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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 20:55
La Défense récompensée pour son excellence

 

20/11/2014 CNE Laetitia Périer

 

Mercredi 19 novembre, la sixième cérémonie de remise des prix de l'Excellence Française a eu lieu à l'Hôtel National des Invalides.  Cet événement récompense chaque année les personnalités, entreprises et institutions françaises représentatives de l'excellence et de la diversité des savoir-faire tricolores. Pour cette édition 2014, la Défense a été particulièrement mise à l'honneur : l'Otan (Organisation du traité de l'Atlantique nord), en la personne du général Jean-Paul Paloméros, commandant Suprême Allié pour la Transformation, s'est vu remettre un prix, tandis que la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale était l'invité d'honneur de la cérémonie.

 

"Si le savoir-faire français est reconnu, j'estime qu'il n'est pas suffisamment connu." C'est en ces termes que Maurice Tasler, président de l'Excellence Française, a expliqué la mission qu'est la sienne. Distinguer et promouvoir les personnalités, entreprises et institutions françaises représentatives de l'excellence et de la diversité des savoir-faire tricolores. Cette année, c'est sous le patronage de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense et d'Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, que la sixième édition de la remise des prix de l'Excellence Française a eu lieu dans le Grand Salon de l'Hôtel National des Invalides mercredi 19 novembre.

 

Parmi elles, se trouvaient cette année le CNES (Centre national d'études spatiales), le groupe SAFRAN, le ballet de l'Opéra national de Paris, ADP (Aéroports de Paris) ou encore le groupe Edmond de Rothschild. Une nouveauté pour ce cru 2014 : un palmarès "spécial innovation" a distingué huit autres  entreprises représentatives de l'innovation française dans des domaines aussi variées que la robotique domestique, la technologie médicale ou l'intelligence artificielle.

 

Cette année, la Défense a été doublement représentée et honorée. L'Excellence Française a en effet rendu un hommage particulier aux combattants de la Grande Guerre avec en invité d'honneur la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, représentée par son directeur général Joseph Zimet. Créée en 2012, cette entité a notamment pour mission d'organiser de 2014 à 2018 les temps forts du programme commémoratif du centenaire de la Première Guerre mondiale décidés par le gouvernement, d'organiser la communication autour des principales manifestations organisées et d'assurer la diffusion des connaissances sur la Grande Guerre. A ce titre, la Mission a reçu un diplôme d'honneur.

 

La Défense récompensée pour son excellence

Enfin, l'Otan, en la personne du général Jean-Paul Paloméros, commandant Suprême Allié pour la Transformation (SACT), s'est vu remettre un prix par Muriel Mayette, comédienne, metteur en scène et ancienne administratrice générale de la Comédie-Française, pour son "excellence combattante, instituée et planétaire". Pour le SACT, ce prix est à la fois "un honneur et une fierté qui rend hommage à tous ces hommes et ces femmes à l'OTAN qui sont de magnifiques ambassadeurs de nos armées".

 

Le palmarès 2014 de l'excellence française:

- l'Otan

- le ballet national de l'Opéra de Paris

- ADP

- la Compagnie du Ponant

- le CNES

- le Rosé de Provence

- le groupe Edmond de Rothschild

- Safran

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 15:55
Le CNES et l’ONERA renforcent leur coopération

 

 

Paris, le 10 octobre 2014 – CP 124-2014

 

Une réunion entre le CNES et l’ONERA (centre français de recherche aérospatiale) s’est tenue le mercredi 8 octobre au siège du CNES, en présence de Jean-Yves Le Gall et de Bruno Sainjon, présidents respectifs des deux établissements. Cette rencontre avait notamment pour objet de passer en revue les projets communs résultant du renforcement de la coopération entre le CNES et l’ONERA et de préciser la feuille de route pour les années à venir.

 

Il s’agissait de la première réunion à ce niveau organisée depuis la signature en 2012, de l’accord-cadre qui régit les relations entre le CNES et l’ONERA.

 

La coopération entre les deux organismes revêt une importance toute particulière. Elle porte notamment sur les domaines des lanceurs, des systèmes orbitaux et de l’environnement spatial. Le CNES et l’ONERA sont par ailleurs partenaires sur la mission de physique fondamentale Microscope, qui a récemment franchi une étape importante avec la livraison par l’ONERA au CNES de l’instrument T-SAGE, véritable cœur du futur micro-satellite dont l’objectif est de valider la théorie de la relativité générale.

 

L’accord cadre de 2012 prévoit en particulier la mise en œuvre par le CNES et l’ONERA de Programmes d’Intérêt Commun (PIC). Dans le domaine des lanceurs, le Comité de pilotage technique réuni ce même jour a décidé du lancement, avec démarrage effectif avant fin 2014, de 6 PIC qui permettront d’améliorer la compréhension de phénomènes complexes dans la conception des lanceurs.

 

 

 

A cette occasion, Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, a déclaré :

« Je suis particulièrement satisfait de cette réunion, qui a été des plus fructueuses en ce sens qu’elle permet de faire entrer dans une nouvelle dynamique la coopération entre le CNES et l’ONERA, laquelle est amenée à prendre de l’ampleur et à produire des résultats concrets qui profiteront à l’ensemble du secteur spatial».

De son côté, Bruno Sainjon, Président directeur général de l’ONERA a souligné:

« Je retiens de cette rencontre la nécessité de renforcer l’esprit de cet accord entre le CNES et l’ ONERA par des actions concrètes , car c’est par la mise en cohérence de nos actions de recherche amont que la France et l’Europe demeureront toujours des acteurs majeurs dans le domaine spatial».

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 11:50
Galileo : anomalie d'injection résultats des premières analyses de données
 

Août 25, 2014 electronique-eci.com

 

Arianespace a lancé le 22 août 2014, à 9:27 heure locale en Guyane, un lanceur Soyouz ST transportant deux satellites de la constellation Galileo. Le décollage et la première partie de la mission se sont déroulés de façon normale, conduisant à une séparation des satellites selon la séquence prévue, et à la réception du signal. Ce n'est qu'après la séparation des satellites, et en temps différé, que l'exploitation progressive des informations fournies par les stations de télémesure de l'ESA et du CNES a révélé que l'orbite atteinte n'était pas conforme à l’attendue.

 

L'orbite visée était circulaire, inclinée à 55 degrés et avec un demi grand axe de 29 900 km. L'orbite atteinte est elliptique avec une excentricité de 0,23, un demi grand axe de 26 200 km et une inclinaison de 49,8 degrés. L'état et le positionnement de l'étage supérieur Fregat et des deux satellites sont stables et ne présentent aucun risque pour les populations. L'étage Fregat a d'ailleurs été vidangé de ses ergols résiduels et dépressurisé de façon normale. Selon les premières analyses effectuées, une anomalie se serait produite pendant la phase de vol de l'étage supérieur Fregat, conduisant à une injection des satellites sur une orbite non-conforme.

Les études et les analyses de données se poursuivent à Kourou et à Evry sous la coordination de Stéphane Israël, PDG d'Arianespace. Elles sont menées en collaboration avec les partenaires russes du programme Soyuz en Guyane (Roscosmos et les industriels RKTs-Progress et NPO-Lavotchkine), ainsi qu'avec l’ESA et ses partenaires industriels, afin de déterminer le périmètre de l’anomalie et son impact sur la mission.

 

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 05:55
Premier vol adaptatif d’un satellite avec la mission Picard

Pour un fonctionnement nominal des trois appareils de mesure constituant sa charge utile, le micro-satellite Picard doit pointer avec précision sur le soleil. Sur cette vue simplifiée, l’angle θ représente l’écart angulaire avec le pointage désiré. L’opérateur K(θ) représente la loi de commande assurant la régulation (le maintien du pointage). Montage réalisé à partir d'une image © Cnes. Détails sur la mission Picard

 

16.06.2014 - Espace - ONERA.fr

 

Janvier 2014, une nouvelle loi de commande, dite adaptative, est téléchargée à bord du satellite scientifique du Cnes "Picard" dédié à l’étude du soleil. Ce satellite, en mission au-delà de son espérance de vie nominale, s'est prêté à la démonstration de ces algorithmes innovants. Enjeux : améliorer les performances et surtout raccourcir les temps de conception.

 

Le satellite Picard doit pointer vers le soleil quelle que soit sa position en orbite ; il doit donc adapter en permanence sa position angulaire malgré des perturbations nombreuses et des signaux de mesure parfois défectueux.

L'innovation concerne la nature du dispositif de ce contrôle d'attitude : les règles de régulation sont adaptées dynamiquement, en fonction de l’écart à la position de pointage (les automaticiens disent que les gains sont adaptés en ligne en fonction de l'erreur mesurée).

En limitant la taille des gains aux « grands angles » (erreur importante)  cette stratégie permet d’économiser les actionneurs* (et l’énergie du satellite), sans recourir aux approches plus classiques fondées sur la commutation de modes (passage avec à-coup du pointage « grossier » au pointage « fin »).

On obtient ainsi une loi de contrôle d’attitude continue pour laquelle une preuve de stabilité (donc de bon fonctionnement) peut être obtenue a priori. En outre, les lois de commande adaptative** ainsi conçues vont aussi pouvoir s’adapter efficacement aux variations de charges utiles. On améliore les performances et surtout, on raccourcit  le temps de conception, pour un cycle de développement plus rapide. 

Ce succès rencontré aujourd’hui dans le domaine spatial a été rendu possible grâce aux travaux de thèse  d’Alexandru-Razvan Luzi, co-encadrés à Toulouse par Jean-Marc Biannic (ONERA/DCSD) et Dimitri Peaucelle (LAAS-CNRS) avec l'aide précieuse de deux ingénieurs experts du CNES-CST: Christelle Pittet et Jean Mignot.

En trois ans d'étude à peine, cette nouvelle architecture de commande est passée de l'idée théorique à la réalisation pratique sur un engin complexe et exigeant.

 

Contact Onera : Jean-Marc Biannic

 

Notes 

* Commande adaptative : Dans le monde aéronautique, la commande adaptive a connu un succès éphémère dans les années 1970 pour céder rapidement la place, suite à des expérimentations malheureuses, aux techniques de commande robuste que nous connaissons encore aujourd’hui et pour lesquelles l’expertise de l’Onera est largement reconnue. On peut cependant s’attendre dans un futur assez proche  à un mariage réussi entre les techniques adaptatives d’une part et les techniques de commande robustes d’autre part. Un tel mariage aurait pour ambition de rendre « certifiables » les lois de commande adaptatives. Nul doute aussi que l’automatisation croissante des drones, secteur dans lequel l’Onera joue un rôle clé, permettra d’accélérer ce processus à moindre risque et à moindre coût. 

** Actionneur de satellite : dispositif capable de créer un couple pour corriger l’attitude ou l’orientation du satellite en fonction des besoins.
En fonction des besoins, quatre types d’actionneurs peuvent être utilisés sur un satellite : les jets de gaz, les roues à inertie, les actionneurs gyroscopiques et les magnéto-coupleurs.  Sur le satellite Picard, on utilise trois roues à inerties pour effectuer les corrections principales sur un horizon court-terme. Cependant, dès leurs vitesses maximales atteintes, ces roues ne produisent plus de couple (saturation en vitesse). Il est donc essentiel, lors de la conception des lois de contrôle, de gérer la capacité d’actionnement des roues. Notons, sur un horizon plus long terme, une désaturation des roues peut être réalisée via un dispositif d’actionnement complémentaire par couplage magnétique. 

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 15:55
Airbus et Safran lancent une OPA sur les activités spatiales de l'Etat

 

17/06/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Airbus Group et Safran vont créer une entreprise commune dans le domaine des lanceurs

 

C'était dans l'air depuis un bon petit moment, notamment dans les esprits des deux industriels Airbus Group et Safran, partenaires de longue date dans tous les programmes de lanceurs européens et de missiles balistiques. Derrière la coentreprise (joint-venture) entre Safran et Airbus Group dans le domaine des lanceurs spatiaux, se cache en fait le vrai objectif de cette opération : mettre enfin la main sur l'autorité de design des lanceurs aujourd'hui, un bijou de technologies logé au Centre national d'études spatiales (CNES) ainsi que sur Arianespace (détenu à 34,6 % par le CNES), responsable des approvisionnements et de l'assemblage final des lanceurs en Guyane et de l'ensemble des opérations de lancements. Ce qui était une incongruité depuis trop longtemps aux yeux des deux industriels dans l'organisation de la filière spatiale.

 

Arianespace et le CNES vendus ?

Le seul à jouer cartes sur table, c'est le PDG de Safran, Jean-Paul Herteman. "Dans notre idée, la nouvelle entité a vocation aussi à intégrer l'opérateur de lancement Arianespace et les compétences de la direction des lanceurs du CNES", a-t-il déclaré en présence du PDG d'Arianespace Stéphane Israël et du directeur du CNES Jean-Yves Le Gall, en sortant d'une réunion à l'Élisée. C'est ce que disait déjà dans une interview accordé à La Tribune, Stéphane Israël : "L'industrie souhaite récupérer l'autorité de design, les institutions étant davantage dans un rôle d'autorité de certification".

Pourquoi ? Pour récupérer notamment les budgets de développement de l'État français sans qu'ils ne passent entre les mains du CNES, accusé d'avoir "trop de gras" par les industriels et qui sera bientôt réduit au rôle d'une direction générale de l'armement (DGA). Cette opération en deux temps a la bénédiction du président de la République, qui a reçu les impétrants tôt lundi matin et a salué "l'ambition commune affichée par les groupes Airbus et Safran dans le domaine du spatial", une "étape majeure vers la consolidation de la filière spatiale européenne, génératrice d'emploi, porteuse d'avenir, et élément de souveraineté".

C'est ce confirme la secrétaire d'Etat chargée du dossier spatial, Geneviève Fioraso. "Les industriels seront responsables de toute la chaîne de valeur, de la conception jusqu'au lancement et la commercialisation, a-t-elle expliqué, l'Etat restant maître de la stratégie". C'est à eux de trouver la forme juridique adéquate, avec le CNES et Arianespace, a-t-elle précisé. "Le calendrier est serré, on a jusqu'à la fin de l'année pour arriver à ça". La seule question qui se pose : l'Etat va-t-il maintenant brader ses bijoux ?

 

SpaceX, un modèle subventionné par la NASA...

Pour forcer la main à l'Etat et ouvrir son coffre-fort, il fallait donc une action des deux industriels, qui ne pouvait que contraindre les pouvoirs publics à bouger, et un chiffon rouge. En regroupant leurs forces dans les lanceurs spatiaux, les deux industriels ont trouvé le moyen de faire bouger l'Etat, qui va très certainement abandonner son leadership dans la conception des lanceurs spatiaux. Le chiffon rouge, c'est bien sûr SpaceX, diabolisé pour le danger que l'américain représente mais surtout envié par les industriels pour son modèle intégré. Sauf que ce modèle ne tient que par les aides massives de la NASA au lanceur Falcon.

Mais les industriels ne veulent retenir que les succès de ce modèle bancal bâti dans l'un des pays les plus protectionnistes au monde, les Etats-Unis. Dans une interview accordée le 9 juin à l'AFP, Tom Enders, qui s'est beaucoup investi dans la réussite de cette opération entre Safran et Airbus Group, n'avait pas caché son admiration devant "la vitesse de décision et d'exécution, la capacité de prendre des risques" d'entrepreneurs comme le fondateur de SpaceX, Paypal et Tesla Motors, le milliardaire Elon Musk.

 

Des synergies ?

Airbus Group et Safran resserrent leurs liens pour proposer une nouvelle famille de lanceurs compétitifs, polyvalents et performants, afin de répondre aux besoins commerciaux et institutionnels du marché, expliquent Safran et Airbus Group. "Notre objectif principal reste l'amélioration de la compétitivité de notre activité lanceurs, a expliqué Tom Enders cité dans le communiqué commun d'Airbus Group et de Safran. Le programme Ariane est un immense succès depuis trente ans, mais pour qu'il demeure viable et compétitif, nous devons mettre en place une structure industrielle nettement plus efficace. C'est ce que les clients attendent de notre part. Notre accord avec Safran est le point de départ d'une aventure passionnante qui verra naître une filière européenne de lanceurs plus intégrée, plus performante et donc plus rentable". A suivre...

Dans un premier temps, Airbus Group, qui n'a pas hésité récemment à tailler dans ses effectifs dans les activités espace, et Safran devraient créer une joint-venture de programmes, regroupant leurs contrats de programmes civils et leurs principales participations dans le domaine des lanceurs commerciaux. A terme, des actifs industriels seraient apportés afin de créer une entreprise à part entière, leader mondial, et détenue conjointement. La création et le début des opérations de la joint-venture sont prévus avant la fin de l'année 2014.

Les deux groupes n'ont jusqu'ici guère évoqué les synergies. Mais elles devraient se jouer à la marge même si ce n'est neutre. Grâce à une entité intégrée, les deux partenaires géreront "plus efficacement les interfaces, ce qui fera gagner du temps et in fine de l'argent", explique un bon connaisseur des dossiers spatiaux. Et puis les deux partenaires devront définir la façon dont ils travaillent en commun, notamment l'organisation industrielle. Ils devront organiser enfin la gouvernance.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 11:55
Un élève de l'École de l'air vole en apesanteur

 

 

22/05/2014 SLT Thomas Koch - Armée de l'air

 

Le 26 mars 2014, le sous-lieutenant Thomas Koch a réalisé un vol à bord de l’Airbus A300 ZÉRO-G basé sur l’aéroport de Bordeaux. Organisé par la société Novespace, ce vol de 2h30 a compris quinze paraboles, totalisant cinq minutes cumulées d’apesanteur.

 

Élève de l’École de l’air à Salon-de-Provence, le sous-lieutenant Koch a participé à un concours organisé par le centre national d’études spatiales (CNES). Il a monté un dossier avec l’aide de son professeur de mécanique spatiale. Son choix s’est porté sur le projet « FUSEX», réalisé dans le cadre du C’Space en août 2013. Suite à la présélection du projet et à sa présentation orale devant un jury composé notamment de l’astronaute Jean-François Clervoy, de représentants du CNES et de scientifiques, le sous-lieutenant Koch a été retenu. Il a pris place sur ce vol atypique avec d’autres étudiants issus par exemple, de l’École polytechnique, de Centrale ou encore de Supaéro.

 

Le jeune aviateur nous relate son aventure.

 

« Après trois mois d’impatience, le jour J arrive enfin. La journée commence avec l’accueil de tous les participants par l’équipe Air Zéro G. Puis la remise des combinaisons et chaussettes spécialement prévues pour ce type de vol. Après avoir été intégré au groupe anglophone nommé «Moon», et présenté à mes instructeurs du jour, nous poursuivons la matinée par un briefing de Jean-François Clervoy, qui nous expose le contexte de ces vols paraboliques, leur déroulement et les différentes consignes à respecter. S’ensuit la reconnaissance de l’avion avant d’embarquer aux alentours de 11h.

 

Après le décollage et les démonstrations de sécurité à bord, la zone d’évolution parabolique est enfin atteinte. Il est environ midi, c’est-à-dire l’heure pour tous les participants de rejoindre leurs zones d’évolution en apesanteur, accompagnés de leurs instructeurs. Les pilotes de l’appareil amorcent la première parabole. Celle-ci est martienne, à 0,38g, les deux suivantes sont, quant à elles, lunaires, à 0,16g. Elles me permettent de découvrir des sensations inédites : me sentant plus léger que jamais, je réalise les figures les plus acrobatiques avec une aisance incomparable. Nous effectuons ensuite douze paraboles en totale apesanteur.

 

Aucun mot n'est assez fort pour décrire cette sensation incroyable de pouvoir flotter sans aucune contrainte, de liberté absolue, couplée à une perte totale de nos repères terrestres. Nous nous lançons avec amusement dans quelques figures de groupe et autres lâchers de liquide, dans le but d’agrémenter encore un peu plus l'expérience.

 

Jean-François Clervoy a clôturé cette journée en nous remettant le diplôme officiel Air Zéro G Weightless Flyer et en partageant avec nous, lors d’une petite conférence, ses expériences en tant qu’astronaute, son entraînement, et bien d’autres anecdotes. »

 

Stationnée sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence, l’École de l’air occupe une place de tout premier rang dans le domaine de l’aérospatiale. C’est dans ses bâtiments que de nombreux astronautes français ont été formés.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 07:56
COROT, un satellite français hors de danger

 

 

13/05/2014 CCH Ilamany - Armée de l'air

 

Le 24 avril 2014, la division «surveillance de l’espace» du commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) est sollicitée par le centre national des études spatiales (CNES). Un risque de collision est probable entre le satellite d’observation français COROT (conversion, rotation et transit planétaire) et le satellite d’observation taiwanais, ROCSAT 2.

 

Ce constat alarmant résulte de l’examen des coordonnées orbitales de COROT. L’exploitation plus précise des données fournies par les radars GRAVES et SATAM de l’armée de l’air, a permis au CNES d’établir la trajectoire exacte du ROCSAT 2 et d’écarter ainsi tous les doutes.

 

Lancé en 2006, le satellite français COROT a pour mission l’étude de la structure interne des étoiles et la recherche des planètes situées hors du système solaire.

 

Depuis janvier 2014, quatre manœuvres anticollision ont déjà été réalisées. Quotidiennement, les trajectoires de 18 satellites en orbites sont surveillées par le CNES et les probabilités de rapprochement sont calculées afin d’anticiper tout risque de collision.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 11:55
Visite du président du CNES au CDAOA



10/04/2014 CNE F. Nolot  - Armée de l'Air

 

Mercredi 2 avril 2014, le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) recevait pour la première fois M. Jean-Yves Le Gall, président du centre national d’études spatiales (CNES). Dans la continuité de sa rencontre en mars dernier avec Monsieur Béranger, directeur des lanceurs du CNES, le général Caspar-Fille-Lambie, COMDAOA, a pu évoquer avec M. Le Gall l’étroite collaboration entre le CNES et le CDAOA.

 

Après une présentation de l’ensemble des missions du CDAOA, le président du CNES s’est vu proposer un focus sur les responsabilités confiées au CDAOA, notamment par le code de la Défense, en matière d’espace. Ainsi, le colonel Blanc, commandant la brigade aérienne connaissance-anticipation à Lyon et conseiller espace du COMDAOA, le colonel David, commandant le centre militaire d’observation par satellite à Creil et le commandant Fleury, chef de la division surveillance de l’espace sont successivement intervenus sur le sujet. Ayant assisté à de nombreux lancements de fusée depuis le centre spatial guyanais, Monsieur  Le Gall a fait part de son expérience sur ce sujet, présenté par la division défense aérienne élargie et coopération en charge du dispositif de protection du site de Kourou.
En parallèle, Monsieur Le Gall et le COMDAOA ont évoqué le renforcement de la coopération entre le CNES et le CDAOA, par l’échange de personnel au profit de chaque entité, chacun apportant son expertise. À ce titre, trois officiers d’échange du CDAOA sont déjà intégrés au sein du CNES.
Autre sujet abordé lors de cette rencontre de haut niveau, les travaux nécessaires à l’amélioration du radar GRAVES (grand réseau adapté à la veille spatiale). Ce radar de détection en orbite basse, unique en Europe, a été mis en service en 2005 par la France. Aujourd’hui, l’intérêt commun pour le CNES et le CDAOA est que le système GRAVES puisse s’adapter à une situation spatiale en évolution permanente.
Le dernier point avait trait aux opérations aériennes. Comme l’a souligné le général Caspar-Fille-Lambie, le CDAOA peut s’appuyer sur l’expertise du CNES pour exprimer précisément ses besoins opérationnels auprès de la direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'informations (DIRISI) concernant les capacités satellitaires de localisation, mais également de transmission de données géographiques et images, en particulier pour l’emploi des drones.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 11:55
Renseignement spatial : la France se dote de très grandes oreilles

Grâce aux satellites CERES, la France pourra envoyer en toute indépendance ses avions qui pourront entrer en premier sur un théâtre d'opérations extérieures

 

01/04/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le programme CERES a pour objectif d'équiper les forces armées d'une capacité de renseignement d'origine électromagnétique (ROEM) spatiale. Trois satellites localiseront et identifieront les signaux émis par les systèmes des forces ennemies (radars, télécoms...)

 

Le conseil d'administration du CNES a formalisé lundi le démarrage du programme CERES (Capacité de Renseignement Electromagnétique Spatiale), qui a pour objectif de doter les forces armées, notamment la direction du renseignement militaire (DRM), d'une capacité de renseignement d'origine électromagnétique (ROEM) spatiale. Le système complet sera livré en 2020 par les deux industriels Airbus Defence & Space et Thales Alenia Space, qui ont été notifié d'un contrat en 2013. "L'engagement du projet est maintenant acté avec comme objectif la conception détaillée et la réalisation du système CERES, la mise à poste des satellites et la recette en vol à la fin de cette décennie", a expliqué le CNES dans un communiqué. Selon le magazine "Air&Cosmos", le budget estimé pour ce programme de trois satellites s'élèverait à 400 millions d'euros.

L'objectif du programme CERES est d'acquérir un système spatial interarmées de collecte de données de renseignements d'origine électromagnétique couvrant des besoins stratégiques et de théâtre (localisé sur un opération extérieure). Pour la France, cette capacité opérationnelle de ce type est une grande première. Le système CERES est constitué de trois satellites volant en formation, d'un segment sol de contrôle des satellites, d'un segment sol utilisateur qui permet de programmer la mission et de réaliser un premier niveau de prétraitement des données.

 

Une aide précieuse pour l'armée de l'air

Les satellites CERES localiseront et identifieront les signaux émis par les systèmes adverses. Ce qui permettra de cartographier les centres de télécommunications et les radars dans les zones de conflit, et d'évaluer leur niveau d'activité. Ce programme permettra par exemple de préciser le danger que représentent les radars ennemis afin de garantir la suprématie des avions français, ou encore de déterminer l'architecture des réseaux de communication adverses. En d'autres termes, la France pourra envoyer en toute indépendance ses avions qui pourront entrer en premier sur un théâtre d'opérations extérieures, contrairement à la Libye où l'aide des États-Unis avait été précieuse.

Mieux connaître pour mieux frapper avec le maximum de sécurité. Concrètement, le fait de connaître les caractéristiques et les performances d'un radar adverse permet à un aéronef de le brouiller, par exemple. Ce qui protègera les pilotes. À l'inverse, l'armée de l'air pourra également empêcher les radars ennemis de repérer l'un de ses aéronefs ou missiles, en les faisant évoluer hors des couvertures radar adverses. Enfin, il aide à la mise en place de contre-mesures pour les forces aériennes, notamment pour l'alimentation des bases de données du module Spectra du Rafale.

 

Trois satellites qui chassent en meute

C'est l'utilisation simultanée des trois satellites positionnés en triangle qui permet de localiser l'émission. "Quand un radar émet un signal, chacun des satellites reçoit ce signal à un instant légèrement différent, explique un spécialiste. C'est en croisant les informations recueillies par chacun et comparant l'heure de réception d'un même signal que l'on peut situer l'emplacement de l'émetteur. En faisant l'exercice pour chaque paire de satellites (satellite 1/satellite 2 - satellite 1/satellite 3 - satellite 2/satellite 3), on aboutit à une localisation très précise. D'où la nécessité de disposer de trois satellites travaillant conjointement".

Les satellites CERES ont naturellement une capacité de surveillance étendue à toutes les zones du monde observables par satellite sans contraintes d'accès. Au-delà des applications purement militaires, le programme, conçu pour pouvoir analyser les différents types d'émissions, permettra, en plus de déterminer l'architecture de systèmes en réseaux, tel des réseaux de communication, de suivre, en fonction des caractéristiques des signaux, l'évolution du niveau des performances des matériels des forces adverses. "Il pourra donc détecter la prolifération de matériels sophistiqués dans une zone d'intérêt, si besoin est", souligne un spécialiste.

 

CERES n'écoute pas les conversations privées

Le programme CERES n'écoute pas le contenu des communications mais détecte seulement les signaux. "Si l'on veut intercepter le contenu de l'émission, il faut disposer d'un capteur qui reste longtemps sur la zone d'intérêt, et ce n'est pas le cas avec CERES », précise un bon connaisseur du programme.

La maîtrise d'ouvrage d'ensemble du programme est assurée par la direction générale de l'armement (DGA), le CNES ayant une délégation de maîtrise d'ouvrage sur le segment sol de contrôle. Les trois satellites contribueront directement à la fonction "connaissance et anticipation" du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. La France sera le seul pays européen présent sur ce domaine, rejoignant ainsi le club, très fermé, des pays les plus avancés dans le renseignement d'origine électromagnétique, avec principalement les États-Unis et la Russie.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 17:55
Le CNES en visite au CDAOA

 

13/03/2014 Economie et technologie

 

Jeudi 6 mars, Monsieur Michel Eymard, directeur des lanceurs au centre national d’études spatiales (CNES), s’est rendu au commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA). Dans le cadre des lancements depuis le centre spatial guyanais, mais aussi lors des rentrées atmosphériques à risques (RAR), CDAOA et CNES collaborent étroitement, en liaison avec le commandement interarmées de l’espace (CIE).

 

Cette visite était organisée par M. Emmanuel de Lipkowski, conseiller au CIE et officier de réserve au CDAOA. Le général Caspar-Fille-Lambie, COMDAOA, a présenté les différentes missions du CDAOA à M. Eymard avant d’aborder les sujets majeurs de cette rencontre : la protection du site de Kourou, présentée par la division défense aérienne élargie et coopération (DAE-C), et la gestion des risques spatiaux par la division surveillance de l’espace (DSE).

Lors d’un lancement, la mise en œuvre du dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA), destinée à la protection des installations du site et des vecteurs de lancement (Ariane), est d’une absolue nécessité. Ce dispositif est concomitant du calcul de «fenêtres» de lancement effectué par le CNES, permettant d’éviter toute collision avec certains des objets spatiaux en orbite. Pour cela, le CNES peut s’appuyer sur les données fournies par le système GRAVES.

Bien des années plus tard, GRAVES et les radars SATAM apporteront leur contribution lors de la retombée de l’étage du lanceur (fusée), toujours en lien avec le CNES. Pour cette mission, la DSE/CDAOA peut d’ailleurs adresser une demande au Joint space operations center militaire américain. M. Eymard a ainsi porté un très grand intérêt à sa première visite au sein du CDAOA et a salué le niveau d’excellence du personnel des divisions DAE-C et DSE.

La collaboration étroite entre les spécialistes du CNES et du CDAOA fut récemment mise en avant de la plus belle des manières, lors de la manœuvre d’évitement du satellite ELISA E12 ou encore lors de la RAR COSMOS 1220.

Pour plus d'informations, consultez le numéro 668 du mois de février 2014 du magazine Air actualités (page 46).

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 17:55
ELISA à la manœuvre

 

13/03/2014 Armée de l'Air

 

Vendredi 28 février 2014, un satellite d’écoute français de la constellation ELISA1 a manœuvré afin d'éviter un satellite inactif représentant un danger potentiel de collision. En étroite coordination avec le centre national d’études spatiales (CNES), la division surveillance de l’espace (DSE) suit la trajectoire des rentrées à risques (RAR), mais joue également un rôle de premier ordre lorsqu’une collision d’objets spatiaux est annoncée.

 

Une constellation comporte plusieurs satellites. Les quatre satellites de la constellation ELISA sont en orbite depuis décembre 2011 et évoluent autour de notre planète à plus de 600km d’altitude (orbite basse). Ces satellites démonstrateurs pèsent environ 40 kilos et ont pour mission l’écoute des émissions électromagnétiques. Lors de leur rotation orbitale, il arrive parfois qu’ils soient exposés à des risques de collision.

Mardi 25 février, la DSE est alertée par le centre d'orbitographie opérationnelle (COO) du CNES à propos d’une collision possible entre l’un des satellites ELISA, le E12, et un satellite inopérant, donc non-manœuvrable. Les spécialistes de la DSE se alors sont appuyés sur les radars SATAM2  de Sommepy et Solenzara pour fournir au CNES les données du satellite inactif, complémentaires à celles déjà recueillies par le système d’acquisition GRAVES3.

En 24h, une décision est prise par le CNES : faire évoluer l’orbite d’ELISA E12. Jeudi 27 février, après analyse du COO, E12 est manœuvré par l’agence spatiale française et évite ainsi la collision. Le cas d’ELISA aurait pu conduire à la destruction totale du satellite et de ses données. Le processus de traitement mis en place conjointement par l’armée de l’air et le CNES a une fois de plus fait preuve de sa fiabilité.

Près de 60% des objets spatiaux répertoriés sont des débris issus de collisions, dont certaines, très rares, concernent les satellites.

1 ELISA : ELectronic Intelligence by SAtellite.
2 SATAM : Système d’Acquisition et de Trajectographie des Avions et des Munitions.
3 GRAVES : Grand Réseau Adapté à la Veille Spatiale.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 17:50
Entre Ariane 5 ME ou Ariane 6, l'Europe devra-t-elle choisir ?

Le budget d'Ariane 6 s'établit à environ 3 milliards d'euros pour le développement du lanceur, à quoi s'ajoutent 750 millions pour le segment du sol

 

12/03/2014 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Selon le président du CNES, les conditions budgétaires des Etats membres de l'Agence spatiale européenne (ESA) pourraient exiger des arbitrages dans les programmes spatiaux.

 

La prochaine ministérielle des pays membres de l'Agence spatiale européenne (ESA), qui aura lieu en décembre prochain au Luxembourg, risque d'être compliquée entre Paris et Berlin sur la question des lanceurs. Mais selon le président du Centre national d'études spatiales (CNES), Jean-Yves Le Gall, auditionné fin février par la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, l'Agence spatiale européenne (ESA) réfléchit à la façon de financer les deux programmes de lanceurs Ariane 5 ME et Ariane 6. Les Allemands soutiennent le programme Ariane 5 ME, une évolution d'Ariane 5 ECA tandis que les Français estiment que le futur lanceur Ariane 6 doit être la réponse à l'offensive agressive des États-Unis, qui déstabilise avec le lanceur Falcon 9 (SpaceX) le modèle opérationnel et économique d'Ariane 5.

La prochaine ministérielle des pays membres de l'ESA demandera donc un accord entre Paris et Berlin. Et Jean-Yves Le Gall en est conscient. Toutefois, "il faut bien être conscient, a-t-il expliqué devant les sénateurs, que le compromis trouvé à Naples, consistant à tout faire, ne semble pas tenable sur le plan budgétaire, compte tenu des limites imposées par les États membres. Nous devrons donc recourir à un scénario alternatif pour tenir nos objectifs stratégiques - maintenir notre accès à l'espace, un plan de charge conséquent pour nos bureaux d'études et tenir nos engagements budgétaires".

 

L'Allemagne soutient Ariane 5 ME

Dans ces conditions, la poursuite de tous les programmes - notamment Ariane 5 ME et Ariane 6 - paraît difficile à concilier avec les positions budgétaires des différents Etats membres de l'ESA. "L'Allemagne soutient Ariane 5 ME, qui lui paraît le meilleur lanceur face à la concurrence américaine et aussi, il ne faut pas se le cacher, parce que ce scénario est plus favorable à sa propre industrie", a expliqué Jean-Yves Le Gall.

Et de rappeler à ceux qui l'avait peut être oublié que les "voisins d'Outre-Rhin ont pu manquer de cohérence en retenant, comme ils l'ont fait, Falcon 9 pour le lancement de leurs propres satellites gouvernementaux d'observation...". Bonne ambiance. Pour autant, Jean-Yves Le Gall garde espoir sur un accord avec Berlin en attendant de voir "comment les choses évoluent avec l'arrivée de la nouvelle coordonnatrice spatiale pour la partie allemande".

 

Rome penche pour Ariane 6

L'Italie, de son côté, soutient Ariane 6, a souligné Jean-Yves Le Gall parce que "le nouveau lanceur utilisera de la poudre, grande spécialité de l'industrie italienne". Notamment sur le petit lanceur italien Vega. Mais il préfère rester prudent compte tenu de la situation gouvernementale italienne. "Les changements récents intervenus à la tête de l'ASI (Agence spatiale italienne, ndlr), laissent planer des incertitudes", a-t-il fait valoir. Et les autres pays membres de l'ESA ? Jean-Yves Le Gall a estimé que "la plupart des autres Etats membres comprennent bien l'utilité qu'il y a d'avancer vers Ariane 6".

A l'origine du programme Ariane 6, la France est "très attentive aux conséquences d'un changement de lanceur sur son industrie, ce qui la pousse, à ce stade, à financer l'exploitation d'Ariane 5 dans sa version actuelle, le développement de ME et aussi celui d'Ariane 6 ainsi qu'à rechercher la meilleure voie pour passer d'un lanceur à l'autre".

 

Où en est le programme Ariane 6 ?

Selon Jean-Yves Le Gall, le dossier Ariane 6 a "bien avancé, au-delà même de ce que j'imaginais en prenant mes fonctions (au CNES, ndlr) et je me félicite que les hypothèses financières initiales viennent d'être validées par les industriels, dans les offres qu'ils ont remises le 14 février". Car il a souligné que "les hypothèses centrales de coût - 3 milliards d'euros pour le développement et 70 millions d'euros par lancement - viennent d'être validées par les industriels, c'est un pas très important". Jean-Yves Le Gall peut être rassuré. Le programme Ariane 6 semble être sur la bonne orbite.

Le budget d'Ariane 6 s'établit à environ 3 milliards d'euros pour le développement du lanceur, à quoi s'ajoutent 750 millions pour le segment du sol. "L'objectif est que la France en finance 50 %, l'Allemagne 25 %, l'Italie 15 % et la Suisse et la Belgique, 5 % chacun", a révélé le patron du CNES. Le développement d'Ariane 5, qui a été guidé par la technologie, a coûté près de 10 milliards d'euros, dont 55 % à la charge de la France. L'ESA table sur une mise en service d'Ariane 5 ME pour 2018 et la France sur une Ariane 6 pour 2021.

 

Pourquoi Ariane 6 et pas Ariane 5 ME

Le retour de la concurrence américaine avec l'offensive très agressive de SpaceX et de son lanceur Falcon 9 contraint l'Europe à évoluer "plus rapidement que prévu". D'autant que SpaceX "rend nécessaire d'augmenter le soutien public à l'exploitation de la version actuelle d'Ariane 5" pour que le lanceur reste compétitif. Car SpaceX, avec son lanceur mono charge Falcon 9, vient de réussir trois vols - le 29 septembre, le 3 décembre et le 6 janvier derniers - et signe des contrats à des prix bien en-deçà d'Ariane 5. "Comme nous avons déjà réduit considérablement nos coûts, nous pouvons difficilement diminuer nos tarifs sans un supplément d'aide publique, ce qui ne pourrait se faire, à enveloppe constante, sans limiter l'aide aux autres parties du programme d'ensemble. Car c'est une donnée déterminante du dossier : les difficultés de la conjoncture se traduisent par une pression très forte sur notre budget, particulièrement en France", a rappelé le président du CNES.

Le coût de lancement d'un satellite est d'environ 100 millions d'euros et après subvention des Etats membres, de 100 millions de dollars, contre 60 à 70 millions de dollars pour le Falcon 9 de SpaceX, a-t-il précisé. C'est pourquoi l'ESA et le CNES ont fixé l'objectif d'Ariane 6 à 70 millions d'euros par lancement, en comptant sur l'avantage de fiabilité pour être compétitifs. "Nous héritons d'une forte expertise, nos capacités d'études sont largement reconnues, notre carnet de commandes est important : je suis convaincu que nous parviendrons à nos objectifs", a assuré Jean-Yves Le Gall.

 

Comment SpaceX pratique des prix low cost

SpaceX s'appuie sur les budgets publics américains : "celui de la Nasa, 17 milliards de dollars, celui de l'US Air Force, 18 milliards et celui qui est à discrétion du président américain, pratiquement autant, soit un total de près de 50 milliards, à comparer aux 4 milliards d'euros de l'Agence spatiale européenne, auxquels s'ajoutent 1 à 2 milliards pour les programmes militaires européens", a fait valoir le président du CNES.

Ce qui est l'inverse du modèle Ariane 5, qui doit recourir au marché commercial pour atteindre un prix compétitif. "Ce sont les commandes commerciales qui font vivre le lanceur européen et c'est ce modèle d'une souveraineté fondée sur le marché commercial, qui est aujourd'hui remis en cause", a constaté Jean-Yves Le Gall. Avec Ariane 6, l'objectif annuel est de quatre lancements institutionnels et de dix lancements commerciaux.

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 12:55
Espace : Jean-Yves Le Gall premier Français à recevoir l’Aviation Week’s Laureate Award

 

07/03/2014 Michel Cabirol –laTribune.fr

 

Le président du CNES a reçu à Washington, l’Aviation Week’s Laureate Award, catégorie Espace. Une première pour un Français.


 

La France a été à l'honneur pour les "Oscars" de l'industrie aérospatiale mondiale organisés par le magazine américain Aviation Week et qui avait lieu jeudi soir à Washington. Outre Dassault Aviation et la direction générale de l'armement (DGA) pour le démonstrateur de drone de combat Neuron, le président du CNES, Jean-Yves Le Gall a également été honoré. Il a reçu l'Aviation Week's Laureate Award, catégorie Espace. "C'est la première fois qu'un Français est ainsi distingué dans la catégorie Espace", a souligné le CNES dans un communiqué.

Jean-Yves Le Gall a gagné son prix face à trois autres finalistes : l'Agence spatiale chinoise, Orbital Sciences pour le programme Cygnus Commercial Cargo - un vaisseau cargo spatial - et, enfin, l'US Air Force pour la coentreprise constituée entre Boeing et Lockheed Martin, United Launch Alliance.

 

Un prix qui illustre le rayonnement de la politique spatiale française

"Ce prix international attribué à Jean-Yves Le Gall, président du Centre national d'études spatiales (CNES) et précédemment PDG d'Arianespace, récompense un parcours exceptionnel et une carrière internationale toute entière dédiée à l'espace", s'est réjoui la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, en charge des questions spatiales, Geneviève Fioraso. L'annonce de ce prix "illustre, une nouvelle fois, le rayonnement international de la politique spatiale française", a-t-elle souligné.

 

Une carrière entièrement consacrée à l'espace

Ingénieur de l'Ecole Supérieure d'Optique (1981) et Docteur-Ingénieur de l'Université de Paris-Sud (1983), Jean-Yves Le Gall débute en 1981 sa carrière comme chercheur au Laboratoire d'Astronomie Spatiale du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Puis, il rejoint la Direction Générale de l'Industrie en 1985. Affecté à la sous-direction Espace, il est plus particulièrement chargé des relations avec l'industrie spatiale. En 1988, conseiller technique auprès du ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Espace, il participe à l'élaboration des programmes du Centre National d'Etudes Spatiales (CNES) et de l'Agence spatiale européenne (ESA).

En 1993, il devient en 1993, directeur général de la société Novespace, puis directeur général adjoint du CNES en 1996. A ce titre, il est responsable de l'élaboration du plan stratégique et est délégué français au conseil de l'Agence spatiale européenne. Puis, il est nommé en 1998, PDG de la société euro-russe Starsem, chargée d'exploiter et de commercialiser le lanceur Soyuz. En 2001, il devient directeur général d'Arianespace et en 2007, PDG de la société. Enfin, Jean-Yves Le Gall est nommé le 3 avril 2013, président du CNES.

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 11:55
L’Onera récompensé par Claudie Haigneré et le CNES pour les premiers vols réussis du démonstrateur EOLE

Claudie Haigneré, présidente d’Universcience et Marie-Anne Claire, directrice adjointe de la Direction des Lanceurs du CNES remettent le prix à Jean Hermetz, chef du projet EOLE à l’Onera accompagné de Julie Gauvrit - Ledogar et Philippe Choy, ingénieurs Onera en conception et évaluation des performances des systèmes. - Photo Hervé Piraud

 

27.02.2014 ONERA

 

A l’occasion du 9ème séminaire Perseus les 6 et 7 février derniers à la Cité des Sciences et de l’Industrie, l’équipe Onera du Département Conception et évaluation des Performances des Systèmes ont reçu une mention spéciale pour la réussite des premiers essais en vol d’EOLE depuis l’aérodrome de Saint-Yan (71).

 

Focus sur Eole

Claudie Haigneré remettant le prix à Jean Hermetz - Photo Hervé Piraud

Claudie Haigneré remettant le prix à Jean Hermetz - Photo Hervé Piraud

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 11:50
Pourquoi le big bang de l'industrie spatiale française a fait pschitt

Airbus Group a failli à être le détonateur d'un big bang dans l'industrie spatiale

 

25/02/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

En 2013, Airbus Groupe (ex-EADS) voulait vendre ses activités de construction de satellites à Thales... pour acheter Eutelsat. Des discussions arrêtées à la fin de l'été 2013.

Cela aurait pu être le big bang de l'industrie spatiale française... mais il a fait finalement pschitt à la fin de l'été 2013. Au cœur de ce big bang, Airbus Group (ex-EADS), qui souhaitait vendre son activité de construction de satellites, jugée pas assez profitable et surtout évoluant dans un contexte commercial trop compliqué, pour se concentrer exclusivement dans les services en s'offrant Eutelsat, selon plusieurs sources concordantes. Au début de l'été, le directeur général délégué à la stratégie et au marketing d'Airbus Groupe, Marwan Lahoud, fait la tournée des cabinets ministériels concernés et de la direction générale de l'armement pour prendre la température sur ce projet, un serpent de mer qui ressort régulièrement depuis plus d'une décennie.

Marwan Lahoud ne rencontre ni veto, ni feu vert des autorités politiques - on décidera après avoir vu le dossier, est semble-t-il le mot d'ordre des cabinets ministériels consultés - tandis que la DGA, fidèle à sa stratégie de consolidation pour éviter le saupoudrage des budgets de R&T (Recherche et Technologies), est quant à elle plutôt favorable à un tel regroupement des forces. Cela renforce sa stratégie de Base industrielle et technologique de défense, la fameuse BITD.

Le projet remonte même à l'Elysée intéressé, qui demande à voir pour être convaincu. Seul le CNES préfère voir deux constructeurs européens s'affrontaient que de voir une concurrence frontale entre un groupe français face à un américain (Loral, Boeing...). En tout cas, le projet porté par Marwan Lahoud est encouragé. Un projet qui ne laisse pas insensible certains, à commencer le ministère de la Défense et l'Elysée, qui aimeraient s'approprier un grand projet industriel. Même si tout le monde reste à ce stade encore prudent.

 

Dissensions au cœur d'Airbus Group

Pour l'heure, Thales n'est pas dans la boucle mais des fuites vont évidemment mettre au parfum le groupe dirigé par Jean-Bernard Lévy... qui attend alors de rencontrer les dirigeants d'Airbus Group, notamment Tom Enders et Marwan Lahoud, pour en discuter. Au sein des cabinets, l'impatience grandit au coeur de l'été. A chaque rencontre avec les dirigeants de Thales, ils sont interrogés sur le déroulement du projet. "Alors, avez-vous rencontré Airbus Group ?". La réponse des responsables de Thales ne manque pas de surprendre : "non".

Car des dissensions sur cette opération au sein du haut management d'Airbus Group et les profondes restructurations à venir du groupe européen, notamment de ses activités spatiales, ont semble-t-il eu raison de ce changement de cap préconisé par certains au sein d'Airbus Group dans le spatial. Même si certains observateurs et acteurs concernés estiment que ce projet a été simplement mis en sommeil en attendant qu'Airbus Group digère la restructuration à la hache de ses activités spatiales exigée par Tom Enders.

 

François Auque en partie opposé

Le patron des activités spatiales (ex-Astrium), François Auque, est opposé en partie à cette opération. Il considère que la construction de satellites donne un avantage stratégique au groupe dans les services et la défense... Pas question donc de lâcher cette activité. En revanche, il n'est pas opposé à l'acquisition d'Eutelsat en vue de renforcer les activités de services, qui ont été développées et boostées par Eric Béranger et de mettre la main sur une société très, très lucrative. Mais si Airbus Group entre dans le capital d'Eutelsat, il est fort probable que les autres opérateurs concurrents ne fassent plus appel à Airbus Space Systems.

Une réflexion s'engage alors au sein du groupe. Une discussion animée à laquelle le tout nouveau président du conseil d'administration, Denis Ranque, participe aussi activement conformément à ses prérogatives. Il est opposé à la cohabitation dans le groupe entre Eutelsat et un constructeur de satellites et retoque le projet de François Auque. Finalement de vendeur, Airbus Group passe à une position d'acheteur des activités de satellites. Ce qui pourrait alors renforcer la profitabilité des activités de fabrication de satellites au sein du groupe et éviter une guerre des prix meurtrière pour les marges des deux constructeurs de satellites, estime-t-on au sein du groupe.

 

Eutelsat opposé à l'opération

Jean-Bernard Lévy rencontrera séparément en septembre Tom Enders et Marwan Lahoud, qui lui diront... qu'il n'y a pas de projet. "On touche à rien", expliquent-ils au PDG de Thales. Ce qui n'est pas tout à fait vrai. De toute façon, Thales Alenia Space, la filiale spatiale du groupe d'électronique, a rouvert une nouvelle fois ce dossier mais l'a rapidement refermé. Et Eutelsat ? Lui aussi mis dans la confidence à la suite de fuites, l'opérateur européen de satellites est vent debout contre cette opération. D'autant qu'il connait l'opposition de François Auque à lâcher la construction de satellites. Pas question pour lui de se lier les mains dans un groupe qui gèrerait une flotte de satellites et leur fabrication. "Ce sont deux métiers différents", explique-t-on au sein du groupe européen.

A minima, certains ont même poussé un échange d'actifs entre les deux groupes, à l'un les télécoms, à l'autre l'observation. "C'est un schéma qui ne tient pas la route", assurent plusieurs sources à La Tribune. Début 2013, le patron de TAS Jean-Loïc Galle avait proposé que "chacun se spécialise sur certaines briques", ou travaille sur des briques communes. "La France ne peut pas se permettre de disperser ses fonds entre deux sociétés qui font exactement la même chose", avait-il alors estimé. Le patron d'Astrium, François Auque, avait rapidement fermé la porte en début d'année 2013, une porte qui s'est pourtant rouverte l'été dernier... et pourquoi pas en 2014.

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 18:50
Athena-Fidus in the starting blocks

 

Cannes, February 4th, 2014 – Thales

 

The French-Italian dual broadband telecommunications satellite Athena-Fidus, will be launched shortly by Arianespace from the Guiana Space Center, Europe's spaceport in Kourou, French Guiana, using an Ariane 5 launch vehicle. Thales Alenia Space is the program prime contractor on behalf of the French and Italian space agencies, CNES and ASI, and the French and Italian defense ministries (procurement agency DGA for France and Segredifesa for Italy). Thales Alenia Space is in charge of the development, construction, testing and in-orbit delivery of the satellite. Telespazio, a joint venture of Finmeccanica (67%) and Thales (33%), supplies the ground mission system, as well as launch support services. Satellite positioning in orbit will be handled jointly by Telespazio from Fucino and by Thales Alenia Space from Cannes.

The Athena-Fidus program (Access on Theatres for European allied forces Nations-French Italian Dual Use Satellite) includes a geostationary satellite with EHF and Ka-band transponders and the ground control segment, located at a French military base. The satellite deploys the latest civil telecom standards, DVB-RCS and DVB-S2, to ensure optimum transmission capacity and service availability. It will provide data transmission services to the French and Italian defense ministries, as well as to these countries' security organizations (civil security, homeland security, police, firefighters, etc.). Built on a Spacebus 4000 platform, the satellite will weigh over 3,000 kg at launch and offers a design life exceeding 15 years.

"The launch of Athena-Fidus, followed at the end of the year by Sicral 2, is the culmination of the first concrete collaboration in Europe, between Italy and France, for a military and dual space telecom program," said Bertrand Maureau, Vice President for Telecommunications at Thales Alenia Space. "This new and highly innovative satellite will naturally pave the way for government broadband contracts. We hope that Thales Alenia Space will be able to offer its experience and expertise to other government customers, whether for its proven dual technology solutions, or to support the development of new partnerships."

 

About Thales Alenia Space

The European leader in satellite systems and a major player in orbital infrastructures, Thales Alenia Space is a joint venture between Thales (67%) and Finmeccanica (33%). Thales Alenia Space and Telespazio embody the two groups’ “Space Alliance”. Thales Alenia Space sets the global standard in solutions for space telecommunications, radar and optical Earth observation, defense and security, navigation and science. With consolidated revenues of 2.1 billion euros in 2012, Thales Alenia Space has 7,500 employees in France, Italy, Spain, Germany, Belgium and United States. www.thalesaleniaspace.com

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 17:55
Arianespace vise douze lancements en 2014

Arianespace, la société européenne de lancement de satellites, a annoncé le report de "quelques jours" de la mission VA 217.

 

06/01/2014 Michel Cabirol 

 

Le report du premier lancement de l'année d'Arianespace pourrait compliquer un peu plus l'objectif ambitieux de la société européenne de lancement de satellites de réaliser douze tirs en 2014.

 

L'année 2014 débute mal pour Arianespace. Premier lancement, premier report. La société européenne de lancement de satellites a annoncé ce lundi le report de "quelques jours" de la mission VA 217. Le 23 janvier, une Ariane ECA devait mettre en orbite le satellite de télécoms ABS-2 de l'opérateur Asia Broadcast Satellite et un satellite dual franco-italien de télécoms très haut débit, Athéna Fidus, pour le compte des ministères de la Défense français et italien.

 

Mais Arianespace et le CNES ont été contraints de changer un équipement sur le lanceur  Ariane 5 ECA. "Le changement d'un équipement sur le lanceur Ariane 5 ECA prévu pour le vol VA 217 s'est avéré nécessaire", a expliqué Arianespace dans un communiqué publié lundi. Selon nos informations, un obturateur mal fixé par Snecma (groupe Safran) sur le moteur Hm7B du lanceur a endommagé le divergent dans sa chute. Ce qui nécessite de changer cet équipement, celui-la même qui avait provoqué en décembre 2002 l'échec d'une Ariane 5 ECA. Le vol VA 217 pourrait être effectué le 5 février prochaine. Soit un report d'environ deux semaines.

 

Une tuile pour Arianespace ?

 

C'est un aléa dont se serait bien passé Arianespace, qui n'a procédé qu'à seulement quatre tirs d'Ariane 5 en 2013. Et le PDG d'Arianespace, Stéphane Israël, a de grandes ambitions en 2014. Son objectif est "de réaliser au moins un lancement par mois en moyenne", précise-t-il. Soit douze lancements en 2014. C'est ce qu'il va annoncer mardi lors de sa présentation des vœux à la presse.

 

Un objectif qui pourrait néanmoins se compliquer un peu plus d'emblée avec ce report. Certains observateurs estiment même qu'un objectif de dix lancements serait plus réaliste. Chez Arianespace, on affirme que ce report "limité à quelques jours" n'aura pas d'impact sur un objectif de douze lancements en 2014.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 12:50
Thales : le satellite Athena-Fidus est arrivé sur la base de lancement de Kourou

 

 

12.12.2013 (Boursier.com)

 

Thales annonce que le satellite dual franco-italien de télécommunication très haut débit est arrivé sur la base de lancement de Kourou, en Guyane française, le 9 décembre. Maître d'oeuvre du programme pour le compte des agences spatiales française (CNES) et italienne (ASI) et des ministères de la Défense français (Direction générale de l'armement) et italien (Segredifesa), Thales Alenia Space est responsable du développement, de la construction, des tests et de la livraison en orbite du satellite. Telespazio, la coentreprise détenue à 67% par Finmeccanica et à 33% par Thales, intervient sur ce projet au niveau de la mise en place du segment sol et à travers ses compétences services liées principalement au lancement et à la mise en orbite du satellite.

 

Le programme Athena-Fidus (Access on theatres for European allied forces nations-French Italian dual use satellite) comprend un satellite géostationnaire fonctionnant en bandes Ka et EHF ainsi que son segment sol de contrôle, basé sur un site militaire français. Le satellite fournira des capacités en particulier aux ministères de la Défense français et italien ainsi qu'aux acteurs institutionnels de la sécurité de ces pays (sécurité civile, sécurité intérieure : police, pompiers...).

 

D'une masse au lancement de plus de 3 tonnes, le satellite, basé sur une plate-forme Spacebus 4000, aura une durée de vie opérationnelle supérieure à 15 ans. Le lancement sera effectué par Arianespace, à bord du lanceur Ariane 5

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 11:55
Le drone eole, lanceur de nanosatellites

Quatre vols à basse altitude de 20 minutes ont été réalisés sur l’aérodrome de Saint-Yan (Saône-et-Loire).

 

28 novembre 2013 Par Patrick Désavie - L'Usine Nouvelle n° 3355

 

Codéveloppé par l’Office national d’études et de recherches aéronautiques et la société Design Aviation, le drone Eole a effectué avec succès ses premiers vols d’essais. Cet aéronef expérimental est destiné à étudier la faisabilité d’utiliser un engin aéroporté automatisé et réutilisable pour mettre en orbite des nanosatellites. Leur lancement est couplé avec celui des satellites de grande taille. En grande partie financé par le Cnes, le projet vise à développer une solution alternative à moindre coût, offrant plus de réactivité.

 

Construit à échelle réduite, le démonstrateur est propulsé par deux turboréacteurs de 40 kg de poussée chacun et peut emporter 50 kg de charge utile jusqu’à une altitude de 6 000 mètres. Quatre vols à basse altitude de 20 minutes ont été réalisés sur l’aérodrome de Saint-Yan (Saône-et-Loire). Ces essais interviennent après quatre ans de recherche sur le principe du lancement aéroporté suivis de quatre autres années de développement du démonstrateur. D’autres campagnes d’essais sont prévues pour valider le comportement en vol et les systèmes de pilotage-guidage. Elles s’achèveront par le largage d’une fusée. 

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 12:55
Premiers vols d’Eole, démonstrateur d’un aéronef automatisé et réutilisable pour mettre en orbite des nano-satellites

 

14.11.2013 - ONERA

 

Avec les premiers vols d’essais du démonstrateur Eole en octobre dernier, une étape cruciale dans le développement du démonstrateur vient d’être franchie. Principalement financé par la Direction des Lanceurs (DLA) du CNES, Eole a été co-développé par l’Onera, maître d’œuvre, et Aviation Design. Cet aéronef expérimental vise à étudier la faisabilité de remplacer le premier étage d’un lanceur classique par un engin aéroporté automatisé et réutilisable. L’objectif est de prouver l’intérêt technologique de ce concept innovant de lancement pour mettre en orbite des nano-satellites avec une grande réactivité et surtout un coût attractif.

 

Aujourd’hui, le lancement des nano-satellites est couplé à celui des satellites de grande taille. Les nano-satellites sont donc des passagers secondaires. Dans l’optique d'étudier des solutions de lancement dédiées, le démonstrateur Eole à échelle réduite a été conçu.

Eole est un aéronef expérimental de 6,7 mètres à échelle réduite (1/4), télé-opéré, représentatif d’un futur système opérationnel de lancement spatial. Quatre vols d’une durée moyenne de 20 minutes chacun à basse vitesse, avec ou sans fusée expérimentale, ont été réalisés en octobre dernier depuis l’aérodrome de Saint-Yan (71). Ils ont permis de vérifier les bonnes performances d’Eole.
Cette étape cruciale a été franchie après quatre années de recherche sur le principe du lancement aéroporté (2005-2009) suivies de quatre autres années pour développer le démonstrateur Eole (2009-2013). Celui-ci connaîtra courant 2014 d’autres campagnes d’essais, qui permettront de valider son comportement sur l’ensemble de son domaine de vol et les systèmes de pilotage-guidage requis pour les futurs vols automatiques. Ces essais se concluront par le largage d’une fusée expérimentale.

Le développement d’Eole est le fruit d’une collaboration entre la Direction des Lanceurs du CNES, l’Onera et Aviation Design. Eole est principalement financé par la Direction des Lanceurs du CNES, avec une participation de l’Onera.
Le CNES a inscrit le développement d’Eole dans le cadre du projet Perseus (Projet Etudiant de Recherche Spatiale Européenne Universitaire et Scientifique), associant aux principaux acteurs du projet, l'Onera et Aviation Design, des étudiants de l'Ecole d’Ingénieurs de l’Air et l’Espace (IPSA), de l'Université d'Evry Val d'Essonne (UEVE), de l’Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace (ISAE) et de l’Ecole Nationale Supérieure d'Arts et Métiers Paris Tech (ENSAM). Ainsi, l’IPSA a conçu la fusée expérimentale, l’UEVE le dispositif assurant son portage et son largage et l’ISAE a réalisé des essais de flexion sur la voilure.
L'Onera est le maître d’œuvre et développeur du projet. Le centre français de recherche en aéronautique, spatiale et défense a notamment défini l’aérodynamique d’Eole et sa structure, vérifié sa stabilité aéroélastique et déterminé ses performances en vol. Il a également établi les lois de pilotage-guidage et analysé les cas de pannes potentielles pour déterminer les procédures de sécurité.
Aviation Design, PME française spécialisée dans les démonstrateurs en vol, a assuré le design, la conception mécanique du démonstrateur, la fabrication de l’appareil et de tous ses équipements sol et bord, l’intégration d’ensemble et les tests associés. Elle est maintenant en charge, avec l’Onera, des prochaines campagnes d’essai en vol.
Le CNES qui a validé l'ensemble des développements assure les exigences de sauvegarde requises par les sites d'essais.

Depuis 2012, Eole fait l'objet d'un Brevet France commun aux trois partenaires.

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 08:55
photo ONERA

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13.11.2013 ONERA.fr

 

Eole est un aéronef expérimental à échelle réduite (1/4), télé-opéré, représentatif d’un futur système opérationnel de lancement spatial.

 

Il vise à étudier la faisabilité de remplacer le premier étage d’un lanceur traditionnel par un engin aéroporté automatisé et réutilisable. Objectif : prouver l’intérêt technologique de ce concept innovant de lancement pour mettre en orbite des nano-satellites à moindre prix avec une grande réactivité.

 

Quatre vols d’une durée moyenne de 20 minutes chacun à basse vitesse, avec ou sans fusée expérimentale, ont été réalisés, après obtention d’un laissez-passer de la Direction Générale de l’Aviation Civile, depuis l’aérodrome de Saint-Yan (71). Ils ont permis de tester les performances d’Eole dans plusieurs domaines de vol comme son comportement au décollage et à l’atterrissage.

 

Quelques données techniques sur Eole :

    Envergure : 6.7 m

    Masse au décollage : 155 kg (max 200 kg dont 50kg de charge utile)

    2 turboréacteurs de 40 daN de poussée chacun

    Altitude :  6000 m

    Vitesse maximale : 400 km/h (Mach 0,33)

    Autonomie : 45 min à 1 h selon la mission

    Structure 100% composite

 

Le développement d’Eole est le fruit d’une collaboration entre l’Onera, la Direction des Lanceurs du CNES, et la PME Aviation Design, dans le cadre du projet étudiant Perseus.

 

L'Onera est le maître d’œuvre et développeur du projet. Le centre français de recherche en aéronautique, spatiale et défense a notamment défini l’aérodynamique d’Eole, dimensionné sa structure, vérifié sa stabilité aéroélastique et déterminé son comportement dynamique et ses performances en vol. Il a également établi les lois de pilotage-guidage sur l'ensemble du domaine de vol, et analysé les cas de pannes pour déterminer les procédures de sécurité/sauvegarde.

 

D’autres campagnes d’essais sont programmées courant 2014. Elles permettront de valider le comportement d’Eole sur l’ensemble de son domaine de vol et les systèmes de pilotage-guidage requis pour les futurs vols automatiques.

 

Ces essais se concluront par le largage d’une fusée expérimentale.

 

Eole : un avion pour mettre en orbite des petits satellites. Avec Jean Hermetz, chef de projet Eole

photos ONERA
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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 13:50
Le satellite de télécoms militaires Skynet 5

Le satellite de télécoms militaires Skynet 5

Les quinze pays possédant une industrie spatiale se partageront plus de 90 % du marché des satellites gouvernementaux (en valeur)

 

04/11/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Selon une étude du cabinet Euroconsult, 1.150 satellites seront mis sur orbite de 2013 à 2022, contre 810 au cours de la décennie écoulée. Les deux tiers le seront pour le compte des gouvernements.

 

Quelque 1.150 satellites seront lancés de 2013 à 2022, contre 810 au cours de la décennie écoulée (2003-2012), les deux tiers pour le compte des gouvernements, selon une étude du cabinet Euroconsult publiée lundi. Les lancements seront les plus nombreux en début de période - 140 par an de 2015 à 2017 - avec le lancement de constellations en orbite basse (type Galileo le système européen concurrent du GPS), indique l'étude de marché de ces consultants spécialisés dans l'espace. Le rythme des lancements devrait revenir ensuite autour de 100 par an.

 

Les revenus des fabricants et des opérateurs de lanceurs sont estimés à 236 milliards de dollars sur la décennie, progressant légèrement moins vite que le nombre des satellites (26 % contre 30 %). En effet, beaucoup de petits satellites, moins chers à développer et à lancer, sont en commande, explique Euroconsult. Ceci devrait faire les affaires de la société de lancement  Arianespace, comme l'avait expliqué en septembre à "La Tribune" la ministre en charge de l'espace, Geneviève Fioraso : "aujourd'hui, Arianespace, bien que numéro 1 mondial, rate des opportunités de business. Pourquoi ? Par manque de petits satellites pour réaliser les lancements doubles d'Ariane 5".

 

Deux tiers des satellites commandés par des Etats

 

Les gouvernements commanderont les deux tiers des satellites. Les quinze pays possédant une industrie spatiale se partageront plus de 90 % du marché des satellites gouvernementaux (en valeur). Mais la trentaine de pays émergents qui se dotent progressivement de satellites de communication et d'observation de la terre, à l'image récemment des Emirats Arabes Unis, qui a acheté deux satellites espion, représenteront un marché d'un milliard de dollars par an, prévoit l'étude.

 

Selon la directrice du cabinet spécialisé Euroconsult, Rachel Villain,

 

    "de plus en plus de gouvernements sont en train d'acquérir des systèmes de satellites de télécoms et d'observation de la Terre (EO) pour soutenir le développement socio-économique dans leur pays et pour vendre des services satellites à l'étranger".

 

Dans le secteur spatial commercial, les trois quarts des commandes de satellites vident le remplacement des satellites vieillissant en orbite géostationnaire. Cependant, le nombre de satellites en orbite basse ou moyenne va tripler pour passer à 150 sur dix ans, essentiellement pour les télécommunications, selon Euroconsult.

 

Et les satellites à propulsion électrique

 

    Le cabinet relève que seuls quatre des 65 satellites commerciaux de télécoms destinés à l'orbite géostationnaire actuellement en construction sont à propulsion tout électrique. "Cependant, la propulsion électrique pourrait changer la donne pour les satellites géostationnaires au cours de la décennie en devenant plus rentable grâce à de nouveaux lanceurs, de nouvelles technologies et faisant ses preuves plus longtemps", estime Euroconsult.

 

S'agissant de la propulsion électrique pour les satellites, les deux constructeurs français - Astrium et Thales Alenia Space - ont pris du retard, sur Boeing notamment. Le nouveau satellite 702SP de Boeing, le premier satellite commercial de télécommunications à propulsion uniquement électrique, doit être lancé en 2014, par le futur lanceur de la société américaine SpaceX, créée par le milliardaire Elon Musk. En septembre, la France a décidé de donner un coup du pouce aux deux constructeurs tricolores pour rattraper leur retard face à la concurrence américaine en leur débloquant 25 millions d'euros dans le cadre du programme d'investissements pour l'avenir 2 (PIA 2).

 

"Ariane 6 des satellites"

 

Aussitôt arrivé à la tête du CNES, Jean-Yves Le Gall avait également appelé à un effort dans ce domaine. "Il faut à présent faire la même chose (Ariane 6, ndlr) pour les satellites", avait-il expliqué en mai dernier dans une  interview accordée au magazine interne du CNES, CNESMag. Soit une "Ariane 6 des satellites".

 

Pourquoi ? Le nouveau président du CNES était "frappé de constater que, alors que toutes les prévisions indiquaient que la concurrence viendrait des pays émergents, on se rend compte aujourd'hui qu'elle vient des Etats-Unis", qui a investi "massivement pour aider ses industriels à développer des plates-formes à propulsion électrique, qui sont en train de s'imposer sur le marché". Et de conclure sur ce sujet : "nous ne pouvons rester sans réagir".

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 07:55
La maquette du démonstrateur du lanceur aéroporté Eole monté dans la veine de la soufflerie L2 du centre de Lille

La maquette du démonstrateur du lanceur aéroporté Eole monté dans la veine de la soufflerie L2 du centre de Lille

08.10.2013 ONERA

 

Le démonstrateur aéroporté Eole, dont le développement est coordonné par l'Onera, s'inscrit dans le programme étudiant Perseus, dont le Cnes est maître d'ouvrage.

Les essais en soufflerie menés au centre Onera de Lille dans L2 permettront de définir l'ensemble des caractéristiques aérodynamiques, statiques et dynamiques du démonstrateur, en vue de la préparation des lois de pilotage et de commande ainsi que de l'évaluation de ses performances. Ce projet de réalisation d'un démonstrateur volant, dont la fabrication puis la mise en oeuvre finale sont confiées à Aviation Design [adjets.com], débouchera sur un système expérimental opérationnel mi 2013.

Le projet Eole est issu de travaux menés avec le Cnes depuis plusieurs années. Son principe est celui du lancement aéroporté. L'idée générale est d'emmener à l'aide d'un avion ou d'un appareil automatique semblable à un avion une fusée jusqu'à une certaine altitude pour mise à feu. On remplace ainsi le premier étage du lanceur "classique" par un véhicule qui est réutilisable pour d'autres lancements.

Ce type de lancement vise le marché de la mise en orbite de nano-satellites, c'est à dire des satellites dont la masse est comprise entre quelques kilogrammes et quelques dizaines de kilogrammes. La fusée correspondant à ce besoin atteindrait une masse de 4 tonnes et le véhicule porteur aurait alors nécessairement une envergure comparable à celle d'un d'un Falcon voire A320, par exemple (l'envergure du démonstrateur n'est que de 6,7 m ).

Traditionnellement, ces satellites sont mis en passagers de satellites commerciaux classiques sur des lanceurs conventionnels (type Ariane 5). Inconvénient : la trajectoire n'est pas optimale pour le petit système. Les créneaux de lancement ne sont pas non plus choisis. L'avantage d'un système dédié au lancement de ces nano-satellites est de permettre plus d'efficacité et de performance et réagir promptement à des évènements comme des catastrophes humanitaires (mise en place de systèmes d'observation ou de relais de communication dédiés).

L'objectif de l'Onera est de réaliser un démonstrateur volant (6,7 m d'envergure) instrumenté et disposant de capacités de représentativité dynamique. Ce sera un banc d'essai capable d'emmener des maquettes de fusée et de les larguer, principalement pour comprendre les interactions entre les deux véhicules au moment du largage, mais aussi pour prédire le comportement et les qualités de vol, en complément des calculs et essais en soufflerie...

Le démonstrateur Eole a fait l'objet d'un dépôt de brevet, commun à Aviation Design, Cnes et Onera.

L'équipe Onera responsable de l'étude est composée de Jean Hermetz [Jean.Hermetz\AT\onera.fr] et Julie Ledogar [Julie.Ledogar\AT\onera.fr]. Ce projet est supervisé au Cnes par Jean Oswald [Jean.Oswald\AT\cnes.fr].

 

Simulation numérique deé écoulements autour d'Eole
Simulation numérique deé écoulements autour d'Eole

 

Discussion technique autour de la maquette d'Eole à l'échelle 1:2 dans la veine de L2
Discussion technique autour de la maquette d'Eole à l'échelle 1:2 dans la veine de L2

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 11:55
Le CNES et le GIFAS co-président le Comité de Pilotage du COSPACE

5 septembre 2013 Aerobuzz.fr

 

Le Comité de Concertation Etat Industrie sur l’Espace (COSPACE) a été officiellement lancé hier mercredi 4 septembre par Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, en charge de l’Espace. La finalité du COSPACE est de permettre à la France de conserver sa position de leader européen en matière d’espace.

 

Le Comité de Pilotage du COSPACE, co-présidé par Jean-Yves Le Gall, président du CNES et Jean-Loïc Galle, président de la Commission Espace du GIFAS et président-directeur général de Thales Alenia Space, regroupe les représentants du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, du Ministère de la Défense, du Ministère des Affaires étrangères, du Ministère de l’Economie et des Finances, du Ministère du Redressement productif et du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Eutelsat, Arianespace, l’ONERA et le Comité des Programmes Scientifiques du CNES ainsi que les industriels, Astrium, Thales Alenia Space, Safran, Sodern, Sofradrir, Axon’cable et Megellium.

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 11:35
GSat-7 military satellite source CSG CNES

GSat-7 military satellite source CSG CNES

28 August 2013 naval-technology.com

 

The Indian Space Research Organisation (ISRO) will launch its first 2.5t military satellite called GSat-7 on 30 August 2013, to improve communication network among Indian navy vessels.

 

On the condition of anonymity, officials said it is the space agency's first dedicated military satellite, even though officially ISRO has called GSat-7 a communication satellite.

 

The Times of India quotes an official as saying that "this is the first time we are launching a satellite with a specifically military role."

 

The satellite, which will be positioned at 74oE, will be launched on the Ariane Flight VA215 from the European spaceport near Kourou in French Guiana.

 

According to ISRO, GSAT-7 is a multi-band satellite carrying payloads in UHF, S-band, C-band and Ku-band and employs 2,000kg class bus (I-2K) platform with a power handling capability of around 3,000W and lift-off mass of 2,550kg.

 

After the launch of GSat-7, India is also planning to launch one satellite each for the air force and the army.

 

Earlier, the Indian space agency allotted a space on its satellite's transponder for classified communication for the armed forces, however, GSat-7 is designed specifically to cater the communication needs of navy.

 

In October 2001, ISRO had launched its Technology Experiment Satellite aimed for spying purposes.

 

French space transportation firm Arianespace has launched 16 Indian satellites so far.

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