Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 11:55
Bataille de Coulmiers - Prise d'Orléans - 9 novembre 1870

Bataille de Coulmiers - Prise d'Orléans - 9 novembre 1870


09.11.2016 source JFP

 

9 novembre 1799 : coup d'Etat du 18 brumaire. Le général Bonaparte est porté au pouvoir par un coup d'Etat qui dure jusqu'au 11 novembre, mettant fin au Directoire et initiant le Consulat.

 

9 novembre 1870 : combat naval franco-prussien (au large de la Havane). L’aviso français Bouvet et la canonnière allemande Meteor quittent le port neutre de la Havane pour s’affronter dans les eaux internationales où ils s’infligent des dégâts sensiblement égaux. Le Bouvet éperonne le Meteor qui le canonne.

 

9 novembre 1870 : bataille de Coulmiers (près d’Orléans). Le général Paladines repousse les Bavarois du général von der Tann qui évacuent Orléans. Victoire malheureusement inexploitée.

 

9 novembre 1901 : mort du capitaine Millot (N’Gouri – Tchad). En reconnaissance, au nord-est du lac Tchad, le capitaine Millot, de l'infanterie coloniale, avec un détachement de 200 hommes tombe dans une embuscade Senoussis soutenus par des Turcs. Pendant 5 jours Millot bat en retraite sous le feu de l'ennemi mais en bon ordre. Au lieu-dit  Mao, il est tué d’une balle en plein cœur. Agé de 35 ans, il avait déjà fait campagne au Soudan en 1894 et 1896 (où il avait été blessé par une flèche empoisonnée). En son honneur, le poste français de N'Gouri prend le nom de Fort-Millot.

 

9 novembre 1910 : combat de Doroté (Est du Tchad). Pour venger l’embuscade qui a coûté la vie à la colonne du capitaine Fiegenschuh (4 janvier 1910), le LCL Moll organise une expédition contre le sultan Tadj ed din, sultan du Masalit (Est du Tchad).  Alors que la colonne se réorganise au point d’eau, elle est attaquée par 6000 cavaliers masalits. Moll et Tadj ed din sont tués. L’annonce en France de la mort du LCL Moll provoque un émoi jusqu’à l’Assemblée qui rend hommage aux victimes.

 

9 novembre 1918 : abdication de Guillaume II. Le Kaiser allemand se résigne à abdiquer alors que la République de Weimar est proclamée et que les mouvements ouvriers se multiplient.

 

9 novembre 1918 : mort de Guillaume Apollinaire (Paris). Affaibli par la blessure à la tête reçue, le 9 mars 1916, au Bois des Buttes, le lieutenant Apollinaire meurt des suites de la grippe espagnole.

 

9 novembre 1923 : échec du putsch d'Hitler (Munich). Le putsch de la Brasserie échoue malgré le peu de soutien de la Bavière à la République de Weimar qu’elle juge trop faible. Une fusillade éclate permettant de mettre hors de combat les putschistes (Hitler et Röhm sont blessés). Hitler fera un an de prison… La clémence du tribunal va se payer très cher.

 

9 novembre 1938 : nuit de cristal (Allemagne). Dans toute l'Allemagne, des exactions contre les Juifs (pogromes, assassinats, arrestation, incendies,...) sont perpétrées par les SA et les SS d'Hitler.

9 novembre 1970 : mort du général de Gaulle (Colombey-les-Deux-Eglises).

9 novembre 1989 : chute du mur de Berlin.

Repost 0
3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 10:55
photo capitaine (er) Michel BARBAIZE - Musée de l'Infanterie

photo capitaine (er) Michel BARBAIZE - Musée de l'Infanterie


03.10.2016 source SHD


3 octobre 1569 : bataille de Moncontour (Poitou)Victoire du parti catholique face aux protestants. Le duc d'Anjou, futur roi Henri III et chef de l'armée catholique (27 000hommes) bat l'amiral de Coligny dont les 19 000 hommes manquent pourtant de culbuter les catholiques dès le début de l'engagement. Ceux-ci doivent la victoire à la contrattaque du corps de réserve de Biron que le duc d'Anjou a eu la présence d'esprit de constituer avant la bataille. Coligny, blessé, se retire et laisse sur le terrain 8000 hommes morts ou blessés pour 1000 catholiques. Se sachant inferieur en nombre, l'amiral de Coligny ne voulait pas ce combat mais y a été contraint par ses mercenaires allemands. Le taux de pertes, fort pour l'époque, s'explique en partie par le règlement de compte entre mercenaires suisses (alliés des catholiques ) et les lansquenets allemands (alliés des protestants). Les premiers reprochant aux seconds un manquement lors d'un engagement antérieur. A noter aussi que le fameux chirurgien, Ambroise Paré, soignera beaucoup des blessés.

3 octobre 1908 : création des Goums marocains. Unité de 100 cavaliers incorporée plus tard au sein d’un Tabor qui comprend 4 Goums. Créées initialement pour des opérations de police, ces Goums deviennent une infanterie légère d’élite qui contribue à de nombreuses victoires (Monte Faito et Majo). Les 6 premiers Goum marocains ont été mis sur pied le 1 novembre 1908 par  le général d’Amade, suite à directive  n°9917/9/11 du 13 octobre signé par le général Picquart  ministre de la Guerre. Leur composition  étaient de 150 fantassins et de 50 cavaliers, ce qui fait qu’ils seront appelés Goums Mixtes Marocains en 1913. C’est seulement en 1940 qu’ ils formeront des Tabors, mot d’origine ottomane qui signifie bataillon. Ce mot a été choisi par le général Noguès pour camoufler les Goums aux yeux des commissions d’armistices allemandes en tentant de faire croire qu’ils formaient les Mehallas chérifiennes du sultan.

voir 1908-1956 : Armée d'Afrique: Troupes indigènes: "Les Goums mixtes marocains".

3 octobre 1929 : naissance administrative de la Yougoslavie

3 octobre 1942 : premier vol réussi pour le V2 allemand (Peenemünde). L'invention de Werner von Braun n’est cependant employée qu'à partir du 6 septembre 1944. Emportant une charge explosive d'une tonne à une vitesse de Mach 3,5, le V2 est capable d'atteindre une cible à 320 km après être monté à 85 km d'altitude. Indétectable et imparable, le V2 est l'ancêtre du missile balistique. 4000 de ces missiles touchent l'Angleterre et les Pays-Bas à la fin de la seconde guerre mondiale. La première explosion mortelle a lieu à Maisons-Alfort près de Paris. Impuissantes contre ces attaques, les autorités britanniques choisissent de ne pas communiquer durant deux mois, préférant laisser croire qu'il s'agit d'explosions dues au gaz ou de sabotages.

3 octobre 1952 : première explosion d'une bombe atomique britannique (au large de l'Australie). Bénéficiant des recherches américaines, les Britanniques deviennent la troisième puissance atomique au monde en faisant exploser 25 kilotonnes, sur l’ile de Monte Bello, soit la puissance de la bombe lancée sur Nagasaki.

3 octobre 1990 : réunification de l'Allemagne. La RFA et la RDA redeviennent l'Allemagne, un an après la chute du mur de Berlin et 29 ans après sa construction.

Repost 0
31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 12:50
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

28/01/2016  Armée de l'air

 

Le 22 janvier 2016, sur la base aérienne de Wunstorf, en Allemagne, la direction de la sécurité aéronautique d’État (DSAÉ) a remis à son homologue allemande, le Luftfahrtamt der Bundeswehr (LufABw), un certificat de reconnaissance dans le cadre de la navigabilité appliquée à l’A400M.

 

La tenue de cette cérémonie à Wunstorf, qui accueille l’école commune de formation des mécaniciens d’A400M, permet d’illustrer les objectifs poursuivis au travers de cette certification. En effet, l’agrément de formation (147) récemment délivré à cette école par le LufABw, confère désormais l’employabilité des stagiaires formés en Allemagne comme en France.

 

Outre la réduction de la charge d’audits et de surveillance afférente, le champ des gains potentiels ouvert par l’adoption d’exigences communes de navigabilité, dénommées EMAR**, et par la reconnaissance entre les deux autorités chargées de la navigabilité, est très large. Il est en effet le socle qui a permis l’établissement de l’école commune de formation de Wunstorf. De plus, il accroît l’interopérabilité pour la maintenance des A400M, car les mécaniciens formés pourront intervenir indifféremment sur des A400M français ou allemands. Enfin, il rend la fongibilité des pièces de rechange possible, ce qui le cas échéant permet l’abaissement des coûts d’exploitation par mutualisation du stock de pièces de rechanges et optimisation de la logistique.

 

Navigabilité

La navigabilité des aéronefs recouvre tout un ensemble d’exigences de sécurité qui s’appliquent à la conception, la production et la maintenance aéronautiques. La conformité à ces exigences est sanctionnée par la délivrance d’agréments et de certificats divers dont la pérennité fait l’objet d’une surveillance régulière exercée par l’autorité de navigabilité compétente. La vocation de la navigabilité est de garantir qu’un aéronef conçu, produit, exploité et maintenu selon ces exigences, offre techniquement l’assurance d’être conforme au haut niveau de sécurité requis, lorsque in fine il est déclaré « bon pour le vol ».

 

EMAR

Les agréments de navigabilité́ EMAR (European Military Airworthiness Requirements) résultent d’un travail de convergence des normes nationales de navigabilité militaire conduit par les États membres de l’Agence européenne de défense (AED). Appliquées communément à l’A400M par plusieurs nations, dont la France, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Allemagne, ces références partagées offrent à chacun les garanties de sécurité aéronautique pour lesquelles elles ont été conçues, tout en offrant un vaste champ de coopération, de mutualisation, et d’interopérabilité.

Repost 0
25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:50
Defence Secretary welcomes deeper security relationship with Germany

 

25 January 2016 Ministry of Defence and The Rt Hon Michael Fallon MP

 

Defence Secretary Michael Fallon discussed the strengthening of Britain’s security ties with Germany when he met counterpart Ursula Von der Leyen in Berlin today, where the Ministers confirmed their shared vision for a closer and stronger partnership.

 

Germany is a key ally for the UK – a fact that was formally recognised in November’s Strategic Defence and Security Review when Germany was elevated to a ‘tier one’ defence relationship, alongside the US and France.

Mr Fallon and Dr Von der Leyen discussed how the countries’ Armed Forces can develop their collaboration on operations, missions and training. This will be in evidence as Britain becomes a lead nation for the Transatlantic Capability Enhancement and Training (TACET) initiative, working alongside Germany and the US to deliver a robust military presence in Eastern Europe. Both countries will also work together to ensure NATO remains strong and united; tackle terrorist threats; build capacity outside of Europe; and enhance the interoperability between their Armed Forces.

The Ministers also announced a new UK-Germany ‘Ministerial Dialogue on Equipment and Capability Cooperation’. At the first meeting, in March, Ministers will discuss reducing support costs on common aircraft, notably A400M and Typhoon, and exploring future innovation.

The Defence Secretary also took the opportunity to welcome Germany’s expanded role in the counter-Daesh coalition, following last week’s meeting in Paris where it was agreed to intensify strikes against the militants’ infrastructure in Iraq and Syria.

Defence Secretary Michael Fallon said:

Our defence review elevated Germany to a top tier ally, alongside France and the United States. We are already working closely together within NATO and in the fight against Daesh. Now I want to see more collaboration on operations, missions and training and deeper industrial cooperation.

Repost 0
25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 08:50
photo Amée de l'Air

photo Amée de l'Air

 

22/01/2016 Ministère de la Défense

 

Le 22 janvier 2016, sur la base aérienne de Wunstorf (DE), la direction de la sécurité aéronautique d’État (DSAÉ) a remis à son homologue allemande, le Luftfahrtamt der Bundeswehr (LufABw), un certificat de reconnaissance dans le cadre de la navigabilité appliquée à l’A400M.

 

Ce certificat permet à l’autorité française de reconnaitre dorénavant la validité des agréments de navigabilité que le LufABw délivrera à des organismes d’entretien (145) d’A400M, à des organismes de formation à la maintenance des techniciens (147), ou pour la délivrance des licences de mécaniciens d’A400M (66).

La tenue de cette cérémonie à Wunstorf, qui accueille l’école commune de formation des mécaniciens d’A400M, permet d’illustrer les objectifs poursuivis au travers de cette certification. En effet,  l’agrément de formation (147) récemment délivré à cette école par le LufABw, confère  désormais l’employabilité des stagiaires formés en Allemagne comme en France.

Outre réduire la charge d’audit et de surveillance afférente, le champ des gains potentiels ouvert par l’adoption d’exigences communes de navigabilité, dénommées EMAR**, et par la reconnaissance entre les deux autorités chargées de la navigabilité, est très large :

  •  il est le socle qui a permis l’établissement de l’école commune de formation de Wunstorf ;
  •  il accroit l’interopérabilité pour la maintenance des A400M, car les mécaniciens formés pourront intervenir indifféremment sur des A400M français ou allemands ;
  •  il rend la fongibilité des pièces de rechange possible, ce qui le cas échéant permet l’abaissement des coûts d’exploitation par mutualisation du stock de pièces de rechanges et optimisation de la logistique.

Le 22 janvier 2016, sur la base aérienne de Wunstorf (DE), au cours d’une brève cérémonie, le général de division aérienne Rameau, directeur de la DSAÉ, a remis le certificat de reconnaissance au Major General Rieks, directeur du LufABw.

 

* Navigabilité

La « navigabilité » des aéronefs recouvre tout un ensemble d’exigences de sécurité qui s’appliquent à  la conception, la production et la maintenance aéronautiques. La conformité à ces exigences est sanctionnée par la délivrance d’agréments et de certificats divers dont la pérennité fait l’objet d’une surveillance régulière exercée par « l’autorité de navigabilité » compétente. La vocation de la « navigabilité » est de garantir qu’un aéronef conçu, produit, exploité et maintenu selon ces exigences, offre techniquement l’assurance d’être conforme au haut niveau de sécurité requis, lorsqu’in fine il est déclaré « bon pour le vol ».

** EMAR

Les agréments de navigabilité EMAR (European Military Airworthiness Requirements) résultent d’un travail de convergence des normes nationales de navigabilité militaire conduit par les états membres de l’Agence européenne de défense (AED). Appliquées communément à l’A400M par plusieurs nations, dont la France, le Royaume Uni, l’Espagne et l’Allemagne, ces références partagées offrent à chacun les garanties de sécurité aéronautique pour lesquelles elles ont été conçues, tout en offrant un vaste champ de coopération, de mutualisation, et d’interopérabilité.

Repost 0
21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 08:20
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

20/01/2016 Armée de l'air

 

Le 8 janvier 2016, sur la base de Ramstein en Allemagne, des récompenses ont été attribuées par le commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR) aux officiers, sous-officiers et personnel civil de l’Otan qui se sont particulièrement distingués dans l’exercice de leurs fonctions et responsabilités au sein de l’organisation.

 

Le général Frank Gorenc, commandant de l’état-major air de l’Otan (AIRCOM), a ainsi remis un « SACEUR Awards » au lieutenant-colonel Antoine Garand, qui occupe la fonction d’adjoint au directeur du management depuis l’été 2013. Le colonel Thierry Coupeau (muté au commandement des forces terrestres depuis l’été 2015) a également reçu un « SACEUR Awards » en reconnaissance de la qualité de son travail et de son implication dans le cadre du NATINAMDS (NATO Integrated Air and Missile Defense System).

 

Décernée à titre individuel, cette récompense  est le reflet de la bonne image et de la crédibilité dont bénéficie l’ensemble du contingent français au sein de l’état-major de Ramstein. Celui-ci, placé sous les ordres du général de Longvilliers, commandant en second de l’état-major air de l’Otan, est composé de 36 officiers et 22 sous-officiers qui participent au quotidien à l’exécution des missions permanentes de l’Alliance dans les domaines aérien et spatial, que ce soit pour la police du ciel ou la défense antimissile. Ils sont également pleinement engagés dans les travaux contribuant à l’adaptation de l’Alliance au nouveau contexte géostratégique, concourant ainsi à l’amélioration de la réactivité et de la flexibilité de l’organisation. Enfin, ils participent à la mise en œuvre et au maintien des capacités de commandement et conduite des opérations aériennes de l’Alliance, au travers des nombreux exercices organisés par AIRCOM ainsi que du développement des systèmes de commandement et contrôle.

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

Repost 0
18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 17:50
Nano-drones source Julius Maximilian University of Würzburg (Germany)

Nano-drones source Julius Maximilian University of Würzburg (Germany)

 

Jan. 13, 2016 smart2zero.com

 

Compact multicopter drones are increasingly popular as toys. Even commercial companies like internet retailer Amazon are considering to deliver their consignments through automated drones. The common denominator of these flying objects is their ability to execute even complex manoeuvres with extreme precision. Computer-based control algorithms play a decisive role in this equation.

 

A team of scientists of the Julius Maximilian University of Würzburg (Germany) now plans to transfer these principles and features to the nanometre scale. Their intention is developing tiny nano drones that can be controlled via laser. The cloud: the polarised laser rays will not only carry control information but likewise the power for operation.
If successful, the scientists would have created an entirely new class of nano tools that can be steered with extreme precision through liquids – to the benefit of nantotechnologies and life sciences. For instance, these drones could assume tasks like performing 3D scans on nano particles, or arranging such particles in a given order. Another imaginable application would be manipulating objects within cells.
Read more

Repost 0
12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 11:55
Le général Chanzy à la bataille du Mans, tableau de Maurice Orange.

Le général Chanzy à la bataille du Mans, tableau de Maurice Orange.


12.01.2016 source SHD
 

12 janvier 1813 : début du siège de Dantzig. Au terme de la funeste campagne de Russie, le général Rapp prend le commandement de la place de Dantzig, à partir de laquelle il doit couvrir la retraite de l’empereur. Rapp, bien qu’en infériorité numérique remplit parfaitement sa mission et mène plusieurs contre-offensives qui mettent à mal les forces russes assiégeantes. Le nouvel hiver qu’il doit affronter sans ravitaillement à la fin de l’année 1813, lui enlève toutefois les deux tiers de ses forces. Il se résout finalement à négocier sa reddition et capituler le 29 novembre 1813 (plus de dix mois après).Depuis la campagne d’Egypte, le général Rapp (nommé à 32 ans) a participé à toutes les batailles majeures conduites par Napoléon (Marengo, Austerlitz, Iéna, Essling, la Moskowa…) au cours desquelles il a reçu pas moins de 24 blessures. Déjà gouverneur de Dantzig en 1809, il aurait désapprouvé la campagne de Russie auprès de Napoléon lui-même, sans pour autant remettre en cause sa fidélité à l’empereur.

 

12 janvier 1852 : naissance de Joseph Joffre (Rivesaltes). Lire la biographie du LCL Rémy Porte, Joffre.

 

12 janvier 1871 : fin de la bataille du Mans. L'armée de la Loire du général Chanzy, en constante retraite depuis la défaite de Loigny (2 décembre 1870) qui avait à nouveau livré Orléans aux Prussiens, tente vainement de reprendre l'initiative. Composée de troupes disparates faiblement équipées et peu entraînées (notamment les Bretons du camp de Conlie), elle finit par s'effondrer, autant en raison de la supériorité technique de l'artillerie allemande que par les rigueurs de l'hiver. Elle se retire vers la Mayenne.

 

12 janvier 1919 : les Corps-francs allemands écrasent les Spartakistes. (Berlin principalement). Moins de deux mois après la capitulation allemande, les révolutionnaires spartakistes (mouvance bolchevik constituée de soldats démobilisés, de chômeurs,…) décrètent la grève générale en Allemagne le 6 janvier, et s’arment  pour prendre le pouvoir. Le jour même, le ministre de la défense, Gustav Noske, fait appel aux corps-francs pour empêcher que le pays ne suive l’exemple russe. Après une « semaine sanglante » de combats urbains, ceux-ci reprennent le contrôle des grandes villes. Le socialiste Noske est surnommé « le boucher ». Beaucoup d’Allemands, encore abasourdis par la capitulation du 11 novembre 1918, attribuent la défaite aux traitrises de l'arrière : C'est le mythe du "coup de poignard dans le dos". Pour les membres des corps francs, la tentative révolutionnaire spartakiste en est une preuve. Sur les corps francs : les réprouvés de Ernst von Salomon. 

 

12 janvier 1943 : début de l’opération Etincelle « ou Iskra en russe visant  à établir un corridor avec Leningrad assiégée par les Allemands. Au prix de près 34 000 tués et disparus contre 12 000 Allemands, les Soviétiques créent un corridor dans le dispositif allemand. Tandis que les combats font toujours rage, il est décidé de construire une voie de chemin de fer afin de ravitailler plus rapidement Leningrad. Ce succès passera au second plan avec la chute de Stalingrad, mais la ville peut désormais avoir un soutien plus régulier et les civils être évacués des zones de combat. Lors de cette opération, les Russes capturent leur premier Tigre 1 intact ».  CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

 

12 janvier 1954 : doctrine des « représailles massives » (Washington). Foster Dulles, secrétaire d’Etat américain, officialise cette doctrine qui repose à ce moment –là sur la supériorité nucléaire américaine, afin de garantir aux membres européens de l’OTAN un engagement militaire maximum des Etats-Unis en cas d’agression soviétique : Puisque les Etats-Unis sont les plus forts, ils estiment que l’URSS ne risquera pas une attaque où elle a tout à perdre. En 1962, changement de doctrine :  Mac Namara optera pour la  « réponse graduée » étant donné que l’URSS a largement rattrapé son retard.

Repost 0
29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 12:30
photo NATO

photo NATO

 

28.12.2015 trt.net.tr

 

Dans le cadre d'une mission de l'OTAN, l'Allemagne s'apprête à soutenir la défense aérienne de la Turquie.

 

Les avions AWACS qui viendront en Turquie seront positionnés à Konya.

Le nombre d'avions et de soldats attendus est ignoré.

Selon un article du journal allemand Bild am Sontag, l'OTAN installera provisoirement en Turquie des avions de détection et de commandement Boeing E-3 Sentry dans le cadre de son programme de sécurité et à cause de la crise syrienne.

L'article qui cite une lettre du ministère allemand de la Défense et des Affaires étrangères au Parlement allemand, les avions viendront de la base aérienne allemande de Gelsenkirchen.

L'objectif du positionnement des avions est de stabiliser l'espace aérien turc.

L'aval du Parlement allemand ne serait pas nécessaire étant donné qu'il n'y aura pas de mission de combat.

Repost 0
20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 08:30
Le 5è sous-marin construit en Allemagne pour Israël se dirige vers Haïfa


18 décembre 2015. Portail des Sous-Marins

 

Le 5è sous-marin israélien de la classe Dolphin et le 2è équipé d’un propulsion anaérobie effectue le voyage de 3.000 nautiques en direction de son port-base, Haïfa, depuis le chantier naval allemand où il a été construit.

L’INS Rahav transporte quelques 50 maris ainsi que « le minimum d’armement nécessaire à sa protection, » avant son arrivée en Israël le mois prochain. Après son arrivée, les systèmes israéliens seront installés à bord.

« Nous espérons que le sous-marin sera complètement opérationnel d’ici quelques mois, » indique un responsable.

Les sous-marins anaérobies peuvent rester en plongée plus longtemps. Avoir 2 sous-marins de ce type signifie que la marine israélienne « a doublé ses capacités sous-marines, » explique l’officier.

Le sous-marin fera un arrêt sur le site où le sous-marin INS Dakar a coulé en 1968, pour effectuer une cérémonie commémorative. Il poursuivra ensuite son chemin vers Haïfa.

Les nouveaux sous-marins seront installés dans un bassin spécialisé construit dans la base navale de Haïfa. Les sous-marins seront gardés séparément, discrètement et d’une manière adaptée. Le bassin [1] est très flexible et permet l’appareillage des sous-marins 24 heures sur 24.

« Les sous-marins apportent un niveau de renseignement qu’Israël ne peut obtenir par d’autres moyens, » explique le Lt.-Cmdr. Y., un ancien commandant de sous-marin.

« Les drones peuvent être abattus, » souligne-t-il, « alors qu’un sous-marin peut rester pendant des semaines au large des territoires ennemis, sans que personne ne le sache. »

Notes :[1] Peut-être couvert (Ndt).

Référence :Jerusalem Post (Israël)

Repost 0
19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 12:50
EDA initiates a project on lightweight land vehicles

 

Brussels - 18 December, 2015 European Defence Agency
 

Italy, the Netherlands, Portugal and Spain and Germany as the lead nation have initiated a new project under the auspices of the European Defence Agency (EDA) the aim of which is to investigate opportunities and challenges of lightweight constructions for Armoured Multi-Purpose Vehicles (the L-AMPV project).

 

Governmental experts from participating Member States and ten industrial and research entities involved in the project execution (coordinator KMW, Airborne, Camattini Meccanica, CEIIA, IABG, IVECO, Scania Netherland, Tecnalia, TNO and UROVESA) convened for a kick off meeting held at the European Defence Agency on 16 December 2015. 

The L-AMPV project is addressing a problem identified by military users referring to Armoured Multi-Purpose Vehicles currently in-service being far too heavy; this reduces off-road mobility and/or leaves insufficient room for additional equipment or protection enhancements. 

Consequently, the project aims at (i) delivering detailed information (material, weight, size and price) of vehicle components/parts currently used; (ii) determining the items which contribute most weight and (iii) recommending how to reduce the weight of these parts taking into account the need for the solution to last throughout the life-cycle of the system.

The overall objective of this Research and Technology (R&T) project is firstly to investigate opportunities and challenges of lightweight constructions for Armoured Multi-Purpose Vehicles, including new construction techniques for the vehicle parts, in order to define a proposal for a technology demonstrator, which could be the basis for a follow-on project.

Repost 0
16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 17:50
Nexter Systems et KMW ont finalisé hier leur alliance, formant la provisoire « Honosthor »

Nexter Systems et KMW ont finalisé hier leur alliance, formant la provisoire « Honosthor »

 

16 décembre, 2015 Nathan Gain (FOB)

 

Quelques 72h après Stromae et son union secrète avec sa compagne de longue date, c’était hier au tour de Nexter Systems et KMW d’officialiser un mariage quant à lui annoncé depuis juillet dernier. Un nouveau géant est donc bel et bien né le 15 décembre 2015 à Amsterdam, alors que les deux groupes français et allemand ont finalisé la mise en place d’une holding placée sous juridiction hollandaise et dénommée provisoirement Honosthor (de Honos, dieu romain de la chevalerie, de l’honneur et de la justice militaire, et Thor, dieu du Tonnerre dans la mythologie nordique).

 

« Les actionnaires uniques respectifs de chaque entreprise ont transféré toutes leurs parts à la holding, (…) et ont reçu en retour 50% des parts de la société de tête, » annonçait hier Nexter Systems.

 

Le premier Conseil de surveillance de Honosthor, présidé par le belge Christian Jourquin (ancien président du Conseil d’administration de Solvay), s’est réuni hier, 15 décembre 2015, pour une assemblée constitutive. Ce conseil, composé de sept membres, rassemble un couple nommé par l’actionnaire de Nexter : Jean-Séverin Deckers (Agence des Participations de l’Etat) et Bertrand Meur (Direction Générale de l’Armement), tandis que le tandem choisi par l’actionnariat de KMW est composé par Manfred Bode et Axel J. Arendt. Enfin, les deux entreprises ont intronisés Antoine Bouvier (PDG de MBDA) et Utz-Hellmuth Felcht comme membres indépendants. Stéphane Mayer, nouveau PDG de Nexter, et Frank Haun, président du conseil de direction de KMW, ont ensuite été officiellement intégrés leurs postes de membres du Directoire et co-PDGs de Honosthor.

 

Près de cinq mois après l’annonce officielle du projet KANT (KMW And Nexter Together), l’opération de rapprochement arrive donc à son terme. Une opération pleine de promesses (et, forcément, de quelques craintes) pour les deux entreprises qui, ensemble, se présentent désormais comme un acteur incontournable de la scène européenne de défense.

Repost 0
16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 11:55
Stéphane Mayer (Nexter) et Frank Haun (KMW)

Stéphane Mayer (Nexter) et Frank Haun (KMW)

 

15.12.2015 Romandie.com (AWP/AFP)

 

Paris - Les groupes de Défense français Nexter Systems et allemand Krauss-Maffei Wegmann ont annoncé mardi la finalisation de leur alliance lors d'une réunion aux Pays-Bas, créant un géant européen du secteur.

 

"Nexter Systems et l'allemand Krauss-Maffei Wegmann ont finalisé leur alliance", ont indiqué les deux groupes dans un communiqué, ajoutant qu'ils "travailleront ensemble sous l'égide d'une holding se trouvant à Amsterdam et régie par la loi des Pays-Bas".

 

Le conseil de surveillance de la holding s'est rassemblé à Amsterdam pour sa réunion constitutive. Il comprend sept membres et est présidé par le Belge Christian Jourquin.

 

Stéphane Mayer, le patron de Nexter, et Frank Haun, celui de KMW, ont été désignés co-PDG de la holding.

 

Ce rapprochement a été initié il y a un an et demi dans le cadre du projet baptisé Kant (KMW And Nexter Together). Nexter, fabricant des chars Leclerc, et son concurrent allemand KMW, fabricant des chars Leopard, avaient annoncé à l'été 2014 leur intention de se rapprocher, sans pour autant fusionner.

 

Les deux groupes représentent un chiffre d'affaires cumulé d'environ deux milliards d'euros (1,05 milliard pour Nexter et 747 millions pour KMW en 2014), pour des effectifs de 6.000 personnes, et un carnet de commandes de 9 milliards d'euros.

Repost 0
16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 08:50
Armement terrestre : Nexter et KMW donnent naissance à une société commune

 

15 décembre 2015 par  Jacques Marouani - electroniques.biz

 

Avec un chiffre d’affaire d’environ 1,6 milliard d’euros et 6000 employées, la nouvelle société sera la troisième entreprise d’armement terrestre au monde en termes de chiffres d’affaires, derrière General Dynamics et BAE Systems.

 

Les négociations entre le français Nexter Systems et l’allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) pour créer une société commune sous le nom de Newco, viennent d'aboutir. Avec un chiffre d’affaire d’environ 1,6 milliard d’euros et 6000 employées, Newco sera la troisième entreprise d’armement terrestre au monde en termes de chiffres d’affaires, derrière General Dynamics et BAE Systems. Elle aura son siège au Pays Bas (tout comme Airbus), et sera dirigé par deux Pdg : un français et un alemand.

 

Comme nous l'avions annoncé la semaine dernière, le prochain Pdg de Nexter Systems, et donc co-Pdg de Newco sera Stéphane Mayer. Du côté allemand, il est probable que Frank Haun, l’actuel Pdg de KMW, sera l’autre co-Pdg de la société commune, selon "Forces Opérations Blog".

 

Annoncée le 1er juillet 2014, la création de cette joint venture est la première dans le secteur de l’industrie de défense européenne depuis 2011 quand MBDA fut créé, et que juste avant, en 2000, fut formé EADS, aujourd’hui Airbus.

Repost 0
15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 19:50
Leclerc (Nexter) - LEOPARD 2 A4 (KMW)

Leclerc (Nexter) - LEOPARD 2 A4 (KMW)

 

15/12/2015 boursorama.com

 

BERLIN/PARIS (Reuters) - Le français Nexter, fabricant du char Leclerc, et l'allemand KMW ont annoncé mardi avoir finalisé leur fusion après près d'un an et demi de discussions.

 

Ce mariage dans les blindés, annoncé à l'été 2014 et scellé en juillet, donne naissance à un groupe de près de deux milliards d'euros de chiffre d'affaires, affichant un carnet de commandes de quelque neuf milliards et employant plus de 6.000 salariés.

 

Stéphane Mayer est devenu mardi PDG de Nexter, succédant à Philippe Burtin qui quitte ainsi son poste un an avant la fin prévue de son mandat, précisent les deux groupes dans un communiqué commun.

 

Ex-directeur général de l'équipementier aéronautique Daher, Stéphane Mayer sera co-PDG du nouvel ensemble, aux côté de Frank Haun, le patron de KMW.

 

Le quotidien Les Echos écrivait ce week-end sur son site internet que KMW avait émis des objections concernant le départ anticipé de Philippe Burtin.

 

Le nouveau groupe sera détenu à parité par l'Etat français et par la famille allemande Bode-Wegmann.

 

Le conseil de surveillance de la nouvelle holding installée à Amsterdam est présidé par le Belge Christian Jourquin, ex-président du conseil d'administration du groupe de chimie Solvay, et compte parmi ses sept membres Antoine Bouvier, le PDG du constructeur européen de missiles MBDA.

Repost 0
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 12:55
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

 

13/12 Anne Bauer / Journaliste Aéronautique Défense et Thibaut Madelin / Correspondant à Berlin

 

Paris a froissé Berlin avec la nomination d’un PDG de dernière heure.

 

Sérieux couacs sur le dossier Nexter-KMW. Pour le gouvernement français, qui a confirmé vendredi la nomination de Stéphane Mayer à la tête de Nexter en remplacement de Philippe Burtin, la dernière étape prévue mardi du rapprochement entre le fabricant de chars français et son concurrent allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) n’est plus qu’une formalité. « Nexter Systems et KMW finaliseront leur rapprochement le 15 décembre 2015, constituant le leader européen de l’armement terrestre », ont déclaré les ministres français des Finances, de la Défense et de l’Economie


Suite de l'article

Repost 0
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 18:50
L'UE finalise son projet sensible d'un corps européen de gardes-frontières

 

11 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Bruxelles - La Commission européenne va présenter mardi un projet audacieux de corps européen de gardes-frontières qui, selon les médias, va permettre d'imposer l'intervention de ce corps à un Etat membre ne parvenant plus à contrôler une frontière extérieure de l'UE.

Mais ce projet, attendu depuis plusieurs semaines, s'il est accepté par les Etats membres de l'UE, n'ira pas jusqu'à priver un pays de sa souveraineté dans la gestion de ses frontières, a nuancé une source européenne interrogée par l'AFP.

Les autorités nationales réussissent à faire de leur mieux, mais elles ne sont pas préparées pour l'afflux actuel de demandeurs d'asile, a reconnu vendredi le commissaire européen aux migrations, Dimitris Avramopoulos, lors d'un forum sur la Méditerranée à Rome.

Nous avons besoin de quelque chose de plus complet et de mieux structuré, a-t-il ajouté, sans évoquer les questions de souveraineté. Les Etats membres ne peuvent pas agir tout seuls. Nous avons besoin de plus d'instruments, a-t-il plaidé.

Le projet de création d'un corps européen de gardes-côtes et de gardes-frontières, annoncé depuis septembre, doit être présenté mardi devant le Parlement européen à Strasbourg, a confirmé vendredi le porte-parole de la Commission européenne, en évoquant une proposition importante et audacieuse.

Il fait partie d'une série de nouvelles propositions préparées par l'exécutif européen pour que l'UE reprenne la maîtrise de ses frontières extérieures, mises sous pression par un afflux sans précédent de migrants.

Le contrôle effectif de nos frontières extérieures est une condition vitale pour s'assurer que les accords de Schengen (régissant la libre-circulation) ne soient pas menacés, a expliqué devant la presse le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas, qui s'est refusé à dévoiler plus en détails le projet.

 

- Réserves à l'Est -

Selon le quotidien belge Le Soir ainsi que le Financial Times, l'exécutif européen souhaiterait qu'il soit possible d'imposer une intervention de gardes-frontières européens à un Etat déficient dans le contrôle d'une frontière extérieure de l'UE.

L'agence européenne Frontex, chargée de la coordination de la gestion des frontières extérieures, dépend des ressources apportées par les Etats membres et ne peut intervenir dans sa forme actuelle qu'à la demande d'un Etat membre.

C'est ce que Frontex s'apprête à faire à la frontière gréco-macédonienne et en mer Egée, après une demande d'Athènes qui a trop tardé à être formulée selon les autres Etats membres. D'où l'idée d'une procédure plus contraignante que pourrait lancer la Commission.

Mais il ne sera jamais possible pour un garde-frontière européen d'intervenir dans une opération à une frontière sans l'accord du pays concerné, a souligné à l'AFP la source européenne.

L'exécutif européen souhaite renforcer considérablement le rôle actuel de Frontex pour en faire une agence aux effectifs et aux prérogatives renforcés, a-t-elle confirmé.

L'objectif serait d'avoir un corps européen composé de mille personnes à l'horizon 2020, et rapidement mobilisable, a dit cette source, mais l'idée c'est de pouvoir aider plus rapidement un Etat en difficulté, pas de le priver de sa souveraineté.

Le projet de gardes-frontières européens, soutenu notamment par la France et l'Allemagne, pourrait cependant se heurter à l'opposition d'Etats membres craignant de devoir renoncer à la maîtrise de leur territoire.

Plusieurs pays d'Europe de l'Est sont hostiles à ce projet, a dit à l'AFP une source européenne.

C'est une ingérence excessive dans les compétences internes des Etats, a commenté une source polonaise, craignant que le champ de compétence du nouveau corps européen aille au-delà du simple contrôle des frontières et qu'il inclut notamment des possibilités de procéder à des enquêtes et des arrestations au préjudice des autorités nationales.

Repost 0
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 18:45
Bientôt des casques bleus allemands au Mali


11.12.2015 par Olivier Fourt - RFI
 

Appels sur l’actualité revient sur l’annonce de l’Allemagne, qui s’est dite prête à soutenir l’intervention française au Mali en y envoyant 650 soldats, quelques jours après le sommet européen de Bruxelles qui a suivi les attentats du 13 novembre à Paris. Précisions avec notre spécialiste des questions militaires.

 

L’Allemagne se dit prête à soutenir l’intervention française au Mali. Quelles sont les missions qui lui seront confiées ?
L’annonce a été très bien reçue à Paris puisqu’elle est intervenue juste après le sommet des ministres de la Défense de Bruxelles qui a suivi les attentats du 13 novembre. Conseil des Affaires étrangères et de la Défense de l’Union européenne durant lequel les Français ont lancé un appel à la solidarité en invoquant l’article 42-7 du traité de Lisbonne. Quelques jours plus tard, les Allemands annoncent que Berlin va envoyer 650 soldats au Mali. Un déploiement qui en réalité était déjà prévu, à hauteur de 400 militaires environ, spécialisés dans le génie et la reconnaissance. Des spécialités importantes qui soulageront peut-être l’armée française.

 

Suite de l'article

Repost 0
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 16:55
Philippe Burtin has resigned his positions as CEO of Giat, Nexter, SNPE and Eurenco.

Philippe Burtin has resigned his positions as CEO of Giat, Nexter, SNPE and Eurenco.


09.12.2015  by
 

The deal between France’s Nexter Systems and Germany’s Krauss-Maffei Wegmann (KMW) creating a joint venture currently known as Newco will be completed on 15th December. With a turnover of around €1.6bn and 6,000 employees Newco will be the world’s third largest land-defence group in terms of turnover behind General Dynamics and BAE Systems. So this week has seen a flurry of activity to set the scene for the final act given that Newco, whose official headquarters will be in the Netherlands (just like Airbus), will have two chief executives: one French, one German.

 

First a bit of background: Nexter Systems together with its sister companies Eurenco and SNPE are currently held 100% by the holding company Giat SA which was, until the 18th November, a wholly-owned French state enterprise. Philippe Burtin, 64, was CEO not only of Giat but also of the three sister companies.

 

Yesterday, 8th December, Burtin confirmed to a Giat SA board meeting that he was resigning from all these positions. According to reports by the Nexter CFDT trade union, Stéphane Mayer, 52, will be the next CEO of Nexter Systems from 15th December and thus co-CEO of Newco. He is currently CEO of Daher-Socat, an aircraft manufacturer of the TBM family, and equipment supplier to Airbus, Dassault, Gulfstream etc.

 

Thierry Dissaux, 56, will head GIAT, SNPE and Eurenco from 17th December. He is currently the CEO of the Fonds de Garantie des Dépôts (Deposit guarantee Fund).

 

On the German side, KMW was formed in 1999 when Krauss-Maffei and Wegmann merged their defence activities and has been, since 2011 when Siemens sold its 49% stake in KMW for an undisclosed amount to the Wegmann group, under the private ownership of the extremely discreet Bode family under the leadership of Manfred Bode. It is likely that Frank Haun, current CEO of KMW, will be the other co-CEO of Newco.

 

Announced on 1st July 2014, the historic merger is the first in the European defence sector since MBDA was created to form a European missile giant in 2001, and EADS (now Airbus) was formed in 2000.

 

In order for the deal to go through, France had to privatise at least 51% of Giat. That is now done and on 17th November a decree (n° 2015-1482) was published creating a Golden Share for the French state giving it particular rights in order to protect France’s essential interests in the sector of weapons systems and large and medium calibre munitions, notably the competences, know-how and industrial capacities indispensable for the development, qualification, production, testing and integration of these systems and munitions which mean the whole munition chain is mastered.

 

As part of the procedure to ensure this and that each of the partners can continue to export without fear that the other will block the deal, a joint declaration was issued today, 9th December, by the French and German governments stating that they both supported this strategic cooperation between KMW and Nexter Systems and that such narrow industrial cooperation required regular meetings on defence industry strategy so that “each nation’s respective interests” can be defended “in a framework of industrial consolidation and modernisation. »

 

The declaration added that important decisions regarding military and defence industry technology would be discussed, and stated that it was important to have key industrial technologies located in France and Germany to maintain not only know-how but also employment. They added that they would seek greater convergence in their military and operational needs and would work to harmonise the way military materiel and weapon systems are qualified, but that this did not exclude cooperation with other partners.

 

The two governments said the strategic cooperation between their two land armaments’ groups was “an important step towards an intensification of Franco-German cooperation, the aim being to preserve and strengthen their competitivity and technological capacities as well as the European potential for innovation in the field of security and land defence. »

 

Meanwhile, the Nexter CFDT trade union revelealed that Newco’s Board of Trustees will be chaired by Christian Jourquin, 67 (CEO until May 2012 of Solvay, a Belgian chemical and pharmaceutical company). The two independent trustees, one for France and one for Germany, are: Antoine Bouvier, 56 (CEO of MBDA, the European missiles group) and Utz-Hellmuth Felcht, 68, (Managing Director of One Equity Partners until July 2014). Those representing Giat are Jean Everin Deckers and Bertrand Le Meur while representing KMW are Manfred Bode and Axel Arendt.

Repost 0
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 16:50
Nomination de Stéphane Mayer comme PDG de Nexter Systems et co-président exécutif

 

11/12/2015 Ministère de la Défense

 

Nomination de Stéphane Mayer comme PDG de Nexter Systems et co-président exécutif dans le cadre du rapprochement entre Nexter et KMW

 

Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, Jean-Yves le Drian, ministre de la Défense, et Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, saluent la nomination de Stéphane Mayer, à compter du 15 décembre 2015, en vue d’assurer la succession de Philippe Burtin comme PDG de Nexter Systems. Stéphane Mayer sera également nommé co-président exécutif du groupe issu du rapprochement entre Nexter et KMW, aux côtés de son homologue Frank Haun, président exécutif de KMW. Cette nomination a été décidée par le conseil d’administration de GIAT Industries, société publique actionnaire à 100 % de Nexter Systems, réuni mardi 8 décembre.

 

Philippe Burtin a souhaité anticiper son départ par rapport à l’échéance statutaire de son mandat en fin d’année 2016. Après avoir préparé avec ses équipes le rapprochement entre Nexter et KMW, il donne ainsi à son successeur les meilleures chances d’engager et de conduire dans la durée la mise en œuvre opérationnelle de ce rapprochement franco-allemand. Au service de Nexter depuis quinze ans, dont six années comme PDG, il s’est résolument engagé dans le renforcement de la performance du groupe Nexter, qu’il a mis en position de nouer cette alliance stratégique européenne.

 

Précédemment directeur général du groupe Daher et PDG de sa branche aéronautique et défense, Stéphane Mayer, qui a également été président exécutif d’ATR et PDG d’EADS Socata, est un industriel confirmé ayant l’expérience des consolidations européennes. Il apporte une expérience reconnue de développement industriel, de performance commerciale, notamment à l’export, et de direction d’entreprise qui permettront à Nexter de contribuer de manière très significative au développement de l’entreprise résultant du rapprochement.

 

Nexter Systems et KMW finaliseront leur rapprochement le 15 décembre 2015, constituant le leader européen de l’armement terrestre, qui représentera un effectif de 6 000 salariés, un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros et un carnet de commandes de 9 milliards d’euros. Le nouveau groupe consolidé sera durablement détenu à parité par l’État français et par la famille allemande Bode-Wegmann.

 

Le conseil d’administration de GIAT Industries prendra rapidement les dispositions nécessaires pour nommer un PDG par intérim dans l’attente de la nomination de son nouveau dirigeant, dont l’identité sera rendue publique ultérieurement

Repost 0
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 12:50
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

 

10 December 2015 Dr Gareth Evans - army-technology.com

 

With the recent Franco-German merger of Nexter and Krauss-Maffei Wegmann (KMW), it seems Europe’s fundamentally national-based defence sector has finally embarked on the long awaited restructuring it has been flirting with since the turn of the century.

 

The new company, known as KANT (KMW and Nexter Together), unites the French state-owned manufacturer of the Leclerc battle tank with the German family-owned maker of its Leopard counterpart in a 50:50 partnership with annual sales of almost €2 billion and a €9 billion order book.

This new armoured systems giant marks a major turning point in the consolidation of the fragmented European land weapons market, and will ultimately be able to do for European land-based defence systems what Airbus has done for Europe's aerospace industry. As a joint statement from the companies claims: "the alliance of KMW and Nexter creates a group with the momentum and innovative force required to succeed and prosper in international competition."

 

Global Market

It certainly looks a timely move. The annexation of Crimea coupled with the ongoing volatility of parts of the Middle East has driven renewed European interest in armoured vehicles, and there are further opportunities in the growing markets of South America, Africa and the Asia Pacific region.

According to the Strategic Defence Intelligence's recent 'Global Armored Vehicles and MRO Market 2015-2025 report' the worldwide sector is expected to be worth $22.1 billion in 2015, rising at a CAGR of 3.97% over the period to reach $32.6 billion. Infantry fighting vehicles (IFV) and main battle tanks (MBT) are tipped to be the biggest contributors, respectively forecast to account for 37% and 22% of the market.

 

Competition

It is an already crowded market place, and even with the merger, the company is still significantly dwarfed by the likes of BAE Systems and General Dynamics. Add the rest of the world's manufacturers into the mix, including fellow European firms, such as Germany'sother land-system supplier, Rheinmetall and the Italian OTO-Melara, and the competition is likely to be strong.

Individually, the two elements of KANT currently field strong product portfolios. In addition to the Leclerc MBT, Nexter offers the Véhicule Blindé de Combat d'Infanterie (VBCI) wheeled armoured IFV, the Véhicule de l'Avant Blindé (VAB) APC and the Aravis mine resistant ambush protected (MRAP) vehicle. KMW has a range of infantry mobility, fighting and reconnaissance vehicles, including the Dingo, GTK Boxer, Puma, Fennek, Grizzly and Mungo ESK, along with self-propelled tracked howitzers, rocket launchers and anti-aircraft artillery, in addition to the successful Leopard 1 and 2 MBTs.

It has led some commentators to suggest that there is too much of an overlap to be able to live up to what the French MoD described in the build-up to the merger as a 'competitive industrial group offering a wide product range, and complementary know-how and competencies'.

Although there is clearly a high degree of product duplication, and the individual manufacture of the existing models is intended to continue, such criticism may be a little harsh; there is still some room for synergy in the current line up. Adding KMW's PzH 2000 self-propelled tracked howitzer to Nexter's Caesar truck-mounted system and Trajan towed artillery creates a complete product range - and there is obvious scope in future for self-competition to be eliminated during the development of new lines.

 

Consolidating Benefits

The idea of industrial cooperation in the European defence sector has been raised for years. Europe's big six defence manufacturing nations signed a letter of intent that set out to find a framework to achieve it back in 2000, but in practice, little progress was made in the years that followed. With the Nexter-KMW merger, the first steps towards the sort of consolidation that the US sector underwent in the 1990s now seem to have been taken, with the partnership seeking to use its now greater critical mass to improve its competitive edge.

Each partner is expected to realise benefits of around €35 million once the merger has been fully completed in five years time, through its enhanced purchasing power for raw materials and manufacturing tools and by adopting a unified approach to export sales.

 

Export Ethos

Enhancing competitiveness on the global market may be one of the big drivers on the deal, but achieving it may not be an entirely easy ride.

Even between the two prime movers of the European dream of an 'ever-closer union', national interests still complicate the transfer of sensitive defence technologies, and looking at the world arena, Paris and Berlin have a fundamental difference of ethos when it comes to exports.

For France, defence products are to be exploited as fully as possible on the global market, with French companies accounting for five in the Stockholm International Peace Research Institute's top 50 arms sellers in the world, and one of those making the top ten. Germany, on the other hand, with just one, ranking 39thon the SIPRI list, takes a far more circumspect approach, leaving German defence firms subject to significantly greater restrictions on foreign sales.

With reports coming out of Bundestag suggesting that little shift is currently planned in the export regime, it remains to be seen if adequate work-around can be devised to allow KANT to achieve its full world market potential.

 

First Test

Unrest in Ukraine and elsewhere has reawakened European defence thinking on armoured vehicles, and France and Germany have both begun initial investigations for next-generation replacements for their Leclerc and Leopard MBTs, which could prove an important first test for the new company.

KMW's Leopard 2 has been a notable commercial success, having been sold to 15 countries worldwide, while the Leclerc, by contrast, has had a much more modest reception from the global market. KANT is widely tipped to work on a MBT successor, unofficially dubbed the Leopard 3, in time to meet the 2030 start-date reported for the progressive retirement of the Leopard 2 from German service. However, Nexter was recently given the contract to extend the life of France's Leclerc fleet to 2040 and beyond, leaving the ageing tank to be retired long after the KANT influenced 'Leopard 3' had been introduced.

There are always going to be timing issues when rival companies, which are existing direct competitors, come together. There is in effect no right moment, but even though it is an inevitable artefact of the merger's five-year preparation period, for something as high-profile as the next-generation MBT, the fit is clearly less than ideal. Looking to the future, however, although developing and marketing any new armoured vehicle brings its own challenges, especially in the APC and IFVs sectors, such issues are unlikely to recur.

 

Airbus for Tanks?

The French media has been quick to describe the merger as an 'Airbus for tanks', picking up on the parallels that many of the country's politicians have been keen to draw between the two.

There are, similarities, but there is one very important distinction; although there is a defence element to Airbus, its global rise was firmly rooted in the civilian market. Like all defence sector companies, however, KMW, Nexter and 'newco' KANT essentially work for governments, and for them there are no guarantees that the Airbus model will hold true.

Only time will tell how effectively the new armoured vehicle giant can replicate that kind of commercial success, and as the French MoD hopes 'ensure the long-term development and competitiveness of the defence industry'.

Repost 0
10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 12:50
First H145M delivered to the German Special Forces


08.12.2015 Airbus HC

Donauwörth – Today, Airbus Helicopters delivered the first two lightweight military multi-role H145M helicopters (LUH SOF) to the German Armed Forces (Bundeswehr). The helicopters will be used by the Kommando Spezialkräfte (KSK), the German Army’s Special Forces, in Laupheim. The Bundeswehr, which is the launch customer for the H145M, has ordered 15 of these helicopters.

 

“With its cutting-edge technologies, outstanding performance and true multi-role capabilities, the H145M answers to the challenging demands of our military customers in today´s missions”, said Wolfgang Schoder, CEO of Airbus Helicopters Germany. “We are very proud to hand over these aircraft on time and on budget. From contact signature to first delivery in just two years, this project is a benchmark of efficient cooperation between Bundeswehr, authorities and industry.”

The H145M is the military version of the civil H145 that entered service in summer 2014 and recently reached the milestone of 10,000 flying hours in customer operations. With a maximum take-off weight of 3.7 tons, the H145M can be used for a wide range of military operations including utility, reconnaissance, search and rescue, armed scout, and medical evacuation. The Bundeswehr H145M (LUH SOF) is equipped with a fast roping system for troops, cargo hooks, hoists, a pintle-mounted door gun, ballistic protection and an electronic countermeasures system, which offers new capabilities for KSK special operations.

The aircraft has also been designed for day and night missions as well as for those carried out in harsh weather conditions and difficult terrain. Its mission equipment range also includes a helmet mounted sight and display as well as a self-sealing supply tank. Powered by two Turbomeca Arriel 2E engines, the H145M is equipped with full authority digital engine control (FADEC). Its low acoustic footprint makes the H145 the quietest helicopter in its class.

Earlier this year, the Bundeswehr awarded Airbus Helicopters a seven-year comprehensive co-operative support and services agreement. Airbus Helicopters´ responsibilities include the management and implementation of maintenance and repair activities, material supply and airworthiness. “This co-operative full-service contract is a modern and proven answer to the Force´s claims for optimal availability, reliability and readiness of the helicopter fleet. It secures the level of autonomy of the KSK in crisis and war operations while using the best-practice support and service of the global civil H145 fleet”, said Wolfgang Schoder.

Building on the robustness, low operating costs and the especially high operational availability of the H145 family, the H145M is equipped with the Helionix® digital avionics suite, including the 4-axis autopilot developed by Airbus Helicopters. Helionix® significantly supports the pilot during the mission by intelligently providing the right information at the right time to reduce the pilots’ workload. It summarizes relevant flight parameters on single screens for intuitive flight management, thus optimizing the situational awareness in the cockpit and increases flight safety.

The H145 helicopter family has proven its value for military customers for many years. For instance, the US Armed Forces have ordered a total of 427 helicopters of the related model UH-72A Lakota for utility and training missions. All these rotorcrafts have been delivered on time and on budget. The UH-72A achieves operational availability rates of over 94 percent on average.

 

About Airbus Helicopters

Airbus Helicopters is a division of Airbus Group. The company provides the most efficient civil and military helicopter solutions to its customers who serve, protect, save lives and safely carry passengers in highly demanding environments. Flying more than 3 million flight hours per year, the company’s in-service fleet includes some 12,000 helicopters operated by more than 3,000 customers in 152 countries. Airbus Helicopters employs more than 23,000 people worldwide and in 2014 generated revenues of 6.5 billion Euros. In line with the company’s new identity, fully integrated into Airbus Group, Airbus Helicopters has renamed its product range replacing the former “EC” designation with an “H”.

Repost 0
9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 19:50
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)


09/12/2015 Communication au Conseil des Ministres

 

Déclaration franco-allemande à l’occasion de l’accord de coopération stratégique entre Krauss-Maffei Wegmann et Nexter Systems.

 

Communiqué de presse

Le ministre de la Défense et le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique ont présenté une communication relative à une déclaration franco-allemande à l’occasion de l’accord de coopération stratégique entre Krauss-Maffei Wegmann et Nexter Systems.

Les conseils des ministres français et allemands ont adopté cette déclaration cette semaine, de manière coordonnée. C’est un rapprochement historique entre deux pays qui se faisaient hier la guerre et qui ont décidé aujourd’hui de lier leurs industries de défense.

Le rapprochement des deux groupes français et allemand du secteur de la défense terrestre, Nexter Systems, détenu à 100% par l’Etat à travers GIAT Industries, et KMW, détenu par la famille Bode-Wegmann, a été scellé le 29 juillet 2015 par un accord entre leurs actionnaires.

Cette alliance stratégique, qui doit entrer en vigueur avant la fin de l’année, donnera naissance à un leader européen de l’armement terrestre, représentant un chiffre d’affaires de près de 2 milliards d’euros, un carnet de commandes de 9 milliards d’euros et un effectif de 6 000 salariés.

Cette opération conduit au transfert au secteur privé de la majorité du capital de Nexter Systems, autorisé par la loi n°2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques.

Elle est associée à la mise en place de protections des intérêts essentiels des deux nations, notamment en termes de sécurité d’approvisionnement et de préservation des compétences technologiques critiques.

A l’occasion de ce rapprochement, la déclaration franco-allemande présentée ce jour réaffirme la volonté des deux Etats d’intensifier leur coopération bilatérale conformément aux objectifs en matière de construction de l’Europe de la défense rappelés dans les conclusions du conseil européen de décembre 2013 et de juin 2015. Le maintien des technologies clés des industriels, dans une optique permettant le renforcement de la base industrielle et technologique entre nos deux pays, dans une logique extensible par la suite au niveau européen, y tient une place importante.

Cette déclaration prévoit également la recherche d’objectifs communs en matière de définition des besoins militaires et opérationnels, d’harmonisation des procédures de qualification et d’acquisition. Elle ouvre la voie au renforcement de la coopération des deux Etats en soutien à cette première grande opération de consolidation des industries de défense en Europe depuis une décennie.

 

Déclaration franco-allemande à l’occasion de l’accord de coopération stratégique entre Krauss-Maffei Wegmann et Nexter Systems

 

Depuis des décennies, l’amitié franco-allemande rend possible une coopération étroite et exemplaire entre nos deux pays.

La France et l’Allemagne souscrivent aux conclusions du Conseil européen des 25 et 26 juin 2015 en faveur du renforcement de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) et souhaitent y apporter une contribution importante.

Les changements et les évolutions intervenus récemment dans le contexte international de la politique de sécurité posent des défis majeurs à la politique de sécurité et de défense européenne.

La France et l’Allemagne ont ensemble pour responsabilité essentielle de relever ces défis et souhaitent intensifier encore davantage leur coopération dans ce domaine.

Les étroites relations franco-allemandes portent également depuis plus de quarante ans sur la coopération dans l’industrie de la défense. Fondée sur les traités franco-allemands, cette coopération a contribué de manière décisive à l’édification d’une base industrielle et technologique européenne dans le domaine de la défense et doit servir, à l’avenir également, au maintien de notre capacité commune de défense.

L’étroite coopération franco-allemande dans le domaine de la défense permet de préserver notre capacité de défense dans l’intérêt de la paix, de la liberté, de la sécurité et de la stabilité. En ce sens, nos deux gouvernements soutiennent la décision des sociétés Krauss-Maffei Wegmann et Nexter Sytems en faveur d’une coopération stratégique. À cette occasion, nous déclarons ensemble :

 

I. Coopération industrielle franco-allemande

La France et l’Allemagne sont déterminées à renforcer la sécurité et la défense européenne par le biais d’une coopération bilatérale et européenne toujours plus étroite et de rester ensemble un élément moteur de la politique européenne de défense.

L’agenda franco-allemand 2020 prévoit un programme ambitieux pour l’intensification de nos relations, avec notamment un dialogue sur les questions industrielles de défense.

La coopération industrielle franco-allemande se manifeste également dans le fait que nous accompagnons l’industrie et ses responsables, éventuellement avec la participation d’autres partenaires européens, pour créer des sociétés et des groupes transnationaux qui figurent parmi les leaders industriels et technologiques dans leur domaine.

De telles décisions relèvent de la responsabilité des entreprises. Cette coopération doit également servir à consolider et à poursuivre le développement de la base industrielle et technologique de l’industrie européenne de défense et de sécurité. Il convient également de renforcer les conditions cadres et les instruments qui permettent d’améliorer la compétitivité au plan international.

 

II. Consultations régulières sur les questions stratégiques militaro-industrielles

L’étroite coopération entre la France et l’Allemagne requiert un processus régulier de consultation sur les questions de stratégie industrielle dans le domaine de l’armement, qui permette de défendre les intérêts respectifs de chaque pays dans une logique de consolidation et de modernisation industrielles.

Nous mènerons ce débat stratégique à la lumière des changements intervenus dans l’industrie de défense et sur la base des contacts noués avec cette même industrie dans nos deux pays.

Dans le cadre des consultations franco-allemandes régulières, nous discuterons de décisions importantes relatives aux technologies à usage militaire et à l’industrie de défense, également dans la perspective de projets de consolidation industrielle.

Dans le même temps, nous réaffirmons notre engagement en faveur des technologies industrielles clés localisées en France et en Allemagne. Le but commun est le maintien et le développement de ces technologies clés et de ces compétences dans nos deux pays en tenant compte des aspects liés à la politique de l’emploi.

 

III. Coopération dans le développement et l’acquisition d’équipements de défense

Nous sommes convaincus qu’en matière de préparation et de conduite de programmes d’armement communs, il est nécessaire de progresser dans l’harmonisation de nos analyses du besoin pour nos capacités nationales ainsi que dans la convergence industrielle et technologique nécessaire en la matière.

La France et l’Allemagne se fixent pour objectif la recherche de projets communs en matière de formation, d’armement, de doctrine d’emploi et d’interopérabilité. Nos deux pays rechercheront également une convergence accrue dans la définition des besoins militaires et opérationnels, l’harmonisation des procédures de qualification des matériels militaires et systèmes d’armes ainsi que la garantie d’une concertation continue entre les prescripteurs et les fournisseurs afin de promouvoir le développement de projets communs franco-allemands et européens.

Ce faisant, nous aspirons à poursuivre l’association aux projets communs de partenaires de coopération et de fournisseurs en tenant compte de la compétence technologique et opérationnelle et de l’efficacité économique et en nous appuyant le cas échéant sur l’Agence européenne de défense (AED).

La France et l’Allemagne procéderont à des échanges de vues continus sur les compétences technologiques clés à préserver et à renforcer en Europe. Ce dialogue n’exclut pas la coopération avec d’autres partenaires.

 

IV. Initiatives communes d’acquisition

Nous poursuivons l’objectif de mettre en œuvre conjointement de nouveaux programmes d’acquisition. La définition et le développement de projets d’armement en commun contribueront à une meilleure intégration dans le domaine des capacités militaires et renforceront la capacité d’action européenne.

Un développement et une acquisition conjoints et le plus standardisé possible conduiront à moyen et long terme à une coopération plus étroite ainsi qu’à une consolidation des industries de la défense en Europe.

Pour les projets communs, nous voulons développer et améliorer les structures existantes, notamment l’OCCAR, afin de réduire les coûts et d’améliorer la compétitivité internationale. Notre action coordonnée doit garantir le maintien des compétences de l’industrie d’armement en Europe.

Les petites et moyennes entreprises (PME) et entreprises de taille intermédiaires (ETI) constituent des partenaires indispensables des systémiers. En conséquence, nous nous  engageons à faciliter leur accès aux chaines communes de création de valeur.

 

V. Coopération au sein de la nouvelle co-entreprise KMW / Nexter

Le maintien d’importantes capacités industrielles en Europe peut requérir une restructuration transfrontière accrue de l’industrie de défense et de sécurité.

La coopération stratégique entre Krauss-Maffei Wegmann et Nexter Sytems est selon nous une étape importante vers une intensification de la coopération franco-allemande, le but étant de préserver et de renforcer la compétitivité de nos industries et leurs capacités technologiques ainsi que le potentiel d’innovation européen dans le domaine de la sécurité et de la défense terrestre.

Nous espérons ensemble que la création d’une nouvelle co-entreprise, dotée d’une structure actionnariale européenne stable, tiendra compte de nos aspirations en matière de développement et de technologie.

S’agissant des décisions concernant l’avenir de la chaîne d’approvisionnement et des technologies clés de la co-entreprise, la France et l’Allemagne engageront des consultations en temps utile en vue de parvenir à un consensus.

Afin d’accroître l’efficacité économique de la co-entreprise, nous examinerons les possibilités d’améliorer  les conditions cadres et les instruments qui renforcent la compétitivité au plan international.

Repost 0
9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 08:30
Daesh utilise aussi des armes de fabrication franco-allemande

 

08/12/2015 Par Guillaume Descours – LeFigaro.fr

 

Selon un rapport d'Amnesty international, les très nombreuses armes et munitions utilisées par Daech proviennent principalement des pays qui se battent contre l'organisation terroriste.

 
L'État islamique est souvent décrit comme l'organisation terroriste la plus organisée et surtout la plus autonome. Pourtant, si son économie est florissante, notamment grâce au pétrole, l'équipement de son armée est loin d'être aussi indépendant. Selon un rapport publié par l'ONG, Amnesty International, Daech possède une grande quantité d'armes fabriquées dans plus de vingt-cinq pays occidentaux différents dont les États-Unis, la Chine ou encore l'Europe.

Il dispose aujourd'hui d'un arsenal impressionnant: fusils d'assauts, M16, missiles antichars et sol-air, mortiers, armes de poing… Des armes destinées à équiper les nombreux soldats de l'EI. Selon le rapport de l'ONG, sur le seul mois de juin 2014, l'organisation a saisi assez d'armes pour équiper trois divisions d'une armée conventionnelle, soit environ 40.000 à 50.000 soldats. Et parmi celles-ci, se trouvent des armes de fabrication franco-allemande. «C'est quelque chose de sûr. On peut savoir de quels types de fabrication sont les armes de l'EI. Mais il est beaucoup plus difficile de chiffrer le nombre d'armes qui proviennent de tel ou tel pays», explique Aymeric Elluin, chargé de campagne Arme et Impunité à Amnesty France.

 

Une situation contradictoire

Si Daech a réussi, depuis plusieurs années, à rassembler autant d'armes et de munitions, c'est notamment en saisissant, directement sur le terrain, les stocks des autres armées dans les pays où il est implanté. «L'Irak, c'est une caverne d'Ali Baba pour l'État islamique. Ils n'ont qu'à se baisser pour ramasser et c'est cette saisie d'armes qui est leur principale source d'approvisionnement».

C'est donc une situation paradoxale qui s'est mise en place sur le théâtre irako-syrien. Depuis plusieurs semaines, les chefs d'États et responsables gouvernementaux ne cessent de marteler que Daech doit être détruit, alors qu'il mène sa campagne de terreur avec les armes de ceux qui les combattent. «On a plongé dans une situation complétement absurde puisque leur principale force vient de nos propres armement. Et ça se chiffre en millions de dollars», indique Aymeric Elluin.

Pour l'ONG, la situation est alarmante depuis plusieurs années. Mais le véritable tournant intervient en 2003, lorsque l'Irak a été innondé d'armes par les Américains. «Ils ont cru qu'en donnant des milliards de dollars d'armes à l'armée irakienne, la situation allait s'améliorer mais ça a été l'inverse. Aujourd'hui, personne ne peut affirmer que la sécurité a été rétablie dans ce pays. Il y a des pillages, il y a des trafics... Et comme toujours, ce sont les civils qui payent le prix fort de cette situation», reprend le chargé de campagne d'Amnesty International.

 

Contrer le phénomène

Pour endiguer la prolifération d'armes dans la région, qui risque à tout moment de terminer aux mains des terroristes de Daech, l'ONG demande une coopération judiciaire et pénale entre les pays. «Si l'on veut vraiment détruire l'État islamique, il faut commencer par faire ce qu'il y a de plus simple. C'est-à-dire prendre nos responsabilités et contrôler les marchés d'armes dans cette région». Pour Amnesty International, il faut mettre en place un embargo total sur les armes en Syrie.

Repost 0
6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 12:30
photo UK MoD

photo UK MoD

 

05.12.2015 par RFI
 

L’Allemagne qui rejoint les opérations militaires contre le groupe Etat islamique (EI) et le Royaume-Uni qui frappe pour la première fois en Syrie, la coalition internationale anti-EI a montré ses derniers jours de nouveaux signes encourageants. Mais tant qu’elle ne réunira pas l’ensemble des forces opposées à l’organisation terroriste, elle n’atteindra pas son plein potentiel. Etat des lieux d’une alliance en construction.

 

Ça bouge au sein de la coalition anti-EI. Après les premières frappes britanniques en Syrie menées jeudi 3 décembre, c’est au tour du plus proche allié de la France, l’Allemagne, de rejoindre le théâtre des opérations militaires contre l’autoproclamé Etat islamique (EI). Les députés allemands ont autorisé vendredi le déploiement d’un maximum de 1 200 soldats, six avions Tornado ainsi que d’une frégate. Il s’agit de la plus importante mission de l’armée allemande à l’étranger.

Berlin ne précise pas la date du début de l’intervention, mais prévient que ses forces aériennes ne procèderont à aucun bombardement, se cantonnant à des activités de reconnaissance. L’Allemagne prend néanmoins une part plus active dans la coalition internationale, en soutien à son voisin français violemment touché lors des attentats de Paris le 13 novembre.

 

Qui fait quoi au sein de la coalition anti-EI ?

Si une soixantaine de pays ont rejoint la lutte contre Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique) depuis 2014 à l’appel des Etats-Unis, ils interviennent à des degrés différents. Seule une dizaine de membres effectuent des raids aériens. Parmi eux, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Jordanie interviennent à la fois en Irak et en Syrie.

Les premières frappes françaises ont eu lieu le 19 septembre 2014. Elles visaient des sites de Daech en Irak. Ce n’est qu’un peu plus d’un an plus tard que les bombardements français ont également visé des positions jihadistes en Syrie. Selon le ministère de la Défense, ces attaques ciblent « les centres de commandement et d’entraînement de Daech, ainsi que ses capacités logistiques et ses sources de financement ». Le journal Le Monde rapporte que 680 bombes ont été larguées depuis le début de l’engagement français. 580 objectifs auraient été détruits. Selon le quotidien, la France pourrait arriver à court de munitions et aurait passé commande auprès de fabricants américains.

Malgré une intensification des efforts en Irak et en Syrie consécutive aux attentats du 13 novembre, la contribution française sur le plan aérien reste mineure. Le plus gros actionnaire demeure les Etats-Unis. Certains pays ne frappent qu’en Irak ou à l’inverse, uniquement en Syrie. La participation des uns et des autres ne cesse d'évoluer. Ainsi, si le Royaume-Uni a mené ses premières attaques en Syrie jeudi peu après le vote au Parlement, le Canada s’apprête, lui, à suspendre ses frappes. Par ailleurs, les pays arabes du Golfe sont moins présents sur ce théâtre d’opérations depuis qu'ils sont engagés dans une intervention militaire au Yémen.

La majeure partie des membres de la coalition internationale s’abstient toutefois de prendre part aux raids aériens, se contentant d’une aide financière ou logistique, de livrer de l’armement ou de dispenser des conseils et des formations militaires.

 

La Russie et l’Iran font bande à part

Tous les Etats engagés dans la lutte contre l’EI ne sont pas partie prenante de cette large alliance menée par Washington. La Russie et l’Iran, qui sont tous deux de fidèles alliés du régime syrien dirigé par Bachar el-Assad, jouent leur partition en solo. Il faut ajouter à la longue liste d’ennemis de Daech l'armée syrienne appuyée par l'Iran et le Hezbollah libanais, ainsi que des groupes d'opposition syriens et les forces kurdes d'Irak comme de Syrie.

Moscou est massivement engagé depuis septembre dernier. Problème, la Russie est accusée de ne pas uniquement viser les intérêts de Daech, mais aussi de cibler les groupes rebelles opposés à Bachar el-Assad. Une grande partie de ses bombardements frappe des régions où l’ennemi commun n’est pas présent. Du 26 novembre au 4 décembre, l'aviation russe a détruit 1 458 « cibles terroristes » en Syrie au cours de 431 vols dans les provinces d'Idleb (nord-ouest), d'Alep (nord-ouest), de Lattaquié (nord-ouest), de Hama (centre), d'Homs (centre), de Raqqa (est) et de Deir Ezzor (est), indiquait vendredi un communiqué de l'aviation russe. Plusieurs missiles auraient touché des installations pétrolières ainsi qu’un « un bastion majeur de combattants », précise-t-il.

 

Une coalition unique impossible ?

Le président russe Vladimir Poutine a plusieurs fois plaidé pour une coalition internationale élargie intégrant l’Iran et la Syrie. Mais le sort réservé à Bachar el-Assad continue de diviser. La lutte contre l'EI « ne sera totalement efficace que si l'ensemble des forces syriennes et régionales s'unissent. Comment est-ce possible tant que Bachar el-Assad préside, lui qui a commis tant d'atrocités, et qui a contre lui une grande partie de sa population », interroge le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius dans le quotidien régional Le Progrès paru samedi.

Mais alors que jusque-là, la position française était catégorique sur la question, « ni Bachar, ni l’EI », la priorité est désormais donnée à l’anéantissement du groupe terroriste. « Une Syrie unie implique une transition politique. Cela ne veut pas dire que Bachar el-Assad doit partir avant même la transition, mais il faut des assurances pour le futur », juge-t-il.

Une légère inflexion déjà sous-entendue par le secrétaire d’Etat américain John Kerry qui estimait, vendredi en marge d’une visite en Grèce, qu’une alliance syrienne anti-EI était envisageable sans le départ préalable de Bachar el-Assad. « Il n'est pas évident qu'il (Bachar el-Assad) doive partir à condition qu'il y ait de la clarté sur ce que son avenir pourrait être ou ne pas être », a-t-il déclaré.

 

Crise turco-russe

Le projet de coalition unique que défend Vladimir Poutine, et que porte aussi son homologue français François Hollande, souffre aussi de la crise entre la Turquie et la Russie. Le torchon brûle entre Ankara et Moscou depuis que l’aviation turque a abattu un bombardier russe, le 24 novembre dernier, l’accusant d’avoir violé son espace aérien.

En réaction, le Kremlin a eu vite fait d’évoquer une implication du pouvoir turque dans la contrebande du pétrole de l’organisation Etat islamique. « Nous n'oublierons jamais cette complicité avec les terroristes. Nous considèrerons toujours la trahison comme l'une des actions les pires et les plus viles », a pourfendu Vladimir Poutine le 3 décembre lors de son adresse annuelle face aux parlementaires.

Cette semaine, le président américain Barack Obama, qui a rencontré ses homologues turc et russe, était à la manœuvre pour apaiser les tensions. « Comme je l'ai dit à M. Erdogan, nous avons tous un ennemi commun et c'est l'EI. Je veux être certain que nous nous concentrons sur cette menace et sur la nécessité de trouver une forme de solution politique en Syrie », a-t-il affirmé.

D’autres accusations visent la Turquie. Celles-ci proviennent de Bagdad. Craignant pour sa souveraineté, alors qu’il reçoit une aide étrangère dans sa lutte contre Daech, l’Irak a sommé samedi Ankara de retirer ses troupes présentes sur son sol. « Nous avons la confirmation que la Turquie a envoyé en territoire irakien des troupes estimées à près d'un régiment blindé, accompagnées de chars et d'artillerie prétendument pour entraîner des groupes armés, et cela sans la demande ou l'aval des autorités fédérales irakiennes », a protesté le Premier ministre irakien Haider al-Abadi. Un haut responsable des forces kurdes alliées à Ankara a expliqué qu'il s'agissait d'une simple relève de routine de forces turques qui entraînent des combattants anti-EI.

 

Pas de victoire sans troupes au sol ni solution politique en Syrie

Difficile de démêler le vrai du faux, toujours est-il que c'est un exemple parmi d’autres d’une communication brouillée entre les nombreux opposants au groupe Etat islamique. Face à la multitude désorganisée de ses adversaires et malgré le feu nourri des frappes de la coalition, le groupe terroriste semble continuer de prospérer.

« Tout le monde sait que si on ne peut pas trouver de troupes au sol prêtes à s'opposer à Daech, ce conflit ne pourra pas être gagné complètement avec les seules frappes aériennes », considère John Kerry. Mais Washington comme Paris se refusent à envoyer leurs soldats au sol. Dans ce cas de figure, la solution, au moins sur le front syrien, est politique. « Si nous parvenons à mettre en place une transition politique, nous allons permettre à toutes les nations et entités de se rassembler. L'armée syrienne, ensemble avec l'opposition (...) Les États-Unis, ensemble avec la Russie et d'autres, iront combattre Daech », prophétise le chef de la diplomatie américaine.

C’est sur le chaos syrien qu’a germé l’EI, c’est de la résolution de cette crise que peut venir son éradication. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a annoncé une prochaine réunion internationale à New York, durant la deuxième quinzaine de décembre, pour trouver une issue politique à ce conflit. Mardi, une grande partie de l’opposition syrienne doit se réunir à Riyad en Arabie saoudite pour établir un socle commun en vue de futures discussions avec le régime de Bachar el-Assad.

Repost 0

Présentation

  • : RP Defense
  • RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories