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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 06:55
photo ONERA

photo ONERA

 

03/05/2016 par Alain Establier - SECURITY DEFENSE Business Review n°149

 

SDBR : L’ONERA va fêter ses 70 ans le 3 Mai 2016. Qu’est-ce qui différencie l’ONERA de 1946 et celui d’aujourd’hui ?

 

Bruno Sainjon : L’Office National d’Etudes  et de Recherche Aérospatiales (ONERA) a été créé le 3 mai 1946 par une loi votée à l'unanimité par l'Assemblée Nationale Constituante. Cette création s’inscrivait dans l’affirmation d’une politique ambitieuse visant à redonner, au sortir de la seconde guerre mondiale, à notre industrie aéronautique et à notre Défense leurs lettres de noblesse. Pour relever un tel défi, il convenait de donner à la France les moyens d’acquérir un haut niveau d’excellence scientifique et technique. C’est pourquoi l’Etat a notamment confié à l’ONERA, parmi ses missions, celles de développer et d’orienter les recherches dans le domaine aéronautique civil et militaire, de concevoir, réaliser et mettre en œuvre les moyens nécessaires à l’exécution de ces recherches et d’en favoriser la valorisation par l’industrie. Quinze ans plus tard, ces missions ont été élargies à la dissuasion et au spatial. Pendant 70 ans, l’ONERA a rempli avec succès l’ensemble des missions qui lui ont été confiées, dans des conditions parfois difficiles. Il est à l’origine de formidables réussites et relève, aujourd’hui comme hier, les défis de l’aéronautique et de l’espace du futur. Les personnels de l’ONERA peuvent, sans fausse modestie et très légitimement, s’enorgueillir du fait que la grande majorité des grands programmes civils et militaires qui ont donné à notre industrie et, à travers elle, à la France et à l’Europe, sa force technologique et économique actuelle, comporte une très forte dose d’« ONERA inside ». Tout cela n’aurait pu s’accomplir sans le haut niveau de compétences scientifiques et techniques des personnels de l’ONERA qui n’ont ménagé ni leurs talents, ni leurs peines pour hisser l’Office au meilleur niveau mondial. Aujourd’hui, nous mettons tout en œuvre pour que les réalisations futures soient à la hauteur de celles passées.

 

Quelle situation avez-vous trouvé à votre arrivée à l’ONERA mi 2014 ?

 

Comme il est d’usage, la Cour des comptes nous a communiqué fin-2014 un projet de rapport (rendu public en septembre 2015) sur les comptes et la gestion de l'ONERA de 2008 à 2013. Si l’ONERA y est reconnu pour la qualité de ses personnels et son excellence scientifique, la situation décrite par la Cour était pour le moins alarmante, même si les critiques formulées concernaient autant l’environnement de l’ONERA que l’Office lui-même. La Cour a ainsi estimé que l’Office souffrait de l’absence de réflexion stratégique, aussi bien sur son positionnement concurrentiel et le périmètre de ses activités que sur son organisation territoriale. «Le défaut d’implication de la tutelle (le MINDEF), les dysfonctionnements du conseil d’administration et l’insuffisance de l’évaluation scientifique ont notamment contribué à cet état de fait au cours de la période contrôlée» ont écrit les magistrats. Dans le nombre de points qu’il fallait résoudre, la Cour mettait en avant l’absence de plan stratégique scientifique (PSS). Avant la parution de ce rapport nous avions identifié ce manque et, dès septembre 2014, nous avons lancé une grande réflexion interne pour faire émerger, par les personnels eux-mêmes, des idées pour écrire l’avenir scientifique de l’ONERA. L’exercice a été mené d’abord par domaines scientifiques, puis a été complété progressivement par une vision transverse plus finalisée.

 

L’exercice collectif a t-il réussi ?

 

Oui, car début 2015 nous avons pu constituer 2 documents assez complets et même trop détaillés sur nos savoir-faire pour être diffusables hors de l’ONERA. Ils ont servi à Stéphane Andrieux, directeur scientifique général qui venait d’arriver, pour faire une réécriture du PSS synthétique et communicable à nos partenaires (DGA, DGAC, CNES, Dassault, Thales, Safran, Gifas, etc.) avec qui nous avons eu ensuite des rencontres bilatérales. Ces rencontres ont permis de recueillir leurs attentes et de les confronter à des groupes de collaborateurs et de grands anciens, ainsi bien sûr qu’à notre haut conseil scientifique. Le résultat de ce croisement vision interne / vision externe est un document de 60 pages intitulé «Plan Stratégique Scientifique 2015-2025». Ce document sera vivant et sera complété par des feuilles de route au fil de l’eau. En parallèle, j’avais noté dans mon tour de la maison qu’on me présentait de très nombreux sujets, où l’ONERA était souvent à la pointe des connaissances mondiales, totalement méconnus de l’extérieur y compris de nos partenaires publics ou privés. Pour transformer l’ONERA en maison de verre, nous avons lancé une enquête interne sur les pépites passées ou actuelles que nous pourrions montrer à l’extérieur. Le travail du chercheur d’or a ensuite consisté non pas à trouver des pépites, mais à sélectionner les plus remarquables pour arriver aux «39 pépites de l’ONERA» (contributions à l’industrie aérospatiale de la France et de l’Europe), regroupées dans un petit fascicule disponible sur notre site web**.

 

Est-ce que cela a permis de changer l’image de l’ONERA ?

 

Difficile de répondre sans instruments de mesure, mais mes interlocuteurs me disent que notre image a changé en bien, et c’est aussi ce que les médias écrivent. Cela en tout cas a contribué à rappeler nos missions, les enjeux et nos réussites. D’ailleurs, depuis un an et demi, 7 collaborateurs de l’ONERA ont été décorés de la Légion d’honneur ou de l’ordre national du Mérite, ce qui à mon sens fait partie des nombreux signaux de reconnaissance de l’apport essentiel de l’Office à la recherche française en matière d’aéronautique, de spatial et de Défense. Par exemple, le décollage d’Airbus en tant qu’industriel est dû en grande partie au succès de l’A320 et à son système de commandes de vol électriques, technologie provenant du militaire et issue de recherches menées  par l’ONERA. Autre exemple, les lois de guidage-pilotage de nos sous-marins nucléaires lanceurs d’engins ou du porte-avions Charles de Gaulle viennent d’une déclinaison des travaux de l’ONERA, à partir de ceux faits sur les avions d’Airbus. Qui s’en souvenait ? Nous échangeons d’ailleurs beaucoup avec DCNS en ce moment… Pour revenir à votre question de départ, ce qui est resté de l’ONERA des débuts c’est l’excellence scientifique. Ce sur quoi il faut être attentif, c’est sa capacité à continuer à disposer des meilleures compétences scientifiques et de personnels motivés, qui constituent son principal capital, et de lui redonner la capacité d’investissement dans les installations scientifiques nécessaires.

 

Quelles sont les grandes forces de l’ONERA ?

 

Tout d’abord, le fait de travailler à la fois sur le civil et sur le militaire, ce qui est le cas de peu d’organismes en Europe. La France a toujours défendu, en parfaite entente entre services de l’Etat et industriels, l’intérêt de ce domaine élargi ; il en est de même en matière de recherche. L’ONERA couvre tout le spectre, y compris la sécurité. Autre grande force, notre capacité, dans chacune de nos disciplines, à nous baser sur un triptyque théorie sciences connaissances / simulations numériques / expérimentations. J’y ajoute la capacité à avoir une vision transverse et à associer, dans les finalités, des personnes de différentes disciplines scientifiques. Il est indispensable, en recherche fondamentale, de préserver cette approche matricielle plutôt qu’une organisation en silos. Cette organisation a permis par exemple de développer, seuls et de bout en bout, un outil opérationnel de surveillance de l’espace: le système de veille «Graves»**. Nous travaillons aujourd’hui à la suite de ce système mis en activité en 2005 et opéré depuis par l’Armée de l’Air.

 

Pouvez-vous nous parler des retours des industriels à votre présentation stratégique scientifique?

 

Nous avons eu des retours de natures différentes. Certains industriels voudraient nous voir cantonnés à la recherche plus fondamentale, pour ensuite leur transférer le savoir et qu’ils prennent le relais. D’autres, comme Safran, souhaiteraient que nous allions très loin dans les TRL***, jusqu’à des démonstrateurs mis au point ensemble. Ceci n’est pas nouveau. Par exemple, concernant l’hélicoptère H160 d’Airbus (successeur du dauphin) et ses pales extrêmement profilées aux extrémités ressemblant à des boomerangs, cette innovation est née d’un contrat de recherche entre la DGA et l’ONERA (1994) pour diminuer le bruit des pales d’hélicos en améliorant leur portance. Après 8 ans de recherches entre DGA et ONERA, en progressant dans les TRL, le relai a été pris par la DGAC qui a financé la poursuite des travaux au couple ONERA / Airbus, pendant près d’une dizaine d’années, pour développer un objet industrialisable (l’ONERA a des brevets sur cette pale); l’ONERA s’est ensuite retiré pour laisser Airbus développer son produit industriel qui devrait entrer en service avant la fin de la décennie, soit environ 25 ans après les premiers travaux. Ceci pour souligner le temps qu’il faut pour passer d’une idée scientifique innovante, de rupture, à un produit de haute technologie commercialisable. Or, force est de constater que compte tenu des contraintes budgétaires,  les projets de court terme absorbent les financements au détriment de la recherche. Heureusement, le Ministère de la Défense, mais aussi de nombreux parlementaires, députés et sénateurs, se réapproprient l’ONERA aujourd’hui, comme le rapport de la députée Isabelle Bruneau le prouve  (http://www.assemblee-nationale.fr/14/budget/plf2016/a3115-tII.asp). 

  

Par rapport au DLR allemand, avez-vous des moyens comparables ?

 

L’ONERA compte aujourd’hui 1750 collaborateurs (il y en avait 2600 début 1990) et 250 doctorants. Dans le même temps, la partie aéronautique du DLR (centre  national  de  recherche  sur  l'aviation et  les  vols  habités  en Allemagne / Deutsches  Zentrum  für  Luft-und  Raumfahrt), qui ne travaille que sur le civil et qui s’appuie sur les services fonctionnels de l’ensemble du DLR, est passée entre 2009 et 2016 de 1277 à 1736 collaborateurs; les financements publics allemands vers le DLR sont passés de 110 à 160 millions d’euros, quand la subvention française vers l’ONERA était passée de 130 millions à 94 millions pour la construction du budget 2014. Depuis la subvention est remontée à 105 M€.

 

Vous avez noué des partenariats avec la SNCF et Total, en dehors de votre périmètre habituel. Pourquoi ?

 

Partager le fruit de ses recherches avec d’autres secteurs industriels fait partie des missions de l’ONERA. Ainsi, la SNCF s’intéresse à l’utilisation de minidrones pour surveiller les équipements et les infrastructures de son réseau. Dans ce domaine, l’ONERA dispose d’une expertise et de savoir-faire très développés. Vous savez qu’en 2015 le survol d’installations sensibles par des drones pirates a semé un certain émoi. C’est donc naturellement vers l’ONERA que les autorités, au premier rang desquels le SGDSN et la Gendarmerie Nationale, qui est en charge de la sécurité des centrales nucléaires et avec laquelle nous avons ultérieurement en 2015 signé un accord de partenariat, se sont tournées pour essayer de trouver des solutions. Nous avons donc évalué l’existant, puis un appel à projet interministériel a été lancé qui a permis de sélectionner 2 projets: l’un piloté par CS et l’autre (Angelas) piloté par l’ONERA. Nos travaux sont basés sur le couplage optique / radar, de façon à détecter et neutraliser le drone de la manière la plus automatisée possible. Angelas regroupe, autour de l’ONERA, EDF, Thales, Telecom SudParis, le CEA Leti, l'institut de criminologie de Paris et Exavision.

 

Comment qualifieriez-vous vos relations avec la DGA aujourd’hui ?

 

Elles sont en progrès par rapport à la situation que j’ai trouvée à mon arrivée. La DGA aussi est en train, progressivement, de se réapproprier l’ONERA et de redécouvrir collectivement ses compétences. Nous sommes ainsi en train de mettre en place, avec la DGA, des conventions qui feront de l’ONERA l’expert référent dans certains domaines: environnement optronique, environnement radar, etc. C’est dans ce même esprit que nous avons renoué en 2015 les relations avec la DGAC, ce qui a relancé notre collaboration sur certains domaines: feu, foudre, turbulences, etc. Par ailleurs, le ministre de la Défense, qui en exerce la tutelle, a réitéré son attachement à l’ONERA et aux enjeux stratégiques qu’il porte. De manière extrêmement tangible, avec la subvention exceptionnelle accordée en 2015 pour aider l’ONERA à équilibrer ses comptes et le financement de la consolidation de la soufflerie S1MA de Modane-Avrieux, la Défense a accordé à l’ONERA, entre 2015 et début 2016, près de 30 M€ supplémentaires.

 

Vous parlez de Modane, un mot des souffleries ?

 

Si nous voulons continuer à être capables d’installations du plus haut niveau mondial, comme c’est le cas aujourd’hui, opérant pour le compte de la Défense, pour les instances européennes, pour les industriels comme Dassault Aviation, etc., il faut que nos souffleries fassent l’objet d’importants travaux notamment de BTP, S1MA en était l’illustration la plus urgente. Je rappelle que 8 de nos souffleries, sur un total de 12 au niveau européen, ont été déclarées comme des facteurs clés de succès stratégiques par les industriels européens pour conserver le premier plan mondial. Si l’on veut qu’elles soient encore là dans 10 ans, il faudra que quelqu’un finance ces investissements. L’ONERA n’en a pas les moyens et ces 8 souffleries (dont S1MA) nécessitent 218 millions d’investissements, répartis sur 51 actions en 11 ans (source plan ATP 2014). L’Etat, entre la DGAC fin 2015 et la Défense début 2016, vient d’y apporter les premiers éléments de réponse. Il manque donc un peu moins de 200 millions, soit moins d’une vingtaine de millions par an… C’est finalement très peu pour rester leader mondial. Il ne parait pas aberrant que les industriels, qui ont eux-mêmes souligné le caractère stratégique de ces installations, contribuent, d’une manière ou d’une autre, à cet investissement qui leur sera indispensable dans le futur.  

 

* Bruno Sainjon est Président-Directeur général de l’ONERA depuis mai 2014. Auparavant il avait passé plusieurs années à la DGA sur différents postes.

** http://www.onera.fr/fr/pepites et http://www.onera.fr/dcps/graves

*** https://fr.wikipedia.org/wiki/Technology_Readiness_Level

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 07:55
Publication du plan stratégique scientifique de l'ONERA

 

12.04.2016 - source ONERA

 

La direction scientifique générale de l’ONERA annonce la sortie du document du plan stratégique scientifique pour la période 2015-2025.
 

Après plusieurs mois de recueils, compilation, synthèse, choix, discussions en interne et avec les tutelles, agences et grands industriels, la nouvelle « boussole » scientifique de l’ONERA a vu le jour et peut être consultée par tous. C’est l’un des outils qui permettront à l’ONERA  de s’adapter à la profonde mutation du monde de la recherche et de l’industrie aérospatiale qui est déjà en œuvre.

Ce PSS engage les recherches de l'ONERA sur une bonne dizaine d’années. Il  affirme notre vision de l’avenir et prend en compte celles des grandes structures pour qui nous œuvrons : DGA, DGAC, CNES, grands industriels du secteur ASD*.

 

Le document du PSS se déroule en trois tableaux :

  1. Il expose la vision ONERA sur le domaine Aéronautique Espace Défense (ASD) et son positionnement face à ces enjeux. Ce qui permet de réaffirmer avec force ce qui constitue l’ADN de l’ONERA.

  2. Il définit les 12 grands défis qui structureront la recherche scientifique à l’ONERA dans les dix prochaines années (tout en autorisant les actions de recherche exploratoire). Ces défis ont été formulés à partir des propositions des scientifiques, puis débattus en CCE (Comité central d’entreprise de l’ONERA), au HCS (Haut conseil scientifique de l’ONERA), et avec les industriels et nos tutelles.

  3. Enfin il développe les huit leviers à mobiliser pour réussir, en cohérence avec le futur Contrat d’objectifs et de performances de l’ONERA (COP). Ces leviers ont vocation à structurer les axes de progrès pour le succès du PSS. Pour autant, ils ne préfigurent pas la réorganisation, même si bien sûr ils alimentent la réflexion en cours.

 

>> Plan stratégique scientifique de l'ONERA, édition mars 2016

 

* sigles

PSS : plan stratégique scientifique
DGA : Direction générale de l’armement
DGAC : Direction générale de l’aviation civile
CNES : Xentre national d’études spatiales
ASD : domaine Aéronautique, espace, défense

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 11:55
Le directeur général de Safran Philippe Petitcolin (Crédits : Safran/Roberto Frankeberg)

Le directeur général de Safran Philippe Petitcolin (Crédits : Safran/Roberto Frankeberg)

 

14/03/2016 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Safran va se développer essentiellement dans l'aéronautique et la défense et s'interroge sur la pertinence de rester dans la sécurité. En 2020, le groupe d'aéronautique et de défense vise un chiffre d'affaires supérieur à 21 milliards d'euros (17,4 milliards d'euros en 2015).

 

En 2020, Safran vise un chiffre d'affaires supérieur à 21 milliards d'euros hors activités spatiales et éventuelle opération de croissance externe (17,4 milliards d'euros en 2015). Le groupe aéronautique et de défense, qui  organise lundi après-midi à Londres une journée sur sa stratégie (Capital Markets Day) pour les analystes financiers et les investisseurs, veut aussi atteindre en 2020 une marge opérationnelle courante ajustée supérieure à 15% et un cashflow libre en très forte amélioration par rapport à 2015.

 

Transition CFM-LEAP

 

La période 2016-2020 sera en particulier marquée par plusieurs tendances très fortes pour Safran, notamment avec la transition de son principal produit et vache à lait (19,7% de marge opérationnelle en 2015), le CFM56 (1.612 moteurs livrés en 2015), qui va laisser sa place au LEAP. "Les effets sur la marge série se manifestent entre 2016 et 2020, en maintenant une marge globale de la Propulsion supérieure à 15% notamment grâce au dynamisme des services pour moteurs civils", a estimé Safran dans un communiqué. En outre, son PDG, Philippe Petitcolin, prévoit une amélioration d'environ un point par an des performances opérationnelles des trois branches Equipements (466 millions d'euros de résultat opérationnel courant en 2015, soit 9,4% de marge), Défense (64 millions, 5,1% de marge) et Sécurité (151 millions, 8% de marge).

 

Safran envisage le maintien pendant cette période de transition d'une marge du groupe (résultat opérationnel courant ajusté rapporté au chiffre d'affaires ajusté) en ligne avec le record atteint en 2015 (2,4 milliards d'euros). Enfin, le cash flow libre représentera en moyenne sur la période 50% du résultat opérationnel courant ajusté.

 

    "Ces tendances s'inscrivent dans la continuité des ambitions affichées en 2013, reflet d'un modèle économique prévisible et solide, accompagné d'une qualité d'exécution qui est la priorité du management".

 

Safran se développe dans l'aéronautique et la défense

 

Pour Philippe Petitcolin, la stratégie et le développement de Safran passe avant tout par les marchés de l'aéronautique et de la défense. Le partenariat CFM est d'ailleurs "le coeur de la croissance des activités de la propulsion civile dans les prochaines décennies", a estimé le groupe. En dehors du champ du moteur CFM, des opportunités de coopération ciblées pourront être examinées (hélicoptères, moteurs militaires, aviation d'affaires et régionale) pour compléter le développement de ces activités.

 

    "Le renforcement organique des métiers actuels dans les équipements aéronautiques et

    intérêt pour de nouvelles fonctions si elles sont cohérentes avec l'identité de Safran et

    dans le strict respect des objectifs financiers du groupe", a expliqué Safran.

 

Pour Safran, la défense reste un domaine coeur de métier. Le groupe souhaite préserver son avance technologique dans ses métiers actuels. En revanche, le groupe continue de s'interroger sur la pertinence de rester dans les activités de la sécurité. Une revue des options est toujours "possible". Premier pas vers un désengagement partiel ou complet, la mise en vente des activités de détection, qui fabrique notamment des détecteurs d'explosifs pour les aéroports, et pour lesquelles le groupe a déjà reçu deux à trois marques d'intérêt.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 17:50
Airbus Defence and Space training services


2 févr. 2016 Airbus DS

 

Airbus Defence and Space has the capability to design, develop, produce and give assistance with training at different levels of complexity to meet our customers´requirements.

For more info: http://bit.ly/1nC0WKJ

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 17:20
Les deux premiers C-130J seront livrés fin 2017 et début 2018 et les deux ravitailleurs en 2019. photo Lockheed Martin

Les deux premiers C-130J seront livrés fin 2017 et début 2018 et les deux ravitailleurs en 2019. photo Lockheed Martin

 

01/02/2016 Par Michel Cabirol - LaTribune.fr

 

L'armée de l'air s'offre quatre Hercules C-130J neufs, des avions de transport tactique américains.

 

La Direction générale de l'armement (DGA) a commandé vendredi à l'armée de l'air des États-Unis (USAF) quatre Hercules C-130J neufs. Deux des quatre appareils disposeront d'une capacité de ravitaillement en vol des hélicoptères conformément aux annonces qui avaient été faites en avril 2015 lors de la réactualisation de la loi de programmation militaire. Cette commande fait suite à la décision prise par du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le 15 décembre en comité ministériel d'investissement (CMI). Le 1er janvier, il avait confirmé que "l'acquisition attendue a été confirmée par mes soins il y a quelques jours".

Cette acquisition "permettra de renforcer nos capacités de transport aérien tactique, qui sont excessivement sollicitées", avait expliqué Jean-Yves Le Drian le 4 juin à l'Assemblée nationale.

Les deux premiers avions seront livrés fin 2017 et début 2018 et les deux ravitailleurs en 2019. Ces quatre C-130J viendront renforcer le segment médian de la flotte de transport tactique de l'armée de l'air, actuellement composé des C-160 Transall et C-130H Hercules. Ces appareils sont "en effet particulièrement sollicités et éprouvés par les différentes opérations extérieures dont les conditions environnementales mettent à rude épreuve les matériels", a expliqué ce lundi le communiqué de la DGA.

 

Une facture de 640 millions de dollars

"Mesure phare de l'actualisation de la loi de programmation militaire, cette acquisition a été réalisée dans des délais très brefs", a estimé la DGA. Elle est effectuée dans le cadre d'une procédure d'acquisition FMS (Foreign Military Sales). Elle comprend également le système de soutien, la formation du personnel et le maintien en condition opérationnelle initial. Mais cette commande n'aura pas été sans mal. Car l'enveloppe budgétaire prévue dans le cadre de cet achat était au départ très serrée : 330 millions d'euros. En août, la DGA avait donc également lancé en parallèle une demande d'information pour l'acquisition de 4 C130 d'occasion.

Car la facture était beaucoup trop serrée, avait estimé dans un premier temps la DGA, pour s'offrir quatre C130 neufs produits par Lockheed Martin avec les équipements demandés, la logistique et les formations nécessaires. Le prix unitaire d'un C130 s'élève à 90 millions de dollars environ, avait même précisé le délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, le 21 mai dernier à l'Assemblée nationale. Mais il avait estimé que l'acquisition de quatre C-130J neufs s'élèverait à 800 millions d'euros environ. Selon nos informations, la facture s'élèverait finalement à environ 640 millions de dollars.

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 12:50
Avion Piper-Aztec de SAFIRE, partenaire du projet photo SAFIRE

Avion Piper-Aztec de SAFIRE, partenaire du projet photo SAFIRE

 

31.01.2016 par ONERA

 

TERRISCOPE est une plateforme de recherche dédiée à l’imagerie aéroportée pour l’étude de l’environnement et des territoires. TERRISCOPE a pour objectif de favoriser l’éclosion de nouveaux services, en particulier à partir de la filière drones. Les développements démarrent en janvier 2016 pour une durée de 3 ans.

 

TERRISCOPE associe deux plateformes de drones à aile fixe à tout un ensemble de capteurs, énergétiquement sobres et  de faible encombrement. Principalement financée par la région Languedoc Roussillon Midi-Pyrénées et par des fonds FEDER de l’Union Européenne, l’usage de cette plateforme met en synergie les compétences et moyens de l’ONERA et de SAFIRE*, opérateur public d’avions de recherche instrumentés, TERRISCOPE fonctionnera notamment avec le laboratoire ONERA pour l’exploitation de données de télédétection, LIMA, développé avec le soutien de la région Midi-Pyrénées, de Toulouse Métropole et de fonds FEDER**, et inaugurée en 2013.

Les travaux menées par l’ONERA avec TERRISCOPE, en association avec des organismes publics et des industriels, ont notamment pour objectif de favoriser le développement de services basés sur la télédétection aéroportée.

A côté d’applications ponctuelles dédiées au domaine environnemental (par exemple : identification des pertes énergétiques du bâti, détermination du stock d’eaux de surface, du potentiel  de production d’énergie renouvelable), les services issus de la collecte de données sur des zones étendues et/ou à la géométrie complexe seront particulièrement visés (dynamiques métropolitaines, fonctionnement des grandes exploitations agricoles et forestières, gestion des ressources naturelles). Un autre domaine concernera l’inspection des infrastructures industrielles ou civiles étendues : sites de productions, grands linéaires, grands bâtiments.

 

Image infrarouge extraite d’une image hyperspectrale de la caméra Hyspex proche infrarouge ©ONERA

Image infrarouge extraite d’une image hyperspectrale de la caméra Hyspex proche infrarouge ©ONERA

 

Les travaux de la plateforme s’articulent autour de trois axes :

  • mise en place d’une capacité de mesures aéroportées à partir de différents drones à voilure fixe, ainsi que des systèmes compacts ou miniaturisés : imageurs hyperspectraux de nouvelle génération, lidar 3D topographique à onde complète, caméras multispectrales en infrarouge
  • prise en charge dans LIMA des prétraitements et archivages de ces nouvelles données, ainsi que des capacités d’étalonnage et de maintien en conditions opérationnelles des nouveaux capteurs
  • renforcement des capacités de mesures aéroportées actuelles embarquées sur les avions existants de SAFIRE, avec en particulier l’intégration de certains des capteurs acquis pour les drones et le développement d’un  lidar embarqué de mesures du champ de vent dans les basses couches atmosphériques

Les moyens mis en place et en commun seront à la disposition de la communauté scientifique et industrielle régionale et nationale.

 

Drone L’avion jaune de l’ONERA en opération ©ONERA

Drone L’avion jaune de l’ONERA en opération ©ONERA

 

*SAFIRE, Unité mixte de services qui dépend de Météo France, du CNRS-INSU (Sciences de l’Univers) et du CNES

**FEDER : Fonds européen de développement économique et régional, fonds structurel européen qui vise à renforcer la cohésion économique et sociale en corrigeant les déséquilibres régionaux.

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 12:50
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

28/01/2016  Armée de l'air

 

Le 22 janvier 2016, sur la base aérienne de Wunstorf, en Allemagne, la direction de la sécurité aéronautique d’État (DSAÉ) a remis à son homologue allemande, le Luftfahrtamt der Bundeswehr (LufABw), un certificat de reconnaissance dans le cadre de la navigabilité appliquée à l’A400M.

 

La tenue de cette cérémonie à Wunstorf, qui accueille l’école commune de formation des mécaniciens d’A400M, permet d’illustrer les objectifs poursuivis au travers de cette certification. En effet, l’agrément de formation (147) récemment délivré à cette école par le LufABw, confère désormais l’employabilité des stagiaires formés en Allemagne comme en France.

 

Outre la réduction de la charge d’audits et de surveillance afférente, le champ des gains potentiels ouvert par l’adoption d’exigences communes de navigabilité, dénommées EMAR**, et par la reconnaissance entre les deux autorités chargées de la navigabilité, est très large. Il est en effet le socle qui a permis l’établissement de l’école commune de formation de Wunstorf. De plus, il accroît l’interopérabilité pour la maintenance des A400M, car les mécaniciens formés pourront intervenir indifféremment sur des A400M français ou allemands. Enfin, il rend la fongibilité des pièces de rechange possible, ce qui le cas échéant permet l’abaissement des coûts d’exploitation par mutualisation du stock de pièces de rechanges et optimisation de la logistique.

 

Navigabilité

La navigabilité des aéronefs recouvre tout un ensemble d’exigences de sécurité qui s’appliquent à la conception, la production et la maintenance aéronautiques. La conformité à ces exigences est sanctionnée par la délivrance d’agréments et de certificats divers dont la pérennité fait l’objet d’une surveillance régulière exercée par l’autorité de navigabilité compétente. La vocation de la navigabilité est de garantir qu’un aéronef conçu, produit, exploité et maintenu selon ces exigences, offre techniquement l’assurance d’être conforme au haut niveau de sécurité requis, lorsque in fine il est déclaré « bon pour le vol ».

 

EMAR

Les agréments de navigabilité́ EMAR (European Military Airworthiness Requirements) résultent d’un travail de convergence des normes nationales de navigabilité militaire conduit par les États membres de l’Agence européenne de défense (AED). Appliquées communément à l’A400M par plusieurs nations, dont la France, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Allemagne, ces références partagées offrent à chacun les garanties de sécurité aéronautique pour lesquelles elles ont été conçues, tout en offrant un vaste champ de coopération, de mutualisation, et d’interopérabilité.

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 17:30
photo Royal Bahraini Air Force

photo Royal Bahraini Air Force

 

28.01.2016 par George de Bonadona - Air & Cosmos

 

Le salon international de Bahreïn qui s’est tenu du 21 au 23 janvier dernier a été l’occasion pour le Royaume d’officialiser sa volonté de modernisation de ses moyens aériens. Le pays du golf voudrait moderniser non seulement ses F-16, mais aussi ses hélicoptères d’attaques Cobra.  

Le Royaume possède aujourd’hui 16 F-16C. Cet upgrade permettra de passer les avions au standard Viper. La principale nouveauté ce standard est l’intégration d’un radar à balayage électronique (AESA) APG-83. Celui-ci permet l’emport de nouvelles bombes JDAM. La  capacité d’emport de l’avion sera également augmentée, l’installation de réservoir conforme libérant un point d’emport sous chaque aile. L’acquisition de nacelles de désignation de cible Sniper développé par Lockheed est aussi évoquée.
Outre ces modernisations, le pays devrait passer commande de 17 voire 18 F-16V.

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 16:55
Décollage de Marty pour son 7e vol d'entraînement - Armée de l'air

Décollage de Marty pour son 7e vol d'entraînement - Armée de l'air


25/01/2016  Ltt Alexandra Lesur-Tambuté - Armée de l'Air

 

Jeudi 21 janvier 2016, le capitaine Jean-Guillaume Martinez, alias « Marty », futur Rafale Solo Display (RSD), a réalisé son septième vol de préparation sur Rafale, sous le regard attentif de son coach, le capitaine Benoît Planche, « Tao ».

 

Il est 11h00 lorsque Marty répète son enchaînement dans son bureau, à l’aide d’un Rafale miniature. Tao le conseille et lui donne quelques orientations. « J’essaie de mémoriser un maximum et de mentaliser mes gestes », confie Marty. Pour l’instant, le futur présentateur Rafale réalise des vols fractionnés. « Il lui en reste encore huit avant de s’attaquer à la réalisation de son ruban, la chorégraphie aérienne qu’il voudra présenter à son public », ajoute Tao. Toutefois, le futur présentateur semble avoir déjà quelques idées : « Je commence à entrevoir ma future démonstration ».

12h00, le Rafale s’élance dans le ciel de Saint-Dizier. Vingt minutes pendant lesquelles Marty réalise des figures, voire les recommence sous le regard attentif et les conseils de son coach Tao. La séance est un peu éprouvante. C’est déjà le troisième entraînement de la semaine pour notre futur  présentateur. « Il va réaliser entre deux et trois vols par semaine, explique le coach. Ce rythme va lui permettre d’assimiler et de garder un rythme, une continuité dans sa préparation. » Au retour de vol, le duo réalise déjà un débriefing de l’entraînement. Vitesse, altitude, esthétique de la démonstration… tout est attentivement regardé.

Tao réalisera sa dernière présentation aérienne en tant que RSD à Singapour, le mois prochain.  Il confie : « Après trois ans en tant que présentateur Rafale, passer le flambeau et devenir coach est un processus normal. » Une passation qu’il voit d’un très bon œil. « Je suis là pour apporter à Marty mon retour d’expérience et lui transmettre tout ce que j’ai acquis au cours de mes années de RSD. »

Retrouvez un article sur le nouveau Rafale Solo Display dans le prochain numéro d’Air Actualités (février 2016).

« Marty », futur Rafale Solo Display, poursuit ses entraînements
« Marty », futur Rafale Solo Display, poursuit ses entraînements
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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 09:30
L'Egypte va réceptionner ses trois nouveaux Rafale



26.01.2015 par Loïc - Defens'Aero
 

Après avoir réceptionné ses trois premiers Rafale DM (le DM01, 02, et 03) le 20 Juillet 2015 sur la base aérienne 125 d'Istres, l'Egypte s'apprête à intégrer au sein de la Al-Qūwāt al-Gawwīyä al-Miṣrīy (force aérienne égyptienne) trois Rafale biplaces supplémentaires.

En effet, selon mes informations de plusieurs sources concordantes, les Rafale DM04, DM05, et DM06 rejoindront, le Jeudi 28 Janvier 2016, une base aérienne égyptienne, à quelques kilomètres seulement de la ville du Caire, afin d'être intronisés au sein du 34 Squadron «Wild Wolves» et du 203 Tactical Fighter Wing «Storm».

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 13:35
photo EMA - Armée de l'Air

photo EMA - Armée de l'Air

 

25/01/2016 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Dassault Aviation prévoit la signature d'un "accord complet sous quatre semaines" pour la vente de 36 Rafale à l'Inde. Le montant de la commande est estimé entre 10 et 12 milliards d'euros, hors armements, selon les informations de La Tribune.


Après l'accord intergouvernemental (AIG) signé lundi entre la France et l'Inde lors sa visite d'État de François Hollande, Dassault Aviation prévoit la signature du contrat "sous quatre semaines". L'avionneur "soutient activement les autorités françaises pour finaliser un accord complet sous quatre semaines", a-t-il annoncé dans un communiqué publié ce lundi. Le montant de la commande est estimé entre 10 et 12 milliards d'euros, hors armements, selon les informations de La Tribune.

Les modalités financières seront résolues dans "les jours prochains", a d'ailleurs affirmé lundi François Hollande. Cet accord intergouvernemental est un préalable indispensable à un accord commercial, avait-il déjà rappelé dimanche. Pour Dassault Aviation, cet AIG prépare "la conclusion d'un contrat pour la vente de 36 Rafale".

 

Le ministère de la Défense recommande l'achat du Rafale

Le ministère de la Défense indien avait annoncé le 8 décembre dernier dans un communiqué que l'équipe de négociation, qui a été constituée pour discuter des conditions générales de l'achat de 36 Rafale, a "recommandé un projet d'accord". New Delhi expliquait toutefois que les réunions entre l'Inde et Dassault Aviation se poursuivaient.

Ces appareils ainsi que les systèmes associés et les armements devront être livrés "dans la même configuration" que celle exigée dans le cadre du contrat M-MRCA, qui a été annulé par New Delhi. Les appareils avaient été testés et approuvés par l'armée de l'air indienne. En revanche, le ministère a demandé à ce que la France garde une responsabilité dans la maintenance des appareils beaucoup plus longue que dans M-MRCA.

 

Une flotte d'avions de combat dangereuse

Le Rafale "se rapproche" de son premier contrat en Inde, avait par ailleurs assuré début novembre le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier. "Avec l'Inde, le mot le plus important, c'est la patience", a rappelé Eric Trappier. "Je pense que nous nous rapprochons du but avec un premier contrat pour 36 avions. Ça donnera lieu très certainement à d'autres après". Le Premier ministre indien avait annoncé en avril, lors de sa visite en France, une commande de 36 avions de chasse de Dassault "sur étagère", soit prêts à voler.

Ces avions de combat seront utiles pour protéger l'espace aérien indien. Car lors de ces trois dernières années (de 2013 à fin novembre 2015), l'Inde a comptabilisé 32 violations au total de son espace aérien par des avions de pays étrangers. En outre, durant les dix dernières années entre 2003 et 2013, l'armée de l'air indienne (Indian Air Force ou IAF), quatrième puissance aérienne mondiale, a perdu 38 MiG-21, selon le ministère de la défense indien. L'IAF dispose encore d'une flotte de 254 MiG-21 en service, qui vont progressivement être retirés des bases aériennes, notamment les MiG-21 T-77. Les premiers MiG-21 sont entrés en service dans l'armée de l'air indienne en mars 1963.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 10:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

25 janvier 2016 Romandie.com (AFP)

 

New Delhi - L'Inde et la France ont conclu lundi un accord intergouvernemental pour l'acquisition de 36 Rafale par l'armée indienne mais doivent encore s'entendre sur les modalités financières qui seront résolues dans les jours prochains, a dit François Hollande.

 

Nous avons trouvé un accord intergouvernemental sur l'achat de 36 Rafale, à l'exception des aspects financiers, a dit M. Modi lors d'une déclaration à l'occasion de la visite du président français en Inde.

 

Le Premier ministre indien avait annoncé cette commande lors d'une visite en France en avril 2015 mais les discussions achoppent sur le prix.

 

Il s'agit d'une étape décisive pour que l'Inde puisse acquérir ces avions et pour que la France les mette à la disposition dun grand pays comme l'Inde, a déclaré pour sa part M. Hollande.

 

Il reste les aspects financiers qui seront réglés dans le jours prochains, a-t-il affirmé. Cet accord intergouvernemental est un préalable indispensable à un accord commercial, avait-il rappelé dimanche.

 

Le montant de ce contrat est estimé à plusieurs milliards d'euros. Les tractations sur la vente de l'avion de combat français à l'Inde constituent depuis des années le fil rouge des relations entre les deux pays. Des négociations exclusives entre Dassault et l'Inde sur une commande plus large de 126 appareils avaient été ouvertes en janvier 2012 avant d'échouer.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 08:50
photo Amée de l'Air

photo Amée de l'Air

 

22/01/2016 Ministère de la Défense

 

Le 22 janvier 2016, sur la base aérienne de Wunstorf (DE), la direction de la sécurité aéronautique d’État (DSAÉ) a remis à son homologue allemande, le Luftfahrtamt der Bundeswehr (LufABw), un certificat de reconnaissance dans le cadre de la navigabilité appliquée à l’A400M.

 

Ce certificat permet à l’autorité française de reconnaitre dorénavant la validité des agréments de navigabilité que le LufABw délivrera à des organismes d’entretien (145) d’A400M, à des organismes de formation à la maintenance des techniciens (147), ou pour la délivrance des licences de mécaniciens d’A400M (66).

La tenue de cette cérémonie à Wunstorf, qui accueille l’école commune de formation des mécaniciens d’A400M, permet d’illustrer les objectifs poursuivis au travers de cette certification. En effet,  l’agrément de formation (147) récemment délivré à cette école par le LufABw, confère  désormais l’employabilité des stagiaires formés en Allemagne comme en France.

Outre réduire la charge d’audit et de surveillance afférente, le champ des gains potentiels ouvert par l’adoption d’exigences communes de navigabilité, dénommées EMAR**, et par la reconnaissance entre les deux autorités chargées de la navigabilité, est très large :

  •  il est le socle qui a permis l’établissement de l’école commune de formation de Wunstorf ;
  •  il accroit l’interopérabilité pour la maintenance des A400M, car les mécaniciens formés pourront intervenir indifféremment sur des A400M français ou allemands ;
  •  il rend la fongibilité des pièces de rechange possible, ce qui le cas échéant permet l’abaissement des coûts d’exploitation par mutualisation du stock de pièces de rechanges et optimisation de la logistique.

Le 22 janvier 2016, sur la base aérienne de Wunstorf (DE), au cours d’une brève cérémonie, le général de division aérienne Rameau, directeur de la DSAÉ, a remis le certificat de reconnaissance au Major General Rieks, directeur du LufABw.

 

* Navigabilité

La « navigabilité » des aéronefs recouvre tout un ensemble d’exigences de sécurité qui s’appliquent à  la conception, la production et la maintenance aéronautiques. La conformité à ces exigences est sanctionnée par la délivrance d’agréments et de certificats divers dont la pérennité fait l’objet d’une surveillance régulière exercée par « l’autorité de navigabilité » compétente. La vocation de la « navigabilité » est de garantir qu’un aéronef conçu, produit, exploité et maintenu selon ces exigences, offre techniquement l’assurance d’être conforme au haut niveau de sécurité requis, lorsqu’in fine il est déclaré « bon pour le vol ».

** EMAR

Les agréments de navigabilité EMAR (European Military Airworthiness Requirements) résultent d’un travail de convergence des normes nationales de navigabilité militaire conduit par les états membres de l’Agence européenne de défense (AED). Appliquées communément à l’A400M par plusieurs nations, dont la France, le Royaume Uni, l’Espagne et l’Allemagne, ces références partagées offrent à chacun les garanties de sécurité aéronautique pour lesquelles elles ont été conçues, tout en offrant un vaste champ de coopération, de mutualisation, et d’interopérabilité.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 17:55
photo Livefist

photo Livefist

 

22.01.2016  boursorama.com (AFP)

 

Alors que François Hollande va se rendre en Inde pour négocier la vente de nouveaux Rafale, le PDG du groupe Dassault remercie le président et son ministre de la Défense pour "tout ce (qu'ils font)".
 

"Merci, M. Le Drian, merci M. Hollande pour tout ce que vous faites, pas seulement pour nous, pour toutes les exportations", a lancé le sénateur Les Républicains de l'Essonne, vendredi 22 janvier sur Sud Radio et Public Sénat. À 90 ans, Serge Dassault estime que Jean-Yves Le Drian est "le meilleur ministre de la Défense qu'on ait jamais eu".

Le groupe aéronautique Dassault a fini par conclure l'an dernier deux gros contrats à l'exportation : l’Égypte et le Qatar ont chacun commandé 24 avions de combat français. Les apparelis n'avaient jamais trouvé preneur hors de l'Hexagone.

Ces contrats ont tiré l’industrie française de l’armement vers le haut en 2015. Le secteur a enregistré un total de 16 milliards d'euros de commandes à l'exportation - dont 13 milliards pour le Proche et le Moyen-Orient -, soit deux fois plus qu’en 2014 et quatre fois plus qu’en 2012 selon "Les Échos". Le ministère de la Défense affirme que grâce aux résultats encourageants de Dassault, mais aussi du fabricant de missiles MBDA, de Airbus Hélicoptères ou encore du groupe DCNS, 40.000  emplois devraient être créés dans le secteur en trois ans.

François Hollande se rend dimanche 24 janvier en Inde, avec en ligne de mire la vente de 36 Rafale. "Une visite comme celle-là peut être l'occasion d'avancer raisonnablement sur la voie d'un accord", a indiqué une source diplomatique française.

Le Premier ministre indien Narendra Modi avait passé commande lors d'une rencontre avec François Hollande à Paris en avril dernier. Depuis, des négociations sont en cours entre les gouvernements français et indien sur les termes et les conditions de l'acquisition de ces appareils. Le montant du contrat avec Dassault aviation est évalué à cinq milliards d'euros. Le PDG du Dassault Aviation, Eric Trappier, fera partie de la délégation accompagnant François Hollande.

La France est également en discussion avec les Émirats arabes unis pour la vente de nouveaux Rafale. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius s'est dit "optimiste" lors de sa récente visite à Dubaï.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 08:55
L’équipe givrage de l’ONERA autour de la maquette du tronçon d’aile en flèche dans la soufflerie givrante Icing Research Tunnel, NASA Glenn - photo ONERA

L’équipe givrage de l’ONERA autour de la maquette du tronçon d’aile en flèche dans la soufflerie givrante Icing Research Tunnel, NASA Glenn - photo ONERA

 

21.01.2016 par ONERA

 

La Direction générale de l'aviation civile poursuit son soutien à l’ONERA dans ses recherches sur la compréhension et la modélisation de la physique du givrage ainsi que ses conséquences sur les différentes composantes d’un aéronef. Une convention a été signée le 14 décembre 2015.

A la suite d’accidents et d’incidents sérieux survenus dans les années 90 et 2000, la réglementation internationale spécifiant les conditions givrantes dans lesquelles un aéronef doit pouvoir voler a fortement évolué. Le Conseil pour la recherche aéronautique civile (CORAC) a ainsi présenté en 2012 à la DGAC une feuille de route Givrage destinée à se doter de manière collective de la capacité à mieux comprendre et modéliser le givrage et de mettre cette connaissance à disposition notamment des autorités de certification.

 

Vers une modélisation haute-fidélité des phénomènes liés au givrage

Une première convention, PHYSICE (2012-2016), a permis à l’ONERA de réaliser des expériences complexes et originales visant à faire progresser les connaissances relatives à la physique du givrage. Ces travaux ont débouché sur de nouveaux modèles qui ont été intégrés aux chaines de calcul utilisées par les industriels du secteur aéronautique.
De plus, ils ont donné lieu à de nombreuses publications renforçant la position de l’ONERA comme référent scientifique  sur le givrage au niveau international.

Fort de ce succès la nouvelle convention PHYSICE2 (2015-2018), notifiée en décembre dernier, a pour objectif de poursuivre ces travaux sur la modélisation des phénomènes physiques fondamentaux liés au givrage en vol des aéronefs.

PHYSICE2 portera notamment sur :

  • la modélisation de la rugosité du givre
  • l’effet de cette rugosité sur le frottement et les transferts de chaleur pariétaux
  • l’impact et le dépôt de gouttes d’eau rencontrées en conditions givrantes sévères (gouttes SLD - Supercooled Large Droplets, de 50 à 500 micromètres), prises en compte dans la nouvelle règlementation internationale.

 

Un soufflerie pour le givrage à Toulouse

Afin de doter la France d’un moyen d’expérimental de recherche sur le givrage offrant des capacités uniques en Europe, la convention inclut le financement pour la spécification et la conception d’un moyen d’essai dédié à l’étude des phénomènes de givrage. Cette soufflerie spécifique sera installée au centre ONERA de Toulouse. Il a été convenu que sa réalisation serait financée sur les crédits d’investissement de l’ONERA.
 

 

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 08:55
Sous les cocardes n°4 est en ligne !

 

21/01/2016 Armée de l'air

 

Dans ce reportage de 26 minutes, partez à la découverte du centre d’expertise aérienne militaire (CEAM) de Mont-de-Marsan. Outil essentiel de l’armée de l’air, il expérimente tous les équipements de l'armée de l'air. Les experts qu’il emploie permettent d’adapter les outils des forces aériennes aux opérations en cours.

 

Cette nouvelle émission vous emmène notamment à bord de l’A400M Atlas. Nouvel avion de transport tactique de l’armée de l’air, il est aussi synonyme d’innovation technologique. Vous verrez comment les spécialistes testent les limites des équipages, notamment la fatigue ressentie en vol. Un second volet vous plongera dans l’expérimentation matérielle d’une tablette tactile d’aide à la décision. Depuis le lancement du programme Rafale dans les années 1980, les missions confiées à l’armée de l’air ont évolué. Afin d’augmenter l’efficacité des équipages, les équipes du CEAM ont développé un nouvel outil : l'OCAD (outil connecté d’aide à la décision). Ce concentré d’informations vient en complément des systèmes de l'aéronef. Il permet de s'adapter à l'évolution des menaces et aide ainsi le pilote à prendre les bonnes décisions.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 08:55
photo ISAE-SUPAERO

photo ISAE-SUPAERO

 

20.01.2016 par Aerobuzz.fr

 

Dassault Aviation, l’ISAE-SUPAERO et sa fondation ont signé le 13 janvier 2016 une convention de mécénat, pour cinq ans, portant sur la création d’une chaire d’enseignement et de recherche sur le thème de « l’architecture de systèmes aériens avec l’homme dans la boucle  ». Cette chaire est placée sous la responsabilité de Mickaël Causse.

Focalisée sur les disciplines de neuro-ergonomie, les systèmes à forte autonomie et l’ingénierie système, elle mettra en synergie différents laboratoires de recherche de l’ISAE-SUPAERO.

Les travaux de recherche et de formation seront guidés par les problématiques suivantes :
- Règles d’architecture tournées vers la performance de l’interaction homme- 
système, le respect du niveau de sécurité ad hoc et la maîtrise de la complexité. 

- Méthodes qui permettent de maîtriser les aspects dynamiques du système, 
notamment dans son interaction avec l’homme. 

- Construction et pérennisation de la compétence d’architecte de système aérien. 


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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 08:20
Lockheed S-3B Viking - photo US Navy

Lockheed S-3B Viking - photo US Navy

 

20.01.2016 par Frederic Lert - Aerobuzz.fr
 

L’US Navy annonce le retrait de service de ses derniers Lockheed S-3B Viking. Un avion discret et pourtant remarquablement polyvalent, qui reste pour l’heure sans véritable remplaçant.

L’appareil avait quitté les unités de combat et le pont des porte-avions depuis 2009. Mais trois exemplaires volaient encore depuis cette date au sein du VX30 Air Test and Evaluation Squadron de Point Mugu en Californie. Leur mission, sans gloire, consistait à « blanchir » [1] les zones d’essais en mer. Sur ces trois avions, un premier avait été retiré du service en novembre dernier et les deux autres viennent à leur tour de quitter l’uniforme. La NASA, toujours à l’affut de bonnes affaires, en a toutefois récupéré un. L’autre est parti pour un stockage longue durée. Il ne va pas s’y ennuyer, puisqu’il y va retrouver environ 90 de ses petits camarades...

Après celle des Tomcat, Intruder et autres Prowler [2] , la mise à la retraite du Viking est une étape de plus dans la mutation de l’aviation embarquée américaine. Tous les avions spécialisés qui assurèrent son hégémonie dès la fin des années 70 sont à présent remplacés sur les ponts d’envol par un cortège uniformément gris et déprimant de F/A-18 Hornet et Super Hornet.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 17:55
Éric Normand, directeur général, et Laurence Ladurée-Cantet, DRH, près d'un radar fabriqué pour les avions Rafale. photo Ouest-France

Éric Normand, directeur général, et Laurence Ladurée-Cantet, DRH, près d'un radar fabriqué pour les avions Rafale. photo Ouest-France

 

20.01.2016 Rose-Marie DUGUEN - Ouest-France

 

À Étrelles, Thales Microelectronics emploie 500 salariés. L'entreprise forme ses futurs collaborateurs en interne et envisage une centaine de recrutements.

 

Que fait Thales Microelectronics à Étrelles, près de Vitré ?

Le centre de compétences en microélectronique de Thalès « développe et produit des technologies qui peuvent évoluer dans des environnements dits sévères en températures, vibrations, chocs », explique Éric Normand, directeur général de Thales Microelectronics.

 

Comment se porte le site ?

L'activité du site, qui emploie 500 personnes, a été stable entre 2010 et 2014. Il enregistre une croissante intéressante en 2015, qui se poursuivra en 2016. Le fruit de plusieurs facteurs, estime Laurence Ladurée-Cantet, directrice des ressources humaines : « Une stratégie de diversification dans le domaine civil, automobile, transports, spatial, pétrole, le secteur de la défense (70 % de l'activité) qui se porte bien et une volonté d'anticiper l'intégration et la formation de nouveaux salariés en vue de futurs départs en retraites. »

 

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 17:50
La Norvège pourrait être amenée à commander dix F-35 de moins que prévu. photo Lockheed Martin

La Norvège pourrait être amenée à commander dix F-35 de moins que prévu. photo Lockheed Martin

 

20/01/2016 par Antony Angrand – Air & Cosmos

 

La Norvège va devoir très certainement revoir le nombre de F-35 commandés. Avec un prix du baril de pétrole toujours au plus bas et une monnaie nationale qui rend les JSF encore plus coûteux une fois leur prix converti en dollars américains, la ministre de la défense Ine Eriksen Søreide travaille actuellement sur un plan à long terme afin d'enrayer le sous-financement chronique des forces armées norvégiennes. Ce plan pourrait être révélé ce printemps.

Si le nombre de F-35 commandés n'est pas revu à la baisse, la Norvège se verra très certainement obligée de procéder à des coupes claires dans le budget de la défense ou de faire appel de manière beaucoup plus importante à l'Otan.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 11:55
crédits : Serta Aerospace & Defense

crédits : Serta Aerospace & Defense

 

20 janvier 2016 Yann Buanec - lejournaldesentreprises.com

 

Le fournisseur de rang 1 et 2 du secteur de l’aéronautique et spatial passe entre les mains d’Industries & Finances Partenaires.

 

Le groupe Serta Aerospace & Defense (20 M€ de chiffre d’affaires) est vendu par son fondateur, Alain Delugin. Cette PME basée à Saint-Jean-d’Illac est spécialisée dans la conception d’outillages, tôlerie, tuyauterie, chaudronnerie, usinage et assemblages de pièces techniques destinés à l’industrie aéronautique. Le groupe travaille avec des clients comme Dassault Aviation sur les programmes Falcon et Rafale, mais également Safran, Sonaca, Thalès, Asco, DCNS ou SABCA. Serta Aerospace & Defense emploie 240 salariés en France, Pologne et Inde.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 11:55
Les sièges SEMMB ont sauvé la vie de 698 pilotes depuis le début de leur production en 1961 (Crédits : Safran)

Les sièges SEMMB ont sauvé la vie de 698 pilotes depuis le début de leur production en 1961 (Crédits : Safran)

 

20/01/2016 par Michel Cabirol – laTribune.fr

 

La filiale à 50/50 entre Safran et Martin-Baker Aircraft se dit prête à produire quatre sièges du Rafale par mois dès 2017 grâce aux contrats export gagnés par Dassault Aviation.


SEMMB (Société d'exploitation des matériels Martin Baker), filiale à 50/50 entre Safran (France) et Martin-Baker Aircraft (UK), vient de produire le 250ème siège éjectable (MKF16F) destiné au Rafale, a-t-elle annoncé dans un communiqué publié ce mardi. La société, qui compte une cinquantaine de salariés, conçoit, développe et produit des sièges éjectables utilisés sur tous les avions de chasse de conception française, pour plus de trente armées de l'air dans le monde. Elle assure également la fourniture des pièces nécessaires à leur maintenance.

SEMMB livre aujourd'hui 20 sièges neufs par an, soit environ 1,5 siège par mois. Grâce aux contrats à l'export du Rafale, signés (Égypte, Qatar) ou en cours de signature (Inde, Émirats Arabes Unis), "la cadence de production pourrait passer à quatre sièges par mois dès 2017", a estimé SEMMB. Les activités de maintenance représentent aujourd'hui de 100 à 130 révisions de sièges par an. Les sièges sont révisés tous les deux ans après leur mise en service, avec une révision générale tous les 6 ans.

 

698 pilotes sauvés

Les sièges SEMMB ont sauvé la vie de 698 pilotes depuis le début de leur production en 1961, a précisé la filiale de Safran et Martin-Baker Aircraft. SEMMB a produit 5.700 sièges, dont 250 pour le Rafale, 1.470 pour le Mirage 2000, 47 pour le Super Etendard, et 220 pour l'Alphajet, l'avion d'entrainement des pilotes des armées.

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 12:55
Remise d’agréments de navigabilité au MGAA et au GCFA

 

13/01/2016 Armée de l'air

 

Sous la présidence du général André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Hervé Rameau, directeur de la sécurité aéronautique d’État, en présence du général Patrick Lefèbvre, directeur de la navigabilité, a officiellement remis les agréments de « l’organisme de gestion du maintien de la navigabilité air » au général Philippe Adam, major général de l’armée de l’air (MGAA), et de « l’organisme de formation à la maintenance CFA » au général Serge Soulet, commandant les forces aériennes (CFA).

 

Ces remises d’agréments closent la première phase de déploiement de la navigabilité au sein de l’armée de l’air, initiée en août 2008. Elles récompensent les efforts des aviateurs des bases aériennes et des états-majors dans la recherche constante de qualité et de performance de la sécurité aéronautique, dans un contexte opérationnel toujours plus exigeant.

 

Il convient désormais de maintenir ce haut niveau de performance grâce à une chaîne « qualité » de surveillance interne robuste, et de préparer les deux autres échéances à venir : l’attribution d’un certificat de navigabilité à chaque aéronef dès le 31 décembre 2016 et la certification des organismes d’entretien un an plus tard.

 

L’intégration des flottes d’aéronefs de l’armée de l’air dans un environnement contrôlé de navigabilité ancre la crédibilité de l’institution dans les paysages national et européen de la sécurité aéronautique. Cet environnement assure à l’armée de l’air un cadre juridique aussi robuste et performant que celui applicable à l’aviation civile, tout en répondant aux besoins spécifiques des armées. En particulier, il permet aux autorités militaires d’assumer des prises de risques conscientes, par l’emploi d’appareils s’écartant, en toute connaissance de cause, du cadre de conformité fixé, lorsque l’enjeu des missions à accomplir le justifie. Appliquée conjointement et selon une réglementation commune aux partenaires étrangers qui exploitent des types d’appareils identiques, la navigabilité permet également de réduire les coûts de maintien en condition opérationnelle, et de mutualiser certaines des opérations de maintenance. C’est notamment le cas sur l’A400M Atlas, au travers du contrat de soutien franco-britannique qui permet de disposer d’un stock commun de pièces de rechange, et au travers de l’école franco-allemande de formation des techniciens de Wunstorf, qui offre la possibilité d’employer indifféremment des mécaniciens allemands ou français. L’extension de ces principes aux autres nations dotées d’A400M ou à d’autres types d’appareils, tels que l’A330 MRTT ou encore les hélicoptères NH90 et Tigre, a d’ores et déjà conduit l’Australie et la Nouvelle-Zélande à adopter la même réglementation, et Singapour et la Malaisie à s’y intéresser.

 

C’est à cette nouvelle dimension de l’aéronautique militaire internationale que l’armée de l’air prend part au travers de son engagement dans la navigabilité, dans l’esprit novateur et précurseur qui la caractérise.

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 17:55
Comment Le Drian a mis en musique la nouvelle programmation militaire

Les commandes des quatre avions de transport militaire américains C130 et des frégates de taille intermédiaire (FTI) vont être engagées très rapidement - photo Marine nationale

 

15/01/2016 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Plus de six mois après l'actualisation de la loi de programmation militaire, le ministère de la Défense a passé la plupart des commandes d'équipements qui étaient prévues dans ce cadre.

 

Qu'a donc fait Jean-Yves Le Drian du 1,5 milliard d'euros dégagé pour l'achat de nouveaux matériels afin de répondre aux urgences opérationnelles dans le cadre de l'actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) décidée en mai dernier? Plus de six mois après, le ministère de la Défense a passé la plupart des commandes, notamment fin 2015. D'autres commandes comme les quatre avions de transport militaire américains C130 ainsi que les frégates de taille intermédiaire (FTI) vont être engagées très rapidement. Ces commandes sont une des traductions de l'effort sur les équipements décidée dans le cadre de l'actualisation de la LPM 2014-2019.

Sur cette enveloppe de 1,5 milliard, 1 milliard d'euros était notamment dégagé par des redéploiements budgétaires en raison d'une évolution favorable des indices économiques (inflation par exemple).

 

Une flotte d'hélicoptères renforcée

Le ministre avait promis de renforcer le parc d'hélicoptères de l'Aviation légère de l'armée de terre (ALAT) en achetant des hélicoptères de combat Tigre et de transport NH90 dans sa version terrestre (TTH). Ces acquisitions permettront de renforcer la flotte des appareils afin de tenir compte des exigences des opérations aéroterrestres sur la bande sahélo-saharienne. C'est fait.

Le 17 décembre, la direction générale de l'armement (DGA) a commandé sept Tigre dans la version HAD (appui-destruction) supplémentaires  à Airbus Helicopters. Cette acquisition permettra à l'armée de Terre de disposer d'un parc de 67 Tigre (au lieu de 60 machines) dans le cadre de LPM. Puis le 30 décembre, la DGA a passé commande de six NH90 Caïman auprès du consortium NHI, composé d'Airbus Helicopters, d'AgustaWestland et de Fokker.

 

Une commande de quatre C130 en préparation

La France a confirmé une commande pour huit avions ravitailleurs Airbus A330MRTT, pour un montant d'environ 1,2 milliard d'euros, dans le cadre d'un contrat pluriannuel signé en novembre 2014, a annoncé le président d'Arbus Group, Tom Enders. "Ces appareils constituent la deuxième tranche d'un contrat de fourniture annoncé en 2014 portant sur 12 avions", a précisé par la suite Airbus Defence and Space. Le ministère souhaitait avancer la livraison des trois derniers avions ravitailleurs MRTT en les échelonnant entre 2018 et 2025. Une opération destinée à maîtriser le risque d'un arrêt brutal d'une flotte actuelle de KC135 dont la moyenne d'âge est déjà très élevée (51 ans).

En outre, la France devrait très rapidement commander quatre C130 à Lockheed Martin. Cette acquisition "permettra de renforcer nos capacités de transport aérien tactique, qui sont excessivement sollicitées", avait expliqué Jean-Yves Le Drian le 4 juin à l'Assemblée nationale. Le 1er janvier, le ministre avait confirmé sur une base avant projetée (BAP) en Jordanie que "l'acquisition attendue a été confirmée par mes soins il y a quelques jours". La commande est imminente. La facture se monte à environ 640 millions de dollars, dont 100 millions de TVA alors que le ministère n'avait provisionné initialement que 330 millions d'euros.

 

La frégate FTI en approche

Cette enveloppe de 1,5 milliard devait permettre d'avancer le programme FTI. Le ministère a donné en novembre son feu vert au lancement du programme lors d'un comité ministériel d'investissement (CMI). Parallèlement, le CMI a lancé la modernisation des frégates dites La Fayette (FLF) en attendant l'arrivée des premières FTI à partir de 2023 dans la marine nationale. Les FTI déplaceront 4.000 tonnes environ (contre 6.000 tonnes pour les FREMM). Un format qui correspond beaucoup plus que les FREMM au marché export à l'image des frégate La Fayette (6 vendues à Taïwan puis à Singapour et 3 à l'Arabie Saoudite).

La LPM actualisée prévoyait également l'acquisition patrimoniale de quatre bâtiments de servitude BSAH (Bâtiment de Soutien et d'Assistance Hauturier), prévus pour être utilisés par la Marine nationale dans le cadre de l'emploi des forces et dans le domaine de l'action de l'Etat en mer. En août, la DGA a notifié au groupement mené par les chantiers navals Piriou, auxquels sont associés Kership et DCNS, la réalisation des quatre bâtiments. Enfin, la marine avait obtenu la livraison d'un quatrième bâtiment de type B2M (Bâtiment multimission) destiné à renforcer la capacité de la France à faire respecter sa souveraineté sur tous les océans. Elle attend toujours une commande.

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 17:20
A U.S. Air Force Boeing B-52H Stratofortress of the 2d Bomb Wing static display with weapons, at Barksdale Air Force Base, Louisiana (USA), in 2006 - photo USAF

A U.S. Air Force Boeing B-52H Stratofortress of the 2d Bomb Wing static display with weapons, at Barksdale Air Force Base, Louisiana (USA), in 2006 - photo USAF

 

14 janvier 2016 par Aerobuzz.fr

 

Boeing annonce avoir livré à l’US Air Force six lanceurs rotatifs modernisés, utilisables par les B-52H. Ces lanceurs, placés dans la soute à bombe du bombardier, permettaient jusqu’à présent l’emport de missiles de croisière à charge nucléaire ou conventionnelle. Les bombardiers pourront maintenant également emporter en soute jusqu’à huit bombes à guidage GPS (JDAM).

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