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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 12:30
Israël / Ministère de la Défense : succès du Dôme de fer amélioré

 

juil 02, 2015 Israpresse

 

Une série de tests ont été effectués ces derniers jours sur une nouvelle version améliorée du système de défense anti-missile Dôme de Fer.

 

Le ministère de la Défense a annoncé que cette série de tests avait pour but d’accroître les capacités opérationnelles du système et d’améliorer ses résultats dans le cadre de différentes menaces.

 

Le système anti-missile a en effet déjà été déployé depuis un mois dans le centre du pays, pour contrer une éventuelle escalade des attaques de roquettes faites depuis la bande de Gaza.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 07:30
Le Dôme de Fer Israélien Peine à Séduire les Acheteurs Étrangers.

 

12.10.2014 Avner Myers - IsraelValley

 

Le système d’interception de roquettes est conçu pour annihiler une menace à laquelle la plupart des pays ne sont pas confrontés.

 

Normalement, un nouveau système d’arme de pointe avec un taux de réussite prouvé de 90% sur le terrain, serait contacté en quelques minutes par l’ensemble des agences mondiales d’approvisionnement en matière de défense. Mais le Dôme de Fer israélien anti-roquette doit encore faire ses preuves auprès des acheteurs à l’étranger.

 

En termes de réalisations opérationnelles, le Dôme de Fer est sans rival sur le marché de l’armement. Actif sur les fronts à la bande de Gaza, au Liban et au Sinaï égyptien, le système connait un taux de réussite de 90%. Mais selon Avnish Patel, du Royal United Services Institute, le problème réside dans le fait qu’il soit conçu pour faire face au défi israélien très spécifique que constitue la lutte contre les roquettes et les missiles de courte portée utilisés par des groupes armées.

 

Fabricant de l’Iron Dome, la société publique Rafael aurait pu ne pas commercialiser son système de défense et éviter ainsi les risques de fuites de technologie, explique Yossi Druker, Vice-Président de la société. Mais l’exportation en matière d’armement est aujourd’hui une nécessité afin de diminuer les coûts de fabrication. Selon Druker, «Rafael a investi des millions de shekels dans le développement de ce système, Il ne pouvait pas se permettre de le faire sans avoir prévu de le commercialiser à l’étranger.

 

Jusqu’à présent, le Dôme de Fer n’a été acheté que par un seul pays étranger dont l’identité est tenue secrète. En outre, la liste des de clients potentiels ne comprend pas les pays avec lesquels Israël n’a pas de relations diplomatiques, ce qui exclut les Pays du Golfe pourtant soucieux de la bonne tenue d’une défense antimissile dans un contexte de bras de fer avec l’Iran. La Chine et la Russie dont le dispositif militaire est surveillé de près par Washington, ne sont pas éligibles pour une commercialisation de l’Iron Dome. A l’inverse Rafael reconnaît promouvoir le Dôme de Fer en Corée du Sud et en Inde, respectivement menacé par la Corée du Nord et client le plus important d’Israël dans le domaine de la défense.

 

Les Etats-Unis, qui ont été étroitement impliqués dans le projet en fournissant plus de 1 milliard de dollars, ont refusé d’acheter le Dôme de Fer pour ses forces armées déployées en Afghanistan et en Irak. Parmi les craintes du Pentagone figure le fait de débourser 100.000 dollars pour l’utilisation de chaque missile intercepteur, a déclaré Riki Ellison, Président de l’U.S. Missile Defense Advocacy Alliance. Il souligne également l’inadéquation du système avec les tirs de mortiers qui connaissent une faible trajectoire. Israël est pleinement consciente de cette menace, ayant perdu dans ces circonstances 15 soldats et civils au cours de l’été. Pour pallier à cette insuffisance, Rafael est en train d’élaborer l’Iron Beam, qui se veut un système qui utilise des lasers pour détruire les obus de mortier.

 

Malgré des inquiétudes initiales sur des fuites de technologie, Rafael explique que la sécurité nationale israélienne ne serait pas affectée si cela devait se produire. L’armée israélienne utilise le modèle de quatrième génération du Dôme de Fer, ne laissant à Rafael que la possibilité de commercialiser à l’étranger les versions antérieures.

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 07:35
Gaza : le « Dôme de fer », pièce maîtresse d'Israël contre les tirs

 

10.07.2014 Par Hélène Sallon - Le Monde.fr

 

Le système de défense anti-missile israélien « Dôme de fer » (« kipat barzel », en hébreu) a intercepté, depuis le début de l’opération « Bordure protectrice », des dizaines de roquettes tirées par les mouvements palestiniens depuis la bande de Gaza, dans le sud du pays ainsi que sur les principales villes israéliennes : Tel-Aviv, Jérusalem ou même Haïfa, à 160 kilomètres au nord de l’enclave palestinienne. Ce système, unique au monde, est l’un des éléments centraux du système de défense développé par Israël depuis le milieu des années 1990.

 

UNE TECHNOLOGIE DE POINTE...

 

Le Dôme de fer recourt à de petits missiles guidés par radar, pouvant anéantir en plein vol des roquettes de courte portée − de 4 à 70 kilomètres – et des obus d’artillerie et de mortier. Chaque batterie du Dôme de fer comprend un radar de détection et de pistage, un logiciel de contrôle de tir et trois lanceurs équipés chacun de vingt missiles d’interception. Le système repère la trajectoire de la roquette depuis son lancement. Si elle doit s’abattre sur une zone habitée, il tire un missile pour l’intercepter en vol. Selon les statistiques de l’armée, son taux de réussite oscille entre 75 et 90 %.

 

... QUI A UN COÛT ÉLEVÉ

 

Chaque batterie coûte 500 000 dollars et chaque missile, 60 000 dollars. Le tout pour détruire une roquette dont le coût de production n’est souvent que de 1 000 dollars. La mise en place du système, décidée en 2005, avait d’ailleurs été retardée, pour mieux former le personnel, mais aussi parce qu’il semblait exagérément cher. Israël aurait investi un milliard de dollars dans le développement et la production de ces batteries, confié au groupe d’armement public Rafael Advances Defence Systems.

 

Gaza : le « Dôme de fer », pièce maîtresse d'Israël contre les tirs

Les Etats-Unis le financent en partie. Lors de sa visite à Sderot, en juillet 2008, Barack Obama, encore sénateur à l’époque, avait été ému par la situation des habitants de cette localité du nord de Gaza. Elu président la même année, il a obtenu à peine un an après le vote au Congrès d’une aide de 205 millions de dollars (160 millions d’euros), en plus des trois milliards d’aide militaire octroyée chaque année à Israël. Le Pentagone a prévu un financement de 220,3 millions de dollars pour l’exercice budgétaire 2014 et table sur 176 millons en 2015, après 204 millions de dollars en 2011 et 70 en 2012. En dépit des sommes investies, les Etats-Unis n’ont aucun droit sur la technologie du système.

 

SIX BATTERIES DÉPLOYÉES DANS LE PAYS

 

La première batterie a été installée en mars 2011 dans la région de Bersheeva, à 40 kilomètres de la bande de Gaza et à portée des roquettes Grad de conception russe. Trois autres ont été installées près des villes côtières d’Ashkelon et Ashdod, au sud de Tel-Aviv, et près de Nétivot, à 20 kilomètres de la bande de Gaza. Une cinquième batterie a été installée fin 2012 à Tel-Aviv. Une batterie supplémentaire a été déployée depuis. Ces batteries sont semi-mobiles. Les lanceurs sont posés sur des bases de conteneurs.

 

Une batterie serait à elle seule en mesure de défendre efficacement une ville comme Ashkelon (100 000 habitants). Selon les experts militaires, un total de 13 batteries est nécessaire pour assurer la couverture complète du territoire israélien. Face à des salves simultanées de projectiles, le système risque en effet de saturer en raison du nombre limité de batteries disponibles.

 

Le commandement des batteries est confié à un chef de batterie, qui se réfère à un commandement central. Le temps de prise de décision pour une interception est court, environ deux minutes entre le lancement et l’impact d’un projectile, note Joseph Henrotin, rédacteur en chef de la revue Défense et sécurité internationales (DSI). Cela explique que l’interception se fasse près du point d’impact, une fois que le système s’est verrouillé sur la cible.

 

POLÉMIQUE SUR L’EFFICACITÉ DU DÔME DE FER

 

Selon les Israéliens, le système aurait permis, pendant l’offensive israélienne « Pilier de défense » sur la bande de Gaza en novembre 2012 d’intercepter 85 % des roquettes venues de l’enclave palestinienne. Quelque 1 500 roquettes avaient été tirées depuis la bande de Gaza. Cette estimation avait été contestée à l’époque par l’expert militaire du quotidien Haaretz, Reuven Pedatzur, qui avançait pour sa part un taux proche de 5 %. Le spécialiste s’appuyait sur les évaluations du professeur américain Theodore Postol, du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Le Pentagone a procédé à ses propres études et conclu que le système n’était pas dénué d’efficacité.

 

La question de l’efficacité du système est complexe, pointe Joseph Henrotin. « Il y a des batteries meilleures que d’autres. La réussite dépendant également de l’entraînement des personnels, de la capacité à identifier les cibles et à réagir rapidement. cela explique que le taux d’interception soit variable d’un jour à l’autre », indique le spécialiste. Le système est sans cesse perfectionné pour améliorer l’algorithme de traitement des trajectoires au niveau de la station radar ou sa capacité à répondre à des salves simultanées.

 

90 % DE RÉUSSITE PENDANT L’OPÉRATION « BORDURE PROTECTRICE »

 

Une roquette tombe près de la ville de Sdérot, dans le sud d'Israël, mercredi 9 juillet. Une roquette tombe près de la ville de Sdérot, dans le sud d'Israël, mercredi 9 juillet. | REUTERS/RONEN ZVULUN

 

Selon le journaliste militaire d’Haaretz Amos Harel, le système de défense antimissile Dôme de fer a, entre lundi 7 et mercredi 9 juillet, enregistré un taux de réussite de 90 % lorsqu’il a été activé. Le système n’est activé que lorsque les projectiles se dirigent vers des zones habitées, a indiqué Peter Lerner, le porte-parole de l’armée israélienne. Quarante-cinq projectiles ont ainsi été interceptés entre lundi soir et mercredi, soit 27 % des 180 roquettes tirées par les mouvements palestiniens de la bande de Gaza. Vingt projectiles supplémentaires ont été interceptés dans la journée de mercredi et la nuit suivante sur les 80 tirés depuis la bande de Gaza.

 

UNE PROTECTION « MULTICOUCHES »

 

 

Gaza : le « Dôme de fer », pièce maîtresse d'Israël contre les tirs

 « Depuis le milieu des années 2000, les Israéliens ont un système intégré de surveillance anti-balistique et antiaérien multi-couches », indique Joseph Henrotin. Ce système intégré s’appuie sur des avions de détection aérienne avancée de type RG 550 Eitam, des stations de radar volantes et des radars au sol. « Toutes les informations sont centralisées en temps réel dans un même centre de commandement, poursuit le spécialiste en stratégie militaire. Le Dôme de fer a son propre système de radars, relié également au centre. Il dispose d’un meilleur radar de détection en termes de trajectrométrie. »

 

D'autres dispositifs d’interception complètent ce système. Depuis 2010, les Etats-Unis et Israël développent le système de défense « Baguette magique » et son missile « Fronde de David » (« kala David »). Ce système est dirigé contre les missiles de courte portée (supérieure à 70 km mais inférieure à 250 km), les roquettes de longue portée, les gros calibres (dont les ogives peuvent aller jusqu’à une demi-tonne) et les missiles de croisière. Ce système est toujours en développement. Il a toutefois été intégré à l’une des batteries du Dôme de fer. Il est davantage destiné à être déployé dans le nord d’Israël pour intercepter les roquettes du mouvement chiite libanais Hezbollah, de plus longue portée que celles des mouvements palestiniens de la bande de Gaza.

 

Arrow-3 missile interceptor test

Arrow-3 missile interceptor test

 

Le système « Arrow » (« la flèche » ou « hetz » en hébreu), opérationnel depuis 2000, protège Israël des missiles balistiques d’une portée supérieure à 250 kilomètres. Washington finance la moitié de son coût annuel. Le programme « Arrow II » a été développé par Boeing et Israel Aerospace Industries (IAI), à partir de 1995, pour éliminer les missiles balistiques conventionnels à plus longue portée, en particulier iraniens (d’une portée de plus de 1 600 km). Pour contrer une éventuelle attaque nucléaire de Téhéran, Israël a développé un intercepteur qui peut localiser et entrer en collision avec des missiles balistiques au-delà de l’atmosphère terrestre : « Arrow III ». La conception, confiée à IAI et Boeing, a été lancée en 2008. Il devrait être opérationnel en 2015, estiment les autorités israéliennes.

 

La défense israélienne ne se résume pas à ces dispositifs mais comprend tout un spectre d’action, souligne Joseph Henrotin : frappes aériennes sur les lanceurs et les tunnels de contrebande, interception de livraisons d’armes, ainsi qu’une dimension passive : le respect des mesures de sécurité par la population israélienne en cas de tirs de projectile, notamment les abris antiaériens installés dans les sous-sols de la plupart des immeubles du pays.

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