photo Armée de l'Air
22/03/2012 Aerocontact (Reuters)
Le groupement d'intérêt économique (GIE) Rafale est emmené par Dassault Aviation et constitué des équipementiers Thales et Safran.
Dassault Aviation supervise environ 60% de la valeur de l'avion et Thales près d'un quart du Rafale qu'il équipe en radars, équipements de communication et de calculateurs.
Safran, qui fournit selon les versions des moteurs, des équipements, des systèmes de navigation et des armements, évalue à une vingtaine de millions d'euros le chiffre d'affaires qu'il réalise sur chaque appareil.
MBDA (coentreprise entre EADS et l'italien Finmeccanica ), dont les missiles équipent le Rafale - mais aussi le Typhoon du consortium européen Eurofighter et le Gripen du suédois Saab - compte également sur d'éventuels contrats à l'export.
Le Rafale, utilisé par l'armée française depuis 1998, se décline en trois versions qui possèdent 95% d'éléments communs : un monoplace et un biplace pour les opérations à partir d'une base terrestre et un monoplace pour celles menées d'un porte-avions.
L'armée française a commandé à Dassault Aviation 180 Rafale, dont 76 restaient à livrer fin 2011. A raison de 11 livraisons par an, le fonctionnement de chaînes de montage du Rafale est garanti jusqu'en 2018, mais il serait prolongé par d'éventuelles commandes à l'étranger, dont les livraisons pourraient s'intercaler entre celles destinées à l'armée française.
L'ensemble du programme est évalué à 40 milliards d'euros sur environ 40 ans, en intégrant le développement, l'industrialisation, la fabrication de 286 exemplaires et le support logistique intégré.
Il faut 24 mois pour produire un Rafale, qui comporte 30.000 pièces, 25 km de câblage et 300.000 fixations, et représente à son rythme actuel de production 7.000 emplois chez Dassault Aviation et les 500 entreprises associées au programme. (Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)

