Overblog Tous les blogs Top blogs Entreprises & Marques Tous les blogs Entreprises & Marques
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 10:56
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

21/06/2015 Armée de l'air

 

Le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA) dresse un premier bilan de la 51ème édition du salon international de l’aéronautique et de l’espace de Paris – Le Bourget, après cinq jours au cœur de cet événement.

 

Mon général, nous arrivons presque à la fin de ce salon pouvez-vous nous dresser un premier bilan ?

 

Le général Denis Mercier – « Cette édition 2015 est pour moi la deuxième en qualité de chef d’état-major de l’armée de l’air. Je tire un bilan très positif de ce salon, et tout particulièrement la forte participation des délégations étrangères. Au total, une cinquantaine de délégations ont fait le déplacement, dont la moitié en présence de leur chef d’état-major. Cela nous a permis d’entretenir un certain nombre de partenariats et d’en créer de nouveaux. C’est aussi l’occasion de rassembler toutes les entreprises qui sont liées à l’aéronautique civil et militaire pour discuter de l’avenir. »

 

Quels ont été les événements marquants de ce salon ?

 

« Je citerai trois événements majeurs. Le premier événement marquant a été la présence de madame Deborah Lee James, la secrétaire d’état de l’US Air Force et du général Frank Gorenc, chef du commandement aérien allié et de l'armée de l'air des États-Unis en Europe et en Afrique. Ils sont venus honorer le Staff Sergent Greggory Swarz mais aussi quatre de ses camarades, qui lors du terrible accident d’Albacete (Espagne) qui ont sauvé la vie de nombreux aviateurs français, sauvetages auxquels des aviateurs français ont également participé. Il était normal de remercier les américains lors de ce déplacement au salon, à l’occasion d’une très belle cérémonie. Le deuxième événement fut la signature d’un partenariat entre l’armée de l’air et l’Éducation nationale. Elle vise à favoriser, avec l’appui des bases aériennes militaires, la mise en œuvre d’action de formation préparant au brevet d’initiation à l’aéronautique (BIA). Le troisième, est un peu moins fort mais très important pour moi, c’est l’intégration du centre d’excellence « drones » au réseau Provence Remotely Piloted Aircraft System (RPAS) Network du pôle Pégase.

 

Quelle est la place de l’armée de l’air au Bourget et plus largement au sein de l’industrie de défense ?

 

« Nous sommes responsables de la sécurité du salon du Bourget. Près de 500 aviateurs sont mobilisés pour assurer une « bulle de protection » qui concoure à la sécurité du salon. De plus, nous avons aussi des responsabilités particulières pour la sécurité des vols. Enfin, l’armée de l’air démontre sa place dans ce salon à vocation industriel, grâce à des démonstrations de qualité prouvant les compétences de nos aviateurs. »

 

Au moment où se déroule ce salon du Bourget, pouvez-vous nous expliquer les actions concourantes au plan stratégique de l’armée de l’air ?

 

« Dans un salon comme le Bourget, nous sommes sur tous les domaines de notre plan stratégique Unis pour « Faire Face ». Le premier aspect c’est la modernisation avec une  importante participation des industries de défense. Elle est en cours sur les matériels existants et les moyens futurs. Il y a également de nombreuses innovations qui nous permettent d’alimenter notre réflexion sur la préparation de l’avenir. Le salon est une opportunité rare de réunir au même endroit, pendant un temps donné autant d’acteurs du secteur aéronautique. Nous avons aussi beaucoup d'échanges avec nos partenaires. C’est l’occasion pour nous de discuter sur les futurs systèmes de combat, non seulement avec les armées de l’air étrangères mais aussi avec les industriels. Il y a un autre axe qui me tient à cœur c’est la valorisation de l’aviateur. Et là, il n’y a qu’à voir le nombre de personnes qui sont venus autour de nos matériels. Pour les militaires qui présentent ces matériels, c’est une vraie reconnaissance. De plus, l’armée de l’air est un secteur qui recrute. Nous proposons plus de 50 métiers à différents niveaux scolaires. Ce salon aéronautique s’inscrit également dans cette démarche là et j’espère attirer des jeunes vers l’armée de l’air de demain. »

Partager cet article
Repost0
22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 10:55
photos Armée de l'Air

photos Armée de l'Air

 

21/06/2015 Armée de l'air

 

Pendant le Salon international de l’aéronautique et de l’espace, l’armée de l’air installe une « base aérienne projetée » (BAP), à l’image de celles présentes sur les opérations extérieures. Découverte de l’envers du décor.

 

Le soleil n’est pas encore levé, en ce samedi 20 juin, mais l’activité est déjà intense sur la BAP. Depuis plus d’une semaine, 500 militaires venus de toute la France ont pris leurs quartiers, sur l’ancien site du centre de formation des apprentis de Garges-lès-Gonesse. « On recrée une vraie base aérienne, explique le colonel de réserve Jean-Michel, chargé du dispositif. Avec mon équipe, nous avons travaillé depuis le mois de janvier sur la mise en œuvre de ce dispositif. Concrètement, il n’existe rien de préétablis. L’objectif principal est d’adapter le soutien au rythme de vie du détachement. »

 

En effet, les militaires présents sur le site assurent la surveillance du ciel au-dessus de Paris ainsi que la protection des avions et des installations du Bourget, leurs plages horaires sont donc assez étendues. L’adjudant-chef Saïd, du groupement de soutien de la base de défense de Vincennes, est chef de la restauration « J’ai une équipe de douze personnes pour préparer plus de 350 repas le midi et environ 450 le soir. L’une des particularités à prendre en compte pour cette BAP ce sont les horaires décalés. Les premières personnes arrivent dès 4h30 pour le petit-déjeuner et d’autres ne rentrent qu’à 22 heures. Il est nécessaire d’optimiser la gestion du personnel pour durer. » Douches de campagne, cuisines, intendance, laverie, tout est mis en place pour donner un minium de confort sur le site. « Les conditions de vies sont rustiques mais nous avons la chance de loger dans des bâtiments en dur, nous sommes donc moins sensibles aux intempéries, au froid et à la pluie », nous confie un militaire présent sur la BAP. La proximité avec le Salon du Bourget facilite également les déplacements pour les militaires et apporte plus de réactivité. « La proximité avec le salon, nous permet de récupérer du temps de repos pour le personnel, ce qui n’est pas négligeable », confie le colonel de réserve Jean-Michel. Les premiers militaires quitteront cette base aérienne éphémère dès ce soir, et plusieurs convois circuleront jusqu’au 02 juillet 2015, afin de ne laisser aucune trace de leur passage.

 

Le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air s’est rendu sur place, samedi 20 juin 2015 afin de rencontrer le personnel de la BAP.

 

Rencontre avec trois militaires de la BAP

 

Capitaine Olivier, commandant du détachement des systèmes d’information et de communications

 

Le Bourget : les coulisses d'une base aérienne projetée

 « Nous sommes en charge de la mise en œuvre de tous les systèmes de coordination, de communication et de surveillance du dispositif de protection et sûreté aérienne. À la fois pour le sol-air, le C2A2 (cellule de coordination de l'activité aérienne) mais également pour le conseiller air qui se trouve au Salon. Nous sommes accueillis par la BAP, parce que le soutien vie est effectué par celle-ci. De plus, au sein de la BAP, nous avons réalisé tout le câblage du bâtiment et installé le poste de commandement. Concrètement, nous avons permis aux différents acteurs de la BAP de pouvoir travailler sur les réseaux militaires. Aujourd’hui, nous sommes plus dans une phase de conduite, nous réalisons le suivi des opérations et nous adaptons les moyens aux besoins des opérateurs. La manœuvre de déploiement et de mise en œuvre est dirigée par les aviateurs du groupement tactique des systèmes d’information et de communication aéronautiques  avec des renforts de la DIRISI. »

 

Sergent Audrey, infirmière

 

Le Bourget : les coulisses d'une base aérienne projetée

« Je suis affectée au centre médical de Vincennes et mon rôle est de soutenir tout le personnel militaire en détachement ici. Nous apportons notre diagnostic pour toutes les pathologies du quotidien. En majorité, les militaires sont venus pour des allergies liées aux pollens ou encore des coups de chaleur, coups de soleil. Pour moi, cette mission est la première de cette envergure. Il a fallu tout préparer en amont, de la commande des médicaments jusqu’à l’aménagement de l’infirmerie de manière ergonomique. L’expérience professionnelle est très enrichissante, parce que j’ai retrouvé le contexte opération extérieure et que j’ai travaillé sur les diagnostics lorsque le médecin était absent. »

 

Caporal-chef Dimitri, pompier

 

Le Bourget : les coulisses d'une base aérienne projetée

« Sur la BAP, notre rôle est d’intervenir sur des feux de type urbain mais nous assurons également le secours à victime. Notre dispositif d’incendie et de sauvetage est sensiblement le même que sur une base aérienne, comme à Creil où je suis affecté. Nous sommes cinq en permanence, un sous-officier et quatre militaires du rang dont un stationnaire, avec un fourgon pompe-tonne léger (FPTL). Une autre partie du détachement, est quant à elle mise en place sur le site du Salon du Bourget. Elle est positionnée sur plusieurs points avec des véhicules incendie et des pompiers de l’aéroport de Paris. Cela nous permet d’intervenir en moins de 45 secondes en cas de crash aérien et de partager nos compétences aéronautiques entre pompiers civils et militaires. Bien entendu, nous effectuons une rotation sur les deux sites. »

Partager cet article
Repost0
19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 07:55
Signature d’un partenariat entre l’armée de l’air et l’Éducation nationale au salon du Bourget

 

18/06/2015 Lieutenant Alexandra Lesur-Tambuté - Armée de l'air

 

Mercredi 17 juin 2015, une convention de partenariat a été signée entre l’armée de l’air et l’Éducation nationale, respectivement représenté par le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA) et Mme Florence Robine, directrice générale de l'enseignement scolaire (DGesco). Un événement en faveur de la jeunesse à l’occasion de la troisième journée du 51e Salon international de l'aéronautique et de l'espace.

 

Toutes les bases aériennes engagées

Cette convention vise à favoriser, avec l’appui des bases aériennes militaires, la mise en œuvre d’action de formation préparant au brevet d’initiation à l’aéronautique (BIA) alors que plus de 10 000 jeunes postulent à ce diplôme chaque année. « Il s’agit de généraliser un projet déjà réalisé au sein de notre institution », souligne le CEMAA. En effet, en 2012, l’armée de l’air engageait ses aviateurs à contribuer à l’enseignement du BIA au sein de plusieurs établissements scolaires. « Ce diplôme de l’Éducation nationale vise à permettre à tous les jeunes volontaires de découvrir gratuitement les métiers de l’aéronautique, ajoute le général Mercier. Mais l’objectif est aussi de relier cette discipline en pleine expansion à la citoyenneté, élément indispensable pour construire une société apaisée. »

 

Si  l’armée de l’air est une chance de plus pour les jeunes, solennellement, j’ajouterai, la jeunesse est  une chance de plus pour l’armée de l’air ! » (CEMAA)

 

 Un projet en faveur de la jeunesse

Ce nouvel élan entre l’armée de l’air et l’Éducation nationale s’inscrit dans un cadre plus large, le plan « Air Jeunesse ». Ce projet ne vise en aucun cas à se substituer à l’Éducation nationale mais à véritablement travailler en complémentarité avec un allié de toujours. « Chaque année, plusieurs dizaines d‘événements y sont initiés et réalisés sous l’autorité des commandants de base, acteurs premiers du tissu territorial et liens premiers des contacts «jeunesse» », confie le général Mercier. Parmi celles-ci, la base aérienne 701 de Salon-de-Provence en est un exemple de réussite notamment grâce au « tutorat de l’École de l’air », au sein duquel les élèves officiers de l’armée de l’air (EOAA) s’investissent bénévolement au service des jeunes de la région. Par ailleurs, le CEMAA a rappelé la création de la fondation de l’armée de l’air, « qui permettra de financer des actions voire des heures de vol au profit de ces jeunes passionnés ».

 

Le lycée Aristide Briand à l’honneur

En renforçant leurs liens, les deux institutions visent à promouvoir l’aéronautique, un secteur plein d’avenir, « un vrai partage de rêve ». Un secteur qui a d’ailleurs sauvé un lycée en perte de vitesse. En effet, deux sous-officiers de l’armée de l’air ont créé une classe aéronautique au sein du lycée Aristide Briand, situé non loin du musée de l’air et de l’espace du Bourget. Depuis, le lycée croule sous les demandes d’inscription. « Nous avions jusqu’à 600 demandes pour seulement 12 places », explique Samuel Massin, ancien sous-officier mécanicien ayant œuvré pour ce projet. « L’armée de l’air a véritablement apporté un nouvel élan voire sauvé l’établissement.» Cet exemple aussi, le CEMAA entend bien le généraliser. « Avec ce partenariat, nous souhaitons travailler dans une démarche plus large, pas seulement au profit des mécaniciens mais l’ouvrir à tous nos métiers en ouvrant bien grand les portes de nos enceintes. »

 

Signature d’un partenariat entre l’armée de l’air et l’Éducation nationale au salon du Bourget
Signature d’un partenariat entre l’armée de l’air et l’Éducation nationale au salon du Bourget
Signature d’un partenariat entre l’armée de l’air et l’Éducation nationale au salon du Bourget

Témoignage d’un élève du lycée Aristide Briand

Antoine Bigand - «  J’ai découvert les spécialités que l’on proposait dans ce lycée et j’ai réussi à intégrer la spécialité de mécanicien aéronautique. C’est un beau métier. Je me sens privilégié de faire partie des 12 sélectionnés. J’ai passé le concours pour intégrer l’école de Saintes. J’attends avec impatience les résultats. Dans tous les cas, j’espère un jour intégrer l’armée de l’air et devenir mécanicien moteur. »

Partager cet article
Repost0
18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 04:55
Remise des trophées Rafale 2015

 

17/06/2015 Adj Jean-Laurent Nijean - armée de l'air

 

Mardi 16 juin, une cérémonie de remise des trophées Rafale s’est déroulée au chalet de Dassault Aviation, sur le Salon international de l’aéronautique et de l’espace au Bourget.

 

Le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, et son homologue de la marine nationale, l’amiral Bernard Rogel, ont participé à cette mise en valeur des militaires de l’armée de l’air et de l’aéronautique navale, acteurs à part entière de l’aventure du Rafale.

 

«Je profite de cette remise de trophées pour remercier les unités de l’armée de l’air et de la marine nationale qui ont fortement contribué au rayonnement du Rafale, a déclaré Éric Trappier, président-directeur général (PDG) de Dassault Aviation. Je suis aujourd’hui fier d'accueillir la fine fleur de ces unités grâce auxquelles nous livrerons dans un mois le premier Rafale à l'export. C’est le fruit d’un véritable travail d’équipe»

 

Après un discours, où il a pu rappeler l’engagement du fer de lance de l’aviation militaire française dans les opérations actuelles ainsi que sa réussite à l’ exportation, le PDG a procédé à la remise de quatorze trophées, sous les applaudissements de l’assemblée.

 

Le lieutenant-colonel Thierry Kubiak, commandant l’escadron de transformation Rafale 2/92 «Aquitaine» a obtenu le trophée d’honneur pour avoir totalisé 2100 heures de vol sur le bimoteur de Dassault. Le capitaine Cédric Ruet a gagné deux trophées, l’un pour avoir dépassé les 2000 heures de vol, l’autre en sa qualité de premier présentateur du Rafale en 2009. «C’est vraiment gratifiant de recevoir ces deux trophées, ajoute l’ex-solo display pilot. Cela fait près de dix ans que j’ai le plaisir de voler sur Rafale et je ne vois pas comment je pourrais m’en lasser !»

 

Les deux autres présentateurs sur Rafale ne sont pas en reste, puisqu’ils ont également reçu un des trophées de l’industriel français. Les pilotes ne sont pas les seuls à avoir été récompensés : un chef navigateur officier système d’arme, le commandant Nicolas de l’escadron de chasse 1/91 «Gascogne», les commandants des escadrons de soutien technique aéronautique de Saint-Dizier et de Mont-de-Marsan et du centre de formation Rafale ont également remporté un prix Rafale. Seul sous-officier aviateur, l’adjudant-chef Fabien a été récompensé pour ses dix ans d’ancienneté sur Rafale comme mécanicien avionique. «D’abord affecté à Mont-de-Marsan, puis à Saint-Dizier lors de la mise en service opérationnelle du Rafale, j’ai eu la chance de participer à toutes les évolutions de l’aéronef, précise le sous-officier. C’est avec fierté que je représente l’ensemble des mécanos qui ont œuvré sur le Rafale.»

Remise des trophées Rafale 2015Remise des trophées Rafale 2015
Partager cet article
Repost0
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 13:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air


5 juin 2015 par Armée de l'Air

 

Première édition de cette émission diffusée sur Aérostar TV et consacrée aux forces aériennes françaises.


Pour cette première, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air vous accueille et vous invite à découvrir le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes, véritable centre névralgique d’où sont conduites toutes les opérations aériennes de l’armée de l’air en ou hors métropole.

Partager cet article
Repost0
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 12:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

12/06/2015 Armée de l'air

 

Le 27 mai, le chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA), le général Denis Mercier, a remis des décorations sur la base aérienne (BA) 110 de Creil. Étaient mis à l’honneur deux escadrons de transport et un escadron de soutien technique.

 

Le CEMAA a décoré de la Croix de la valeur militaire, avec étoile de bronze, les deux escadrons de transport 1/62 «Vercors» et 3/62 «Ventoux». Ces deux escadrons se sont démarqués dans le cadre de l’opération Serval, au Mali, s'engageant avec une grande réactivité dans la manœuvre logistique et des opérations d'évacuations sanitaires.  Ils ont entre autres brillé grâce au sauvetage de plusieurs dizaines de vies humaines, en rapatriant les blessés derrière les lignes ennemies.

 

Le général Mercier a remis une lettre de citation à l’escadron de soutien technique aéronautique (ESTA) 2E/062 «Oise», lequel s’est également démarqué lors de l’opération Serval. L’escadron a répondu aux nombreuses sollicitations techniques et de maintenance, au sol comme en vol au sein des équipages des CN 235. Il a ainsi été déclaré, dans la lettre de citation : «Par leur grande disponibilité, leur capacité de résilience, leur aptitudes professionnelles et leurs excellentes connaissances techniques, [le personnel de l'ESTA] a maintenu l’aéronef CASA CN 235 à un très bon niveau de disponibilité.»

 

Les escadrons de transport vont progressivement être transférés vers la base aérienne 105 d’Evreux, en vue de la fermeture de la plateforme aéronautique de Creil.

photo Armée de l'Airphoto Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

Partager cet article
Repost0
9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 12:58
Photo JL. Brunet - Armée de l'air

Photo JL. Brunet - Armée de l'air

Défense "Si un autre client à l'export, après l'Égypte, demandait un avion plus tôt, ce serait au détriment de notre capacité opérationnelle", a expliqué le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier

 

09/06/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier, est inquiet. Non pas des conséquences induites par l'exportation des Rafale à l'Egypte et au Qatar, mais d'éventuelles nouvelles ventes à l'international. Elles pourraient avoir des conséquences fortes sur les capacités opérationnelles de l'armée de l'air.

 

L'exportation du Rafale a "un impact direct sur l'armée de l'air", dans la mesure où trois Rafale biplaces lui sont prélevés pour être mis à disposition de l'Égypte, a reconnu le délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, lors de son audition fin mai à l'Assemblée nationale. S'y ajouteront plus tard trois autres appareils. "Ces avions devront être rendus à la fin de 2016 pour deux d'entre eux et au début 2017 pour le troisième", a expliqué Laurent Collet-Billon. La loi de programmation militaire (LPM) a été construite sur une hypothèse de 4,5 années blanches pendant lesquelles les livraisons de Rafale au profit de la France sont stoppées.

L'armée de l'air espère quant à elle récupérer les six avions de combat prélevés, qui auraient dû lui être livrée en 2015, "avant 2018" en accord avec la direction générale de l'armement (DGA) et Dassault Aviation, a insisté le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier lors d'une audition fin mai à l'Assemblée nationale. Le constructeur peut restituer ces avions "en accélérant un peu la chaîne, avant 2018", a-t-il précisé. Par ailleurs, le contrat signé avec l'Égypte, qui prévoit la livraison rapide de vingt-quatre avions, "correspond en réalité à onze avions prélevés en chaîne", a souligné Laurent Collet-Billon.  Les Égyptiens ne voulaient pas de monoplaces, la production de biplaces doit donc être relancée. Au total, pendant la LPM, l'armée de l'air et la Marine recevront 26 Rafale (19 pour les aviateurs et 7 pour l'aéronavale).

 

Plus aucun avion prélevé

Ces exportations seraient-elle un problème pour l'armée de l'air française? Si le chef de l'état-major de l'armée de l'air défend les ventes de Rafale à l'international, il a toutefois averti devant les député de la commission de la défense qu'"aucun autre avion ne peut aujourd'hui nous être prélevé. Si un autre client à l'export, après l'Égypte, demandait un avion plus tôt, ce serait au détriment de notre capacité opérationnelle, alors même que nous aurons à assurer la formation des Qataris".

"Nous nous félicitons tous du succès du Rafale, a assuré le général Mercier. J'étais persuadé que cet avion était en avance sur son temps, et que c'est ce qui expliquait pourquoi nous n'en avions pas encore vendu. Le succès du Rafale tient avant tout à un véritable besoin de puissance aérienne de la part des pays qui s'en dotent. Ces pays ont compris que, pour disposer d'une puissance militaire au vingt et unième siècle, il fallait se doter de moyens aériens, notamment d'avions de combat, et le Rafale est l'un des meilleurs de sa génération".

Pour l'armée de l'air, l'export est un effort permanent. "C'est bon pour le pays et nous déployons cet effort naturellement, mais il ne faut pas faire n'importe quoi, a reconnu le général Denis Mercier sur ses gardes. Il convient que l'armée de l'air soit dès le départ partie prenante de toutes les discussions, notamment sur la question du calendrier. Il faut que l'équipe France - la DGA, l'armée de l'air, l'industriel - affiche clairement le calendrier et ne cède pas aux éventuelles pressions de pays qui ne voudraient pas attendre. Moyennant cela, tout se passera très bien".

 

Une nouvelle organisation

Pour faire face à l'exportation d'au moins 40 Rafale dans le cadre de la LPM, l'armée de l'air a dû repenser la manière dont elle pouvait assurer son contrat opérationnel. Notamment elle a prévu que  l'arrivée de l'escadron de Rafale devant remplacer l'escadron de Mirage F1 CR serait décalée de 2014 à au-delà de 2021. "Les livraisons de Rafale (au-delà des 26 prévus par la loi de programmation militaire 2014-2019, ndlr) sont prévues de reprendre en 2021", a expliqué le général Mercier. "D'ici à 2019, mon objectif est que tous les Rafale prévus pour la LPM soient livrés, y compris les six prélevés sur les chaînes d'assemblement au profit de l'Égypte", a-t-il également précisé.

En outre, l'armée de l'air va "maintenir les Mirage 2000N, de manière à ce que le deuxième escadron nucléaire sur Rafale soit opérationnel en 2018. Les Rafale ont continué à être livrés mais à une cadence minimale, correspondant à la montée en puissance de cet escadron nucléaire. C'est pourquoi nous avons provisoirement placé quelques avions sous cocon. Mais, à la fin de cette année, tous nos Rafale seront en ligne". Mais pas sans difficulté de maintenance, des pièces étant prélevées au profit des contrats exports. Le deuxième escadron nucléaire Rafale doit remplacer les Mirage 2000N dont la fin de vie se termine en 2018. C'est ce qu'a d'ailleurs demandé le Président de la République. Du coup, les équipages sont déjà en formation sur quelques Rafale, qui avaient été mis sous cocon à l'arrivée.

 

Tensions sur le personnel

Le général Mercier a une "crainte", "c'est que d'autres contrats, exigent des avions en avance de phase, ce qui impliquerait de prélever encore des avions sur ceux destinés à l'armée de l'air, alors que ce n'est plus possible". D'autant que les Qataris demandent aux aviateurs un transfert opérationnel de plusieurs années. "Nous sommes en mesure de l'assurer, mais cela va entraîner énormément de tensions sur notre personnel pendant au moins deux ans. Les clients suivants devront s'adapter à nos capacités d'absorption, tant pour le MCO que pour la formation et les livraisons", a-t-il expliqué. Et de d'assurer que "si un autre contrat export arrive, ma crainte est que l'on ne reprenne pas les livraisons de Rafale pour l'armée de l'air en 2021, comme c'est aujourd'hui prévu, mais au-delà, en 2023 ou 2024".

"Nous sommes déjà en train de prolonger les Mirage 2000-5 jusqu'en 2021 et nous sommes mêmes pas sûrs d'y parvenir ! L'éventuelle affectation des escadrons à Luxeuil est donc fortement suspendue au respect de la LPM et du LBSDN (Livre blanc de la défense, ndlr), et d'une tranche 5 de livraison Rafale après 2020".

Pour le général Denis Mercier, c'est clair et net. "Si un autre client arrive, il faudra produire plus d'avions. C'est possible mais la construction prend du temps : un Rafale ne dépend pas que de Dassault, il y a d'autres grands constructeurs, ainsi que 400 ou 500 PME, qui doivent produire les pièces. Aussi, si un autre pays demande des avions dans vingt-quatre mois, ce ne sera pas possible, sauf à les prendre sur nos avions", a-t-il expliqué.

Ce n'est pas aussi clair, a estimé le délégué général. "Le problème est de savoir quand reprendront les livraisons vers l'armée de l'air : le sujet n'est pas tranché, car il dépend à la fois des contrats à l'exportation - pour lesquels des négociations sont en cours avec l'Inde et plusieurs pays du Moyen-Orient et d'Asie - et des possibilités de montée en cadence des chaînes, chez Dassault comme chez Safran et Thales" (...) L'exercice n'est évidemment pas simple, car certaines données restent floues".

 

Une cadence de production de trois Rafale?

Selon Laurent Collet-Billon, "la maison Dassault est à même d'assurer une cadence de production de trois avions par mois". Mais pour le délégué, "la vraie question est de savoir si ses fournisseurs suivront : je pense par exemple au motoriste, qui produit des aubes de turbine à fabrication de long cycle". Au total, entre 300 et 500 PME contribuent au programme Rafale, "parmi lesquelles des équipementiers qui travaillent aussi pour Thales sur des radars".

"Les capacités de montée en puissance de ces entreprises doivent être vérifiées au cas par cas ; à défaut, il faudra trouver des secondes sources, ce qui n'est pas simple car les qualifications devraient alors intervenir dans des délais assez brefs. La LPM a en tout cas été construite sur la base d'une livraison de vingt-six Rafale monoplaces, biplaces et marine : pour le reste, les incertitudes demeuraient grandes", a expliqué le délégué général.

Pour le délégué général, le compte n'est pas encore bon au niveau de l'exportation malgré les 48 vendus à l'Egypte et au Qatar, qui possèdent tous les deux des options pour 12 appareils supplémentaires. "Compte tenu du contrat signé avec le Qatar, ce sont déjà une bonne trentaine d'avions export qui se substitueront aux livraisons nationales : il en manque donc de cinq à dix pour atteindre l'objectif, ce qui, au vu des prospects en cours, se fera sans difficulté", a-t-il expliqué aux députés.

Pour un industriel interrogé sur une montée en cadence de la production des Rafale, "ce sont des soucis de riches, des soucis que nous préférons gérer. Ce dont on parle me semble tout à fait gérable". Et de rappeler qu'un "avion par mois" sort de la chaine, sauf en août où elle est fermée. Soit 11 par an. "Nous avons appris à travailler lentement, note-t-il. C'est cela la réalité, nous avons appris à travailler lentement pour se mettre au rythme d'acquisition qui était permis au ministère de la Défense". Donc, "si on doit monter en cadence à 1,5 par mois, voire de 1,5 à 2 appareils,  Il faut juste réapprendre à travailler normalement. Je sais comment trouver des solutions, cela ne m'inquiète pas plus que cela".

 

Le prix du Rafale baisse... de façon marginale

Selon Laurent Collet-Billon, "les exportations de Rafale sont d'abord bénéfiques au regard des lois de Wright, avec un coefficient de dégressivité de 0,9 pour la cellule et de 0,8 pour les équipements. Le fait que les avions destinés à l'armée française reculent dans la série de production est donc plutôt positif. Cela dit, les prix ne baisseront que de façon marginale car seules des quantités de production élevées peuvent générer des effets significatifs sur ce plan, même si la courbe baisse fortement au départ. Le 4 300e F-16 ne coûte ainsi que 30 millions d'euros : la production du Rafale est encore loin de ce chiffre..."

À ce stade 140 Rafale ont été livrés, dont cinq ont subi un crash, a rappelé Laurent Collet-Billon. Une fois qu'elle sera exécutée, la quatrième tranche fera porter le total des livraisons à 180 avions.

Partager cet article
Repost0
4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 11:55
Le général André Lanata nommé au poste de chef d’état-major de l’armée de l’air

 

04/06/2015 Armée de l'air

 

Sur décision du Conseil des ministres du 03 juin 2015, le général de corps aérien André Lanata a été nommé chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA). Le général Lanata prendra ses fonctions le 21 septembre 2015 et sera élevé aux rang et appellation de général d’armée aérienne à la même date.

 

Actuel sous-chef d’état-major « plans » à l’état-major des armées, le général André Lanata succèdera au général Denis Mercier qui occupe la fonction de CEMAA depuis le 17 septembre 2012 et est amené à rejoindre prochainement l’Otan en tant que Supreme Allied Commander Transformation.

 

Diplômé de l’École de l’Air (promotion 1981 "Colonel Rossi dit Levallois"), le général Lanata a, au cours de sa carrière, occupé de nombreuses responsabilités au sein de l’armée de l’air et du ministère de la Défense.

 

Officier rédacteur au bureau «programmes d’armement» de l’état-major de l’armée de l’air dès 1993, il est ensuite affecté sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey où il prend le commandement d’un escadron de chasse évoluant sur Mirage 2000D.

 

Suite à un passage à l’état-major des armées de 2000 à 2004, il prend le commandement de la base aérienne 188 de Djibouti, où il est également nommé commandant des forces aériennes françaises stationnées à Djibouti et de la base de soutien à vocation interarmées (BSVIA).

 

De retour sur le territoire national, il intègre, de 2006 à 2008, l’état-major de l’armée de l’air en tant que chef du bureau «plans». Il rejoint ensuite l’état-major des armées, au poste de général sous-chef «opérations», fonction qu’il occupe de 2011 à 2013.

 

Pilote de chasse ayant débuté sa carrière sur Mirage F1-CR, le général Lanata totalise 146 missions de guerre réalisées de nombreux détachements en opérations extérieures (Afrique, Guerre du Golfe, ex-Yougoslavie).

 

Son père, le général Vincent Lanata, avait été également CEMAA de 1991 à 1994.

Partager cet article
Repost0
1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:55
photo J.Redouane - MinDefFr

photo J.Redouane - MinDefFr

 

29/05/2015 C.Martin  - DICoD

 

L'utilisation malveillante des mini-drones représente, aujourd'hui, une menace importante qui nécessite des réponses aux niveaux législatif et opérationnel. Cette question était au centre du colloque « Drones civils : opportunités et menaces », organisé le 28 mai par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN).

 

Survol d’un site militaire, occupation de l’espace aérien, l'utilisation de plus en plus fréquente de mini-drones pose de nouvelles problématiques. Comment faire face à ce nouveau type de menace et comment agir de manière opérationnelle ? Pour y répondre bon nombre de représentants de l'État, des armées, de l'industrie et des partenaires internationaux se sont réunis, le jeudi 28 mai, au Palais d'Iéna à Paris, siège du Conseil économique, social et environnemental (CESE), lors du colloque « Drones civils : opportunités et menaces ».

 

Organisé par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), cette journée a été rythmée par des tables rondes, au cours desquelles les intervenants ont évalué les opportunités, mais aussi les menaces liées au développement de cette technologie qui s'inscrit dans l'air du temps. « La première menace est d'avoir un mini-drone acheté à Noël et utilisé par des personnes qui n'ont aucune notion d'aéronautique. Cet engin peut alors devenir un véritable boulet de canon pour nos aéronefs civils et militaires », a expliqué le chef d'état-major de l'armée de l'Air, le général d'armée aérienne Denis Mercier. « Il faut faire de la prévention auprès de tous les utilisateurs de drones. L'objectif est de se partager l'espace aérien avec le maximum de sécurité. »

 

Les mini-drones représentent un domaine économique en plein expansion et un loisir un plein essor. Ces engins apportent également une aide inestimable dans de nombreux domaines : surveillance de sites industriels, sécurité civile, innovation technologique, etc. Mais le risque principal est une utilisation malintentionnée. Une menace qui nécessite aujourd'hui des réponses opérationnelles. « Détection, identification, neutralisation. Il faut un large spectre de dispositifs pour faire face aux mini-drones malveillants, assure le contre-amiral Frédéric Renaudeau, directeur de la protection des installations, moyens et activités de la défense (DPID). Mais dans le futur, il faudra aller au-delà et être capable de s'adapter à l'évolution de cette menace. Notamment avec un cadre juridique adapté à nos besoins opérationnels. »

photo J.Redouane  - MinDefFr

photo J.Redouane - MinDefFr

Partager cet article
Repost0
27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 17:35
Accueil du président de la République de Singapour par le général Mercier - photo Armée de l'Air

Accueil du président de la République de Singapour par le général Mercier - photo Armée de l'Air

 

27/05/2015 Armée de l'air

 

Dans le cadre de sa visite d’État en France, Son Excellence Monsieur Tony Tan, Président de la République de Singapour, s’est rendu sur la base aérienne 120 « Commandant Marzac » de Cazaux, jeudi 21 mai 2015.

 

Le président singapourien a été accueilli par le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, et le colonel Laurent Thiébaut, commandant la base de défense de Cazaux et la base aérienne 120. Les honneurs militaires lui ont alors été rendus par une compagnie d’aviateurs, accompagnée pour l’occasion par une formation de la Musique de l’Air.

 

Le chef d’État s’est ensuite rendu au 150e escadron de la force aérienne de la République de Singapour, en détachement permanent sur la base de Cazaux depuis 1998. Il a ainsi pu visiter les installations de l’école de formation des pilotes de chasse singapouriens et rencontrer le personnel militaire et civil du détachement, ainsi que leurs familles.

 

 

Dès l’indépendance de Singapour en 1965, la France a noué des relations bilatérales riches avec la cité-état. La coopération de défense y joue un rôle prépondérant, notamment grâce au partenariat privilégié unissant les deux armées de l’air et au détachement cazalin qui en constitue la clé de voûte.

Le général Mercier en compagnie du Président de la République de Singapour - photo Armée de l'Air

Le général Mercier en compagnie du Président de la République de Singapour - photo Armée de l'Air

Photo de groupe au sein de l'escadron singapourien - photo Armée de l'Air

Photo de groupe au sein de l'escadron singapourien - photo Armée de l'Air

Partager cet article
Repost0
20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 14:55
Les ambassadeurs 2015 de l'armée de l'air - photo Armée de l'Air

Les ambassadeurs 2015 de l'armée de l'air - photo Armée de l'Air

 

19/05/2015 Armée de l'air

 

Le général Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'air (CEMAA) s'est rendu le mardi 12 mai 2015 sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence pour la présentation officielle du programme des démonstrateurs.

 

À cette occasion, le CEMAA a validé les programmes 2015 des ambassadeurs de l'armée de l'air qui sont : la Patrouille de France (PAF), l'équipe de voltige de l’armée de l’air (EVAA), les Ramex Delta, la patrouille « Cartouche Doré » et le Rafale Solo Display.

 

Organisé chaque année au mois de mai, cet événement marque traditionnellement le début de la saison des meetings aériens.

 

En fin de journée, une conférence du CEMAA a également été organisée au profit des élèves-officiers et des cadres de l’École de l’air, une école qu'il connaît parfaitement pour en avoir assuré le commandement de 2008 à 2010.

Décollage du Rafale Solo Display pour sa présentation en vol - photo Armée de l'Air

Décollage du Rafale Solo Display pour sa présentation en vol - photo Armée de l'Air

Partager cet article
Repost0
12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 16:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

06/05/2015 Armée de l'air

 

Mardi 5 mai 2015, Jean-Pierre Raffarin, son président, et des sénateurs de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, se sont rendus à Lyon Mont-Verdun, centre névralgique des opérations aériennes.

 

Accompagnée par le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA), la délégation a été accueillie par le général de corps aérien Jean-Jacques Borel, commandant la défense aérienne et les opérations aériennes (CDAOA) et par le colonel Etienne Gourdain, commandant la base aérienne 942 de Lyon Mont-Verdun. « A quelques semaines de l'actualisation de la loi de programmation militaire, la commission va sur le terrain, à l'écoute des personnels engagés en opérations, explique Jean-Pierre Raffarin. Alors que la France fait face à un niveau d'engagements sans précédent, tant sur le territoire national qu'en opérations extérieures, nous venons manifester notre soutien à nos armées particulièrement sollicitées ».

 

Après une présentation du CDAOA, la délégation s’est rendue au cœur de l’ouvrage enterré, en salle de conduite du centre national des opérations aériennes (CNOA).  L’armée de l’air y assure la posture permanente de sûreté aérienne. Les sénateurs ont également pu visiter la salle de conduite du JFAC AFCO (Joint Force Air Component Command – commandement de la composante aérienne de la force interarmées de l’Afrique Centrale et de l’Ouest) où sont conjointement menées toutes les opérations aériennes de Barkhane dans la bande sahélo-saharienne et Sangaris en République Centrafricaine. Les autorités civiles ont ensuite été dirigées vers l’espace dédié au futur ACCS (Air Command and Control System – système de commandement et de conduite des opérations aériennes). « Ce déplacement, en compagnie du (CEMAA), (était) aussi l'occasion de faire le point sur l'avion de transport militaire A400M auquel la commission a consacré un rapport d'information en juillet 2012 : « A400M, tout simplement le meilleur », précise l’invité.

 

La visite s’est achevée par une présentation du centre opérationnel de surveillance militaire des objets spatiaux (COSMOS) où Monsieur Jean-Pierre Raffarin a signé le livre d’or en ces mots : « Avec confiance et gratitude. L’armée de l’air démontre ici son avance en matière d’organisation complexe, loyale et efficace ».

Partager cet article
Repost0
17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 16:55
Rétrospective CDAOA 2014

 

16/04/2015 Sources : CDAOA - Armée de l'air

 

Le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) propose un document complet et illustré retraçant les activités majeures de l’année 2014 dans le cadre des opérations extérieures mais aussi des missions interarmées, des exercices, des événements et de la sûreté aérienne.

 

"Un an d’opérations : cette rétrospective de l’engagement opérationnel de l’armée de l’air, qui passe nécessairement par celui du CDAOA, est devenu un vrai rendez-vous éditorial, déclare le général Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'air. Il serait réducteur de le considérer uniquement comme un bilan–certes toujours plus impressionnant. Bien plus, ce tableau offre une vision dans laquelle les aviateurs se reconnaissent, s’identifiant au cœur et à la raison de l’armée de l’air : les opérations."

 

Opérations, sûreté aérienne, exercices et événements : pour tout savoir sur les activités de l’armée de l’air l’année dernière, consulter la rétrospective 2014 en PDF !

Partager cet article
Repost0
17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 16:50
Le CEMAA a remis sept médailles de la sécurité des vols

Le CEMAA a remis sept médailles de la sécurité des vols

 

15/04/2015 Armée de l'air

 

Mardi 14 avril 2015, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA) a remis sept médailles de la sécurité des vols à des aviateurs allemands et français.

 

Sept aviateurs de l’armée de l’air française et allemande ont été récompensés pour « avoir sauver le potentiel humain et technique de l’armée de l’air française dans des circonstances difficiles » témoigne le CEMAA. Ces militaires se sont particulièrement illustrés le 23 septembre 2013, lors d’un exercice « Bold Quest » aux États-Unis. « Votre travail d'équipe est exemplaire, ajoute le CEMAA. Chacun de vous a mis ses compétences et son professionnalisme au profit de la mission en garantissant la sécurité des vols. »

 

Qu’est-ce-que la médaille de sécurité des vols ?

Les médailles de sécurité des vols peuvent être décernées à toutes les catégories de personnel, à titre individuel ou collectif, pour récompenser des actes ayant eu une influence déterminante sur la sécurité des vols.

Ces récompenses sont attribuées pour distinguer des qualités remarquables de sang-froid, de courage et de technicité mises en évidence à l'occasion d'un événement aérien, une initiative qui a fait éviter un accident ou un incident ou encore pour reconnaître des mérites particuliers dans le domaine de la prévention des accidents ou incidents aériens.

En fonction de l'action à distinguer, ces médailles sont d'or, d'argent ou de bronze, la plus prestigieuse étant décernée pour un acte accompli au cours de circonstances extrêmement difficiles. Depuis sa création en 1969, seulement 75 médailles de la sécurité aérienne ont été accordées.

Sept aviateurs de l’armée de l’air française et allemande ont été récompensés

Sept aviateurs de l’armée de l’air française et allemande ont été récompensés

Partager cet article
Repost0
5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 07:50
Le CEMAA et le lieutenant-général Majewski commandant général des forces armées polonaises - photo M. Wojtowicz

Le CEMAA et le lieutenant-général Majewski commandant général des forces armées polonaises - photo M. Wojtowicz

 

03/04/2015 Armée de l'air

 

Du 22 au 24 mars 2015, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, s’est rendu en Pologne, à l’invitation du lieutenant-général Majewski, commandant général des forces armées polonaises.

 

Cette visite et ces échanges ont permis de renforcer la coopération avec l’armée de l’air polonaise, armée avec laquelle la France entretient des liens historiquement forts. Symbole des excellentes relations entre nos deux armées de l’air et de l’investissement particulier du général Mercier dans cette collaboration, le CEMAA a reçu la médaille d’or des forces armées polonaises.

 

 

Le CEMAA a reçu la médaille d’or des forces armées polonaises - photo M. Wojtowicz

Le CEMAA a reçu la médaille d’or des forces armées polonaises - photo M. Wojtowicz

Partager cet article
Repost0
4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:50
photo C. de Flesselles - Armée de l'Air

photo C. de Flesselles - Armée de l'Air

 

03/04/2015 Armée de l'air

 

Jeudi 2 avril 2015, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, et les hautes autorités de la Défense finlandaise se sont rendus sur la base aérienne (BA) 113 de Saint-Dizier.

 

Cette visite s’inscrit dans le cadre de la coopération bilatérale entre les deux pays. À cette occasion, le général Denis Mercier, le général Jarmo Lindberg, chef d’état-major des forces de Défense finlandaises, ainsi que le général Kim Jäämeri, chef d’état-major des forces aériennes finlandaises, se sont vu présenter les installations et les missions des unités de la BA 113.

 

La journée s’est clôturée par un vol en Rafale, préparé au sein de l’escadron de transformation Rafale 2/92 « Aquitaine » et de l’escadron de chasse 1/7 « Provence ». Ce vol a permis aux deux autorités finlandaises de découvrir le fleuron technologique de l’aviation de combat française.

Partager cet article
Repost0
3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 11:55
Les généraux Pierre de Villiers et Denis Mercier - photo B. hennequin / Armée de l'Air

Les généraux Pierre de Villiers et Denis Mercier - photo B. hennequin / Armée de l'Air

 

03/04/2015  Actus Air

 

Mardi 31 mars 2015, le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, s’est rendu pour la première fois, sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan. Accompagné du général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, il a découvert cette plateforme aéronautique unique, qui abrite des unités phares de l’armée de l’air. Parmi ces entités : le centre d’expériences aériennes militaires (CEAM), l'escadron de défense sol-air, le régiment de chasse 2/30 « Normandie-Niemen » ou encore l'escadron de soutien technique aéronautique « Chalosse »

 

Présentation du nouveau CEAM…

En cours de refonte, le CEAM s’apprête à fusionner avec le centre tactique air (CENTAC air) sous un commandement unique, pour devenir le centre d’expertise aérienne militaire. Ce nouveau centre aura pour objectif de fédérer l’ensemble des expertises rares de l’armée de l’air, de cultiver l’esprit d’innovation, de favoriser une meilleure prise en compte du retour d’expérience et de contribuer aux doctrines de niveau interarmées. Le chef d’état-major des armées s’est vu présenter ce futur centre de guerre aérienne, et a estimé que « sa montée en puissance constitue une illustration de sa volonté d’appréhender les réformes en cours. »

 

 

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

… et de certaines de ses unités

L’innovation était au cœur de la visite. Ainsi, le lieutenant-colonel Damien Gadiou, commandant l’escadron de chasse et d’expérimentation 5/330 « Côte d’argent » a présenté la salle de formation « jumelles de vision nocturne », et le commandant Emmanuel Canu, commandant le centre d’expertise et d’instruction des liaisons de données tactiques (CEILDT) a mis en avant les outils connectés d’aide à la décision et à la définition (OCAD 2). À cette occasion, le général Mercier a rappelé que « les liaisons de données tactiques sont une révolution technologique. Le CEILDT est donc une pépite pour l’armée de l’air. »

 

Rencontre avec les aviateurs de la base aérienne 118

 

Le général de Villiers et le général Mercier ont également rencontré des aviateurs et civils de la défense de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan. Ils ont visité l’escadron de soutien technique aéronautique « Chalosse », le régiment de chasse 2/30 « Normandie-Niemen », le centre d’instruction du contrôle et de la défense aérienne 00/910 et l’escadron de défense sol-air 12/950 « Tursan ». « Je suis heureux de me rendre sur le terrain, d’observer comment cela se passe et d’en connaître les difficultés, leur a confié le chef d’état-major des armées. Comme je le dis à chaque fois, on ne fera pas mieux avec moins, mais je sais que la vraie richesse de nos armées c’est vous. »

photo B. hennequin / Armée de l'Airphoto B. hennequin / Armée de l'Air

photo B. hennequin / Armée de l'Air

Partager cet article
Repost0
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 12:50
Le général Denis Mercier

Le général Denis Mercier

 

25/03/2015 Armée de l'air

 

Le porte-parole de l’organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) a confirmé lundi 23 mars 2015 la nomination du général Denis Mercier, actuel chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA), au poste de Supreme Allied Commander Transformation (SACT), l’un des deux commandements militaires les plus élevés de l’Alliance.

 

Cette nomination est une nouvelle étape dans le parcours déjà très riche du général Mercier au sein de l’OTAN.

 

Pilote de chasse, il a en effet participé au cours des années 80 et 90 à de nombreux exercices organisés par l’Alliance ainsi qu’à l’opération Deny Flight (1993).

 

En 1997, il rejoint le bureau OTAN au sein de l’État-Major Interarmées (EMIA) à Creil. Officier projet de l’exercice Strong Resolve en 1998, il participe l’année suivante à la planification des opérations de l’OTAN au Kosovo.

 

Affecté de 1999 à 2002 au sein de l’état-major d’AFNORTH à Brunssum (Pays-Bas), il participe au développement du concept de Combined Joint Task Force (CJTF) et assure l’évaluation du poste de commandement du CJTF lors de l’exercice Strong Resolve en 2002.

 

Chef de cabinet du ministre de la Défense de 2010 à 2012, il participe à toutes les réunions ministérielles de l’OTAN ainsi qu’aux deux sommets de l’OTAN à Lisbonne (2010) et Chicago (2012). Il est enfin le conseiller du ministre de la Défense pour l’opération de l’OTAN (Unified Protector) au-dessus de la Libye.

 

Les aviateurs de l’armée de l’air sont une nouvelle fois mis à l’honneur avec cette nomination puisque le général Mercier, qui rejoindra Norfolk (Virginie, USA) au mois de septembre, succède à ce poste aux généraux Stéphane Abrial et Jean-Paul Palomeros.

 

Les généraux Jean-Paul Paloméros, Stéphane Abrial et Denis Mercier

Les généraux Jean-Paul Paloméros, Stéphane Abrial et Denis Mercier

Partager cet article
Repost0
23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 20:50
L'OTAN annonce la nomination du général Denis Mercier, de l’armée de l’air française, au poste de commandant suprême allié Transformation

 

23 Mar. 2015 NATO Communiqué de presse (2015) 056

 

Le Conseil de l'Atlantique Nord a approuvé ce jour, 23 mars 2015, la nomination du général Denis Mercier, de l'armée de l’air française, au poste de commandant suprême allié Transformation.

 

Le général Mercier est actuellement chef d’état-major de l’armée de l’air française. Il prendra la succession du général Jean-Paul Paloméros, de l'armée de l’air française, lors d'une cérémonie de passation de commandement qui se déroulera au quartier général du commandement suprême allié Transformation, à Norfolk (Virginie), en septembre 2015.

 

Au nom des gouvernements de tous les pays de l’Alliance, le Conseil de l'Atlantique Nord exprime au général Paloméros sa profonde et durable reconnaissance pour les remarquables services rendus dans l’exercice de ses fonctions de commandant suprême allié Transformation.

Partager cet article
Repost0
23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 20:50
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

23 Mar. 2015 NATO Press Release (2015) 056

 

The North Atlantic Council today, 23 March 2015, approved the nomination of General Denis Mercier, French Air Force, to the post of Supreme Allied Commander Transformation.

 

General Mercier is currently serving as the French Air Force Chief of Staff. General Mercier will assume the appointment as successor to General Jean-Paul Paloméros, French Air Force, at a change of command ceremony at the Headquarters of Supreme Allied Command Transformation in Norfolk, Virginia in September 2015.

On behalf of all Allied governments, the North Atlantic Council expressed deep and lasting gratitude for the distinguished service rendered by General Paloméros as the Supreme Allied Command Transformation.

Partager cet article
Repost0
13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 08:50
photo FBC - Armée de l'Air

photo FBC - Armée de l'Air

 

12/03/2015 Armée de l'Air

 

À l’occasion de la 5econférence annuelle de Défense du Franco-British Council (FBC) organisée à Londres les 11 et 12 mars 2015, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA), et son homologue britannique, l’Air Chief Marshal Andrew Pulford, livrent leur vision respective de la coopération entre les deux forces aériennes. Mme Claire Chick, chef du pôle « Defence » au FBC, a recueilli leurs propos.

 

Claire Chick : Mon général, le partenariat franco-britannique entre les deux armées de l’air est une coopération qui fonctionne bien depuis longtemps. Qu’est-ce que les accords de Lancaster House lui ont apporté?

 

Général Denis Mercier : La coopération entre la Royal Air Force et l’armée de l’air française repose sur une base historique forte, qui a pris corps dès le début de l’aviation. Le deuxième conflit mondial a contribué à forger un fond de culture commune, où les pilotes français et britanniques ont appris à voler sur les avions de leurs partenaires de guerre. L’aviateur René Mouchotte est une figure emblématique de cette entente pragmatique au-dessus de la Manche. Aujourd’hui, l’excellente qualité de notre relation découle aussi en grande partie de notre expérience commune au sein de l’Otan. Nous opérons ensemble en permanence. L’Otan est un catalyseur d’interopérabilité que nous utilisons dans la relation franco-britannique, qui nous permet de développer les mêmes concepts de réactivité. Cette harmonisation des procédures et concepts d’emploi est une spécificité qui est propre aux aviateurs et qui constitue un socle fort de coopération. Reste que l’apport des accords de Lancaster House est clair : depuis bientôt cinq ans, nous allons plus loin sur l’échelle du rapprochement bilatéral, tant au niveau tactique qu’au niveau stratégique.

 

Quelle est par exemple la valeur ajoutée de la Combined Vision and Strategy (CVS) établie fin 2013? Permet-elle de progresser sur la voie d’une formulation stratégique commune?

La CVS est justement un produit concret des traités franco-britanniques de 2010. Les axes qui ont été retenus pour avancer sur la voie d’une influence commune ont ouvert cinq domaines de coopération: le C2, les capacités ISR, la projection stratégique, la force de combat et d’appui et enfin, l’éducation et l’entraînement. La mise en place du comité stratégique board to board est une initiative typiquement franco-britannique, que nous ne connaissons avec aucun autre partenaire, et qui nous permet de déterminer ensemble les objectifs de nos deux armées. Dans la pratique, c’est une démarche qui nous rapproche et nous permet de parler d’une seule voix dans les instances internationales. La European Air Chiefs Conference (EURAC) et la Nato Air Chiefs Conference (NACS) sont à cet égard des plateformes où nous avons l’occasion de formuler ensemble des propositions, et d’initier des projets en affirmant notre leadership.

 
photo EMA

photo EMA

 

Au plan opérationnel, quand pourra-ton parler d’une force de commandement Air franco-britannique pour intervenir dans la gestion des crises?

La Nato Response Force illustre notre volonté de partager et intégrer nos compétences. Quand l’armée de l’air est leader de la composante aérienne, elle reçoit un très fort soutien de la RAF et vice versa. Bien sûr, de nombreuses autres nations sont impliquées mais les capacités de commandement et contrôle françaises et britanniques constituent une force. Au niveau bilatéral, les exercices mis en place dans le cadre du calendrier soutenu de la CJEF sont très satisfaisants. Mais la prochaine étape doit être l’intégration. Nous devons nous projeter sur la constitution d’un détachement franco-britannique, et le partenariat renforcé par les accords de Lancaster House y contribue.

Dans le sillage de ce rapprochement de défense en évolution, le partage capacitaire entre l’armée de l’air et la RAF représente-t-il une ambition?

Une capacité c’est avant tout un groupe d’hommes qui utilise un équipement avec une doctrine d’emploi et une organisation spécifique. Le partage capacitaire intègre donc avant tout les hommes. Et avec les Britanniques, nous commençons à le faire. La mise en place d’un réseau d’officiers d’échange est un pas décisif dans cette direction, et par exemple, l’expérience de pilotes français et britanniques qui volent alternativement sur Eurofighter et Rafale contribue à confirmer la qualité du partenariat de défense. Plus l’intégration opérationnelle entre nos deux armées est forte et plus le partage capacitaire franco-britannique deviendra réalisable. C’est vrai pour les avions ravitailleurs et les transporteurs, c’est vrai aussi pour les drones. Sur le dossier FCAS, aujourd’hui, c’est l’industrie qui a la main pour préparer les choix technologiques de 2016. Mais les militaires doivent réfléchir de leur côté à un concept capacitaire commun. Le défi est de taille mais je suis optimiste, la volonté commune d’y arriver est réelle.

 
photo UK MoD

photo UK MoD

 

Le CEMAA et le CAS sont-ils des incitateurs à la mutualisation du soutien des matériels à l’échelle européenne?

Pour préserver la cohérence de nos équipements, nous estimons que la mise en oeuvre de normes européennes communes est un chantier prometteur. Avec L’EMAR (European Military Airworthiness Requirements), la France et le Royaume-Uni contribuent largement à l’effort d’harmonisation des règles de navigabilité militaire en Europe. Pour le soutien, il est vrai que l’externalisation pratiquée par les Britanniques sur les MRTT nous empêche d’envisager une coopération dans le domaine de la formation et de la maintenance. Le partenariat public-privé matérialisé par le mécanisme du PFI (Private Finance Initiative) n’existe pas en France à ce niveau. Mais sur d’autres dossiers, les initiatives franco britanniques sont des catalyseurs comme cela a été le cas pour le développement de l’European Air Group (EAG) né du groupe aérien Franco-Britannique. Enfin, le contrat franco-britannique de maintien en condition opérationnelle (MCO) des A400M marque le début d'une coopération inédite dans le soutien aéronautique. Le défi sera d’étendre, plus tard, cet effort de standardisation aux cinq autres pays partenaires.

 

Quelle(s) priorité(s) faut-il donner à l’entente bilatérale des aviateurs pour les cinq prochaines années?

Il faut placer le facteur humain au cœur de la relation franco-britannique de défense. Il faut que nos militaires se rencontrent pour que demain ils se déploient ensemble. Il faut que les aviateurs de tous niveaux se connaissent. Aujourd’hui, il existe des rencontres très fréquentes et de bonnes relations entre nos généraux et nos colonels. Il faut que nos jeunes officiers et sous-officiers se rencontrent plus souvent. Nous étions en Afrique récemment avec l’Air ChiefMarshal Pulford pour rendre visite aux aviateurs de la force Barkhane. Les rencontres au poste de commandement interarmées de N’Djamena et aux détachements de chasse et de drones ont permis d’afficher notre entente et d’être à l’écoute de nos unités. Il serait intéressant d’échanger sur nos pratiques en matière de ressources humaines. Et, par exemple, mettre en avant la question du barrage de la langue, même si en France la maîtrise de l’anglais devient un critère d’excellence dans le recrutement de nos militaires. Je suis sûr que bientôt, plus d’aviateurs de la RAF parleront aussi français!

 

Qu’est-ce qui vous divise ?

Le partage du renseignement reste une difficulté. La confiance mutuelle engrangée entre nous est conséquente. On ne peut bien sûr pas tout partager, mais on peut aller plus loin.

 

Retrouvez l’interview de l’Air Chief Marshal Andrew Pulford, Chief of the Air Staff, sur la Franco-British Defence cooperation

Partager cet article
Repost0
10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 17:55
Jean-Yves Le Drian en Mirage 2000D - photo R. Pellegrino

Jean-Yves Le Drian en Mirage 2000D - photo R. Pellegrino

 

10/03/2015 BA 133 -  Armée de l’Air

 

Vendredi 6 mars 2015, la base aérienne (BA) 133 de Nancy-Ochey a reçu la visite de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Cette visite était axée sur l’aspect opérationnel et l’engagement de la BA 133 dans les opérations Barkhane et Chammal.

 

Vendredi 6 mars, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, s’est déplacé sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey. Accompagné du général d’armée aérienne Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA), il a effectué une visite axée sur l’aspect opérationnel et l’engagement de la BA 133 dans les opérations Barkhane et Chammal.

 

Dans un premier temps, le ministre a assisté à des présentations de la BA 133 et des opérations en cours avant de poursuivre par des visites dynamiques du Mirage 2000D, des ateliers de l’escadron de soutien technique aéronautique et du centre de formation à l’appui aérien.

 

Le ministre de la Défense s’est ensuite exprimé devant le personnel de la base aérienne. À cette occasion, il a évoqué le tragique événement que la BA 133 a connu, avec la perte de sept de ses aviateurs lors de l’accident aérien qui s’est produit à Albacete (Espagne), le 26 janvier dernier. Il a assuré le personnel de tout son soutien et a rencontré les blessés et rescapés de l’accident qu’il avait déjà rencontré en Espagne au lendemain du crash aérien.

Partager cet article
Repost0
6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 13:55
Les chefs d’état-major se réunissent à Toulon et saluent le déploiement Jeanne d’Arc

 

06/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 5 mars 2015, le chef d’état-major des armées s’est rendu à Toulon pour présider le comité des chefs d’état-major (COCEM) et assister au départ de la campagne 2015 du groupe amphibie Jeanne d’Arc qui s’achèvera en juillet prochain. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre des visites de terrain voulues par le général de Villiers.

 

Pour cette nouvelle visite au contact des armées, le CEMA a souhaité organiser pour la première fois un comité des chefs d’état-major (COCEM) décentralisé. Cette rencontre, qui traditionnellement a lieu chaque semaine à Paris, rassemble le major général des armées (MGA) et les chefs d’état-major d’armée (CEM) autour du CEMA pour arrêter, selon un ordre du jour spécifique, la politique des armées sur les sujets d’avenir. C’est donc entouré du général Gratien Maire, du général Jean-Pierre Bosser, de l’amiral Bernard Rogel et du général Denis Mercier que le CEMA a embarqué à bord du Dixmude.

 

A travers la tenue de cette réunion, le général de Villiers a voulu réaffirmer l’unité interarmées et la proximité entre le commandement et les unités opérationnelles, facteurs indispensables pour répondre aux défis opérationnels d’aujourd’hui et de demain. Une occasion pour lui de rappeler également la continuité de l’engagement entre les états-majors parisiens et les forces sur le terrain, ainsi que le soutien indéfectible des chefs militaires envers les femmes et les hommes déployés par la France à travers le monde.

 

Articulée autour du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude ainsi que de la frégate Aconit, la mission Jeanne d’Arc 2015 a pour premier objectif de permettre aux élèves sortant de l’Ecole Navale de se confronter à la réalité du monde maritime et d’achever leur formation en les intégrant pleinement à un équipage, loin des bancs d’école et des côtes bretonnes. Par ailleurs, elle intègre des éléments issus des autres armées, comme un groupe aéromobile et près de 150 élèves-officiers provenant de différentes écoles de formation. Parmi eux figurent des officiers élèves de la marine bien sûr, mais aussi l’armée de terre, avec de jeunes Saint-Cyriens, du service de santé des armées, du commissariat des armées, de la direction générale de l’armement, ainsi que des élèves administrateurs des affaires maritimes. Une pluralité qui confère à cette mission une dimension interarmée significative et formatrice pour l’ensemble de ces jeunes cadres. Pour ces derniers, ce déploiement opérationnel constitue un premier aguerrissement. L’équipage du groupe Jeanne d’Arc sera confronté pendant les cinq prochains mois à la réalité des opérations et des exercices dans leurs dimensions interarmées et internationales.

 

Cette dimension internationale s’incarne non seulement dans la composition de l’équipage, qui intègre en son sein une vingtaine d’élèves étrangers, mais aussi par les actions de coopération régionale qui ponctueront la campagne. Parallèlement à sa mission opérationnelle, le groupe amphibie participera ainsi à plusieurs interactions planifiées avec nos partenaires dans les régions traversées, témoignant ainsi du rang de la France, qui demeure un allié fiable et présent auprès de ses alliés.

 

Convaincu que cette mission marquera durablement ces jeunes officiers, le CEMA leur a réitéré sa confiance et sa fierté. Il leur a rappelé qu’ils constituent la richesse de l’armée : une armée jeune, unie, engagée, capable de mener des opérations sur le temps long et en coalition. Il leur a signifié que, dans un monde toujours plus incertain, alors qu’est engagée une phase de transformation et que le rythme des engagements opérationnels ne faiblit pas, leur responsabilité serait grande et qu’ils devraient  maintenir le cap défini par leurs aînés.

 

Peu après 17h30, le Dixmude a finalement appareillé avec le CEMA à son bord. Ce n’est qu’une fois au large que le général de Villiers a quitté les officiers élèves pour regagner Toulon en hélicoptère, non sans leur avoir souhaité bonne mer.

Les chefs d’état-major se réunissent à Toulon et saluent le déploiement Jeanne d’ArcLes chefs d’état-major se réunissent à Toulon et saluent le déploiement Jeanne d’Arc
Les chefs d’état-major se réunissent à Toulon et saluent le déploiement Jeanne d’Arc
Partager cet article
Repost0
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 12:35
L’A400M Atlas au salon aéronautique d’Avalon en Australie

 

23/02/2015 Armée de l'air

 

C’est une première de plus dans la jeune histoire du nouvel avion de transport tactique de l’armée de l’air ! Un A400M Atlas s’est posé en Australie, dimanche 22 février 2015. Baptisé MSN 014, l’appareil s’était élancé jeudi 19 février de la base aérienne 123 d’Orléans afin de rallier Melbourne en Australie. Son objectif : prendre part au salon d’Avalon, plus importante rencontre aéronautique organisée dans l’hémisphère Sud.

 

Pour ce premier déplacement dans le sud du Pacifique, l’A400M a effectué le trajet en un temps « canon » : environ 15 000 km parcourus, soit 27 heures de vol enregistrées, en deux escales desservies… « Un autre avion de transport de l’armée de l’air, comme le C130, aurait eu besoin de deux fois plus de temps et d’étapes, explique le lieutenant-colonel Olivier, pilote au sein de l’équipe de marque « avion de transport tactique » (EMATT) du centre d’expériences aériennes militaires (CEAM). Avec l’Atlas, nous pouvons voler au niveau de vol 400 (40 000 pieds, soit 12 000 mètres environ), à des altitudes comparables à celles empruntés par les avions de ligne. Nous pouvons aussi atteindre des vitesses de l’ordre de Mach 0.72. Pour un avion équipé de turbopropulseurs, c’est une vraie performance ! »

 

Véritable avion de transport tactique à l’allonge stratégique, l’Atlas répond aujourd’hui à un véritable besoin de l’armée de l’air. Au quotidien, il effectue des missions de transport logistique, notamment au profit des opérations militaires françaises menées en Afrique et au Levant. « Notre présence durant le salon est l’occasion de présenter non seulement l’appareil, mais aussi les compétences que les aviateurs mettent en œuvre chaque jour pour réaliser leurs missions », ajoute le lieutenant-colonel Olivier.

 

Si l’A400M Atlas sera sous le feu des projecteurs, un autre appareil en service dans l’armée de l’air, un Casa CN235 des forces armées de Nouvelle-Calédonie, sera également présenté durant le salon.

 

Par ailleurs, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA), actuellement en visite en Australie, doit assister à l’inauguration officielle de l’événement, mardi 24 février. Le CEMAA participera également au Chief of Air Forces Symposium, colloque réunissant les chefs d’états-majors de nombreuses forces aériennes à travers le monde. À cette occasion, le général Mercier doit s’entretenir avec plusieurs de ses homologues étrangers, d’Asie et d’Océanie notamment.

L’A400M Atlas au salon aéronautique d’Avalon en Australie
Partager cet article
Repost0
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 08:55
Visite du CEMA sur la base aérienne d’Orange

 

20/02/2015 Armée de l'air

 

Jeudi 19 février, la base aérienne 115 d’Orange a reçu la visite du chef d’état-major des armées (CEMA) accompagné du chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA).

 

Les généraux Pierre de Villiers (CEMA) et Denis Mercier (CEMAA) se sont rendus sur la base aérienne d’Orange pour découvrir les moyens de mise en œuvre de la posture permanente de sûreté (PPS) aérienne.

 

À cette occasion, ils ont pu visiter la permanence opérationnelle (PO), armée par les Fennec, ainsi que les locaux du futur centre de préparation opérationnelle du combattant de l’armée de l’air (CPOCAA).

 

Lors de cette visite, les deux autorités ont pu également aller à la rencontre des aviateurs présents sur la base aérienne.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories