23.09.2012 journal-aviation.com (Reuters)
EADS pourrait proposer à Daimler, son actionnaire de référence allemand, de réduire sa participation dans le groupe européen d'aéronautique, de défense et d'espace via l'émission d'obligations convertibles, selon Der Spiegel.
Daimler, qui détient directement 15% EADS et dispose de 22,5% des droits de vote du groupe, cherche depuis un certain temps à céder une partie de sa participation et veut parvenir à un accord en la matière avec la banque publique allemande KfW d'ici la fin de l'année.
Les discussions ont toutefois été compliquées par l'annonce, le 12 septembre, de l'existence de discussions entre EADS, la maison mère d'Airbus, et le groupe britannique BAE Systems en vue d'un rapprochement qui créerait un nouveau géant européen de l'aéronautique et de la défense, un projet motivé notamment par la baisse des dépenses de défense en Europe et aux Etats-Unis. (voir )
Selon Der Spiegel, Tom Enders, président exécutif d'EADS, a proposé à Daimler de partiellement sortir du capital via une émission d'obligations convertibles.
Le constructeur allemand pourrait émettre de tels titres représentant 7,5% des actions EADS, poursuit le magazine.
Si les discussions entre EADS et BAE Systems aboutissent, EADS pourrait céder les obligations convertibles sur le marché. Dans le cas contraire, celles-ci seraient vendues à KfW, conformément à ce qui avait été initialement prévu.
EADS a dit à Reuters que les obligations convertibles étaient l'une des options passées en revues. Daimler a refusé de commenter l'article.
EADS est contrôlé par un partenariat entre Daimler et une partie française détenant également 22,5% des droits, où figurent l'Etat (15%) et Lagardère (7,5%).
Selon un proche du dossier, Daimler voit d'un oeil critique la valorisation retenue dans le cadre du projet de fusion entre EADS et BAE Systems.
Les actionnaires actuels de BAE détiendraient 40% du capital du nouvel ensemble et ceux d'EADS les 60% restants. Les analystes interrogés par Reuters ont estimé cette parité trop favorable à BAE compte tenu des perspectives beaucoup plus positives sur le titre EADS.
Depuis l'officialisation des pourparlers entre EADS et BAE Systems, le titre EADS a perdu environ 13%.

