27/06/2011 Adrien Prévost AEROCONTACT
A l’occasion du Bourget 2011, Honeywell a fait traverser l’Atlantique à un Gulfstream G450 en utilisant un carburant 100% bio. Les militaires semblent s’intéresser au projet puisqu’un F-22 a volé en mars dernier avec de la cameline.
L’entreprise américaine compte se concentrer uniquement sur la transformation du biocarburant et surtout à rendre ses moteurs compatibles avec cette technologie. La prochaine étape est la validation par les instances américaines du carburant afin que celui-ci puisse être utilisé commercialement. Les militaires portent tout de même peu d’intérêt au biocarburant pour le moment.
Honeywell travaille aujourd’hui sur des projets innovants tels le V-22 Osprey ou le X2 de Sikorsky. Cependant la société américaine a de plus en plus besoin de s’internationaliser. Deux raisons dictent ce choix : la baisse du marché américain et la croissance des zones extérieures et plus particulièrement celle de l’Asie.
L’entreprise américaine voit le futur de l’aviation militaire se porter vers moins de grands programmes type V-22. A l’avenir la priorité sera donnée aux capteurs et à la fusion de leurs données ainsi qu’à l’augmentation de la fiabilité, de la durabilité et de l’optimisation des équipements. La logistique prend aussi de plus en plus de place au sein du groupe, qui va essayer d’accroitre son potentiel pour donner à ses clients la possibilité, d’effectuer des opérations loin de leurs bases.
Concernant le F-22 de Lockheed Martin, il est toujours cloué au sol depuis plusieurs semaine même si il peut monter, pour s’entraîner, jusqu’à un certain plafond. En cause, des cas d’hypoxies des pilotes qui viendraient de l’OBOGS, le système fournissant l’air au pilote et produit par Honeywell. Or depuis que les investigations ont commencé, aucun défaut n’a pu être relevé sur l’OBOGS, le système fonctionne normalement, et l’enquête se poursuit.
