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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 10:30
photo Thomas Goisque

photo Thomas Goisque

 

www.thomasgoisque-photo.com

 

Depuis plus de deux ans, les hommes du C.O.S (Commandement des Opérations Spéciales) sont déployés au Levant et mènent, en toute discrétion, des opérations contre l’Etat islamisque.
Au nord de l’Irak, ils ont joué un rôle majeur auprès des combattants kurdes dans les batailles de Mossoul et de Kirkouk. Issus des trois armes Terre-Air-Mer, ces commandos de l’ombre nous ont ouvert leurs portes en opération contre les fous d’Allah.


Accéder directement au reportage

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 12:40
photo SDBR

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20.12.2016 par Alain Establier - « SECURITY DEFENSE Business Review » n°162

 

SDBR: Comment va la Russie aujourd’hui?

Gaël-Georges Moullec * : Il n’y a plus d’ascenseur social dans la Russie d’aujourd’hui, ce qui est un problème moins connu, mais aussi important à terme que les problèmes démographiques ou économiques. Le système est bloqué par des élites qui placent leurs familiers aux postes de responsabilités, écartant ainsi ceux qui pourraient y accéder par le mérite et par leurs capacités. Au temps de Gorbatchev, le peuple a accepté la désintégration du pays car il y avait l’espoir dans l’avenir, la possibilité de se déplacer enfin à l’Etranger ; sous Eltsine, la dégradation économique s’accompagnait pour certains d’une ascension sociale basée sur des privatisations discutables. Aujourd’hui, il y a un danger de « brejnevisation » avec des gens installés aux commandes depuis trop longtemps, ainsi 1% de la population dispose de 70% de la richesse nationale. A cela, il faut ajouter la question de l’avenir de Vladimir Poutine, que certains posent depuis l’été 2016, et l’interrogation sur une éventuelle interruption de son 3ème mandat, sous le prétexte d’une santé défaillante, mais en réalité pour devancer une situation économique qui pourrait devenir catastrophique et recourir par anticipation à des élections présidentielles encore gagnables par un « héritier » désigné d’avance. On observe ainsi la nomination récente, à des postes de gouverneur, d’anciens haut-fonctionnaires des services de renseignement ou des forces spéciales qui pourraient parfaitement tenir, si nécessaire, ce rôle d’héritier.

 

Indépendamment du pétrole et des sanctions internationales, y a t-il une autre cause à la situation économique du pays ?

Il y a quatre causes en fait : des investissements qui n’ont pas été faits en temps utile, une corruption perdurant qui réduit d’autant le montant des investissements d’Etat, la baisse du prix du pétrole et les sanctions occidentales, touchant principalement et individuellement les proches de Poutine. Les sanctions technologiques existaient déjà du temps des Soviétiques et n’avaient pas été réellement levées depuis 1991. Par contre, aujourd’hui les contre-sanctions russes peuvent avoir un effet bénéfique pour le pays, en l’obligeant à redevenir le grand pays agricole qu’il était avant 1917. Cependant, n’oublions pas qu’une certaine caste russe s’enrichit des exportations de pétrole et de gaz et des importations agricoles et industrielles ; elle n’a donc rien à gagner à la relocalisation d’une partie de l’économie et pourrait voir d’un mauvais œil certaines prises de position extérieures offensives (Crimée, Donetsk, Syrie, missiles « Iskander » à Kaliningrad) du Président Poutine.

 

Pourquoi le Président Poutine prend-il ce risque ?

Le président Poutine a deux cerveaux : celui de l’ancien du FSB, patriote, qui a grandi à Leningrad, « berceau de trois révolutions », et celui d’une personne qui a fait son chemin en accumulant une richesse personnelle d’un montant aussi impressionnant que flou. Selon le cerveau qu’il utilise, il prend des décisions dans l’un ou l’autre sens. L’erreur de l’Occident est de ne pas avoir perçu cela et d’avoir transformé une personne qui suivait initialement, comme héritier direct d’Eltsine, son intérêt financier en un patriote capable de mettre entre parenthèse ces mêmes intérêts comme prix du retour de la Russie sur la scène internationale.

 

Pensez-vous que le rattachement de la Crimée à la Russie ait été un acte irréfléchi du président Poutine ?

Il n’avait certainement pas prévu l’ampleur des sanctions personnelles prises par les Européens et les Américains à l’égard d’une centaine de dirigeants russes. A part cela il faut savoir que la Crimée, pour les Russes, c’est un peu l’Alsace-Lorraine pour les Français… La Crimée a été perdue deux fois : une fois contre les Français et les Anglais durant la guerre de Crimée (1853-1856), une fois contre les Allemands durant la grande guerre patriotique (1941-1945). La possibilité que l’OTAN ait pu envisager d’y implanter une base, grâce au retournement de l’Ukraine en 2014, a été le déclencheur de la réaction russe. De plus, les Européens ont complètement occulté le soutien populaire local à l’initiative du président Poutine : sur les 24.000 militaires ukrainiens présents en Crimée en 2014, 18.000 ont choisi de rester, de prendre la nationalité russe et d’opter pour leur intégration dans les forces armées russes. On peut juger à cette aune de leur attachement à l’Ukraine !

 

Pourquoi la Russie s’est-elle engagée auprès de Bashar al-Assad en Syrie ?

En matière de politique étrangère il n’y a pas d’ami ou d’ennemi, il y a des alliances de circonstances. Le président Poutine a le sentiment d’avoir été floué sur l’affaire libyenne en 2011, qui avait donné lieu à un conflit ouvert entre Vladimir Poutine, alors Premier Ministre, et Dimitri Medvedev, alors Président. Ensuite, le terrorisme islamique s’est largement exprimé en Russie par de multiples attentats sanglants et le terrain syrien a donné un espace de formation idéal pour des islamistes russes et de l’ex-URSS appelés à porter ensuite la menace sur le territoire russe, où vivent depuis toujours des Musulmans (15%) ou en Asie centrale. Enfin, la volonté américaine d’utiliser la Syrie, après une victoire de la « démocratie » dans la guerre civile, pour le transit du gaz et du pétrole en provenance d’Arabie Saoudite et de la péninsule arabe était une concurrence directe pour la production russe à destination de l’Europe. Si l’on ajoute la possibilité de bénéficier de facilités militaires portuaires ou aériennes, voila les vraies bonnes raisons de l’engagement russe aux cotés de Bachar el-Assad.

 

Est-ce que le changement de majorité à la Maison Blanche peut changer la position américaine vis à vis de la Russie ?

Ce qui va changer, c’est l’abandon de la position idéologique des Américains face aux Russes : « Le Bien » contre « l’Empire du Mal ». Par contre, le retour aux investissements publics faits sur le territoire des Etats-Unis va permettre la recherche de l’autonomie énergétique des Américains, entrainant de fait la chute des cours du pétrole et donc des difficultés accrues pour la Russie. Les Russes, pour se sortir de ce retournement de situation, devront sans doute investir dans les infrastructures lourdes (autoroutes, chemins de fer à grande vitesse, hubs aériens), dans les vraies technologies hi-Tech, et pas les nanotechnologies « à la Tchoubaïs » et parvenir à une réelle conversion, permettant au secteur civil de bénéficier des avancées technologies issues de la recherche militaire. Ce qu’on observe actuellement des arrestations de responsables (tel le ministre de l’Economie Alexeï Oulioukaïev accusé de corruption et arrêté le 15/11/16) tient dans une expression russe « Tout pour les miens, pour les autres juste la Loi ! ». Ce n’est pas l’abolition de la corruption, c’est plutôt la régulation de la corruption, voir son utilisation à des fins politiques. Pour autant, il est possible pour les entreprises occidentales de travailler en Russie avec des responsables raisonnables, voir honnêtes.

 

Quelle solution politique serait envisageable en Syrie ?

mieux, pour la Russie, nous pouvons imaginer la pérennité du régime syrien et la réintégration de Bachar el-Assad au concert des nations : n’oublions pas qu’il avait été invité à Paris aux fêtes du 14 juillet 2008, comme Kadhafi l’avait été en grande pompe en 2007 ! Le raisonnable pour la Russie serait une solution politique, négociée et agréée par la nouvelle administration américaine, permettant à moyen-terme le renouveau de la Syrie et garantissant les intérêts de la Russie. La plus mauvaise solution pour les Russes serait issue d’un atermoiement de leur part, qui entrainerait une négation des leurs intérêts dans la région par l’Occident : si le président Poutine est toujours au pouvoir, il pourrait y avoir de fortes réactions, si ce n’est plus lui, mais un dirigeant comme Medvedev, il ne se passerait rien...

 

Que dire de la puissance militaire russe ?

La prise de conscience que la Russie est de retour date du 10 février 2007, lorsque le président Poutine prononce son discours à la Conférence de Munich sur la sécurité**. En 2008, lors des événements d’Ossétie du Sud, les Russes avaient compris que leur outil militaire n’était plus adapté, même à une intervention locale, d’où l’injection de sommes immenses pour la modernisation de l’appareil militaire jusqu’en 2020. Le ministre russe de la Défense depuis 2012, Sergeï Choïgou, a une approche pragmatique permettant d’optimiser les sommes investies avec une déperdition minimum. La Russie investit des sommes importantes dans l’armement, mais comparativement relativement faibles au plan mondial (une trentaine de milliards par an), se cantonant souvent dans la production de matériels modernisés, sous-entendu « rétrofité ». Initialement, les stratèges occidentaux s’accordaient à dire que « tout cela n’est que de la quincaillerie », le seul vrai équipement moderne de l’armée russe étant le char T-14 « Armata ». Par contre, au niveau régional, cet armement modernisé place la Russie au rang de superpuissance : en Europe de l’Est, au Moyen-Orient, en Asie Centrale. L’ensemble donne donc à la Russie une place non négligeable, même si elle est encore très loin d’atteindre les capacités globales des Etats-Unis et donc de l’OTAN.

 

Que conseilleriez-vous au prochain responsable de la diplomatie de la France ?

Il faut éviter de donner des leçons aux Russes, travailler ensemble et rester vigilant car ils sont, certes inconstants, mais dans une certaine constance qui veut refaire de la Russie une puissance globale. N’oublions pas qu’ils ont su survivre aux Mongols, à Napoléon, à Hitler et, plus encore, à leurs propres dirigeants… En regardant simplement la carte, on comprend vite qu’il convient, non pas de collaborer avec la Russie, le terme serait impropre, mais d’interagir activement avec elle, tout en défendant âprement nos intérêts biens compris.

 

 

* Gaël-Georges Moullec a publié notamment Rapports secrets soviétiques. La société russe dans les documents confidentiels (1921-1991), Gallimard, 1994. Le KGB dans les Pays Baltes, Belin 2005. Dimitrov, journal 1933-1949, Belin, 2006 et Pour une Europe de l'Atlantique à l'Oural : Les relations franco-soviétiques 1956-1974, paru en russe en 2015 et en français en janvier 2016, https://leseditionsdeparis.com

 

** discours intégral : http://www.alterinfo.net/Discours-de-Vladimir-Poutine-prononce-le-10-fevrier-a-la-Conference-de-Munich-sur-la-securite-texte-integral_a6513.html

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 12:30
Chammal : les artilleurs appuient les forces irakiennes


10 nov. 2016 Ministère de la Défense

Opération Chammal : les artilleurs de la Task Force Wagram appuient les forces irakiennes et participent à la sécurisation des zones conquises aux alentours de Mossoul.

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 08:30
Au cœur de la coalition, la Task Force Wagram (artillerie) appuie les forces irakiennes

 

31 oct. 2016 https://www.youtube.com/watch?v=uSGf1d_AYsI
 

La Task Force Wagram (artillerie) assure différentes missions pour appuyer les forces irakiennes.

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 10:55
The Tirpitz in Kåfjord/Altafjord photographed by a British Mosquito on 12 July 1944.

The Tirpitz in Kåfjord/Altafjord photographed by a British Mosquito on 12 July 1944.


22.09.2016 source SHD

 

22 septembre 302 : martyre de Saint-Maurice (Valais – Suisse actuelle). Saint-Maurice d'Agaune est le patron de l'infanterie française, suisse et américaine. Officier général de la légion thébaine, Saint Maurice est exécuté pour avoir refusé de sacrifier aux dieux romains. Ses hommes (6600 !) refusant de se désolidariser de leur chef, sont tous décapités. L’école de l’infanterie est située à Draguignan sur le site des Ecoles militaires de Draguignan (EMD). Lire  Saint Maurice ou l’obéissance d’Henry Ghéon.

 

22 septembre 1694 : tentative de bombardement de Dunkerque. Jean Bart, défenseur de la ville, oblige l’escadre anglo-hollandaise de l’amiral Schovell à se retirer avant qu’elle ne puisse commencer sa canonnade. Jean Bart à l’aide de chaloupes se porte à la rencontre des brulots et machines infernales que l’assaillant envoi contre les forts protégeant l’entrée du port et parvient à les dérouter ou faire exploser.

 

22 septembre 1822 : exécution capitale de 4 sergents (Paris). Le régime monarchique restauré depuis 1815, s'inquiète des différents complots qui naissent un peu partout en France pour l'abattre. Aussi, lorsque 4 sergents du 45ème RI sont arrêtés parce qu’ils sont reconnus comme bonapartistes et ont fondé une « vente » de carbonari (loge secrète de la Charbonnerie ) dans leur unité, le verdict rendu par le tribunal est extrêmement sévère. Guillotinés en place de grève, ils deviennent des martyrs de la cause républicaine tant leur sort semble injuste à la population. Les sergents, tout en n'ayant commis aucun acte illégal, refusent de révéler les noms de leurs chefs.

 

22 septembre 1914 : mort d’Alain Fournier (Bois de Saint Rémy). Dans le secteur de la tranchée de Calonne, le lieutenant de réserve Henri Alban Fournier meurt au combat à 27 ans. Auteur du classique et inoubliable le grand Meaulnes.

 

22 septembre 1914 : la Royal Navy perd trois croiseurs en une heure (Mer du Nord). Lors d’une patrouille, le U-9 sous les ordres du Kapitänleutnant Otto Weddigen coule  les HMS Aboukir, HMS Cressy, et HMS Hogue, en une heure. 1 459 marins britanniques périssent. Auparavant dubitative quant à l’utilité des sous-marins, l'amirauté britannique reconsidère sa position. Le U-9 termine la guerre avec 18 navires coulés.

 

22 septembre 1914 : bombardement de Papeete (Polynésie française). Apprenant que les cuirassés allemands Scharnhorst et Gneisenau se dirigent vers Papeete, le capitaine Destremau, commandant la garnison, met le feu aux réserves de charbon de l’ile et coule un bateau à l’entrée du port pour empêcher tout débarquement. Après quelques échanges d’artilleries, les cuirassés quittent Papeete qui perd tout intérêt pour eux faute de charbon.

 

22 septembre 1943 : attaque contre le Tirpitz (Fjord d’Alten – Norvège). Le cuirassé allemand se cache dans un fjord norvégien pour ne pas subir le sort du Bismarck mais ce faisant immobilise une partie de la flotte anglaise à Scapa Flow, en mesure de l’attaquer s’il tente une sortie. Pour remédier à cette situation, l’Amirauté ordonne une attaque sous-marine : 6 sous-marin de poche britanniques (classe X) sont remorqués par des sous-marins conventionnels jusqu’aux abords de leur cible. Seulement 2 d’entre-eux parviennent à poser leurs charges sur la coque du cuirassé. Même s’il n’est pas coulé, les dégâts occasionnés le rendent indisponible plusieurs mois.

 

22 septembre 1945 : le général Patton s'interroge sur le bienfondé de la dénazification en Allemagne. Le général Patton, gouverneur militaire de Bavière, en présence de journalistes, estime que la dénazification de l'Allemagne n'est pas forcément utile au regard des tensions naissantes entre USA et URSS. La déclaration fait scandale et vient s’ajouter aux nombreuses autres incartades déjà commises.  Eisenhower le relève de son commandement.

 

22 septembre 1980 : début de la guerre Iran-Irak. Voulant prévenir une contagion par l’intégrisme chiite de sa propre minorité, Saddam Hussein attaque l’Iran de Khomeiny. La guerre va durer 8 ans et tuer plus d’un million de personnes.

 

22 septembre 1984 : les 70 ans du début de la Grande Guerre (Verdun – Douaumont). Réaffirmant la réconciliation franco-allemande à l’occasion des 70 ans des débuts de la Grande Guerre (à quelques mois près), Helmut Kohl et François Mitterrand posent main dans la main devant l’ossuaire de Douaumont .

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 11:30
L'Arabie Saoudite à la France : ODAS, khalass (Ça suffit)

"Le ministère saoudien de la Défense fait part de son désir de mettre fin à toute relation avec la société française ODAS", est-il écrit dans un courrier adressé au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et signé par le vice prince héritier et ministre de la Défense Mohammed bin Salman bin Abdul Aziz

 

29/03/2016 Par Michel Cabirol – laTribune.fr

 

L'Arabie Saoudite ne veut plus travailler avec ODAS, qui représente les intérêts des français dans le Royaume. Les négociations entre Paris et Ryad vont commencer "dans les jours qui viennent" pour définir quel sera le nouveau dispositif, qui prendra le relais d'ODAS pour coordonner les relations dans le domaine de l'armement entre les deux pays.

 

ODAS, khalass (Ça suffit en arabe). Très clairement l'Arabie Saoudite ne veut plus travailler avec ODAS, qui représente les intérêts des français dans le Royaume. D'ailleurs Ryad a envoyé le 13 novembre 2015 à Paris un courrier très explicite, dont La Tribune s'est procuré une copie. Dans cette lettre, le vice prince héritier et ministre de la Défense, Mohammed bin Salman bin Abdul Aziz annonce que son pays veut mettre fin à ses relations avec ODAS. Pourtant, cette société avait été créée en 2008 à la demande de l'Arabie Saoudite, qui ne voulait plus travailler avec SOFRESA, rappelle-t-on à La Tribune.

"Le ministère saoudien de la Défense fait part de son désir de mettre fin à toute relation avec la société française ODAS", est-il écrit dans ce courrier adressé au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et signé par le vice prince héritier et ministre de la Défense. C'est l'Hôtel de Brienne qui devait informer ODAS de la décision saoudienne.

 

Dénonciation de l'accord entre ODAS et Ryad

La défiance de Mohammed bin Salman vis-à-vis d'ODAS aurait été nourrie par le résultat d'une enquête qu'il aurait lui-même lancé pour déterminer le rôle auprès d'ODAS de certains membres de l'entourage de l'ancien roi Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud mort en janvier 2015. Son PDG, l'ancien chef d'état-major des armées, le général Édouard Guillaud, reste pour le moment à la tête de la société française. "Il faut que l'Elysée lui trouve d'abord une solution de repli", précise-t-on à La Tribune.

Concrètement, Ryad invoque dans le courrier l'article deux de l'annexe technique de l'accord de coopération et de soutien militaire signé à Paris entre l'Arabie Saoudite et la France le 21 juillet 2008 pour mettre fin à toute relation avec ODAS. Cet article régit les relations entre le ministère de la Défense saoudien et la société française dans le cadre des négociations et de la gestion des contrats entre les deux pays. Les Saoudiens se réfèrent également à l'alinéa quatre de l'article six, qui stipule que "les deux parties ont le droit d'amender cet accord suite à des consultations et par accord écrit".

La société ODAS, qui a succédé à SOFRESA, avait été créée par l'État français pour contribuer à développer les exportations dans le domaine de la défense, de la sécurité et des hautes technologies. La société intervient dans le cadre de contrats d'État à État ou de contrats commerciaux. Son actionnariat rassemble, aux côtés de l'État français (34%), une dizaine de grandes entreprises, dont Airbus Group SAS (Airbus Group France), MBDA France, Thales, DCNS, Nexter Systems, Calyon, Dassault Aviation, Renault Trucks. la société aurait dans son carnet de commandes un volume de contrats pesant entre 4 et 5 milliards. Soit environ sept ans d'activité.

 

Que veulent désormais les Saoudiens?

Ce divorce entre l'Arabie Saoudite et ODAS courait depuis déjà de longs mois. L'envoi de ce courrier semble être le résultat de l'inertie de la France à traiter cette épine dans les relations franco-saoudiennes, estiment certains observateurs. Ce qui aurait légèrement refroidi les relations entre les deux pays pourtant très en phase sur le plan géopolitique. "L'ambiance n'était pas très bonne entre les deux pays", note un industriel. D'une manière générale, les groupes de défense estiment par ailleurs que les Saoudiens n'ont pas complètement renvoyé l'ascenseur à la France qui soutient le Royaume sur les dossiers syrien, yéménite et iranien.

Dans le courrier adressé à Paris, Ryad demande dorénavant que toutes les négociations ainsi que la signature des contrats "se déroulent directement entre le ministère saoudien de la Défense et les sociétés françaises afin d'assurer les armes et les matériels militaires, la formation et le soutien". C'est déjà le cas. Ainsi, le chantier naval de Cherbourg CMN (Constructions Mécaniques de Normandie) a par exemple négocié directement avec le ministère de la Défense la vente de 34 patrouilleurs (600 millions de dollars). Tout comme Thales, qui a ressorti de ses cartons le projet de défense anti-aérienne de courte portée Mark 3 pour équiper le Royaume. L'Arabie Saoudite dispose aujourd'hui du système de missiles Shahine (Crotale amélioré, monté sur châssis AMX 30).

En outre, les Saoudiens réclament que le gouvernement français garantisse "ces contrats techniquement et juridiquement par l'intermédiaire de la direction générale de l'armement (DGA)". Selon des sources concordantes, la France serait prête à répondre positivement à la demande de l'Arabie Saoudite concernant le futur rôle que la DGA pourrait jouer dans les relations franco-saoudienne dans le domaine de l'armement. Elle serait chargée d'évaluer les offres techniques des industriels faites à l'Arabie Saoudite et gérer la bonne exécution des programmes livrés aux forces saoudiennes.

 

Que veut la France?

Selon des sources concordantes, la France aurait envoyé il y a quelques semaines un courrier d'attente à l'Arabie Saoudite, qui souhaitait pourtant obtenir l'"avis" de la France "au sujet de cette proposition d'amendement". "Rien n'est arrêté à ce stade", affirme-t-on d'ailleurs de source proche du dossier. Les discussions entre la France et l'Arabie Saoudite vont d'ailleurs commencer "dans les jours qui viennent" pour définir exactement quel sera le nouveau dispositif, qui prendra le relais d'ODAS pour coordonner les relations dans le domaine de l'armement entre les deux pays.

Lors de ces négociations, la France va défendre auprès des Saoudiens les intérêts des entreprises françaises. Elle souhaite notamment conserver le dispositif favorable qu'était consenti aux industriels via ODAS en matière de clauses contractuelles (financement, acompte, pénalités notamment). "Ce volet fait partie des discussions", précise-t-on à La Tribune.

Certains industriels militent en revanche pour le maintien d'ODAS... à condition d'une réforme en profondeur de sa mission. "ODAS ne doit plus avoir de rôle commercial auprès des forces saoudiennes et ne doit plus mélanger la politique industrielle française et les besoins d'un client comme l'Arabie Saoudite. En revanche, elle doit servir d'outil pour représenter la France en Arabie Saoudite, être garante de la relation d'état à État entre les deux pays", explique l'un d'eux. Et de rappeler que SOFRESA continue aujourd'hui encore à exécuter des contrats non terminés.

 

Que fait-on des contrats en cours?

D'autres industriels voient la future entité, qui pourrait remplacer ODAS, comme une structure de défaisance. De toute façon, ODAS à l'image de SOFRESA, va devoir gérer pendant plusieurs années bien au-delà de 2020 l'exécution en cours des contrats signés entre Paris et Ryad. Le prince Mohammed bin Salman a précisé dans son courrier que "cette décision n'affectera pas l'achèvement des contrats signés avec la société concernée".

C'est le cas notamment des trois contrats signés par ODAS : un contrat de soutien avec fourniture de pièces de rechange et assistance technique pour la flotte de l'est mis en vigueur en 2011 (programme AMWAJ), les programmes de modernisation des frégates Sawari 1 signé en 2013 (contrat LEX) et des frégates Sawari 2 (ERAV) et, enfin, le contrat tripartite Donas (3 milliards de dollars, dont environ 500 millions devaient été consacrés à la maintenance des matériels vendus), signé en 2014. Le contrat Donas concernait initialement la France (le vendeur), l'Arabe Saoudite (le financier) et le Liban destinataire de ces armements. Selon une source proche du dossier, entre 75% et 80% de ce contrat auraient été déjà mis en vigueur. Tous les matériels seront désormais livrés à l'Arabie Saoudite.

 

Donas, un contrat à rebondissements

Le contrat Donas a connu après sa signature en novembre 2014 sous le règne du roi Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud, de nombreuses vicissitudes avec plusieurs stop and go. Il a d'abord été suspendu en avril 2015 par les nouveaux hommes forts du pouvoir en place à Ryad après l'intronisation du roi Salman. Puis, en juillet 2015, les discussions ont repris entre la France et l'Arabie saoudite mais ODAS n'avait pas encore l'autorisation de signer des contrats avec les industriels français concernés en vue d'une livraison au Liban.

Ryad a finalement donné le 27 décembre son autorisation à la France mais début février, la crise diplomatique entre l'Arabie Saoudite et le Liban stoppe à nouveau l'exécution du contrat. Toutefois, pour ne pas léser la France, l'Arabie Saoudite a demandé à Paris de livrer les matériels aux forces armées saoudiennes. Début mars, lors d'une visite à Paris le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Jubeir, avait indiqué que "les contrats seront bien appliqués mais le destinataire sera l'armée saoudienne". Jusqu'à un prochain stop?

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 11:30
La France propose au Qatar une nouvelle version de 4.000 tonnes de la frégate multimissions FREMM (Crédits : DCNS)

La France propose au Qatar une nouvelle version de 4.000 tonnes de la frégate multimissions FREMM (Crédits : DCNS)

 

29/03/2016 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Alors que s'ouvre ce mardi le salon naval de défense de Doha (DIMDEX), tous les yeux sont rivés sur la compétition que se livrent DCNS et l’italien Fincantieri pour remporter le programme Protector évalué à 4 milliards d'euros.

 

Bataille navale épique dans le golfe persique entre Fincantieri et DCNS. Alors que s'ouvre ce mardi le salon naval de défense DIMDEX à Doha, les deux groupes navals européens s'affrontent très durement pour remporter un contrat, baptisé Protector qui est estimé à 4 milliards d'euros. Il permettra d'équiper la marine qatarie (Qatar Emiri Navy) de navires de guerre (frégates ou corvettes) disposant d'une capacité de défense antimissile balistique.

C'est le seul programme prioritaire cette année de Doha, Airbus Helicopters devra patienter pour la mise en vigueur du contrat portant sur la vente de 22 NH-90, des hélicoptères de transport. Le Qatar, qui avait été soutenu par la France pour organiser la Coupe du monde de football en 2022, souhaite disposer de ce système de défense aérienne pour protéger son territoire lors de cet évènement médiatique planétaire.

 

Une nouvelle FREMM à l'export

La marine qatarie, qui a évalué la proposition de Fincantieri il y a un mois environ, vient de finir les évaluations de l'offre de DCNS basée sur la toute nouvelle version des frégates multimissions, la FREMM Extended Range (4.000 tonnes) armées notamment de missiles Aster 30 (antiaérien et antibalistique) et Exocet (mer-mer). La marine qatarie, qui ne dispose que d'une flotte modeste dont le plus grand bâtiment est un patrouilleur de 56 mètres (4 patrouilleurs Barzan), ne voudrait pas de très gros navires.

En outre, les deux industriels, qui proposent des bâtiments disposant d'une défense antiaérienne et antibalistique (Missiles Aster), devront convaincre le Qatar de l'efficacité du système Anti-Air Missile (SAAM). Car le patron de l'Air Defence, qui conseille la marine sur ce volet, est réputé n'acheter qu'aux Américains.

 

Un gros combat entre l'Italie et la France

La guerre fait rage entre les deux compétiteurs et les deux pays. Les deux ministres de la Défense italien et français, Roberta Pinotti et Jean-Yves Le Drian, sont présents à Doha pour soutenir les offres de leurs industriels. Fincantieri, qui sponsorise DIMDEX 2016, aurait réussi étrangement à convaincre le comité de sélection tandis que DCNS, qui est étroitement associé à Thales (radars Herakles et Smartel) et au missilier MBDA, aurait la préférence du pouvoir. "C'est un choix politique", assure-t-on en France.

Mais les Italiens ont remonté leur cote auprès de Doha. Ils ont finement joué en soutenant un très grand projet de musée archéologique au Qatar auquel tient beaucoup l'émir Tamim ben Hamad Al Thani et dans lequel baignent notamment Fincantieri et Finmeccanica. Fin janvier, l'émir était à Rome où il a rencontré plusieurs grands patrons, dont ceux de Finmeccanica et Fincantieri. Certains s'interrogent sur la concomitance des deux projets...

De leur côté, les Français ne sont pas non plus restés inactifs en démontrant aux Qataris que l'offre italienne avec un radar basé à terre pour détecter la menace aérienne ne tenait pas la route. Ce dispositif aurait limité les missions des corvettes qataries au seul large des côtes de l'émirat. Les Italiens ont donc dû rajouter un nouveau bâtiment (un LHD?) aux trois corvettes de 90 mètres, qui ne peuvent pas intégrer un radar early-warning, pour compléter leur offre. Ce qui rend l'offre italienne beaucoup moins attractive.


 

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 08:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

05/03/2016 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le contrat Donas d'un montant de trois milliards de dollars signé par l'Arabie Saoudite (le financier), le Liban (le client) et la France (le vendeur) va se poursuivre. Selon le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Jubeir, "les contrats seront bien appliqués mais le destinataire sera l'armée saoudienne".

 

Ni arrêté, ni même suspendu... Le contrat Donas d'un montant de trois milliards de dollars signé par l'Arabie Saoudite (le financier), le Liban (le client) et la France (le vendeur) va se poursuivre. Avec néanmoins une nuance de taille comme l'a annoncé samedi lors d'une visite à Paris le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Jubeir : "Les contrats seront bien appliqués mais le destinataire sera l'armée saoudienne". Et non plus l'armée libanaise. En 2014, Ryad avait signé pour le compte du Liban 31 contrats avec une vingtaine de groupes français, par l'intermédiaire d'ODAS, une société qui intervient essentiellement dans le royaume pour le compte de l'Etat français.

"Nous sommes face à une situation où les décisions du Liban sont captées par le Hezbollah. (Les armes) iront à l'Arabie saoudite, pas au Hezbollah", le mouvement chiite favorable à l'Iran, a expliqué Adel al-Jubeir.

"Les discussions se poursuivent entre la France et l'Arabie Saoudite pour la continuation du contrat Donas", avait-on expliqué de source proche du dossier ces derniers jours à La Tribune. Entre Paris et Ryad, il y a eu quelques allers-retours de responsables français ces deux dernières semaines pour clarifier la position saoudienne et faire entendre celle de la France. Clairement les ponts n'ont pas été coupés entre les deux pays mais le courrier de Ryad reçu par Bercy le 19 février a jeté un froid sur les relations bilatérales. Notamment les milieux politiques français étaient agacés par l'attitude de Ryad : ils considéraient que Paris avait beaucoup soutenu politiquement Ryad sur la scène internationale ces derniers mois sans pour autant recueillir de contreparties économiques. A droite, on poussait pour un rééquilibrage des relations de la France et les autres pays du Moyen et Proche Orient.

 

La pression de Ryad sur Beyrouth

Pour l'Arabie Saoudite, explique-t-on à La Tribune, les livraisons des armes françaises à Ryad est aussi une façon de mettre la pression sur le gouvernement libanais pour qu'il s'éloigne de l'influence du Hezbollah. Le différend entre Beyrouth et Riyad est apparu en janvier, lorsque le Liban a refusé de voter un communiqué arabe condamnant les attaques de représentations diplomatiques saoudiennes en Iran après l'exécution d'un dignitaire chiite par le royaume wahhabite. Le porte-parole officiel à l'agence saoudienne SPA avait déploré les "campagnes politiques et de presse inspirées par le Hezbollah contre l'Arabie saoudite" et ses "actes terroristes contre les nations arabe et musulmane".

Au Liban donc de s'émanciper de l'influence du Hezbollah. En donnant des gages à l'Arabie Saoudite, il pourrait in fine recevoir les équipements militaires français à travers le contrat Donas, qui prévoit la livraison d'armes pour un montant de 2,1 milliards de dollars et 900 millions pour leur entretien.

 

Des moyens considérables

Le programme d'aide saoudien destiné à moderniser l'armée libanaise prévoit la livraison de différents types d'armement fabriqués par les industriels français. La première livraison est intervenue en avril 2015. La France a alors livré 48 missiles antichar Milan prélevés sur les stocks de l'armée française. Une série d'autres équipements - appareils de vision nocturne, véhicules blindés et légers, drones légers, moyens de déminage - devaient être initialement livrés en 2015 mais ce calendrier n'a pas été tenu.

Au total, 250 véhicules de combat ou de transport de troupes (Renault Trucks Defense), sept hélicoptères Cougar (Airbus helicopters), trois corvettes (CMN) équipées de missiles Mistral (MBDA), de l'artillerie comme 24 canons autotractés Caesar (Nexter Systems) et des équipements de reconnaissance, interception et communication (Thales) doivent être livrés dans les prochaines années, selon le schéma présenté en 2015.

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 08:30
Départ en mission de Rafale Marine par mauvais temps

 

7 févr. 2016 Ministère de la Défense

 

Départ en mission d'une patrouille de Rafale Marine du porte-avions Charles de Gaulle par mauvais temps.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 17:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

02/02/2016 Sources : Etat-major des armées  

 

Les Mirage 2000 N engagés sur la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie depuis août 2015 ont regagné la France le 1er février 2016. Ils sont relevés par des Mirage 2000 D en provenance de la 3e escadre de chasse de Nancy.

 

Ouvrant le feu dès la première mission au-dessus de l’Irak le 1eraoût 2015, la quinzaine d’équipages de Mirage 2000N aura effectué 300 sorties, près de 800 ravitaillements en vol et délivré plus de 140 munitions en environ 1400 heures de vol. Ce bilan éloquent classe cet aéronef comme le deuxième contributeur de l’opération Chammal derrière le Mirage 2000D.

 

photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

Dédié à la mission de dissuasion nucléaire lorsqu’il est porteur du missile ASMP-A (Air Sol Moyenne Portée – Amélioré), il est également en mesure de contribuer aux missions conventionnelles d’appui au sol ou de frappe sur objectif géolocalisé. Les Mirage 2000N ont par ailleurs inauguré au cours de ce déploiement, une nouvelle configuration permettant d’emporter quatre bombes guidées laser de type GBU 12 (au lieu de deux).

 

photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise actuellement 3 500 militaires. Aux côtés de la coalition, elle combat le groupe terroriste Daech en Irak et en Syrie, en frappant l’organisation terroriste avec ses moyens aériens. Le dispositif de la force Chammal comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour assurer la formation et le conseil des militaires irakiens. Les moyens aériens sont composés de 38 chasseurs (armée de l’Air et Marine nationale), ainsi que de capacités de renseignement, de commandement, de contrôle (C2) et de ravitaillement. Si nécessaire, le dispositif peut être soutenu par des moyens complémentaires de ravitaillement (C135-FR) et de contrôle aérien (E3F).

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 13:30
Chammal : 18 frappes et 34 objectifs de Daech détruits en Irak cette semaine

 

28/01/2016 Sources : Etat-major des armées

 

Du 20 au 26 janvier 2016, les équipages français ont réalisé 54 sorties aériennes au-dessus des zones contrôlées par Daech en Irak et en Syrie, dont 45 de bombardement en appui des troupes irakiennes au sol, et 4 de recueil de renseignement.

 

18  frappes ont détruit 34 objectifs de Daech.

 

17 frappes d’appui au sol ont été réalisées au cours de la semaine.

 

La force Chammal a concentré ses efforts sur les missions d’appui au sol dans la région de Mossoul où les combattants de Daech sont en posture défensive.

 

Elle a également appuyé les forces irakiennes dans le secteur de Ramadi, où ces dernières poursuivent leurs opérations de contrôle de la ville.

 

1 raid planifié a été mené en Irak par les aéronefs de Chammal.

 

Le 25 janvier, des Mirage 2000 et des Rafale ont délivré leur armement sur un site occupé par Daech situé au nord de Mossoul servant de dépôt de munitions et de lieu de stockage d’armement et de centre de commandement.

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 11:30
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale


29/01/2016 Marine Nationale

 

Du 17 au 20 janvier, l’Amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la Marine, s’est rendu au sein du GAN ainsi qu’à Bahreïn et Abu Dhabi.

Il a tenu en ce début d’année à être aux côtés des équipages en opérations. Lors de sa rencontre avec les équipages du porte-avions Charles de Gaulle  et de la FDA Chevalier Paul, le CEMM a souhaité saluer le professionnalisme et la ténacité de l’ensemble des équipages. Ces qualités sont  essentielles pour mener à bien une mission complexe comme l’opération CHAMMAL.

L’Amiral Rogel a également souligné le degré d’intégration du groupe aéronaval avec nos partenaires américains et européens (1).

Lors de sa visite au détachement Atlantique 2 sur la base aérienne 104 d’Al Dhafra, le chef d’état-major de la Marine a particulièrement loué la capacité d’adaptation de l’aéronautique navale aux besoins opérationnels et la qualité de l’intégration avec l’armée de l’air. Les équipages des ATL2 se sont en effet particulièrement bien adaptés aux opérations terrestres, alors même que la vocation première de ces aéronefs est maritime .
Le CEMM a témoigné à tous les marins engagés dans l’opération CHAMMAL sa pleine confiance et leur a souhaité une excellente année 2016.

 

(1) «  Le CEMM remet la médaille d’officier de l’ordre national du mérite au vice-amiral d’escadre Fox (US Navy) »

photo Marine Nationalephoto Marine Nationale

photo Marine Nationale

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 17:30
photo Royal Bahraini Air Force

photo Royal Bahraini Air Force

 

28.01.2016 par George de Bonadona - Air & Cosmos

 

Le salon international de Bahreïn qui s’est tenu du 21 au 23 janvier dernier a été l’occasion pour le Royaume d’officialiser sa volonté de modernisation de ses moyens aériens. Le pays du golf voudrait moderniser non seulement ses F-16, mais aussi ses hélicoptères d’attaques Cobra.  

Le Royaume possède aujourd’hui 16 F-16C. Cet upgrade permettra de passer les avions au standard Viper. La principale nouveauté ce standard est l’intégration d’un radar à balayage électronique (AESA) APG-83. Celui-ci permet l’emport de nouvelles bombes JDAM. La  capacité d’emport de l’avion sera également augmentée, l’installation de réservoir conforme libérant un point d’emport sous chaque aile. L’acquisition de nacelles de désignation de cible Sniper développé par Lockheed est aussi évoquée.
Outre ces modernisations, le pays devrait passer commande de 17 voire 18 F-16V.

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 08:30
Daman : portrait d’un Watchkeeper de la FINUL

 

27/01/2016 Sources : État-major des armées

 

Depuis le 8 octobre 2015, le lieutenant Armelle est projeté au Liban pour un mandat de six mois. Elle est officier de quart (Watchkeeper) au centre tactique opérationnel de l’état-major italien commandant le secteur ouest de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), basé à Shama.

 

Binômée avec un soldat malaysien, elle fait partie de l’une des quatre équipes de quart qui se relayent 24 h sur 24 et suivent les patrouilles dans le secteur Ouest et le long de la frontière du Sud-Liban, appelée Blue Line. Responsable du traitement des évènements et incidents rapportés par les bataillons du secteur, elle met à jour les supports d’informations utilisés par tous les centres tactiques opérationnels du secteur Ouest de la FINUL.

 

« L’une des principales richesses de cette mission, est de travailler avec tous les contingents étrangers présents sur le secteur Ouest, soit plus de 13 nations. Cela représente plus de 3 000 soldats. Au quotidien, je suis en contact permanent avec les Italiens, les Finlandais, les Malaisiens, les Coréens, les Ghanéens… Pour communiquer et se coordonner il est impératif de savoir parler l’Anglais et de faire preuve d’ouverture d’esprit afin de mieux comprendre les spécificités culturelles de chaque nation. »

 

Le lieutenant Armelle est détachée au sein de l’État-major non-permanent de la brigade alpine franco-italienne (EMNPBAFI) déployé pour la première fois en opération. Il s’agit de la première coopération militaire entre la France et l’Italie au sein de la FINUL. Ce partenariat a été crée en septembre 2011 entre la 27ebrigade d’infanterie de montagne et la brigade Taurinense. Son objectif est de renforcer la coopération militaire européenne sur un théâtre d’opération. « C’est une opportunité exceptionnelle d’avoir intégré l’EMNPBAFI. Je suis au cœur des missions opérationnelles d’un état-major binational et mon rôle est indispensable au bon déroulement des activités. Je bénéficie d’une vision internationale sur la situation sécuritaire au Liban et sur les mesures mises en place par la FINUL. »

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL, avec près de 900 soldats déployés en permanence. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action, dans le cadre de la résolution 1701. Le volet naval de cette mission comporte en permanence plusieurs frégates déployées en force constituée (la Task Force 448). Leur mission : surveiller les approches maritimes du Liban et empêcher l’introduction d’armes par la mer.

Daman : portrait d’un Watchkeeper de la FINUL
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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 20:30
photo EMA / Armée de l'Air

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January 26, 2016 by CJTF-OIR / Release # 20160126-01

 

Military Strikes Continue Against ISIL Terrorists in Syria and Iraq

 

SOUTHWEST ASIA- On Jan. 25, coalition military forces continued to attack ISIL terrorists in Syria and Iraq. In Syria, coalition military forces conducted three strikes using attack and remotely piloted aircraft. Separately in Iraq, coalition military forces conducted 15 strikes coordinated with and in support of the Government of Iraq using attack, fighter, and remotely piloted aircraft against ISIL targets.

 

The following is a summary of the strikes conducted against ISIL since the last press release:

 

Syria

• Near Al Hawl, one strike struck an ISIL tactical unit.

• Near Ar Raqqah, one strike destroyed two ISIL cranes.

• Near Mar’a, one strike struck an ISIL headquarters building.

 

Iraq

• Near Al Huwayjah, one strike suppressed an ISIL mortar position.

• Near Habbaniyah, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed five ISIL mortar systems.

• Near Kisik, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL fighting position.

• Near Mosul, two strikes struck an ISIL tactical unit and an ISIL weapons storage facility and destroyed four ISIL fighting positions and an ISIL weapons cache.

• Near Ramadi, nine strikes struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL staging area, two ISIL tactical vehicles, an ISIL vehicle, an ISIL armored bulldozer, an ISIL fuel tanker, and denied ISIL access to terrain.

• Near Sinjar, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL fighting position.

 

Strike assessments are based on initial reports. All aircraft returned to base safely.

 

A strike, as defined in the CJTF releases, means one or more kinetic events that occur in roughly the same geographic location to produce a single, sometimes cumulative effect for that location. So having a single aircraft deliver a single weapon against a lone ISIL vehicle is one strike, but so is multiple aircraft delivering dozens of weapons against a group of buildings and vehicles and weapon systems in a compound, for example, having the cumulative effect of making that facility (or facilities) harder or impossible to use. Accordingly, CJTF-OIR does not report the number or type of aircraft employed in a strike, the number of munitions dropped in each strike, or the number of individual munition impact points against a target.

 

The strikes were conducted as part of Operation Inherent Resolve, the operation to eliminate the ISIL terrorist group and the threat they pose to Iraq, Syria, and the wider international community.

The destruction of ISIL targets in Syria and Iraq further limits the group's ability to project terror and conduct operations. Coalition nations which have conducted strikes in Iraq include Australia, Belgium, Canada, Denmark, France, Jordan, Netherlands, the United Kingdom, and the United States. Coalition nations which have conducted strikes in Syria include Australia, Bahrain, Canada, France, Jordan, Saudi Arabia, Turkey, United Arab Emirates, the United Kingdom, and the United States.

photo EMA / Armée de l'Air

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 16:30
photo EMA / Armée de l'Air

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26/01/2016 Sources : Etat-major des armées

 

Dans la nuit du 25 au 26 janvier 2016, la force Chammal a frappé un site utilisé à des fins militaires par Daech à Mossoul en Irak.

 

Constituée de Mirage 2000 et de Rafale, la patrouille a délivré son armement contre un site occupé par l’organisation terroriste. Situés au nord de la ville de Mossoul, ces hangars et ces bâtiments abritaient un dépôt de munitions, des stocks d’armement ainsi qu’un centre de commandement de Daech.

 

Les aéronefs du raid ont été ravitaillés en vol par  un MRTT britannique et un C-135 FR français. Cette mission illustre l’interopérabilité des capacités françaises avec les autres moyens engagés par nos alliés.

 

La coalition et la France mènent actuellement des campagnes aériennes de frappes planifiées ciblant des sites de commandement et de télécommunications de Daech dans la ville de Mossoul. La semaine dernière, deux raids ont été conduits contre l’organisation terroriste dans cette région – détruisant deux centres de commandement et de communication.

 

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise actuellement 3 500 militaires. Aux côtés de la coalition, elle combat le groupe terroriste Daech en Irak et en Syrie, en frappant l’organisation terroriste avec ses moyens aériens. Le dispositif de la force Chammal comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour assurer la formation et le conseil des militaires irakiens. Les moyens aériens sont composés de 38 chasseurs (armée de l’Air et Marine nationale), ainsi que de capacités de renseignement, de commandement, de contrôle (C2) et de ravitaillement. Depuis le 23 novembre 2015, le groupe aéronaval (GAN) est intégré à la force Chammal. Il est composé du porte-avions Charles de Gaulle, de la frégate de défense aérienne (FDA) Chevalier Paul, de la frégate multi-mission (FREMM) Aquitaine, du bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Marne, de la frégate allemande Augsburg. Le 18 janvier 2016, la frégate légère furtive (FLF) Surcouf a également rejoint le dispositif Chammal en Méditerranée orientale. Si nécessaire, le dispositif peut être soutenu par des moyens complémentaires de ravitaillement (C135-FR) et de contrôle aérien (E3F).

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 09:30
L'Egypte va réceptionner ses trois nouveaux Rafale



26.01.2015 par Loïc - Defens'Aero
 

Après avoir réceptionné ses trois premiers Rafale DM (le DM01, 02, et 03) le 20 Juillet 2015 sur la base aérienne 125 d'Istres, l'Egypte s'apprête à intégrer au sein de la Al-Qūwāt al-Gawwīyä al-Miṣrīy (force aérienne égyptienne) trois Rafale biplaces supplémentaires.

En effet, selon mes informations de plusieurs sources concordantes, les Rafale DM04, DM05, et DM06 rejoindront, le Jeudi 28 Janvier 2016, une base aérienne égyptienne, à quelques kilomètres seulement de la ville du Caire, afin d'être intronisés au sein du 34 Squadron «Wild Wolves» et du 203 Tactical Fighter Wing «Storm».

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:55
photo Marine nationale

photo Marine nationale

 

25/01/2016 Sources : État-major des armées

 

Le 18 janvier 2016, la Frégate légère furtive (FLF) Courbet a quitté l’opération Chammal pour mettre le cap sur Toulon, son port de base qu’elle avait quitté le 30 septembre 2015, pour un déploiement en Méditerranée de presque quatre mois.

 

Durant les sept premières semaines, le Courbet a participé avec une dizaine d’autres bâtiments européens à l’opération européenne EUNAVFOR MED Sophia, qui vise à lutter contre le trafic de migrants en mer Méditerranée. La frégate a été engagée dès le lancement de la seconde phase de cette opération, laquelle, après une première phase consacrée au recueil de renseignement, vise à intercepter les trafiquants qui profitent des flux migratoires. Au plus près des routes empruntées par les migrants, l’action du Courbet a permis, grâce à de nombreuses investigations de navires et enquêtes de pavillon, d’améliorer la compréhension de ce modèle économique.

 

Par la suite, du 22 novembre 2015 au 18 janvier 2016, le Courbet a été engagé dans l’opération Chammal en Méditerranée orientale. Après avoir escorté le porte-avions Charles de Gaulle pendant cinq jours, le Courbet a consacré l’essentiel de son activité à suivre les évolutions de la situation au Levant pour compléter le dispositif ISR de la coalition et permettre à la France de conserver son autonomie d’appréciation dans cette région. En outre, plusieurs exercices avec les marines riveraines ont été conduits pour améliorer notre connaissance mutuelle et montrer tout l’intérêt que la France porte à cette région.

 

Le 18 janvier 2016, le Courbet et la FLF Surcouf se sont retrouvés au Nord de la Crète, le Surcouf reprenant le flambeau au large de la côte proche-orientale.

 

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise actuellement 3 500 militaires. Aux côtés de la coalition, elle combat le groupe terroriste Daech en Irak et en Syrie, en frappant l’organisation terroriste avec ses moyens aériens. Le dispositif de la force Chammal comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour assurer la formation et le conseil des militaires irakiens. Les moyens aériens sont composés de 38 chasseurs (armée de l’Air et Marine nationale), ainsi que de capacités de renseignement, de commandement, de contrôle (C2) et de ravitaillement. Depuis le 23 novembre 2015, le groupe aéronaval (GAN) est intégré à la force Chammal. Il est composé du porte-avions Charles de Gaulle, de la frégate de défense aérienne (FDA) Chevalier Paul, de la frégate multi-mission (FREMM) Provence, de la FREMM Aquitaine, du bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Marne, de la frégate allemande Augsburg. Le 18 janvier 2016, la frégate légère furtive (FLF) Surcouf a également rejoint le dispositif Chammal en Méditerranée orientale. Si nécessaire, le dispositif peut être soutenu par des moyens complémentaires de ravitaillement (C135-FR) et de contrôle aérien (E3F).

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:50
Crédits BATS

Crédits BATS

 

22 janvier 2016 RTL.be (Belga)

 

Des militaires détachés auprès d'ambassades belges à l'étranger jouent de plus en plus souvent le rôle d'intermédiaires entre l'industrie de l'armement et le pays où ils sont stationnés, affirme vendredi De Morgen, qui évoque dix-sept interventions de ce type l'an dernier.

 

La Belgique détache une vingtaine de membres de la Défense dans ses ambassades à travers le monde, afin de conseiller le diplomate en poste sur le volet militaire ou faciliter les rapatriements en cas de situation tendue. Mais ces attachés jouent aussi un rôle moins connu, celui d'intermédiaire entre l'industrie belge de l'armement et le pays où ils sont stationnés. Or depuis trois ans, cette fonction a pris de l'ampleur: le nombre de contacts de cette nature est passé de deux en 2012 à quatre en 2013, douze en 2014 et dix-sept en 2015. De Morgen recense dans ces contacts l'Arabie saoudite, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, le sultanat d'Oman, le Koweït et le Qatar. Plus des trois quarts de ces contacts ont été noués au bénéfice de l'industrie wallonne, le reste pour l'industrie flamande, reflétant ainsi la répartition historique de ce type d'industrie. La FN Herstal apparaît en haut de la liste, de même que la société liégeoise BATS (Belgian Advanced Technology Systems), spécialisée en sécurité intérieure

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:30
Les principales villes de l'industrie de la défense en Turquie

 

19.01.2016 trt.net.tr
 

En 2015, les exportations du secteur ont atteint 1,65 milliard de dollars

 

Le poids de l’industrie de la défense turque a été porté en 2015 par les villes d’Ankara, Eskisehir et Istanbul.

Les exportations dans le secteur ont atteint au total 1,65 milliard de dollars, dont plus de 88% ont été réalisé par ces trois villes.

Le secteur de la défense dans l’industrie turque enregistre une dynamique positive et régulière depuis plusieurs années, alors que la majorité des autres industries ralentissent.

Les universités, les centres de recherches et les petites et moyennes entreprises (PME) du secteur sont derrière la réussite de l’industrie de la défense et de l’aéronautique en Turquie.

Ainsi, d’après les données de l’Assemblée des Exportateurs de Turquie (TIM), en 2015, le secteur a réalisé 1 milliard 655 752 000 dollars d’exportations.

Les entreprises basées dans la capitale turque, Ankara, arrivent en première place de ces résultats.

Elles ont réalisé pour plus de 919 millions de dollars d’exportations, soit plus 11% par rapport à 2014.

Eskisehir arrive en deuxième position avec plus de 273 millions de dollars d’exportations.

La plus grande ville de Turquie, Istanbul, n’arrive qu’en troisième position avec plus de 269 millions de dollars d’exportations, enregistrant un recul de 20,56% par rapport à 2014, cédant ainsi la seconde place à Eskisehir.AA

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 12:30
photo Marine nationale

photo Marine nationale

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 08:55
Les CMN intéressées par STX Lanester pour le contrat saoudien

Le site de Lanester n'emploie plus que la moitié de son effectif mais dispose encore d'infrastructures intéressantes. (Photo : STX France)

 

22/01/2016 LeMarin.fr

 

De sources concordantes, les Constructions mécaniques de Normandie (CMN) ont proposé à STX France de reprendre leur site de production à Lanester, près de Lorient, pour y construire des patrouilleurs pour l'Arabie saoudite. Des représentants du chantier normand y ont d’ailleurs réalisé deux visites en fin d’année. Le chantier cherbourgeois (350 salariés plus un volant d’intérim) n’est présent en tant que tel qu’à Cherbourg. Il y a annoncé un projet d’extension de son site de production afin de l’amener bord à quai, ce qui lui fait défaut actuellement. Les CMN appartiennent à l’homme d’affaires franco-libanais Iskandar Safa, qui possède également, selon un schéma capitalistique méconnu incluant le holding Privinvest, tout ou partie de chantiers navals à Hambourg (Blohm & Voss), Kiel (HDW), Abou Dhabi (Abu Dhabi Mar), Skaramanga, près d’Athènes (Hellenic Shipyard). Des chantiers qui réalisent l’essentiel de leur activité dans deux domaines, les yachts et les navires militaires. Le chantier STX de Lanester, sur le site du Rohu, n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même, un plan social ayant ramené l’effectif à une quarantaine de personnes. Il n’intervient plus que comme atelier décentralisé pour le compte de Saint-Nazaire ou en sous-traitance pour DCNS ou Raidco marine. Les infrastructures (un atelier et un slipway donnant sur le Scorff) permettent de construire des navires jusqu’à une centaine de mètres. Avec l’avantage d’une halle couverte qui se révèle indispensable sur certains navires tels que les yachts (peintures).

 

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 12:30
Réunion ministérielle sur la lutte contre Daesh


22 janv. 2016 Ministère de la Défense

 

Mercredi 20 janvier 2016, à Paris, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, et Ashton Carter, Secrétaire à la Défense américain, ont co-présidé une réunion ministérielle sur la lutte contre Daech à laquelle ont participé les cinq ministres de la Défense des principaux contributeurs militaires de la Coalition.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 11:30
photo EMA Armée de l'Air

photo EMA Armée de l'Air

 

21.01.2016 État-major des armées

 

Au Levant, la situation est marquée par le recul de Daech.

 

Situation tactique : Irak

En Irak, Daech reste sur la défensive, en dépit de  tentatives de contre-attaques locales (Haditha / Baiji) ou d’actions ponctuelles dans la profondeur (attentats dans la zone du « grand Bagdad »). L’usage de la barbarie, dont la population est la première victime,  reste une constante de l’action de ce groupe terroriste. Dans Ramadi, les combats sont toujours en cours, avec des opérations conduites contre des poches de résistance. Les opérations de contrôle de zone et de sécurisation prendront du temps .

Action de la coalition

Au sein et avec la coalition, la force Chammal a maintenu un rythme soutenu de missions d’appui au sol (close air support) au profit des troupes irakiennes, avec un effort dans les zones de Ramadi et de Mossoul. Au cours des deux dernières semaines, les frappes planifiées de la coalition ont visé prioritairement des centres de commandements et de télécommunications dans la zone de Mossoul.

 

Situation tactique : Syrie

En Syrie, l’action de la coalition se poursuit à travers des frappes planifiées qui visent en priorité les structures de commandement et financières de Daech.

 

Chammal : bilan de l’engagement français

La force Chammal est présente sur les deux volets d’effort de la coalition : campagne aérienne et formation de l’armée irakienne.

Près de la moitié des stagiaires incorporés au sein de l’ICTS depuis mars 2015 ont été formés par les armées françaises.

Depuis le début de la phase d’intensification des frappes aériennes (15 novembre 2015), la France a multiplié par 2 le nombre de ses sorties aériennes (moyenne hebdomadaires de 63 sorties). Hors activité aériennes américaines, cet engagement représente 44% des sorties de tout le reste de  la coalition. Le nombre de frappes a été multiplié par près de 2,5. 140 frappes ont ainsi été effectuées en 2 mois.

 

Focus : 15 jours d’opérations au Levant

Au cours de ces deux dernières semaines, (du 06 au 19 janvier 2016), les équipages français ont réalisé 160 sorties et 30 frappes, détruisant ainsi 57 objectifs de l’organisation terroriste. Cette activité aérienne s’est traduite par 24 sorties dédiées aux vols de renseignement, 8 ravitaillements en vol effectués par les C135, 12 sorties de command and control  et 116 sorties de bombardement.

Deux frappes planifiées sur des centres de commandement et de télécommunication exploités par les combattants terroristes ont été conduites dans Mossoul. La première mission a été réalisée par des Mirage 2000 qui ont décollé de la base aérienne projetée en Jordanie; la seconde, dans la nuit du 16 au 17 janvier 2016, a été réalisée par des Rafale équipés de missiles SCALP, catapultés depuis le porte-avions Charles de Gaulle.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 21:30
Raid aérien des Rafale armés de missiles SCALP du Charles de Gaulle (nuit du 16 au 17 janvier)


21 janv. 2016 Ministère de la Défense

 

Dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 janvier 2016, les forces françaises ont mené un raid contre Daech en Irak. Les chasseurs de la force Chammal ont détruit un centre de commandement et de télécommunications utilisé par le groupe terroriste au nord de la ville de Mossoul.

Ce raid a été conduit par des avions Rafale, armés de missiles SCALP, et d’un E-2C Hawkeye catapultés depuis le porte-avions Charles de Gaulle.

Au sein de la coalition, la force Chammal mène actuellement des attaques planifiées ciblant spécifiquement des sites de commandement, des centres d’entraînement ainsi que les infrastructures pétrolières de Daech.
La même semaine, des Mirage 2000 qui ont décollé de la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie, avaient ainsi déjà détruit un centre de commandement et de télécommunications de Daech à Mossoul.

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