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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 05:55
photo EMA / COS

photo EMA / COS

 

25.07.2017 par Alain Establier – n° 176 de la lettre d’information SDBR

 

SDBR : Est-ce qu’un marin a un regard différent lorsqu’il prend la direction du COS (Commandement des Opérations Spéciales) ?

 

VA Laurent Isnard : Nous venons de fêter les 25 ans du COS, qui existe depuis 1992 avec comme premier commandant le général Lepage. Ensuite, se sont succédés des terriens, des marins et des aviateurs, ce qui démontre la continuité de notre travail. Au fil du temps, l’environnement a changé, l’outil a muri et s’est bien développé, mais aujourd’hui nous devons aller plus loin dans la capacité d’emploi du COS. Il n’y a pas de regard particulier d’un marin par rapport à un terrien ou à un aviateur, car voila 10 ans que je fais de l’interarmées, entre autres au CPCO (Centre de planification et de conduite des opérations), et j’ai profité durant cette période du regard et de l’expérience des autres sur les activités. Pour autant, je suis très fier de mon uniforme de marin mais je reste très ouvert sur l’extérieur. Il est important de ne pas avoir de barrières et de fonctionner en réseau ou en hub, modes de partage et de rencontre où chacun prend ce dont il a besoin et apporte au pot commun les éléments d’un projet supérieur : telle est l’idée maitresse.

 

Est-ce une approche collaborative comme on dit souvent dans les colloques ?

C’est une approche du monde moderne, certes moins confortable que le fait d’être propriétaire de son périmètre, mais qui oblige à dépendre des autres, pour leur disponibilité ou leur bon vouloir, qui vous oblige à avoir une bonne connaissance de votre environnement (informations, effecteurs, etc.) et qui vous met en situation d’inconfort parfois, car la décision complète ne dépend pas que de vous. En revanche, nous gardons notre autonomie en termes de capacités d’équipages, avec des équipes très spécialisées appliquant des procédures tout aussi spécialisées : commandos, renseignement, commandement dédié travaillant en boucle courte et faible préavis, etc. Autour de ces équipes, s’agrègent beaucoup d’effecteurs que nous allons chercher dans chacune des armées : patrouille de rafale, sous-marin, équipe régimentaire, etc.

 

Etes-vous intégré au CPCO ?

C’est un autre sujet. Le CPCO se situe au niveau stratégique. Le lien hiérarchique du G-COS est le CEMA, avec le sous-chef Opérations, son adjoint. L’avantage du COS est d’avoir une chaîne de commandement très courte : CEMA, ministre des armées, PR (chef des armées). Toujours bien sûr en coordination avec le CPCO, qui est la « tour de contrôle » pouvant mettre des moyens à disposition intégrés à la manœuvre globale. Sur certains théâtres nous fonctionnons seuls, sur d’autres nous sommes aux cotés des forces conventionnelles.

 

En 2012, le général Christophe Gomart, alors G-COS, nous disait qu’il souhaitait un bon pré-positionnement des Forces Spéciales, au plus près des zones potentielles de crise. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Aujourd’hui ce stade est dépassé, car la variété et la multitude de nos engagements amènent les unités à être pré-positionnées et même déjà engagées : Levant, Afrique en plusieurs endroits, Méditerranée, etc. Ensuite, il s’agit de définir des priorités selon la durée prévisionnelle de la mission. Nous avons aujourd’hui un très bon maillage des espaces où nous sommes susceptibles d’être engagés. En face, nous avons un ennemi qui se déplace en faisant fi des frontières, que ce soit avec des moyens conventionnels ou en utilisant le cyberespace : donc rien n’est normé. Les frontières sont une contrainte juridique pour nous, mais l’ennemi s’en affranchit facilement, entre autres par les ramifications dont il dispose dans plusieurs zones. C’est finalement une guerre en réseau contre des réseaux : partage d’information, accueil, soutien logistique, engagement. Nous avons un réseau d’officiers de liaison maillé sur différents continents, pour partager avec nos alliés de l’information, de la formation, voire de l’appui si nécessaire.   

 

Etes-vous fournisseur ou client des régiments ?

Les deux à la fois, car nous travaillons avec tout le monde. Prenons l’exemple de l’entreprise : dans un monde moderne, un industriel peut très bien avoir gagné un marché de fournitures et se retrouver également client pour des services fournis par un autre partenaire de ce même marché. C’est exactement la même chose chez les militaires : par exemple, le COS recueille du renseignement, qui est intégralement donné à la DRM, pour synthèse et analyse, et qui nous redonnera des éléments nécessaires à notre mission ou à une autre mission.

 

A propos de renseignement, y a-t-il une synergie réelle entre les différents acteurs du renseignement en France ?

En matière de renseignement, les services français sont plutôt dans un esprit de relations bilatérales, même si aujourd’hui d’importants progrès ont été observés, notamment à travers la mise en place de structures centralisées et spécialisées. A titre d’effecteur, le COS est dans ce type de schéma, que ce soit avec les services français (DRM, DGSE) ou alliés. Ce qui nous intéresse, c’est le renseignement à fin d’action : soit que nous en obtenions à l’occasion d’une opération et nous leur donnons, soit que nous en recevions des services. Sur certaines opérations (comme à Ouagadougou), nous travaillons en plateau, avec plusieurs services français et alliés : cela devient une plateforme neutre, pour accueillir des officiers de liaison de différents services de renseignement et les mettre en relation.

 

Les équipements dont disposent les Forces Spéciales (FS) sont-il satisfaisants ?

Tout dépend du référentiel. Par rapport à 1992, nous ne sommes plus dans la même dimension. Je commandais en 1999 le commando Hubert ; les avancées faites dans le domaine des nageurs de combat sont extraordinaires. Les progrès faits dans les trois composantes des Forces Spéciales sont considérables. En revanche, les cultures des unités et des milieux dans lesquels elles évoluent ont été conservées. Le COS a progressé au niveau des compétences individuelles (4400 avec les réservistes) et dans les domaines du collectif, des matériels et des procédures opérationnelles. La chaine de commandement a aussi évolué. Il est à noter que les états-majors de chacune des trois composantes, Terre, Air, Mer, ont rationnalisé et mis en cohérence le recrutement, la formation et l’entraînement des commandos et des équipages.

Les efforts à faire concernent l’ISR (Acquisition d’images par avion de renseignement et drones Reaper), la 3D (hélicoptères et avions de transport tactique en particulier) et les drones. Le besoin sera toujours supérieur au nombre de drones d’observation détenus, mais aujourd’hui nos drones doivent pouvoir embarquer des modules de guerre électronique et des armes. En véhicules terrestres, la DGA avait commandé en 2016, auprès de Renault Trucks Défense, des Véhicules Légers des Forces Spéciales (VLFS) et des Véhicules Lourds des Forces Spéciales (PLFS), destinés à remplacer respectivement les Véhicules de patrouille SAS (VPS) et les Véhicules Légers de Reconnaissance et d’Appui (VLRA). Nous avons reçu en début d’année les  premiers PLFS et nous devrions recevoir les premiers VLFS en 2018. En ce qui concerne la Marine, les embarcations rapides du type « Ecume » sont aujourd’hui « matures » et sont embarcables et parfois même prépositionnées sur différents bâtiments en service. Pour l’armée de l’Air, la capacité hélicoptère ravitaillable en vol ouvre un domaine d’emploi exceptionnel et complémentaire à celui de l’aéro-combat détenu par le 4e RHFS (4e Régiment d'hélicoptères des forces spéciales).

 

Sur quels types de missions les FS sont-elles engagées actuellement et quid pour l’avenir?

Actuellement, nous sommes engagés prioritairement sur des missions de lutte contre les terroristes ; c’est ce qui nous engage sur presque tous les théâtres que vous connaissez. Pour l’avenir, nous devons dès à présent nous préparer au combat de haute intensité, du fait du retour de la compétition des Etats-puissances : comment s’y intégrer ? Cela nécessite de développer certaines compétences chez les pilotes d’hélicoptères et d’avion de transport, ainsi que dans le combat commando. Dans les zones de combat de haute intensité, il faut utiliser certaines procédures pour pénétrer sous les radars, pour parer aux missiles en franchissement d’espace aérien, pour combattre essentiellement en zone urbaine, etc. A la différence de ce que vous voyez à Mossoul, par exemple, dans le combat de haute intensité auquel je fais allusion, il faut ajouter la profondeur du théâtre ; car ce sont des Etats qui s’affrontent, avec des armées complètes et tout leur panel de moyens. Dans ce contexte, le déploiement des FS ne correspond plus aux environnements que nous connaissons actuellement. Il faut donc s’y préparer et redécouvrir ce que les officiers d’aujourd’hui n’ont pas connu.

 

Quelles innovations les industriels pourraient apporter aux Forces Spéciales demain ?

J’avais exprimé au SOFINS en mars, devant les industriels, ce que nous attendons en termes d’innovation. Pour résumer, nous attendons des avancées dans le recueil du renseignement (ROEM et mise en place des équipes), dans le domaine de la communication (protégée des attaques cyber, de l’espionnage et des indiscrétions) et dans le traitement des données ainsi que les drones. Pour le recueil de renseignement, l’EMA, en collaboration avec la DRM, travaille avec des spécialistes des langues étrangères et avec des industriels capables d’apporter une aide automatisée à la traduction.

Au COS, nous faisons le choix d’avoir des interprètes locaux sur le terrain. Car nous sommes dans une logique de présence très en amont de crise sur les théâtres d’opérations et de constitution d’un réseau de partenaires, pour pouvoir avoir une appréciation de la situation, en avance de crise, puis une collaboration efficace et fiable au moment d’un éventuel engagement.  C’est une des grandes évolutions du COS moderne : être présent avant que la crise ne se déclenche, pour mieux comprendre son évolution, créer un réseau de partenaires locaux, accompagner la crise puis, lorsqu’elle est résolue, rester le temps de l’accalmie pour revenir en tant que de besoin. Cela ne se traduit pas par une inflation importante de personnels car, plus vous avez une connaissance fine de l’environnement, mieux vous pouvez mesurer les forces nécessaires à déployer.

 

Vos souhaits pour le COS et les FS ?

Dans la dynamique de mes prédécesseurs à ce poste, je souhaite que le COS puisse continuer à diversifier ses formes d’actions, pour augmenter l’employabilité, la réactivité et l’efficacité des Forces Spéciales afin de pouvoir atteindre les objectifs confiés par le Chef des armées et les autorités politiques de notre pays.

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 09:55
photo EMA

photo EMA

 

source

 

J’assume les responsabilités de chef d’état-major des armées depuis trois ans et demi. Je suis pleinement conscient de l’honneur qui m’est fait, de la confiance qui m’a été accordée et des devoirs qui sont attachés à cette fonction.

 

J’ai toujours veillé, depuis ma nomination, à maintenir un modèle d’armée qui garantisse la cohérence entre les menaces qui pèsent sur la France et sur l’Europe, les missions de nos armées qui ne cessent d’augmenter et les moyens capacitaires et budgétaires nécessaires pour les remplir.

 

Dans le plus strict respect de la loyauté, qui n’a jamais cessé d’être le fondement de ma relation avec l’autorité politique et la représentation nationale, j’ai estimé qu’il était de mon devoir de leur faire part de mes réserves, à plusieurs reprises, à huis clos, en toute transparence et vérité.

 

Dans les circonstances actuelles, je considère ne plus être en mesure d’assurer la pérennité du modèle d’armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français, aujourd’hui et demain, et soutenir les ambitions de notre pays. Par conséquent, j’ai pris mes responsabilités en présentant, ce jour, ma démission au Président de la République, qui l’a acceptée.

 

J’éprouve une vraie reconnaissance envers nos soldats, nos marins et nos aviateurs avec lesquels j’ai partagé ma vie, pendant quarante-trois années, au service de la nation, en toute sincérité. Je sais pour les connaître qu’ils continueront à assurer la mission aux ordres de mon successeur avec autant de détermination et de fidélité.

 

Je reste indéfectiblement attaché à mon pays et à ses armées. Ce qui m’importera, jusqu’à mon dernier souffle, c’est le succès des armes de la France.

 

Général d’armée Pierre de Villiers

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 07:55
ITW de Jacques Gautier, ancien VP de la Commission des affaires étrangères, de la Défense et des Forces Armées du Sénat (SDBR)

 

 

11/07/2017 par Alain Establier - SECURITY DEFENSE Business Review n° 175

 

SDBR : Vous avez été en 2016 rapporteur, avec le sénateur Daniel Reiner, d’un excellent rapport sur les OPEX de la France. Qu’en est-il sorti concrètement ?

 

Jacques Gautier : Pour l’instant, je devrais dire « rien » ! Mais, en pédagogie, il faut savoir répéter souvent… Comme le dit le CEMA Pierre de Villiers, en matière de Défense, « pour gagner la guerre il faut aussi savoir gagner la paix ». Cela signifie, qu’avec les nations européennes (pour disposer de budgets conséquents), il faut intervenir en amont des crises avec une approche globale d’aide au développement, incluant l’aide à l’agriculture, à l’éducation, à la bonne gouvernance, au règlement des différents ethniques ou religieux… Parallèlement, il faut investir et former les armées locales pour qu’elles puissent progressivement assurer le maintien de la sécurité et de la paix dans leur propre région ou leur propre pays. C’est un travail de longue haleine, à coût élevé, mais c’est le seul moyen d’éviter, dans le futur, la multiplication des zones de crises et la faillite des états. De plus, c’est la seule solution pour « fixer les populations » et limiter la crise migratoire massive de l’Afrique sahelienne vers l’Europe, liée à l’insécurité ou à la misère. Si nécessaire, la France doit être capable d’intervenir militairement pour mettre un terme à une menace de déstabilisation d’un Etat ou à des génocides potentiels, mais elle ne doit pas être « engluée » dans ces pays et doit être relevée par des forces de stabilisation des Nations unies ou régionales. Cela implique notamment une modification profonde de l’organisation des casques bleus onusiens, avec un noyau permanent de troupes bien entraînées, capables d’être projetées assez rapidement et aptes à des missions plus dures que le simple maintien de la paix. Cela nécessite aussi de repenser la formation des armées africaines, en les équipant, en les encadrant et en mettant en place un « mentoring » comme nous l’avons fait avec l’ANA*. J’espère que Jean-Yves Le Drian, qui connaît bien ces problématiques, pourra, dans ses nouvelles fonctions de Ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères, porter ce message auprès de nos amis européens et au Conseil de Sécurité des Nations unies.

 

Mais la Minusca**, entre autres, n’est-elle pas à même de remplir ce rôle ?

 

Les 11.000 soldats de la Minusca sont soit enfermés dans leurs casernes, soit font la police à des carrefours, soit gardent des bâtiments publics, mais ils sont incapables de remplir une mission militaire forte ou une mission de formation des soldats locaux, encore moins de proximité avec les populations. L’armée française, elle, va au contact des populations et écoute les gens, c’est une grande différence. N’ayons pas peur de dire qu’en Centrafrique, comme au Mali, former des militaires sans les équiper et sans les encadrer est un échec dramatique. Soit l’Europe a la volonté de s’engager réellement, y compris en finançant l’équipement militaire des armées locales, soit ses interventions avec la PSDC resteront au niveau d’une bonne ONG. Ce qui est vrai pour les Européens l’est encore plus pour les casques bleus de l’ONU ; je l’ai déjà expliqué. Je crois que pour longtemps la France ne pourra échapper à son destin et restera le seul recours lorsque l’action militaire devient nécessaire.

 

Mais ne disiez vous pas vous-même, lorsque vous étiez encore sénateur, que la France n’avait plus les moyens de cette ambition ?

 

La commission parlementaire, à laquelle j’ai eu l’honneur de participer, a recommandé dans le passé que la France se concentre sur la protection de son territoire (métropole et outre-mer) et de ses zones d’influence, n’ayant plus les moyens de rayonner partout sur le globe. Limitons nous, là où nous pouvons agir et là où nous sommes attendus : du golfe de Guinée à la Somalie. Cela ne veut pas dire que nous n’ayons pas de l’influence ailleurs, en montrant le drapeau, mais nous ne pouvons pas être chef de file partout ou toujours le meilleur élève derrière les Américains…

 

Comment jugez-vous le budget Défense de la France aujourd’hui ?

 

Je sais ce qu’il faudrait et il y a ce que j’espère, que nous n’aurons sans doute pas. Comme il faut être pragmatique, je suis en accord avec les 2% de PIB avec pensions de 2022 et les 2% de PIB sans pensions de 2025, qui semblent être l’engagement du Président de la République et qui est celui du CEMA. Ces 2% ont valeur symbolique et il convient cependant d’entrer dans certains détails. Il est nécessaire de faire un effort de 2 milliards d’euros supplémentaires, dès 2018, et parallèlement d’atteindre un budget annuel de recherche et développement de 1 milliard (actuellement 750M€/an) : total 2.25 milliards annuels en plus. Réduire la déflation des effectifs puis la supprimer, comme l’a fait, avec raison, le président Hollande, entraine environ un surcoût pérenne lié aux effectifs de 900 millions d’euros par an. Malheureusement, nous avons de vrais problèmes de MCO***, de lacunes capacitaires, de matériels modernes dont nous sommes fiers, mais qui n’arrivent dans les régiments qu’au compte goutte et nécessitent donc des rénovations lourdes de matériels anciens peu adaptés au combat moderne : c’est l’exemple du VAB, rénové à grand frais, qui coûte presque le prix d’un Griffon. Nous n’aurons pas le premier MRTT avant 2019, alors que les C135 et KC135 sont usés jusqu’à la corde. Les retards sur les A 400M nous ont obligés à acheter six C130 J, etc. Nous avons des efforts à faire sur la disponibilité de nos hélicos : il est inacceptable d’avoir 33% d’hélicoptères disponibles, soit moins de 100 sur une flotte de 300! La rusticité a parfois des avantages sur les théâtres d’engagement que la sophistication ne parvient pas à concurrencer en termes de disponibilité et de fiabilité, et ne parlons pas des coûts ! Il faut empêcher les technos de penser à rationnaliser les hélicoptères militaires comme on le fait, chez Renault ou Peugeot, pour les véhicules citadins ; ça ne marche pas ! Ce qui est bon pour l’industriel ne l’est pas toujours, au fond du désert, pour nos armées et nos soldats qui, eux, risquent leur vie.

 

Que proposez-vous ?

 

Toutes ces idées doivent être versées dans la réflexion de la nouvelle LPM, qui doit être votée pour début 2018 pour couvrir les années 2018/2023, en intégrant le passif et en marquant la volonté du nouveau Président de la République, tout en faisant coïncider LPM et quinquennat. Il faut préparer l’avenir, en essayant, par exemple, de trouver la ou les deux plateformes les plus adaptées aux hélicos légers : pour mémoire, rénover 30 « Gazelle » et les déployer au Sahel n’aurait coûté au final que 120M€…Dans le même esprit, nous avons besoin d’unités navales légères, dotées d’un drone VTOL, pour sécuriser les 200 nautiques de notre littoral, tant en Méditerranée qu’aux Antilles ou à Mayotte : il y a des solutions moins chères que nos beaux bâtiments de guerre pour ce type d’emploi ; pourquoi s’en priver ? Nous avons parlé du milliard supplémentaire pour le personnel, il faut rajouter un supplément annuel constant d’un milliard pour payer les équipements lancés et non budgétés dans la LPM, accélérer les livraisons nécessaires de matériels, retrouver un niveau acceptable d’entrainement des soldats, améliorer le MCO, faire les dépenses d’infrastructures qui sont à un niveau critique (pour ne pas dire plus), réfléchir à l’intégration du surcoût des OPEX, maintenir la recherche et les compétences nécessaires au renouvellement futur des deux composantes de la dissuasion et investir dans les technologies d’avenir (cybersécurité, connectivité, IoT, IA, etc.). Je pourrais entrer dans le détail des programmes, mais il nous faudrait 10 pages de plus…

 

Comment interpréter la nomination à la Défense de ministres totalement étrangers aux sujets militaires ?

 

Des présidents de la République ont dans le passé choisi des ministres pour leur appartenance politique : c’était une erreur, mais on pouvait le comprendre dans un environnement politique particulier ou avec le souci d’équilibrer des majorités. Le Président Hollande a fait un choix, que tout le monde a applaudi, avec la nomination à la Défense de Jean-Yves Le Drian : il était préparé, il connaissait les dossiers à fond, il avait anticipé, il avait visité nos alliés pour comprendre leurs attentes. Madame Florence Parly, nouveau ministre des Armées, ne semble pas connaître la Défense, mais elle a montré, dans d’autres fonctions, sa capacité à diriger, aussi bien dans le privé que dans le public, et à avoir rapidement une vision d’ensemble des orientations stratégiques des thématiques auxquelles elle était confrontée. Elle a une vraie compétence en matière budgétaire. Compte tenu de son engagement, je forme des vœux pour qu’elle mette cette capacité et cette technicité au profit de la Défense lors des discussions, toujours difficiles, avec Bercy. Je rajouterais qu’il faut renforcer l’accord franco-britannique de Lancaster House, tout en nous appuyant sur le couple franco-allemand, sans ignorer les pays plus petits, pour faire une refondation européenne et tout en respectant nos accord au sein de l’OTAN. J’espère que Madame Parly partagera mon point de vue.

 

Vous représenterez-vous aux élections sénatoriales cet automne ?

 

Oui. Car je souhaite continuer à porter, au sein de la commission de la Défense du Sénat, la voix des Armées et de ses besoins (programme 146), en restant économe mais pragmatique. Ceci dit, l’avenir politique est incertain et, beaucoup de mes amis maires ayant perdu aux dernières élections législatives, nul ne peut dire aujourd’hui ce qu’il adviendra des élections sénatoriales du fait des scissions que vous observez comme moi. Si je ne suis pas élu sénateur, je prendrai ma retraite de maire de Garches en mars 2019… un an avant la fin du mandat.

 

 

*ANA : armée nationale afghane

**Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique

***MCO : maintien en condition opérationnelle

 

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 07:55
Vice-Amiral Arnaud Coustilliere, Officier Général Cyberdéfense - photo SDBR

Vice-Amiral Arnaud Coustilliere, Officier Général Cyberdéfense - photo SDBR

 

30.05.2017 Propos recueillis par Alain Establier - SECURITY DEFENSE BUSINESS REVIEW

 

SDBR : le ministre de la Défense a prononcé en décembre 2016 un discours sur la cyberdéfense. Que devons-nous en retenir ?

VA Coustilliere : Le 12 décembre 2016, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a effectué à Bruz un discours fondateur en matière de cyberdéfense. Le ministre a dressé le bilan de son action et les perspectives à venir. Ce discours, prononcé à l’occasion de l’inauguration du nouveau centre de la Direction générale de l’armement - Maîtrise de l’information, donne les grandes orientations de la cyberdéfense de demain. Ainsi, l’espace numérique, un champ de confrontation à part entière, est considéré comme un milieu au même titre que la terre, la mer, l’air et l’espace. Nous devons désormais repenser notre manière d’appréhender les guerres. Pour ce faire, une doctrine et une stratégie cyber de défense sont indispensables. Jean-Yves Le Drian, en a dévoilé quatre grands axes qui sont les « missions », les « coopérations internationales », les aspects juridiques et les moyens.

Ces axes permettront au ministère de la Défense d’assurer dans l’espace numérique trois types de missions qui sont le renseignement, la protection/défense (tant sur le territoire national qu’en opération) et la lutte informatique offensive. Pour contrer les nouvelles menaces, l’outil de défense doit être adapté pour asseoir notre souveraineté et notre indépendance nationales. Aussi, le ministre a décidé de créer un Commandement des opérations cyber. La création du Commandement de la cyberdéfense vise donc à permettre à la France de consolider sa posture de protection et de défense ainsi que ses capacités d’action contre tout adversaire.

 

Quelles sont les conséquences de ce discours sur l’organisation du ministère de la défense ?

La création d’un Commandement de la cyberdéfense, COMCYBER, est une étape dans l’organisation du cyber au sein du ministère. Placé sous la responsabilité directe du chef d’état-major des armées (CEMA), ce COMCYBER aura aussi pour mission d’assister le ministre de la Défense pour les questions liées à la cyberdéfense. La cyberdéfense au sein du ministère se structure : ce nouveau Commandement dispose d’un état-major resserré et a autorité sur les unités opérationnelles spécialisées dans la cyberdéfense du ministère.

 

Quel bilan 2016 pouvez-vous faire en termes de cyberdéfense ?

Comme l’a souligné le ministre dans son discours, le ministère de la Défense a dû faire face en 2016 à plus de 24.000 attaques externes arrêtées automatiquement par les systèmes de sécurité, dont 388 incidents complexes ayant fait l’objet d’investigations poussées du Centre d’analyse en lutte informatique défensive (CALID). Chaque année, le nombre de cyber-attaques double. Nous le constatons quotidiennement, tout comme leur sophistication technologique, témoignant ainsi d’une prolifération préoccupante des moyens d’agression. En effet, le bilan 2016 montre un renforcement, une structuration et une sophistication technologique des actions malveillantes dans l’espace numérique.

Ces menaces sont de nature aussi diverses que leurs acteurs (cybercriminels, hacktivistes, Etats, groupes terroristes, etc.) entre lesquels les frontières sont poreuses. Les attaques de type cyber recouvrent des modes d’actions profondément asymétriques, dans lesquelles de faibles moyens permettent d’obtenir des effets importants, comparables à ceux d’actions plus conventionnelles, lorsqu’elles visent des infrastructures civiles critiques, voire des cibles militaires. Ces menaces sont appelées à s’intensifier.

 

Qu’est-ce qui différencie une attaque de cyberguerre et une attaque cybercriminelle ?

Pour différencier une attaque de cyber guerre et une attaque cybercriminelle, il faut définir les contours de l’attaque de cyber guerre au sens du Droit des Conflits Armées. Une action de cyber guerre peut être caractérisée comme telle soit par l’ampleur de l’attaque subie, qui la rend assimilable à une agression armée, soit parce qu’elle serait revendiquée par un Etat, plaçant ce dernier en parfaite opposition avec les règles du droit international. En effet, la charte des Nations Unies s’applique aux actions des Etats dans l’espace numérique, comme cela a été reconnu par le Groupe d’Experts Gouvernementaux (GGE) de l’ONU. La charte interdit notamment la menace ou le recours à la force dans les relations entre Etats. Un Etat qui emploierait la force cybernétique de manière illicite engagerait ainsi sa responsabilité. En cas de fait internationalement illicite, ne constituant donc pas une agression armée, commis par un Etat à l’encontre d’un autre Etat, ce dernier peut adopter des contre-mesures afin de faire cesser l’action dommageable. La mise en œuvre de ces contre-mesures est encadrée par le droit international et relève d’une décision souveraine des Etats. En cas d’agression armée de nature Cyber, le recours à la force par un Etat dans le cadre de la légitime défense individuelle ou collective est reconnu par la Charte.

 

Comment identifier l’attaquant avec certitude ? A qui attribuer l’attaque ?

L’attribution d’une attaque informatique est un processus long, coûteux et complexe, qui aboutit rarement à un résultat certain. Le plus souvent, le temps d’établissement de la preuve ne correspond pas à la temporalité d’une action de réponse. Fondée sur un faisceau d’indices tiré du recoupement nécessaire de plusieurs sources de renseignement (technique, humain, sources ouvertes), l’attribution est donc le plus souvent, in fine, le produit d’un jugement politique fondé sur une appréciation de situation et un ensemble de facteurs.

 

Manquez-vous de moyens, autres qu’humains, pour le cyber-offensif ?

Au sein du ministère de la Défense, depuis cinq ans, les effectifs de la cyberdéfense ont doublé et continueront d’augmenter pour consolider notre montée en puissance. A titre d’exemple, au tout début la cyberdéfense comprenait une centaine de personnes et, aujourd’hui, elle regroupe plus de 2.000 personnels. Aujourd’hui, notre priorité est de recruter 2.600 « combattants numériques » pour l’horizon 2019. Il s’agit d’un véritable défi d’aller chercher des jeunes hautement qualifiés dans un secteur concurrentiel. Ceux qui nous rejoignent ont la volonté de mettre leurs talents au service de la Nation.

Nous renforçons actuellement le Centre d’analyse en lutte informatique défensive (CALID) dont la mission est de détecter et de conduire les investigations numériques liées à une attaque informatique, la 807e compagnie de transmissions de l’armée de Terre dont la mission est de déployer des dispositifs de cyber-détection en appui des forces projetées en opérations extérieures. Mais la montée en puissance concerne également les états-majors et les services de renseignement, ou encore des unités spécialisées dans les régions de Brest, Toulon, Lyon ou Mont-de-Marsan au sein de la Marine nationale, l’armée de Terre et l’armée de l’Air. Le pôle d’excellence cyber installé en région Bretagne est également en plein essor. De nombreux recrutements sont prévus dans les années à venir, notamment au sein de la Direction générale de l’armement. A côté des recrutements pour le ministère, nous recrutons 4.400 réservistes pour la réserve de cyberdéfense. La Loi de programmation a consacré, de 2014 à 2019 au domaine cyber, une enveloppe d'un milliard d'euros. La moitié de cette somme est consacrée aux investissements, en particulier de R&D qui sont multipliés par trois.

 

La réserve de cyberdéfense est-elle efficace aujourd’hui ?

La réserve de cyberdéfense (RCD) à vocation opérationnelle a été lancée en mai 2016 et les premiers recrutements ont débuté à l’automne 2016. La RCD a vocation à renforcer les capacités de l’Etat et des armées en cas de crise numérique majeure, en mobilisant des professionnels ou des étudiants recrutés au préalable. Encadrée par le centre de la réserve et de la préparation opérationnelle de cyberdéfense (CRPOC), elle s’appuie sur un réseau national et régional (en cours de déploiement). Ce sont près de 4.000 réservistes citoyens à vocation opérationnelle et 400 réservistes opérationnels qui nous rejoindront. La RCD en est à ses débuts mais permettra aux citoyens de mettre leurs compétences au service de l’Etat, tout en gardant une activité professionnelle. Le premier déploiement de la réserve, dans le cadre de l’exercice DEFNET sur la base aérienne de Rochefort, a très bien fonctionné. Cela a permis aux armées de valider les processus d’activation et d’emploi de la réserve dans des conditions proches de la réalité. Cela a montré les talents du personnel qui nous a rejoint, provenant des meilleures écoles de formation spécialisées. Nous continuerons d’ailleurs à développer des partenariats avec les écoles. Cet été, nous proposerons un « bootcamp » aux réservistes de cyberdéfense pour continuer leur entraînement. Le nombre de volontaires ne manque pas, mais nous préférons avancer doucement mais sûrement en étant capable de leur proposer des activités et entrainements valorisants, sous la forme d’une sorte de « Préparation militaire Cyber ». Nous menons donc en parallèle la montée en puissance humaine et la montée en puissance de nos capacités techniques d’entrainement/formation.

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 13:55
Equipement de passage en neige - photo GAM Armée de Terre

Equipement de passage en neige - photo GAM Armée de Terre

 

07.02.2016 source 27e BIM

 

Le lundi 13 février 2017 se déroulera un entraînement conjoint entre le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) et le groupement d’aguerrissement montagne (GAM) de Modane dans le secteur des Rochilles (au-dessus de Valloire).

 

Cet exercice, mené par le peloton de gendarmerie de haute montagne, appuyé par le groupement d’aguerrissement montagne de la 27e brigade d’infanterie de montagne (27e BIM), vise à renforcer le lien déjà existant entre la gendarmerie et l’armée de terre dans l’organisation et la conduite des secours médicalisés en avalanche avec multi-victimes.

 

Cet entraînement, réalisé dans des conditions faites pour coller au plus près de la réalité, vise notamment à entretenir les savoir-faire propres au secours en avalanche mais également la coopération et la complémentarité des moyens humains et matériels lors d’un incident en montagne.

 

Lieu : Zone de Valloire (73) – Les Rochilles

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 10:30
photo Thomas Goisque

photo Thomas Goisque

 

www.thomasgoisque-photo.com

 

Depuis plus de deux ans, les hommes du C.O.S (Commandement des Opérations Spéciales) sont déployés au Levant et mènent, en toute discrétion, des opérations contre l’Etat islamisque.
Au nord de l’Irak, ils ont joué un rôle majeur auprès des combattants kurdes dans les batailles de Mossoul et de Kirkouk. Issus des trois armes Terre-Air-Mer, ces commandos de l’ombre nous ont ouvert leurs portes en opération contre les fous d’Allah.


Accéder directement au reportage

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 12:30
Chammal : les artilleurs appuient les forces irakiennes


10 nov. 2016 Ministère de la Défense

Opération Chammal : les artilleurs de la Task Force Wagram appuient les forces irakiennes et participent à la sécurisation des zones conquises aux alentours de Mossoul.

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 17:55
CERCES 2016 Manœuvre de la 27e BIM du 21 au 25 Novembre

 

07.11.2016 source 27e BIM

 

L’exercice hivernal majeur de la 27e brigade d’infanterie de montagne (BIM) se déroulera du lundi 21 au vendredi 25 novembre 2016 sur le grand champ de tir des Alpes dans la zone des Rochilles - Mont Thabor (Au-dessus de Valloire).

 

Commandé par la brigade, « CERCES » est un exercice tactique unique du niveau groupement tactique interarmes (GTIA)  recréant en conditions quasi réelles une opération en zone montagneuse hivernale enneigée.

 

Comprenant une manœuvre interarmes à tirs réels avec les armes individuelles et collectives en dotation dans les unités de la brigade, il permet d’entraîner toutes les composantes (infanterie, artillerie, génie, cavalerie ou encore groupement commando montagne) de cette brigade particulièrement polyvalente sur le thème de l’action de coercition de force de moyenne et de haute intensité.

 

Près de 1 000 soldats de montagne seront engagés durant cet exercice. La présence et l’appui de l’armée de l’air et des hélicoptères de la brigade d’aérocombat (BAC) donnera une dimension des plus concrète à cet exercice.

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 11:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

Paris, le lundi 7 novembre 2016 - GMP

 

Le général de corps d’armée Bruno Le Ray, gouverneur militaire de Paris, vous informe des honneurs militaires qui seront rendus au maréchal des logis-chef Fabien Jacq le mercredi 9 novembre 2016 en l’Hôtel national des Invalides, Paris 7e.

 

Engagé au Mali depuis le mois d’octobre 2016, le maréchal des logis-chef Fabien Jacq a été mortellement blessé le 4 novembre 2016 par un engin explosif au cours d’une mission opérationnelle de ravitaillement dans la région de Kidal au Nord Mali. Il appartenait au 515e régiment du Train de La Braconne (Charente).

 

Une cérémonie intime d’honneurs militaires réservée à la famille et aux proches sera présidée par le général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, à l’Hôtel national des Invalides à 11h45.

 

Auparavant, le cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III entre 11h15 et 11h30.

 

En cette circonstance, le général de corps d’armée Bruno Le Ray invite le plus grand nombre de nos concitoyens à manifester leur hommage au maréchal des logis-chef Fabien Jacq et leur solidarité avec sa famille, par une présence digne, silencieuse et fraternelle sur le pont Alexandre III, à 11h15.

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 08:55
Journal d'un reporter militaire : 10 ans d'opérations à travers l'objectif

 

source nouveautes-editeurs.bnf.fr

 

Que connaît-on des conflits actuels ? Que reste-t- il pour le grand public des combats en Afghanistan, des interventions des forces armées en Afrique ? essentiellement des images. Celles-ci sont surtout réalisées au cœur des dispositifs par ceux que l’on a coutume d’appeler les Soldats de l’image. Ces militaires, bardés d’appareils de prises de vues en plus de leurs armements conventionnels, partagent au quotidien le vécu de leurs frères d’armes engagés sur tous les terrains. Ces soldats, un peu particuliers, sont aux premières loges de tous les conflits, des observateurs privilégiés, dont la mission est de témoigner. Sébastien Dupont est de ceux-là. entre 2005 et 2013 au sein de l’établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) basé au fort d’ivry-sur-Seine, il a évolué dans le désert malien avec les forces spéciales, dans les montagnes afghanes avec la Légion et les unités de combat de l’armée de terre, sur les bases aériennes projetées, mais aussi dans les salons feutrés des états-majors et ministères parisiens. Dans son ouvrage autobiographique au style nerveux et vivant, riche en anecdotes et en ressentis, il fait entrer le grand public dans les coulisses des reportages militaires. À travers dix ans de reportages les plus divers, Sébastien Dupont met en valeur les grandes notions chères à l’institution militaire et à l’armée de l’air, en particulier. Son témoignage va vous plonger dans le monde étonnant et peu connu des forces armées françaises. Les militaires eux-mêmes, qui ne connaissent que très peu le travail de ces reporters un peu à part, vont être surpris.

 

Éditeur : Editions de la Flèche

 

Prix de vente au public (TTC) : 22,90 €

244 pages ; 24 x 16 cm ; broché

ISBN 978-2-9558372-0-7

EAN 9782955837207

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 11:50
[Exercice EMERALD MOVE 2016] Entrainement spécifique aux savoir-faire amphibie


30 oct. 2016 Armée de Terre

 

Du 1er au 9 octobre, s’est déroulé l’exercice EMERALD MOVE ERMO 16 au large de la Sardaigne.

Son but : poursuivre la démonstration et l’amélioration de l’interopérabilité entre les nations de l’IAE (Initiative amphibie européenne) participantes tout en confortant la capacité amphibie française.

Pour les marsouins du 2e RIMa c’était avant tout une opportunité de travailler des savoir-faire spécifiques, entretenus depuis de longues années avec la Marine nationale.

Au sein de la 9e BIMa, la spécificité amphibie est reconnue depuis 1963, et ses unités sont jumelées avec les Royal Marines britanniques de la 3e Brigade Commando depuis 1995. Les opérations amphibies exigent la maitrise de compétences et de pré-requis qui permettent de conduire des opérations interarmées complexes, dont la planification ne s’improvise pas.

Pendant l’exercice, les manœuvres se sont multipliées dans la région de Porto Scudo, plage d’entraînement de l’armée italienne.

La coordination de la batellerie et des éléments héliportés joue un rôle primordial dans la réduction de la vulnérabilité. Une partie du travail de l’Etat-major tactique (EMT) consiste à préparer et conduire, en étroite coordination avec l’équipage du BPC, le débarquement échelonné du groupement tactique embarqué en limitant la vulnérabilité des troupes aux approches des plages.

Le « GAEA », groupement d’aide à l’engagement amphibie joue alors un rôle essentiel. La section d’aide à l’engagement débarqué (SAED) du régiment préparent le « beachage » et les sections qui débarquent prennent le contrôle de la zone le plus rapidement possible.

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 08:30
Au cœur de la coalition, la Task Force Wagram (artillerie) appuie les forces irakiennes

 

31 oct. 2016 https://www.youtube.com/watch?v=uSGf1d_AYsI
 

La Task Force Wagram (artillerie) assure différentes missions pour appuyer les forces irakiennes.

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 10:55
Solidarité Défense prépare le Noël de nos soldats !

 

26.10.2016 Ingrid LAMRI - Présidente de l'ANAJ-IHEDN

 

Chers amis,

Notre partenaire
Solidarité Défense prépare le Noël de nos soldats, venez l'aider !

Tous les ans, Solidarité Défense confectionne environ 12 000 colis de Noël destinés aux militaires en OPEX. Ils y mettent également des dessins d’enfants de toutes les écoles de France. Les armées acheminent ensuite ces colis sur les théâtres d’opération.

Confectionner ces colis prend du temps, aussi nous vous invitons à vous manifester si vous avez une heure ou une journée à consacrer sur Paris à cette belle initiative.


Pour participer à cette initiative, merci de renseigner le formulaire suivant : RENDEZ-VOUS ICI !


En espérant vous voir nombreux à vous investir auprès de Solidarité Défense ! 

 
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 17:55
Contribuer à la politique de formation de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP)


source BSPP
 

Grande unité de l’armée de Terre mise à la disposition du préfet de police pour emploi, la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) est chargée d'assurer la protection des personnes et des biens dans Paris et dans trois départements de la petite couronne : Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne.

 

La couverture opérationnelle est assurée par 77 centres de secours : 25 dans Paris et 52 dans la petite couronne.

 

Mis en œuvre par la BSPP, le programme « Jeunes sapeurs-pompiers de Paris » (JSPP) est une formation ouverte à tous les jeunes franciliens âgés de 14 à 16 ans désirant éventuellement s’orienter vers une carrière dans les métiers de la sécurité. Cette formation de plus de 400 heures s’étend sur un cycle de 3 ans. Les activités sont programmées le samedi après-midi ou, plus rarement, durant certaines vacances scolaires.

 

Le programme se déroule en 3 phases :

 

. Environ 450  jeunes adolescents effectuent chaque année scolaire une semaine de découverte au sein de la BSPP.

. Après sélection, 80 à 90 jeunes, intègrent le dispositif JSPP (30 samedis après-midi par an sur 2 ans).

. Les JSPP ayant obtenu le brevet national JSP et désirant obtenir une validation professionnelle (habilitation travaux électriques, PSE1 et 2, SSIAP1, SST et IMP 1) suivent un cursus de formation durant une année supplémentaire.

 

Le programme JSPP est à la fois un puissant outil de formation, mais également  d’intégration.

 

Les activités JSPP se déroulent sous l’égide d’une section spécifique de l’Association sportive et artistique des sapeurs-pompiers de Paris (ASASPP). Ces activités sont uniquement financées par des dons privés. Depuis le 14 décembre 2013, le caractère qualifiant du programme JSPP est reconnu par l’Etat et le dispositif est éligible à la taxe d’apprentissage.

 

Votre entreprise peut elle aussi contribuer au succès de ce dispositif en faisant un don, mais également en versant sa taxe d’apprentissage à l’Association Sportive et Artistique des Sapeurs-Pompiers de Paris.

 

Pour télécharger la plaquette de présentation JSPP : LIEN

 

Contact : cadets@pompiersparis.fr

 

Pour en savoir plus sur Facebook : LIEN

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 10:55
Les troupes aéroportées en exercice


10 oct. 2016 Armée de Terre

 

La 11e brigade parachutiste (11e BP) est l'une des brigades interarmes des forces terrestres, spécialisée dans l’engagement par la 3e dimension (aérolargage, aéroportage, largage de matériel), et subordonnée à la 3e Division.

En 2015, la brigade a participé à 2 exercices franco-britanniques (Eagle Amarante et Falcon Entente) en Angleterre. Ces exercices avaient pour but de poursuivre l’entrainement d’une force d’intervention rapide franco-britannique composée de deux bataillons d’infanterie aéroportées et d’éléments d’appui et de soutien.

En 2016, la 11e BP a participé à 2 exercices interalliés :
à Swift Response en Allemagne, engagée pour la 1ère fois sous les ordres d’une division américaine et à l'exercice interalliés Colibri qui avait pour objectif de partager les savoir-faire spécifiques du domaine TAP.

L'objectif de tous ces exercices consiste à renforcer la coopération des nations alliées dans le domaine de la Défense. Malgré des contraintes opérationnelles fortes, elle fait preuve d’adaptabilité pour poursuivre sa préparation opérationnelle.

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 10:55
Exercice Galliéni, un escadron blindé sur la Mayenne


6 oct. 2016 Armée de Terre

 

Plus de 400 militaires et une centaine de véhicules sur les rives de la Mayenne pour des exercices de franchissement.
En septembre 2016, le 6e régiment du génie d'Angers a organisé l'exercice régimentaire en terrain libre "Galliéni" dans la région angevine. Étaient présents également le 1er régiment d'infanterie de marine avec ses blindés ERC90 et le 516e régiment du train en renfort pour la circulation avec ses nouvelles Yamaha 650XT.

Il s'agit pour le 6e RG d'une première étape dans sa préparation opérationnelle avant sa projection en opération extérieure en 2017.

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 10:55
Schneider CA1 (M16) tank

Schneider CA1 (M16) tank


30.09.2016 source SHD
 

30 septembre 1547 : naissance de Michel de Cervantès (Madrid).

 

30 septembre 1891 : le général Boulanger se suicide sur la tombe de sa maîtresse (Belgique). Celui dont Clemenceau dira "il est mort comme il a vécu: en sous-lieutenant", a bien failli faire tomber la III ème République en rassemblant le temps du Boulangisme, les mécontents du régime (Monarchistes, Bonapartistes,...). Ayant effectué de nombreuses campagnes, blessé, décoré, auréolé de gloire, Boulanger gravit d'autant plus rapidement la hiérarchie qu'il est soutenu par Clemenceau. En tant que ministre de la guerre, il est le créateur du fameux « Carnet B »,destiné à recenser tous les ennemis potentiels à incarcérer en cas de guerre contre l'Allemagne. Surnommé le général «la revanche" en raison de sa volonté d’en découdre avec l’Allemagne, il entreprend de nombreuses réformes (adoption du fusil Lebel) qui le rendent populaire et le propulsent un peu malgré lui sur la scène politique où les détracteurs du régime en font leur coqueluche et aimeraient le voir putscher. Abandonné par ses protecteurs initiaux qui l'estiment devenu dangereux, il s'enfuit en Belgique avec sa maîtresse qui décède peu après. Condamné par contumace, il se suicide sur la tombe de cette dernière.

 

30 septembre 1895 : Tananarive est occupée par les Français (Madagascar). Une colonne de 4000 soldats entre dans Antananarivo sans rencontrer de résistance.

 

30 septembre 1916 : création de l’Artillerie Spéciale (ou d’assaut). Le général Estienne, nommé du 8 août précédent, prend la tête de cette nouvelle formation.  N’aimant pas le terme « Tank » des Britanniques, il fait adopter le terme de « char d’assaut » pour désigner les engins français. 

voir Musée des blindés de Saumur

 

30 septembre 1938 : signature des accords de Munich (Allemagne).

 

30 septembre 1943 : prise du col de San Stephano (près de Bastia – Corse). Débarqué depuis le 16 septembre avec la 4eme Division Marocaine de Montagne, le 1er RTM  ( particulièrement la 1ère cie) s’empare, de nuit, d’un des cols qui verrouillent l’accès à Bastia et à son port, indispensable au rembarquement des troupes allemandes en plein repli. La 1ere compagnie du CNE Morand prend d’assaut le col défendu par 50 soldats allemands (appuyés par 2 canons de 75 mm). Elle résiste ensuite grâce aux feux des mortiers du sous-lieutenant Fassi, à une contre-attaque allemande du volume d’un bataillon et demi d’infanterie et 7 ou 8 chars.

 

30 septembre 1944 : création de l'AFP. La 3ème agence d'informations internationales est française et est issue de l'agence Havas née à Paris en 1835. Celle-ci est nationalisée en novembre 1940 et devient avec Vichy, l'OFI (office français d'information). Par ordonnance du gouvernement provisoire (GPRF), l'OFI est transformé en Agence France Presse. 1500 journalistes travaillent dans 6 langues autour du globe.

 

30 septembre 1946 : verdicts rendus à Nuremberg (Allemagne)

 

30 septembre 1975 : premier vol du prototype de ce qui sera l’hélicoptère AH-64 « Apache ».

 

30 Septembre 2016 : cérémonie de création du COM LOG (Lille). Le pilier COM LOG (commandement de la logistique des forces) est un des 4 commandements spécialisés de l’armée de Terre « Au contact ! ». Tête de chaine de la logistique opérationnelle de l’armée de Terre, le COM LOG a pour ambition de garantir la cohérence du soutien des forces en opérations. Il comprend les 5 régiments du Train (121, 503, 511, 515, 516), le 519e groupe de transit maritime, le régiment de soutien du combattant, le régiment médical, le 24e régiment d’infanterie, l’école du train et de la logistique, 5 centres d’instruction élémentaire à la conduite, le poste de commandement de force logistique, le centre des transports et transits de surface et un centre de formation initiale des militaires du rang.

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 10:55
Programme SCORPION : réinventer l’armée de Terre française ?


22.09.2016 source ANAJ-IHEDN

 

Jeudi 06 Octobre 2016 19h30 à 21h00

Ecole militaire Amphithéâtre Des Vallières


Dans le cadre de sa rentrée, le Comité Industrie de Défense de l’ANAJ-IHEDN a le plaisir de vous convier à sa première conférence :

 

Programme SCORPION : réinventer l'armée de Terre ?


Programme structurant pour l’armée de Terre, SCORPION vise à renouveler et à accroître les capacités des groupements tactiques interarmes (GTIA) avec ses appuis intégrés. Ainsi, à compter de 2018, les capacités médianes du combat au contact seront structurées autour de trois plateformes (Griffon, Jaguar et VBMR Léger) et de l’unique système d’information du combat SCORPION (SICS). Le programme intègre également la rénovation du char Leclerc et prend en compte d’emblée le système de préparation opérationnelle et le soutien.

Chiffré à 6 milliards d’euros et devant s’étaler sur une vingtaine d’années, ce programme dimensionnera notre armée et une partie de nos capacités industrielle terrestre jusqu’en 2050. Il devra répondre à quatre défis :

  • L’intégration complète du GTIA dans un environnement numérisé commun, permettant, par le biais d’un unique système d’information (SICS), l’accélération de l’action et le combat collaboratif ;

  • L’accroissement de la puissance et de la survivabilité du GTIA (capacités d’agression, autonomie, manœuvrabilité, modularité, adaptabilité native des véhicules) ;

  • L’adaptation à tous les types d’engagements opérationnels futurs notamment en espace urbain ;

  • La garantie d’un système de soutien optimisé en développant des approches modulaires par kits pour réduire l’empreinte logistique sur les théâtres.

>> INSCRIPTION OBLIGATOIRE <<

 

L’équipe de projet intégrée SCORPION, constituée du Directeur de Programme au sein de la DGA et de l’Officier Programme au sein de l’armée de Terre, ainsi que le représentant industriel du GME SCORPION, viendront vous présenter leurs réponses à ces défis et brosser le tableau de cette armée de Terre du XXIe siècle.

En espérant vous voir nombreux !

Ilham SOUFI
Responsable du Comité Industrie de Défense de l'ANAJ-IHEDN

industrie-defense@anaj-ihedn.org

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 07:55
photo DICoD

photo DICoD


27/07/2016 Ministère de la Défense

 

Pour la deuxième année consécutive, la Décision Ministérielle (DM), publiée ce jour, annonce l’accroissement des effectifs globaux du ministère avec une création nette de 400 emplois civils et militaires. Après une augmentation de 2 300 postes en 2016, cette décision vise à soutenir les armées, directions et services, plus que jamais mobilisés tant sur le territoire national que sur les théâtres extérieurs pour assurer la sécurité des Français dans un contexte de menaces exceptionnelles.

Cette décision s’inscrit dans la continuité du choix du Président de la République de supprimer toute déflation d’effectifs au sein du ministère de la Défense jusqu’en 2019. Elle prend particulièrement en compte les besoins des forces opérationnelles et de leurs soutiens conformément aux arbitrages rendus lors de du conseil de Défense du 6 avril 2016.

Un effort sans précédent est ainsi consenti sur les effectifs des armées pour s’adapter aux nouvelles priorités que sont les unités opérationnelles, la cybersécurité, le renseignement et la fonction protection.

En parallèle, le ministère de la Défense poursuit ses plans de transformation et d’adaptation pour assurer le déploiement d’effectifs supplémentaires vers les priorités fixées dans la loi de programmation militaire et son actualisation.

 

L’ensemble des mesures prévues en 2017 contribue à l’optimisation de l’organisation du ministère et à la montée en puissance des domaines prioritaires, avec notamment :

  • Armée de Terre :

- le renforcement de la 13e demi-brigade de légion étrangère (13e DBLE) ;

- le renforcement du 5e régiment de dragons ;

- la poursuite de la montée en puissance du 5e régiment de cuirassiers aux Émirats arabes unis.

  • Marine nationale :

- le renforcement général pour la marine nationale des unités de protection, de défense maritime du territoire et des centres opérationnels ;

- la création d’un peloton de surveillance maritime et portuaire de la gendarmerie maritime à Dunkerque-Calais.

  • Armée de l’air :

- la poursuite de la logique de concentration des moyens par pôles de spécialisation au sein de l’armée de l’air ;

- la préparation de la montée en puissance de nouvelles flottes d’aéronefs (Airbus A330 MRTT, C130J Hercules, drone Reaper).

La Direction du renseignement militaire (DRM) et la cyberdéfense poursuivent leur montée en puissance. Le centre d’analyse en lutte informatique défensive et le commandement opérationnel de la cyberdéfense sont ainsi renforcés au sein des armées.

La Direction générale de l’armement (DGA) bénéficiera quant à elle de l’allègement des déflations au profit des domaines prioritaires.

Le Service des essences des armées (SEA) voit ses mesures actualisées, entrainant un report ou une annulation de certaines d’entre elles.

Enfin, un quatrième centre du Service militaire volontaire (SMV) ouvrira à Châlons-en-Champagne en janvier 2017.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, souhaite que la qualité du dialogue social reste une priorité. Un plan d’accompagnement du personnel est donc adossé à ces mesures de réorganisation afin d’accompagner de manière individualisée les civils et militaires concernés.

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 11:55
Les forces spéciales : la brigade se transforme en commandement


23 juin 2016 Armée de Terre

 

L’armée de Terre attend beaucoup de ses forces spéciales, véritable système d’hommes nécessaire et efficient. Considérant leur importance, elles avaient besoin d’être restructurées ; ce mois-ci, elles deviennent un commandement à part entière.
Offrir un ensemble de forces performant, couvrant l’ensemble du spectre des opérations spéciales (recherche humaine et renseignement stratégique, action spéciale, aérocombat) directement subordonné au chef d’état-major de l’armée de Terre : telle est l’ambition de cette concentration qui se matérialise par la création de ce nouvel échelon dénommé « commandement des forces spéciales Terre » (CFST). Avec ses 2 500 militaires, elle fournit ainsi 70% des effectifs engagés dans les opérations spéciales. Comme le souligne le chef d’état-major de l’armée de Terre : « c’est une des créations les plus emblématiques du modèle Au Contact ».
La création de ce commandement illustre la modernisation et la montée en gamme souhaitée par l’armée de Terre afin de faire face à de nouvelles ambitions. Composé de commandos d’élites se distinguant notamment par leurs qualités humaines fondées sur l’autonomie, l’humilité, la discrétion et la remise à niveau constante, le CFST renforce les capacités des forces spéciales et sa synergie avec les forces conventionnelles, comme le veut le programme Scorpion.
Aux unités qui appartenaient initialement à la brigade, viennent ainsi s’ajouter deux structures qui portent deux ambitions majeures. Le centre Arès « vise l’excellence dans le domaine de la formation » (CEMAT). Il dispensera la formation initiale des soldats, commune à toutes les forces spéciales. De l’autre côté, le groupe d’appui aux opérations spéciales (GAOS) vise à renforcer les interactions entre les forces spéciales et les forces conventionnelles.
Comme le souligne le général de brigade Pierre Liot de Nortbécourt, commandant les forces spéciales terre, la création du CFST constitue ainsi « une nouvelle étape dans l’histoire des forces spéciales Terre (…) qui témoigne de la maturité des FST, de la reconnaissance de nos savoir-faire et du sérieux de toute notre chaine organique ».

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 17:55
Nuit du Musée des AET - 30 avril 2016

 

Le Musée des Ecoles Militaires Préparatoires à Autun organise une soirée du Musée le 30 avril.

 

Chants, musique, témoignages, visites accompagnées.

 

Informations complémentaires:

Entrée "gratuite"  sur réservation.

 

Réservations :

Téléphone : 03 85 86 55 37 du lundi au vendredi de 14 heures 000 à 17 heures 30

Mail : lma.musee.aet [at] orange.fr

 

source : site des AET

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 16:45
photo EMA / ECPAD

photo EMA / ECPAD

 

12/04/2016 Sources : Etat-major des armées

 

Le vendredi 8 avril 2016, un convoi logistique de la force Barkhane composé d’une soixante de véhicules a quitté Gao pour rejoindre Tessalit au nord du Mali.

 

Le mardi 12 avril, vers 9 h 20 (heure française), un véhicule de l’avant blindé qui progressait en tête de ce convoi a été frappé par une charge explosive à proximité de la ville de Tessalit. À son bord, un soldat français a été tué et trois autres blessés.

 

Le soldat de 1re classe Mickaël POO-SING du 511e régiment du train d’Auxonne est mort sur le coup.

 

Les trois militaires blessés ont immédiatement été secourus par les équipes médicales de la force et ont été transportés à Gao. Ils sont pris en charge par la structure chirurgicale militaire française installée sur cette plateforme.

 

Le soldat de 1re classe POO-SING est le cinquième militaire français à mourir au combat depuis le lancement de l’opération Barkhane le 1er août 2014.

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 16:45
phoot EMA / ECPAD

phoot EMA / ECPAD

 

12 avril 2016 17h43 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Un soldat français a été tué et trois autres blessés mardi matin au cours d'une opération de la force française Barkhane au nord du Mali, par l'explosion d'une mine contre leur véhicule blindé, ont annoncé les autorités françaises.

 

Parti de Gao (nord du Mali) vendredi, le convoi composé d'une soixantaine de véhicules approchait de sa destination, la ville septentrionale de Tessalit, plus au nord, lorsque le véhicule de tête a explosé sur une mine, a expliqué le ministère de la Défense dans un communiqué.

 

Un soldat a été tué sur le coup et trois autres, présents dans ce même véhicule, ont aussi été touchés, dont deux grièvement, selon le ministère.

 

Les blessés ont été transportés sur la base française de Gao, en vue de leur évacuation vers la France, a-t-on précisé de même source.

 

Le président François Hollande a exprimé son profond respect pour le sacrifice de ce jeune soldat de la force française Barkhane, déployée dans cinq pays de la bande saharo-sahélienne, menacés par les groupes jihadistes.

 

Depuis le lancement de Barkhane, le 1er août 2014, c'est le 5e militaire tué au combat, a-t-on précisé au ministère de la Défense. Dix soldats français avaient également été tués pendant une précédente opération française menée au Mali, baptisée Serval (janvier 2013-juillet 2014).

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a adressé toutes ses condoléances à la famille et au proche du soldat tué. Le Premier ministre Manuel Valls a également fait part de sa profonde tristesse.

 

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes qui ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale lancée à l'initiative de la France en janvier 2013, qui se poursuit actuellement.

 

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, impliquant des troupes de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma, déployée depuis juillet 2013).

 

La force de la Minusma compte près de 11.700 militaires et policiers, selon les effectifs à la mi-décembre 2015.

 

La force française Barkhane mobilise quant à elle 3.500 hommes déployés dans cinq pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie,Niger et Tchad).

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 12:55
photo Sagem

photo Sagem

 

Montluçon, le 5 avril 2016 source Sagem

 

A l'occasion d'une visite de l'établissement de Sagem (Safran) à Montluçon (Auvergne-Rhône-Alpes), Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a assisté ce jour à la notification du programme « systèmes de drones tactiques » de l'armée de Terre. Vincent Imbert, Directeur général adjoint de la Direction générale de l'armement, a remis le contrat « SDT » à Philippe Petitcolin, Directeur Général de Safran, et à Ross McInnes, Président du Conseil d'administration de Safran.

Placé sous la maîtrise d'ouvrage de la Direction générale de l'armement (DGA), ce programme repose sur le système de drones Patroller de Sagem, qui en assure la maîtrise d'oeuvre.

Sélectionné sur appel d'offres, le SDT « Patroller » prendra la suite en 2018 des drones Sperwer actuellement en service au 61ème Régiment d'Artillerie, unité de la Brigade de Renseignement. La Loi de Programmation Militaire 2014-2019 prévoit la livraison de quatorze aéronefs.

Intégré à l'espace de bataille numérisé, le Patroller est un système de drones de renseignement et de surveillance temps-réel opérant au profit du commandement pour fournir un appui aux opérations terrestres, contribuer à la protection des unités au contact et produire des dossiers de renseignement. Sa conception modulaire permet l'emport et l'exploitation d'une charge de renseignement multi-capteurs de plus de 250 kg en cellule ou en nacelles (optronique, radar et guerre électronique) pour des vols de classe 20 heures et jusqu'à une altitude de 20 000 ft.

En juillet 2015, au cours des démonstrations sur la base d'Istres, le Patroller a démontré les performances de sa chaine optronique de nouvelle génération permettant l'observation à grande distance et l'exploitation simultanée et en temps réel de plusieurs capteurs (imagerie et radar). Sa capacité de projection, sa faible empreinte logistique, son potentiel d'évolution et sa facilité de mise en oeuvre, ont été mis en valeur.

Maître d'oeuvre du programme SDT, Sagem fédère au sein du « Cluster Patroller » plus de 25 sociétés françaises de haute technologie. Le choix du ministère de la Défense permet la création d'environ 300 emplois qualifiés en France. Ce choix concourt par ailleurs à renforcer le partenariat que Sagem a noué avec la société allemande Ecarys qui apporte la plate-forme ES-15 au système Patroller.

Félicitant ses équipes pour ce succès, Philippe Petitcolin a déclaré : « Fort des 25 ans d'expérience de Sagem dans les drones tactiques, le choix du Patroller confirme la position de premier plan de l'industrie française dans le secteur des drones de surveillance en Europe. Nos équipes sont prêtes et elles seront à la hauteur de cette marque de confiance que le pays vient de nous accorder.»

« La décision du ministère de la Défense français en faveur du Patroller est un label de performance et de qualité qui permet à Sagem de disposer des meilleurs atouts pour saisir les opportunités à l'export sur le marché des drones de surveillance. Plusieurs pays ont déjà témoigné des marques d'intérêt pour le Patroller, notamment en Asie et au Moyen-Orient. » a souligné Martin Sion, Président de Sagem.

 

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 12:55
Soirée de gala des 20 ans de l'ANAJ-IHEDN

source ANAJ-IHEDN


Célébrons ensemble vingts années au service de l'Esprit de défense

 

 

 

Samedi 25 juin 2016 - 19h30 à 02h00

Rotonde Gabriel et Jardins - Ecole militaire


Les membres de l'ANAJ-IHEDN et les 150 premiers inscrits bénéficient d'un tarif préférentiel.

N'attendez pas pour réserver votre place !

 

Désormais connue et reconnue, œuvrant depuis maintenant 20 ans sur des problématiques qui se sont élargies, en cohérence avec l’évolution de notre société et des enjeux, l’ANAJ va franchir une nouvelle étape. Afin de marquer ce moment important pour notre association, nous avons décidé d’organiser une soirée spéciale à l’Ecole militaire le samedi 25 juin 2016.

Compte-tenu des événements tragiques qui ont frappé notre pays en 2015, nous allons placer cette soirée sous le thème « Esprit de défense et cohésion nationale ».

Un concept original

L’ambition est de réunir l’ensemble des acteurs de la communauté Défense dans un cadre convivial propice aux échanges avec plus de 500 personnes présentes.

Cette soirée sera l'occasion pour vous de rencontrer les acteurs opérationnels de la Défense et de la Sécurité et d'échanger librement avec eux dans un cadre convivial.

En deuxième partie de soirée, le cocktail dinatoire laissera place une soirée dansante.

 

CONSULTER LE PROGRAMME DE LA SOIREE


L’ANAJ-IHEDN a décidé de reverser 50% des bénéfices de la soirée à l’association Solidarité Défense, association d’aide aux soldats français blessés, aux familles et à nos soldats en OPEX. A ce jour, environ 2 000 militaires et familles ont bénéficié de l’aide de Solidarité Défense.

 

NOS PARTENAIRES

 

 

 

Conditions d'accès

• Pièce d'identité obligatoire
• Accès par le 5 place joffre

 

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