre les sanctions liées à la Crimée, qui «devraient être maintenues aussi longtemps que l’annexion se poursuit», et celles visant «la déstabilisation de l’est de l’Ukraine», en tendant clairement la main à Moscou si les armes se taisent dans le Donbass, où le conflit a fait plus de 4 800 morts depuis avril. «L’UE devrait être prête à réviser à la baisse ces sanctions dès que la Russie met en oeuvre les accords de Minsk», estime le document.

 

L’UE a imposé des sanctions économiques limitées après l’annexion de la Crimée en mars. Celles liées à la situation dans l’est de l’Ukraine sont beaucoup plus lourdes et sont considérées comme en partie responsables de la chute du rouble et de la grave crise économique qui frappe actuellement la Russie.

 

Ces hypothèses de travail ont ulcéré certains Etats membres. Céder maintenant «risquerait d’envoyer le mauvais signal (...) Poutine serait récompensé pour son comportement», a commenté un diplomate. «Il n’est pas possible de découpler les relations UE-Russie de ce qui se passe en Ukraine», a abondé un autre.

 

Le débat ne fera que commencer lundi. La Russie sera au coeur d’un sommet des dirigeants européens en mars, aux enjeux encore bien plus lourds: ils devront décider du renouvellement des différents trains de sanctions imposées par l’UE depuis le début de la crise ukrainienne.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 08:50
John Kerry jeudi à Londres pour coprésider une réunion sur le groupe Etat islamique

 

19 janvier 2015 Romandie.com (AFP)

 

Washington - Le secrétaire d'Etat américain John Kerry coprésidera jeudi à Londres avec son homologue britannique une réunion avec les pays membres de la coalition contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI), a annoncé dimanche un porte-parole du département d'Etat.

 

Une vingtaine de ministres des Affaires étrangères, y compris de pays arabes, doivent participer à cette rencontre d'une journée, organisée coinjointement avec le chef de la diplomatie britannique Philipp Hamond et dont l'entourage avait fait état dès samedi.

 

L'objectif est de faire le point sur les efforts communs des pays participants dans leur combat pour affaiblir et défaire l'EI, qui avait conquis de vastes régions en Irak et en Syrie l'an dernier, a précisé le porte-parole de M. Kerry, Jen Psaki.

 

Cette réunion intervient dans la foulée d'une rencontre à Washington entre Barack Obama et le Premier ministre britannique David Cameron qui ont alors fait part de leur détermination à lutter contrer le fléau du terrorisme après les attentats qui ont endeuillé la France.

 

Trois jihadistes ont tué 17 personnes dans plusieurs actions à Paris en se revendiquant d'Al-Qaïda et du groupe Etat Islamique.

 

Selon un haut responsable britannique, la réunion de Londres aura lieu à Lancaster House, dans le centre de la capitale.

 

Il est vital de réfléchir à tout ce que nous pouvons encore faire pour venir à bout de la problématique des combattants étrangers, pour arrêter les financements de l'EI, d'améliorer l'assistance humanitaire et pour continuer notre campagne militaire coordonnée, avait expliqué ce responsable au quotidien Daily Telegraph.

 

Les discussions porteront essentiellement sur cinq sujets: les combattants étrangers, la campagne militaire contre des cibles de l'EI, ses sources de financement, ses communications stratégiques et l'assistance humanitaire, a précisé le haut responsable britannique.

 

Après la réunion de Londres, M. Kerry se rendra en Suisse pour participer au 45e Forum Economique Mondial (WEF) de Davos, a précisé son porte-parole.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 08:50
photo European Parliament

photo European Parliament

 

19 janvier 2015 par Jean Quatremer - Coulisses de Bruxelles

« Ce qui nous hante, ce sont les erreurs commises par les Américains au lendemain du 11 septembre 2001 : le « Patriot Act », la zone de non droit de Guantanamo, la torture, etc. » Pour ce membre de la Commission européenne, « Robert Badinter a parfaitement défini le défi auquel nous devons faire face : répondre au  terrorisme sans pour autant créer la société voulue par les terroristes ». « L'Europe doit être unie pour défendre ses valeurs et ses libertés. Mais nos actions devront être guidées par la réflexion, et non par la peur », a déclaré à Libération Dimitris Avramopoulos, le commissaire chargé de la sécurité intérieure. Une position de principe partagée par le Parlement européen qu’il ne va pas être facile de tenir : la pression des Etats membres va s’accroitre d’ici au sommet européen du 12 février afin que l’Union renforce rapidement sa législation répressive au nom de la sécurité sans égard excessif pour les libertés publiques...

 

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 08:50
L'Europe, ligne de front du djihad


18 janvier 2015 Laurent Valdiguié - JDD

 

Onze jours après ce 7 janvier noir, la menace plane toujours sur une Europe ciblée par le terrorisme. Partout dans le monde, les ripostes s’organisent.

 

C'est une révolte?", demandait Louis XVI au début de la Révolution. "C'est une guerre?" se demande-t-on aujourd'hui en Europe. La situation en a tout l'air. Des morts des deux côtés. Des fusillades. Un état d'alerte. Des militaires en uniforme pour garder crèches et lieux de culte. Un président de la République se posant en hélicoptère sur le Charles-de-Gaulle, en route vers le Golfe. Oui, une odeur de poudre plane sur une Europe réveillée cette semaine au son des perquisitions à Berlin, aux quatre coins de la Belgique et dans la banlieue parisienne.

 

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 08:30
Golan Heights - credits BBC Middle East

Golan Heights - credits BBC Middle East

 

18 January 2015 BBC MidEast

 

An Israeli air strike has killed six members of Hezbollah in the Syrian sector of the Golan Heights, the Lebanese militant movement says.

 

Among those reported dead were the son of a late military leader, a current commander, and at least one Iranian. Hezbollah's al-Manar TV said they were killed in Quneitra province "during a field reconnaissance mission". Israel said it would not comment, though unnamed sources confirmed an Israeli helicopter strike. They claimed those targeted were conducting reconnaissance for a Hezbollah attack.

 

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 08:30
La France se refuse à frapper en Syrie

 

18 janvier 2015 François Clemenceau - JDD

 

La France, pour l’instant, se refuse à frapper Daech en Syrie ou Al-Qaida au Yémen. Par souci d’efficacité.

 

"Ce n'est pas l'envie qui manque, frapper en Syrie nous ferait certainement du bien, mais cela ne résoudrait rien." Voilà comment un officiel français répond à la question de savoir si la France s'apprête à riposter aux attentats perpétrés à Paris en s'en prenant à des cibles de Daech dans le pays de Bachar El-Assad. Quant à envisager une action punitive au Yémen, par où est passé l'un des frères Kouachi, il n'en est pas question : "Au Yémen, mieux vaut laisser les Américains faire le travail, confie une source diplomatique proche du dossier. Ils ont davantage la connaissance du terrain. Il y a une répartition des rôles, eux au Yémen et en Syrie, et nous au Sahel."

Les responsables français ont pourtant bien conscience que la position de la France sur la Syrie, réaffirmée cette semaine par le président de la République lors de ses vœux aux armées et au corps diplomatique, peut se révéler compliquée à expliquer à l'opinion. Si les auteurs des attentats de Paris ont un lien avec Daech et avec Al-Qaida, et que leurs actions sanglantes sont saluées par ces organisations terroristes, pourquoi ne pas aller participer avec les forces américaines et arabes aux frappes qui visent ces entités en Syrie? "Parce qu'il faut traiter les causes et pas les symptômes, répond un diplomate. Si on ne participe toujours pas aux frappes contre Daech en Syrie, c'est parce que cela ne répond pas au chaos qui persiste et qui a favorisé la montée en puissance de l'organisation État islamique." Cette posture n'est pas figée dans le marbre. Jeudi, à Londres, Laurent Fabius participera à une réunion de la coalition internationale contre Daech.

 

Ne plus agir seuls

Les Français n'ont pas renoncé à l'idée de faire pression sur les Américains pour sanctuariser une zone dans le sud de la Syrie afin de pouvoir y aider l'opposition syrienne non radicale. "Si les Russes et les Iraniens nous laissaient entendre qu'ils ne veulent plus soutenir plus longtemps à bout de bras le régime de Bachar ou si les Américains finissent par comprendre l'utilité d'une zone de protection dans le sud qui nous permette d'aider les rebelles à reprendre du terrain, cela changerait la donne", confie un expert gouvernemental du dossier. C'est la raison pour laquelle les initiatives russes visant à réenclencher une négociation entre les parties syriennes ne sont plus regardées d'un mauvais œil à Paris.

En attendant, la France va renforcer son appui militaire aux rebelles syriens, notamment dans la région d'Alep, et participer activement à la formation de combattants de l'opposition dans les camps qui ont ouvert récemment en Turquie, en Arabie saoudite et en Jordanie. Même si ce programme s'échelonne sur plusieurs années. Si un doute a pu s'installer sur la validité de la moins mauvaise des stratégies, une certitude s'impose : "Nous ne pouvons plus agir seuls." Cela vaut pour la lutte contre Daech mais également et surtout, dans les mois qui viennent, contre les djihadistes en Libye, dont la menace va en s'amplifiant. 

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