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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 10:30
Chammal : arrivée des trois premiers Mirage 2000D en Jordanie

 

28/11/2014 Sources : Etat-major des armées

 

Le 28 novembre 2014, trois Mirage 2000D  basés à Nancy-Ochey ont rejoint la Jordanie pour s’intégrer au dispositif militaire français engagé dans l’opération Chammal. Dans le même temps, le transport de chaland et de débarquement (TCD) Siroco a accosté à Aqaba, en Jordanie, afin de livrer le matériel nécessaire à l’entretien dans la durée de ces avions.

 

Les équipages de l’armée de l’air ont réalisé un vol de convoyage, d’une durée de 4h30 pour rallier leur base d’accueil en Jordanie. Effectué sans escale, ce vol a  nécessité deux ravitaillements en vol par un C-135 FR de la BA d'Istres qui transportait du fret militaire par la même occasion.

 

Cette projection constitue une nouvelle adaptation de la force Chammal. Courant octobre, cette dernière a déjà été renforcée, sur décision du président de la République, de trois Rafale, une frégate anti-aérienne et de personnel d’état-major insérés auprès de nos alliés.

 

Avec l’arrivée de ces trois aéronefs, le dispositif est actuellement structuré autour de neuf avions Rafale, trois avions Mirage 2000D, un ravitailleur C-135 FR, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et la frégate anti-aérienne Jean Bart, intégrée dans le groupe aéronaval américain constitué autour du porte-avions USS Carl Vinson.

 

Dans les semaines à venir, trois Mirage 2000D supplémentaires viendront encore renforcer ce dispositif.

 

La possibilité de faire opérer ces trois nouveaux avions de chasse depuis la Jordanie offrira un gain de transit notable. Les temps de vol vers la zone d’opération passeront en effet d’environ quatre heures à une heure trente.

 

Les Rafale se concentreront désormais principalement sur les missions de renseignement dans la profondeur. A tout moment, ils permettront néanmoins de renforcer la capacité de frappe de la France.

 

Les militaires de la force Chammal poursuivent quotidiennement leurs missions de reconnaissance armée et de renseignement, afin d'appuyer l’action des forces armées irakiennes au sol.

 

Lancée le 19 septembre 2014 sous contrôle du contre-amiral Beaussant, commandant la zone Océan Indien (Alindien), l’opération interarmées Chammalvise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

Chammal : arrivée des trois premiers Mirage 2000D en Jordanie
Chammal : arrivée des trois premiers Mirage 2000D en JordanieChammal : arrivée des trois premiers Mirage 2000D en Jordanie
Chammal : arrivée des trois premiers Mirage 2000D en Jordanie
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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 17:30
photo EMA / Armée de l'AIr

photo EMA / Armée de l'AIr

 

28/11/2014 Sources : Etat-major des armées

 

Le 28 novembre 2014, trois Mirage 2000D  basés à Nancy-Ochey ont rejoint la Jordanie pour s’intégrer au dispositif militaire français engagé dans l’opération Chammal. Dans le même temps, le transport de chaland et de débarquement (TCD) Siroco a accosté à Aqaba, en Jordanie, afin de livrer le matériel nécessaire à l’entretien dans la durée de ces avions.

 

Les équipages de l’armée de l’air ont réalisé un vol de convoyage, d’une durée de 4h30 pour rallier leur base d’accueil en Jordanie. Effectué sans escale, ce vol a  nécessité deux ravitaillements en vol par un C-135 FR de la BA d'Istres qui transportait du fret militaire par la même occasion.

 

Cette projection constitue une nouvelle adaptation de la force Chammal. Courant octobre, cette dernière a déjà été renforcée, sur décision du président de la République, de trois Rafale, une frégate anti-aérienne et de personnel d’état-major insérés auprès de nos alliés.

 

Avec l’arrivée de ces trois aéronefs, le dispositif est actuellement structuré autour de neuf avions Rafale, trois avions Mirage 2000D, un ravitailleur C-135 FR, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et la frégate anti-aérienne Jean Bart, intégrée dans le groupe aéronaval américain constitué autour du porte-avions USS Carl Vinson.

 

Dans les semaines à venir, trois Mirage 2000D supplémentaires viendront encore renforcer ce dispositif.

 

La possibilité de faire opérer ces trois nouveaux avions de chasse depuis la Jordanie offrira un gain de transit notable. Les temps de vol vers la zone d’opération passeront en effet d’environ quatre heures à une heure trente.

 

Les Rafale se concentreront désormais principalement sur les missions de renseignement dans la profondeur. A tout moment, ils permettront néanmoins de renforcer la capacité de frappe de la France.

 

Les militaires de la force Chammal poursuivent quotidiennement leurs missions de reconnaissance armée et de renseignement, afin d'appuyer l’action des forces armées irakiennes au sol.

 

Lancée le 19 septembre 2014 sous contrôle du contre-amiral Beaussant, commandant la zone Océan Indien (Alindien), l’opération interarmées Chammalvise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

photo EMA / Armée de l'AIrphoto EMA / Armée de l'AIrphoto EMA / Armée de l'AIr
photo EMA / Armée de l'AIr

photo EMA / Armée de l'AIr

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 06:30
Renforcement du dispositif Chammal

 

21/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Dans les jours à venir, en accord avec les autorités jordaniennes, les armées françaises vont déployer un détachement chasse en Jordanie.

 

Depuis son lancement, le 19 septembre 2014, l’opération Chammal s’appuie essentiellement sur les forces présentes dans le golfe arabo-persique (GAP). Comme souvent au début d’une opération, la logique de pré-positionnement a permis aux forces armées de répondre au plus vite à la mission qui venait de leur confiée. Le jour même de la décision du Président de la République, elles sont ainsi intervenues en appui des militaires irakiens en lutte contre le groupe terroriste Daech.

 

Ce dispositif est actuellement structuré autour de neuf avions Rafale, d’un ravitailleur C-135 FR, d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et la frégate anti-aérienne Jean Bart, intégrée dans le groupe aéronaval américain constitué autour du porte-avions USS Carl Vinson.

 

Après huit semaines d’opérations, les armées se préparent à adapter et renforcer leur dispositif afin de l’inscrire dans la durée. Dans les semaines à venir, en accord avec les autorités jordaniennes, un plot chasse accueillera en Jordanie six Mirage 2000D ainsi que les structures nécessaires à l’entretien et à la préparation de ces avions.

 

En coordination avec les alliés de la France présents dans la région, les Mirage 2000D effectueront des missions d’appui aérien au profit des troupes irakiennes engagées au sol. Parallèlement, les Rafale déployés dans le GAP sous commandement d’ALINDIEN continueront à agir dans le cadre de l’opération Chammal. Ils effectueront des missions essentiellement axées sur le renseignement dans la profondeur (à l’aide de leur POD RECO NG). Bien évidemment, ils resteront susceptibles d’être engagés pour conduire des missions de bombardement, offrant ainsi à la France un moyen supplémentaire lui permettant de marquer au besoin un effort.

 

Planifiée pour inscrire la participation française dans la durée et gagner en efficacité, cette adaptation permettra notamment de réduire les délais d’accès des avions de chasse à la zone d’opération.

 

L’opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 13:45
Countering Boko Haram

 

21 November 2014 Cristina Barrios Alert - No49

Earlier this month, extremist group Boko Haram occupied new chunks of territory in northeastern Nigeria, including the town of Chibok – widely known because of the media attention it received following the #BringBackOurGirls campaign last spring. Although Nigeria’s military recaptured the town a few days later with the help of local armed groups, swathes of northern Nigeria remain unstable at best. Suicide-bomb attacks have claimed dozens of victims in Azar, while people in Maiduguri, where schools are now reopening following eight months of closure, fear that their city is still under threat.

The situation is worsening as the 2015 national elections approach: over 200 schoolgirls kidnapped from Chibok are still missing, and speculations about a recent botched deal with Boko Haram mediated by Chad have undermined, once again, Nigerian President Goodluck Jonathan’s authority and credibility.

 

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 13:30
Irak: nouvel assaut jihadiste pour prendre la ville de Ramadi

 

21 novembre 2014 Romandie.com (AFP)

 

Bagdad - Les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont lancé vendredi une nouvelle offensive pour prendre la totalité de la ville irakienne de Ramadi, à une centaine de km à l'ouest de Bagdad, selon des sources de sécurité.

 

Le groupe extrémiste sunnite contrôle certains quartiers de Ramadi et le nouvel assaut vise à s'emparer du centre de la ville située dans la province à majorité sunnite d'Al-Anbar conquise en grande partie par les jihadistes.

 

Alors que le centre-ville était visé par des tirs de mortier des combattants extrémistes, des affrontements ont éclaté tout autour de Ramadi, l'une des dernières zones urbaines encore partiellement sous le contrôle des autorités à Al-Anbar.

 

L'EI a lancé une attaque surprise depuis quatre secteurs: le nord, l'ouest, l'est et le sud, a expliqué un lieutenant de police à l'AFP, en précisant que les jihadistes avaient notamment fait exploser des voitures piégées, ciblant les forces de sécurité.

 

Des combats sont en cours autour de la ville, une série d'attaques au mortier a visé des secteurs à l'intérieur, notamment le bâtiment du conseil provincial et un poste de police, a-t-il ajouté.

 

Un capitaine de police, Qoussay al-Doulaimi, a pour sa part indiqué que les tirs de mortier étaient continus depuis minuit.

 

Selon un membre du conseil provincial, Azzal al-Fahdawi, l'EI a pris le contrôle d'un quartier de l'est de Ramadi, Madiq, mais la police, l'armée et les forces tribales (alliées) sont parvenues à stopper l'attaque et encerclent les insurgés dans ce secteur.

 

Les forces de sécurité ont besoin d'aide. Nous n'avons pas encore reçu de soutien de l'armée de l'air ou (des avions de) la coalition internationale menée par les Etats-Unis, a-t-il déploré.

 

Le chef de la police dans le quartier de Madiq, le colonel Majed al-Fahdawi, a été tué par un tireur embusqué pendant l'attaque, selon un officier et un chef tribal.

 

Les jihadistes avaient lancé ces derniers mois des assauts pour tenter de prendre totalement Ramadi sans parvenir à s'emparer du centre-ville.

 

La quasi-totalité de la province d'Al-Anbar, qui jouxte l'Arabie saoudite, la Syrie et la Jordanie, est désormais contrôlée par les jihadistes de l'EI.

 

Une partie était tombée entre leurs mains dès janvier. Les combattants extrémistes sunnites ont encore étendu leur influence à la faveur de leur offensive fulgurante lancée en juin, et d'une série d'attaques ces dernières semaines.

 

Ces jihadistes contrôlent aussi de larges pans de territoire dans le nord irakien, ainsi que de vastes régions en Syrie voisine en proie à la guerre.

 

Au début de l'offensive des jihadistes en Irak en juin, les forces irakiennes avaient été incapables de résister à leur avancée, mais elles ont ensuite tenté de regagner du terrain avec l'aide des combattants kurdes et chiites et des membres de tribus ralliées au gouvernement, sans oublier le soutien aérien crucial des Etats-Unis.

 

Ces dernières semaines, elles ont enregistré quelques succès avec la reconquête notable de Baïji, plus importante ville reprise à l'EI, et en brisant le siège de la principale raffinerie du pays, toute proche.

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 08:30
Areas under Daesh control (17 nov..2014) - source BBC

Areas under Daesh control (17 nov..2014) - source BBC

 

19/11/2014 Sonia Eyaan Journaliste et consultante en Stratégie Digitale

 

Twitter, LiveLeak, Snaptchat ou Facebook, de nombreux réseaux sociaux et blogs sont utilisés par les organisations salafiste-jihadistes pour déployer "leurs campagnes de relations publiques". Alors que la riposte des Alliés sur ces nouveaux champs de bataille est en marche, revenons sur les principaux enseignements à tirer du cyber-jihadisme.

 

Autant le dire tout de suite, pour Bradley Manning, ce troisième volet de la guerre en Irak destiné à détruire l'organisation État islamique (EI) par le recours aux frappes aériennes est voué à l'échec. Dans un article du Guardian publié en septembre dernier, l'analyste de la NSA réputé pour avoir divulgué à Wikileaks plus de 700 000 documents confidentiels de l'armée américaine explique que cette offensive ne fera qu'alimenter "le cycle d'indignation, de recrutement, d'organisation et de combats qui existe depuis des décennies".

 

Suite de l’article

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 07:30
La France intensifie son action contre Daesh

 

19.11.2014 JDD

 

Paris renforce son dispositif contre l'organisation de l'Etat islamique. Elle va déployer six Mirage, en Jordanie, en plus des neuf Rafale déjà basés aux Emirats arabes unis, a annoncé mercredi le ministre de la Défense.

Le déploiement de ces six nouveaux avions de combat pour lutter contre les djihadistes en Irak devrait se faire d'ici le mois de décembre, précise une source militaire. "Les forces françaises aériennes vont être renforcées (..) par six Mirage qui vont être placés en Jordanie pour compléter notre action", a déclaré Jean-Yves Le Drian à l'Assemblée nationale. Ce pays voisin de l'Irak va faciliter les interventions sur ce théâtre, où la France mène des missions d'appui aérien à l'armée nationale et aux peshmergas kurdes.

"Les succès (sur le terrain face au groupe terroriste, ndlr.) ne sont rendus possibles que parce qu'il y a un appui aérien de la coalition et dans la coalition la France joue un premier rôle", a ajouté le ministre. Deux Rafale français ont ainsi ciblé, dans la nuit de mardi à mercredi, un ensemble de tranchées utilisées par les combattants de l'Etat islamique pour tenir le siège de Kirkouk, dans le cadre d'un raid de grande ampleur de la coalition, a précisé le ministre.

 

Le détail du dispositif. L'opération française Chammal lancée le 19 septembre s'appuyait jusqu'à présent sur neuf Rafale, déployés sur la base française d'Al Dhafra aux Emirats, soit deux à trois fois plus loin de l'Irak que la Jordanie. Un avion de ravitaillement C135, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 complètent ce dispositif aux Emirats, de même qu'une frégate antiaérienne, le Jean Bart, dans le Golfe. "Nous formons par ailleurs les peshmergas et les forces irakiennes au maniement des armes que nous leur livrons", a rappelé Jean-Yves Le Drian. "La France assume ses responsabilités internationales pour sa sécurité", a-t-il conclu.

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 06:45
Frontière Niger- Mali : zone de moins en moins sûre

 

20 novembre 2014 BBC Afrique

 

Plusieurs hommes armés non identifiés, à bord de motos et d'un véhicule tout terrain ont attaqué dans la nuit de mercredi, la localité de Banibangou, située à environ 160 km au nord de Niamey proche de la frontière du Mali.

 

Le bilan fait état d'un mort et 3 blessés parmi les forces nigériennes de défense et de sécurité.

 

Selon des témoins joints par la BBC, après deux heures de tirs nourris, les forces armées nigériennes sont parvenues à repousser les assaillants.

 

L’attaque n’a pas encore été revendiquée.

 

Le calme est revenu mais des patrouilles sillonnent les alentours du département de Banibangou.

 

Il y a deux semaines, 9 membres des forces de sécurité nigériennes ont été tués dans plusieurs attaques simultanées « d'éléments terroristes » dans la région de Tillabéri (ouest), proche du Mali.

 

Les attaques avaient visé le poste de sécurité du camp de réfugiés maliens de Mangaïzé, la prison de Ouallam ainsi qu'une patrouille militaire.

 

Depuis les événements au Mali et en dépit des patrouilles militaires, des bandits armés écument régulièrement les zones frontalières de ces 2 pays.

 

L'attaque de Banibangou survient vingt-quatre heures après la tenue d'une réunion des chefs d'Etat-major des pays de la sous-région (Mali , Burkina Faso, Mauritanie , Niger et Tchad) pour débattre des stratégies à mettre œuvre pour face au banditisme armé et au terrorisme transfrontalier dans le Sahel.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 08:55
La puissance et l'attractivité de Daesh sont "très préoccupantes" (état-major des armées)

Défense "La lutte contre Daech sera longue et il faudra gérer au mieux la pression du temps court, dans nos sociétés actuelles qui exigeront des résultats rapides", a estimé le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers

 

19/11/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La force de frappe de l'Etat islamique inquiète l'état-major des armées. "La rapidité avec laquelle ce mouvement parvient à accroître ses effectifs et à diversifier son matériel est très préoccupante", a estimé le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Jean-Pierre Bosser.

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait été très clair sur l'arsenal dont dispose Daech. Ses grands subordonnés, qui suivent le dossier, affiche une préoccupation sur la puissance et l'attractivité de ce mouvement terroriste, dont les effectifs sont actuellement évalués à 25.000 djihadistes. Daech, qui dispose notamment de chars, "ne constitue pas qu'un groupe terroriste mais bien une armée qui manœuvre, qui communique, qui s'appuie sur des équipements performants et poursuit des objectifs stratégiques, avec une volonté expansionniste affichée", a expliqué aux sénateurs le chef d'état-major de l'armée de Terre (Cemat), le général Jean-Pierre Bosser.

"Le groupe exerce une forte attraction sur les djihadistes du monde entier, qui rallient l'Irak et la Syrie par milliers", a noté le député UMP des Bouches-du-Rhône Guy Tessier dans son rapport sur le projet de loi de finances pour 2015. "Les djihadistes de Daech représentent une véritable armée terroriste composée d'hommes expérimentés, bien équipés et disposant de ressources financières importantes", a pour sa part confirmé le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers.

"La rapidité avec laquelle ce mouvement parvient à accroître ses effectifs et à diversifier son matériel est très préoccupante", a précisé le général Bosser. Les percées de Daech contre l'armée irakienne lui ont permis "de mettre la main sur des équipements lourds et modernes. Il bénéficie de ressources financières substantielles, en stock et en flux, grâce à l'exploitation des puits de pétrole, des postes frontaliers ou des barrages sur lesquels il a mis la main", a rappelé Guy Tessier.

 

"La lutte sera longue"

Pour le Cemat, "la problématique n'est pas seulement militaire, elle porte également sur les flux financiers qui viennent alimenter de véritables mercenaires appointés". Sur le plan financier Daech a effectivement récupéré à Mossoul 450 millions de dollars dans les banques. En outre, les ressources de Daech proviennent également du pétrole que le mouvement vend à des prix défiant toute concurrence.

"La lutte sera longue et il faudra gérer au mieux la pression du temps court, dans nos sociétés actuelles qui exigeront des résultats rapides", a estimé le Général Pierre de Villiers. Dans ce contexte, la France a, selon le chef d'état-major des armées, "besoin d'une vision stratégique militaire qui intègre les objectifs militaires, mais aussi politiques, diplomatiques et psychologiques. Pour réussir, notre plan de campagne devra donc être global".

 

Préoccupations avec le retour des combattants européens

Selon le général Jean-Pierre Bosser, "plus de 1.000 combattants européens enrôlés dans ses rangs sont revenus dans l'espace Schengen". Une menace pour la France et les pays européens. Car "l'adversaire n'est plus seulement aux portes de l'Europe, il en a franchi le seuil", a souligné le chef d'état-major de l'armée de terre. Il est donc persuadé "de la nécessité d'intégrer encore plus dans notre réflexion le retour de l'armée de terre sur son milieu naturel, celui du sol national, pour pourvoir y faire face, avec les forces de sécurité, à tous types de menaces dont celles que ces vingt dernières années avaient confinées à l'extérieur".

Cette problématique est là "pour rappeler le lien très fort, le continuum, qui existe entre sécurité extérieure et sécurité intérieure. Ces combattants étrangers sont un vrai défi pour notre sécurité, celles des Français et plus généralement celle des Européens", a de son côté expliqué le général Pierre de Villiers. Et selon le chef d'état-major de l'armée de terre, "il ne faut d'ailleurs pas exclure que cette menace agisse en utilisant des modes d'actions de nature militaire, et se concrétise par des actions armées contre des militaires. Ne perdons pas de vue qu'il s'agissait d'un des objectifs poursuivis par Mohammed Merah. Outre-Atlantique, des attaques isolées ont déjà été perpétrées. Nous avons hélas vécu à deux reprises en France et une fois en Belgique des attaques assez similaires".

 

L'armée de terre présente en France

L'armée de terre peut-elle être en première ligne face à Daech sur le sol national ? Le général Bosser en est convaincu : "il me semble raisonnable de considérer que la nature des opérations et l'envergure des défis sécuritaires inscrivent l'action militaire, hors et désormais à l'intérieur de nos frontières, durablement. Ils confortent ainsi le contrat opérationnel de l'armée de terre qui est réaliste et structurant".

La situation au Levant met l'accent sur l'indispensable nécessité d'une capacité autonome d'appréciation de situation tactique et stratégique, a affirmé le général Pierre de Villiers. "C'est la vocation de nos capteurs de renseignement, de nos satellites, mais aussi des efforts consentis pour améliorer nos capacités Cyber. Ce constat conforte la priorité mise sur le renseignement dans la loi de programmation militaire".

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:30
Areas under IS control 17 nov. 2014 - source BBC

Areas under IS control 17 nov. 2014 - source BBC

 

MOSCOU, 17 novembre - RIA Novosti

 

Le groupe terroriste Etat islamique (EI) compte dans ses rangs près de 200.000 combattants, affirme Fouad Hussein, porte-parole des peshmergas kurdes qui luttent contre les djihadistes en Irak et en Syrie.

 

D'après le porte-parole cité par le journal britannique Independent, le fait que l'EI mène des offensives sur plusieurs fronts en Irak comme en Syrie témoigne du fait que ses effectifs s'élèvent à 200.000 hommes au moins, ce qui est de 6 à 7 fois supérieur aux évaluations de la CIA.

 

"L'EI fait la guerre à Kobané, en Syrie. Le mois dernier, ils ont attaqué des cibles situés dans sept régions du Kurdistan. Il est impossible d'estimer leurs effectifs à 20.000 personnes", a indiqué M.Hussein.

 

Selon les peshmergas, les extrémistes de l'Etat islamique contrôlent à l'heure actuelle un tiers des territoires irakiens et syriens, sur une superficie totale d'environ 250.000 kilomètres carrés, ce qui est comparable à celle du Royaume-Uni.

 

Le groupe sunnite terroriste Etat islamique a gagné en puissance lors de ses opérations en Syrie, où il combat les troupes gouvernementales. Il y a quelques mois, cette organisation a intensifié ses activités en Irak. Fin juillet, l'EI a proclamé un "califat islamique" sur les territoires irakiens et syriens tombés sous son contrôle.

 

Depuis le 8 août, l'aviation américaine effectue des frappes contre les positions des djihadistes en Irak. Le 23 septembre, les Etats-Unis ont commencé à bombarder les positions de l'EI en Syrie.

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:30
King Abdullah in a meeting with US Secretary of State John Kerry, 5 January 2014. photo US DoS

King Abdullah in a meeting with US Secretary of State John Kerry, 5 January 2014. photo US DoS

 

14 November 2014 By Frank Gardner BBC security correspondent

 

The leadership of Islamic State (IS) has no intention of standing still.

 

In a 17-minute audio message, purportedly from its elusive leader Abu Bakr al-Baghdadi, the group sets its sights firmly on Saudi Arabia, birthplace of Islam and the world's largest oil producer and exporter.

 

The speaker does not refer to it as Saudi Arabia, since this is a name derived from the ruling tribe, the al-Saud, whose authority IS does not accept.

 

Instead he calls it "the land of Haramayn", the land of the two holy places, meaning Mecca and Medina.

 

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:20
Le numéro 2 de la Défense canadienne, Richard Fadden, discute à Washington de la lutte contre Daesh

Deputy Secretary of Defense Bob Work poses for a photo as he greets and welcomes Canadian Deputy Minister of Defense, Dick Fadden to the Pentagon in Washington D.C., in order to discuss matters of mutual importance Nov. 14, 2014. (DoD photo by Master Sgt. Adrian Cadiz)(Released)

 

15 novembre 2014 par Jacques N. Godbout - 45eNord.ca

 

Le sous-ministre canadien de la Défense, Richard Fadden, a rencontré vendredi son homologue américain, Robert O. Work, avec qui il a discuté de la sécurité mondiale et, tout particulièrement, de la collaboration du Canada et des États-Unis dans la lutte qui s’annonce longue et difficile.

 

Le sous-secrétaire américain à la Défense a profité de cette rencontre pour transmettre ses condoléances pour la perte des deux militaires canadiens, l’Adjudant Patrice Vincent et Caporal Nathan Cirillo, tuées par des partisans du djihad au Canada, a souligné le porte-parole de Robert Work, la Lieutenant Courtney Hillson.

Work et Fadden ont ensuite discuté des problèmes de sécurité mondial et de leur collaboration dans les opérations de lutte contre le groupe l’État Islamique en Irak.

Lors de la réunion de vendredi, déclare la porte-parole américaine, Courtney Hillson, le Sous-secrétaire américain à la Défense a félicité le Canada pour ses contributions, notamment la conduite des frappes aériennes contre l’État islamique en Irak et la livraison de l’aide humanitaire aux forces kurdes dans le nord de l’Irak.

Les deux dirigeants ont également discuté de la situation en Ukraine, en notant leurs efforts continus pour fournir une assistance à l’Ukraine et les contributions des deux pays aux mesures de réassurance de l’OTAN, a déclaré Hillson.

Work a aussi fourni à Richard Fadden un aperçu de l’examen par le Pentagone de l’arsenal nucléaire, soulignant que l’arsenal nucléaire américain est sûr, sécurisé, et efficace et que le ministère prend des mesures pour résoudre les problèmes identifiés lors de l’examen.

Les deux dirigeants ont conclu la réunion en réaffirmant leur engagement« à soutenir une relation bilatérale solide et de continuer à travailler ensemble» sur les questions au-delà de leurs frontières.

Sur la question de la lutte à l’État islamique, le 13 novembre, faisant le point des opérations canadiennes dans la lutte contre le groupe de l’«État islamique», le colonel Dan Constable, commandant de la Force opérationnelle interarmées canadienne en Irak, avait affirmé que l’État islamique était carrément passé de l’offensive à la défensive.

Depuis, le général Martin Dempsey, chef d’état-major des forces américaines, a fait une évaluation plus nuancée de la situation et estimé samedi 15 novembre lors d’une visite des troupes à Bagdad que le rapport de forces dans le conflit contre l’État islamique (EI) était en train de se renverser, mais a admis que la campagne durerait probablement des années.

La capacité des forces irakiennes de mener la bataille au sol étant à long-terme la clé du succès, le Canada, qui a acquis une excellente réputation lors de la mission ATTENTION,la contribution canadienne à la mission de formation des forces afghanes, pourrait être appelé à jouer le même rôle en Irak.

Entre temps, quelque 1500 conseillers militaires américains supplémentaires vont se rendre en Irak, soit un doublement des forces américaines présentes pour aider et former les forces irakiennes, alors que la coalition mise en place par Washington poursuit parallèlement ses frappes aériennes contre des cibles de l’EI, a annoncé le président américain la semaine dernière.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 12:30
RAF Tornado strike against an ISIL vehicle


17 nov. 2014 Defence HQ

 

Tornado GR4s conducted an armed reconnaissance patrol over western and northern Iraq this weekend. In the western desert, they were tasked to strike an ISIL communications vehicle, which Coalition forces had previously identified. A single Brimstone missile was used to conduct an attack.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 08:30
Une révolution arabe dans les affaires militaires

 

11.06.2014 par Michel Goya – la Voie de l’Epée

 

A la fin de 2006, la position américaine en Irak est critique. La plupart des Alliés de la coalition se replient et la tentation politique est forte aux Etats-Unis de faire de même. Les Américains sont finalement sauvés par les erreurs de l’Etat islamique en Irak (EEI) qui, par son intransigeance et sa brutalité, a provoqué l’hostilité des organisations nationalistes et des tribus sunnites. Les Américains innovent en acceptant une alliance avec ces anciens ennemis regroupés dans le mouvement du Sahwa (Réveil). Ils déploient ensuite des moyens considérables (dix brigades dans la seule région de Bagdad) qui s’associent à l’armée irakienne et aux miliciens du Sahwa pour reprendre le contrôle des rues de Bagdad. Cette armée des rues est alors bien loin des Joint Vision 2010 et 2020, toutes de haute-technologie, développés à la fin des années 1990. Il faut quand même dix mois d’effort et encore 600 morts pour chasser l’EII de Bagdad et en faire une organisation résiduelle, mais toujours présente, dans les franges nord de l’Irak arabe.

 

Cette campagne est la dernière menée de cette manière par les forces américaines. Face à l’armée du Mahdi, qui tient encore solidement l’immense quartier chiite de Sadr-City (deux millions d’habitants dans un rectangle de 5 km sur 7) au nord de Bagdad le mode d’action utilisé est l’inverse de celui qui a été utilisé contre l’EEI. Perfectionnant les méthodes déjà utilisées en 2004 à Nadjaf contre les mêmes Mahdistes, il ne s’agit pas d’un étouffement par un quadrillage étroit mais d’un combat d’usure mené par des feux précis à distance et cherchant à influencer les décisions du leader adverse, avec qui, contrairement à l’EII, il est possible de négocier. Les Américains rejoignent ainsi la nouvelle approche israélienne. A partir de la fin mars 2008, Sadr-City est bouclé par un mur et les combattants chiites y sont traqués pendant plusieurs semaines par un puissant complexe « reconnaissance-frappes ». Le 12 mai, Moqtada al-Sadr, le leader mahdiste, déclare le quartier ouvert à l’armée irakienne et se réfugie en Iran. L’armée du Mahdi a perdu plus d’un millier de combattants, pour 22 Américains et 17 irakiens, mais, même en sommeil, elle existe toujours et continue à jouer un rôle politique important.

 

Ces victoires tactiques et le retournement d’alliance de l’ennemi irakien sunnite, le plus difficile de tous, donnent suffisamment de marges de manœuvre politiques pour négocier un repli honorable en 2010. La victoire militaire a été acquise au bout de cinq ans, par défaut au prix de pertes (4 500 morts et 32 000 blessés graves) plusieurs fois supérieures au cumul de tout ce que l’armée professionnelle américaine a pu connaître depuis 1970. Les groupes sunnites de guérilla ou l’armée, chiite, du Mahdi, plus proche du modèle du Hezbollah ont été bien plus efficaces que les armées régulières dans la manière de réduire ou d’éviter la « « supériorité informationnelle » américain et donc aussi sa puissance de feu.

 

Le corps expéditionnaire américain a été contraint de se transformer en force de contre-guérilla où le fantassin s'est révélé le système d’arme le plus performant. Comme après la guerre du Vietnam, l’effort américain, y compris financier, a cependant été tel qu’il dissuade cependant de recommencer l’expérience de la guerre au milieu des populations arabes. La présence militaire américaine reste malgré tout très forte dans les monarchies du Golfe mais elle s’exprime de manière indirecte à leur profit, comme au Yémen, mais pas en Irak.

 

La méthode de l’action à distance est reprise par les Israéliens à la fin de 2008  avec l’opération Plomb durci contre le Hamas à Gaza. Pendant 22 jours, le territoire ceinturé de Gaza est frappé par des milliers de raids aériens et de tirs d’artillerie, puis traversé de quelques raids blindés, tandis que le Hamas tente de frapper, également à distance, la population civile israélienne. Comme à Sadr-City, le résultat tactique est atteint, le Hamas est affaibli et cesse ses tirs de roquettes, par ailleurs de plus en plus inefficaces face au système de défense israélien. Les pertes sont limitées à dix morts israéliens contre 50 à 80 fois plus pour l’ennemi mais comme en Irak il n’y a là rien de décisif. L’ennemi est toujours présent et peut même, par sa simple survie face à une grande puissance militaire, proclamer aussi la victoire. Les Israéliens réitèrent avec l’opération Pilier de défense en 2012 avec des résultats similaires quoique de moindre échelle.

 

En mars 2011, en Libye, une nouvelle Coalition occidentale renoue avec la guerre interétatique, non pas sur le modèle des guerres contre Saddam Hussein mais plutôt sur celui de la lutte contre l’Etat taliban, dix ans plus tôt. Les nouvelles contraintes diplomatiques mais aussi les réticences de beaucoup de nations à engager des troupes au sol imposent une action de combat à distance, presque entièrement aérienne, combinée à l’aide des groupes rebelles au colonel Kadhafi. En octobre, la victoire est acquise avec la prise de Tripoli puis de Syrte et surtout la mort de Kadhafi. Il aura donc fallu six fois plus de temps à l’OTAN, l’organisation militaire la plus puissante de tous les temps avec 80 % du budget de défense mondial, pour parvenir à un résultat similaire à celui obtenu en octobre 2001 lorsque les Taliban ont été chassés d’Afghanistan. L’ennemi s’est adapté rapidement selon les procédés habituels, à la suprématie aérienne des Alliés et les frappes n’a pas eu plus d’effet sur la volonté de Kadhafi que celle des Israéliens sur la direction du Hezbollah en 2006. La méthode est donc assez aléatoire. Les Alliés constataient ensuite que dans un « combat couplé » l’efficacité première vient d’abord de celui qui est au sol et qui mène les actions décisives. Il fallut donc attendre la formation de groupes terrestres rebelles efficaces pour exploiter l’affaiblissement de l’ennemi par les airs. Ce qui a été fait contre Kadhafi ne le sera pas contre le régime d’Assad en Syrie, témoignage des contraintes diplomatiques croissantes et surtout de l’inhibition des Américains, sans qui aucune guerre interétatique d’importance ne peut plus être lancée.

 

De fait, les groupes islamistes ont remplacé, durablement semble-t-il les Etats arabes comme ennemis actuels ou potentiels des Etats-Unis et de leurs alliés. Ces groupes se développent même à l’intérieur des pays arabes, notamment dans les Etats détruits par les Occidentaux, ou les Etats voisins affaiblis, comme le Mali. La France est finalement la seule nation occidentale à accepter de les y affronter directement, au Nord Mali en janvier 2013. Elle y réussit en renouant avec ses méthodes d’intervention classiques. Une brigade aéroterrestre est déployée en quelques jours et le terrain repris à un ennemi qui avait encore peu d’emprise sur la population locale. La réduction de la base d’AQMI dans les montagnes des Ifoghas ou du MUJAO dans la région de Gao s’apparente ainsi plus à la prise de Falloujah, vide d’habitants, en novembre 2004, qu’au contrôle des rues de Bagdad deux ans plus tard.  De la même l’acceptation du combat rapproché avec une infanterie solide et sa combinaison avec de la puissance de feu indirecte a permis de détruire l’infrastructure ennemie. Malgré les risques pris, la victoire tactique est nette et le coût humain étonnamment réduit avec un soldat français perdu pour 80 ennemis. L’ennemi détruit ou chassé du Mali est cependant modeste, inférieur en volume aux forces rebelles de la seule ville de Falloujah, et toujours présent dans la région. L’opération française s’est transformée à son tour en campagne d’usure à l’échelle du Sahel, en superposition des forces locales et interafricaines fragiles à qui revient le soin de contrôler le terrain. Dans le même temps, c’est l’Etat islamique qui revient sur le devant de la scène en se territorialisant à son tour.

 

D’un point de vue tactique, ces para-Etats islamiques ont su profiter des réseaux de la mondialisation, notamment des trafics d’armes légère, pour équiper des armées idéologisées. Ils bénéficient maintenant de plus en plus, grâce à des sponsors étrangers puisant eux-mêmes dans l’aide russe, d’une nouvelle génération d’armements légers. C’est entre autre avec ces missiles antichars ou ces RPG-29 servis par une infanterie professionnelle que le Hezbollah a tenu tête à l’armée israélienne en 2006 ou le Hamas à l’été 2014. Associés à une organisation du terrain très poussée et en attendant de nouveaux missiles antiaériens, ils sont devenus particulièrement résistants. Leur capacité offensive anti-civile, par attentats-suicide, roquettes et missiles, est devenue en revanche inopérante face au système défensif israélien (barrière, défense anti-roquettes et anti-missiles). On assiste donc sur le front israélien à une forme de neutralisation réciproque qui ne peut être rompu qu’en acceptant des pertes élevées comme le découvre Tsahal à l’été 2014 en perdant six fois plus de soldats que lors de l’opération Plomb durci six ans plus tôt.

 

L’Etat islamique, nouvel avatar de l’EII, est la nouvelle organisation djihadiste à parvenir à se territorialiser à partir de 2013 en Syrie et en Irak. Ce groupe se distingue de ses prédécesseurs par sa maîtrise du swarming offensif, à base de troupes motivées et mobiles. L’emploi de petites unités sur pickup se coordonnant spontanément, n’est pas nouveau. Il est simplement rendu possible en Irak par l’absence, nouvelle depuis la départ des Américains, d’une capacité de destruction aérienne massive en particulier par hélicoptères d’attaque. C’est ainsi que l’EI s’est emparé de Mossoul et d’une partie des villes du Tigre alors qu’il procédait plutôt par infiltration sur l’Euphrate. Il y a acquis ressources locales et prestige international mais il est sans doute parvenu aux limites de son expansion. Il n’est pas évident que malgré ses prises matérielles (les Américains avaient pris soin de ne pas équiper l’armée irakienne d’armes d’infanterie sophistiquées), l’EI ait franchi le seuil tactique de la techno-guérilla.

 

Face à l’EI, le nouvel engagement américain, soutenu par quelques alliés, témoigne surtout d’un embarras tactique. La campagne d’usure qui est lancée manquerait déjà singulièrement de puissance pour imposer une négociation favorable, à l’instar du siège de Sadr-City ou des campagnes contre le Hamas. Elle est totalement inadaptée à l’objectif de destruction pourtant proclamé. La RMA n’est plus ce qu’elle était. Elle ne fait plus peur à des Arabes qui ont su trouver, par essais et erreurs, des moyens de la contrer. Le plus puissant d’entre eux est une forte détermination. La révolution arabe dans les affaires militaires est d’abord une révolution humaine, au sens d'une manière nouvelle de voir le monde, manière que l’on peut qualifier de monstrueuse par de nombreux aspects mais dont on ne peut nier la force.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 08:30
"Jihadi John" has been identified by the FBI

"Jihadi John" has been identified by the FBI

 

16 Nov 2014 By Nicola Harley

 

The Foreign Office has received reports that 'Jihadi John', the man accused of killing two British hostages, has been injured in an airstrike

 

One of the world's most wanted men "Jihadi John" has reportedly been wounded in an airstrike.

Jihadi John”, the man accused of executing British hostages David Haines and Alan Henning and two Americans held by Isil, may have been injured in an airstrike on an Iraqi town close to the Syrian border a week ago.

The Foreign Office said it had received reports the terrorist had been wounded but could not confirm them.

 

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 22:30
Le TCD Siroco va quitter Toulon pour porter le fer contre Daesh

 

16 novembre 2014. Portail des Sous-Marins

 

Selon des sources militaires et civiles concordantes, le transport de chalands de débarquement (TCD) Siroco devrait appareiller dans les prochaines heures de son port d’attache de Toulon afin de gagner au plus vite la péninsule arabo-persique. Le navire-filleul de la Ville de Marseille aurait reçu pour mission de transporter le matériel nécessaire à l’effort de guerre français dans le cadre de l’opération Chammal ; opération menée à la demande du gouvernement irakien, en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, afin d’apporter un soutien aérien aux forces armées irakiennes en lutte contre le groupe terroriste Daesh.

 

Référence : La Provence

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 17:45
Nigeria : l’armée reprend Chibok

 

 

16.11.2014 BBC Afrique

 

Au Nigeria, la ville de Chiko a été récupérée des mains de Boko Haram, selon l'armée.

 

L’armée du Nigeria affirme qu’elle contrôle maintenant la ville de Chibok, dans le nord-est du pays. La localité était tombée vendredi aux mains des combattants du groupe islamiste armé Boko Haram.

Ces derniers détiennent en otage plus de 200 filles de cette ville depuis avril dernier.

L’armée nigériane assure maintenant la sécurité des habitants de cette localité, selon son porte-parole, le général Olajide Olaleye.

Il affirme que les "opérations de nettoyage" se poursuivent toutefois à Chibok.

Des combats opposant les militants de Boko Haram à des miliciens locaux ont duré plusieurs heures, jeudi après-midi. "L'armée a encore repris le contrôle de Chibok à 18h30 GMT, hier (samedi) soir", a déclaré à l'AFP le général Olaleye.

Pogu Bitrus, le chef des notables de la localité, a lui aussi annoncé que "depuis 17H00 GMT hier (samedi), il n'y a plus aucun combattant de Boko Haram à Chibok".

 

S'enfuir

Des habitants de la ville ont affirmé que l'armée avait fui jeudi à l'arrivée des assaillants dans la ville, laissant les miliciens combattre seuls.

"Les miliciens sont entrés dans Chibok et les soldats sont restés à l'extérieur de la ville pour capturer les insurgés qui essayaient de s'enfuir", a précisé Pogu Bitrus.

Boko Haram, dont l'insurrection a fait plus de 10 mille morts depuis 2009, a pris le contrôle de plus d'une vingtaine de villes et villages dans le nord-est du Nigeria, durant ces derniers mois.

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 16:45
Nigeria army 'retakes Chibok' from Boko Haram

 

16 November 2014 BBC Africa

 

The Nigerian army says it has recaptured the north-eastern town of Chibok, which was seized by Boko Haram militants on Thursday. Boko Haram fighters kidnapped more than 200 schoolgirls from the village in April, sparking global outrage. The group, which says it is fighting to create an Islamic state in Nigeria, has repeatedly targeted villages in Borno state in recent months. There are reports of many Boko Haram members being killed in Sunday's raid. Correspondents say Chibok was retaken late on Saturday, after dozens of military vehicles were seen heading to the village. A local vigilante force was part of the operation.

 

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 16:30
Siège de Kobané: près de 1.200 morts depuis la mi-septembre (médias)

 

BEYROUTH, 16 novembre - RIA Novosti

 

1153 personnes ont trouvé la mort depuis le début du siège de la ville syrienne de Kobané (nord) le 16 septembre, rapportent les médias occidentaux citant l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) basé à Londres.

 

Selon l'OSDH, les hostilités ont fait 397 morts dans les rangs des combattants kurdes qui défendent la ville face aux djihadistes de l'Etat islamique (EI), ainsi que 27 morts parmi les civils. Côté islamistes, plus de 700 combattants ont été éliminés.

 

A l'heure actuelle, l'EI contrôle certaines banlieues de Kobané, grand centre de l'autonomie kurde en Syrie, ainsi que des dizaines de villages situés à ses alentours. Les combats les plus feroces se déroulent dans la partie est de la ville.

 

Le groupe sunnite terroriste Etat islamique, lié à Al-Qaïda, a gagné en puissance lors de ses opérations en Syrie, où il combat les troupes gouvernementales. L'EI a la réputation d'une des formations djihadistes les plus cruelles.

 

Il y a quelques mois, cette organisation a intensifié ses activités en Irak. Fin juillet, l'EI a proclamé un "califat islamique" sur les territoires irakiens et syriens tombés sous son contrôle.

 

Depuis le 8 août, l'aviation américaine effectue des frappes contre les positions des djihadistes en Irak. Le 23 septembre, les Etats-Unis ont commencé à bombarder les positions de l'EI en Syrie.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 22:45
Nigeria army helicopter crashes in Yola

Nigeria says it has been unable to buy the weapons it needs to confront Boko Haram

 

14 November 2014 BBC Africa

 

A Nigerian army helicopter has come down in the north-east, where the army is battling Islamist Boko Haram fighters, the second crash this week.

 

It crashed on the outskirts of Yola city in Adamawa State, killing all three crew members, the military said.

University students said they heard it come down next to their campus, followed by a series of explosions.

The BBC's Will Ross says it was believed to have been transporting weapons and ammunition to troops.

Students at the Modibbo Adama University of Technology on the edge of Yola city said that on hearing the blasts some people started running away fearing that jihadists were attacking.

 

Weapons complaints

 

Earlier this week, the Nigerian government complained that the US was blocking its attempts to buy "lethal equipment" to put down the insurgency.

Nigeria's ambassador to the US said accusations that its troops were involved in human rights abuses were based on "half-truths" being spread by political opponents ahead of elections next year.

In response, the US state department spokesperson said the two nations were sharing intelligence, the US was training a Nigerian battalion and that the sale of some equipment had been allowed over the past six months.

But the spokesperson, Jen Psaki, did admit that earlier this year the sale of military helicopters had been stopped.

"We denied the transfer of some Cobra attack helicopters to Nigeria due to concerns about Nigeria's ability to use and maintain this type of helicopter in its effort against Boko Haram and ongoing concerns about the Nigerian military's protection of civilians when conducting military operations," she said on Wednesday.

Meanwhile, there are reports that the key town of Mubi, north of Yola, is no longer in the hands of Boko Haram after soldiers and a local defence force, including hunters, took it back.

But our correspondent says the north of Adamawa - one of three states under emergency rule because of the insurgency - is still extremely volatile and people have been fleeing two other towns which the militants have been trying to capture.

 

Nigeria army helicopter crashes in Yola

 

Boko Haram - which says it is fighting to create an Islamic state - has changed tactics in recent months by holding on to territory rather than launching hit-and-run attacks which have killed thousands of people.

The group promotes a version of Islam which forbids Muslims from taking part in any political or social activity associated with Western society.

In April, the militants captured more than 200 girls from a boarding school in the town of Chibok in Borno state.

Despite international military assistance the girls have not yet been rescued.

 

Who are Boko Haram?

The Boko Haram leader has declared a caliphate in areas he controls

The Boko Haram leader has declared a caliphate in areas he controls

 

    Founded in 2002

    Initially focused on opposing Western education - Boko Haram means "Western education is forbidden" in the Hausa language

    Launched military operations in 2009 to create Islamic state

    Thousands killed, mostly in north-eastern Nigeria - also attacked police and UN headquarters in capital, Abuja

    Some three million people affected

    Declared terrorist group by US in 2013

 

Who are the militants?

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 22:30
Irak: le groupe Daesh va battre sa propre monnaie

 

15-11-2014 Par RFI

 

Les frappes aériennes de la coalition internationale se poursuivent en Irak et dans le nord de la Syrie contre l'organisation Etat islamique. L'armée irakienne a par ailleurs remporté une grande victoire en reprenant le contrôle du barrage d'Adhaïm. Mais le groupe EI entend prouver qu'il n'est pas affaibli. Après la diffusion d'un message audio de son chef Abou Bakr al-Baghdadi censé démontrer qu'il n'a pas été tué, l'organisation terroriste a annoncé coup sur coup son intention de battre monnaie ainsi que l'exécution d'un de ses chefs, accusé de vol.

 

L'organisation a annoncé vendredi la décapitation et la crucifixion d'un de ses chefs, près de Deir Ezzor dans l'est syrien. Le supplicié, un commandant jihadiste syrien accusé de « détournement de fonds » aurait été exécuté sur ordre d'Abou Bakr al-Baghdadi, « pour avoir volé l'argent des musulmans », selon l'écriteau manuscrit déposé sur sa dépouille exposée à la population. Une façon pour le groupe EI de prouver que sa justice s'applique à tous sans distinction.

 

Suite de l’article

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 12:55
"la poudrière islamiste au Sahel" - Conférence de B. Lugan (8 déc.)
 

14.11.2014 libertepolitique.com

 

L’Afrique est déstabilisée dans l'arc sahélien par les bandes terroristes islamistes, présentes à la fois en Mauritanie, au Mali, au Niger, au Tchad et au Burkina-Faso. Comment les djihadistes ont réussi à monter en puissance dans cette zone ? Quelles menaces font-ils peser sur la région, et au-delà vers la Méditerranée ? Alors que l'armée française s'est réorganisée pour faire face à ce nouvel ennemi dans cette bande dite sahélo-saharienne (BSS), avec l'opération Barkhane, comment cette zone de conflit s'articule avec l'offensive de l'organisation "Etat islamique" au Moyen-Orient ? 

 

UNE CONFERENCE de l'africaniste Bernard Lugan, docteur d'Etat en histoire, directeur de la revue L'Afrique réelle.


A publié notamment Histoire de l'Afrique : Des origines à nos jours, Éditions Ellipses,‎ 2009 ; Printemps arabe : Histoire d'une tragique illusion, Bernard Lugan Editeur,‎ 2013 ; Les guerres d’Afrique, des origines à nos jours, Éditions du Rocher,‎ 2013, prix Raymond-Poincaré de l'Union nationale des officiers de réserve en 2014.

 

Lieu : Espace Georges-Bernanos
Date : 08/12/2014
Adresse :
4 rue du Havre Paris IXe
Participation de 5 € suggérée.
Horaires : De 19:30 h à 21:30 h
Type d'entrée : Entrée libre
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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 22:30
Irak: la ville clé de Baïji repris par l’armée des mains des djihadistes de Daesh

 

14 novembre 2014 par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

Les forces irakiennes ont pris vendredi le contrôle total de la ville stratégique de Baïji située près de la plus grande raffinerie d’Irak, après en avoir chassé les djihadistes du groupe État islamique (EI).

 

Il s’agit de l’une des rares et plus importantes victoires des forces armées dans leur guerre contre l’EI depuis sa fulgurante percée territoriale en juin en Irak où il s’est emparé de larges pans de territoire au nord, à l’est et à l’ouest de Bagdad.

La ville de Baïji, qui échappait au contrôle de l’armée depuis plusieurs mois, est stratégique car elle se trouve aussi sur la route principale menant de Tikrit à Mossoul, deux villes tenues par l’EI.

Un commandant, un général de l’armée de même qu’un colonel de la police ont tous confirmé sa reprise. La télévision officielle Iraqiya a aussi annoncé que Baïji était de nouveau sous contrôle du gouvernement.

Outre le fait d’isoler un peu plus les djihadistes à Tikrit, la prise de Baïji pourrait permettre de sécuriser le site de la plus grande raffinerie du pays, située à proximité de la ville et dont les jihadistes font le siège depuis plusieurs mois.

Les forces irakiennes sont en route pour la raffinerie de Baïji, à quelque 9 km plus loin, a dit M. Krayim.

Il y a une semaine, les forces gouvernementales contrôlaient plus de 70% de la ville, selon le commandement militaire pour la province de Salaheddine. Un officier a alors affirmé que le drapeau irakien avait été hissé sur des bâtiments importants comme le siège de la police.

Les forces de sécurité irakiennes, aidées par des miliciens et des membres de tribus sunnites alliés au gouvernement, avaient lancé en octobre l’opération pour reprendre par le sud cette ville où elles étaient entrées le 31 octobre.

Les Etats-Unis, qui ont lancé en août leur campagne de frappes contre les positions de l’EI en Irak dans le cadre de leur lutte contre ce groupe, ont lancé aussi des raids près de Baïji pour aider les troupes irakiennes.

Le 11 novembre, une série de missions de la coalition ont été conduites dans la région et un CF-18 canadien a alors frappé une pièce d’artillerie de l’EI en utilisant des munitions guidées par laser. Plusieurs combattants djihadistes seraient morts dans la frappe. «C’est très probable», avait indiqué jeudi 13 le colonel Dan Constable, commandant de la Force opérationnelle interarmées canadienne en Irak, qui a du même souffle affirmé que la stratégie des djihadistes avait changé.

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 20:30
Chammal : Les Rafale appuient les troupes irakiennes au combat

 

14/11/2014 20:00 Sources : État-major des armées

 

Le 14 novembre 2014, la force Chammal a porté trois nouvelles frappes contre des positions de Daech depuis lesquelles ces terroristes menaient des actions offensives contre les forces de sécurité irakiennes dans le nord du pays.

 

Dans la matinée, alors qu’elle était en mission de reconnaissance armée, une patrouille de deux Rafale a été orientée par le centre opérationnel aérien (CAOC) sur une mission d’opportunité dans la région de Kirkouk, entre Bagdad et Mossoul. Il s’agissait de détruire des positions de combat depuis lesquelles des terroristes du groupe autoproclamé Daech ouvraient le feu sur les forces de sécurité irakiennes.

 

Au cours de cette mission, la patrouille a délivré plusieurs bombes guidées laser (GBU12) sur des positions offensives de Daech. L’action des avions français a ainsi permis la destruction d’un bunker abritant des combattants terroristes, du matériel servant à la fortification de leur poste, ainsi qu’un second poste de combat.

 

Ces missions de reconnaissance armée quotidiennes appuient directement l’action des forces armées irakiennes engagées au combat.

 

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Depuis le 5 octobre, suite au renforcement du dispositif, les forces françaises s’appuient sur neuf avions Rafale, un avion de ravitaillement C135, un avion de détection et de contrôle aéroporté E-3F Awacs et un avion de patrouille maritime Atlantique 2. En entrant dans le golfe arabo-persique (GAP), la frégate anti-aérienne Jean Bart participe, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l’ensemble des moyens présents sur zone.

 

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 12:30
Terrorists attack Egyptian Navy vessel in Mediterranean

 

13 November 2014 naval-technology.com

 

A terrorist attack on an Egyptian Navy vessel in the Mediterranean Sea has reportedly injured five servicemen, with eight others missing.

 

During the attack, which comes a day after a car bomb injured ten people in the Sinai Peninsula, the vessel reportedly came under fire some 70km off the northern port of Damietta.

 

According to an Agence France-Presse report, the attackers deployed 'fishing boats' and did not appear to use any rocket propelled grenades or heavier weapons.

 

Egyptian military spokesperson Mohamed Samir was quoted by the local daily Youm Sabah as saying: "In addition to what has been posted regarding the terror attack, the five servicemen who were injured during the attack have been transported to military hospitals for the necessary care."

 

The Egyptian military destroyed four vessels used by the assailants and arrested 32 people. Reports also revealed that the Egyptian Air Force was used in response.

 

The attack follows the remote detonation of a car bomb in the town of El-Arish, north of the Sinai Peninsula, by the police in a controlled explosion.

 

However, there were no signs of attacks by Sinai-based militants, who have stepped up attacks against police and soldiers since Islamist President Mohammed Morsi was overthrown last year.

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