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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 20:55
Le sergent Antoine, cadet de la mission Atlas - photo Armée de l'Air

Le sergent Antoine, cadet de la mission Atlas - photo Armée de l'Air

 

06/03/2015 Cne Karim Djemaï – Armée de l’Air

 

À 21 ans, le sergent Antoine, alias « Tonio », est le plus jeune participant à la mission menée par l’A400M Atlas autour du monde. Du 19 février au 6 mars 2015, Tonio a, en tant que mécanicien « vecteur », contribué à la mise en œuvre et à la maintenance de l’avion de transport de l’armée de l’air. Rencontre tonifiante entre deux fuseaux horaires.

 

Comment ce tour du monde à bord de l’Atlas s’est-il passé pour vous ?

Sergent Antoine L. : C’est ma toute première mission à l’étranger et j’ai eu la chance d’avoir été choisi pour effectuer ce périple. Du coup, je me suis donné à fond ! Durant ce tour du monde, nous avons enchaîné les pays à un rythme soutenu. À chaque étape, notamment pendant le salon aéronautique d’Avalon en Australie, nous avons reçu un accueil exceptionnel. Partout, les gens se sont pressés pour voir l’avion de près et nous poser toutes sortes de questions. En à peine quinze jours de mission, j’ai énormément appris. Aujourd’hui, j’ai gagné en assurance et mes compétences se sont étoffées. En termes de maintenance, l’appareil s’est extrêmement bien comporté.

 

Quel était votre rôle durant la mission ?

En tant que mécanicien « vecteur » j’interviens sur l’ensemble de l’appareil : circuits hydrauliques, moteurs, freins, train d’atterrissage... Je participe aussi aux opérations de servicing (remise en œuvre de l’appareil) : faire les niveaux et les pleins de carburant, brancher un groupe de démarrage, mettre les cales et les sécurités…  N’étant pas encore titulaire de toutes les qualifications, je devais assister mon chef d’équipe. L’appareil disposait d’un ensemble de pièces de rechange (roues, protections des capots de moteurs, bougies…) pour pallier les différents cas de figures.

 

Depuis quand opèrez-vous sur A400M ?

Lorsque je suis arrivé sur la base aérienne 123 d’Orléans, j’ai dû attendre l’arrivée des premiers Atlas. Je me suis donc « fait la main » sur Transall. Pendant 18 mois, j’ai été affecté à l’atelier moteur de l’escadron de soutien technique aéronautique (ESTA) 2E/061 « Loiret ». J’étais chargé de remettre en état les hélices de C160. De juin à septembre 2014, j’ai suivi la formation sur A400M, chez l’industriel à Séville en Espagne. C’était très exigeant. En quelques semaines, il a fallu assimiler le fonctionnement général des systèmes de l’appareil. Cela représente une documentation d’environ 12 000 pages ! En plus, pour corser le tout, la totalité des cours se déroulaient en anglais !

 

Comment avez-vous choisi de devenir « mécanicien vecteur » ?

J’ai toujours été attiré par l’aéronautique. Tout gosse déjà, mon père m’emmenait sur les meetings aériens. J’ai très vite attrapé le « virus ». Je me suis engagé en 2009 comme arpète sur la base aérienne 722 de Saintes. J’avais alors 16 ans. J’ai décroché un BAC STI avec mention bien. Jamais je n’aurais obtenu de tels résultats dans un lycée classique. À Saintes, la préparation est excellente. Chez les arpètes, l’esprit de cohésion est très fort. On forme un groupe soudé. On prend beaucoup de plaisir à se revoir, que ce soit en France ou partout ailleurs dans le monde. En tant que mécanicien vecteur, je voulais travailler sur un gros avion, fait pour le transport aérien. J’adhère totalement à l’état d’esprit qui règne dans le transport. On constitue une communauté unie. En tant que dernier arrivé, je dois m’imprégner des traditions. Pendant ce tour du monde, je devais par exemple m’occuper de la mascotte de l’atelier. Elle est revenue en métropole avec pleins de souvenirs, qui pourront ensuite être partagés avec l’ensemble de l’unité !

 

Mission Atlas : le sergent Antoine, mécanicien - photo Armée de l'Air

Mission Atlas : le sergent Antoine, mécanicien - photo Armée de l'Air

Des mécaniciens autour du monde

Pour effectuer son premier tour du monde, l’A400M Atlas a embarqué pas moins de huit mécaniciens afin de pouvoir assurer un dépannage, en toute autonomie, à des milliers de kilomètres de la métropole. De nombreuses spécialités étaient représentées : un officier mécanicien, un chef de piste, un mécanicien « cellule », un technicien en télécommunications, ainsi que deux mécaniciens « vecteur » et deux mécaniciens « avionique ». Ces deux dernières spécialités sont aussi respectivement appelées « B1 » et « B2 ». La lettre B correspond au niveau de licence de navigabilité délivré, en accord avec la réglementation civile.

Le tour du monde de l’Atlas à travers les yeux du sergent Antoine

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