
01/02/2012 Aerocontact (Reuters)
LONDRES/BERLIN, 1er février (Reuters) - La Grande-Bretagne et l'Allemagne ont regretté mercredi que l'Inde ait présélectionné le Rafale de Dassault Aviation pour équiper son armée de l'air au
détriment du Typhoon d'Eurofighter, dont les deux pays sont actionnaires.
Le contrat, qui porte sur 126 avions pour une valeur de 15 milliards de dollars (11 milliards d'euros), n'est pas finalisé et le Premier ministre britannique a dit qu'il espérait encore
convaincre l'Inde de revenir sur sa décision.
"Bien sûr, je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir et j'ai déjà invité l'Inde à regarder de plus près le Typhoon car c'est un excellent appareil", a déclaré David Cameron devant le
Parlement, parlant de "déception".
Même réaction à Berlin, où un porte-parole du gouvernement allemand a fait part des "regrets" de l'Allemagne que l'offre d'Eurofighter n'ait pas été acceptée "pour le moment".
Interrogé sur l'emploi de cette formule, il a précisé qu'une négociation "exclusive" comme celle que New Delhi va engager avec Dassault Aviation n'a pas toujours débouché par le passé sur la
signature d'un contrat.
Londres espère également possible un retournement de situation. "Le contrat n'a pas encore été attribué", a rappelé David Cameron. "Nous devons défendre notre dossier et convaincre les
Indiens."
Le Typhoon est développé par le consortium Eurofighter, composé des branches allemande et espagnole d'EADS, du Britannique BAE Systems et de l'Italien Finmeccanica .
La porte-parole du gouvernement français, Valérie Pécresse, a déclaré mercredi que la France espérait que la négociation entre Dassault et l'Inde aboutirait d'ici six à neuf mois
