Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 08:50

EU_Operations_Centre.svg.png

 

Fév 9, 2012 par Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2, exclusif)

 

C’est finalement un « captain » néerlandais – et non un officier général – qui pourrait prendre la tête de l’OpsCenter, le centre opérationnel établi à Bruxelles chargé de coordonner les opérations de l’Union déployées dans la Corne de l’Afrique (piraterie – Eunavfor Atalanta ; formation militaire – Eutm Somalia ; et Eucap – renforcement des capacités maritimes). Le nom doit encore être confirmé ce vendredi. Les ambassadeurs du COPS – le Comité politique et de sécurité – se revoient, en effet, pour finaliser la décision.

 

Selon les informations recueillies par B2, le directeur de l’OpsCenter devrait être le captain Ad van der Linde, qui a été un des portes-paroles du ministère néerlandais de la défense (directeur adjoint de l’information) et était jusqu’à peu encore impliqué au QG maritime de l’OTAN à Northwood pour l’opération anti-piraterie « Ocean Shield ».

 

Si cette nouvelle est confirmée, on peut en tirer quelques premières conclusions, à la fois au niveau politique comme opérationnel. D’un point de vue politique, on peut noter que l’Etat-Major de l’UE aurait gagné son bras de fer contre les Etats membres. Et on peut ajouter que ce n’est pas un ressortissant d’un des pays du groupe de Weimar+ (Allemagne, France **, Italie, Espagne, Pologne), pourtant promoteur de cette idée d’un QG permanent et de son succédané, l’OpsCenter.

 

Au point de vue opérationnel, on peut considérer que le rôle dévolu à l’OpsCenter devrait être limité et manquer d’autonomie, à la fois par rapport à l’Etat-Major, comme par rapport aux missions. Cette nomination a aussi des conséquences très concrètes. Un grade et une nationalité ont une signification très pratique au niveau militaire. Le grade de ce responsable va le mettre concrètement sous l’autorité du chef d’Etat-Major, Van Osh. On imagine mal un captain contester les décisions d’un général, de la même nationalité. De même, il ne pourra pas vraiment s’imposer face à un rear-admiral – commandant l’opération Atalanta – ou un alter ego, en grade, un colonel – commandant l’opération Eutm Somalia. L’OpsCenter ne semble pas parti pour briller de mille feux… Tout au plus, pourra-t-il jouer un rôle de liaison, et de coordination, au sens technique, pas au niveau stratégique ou tactique.

(*) Il faut bien veiller à ne pas traduire immédiatement captain par son acception « capitaine ». Un captain de la Navy équivaut à un capitaine de vaisseau dans l’armée française, ou à un colonel dans l’armée de terre. La dénomination exacte dans la marine néerlandais est Kapitein ter zee.

(**) La France a apparemment brillé par son efficacité multipliant les candidatures, on en a compté jusqu’à trois, témoigne un diplomate (non tricolore). Ce qui n’a effectivement pas été du meilleur effet.

Lire également :

Partager cet article
Repost0
9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 18:05

evto-felin-djib-bas-photo-Armee-de-Terre.jpg

photo Armée de Terre

 

09.02.2012 Par Guillaume Belan (FOB)

 

Alors que la semaine prochaine se tiendra le sommet franco-britannique qui doit venir donner une nouvelle impulsion à la coopération défense entre les deux pays, des unités française de l’armée de terre équipées du système Félin participeront au même moment à un exercice de tir réel au nord du Royaume-Uni.

 

Une compagnie du 8e régiment parachutiste d’infanterie de marine (RPIMa) de Castres, appartenant à la 11e Brigade Parachutiste, s’entrainera avec des unités du 16 AAB (Air Assault Brigade) britannique simulant du 12 au 17 février des actions offensives et défensives (défense de FOB) avec tirs réels sur le camps d’Otterburn. La participation française comprend une section de commandement, 3 sections d’infanterie Felin ainsi qu’une section d’appui.

 

Depuis les accords de Lancaster House du  2 novembre 2010, le cycle d’entrainement entres les armées française et britannique s’est considérablement accru. Dernier exercice d’importance en date : Flandres 2011, qui s’est tenu 22 au 29 juin dernier. La manœuvre qui s’est déroulée en France sur le camp de Mailly était de niveau Etat-Major et visait à dresser un inventaire de l’interopérabilité entre les deux armées de terre. En clair, il s’agissait pour les deux armées de rapprocher les moyens de commandement sur un théâtre d’opération, et de faire en sorte que structures de commandements françaises et britanniques fonctionnent de concert. Ce qui n’est pas un mince affaire. Ceci implique l’élaboration de procédures communes et que les équipements et logiciels informatiques puissent “se parler” et échanger des données.

 

Outre l’aspect financier, car s’entrainer à deux revient à partager les coûts d’exercices, ces manœuvres ont un autre objectif. Paris et Londres ont décidé de disposer d’une force militaire projetable commune, dénommée CJEF pour Combined Joint Expeditionary Force. Et pour construire cette force binationale, le chemin est long. Car, même si les deux armées ont l’habitude travailler ensemble, elles ont tout de même des équipements et des cultures assez différentes. Reste que ces efforts de coopération militaire sont porteurs d’enjeux forts pour les deux armées secouées par de drastiques réductions budgétaires.

Partager cet article
Repost0
9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 18:00

Wildcat helicopter photo UK MoD 20123

photo UK MoD

 

Feb. 9, 2012 defense-aerospace.com

(Source: Western Gazette; published Feb. 9, 2012)

 

AgustaWestland, which employs around 3,600 UK workers, has won a £250-million contract to provide the support and training for a new fleet of Army and Navy Lynx Wildcat helicopters over the next five years, according to sources.

 

The helicopters are currently in construction at the firm’s Lysander Road factory.

 

MP for Yeovil, David Laws, said: “If this news is confirmed, this would be a huge boost to AgustaWestland and to the economy of Yeovil and south Somerset. At the end of 2011 there was a lot of gloomy news in terms of local redundancies in the defence sector. “If this contract is secured then it would help to protect and sustain hundreds of jobs in our area over the next five years and beyond.”

 

In October, AgustaWestland announced it was to shed up to 375 jobs, weeks after news broke of 132 planned redundancies at BAE Systems in Yeovil and 124 naval job losses at RNAS Yeovilton.

 

Last month, a company spokesman said that thanks to a large number of requests for voluntary redundancy, the number of people that would have to be forced out had been reduced to 116.

 

Those redundancies are still expected to go ahead, despite this new deal.

 

Manufacturing of the AW159 aircraft, also known as the Lynx Wildcat or Future Lynx, began after a £1-billion defence contract was signed in 2006. (end of excerpt)

 

 

Click here for the full story, on the Western Gazette website.

Partager cet article
Repost0
9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 17:50

Des F16 belges en Libye - Archive Belga

 

Fév 9, 2012 par Nicolas Gros-Verheyde (Bruxelles2)

 

L’opération en Libye a coûté près de 44 millions € à la Belgique selon le ministre de la Défense, Pieter De Crem, dont 32,3 ont été pris en charge par le budget de la Défense. Le ministre a fourni des chiffres détaillés dans une réponse à un sénateur du N-VA, Karl Vanlouwe, comme le rapporte nos confrères de l’agence Belga.

 

La facture belge s’élève très exactement à 43,98 millions d’euros, décomposés comme ceci :

 

-    un détachement de six avions bombardiers F16 + personnel (pilotes, techniciens, autres) basés à Araxos en Grèce = 36,4 millions € (dont 31,5 pour la Défense) ;

-    le dragueur de mines Narcis, relevé ensuite par le Lobelia, pour les missions de surveillance en mer = 7,3 millions € (dont 495 000 pour la Défense) ;

-    un détachement au sein de l’état-major maritime = 26 000 € ;

-    militaires au détachement AWACS = 306 000 €.

 

La prise en charge du coût des 472 bombes à guidage de précision (laser ou GPS) n’est pas précisée. Selon des chiffres communiqués à B2, il faut alors ajouter, au bas mot, 7 millions d’euros, selon le type de bombe et de guidage.

Partager cet article
Repost0
9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 08:55

http://www.meretmarine.com/objets/500/41476.jpg

Le BAM Meteoro

crédits : NAVANTIA

 

09/02/2012 MER et MARINE

 

La marine espagnole a pris livraison le 6 février de son troisième patrouilleur hauturier du type BAM (Buque de Acción Marítima ). Le Relámpago rejoint les Meteoro et Rayo, livrés par Navantia en juillet et octobre 2011. Longs de 93.9 mètres pour une largeur de 14.2 mètres, ces bâtiments affichent un déplacement de 2575 tonnes en charge. Ils peuvent atteindre la vitesse de 20.5 noeuds et franchir 8000 nautiques à 15 noeuds. Leur équipage est de 35 hommes, des logements additionnels permettant de doubler la capacité. Pouvant embarquer un hélicoptère, les BAM mettent en oeuvre des embarcations rapides par le tableau arrière. L'armement comprend une tourelle de 76mm et de l'artillerie légère. Cette nouvelle génération de patrouilleurs hauturiers est conçue et réalisée par Navantia, qui espère construire 14 exemplaires pour l'Armada espagnole et vendre ce produit à l'export.


Le Meteoro (© : NAVANTIA)


Le Meteoro (© : NAVANTIA)


Le Meteoro (© : NAVANTIA)

Partager cet article
Repost0
9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 08:20

House-of-Commons-Defence-Committee---Operations-in-Libya.jpg

 

Feb. 9, 2012 defense-aerospace.com

(Source: House of Commons Defence Committee; issued Feb. 8, 2012)

 

The Government will need to make some difficult decisions on prioritisation if it embarks on a future mission similar to the Libya operation now that the Strategic Defence and Security (SDSR) is taking effect, says the Defence Committee in its report into Operations in Libya, published today.

 

Although the UK was able to satisfy both operations in Libya and Afghanistan and its other standing tasks and commitments, the Libya operation was conducted before the implementation of many of the SDSR decisions on capability reductions.

 

Chair of the Committee, Rt Hon James Arbuthnot MP says:

 

"We consider that the Libya operation raises important questions as to the extent of the United Kingdom's national contingent capability. The Government needs to review our capacity to respond to concurrent threats. This work should be conducted as a matter of urgency before the next Strategic Defence and Security Review."

 

-- UK Armed Forces

The Committee commends UK Armed Forces for their significant contribution to the successful conclusion of the Libya operation. The report pays tribute to the UK Armed Forces and civilian personnel who contributed to the operation. They continue to impress with the courage, dedication and professionalism with which they undertook this operation which the Committee is convinced saved thousands of civilian lives.

 

-- UK contribution to the operation

The air component of the operation has been commended, both in its combat role and in the Non-combatant Evacuation Operations for UK and other civilians by Hercules. The report particularly notes that in its first operational role, Typhoon performed very reliably. Joint Helicopter Command was able to deploy Apache helicopters successfully to the Mediterranean Sea as well as maintain their numbers in Afghanistan. The service life of the Nimrod R1 signals intelligence aircraft was extended for the mission.

 

The Committee calls for the MoD to give a higher priority to the development of ISTAR capabilities in advance of the next SDSR and for the MoD to clarify the position on the future of the Sentinel aircraft and what impact retention would have on other budget areas.

 

The Committee commends the actions of the Royal Navy in the operation particularly in respect of the evacuation of civilians from Benghazi, the enforcement of the arms embargo and the early deployment of the first Response Force Task Group.

 

However, at times, the Royal Navy was not able to carry out important tasks such as the Fleet Ready Escort and counter drugs operations owing to meeting the Libya commitment. Given the high levels of standing maritime commitments it is likely that this type of risk taking will occur more frequently as the outcomes of the SDSR are implemented. This will be a significant challenge for the Royal Navy and the MoD and the Committee call on them to outline their plans to meet this challenge in response to their report.

 

-- SDSR

The report notes the 2010 Strategic Defence and Security Review aim that the UK would be more selective in its deployment of UK Armed Forces and would do so where there was a "clear strategic aim...and a viable exit strategy". There is, however, a disconnect between this assertion and the admission of the Minister for the Armed Forces that there is a limit to the number of engagements that can be undertaken where the exit strategy is known with complete clarity.

 

-- Implications for future operations

For the time being, there will continue to be a heavy reliance on US command and control functions for future NATO operations. Whilst accepting the current economic climate and its implications for defence capabilities, the Committee is also concerned that future NATO operations will not be possible if the US is not willing or able to provide capabilities such as unmanned aerial vehicles, intelligence and refuelling aircraft.

 

It should be a priority for NATO to examine this over-reliance on US capabilities and assets. This challenge will be heightened by the US stated intention to shift its military, geographic and strategic focus to the Asia-Pacific region.

 

Chair of the Committee, Rt Hon James Arbuthnot MP says,

 

"The mission in Libya was successful in discharging the UN mandate. The real test is whether the success of this mission was a one-off or whether the lessons it has highlighted mean that future such missions can be successfully undertaken, whilst maintaining the UK's capability to protect its interests elsewhere."

 

 

Click here for the report’s Volume 1 (Report, together with formal minutes, oral and written evidence; 132 pages in PDF format);

 

 

Click here for Volume 2 (Additional written evidence; 78 PDF pages), both on the Parliamentary website.

Partager cet article
Repost0
9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 08:15

Boxer-armored-vehicle-photo-ARTEC.jpg

 

The German army has taken delivery of its 100th Boxer armored vehicle, 20 of which will be deployed in Afghanistan by late February, and expects a further 75 by year-end. (ARTEC photo)

 

Feb. 7, 2012 defense-aerospace.com

(Source: OCCAR; issued February 6, 2012)

 

The Boxer Programme Division celebrated the delivery of the 100th Boxer on the 20th of January 2012. Delivery of the vehicles to Germany is not yet at full speed, but sufficient Boxers are delivered by the ARTEC consortium to support the training of the German troops in preparation for the operations in Afghanistan. Since August 2011 five Boxers of the armoured personnel carrier (APC) type have been operating at full extend in Masar-i-Sharif.

 

The cooperation between the military logistics chain and industry on site works well and the vehicles have not shown any major problems. Much to the satisfaction of the crew, a driver: “It is a major step forward, it has great off-road capabilities, has a lot horsepower and huge acceleration, I am very happy with it”.

 

 


 

In February 2012 another 20 Boxers will become operational in Afghanistan for the German army. That will be the first time the command-post version will be in full operations. It is equipped on the outside similar to the APC version, but inside it carries a considerable amount of command and control systems.

 

With the remote-controlled weapon station and the cameras that both versions have, the vehicles are perfect for operation by night. One of the vehicle commanders: “In the evening when the light diminishes, we first use the image intensifier, but that has it limits. We then switch to the thermal image camera which has a lot of advantages. With the high deployability because of its protection and mobility, we can use the vehicle very effectively.”

 

Another 75 Boxer vehicles in 3 versions are expected to be delivered for the German troops in 2012.

 

Towards the end of the year the production for the Netherlands should also be running, which should lead to a delivery of the first 5 vehicles in 3 different versions for the Netherlands army.

Partager cet article
Repost0
9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 08:10

Finnish-Defence-Forces.svg.png

 

February 8, 2012 defpro.com

 

At the end of January, the Finnish Defence Forces submitted its proposed Defence Forces Reform Concept to the government leadership for deliberation. The President of the Republic and the Cabinet Committee on Foreign and Security Policy discussed this issue in their meeting on 8 February 2012. The Cabinet Committee has considered the Defence Forces Reform in two earlier meetings in December 2011 and January 2012. The preparation of the Concept will continue under the direction of the Ministry of Defence. Together with the Defence Forces and the Ministry of Defence, the government announced the policy decisions in a joint press conference held after the meeting of the Cabinet Committee on Foreign and Security Policy.

 

The primary objective of the reform is to ensure that the Defence Forces are capable of fulfilling their task and maintaining Finland's military defence capability. General conscription will remain the foundation of the military defence capability and the development of conscription will continue. The Defence Forces' tasks, size and daily activities will be proportionate to the available funding.

 

As a result of the Defence Forces Reform, the wartime strength will decrease and the number of personnel will be reduced. The need to decrease the number of personnel by 2015 means approximately 2,200 persons. The organisational structure will be changed into a three-tier structure. The regional commands as echelons will be abolished. Five brigade-level units are to be closed down: the North Karelia Brigade, Air Force Aircraft and Weapon Systems Training Wing, Engineer Regiment, Häme Regiment and Training Air Wing. The naval commands in their present form will be abolished and maritime surveillance will be concentrated in the Naval Operations Centre. The Kotka Coastal Battalion will be disbanded and the training of the coastal troops will be concentrated in Upinniemi and Dragsvik. The air commands in their present form will be abolished and surveillance will be concentrated in the Air Operations Centre.

 

The reform will bring the establishment of larger brigade-level units by functionally merging the Lapland Air Defence Regiment with the Jaeger Brigade, the Reserve Officer School with the Army Academy, the Signal Regiment with the Armoured Brigade and the Artillery Brigade with the Pori Brigade.

 

In all three services the structure of the brigade-level units will be reformed and made lighter by centralising administration and leaning on logistics arrangements and support services that are more centrally produced. Less important real-estate and areas will be relinquished.

 

During February 2012, the Defence Forces will receive a circular concerning the reform. Detailed planning will be started up according to the policy outlined in the circular. The implementation phase of the reform will begin in June. Government bills relating to the Defence Forces Reform will be submitted to Parliament for deliberation during the autumn plenary session of 2012. The changes to the administrative structure will be implemented during 2013-2014. The new organisation and mode of operation of the Defence Forces will be enabled at the beginning of 2015.

 

To download the Finnish Defence Forces reform concept, please go to http://goo.gl/B6vmC (PDF 402KB, 16 pages)

Partager cet article
Repost0
9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 07:45

ClipIR Small Thermal Imager Clip On - Thermoteknix Systems

 

08 February 2012 - by the Shephard News Team

 

Thermoteknix Systems has announced that it will supply its ClipIR Small Thermal Imager Clip On to the UK Ministry of Defence (MOD) under a £1.5 million contract, announced 7 February 2012.

 

The contract will see the company supply an initial quantity of 180 ClipIR units, spares and accessories. The ClipIR units, compatible with most Night Vision Goggles and Monocular Image Intensifiers, are expected to be delivered directly to UK Special Forces frontline troops.

 

According to the company, ClipIR extends the use of image intensifier performance into total darkness and low light conditions. It features a full 40° Field of View with fusion of both thermal and intensified imagery and 384x288 thermal resolution for 40% more coverage than 320x240 based detectors and up to 4 and half hours operation from a single AA battery across a full ambient temperature range. ClipIR incorporates Thermoteknix’ unique patented shutterless MicroCAM XTi Technology, removing the need for internal mechanical shuttering or lens cap corrections and delivering continuous, uninterrupted thermal image from its instant switch-on.

Partager cet article
Repost0
8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 19:00

LogoEDA_COLOR.png

 

Brussels - 8 February 2012 by Raquel – EDA News

 

A Stakeholders’ Workshop in the framework of the EDA Study “Non-EU Dependencies on Ammunition” will be held on 23rd February 2012, at EDA premises, in Brussels.

 

The study team is composed of major European defence companies NEXTER (France), MBDA (France), EXPAL (Spain), BAE SYSTEMS Bofors (Sweden), Diehl BGT-Defence (Germany), under the lead of Rheinmetall Waffe Munition (Germany).

 

The workshop is dedicated to experts from procurement environment, from test and qualification authorities, from the Ministries of Defence and from the military users of the EDA Member States. Stakeholders from academia, especially research facilities involved with/ interested in ammunition are also welcomed.

 

For any further information you might need please contact:

Background information

One of the essential characteristics of a strong European Defence Technological and Industrial Base (EDTIB) mentioned in the Strategy for the EDTIB (14 May 2007, SB in MoDs) is less European dependence on non-European sources for key defence technologies. Ammunition was one of the selected areas by EDA’s participating Member States (pMS) to be used as a pilot working within the roadmap of Key Industrial Capabilities of the EDTIB Strategy.

 

The outcome of the discussion in the pMS Ammunition experts working group and confirmed by industry representatives was that non-EU dependencies is one of the prioritized topics for action at a European level.

 

This workshop aims at exchanging/confirming information on identified and/or potential non-EU dependencies in the field of ammunition.

 

From its industrial experience and supported by ELDIG’s corporate members, the study team is undertaking a systematic breakdown of Non-EU dependencies for the munitions domain which covers not only munitions types but the complete industrial range.

 

This includes Non-EU dependencies in the fields of R&T, R&D, Testing & Qualification and transversal issues related to man power, skills, facilities, market conditions and the regulatory framework of the munitions domain.

 

In order to present to the EDA and the pMS the complete picture of Ammunition-related Non-EU dependencies, it is important for the study team from industry, to verify its appreciation of the situation and statements with the perception of the other key stakeholders, namely the military users and the procurement structures that provide for them.

 

The workshop is therefore not structured as a conference with a set of presentations but as an open exchange forum.

The study team will outline the first set of findings to the other stakeholders and shortly familiarize them with the baseline analyses.

 

Following this explanations, the study team would appreciate the stakeholders’ opinions and inputs as well as their comments on the work already done in the study framework.

 

Based upon the stakeholders’ reactions and inputs the study team will then adjust its own work accordingly before presenting the final study results at the end of March 2012 to the EDA and the pMS.

Agenda of the Workshop

09:30-09:45 Introduction to the Study (Vassilis Tsiamis, EDA)

09:45-10:00 Aim of the Workshop (including Study Structure) (Dr.G.Hubricht RWM, Study Lead Company)

10:00-10:15 Coffee Break

10:15-12:00 Introduction of (Preliminary) Findings

10:15-10:45 RWM

10:45-11:00 MBDA France

11:00-11:15 Diehl BGT-Defence

11:15-11:30 EXPAL

11:30-11:45 Bofors BAE Systems

11:45-12:00 NEXTER Munitions

12:00-12:30 (Study Team’s) Questions to Stakeholders

12:30-13:00 Lunch

13:00-15:00 Interactive Session with Stakeholders

15:00-15:15 Résumé Stakeholders’ Point of Views (Dr.C.Urbanovsky RWM)

15:15-15:45 Conclusions

16:00 End of Meeting

Partager cet article
Repost0
8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 18:35

Astute-submarine-source-naval-technology.com.jpg

 

The first five of the UK Royal Navy's Astute-class submarines are to be equipped with Thales' Sonar 2076 system

 

8 February 2012 naval-technology.com

 

BAE Systems has awarded a subcontract to Thales UK to deliver a fully integrated search and attack submarine sonar system, the Sonar 2076, for installation on the fifth UK Royal Navy Astute-class submarine, HMS Anson.

 

Under the contract, valued at over £30m, the company will supply a complete sonar system that includes both inboard and outboard of the bow, fin, intercept and flank arrays and associated inboard processing for the submarine.

 

The company is also supplying other sensors and systems, including two non-hull penetrating CM010 optronic masts which, along with the sonar system, will serve as the 'eyes and ears' of the submarine.

 

Other Thales equipment fitted on the Astute-class platform include the UAP4 electronic support measures (ESM) system, which has two multi-function antenna arrays mounted on the masts, as well as the ECB680 communications and SEEPIRB emergency beacon buoys and an ultra-high frequency satellite communications antenna.

 

The 97m-long HMS Anson has a displacement capacity of 7,400t, can carry torpedoes, Tomahawk land attack missiles and can accommodate a crew of 98.

 

The Astute-class nuclear-powered attack submarines have been designed to support a range of strategic missions, which include anti-ship and anti-submarine operations, surveillance and intelligence gathering.

 

The vessel features an increased diameter to accommodate the Rolls Royce-built PWR2 nuclear plant, which is fuelled for the whole of the vessel's 25-year operational life.

 

The submarine also incorporates advanced stealth technology, greater firepower and the latest communication systems.

 

The UK Ministry of Defence (MoD) had awarded a contract to BAE for construction of seven Astute-class submarines for the Royal Navy intended to replace the existing Swiftsure and Trafalgar class submarines.

 

Thales has also been contracted to supply the sonar system and other equipment for the first five submarines including Astute, Ambush, Artful, and Audacious.

Partager cet article
Repost0
8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 18:23

LogoEDA COLOR

 

Brussels - 8 February 2012 by Raquel – EDA News

 

After EDA’s Annual Conference, dedicated to “Refocusing Defence”, another key momentum on the global security and defence agenda was established: the well-known Munich Security Conference (MSC) was held last weekend in Germany. MSC is a major security policy conference worldwide which brings together senior figures from around the world to engage in an intensive debate on current and future security challenges.

 

For several decades, the Munich Security Conference has provided international policy makers with an independent forum where they can discuss the most pressing political challenges facing the world. In times when defence budget constraints and pooling and sharing solutions are at the top of security and defence agendas, Ms. Claude-France Arnould, EDA’s Chief Executive, delivered a speech on “Smart Defense, the EU and the Future of the Transatlantic Alliance”; the video of the pannel is available here and a side interview is available here.
Partager cet article
Repost0
8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 18:10

Gripen - photo Saab group

 

08 février 2012 par Barbara Leblanc L’USINE NOUVELLE

 

Pour contrer une réévaluation de son offre par Dassault, le groupe suédois estime qu’il peut réviser à la baisse le prix de ses avions de combat qu’il doit livrer à la Suisse.

 

Le prix sera inférieur à 2,6 milliards d’euros, assure le directeur de Saab pour la Suisse, Anders Carp, cité mercredi par le journal Tages-Anzeiger.


Une manière pour le groupe suédois de répondre à la proposition similaire de l’avionneur français Dassault, grand perdant de l’appel d’offres en décembre dernier. Il porte sur la livraison à la Suisse de 22 exemplaires de l’avion de combat Gripen.

 

En effet, Dassault avait envoyé un courrier aux députés suisses leur proposant l'acquisition de 18 Rafale pour 2,7 milliards de francs suisses (2,2 milliards d'euros), espérant ainsi faire changer Berne d'avis.

 

Mais le constructeur suédois propose aussi à la Confédération suisse de signer le contrat pour l’achat de Gripen directement avec le gouvernement suédois, ce qui équivaut à une garantie d’Etat sur le contrat. C’est ce que précise le numéro deux du ministère suédoise de la Défense, Hakan Jevrell, cité par le journal. Ainsi, en cas de problème, les autorités suédoises pourraient venir au secours de Saab et garantir la livraison des appareils.

 

Le groupe Saab intervient ce jour car la commission parlementaire suisse chargée des questions de défense doit se pencher sur le dossier au plus tôt le 13 février. Le gouvernement suisse doit formellement avaliser l’achat des Gripen en février, avant de transférer le dossier au Parlement qui décidera définitivement à l’été ou l’automne.

 

Si une contre-offre plus avantageuse venait à se présenter, les députés pourraient néanmoins décider de renvoyer le projet d’acquisition à son début.

 

Trois candidats étaient en lice pour le nouvel avion de combat de la Suisse: le Rafale du français Dassault, l'Eurofighter du consortium européen EADS et le Gripen du suédois Saab.

Partager cet article
Repost0
8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 13:50

FULMAR_aerovision01.jpg

photo aerovision-uav.com

 

08 February 2012 - by the Shephard News Team

 

Thales has unveiled the newest addition to its coastal and maritime border surveillance portfolio with the FULMAR maritime surveillance and identification UAV system. Jointly developed with the Spanish firm Aerovisión, this new solution, with its comprehensive integration of sensors, Command & Control (C2) system and secure communication networks, reinforces the operational efficiency of the coastguard and customs services.

 

According to the company, the system was developed in order to meet the rising threat posed by illegal immigration, drug trafficking, and terrorist threats to national security. The system allows security services to collect all the information necessary to make the right decisions, in order to coordinate actions as efficiently as possible while optimising the resources.

 

FULMAR is a long lasting medium-range UAV, a 100% European platform with a unique capability of landing at sea. It considerably improves the operational capacities of the coastguards by enabling rapid and easy detection of new threats.

In this way, Thales is able to propose a complete and modular solution for coastal surveillance and intervention, built around a C2 system and incorporating multiple coastal sensor data, mobile surveillance, communication networks and mobile equipment with intervention capabilities.

 

The FULMAR UAV is highly reactive, more efficient and has a very attractive operating cost. As soon as the coastal sensors have located potential threats or unidentified elements, it takes just a few minutes to task the UAV from the C2 and send it to the zone in question in order to remove doubt or confirm the threat. This allows the surveillance system operators to classify and identify the elements that have been overflown and to respond with the most appropriate means of action.

Partager cet article
Repost0
8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 13:25

BAM-Relampago--OPV--navantia.jpg

 

February 07, 2012 by Navantia - naval-technology.com

 

Navantia has commissioned the naval ship BAM 'Relámpago' for the Spanish Navy, in a ceremony presided by Pedro Morenés, the minister of defence.

 

The ceremony has also been attended by the CEO of Navantia, Luis Cacho, the chief of the navy, Manuel Rebollo, and other naval and political representatives, including defence attachés of other countries such as South Africa, Turkey and Australia.

 

BAM 'Relámpago' is the third OPV of an initial series of four that Navantia is building for the Spanish Navy. The first two units, 'Meteoro' and 'Rayo', were commissioned in July and October 2011.

 

BAM is a moderately sized, high performance ship with great versatility regarding missions. It enjoys a high level of system commonality with other Spanish Navy ships and has low acquisition and life cycle costs.

 

BAM's main missions are:

 

    Protect and escort other ships

    Control maritime traffic

    Control and neutralise terrorist actions and piracy

    Operations against drug trafficking and human trafficking

    Maritime rescue and salvage operations

    Crisis situation support and humanitarian assistance

    Control of fishing legislation

    Control of environmental and anti-pollution legislation

 

Main features:

 

    Length overall: 93.90m

    Maximum beam: 14.20m

    Depth to flight deck: 7.20m

    Displacement at full load: 2,575t

    Scantling draught: 4.4m

    Maximum speed: 20.5 knots

    Autonomy (at 15kn): 8,000 miles

    Crew: 35

    Additional capacity: 35

Partager cet article
Repost0
8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 12:30
Comment Dassault aviation a préparé son offensive en Suisse

 

7/02/2012 Par Michel Cabirol – la Tribune

 

Après avoir perdu la compétition fin novembre face au Gripen, le constructeur du Rafale a tenté en janvier de tordre le bras de Berne en faisant une nouvelle offre très attractive. Une contre-attaque menée par le patron en personne.

 

Quand Berne a choisi fin novembre l'avion suédois, le Gripen, Dassault Aviation, qui était encore confiant au début de l'automne dans le succès du Rafale en Suisse, a pris une sacrée douche glacée. Quinze jours avant, le coup de gueule des Emirats arabes unis (EAU), qui ont mis en compétition l'Eurofighter face au Rafale, avait déjà quelque peu ébranlé la confiance - certains parlent d'arrogance - des dirigeants de Dassault Aviation. Malmenés, critiqués, voire brocardés, ils sont alors au fond du trou. Ils viennent de perdre la Suisse, sont complètement « groggy » aux Emirats et sont très pessimistes sur l'Inde. Bref, rien ne va début décembre même si les relations font mine de se détendre avec Abu Dhabi.

 

Charles Edelstenne à la manoeuvre

 

C'est sans compter sur la pugnacité de son PDG, Charles Edelstenne. Une fois l'agitation médiatique retombée, il repart aussi sec à Abu Dhabi dès la fin du salon aéronautique pour renouer le contact et remettre tout à plat avec les autorités émiraties. Avec succès. Mais c'est en Suisse que la contre-attaque sera spectaculaire. Elle sera pilotée et orchestrée en personne par Charles Edelstenne. « C'est lui, et lui seul, qui a imposé de revenir en Suisse avec une offre imbattable et c'est lui qui a décidé de repartir au combat, explique un bon connaisseur du dossier. Il n'a pas voulu baisser les bras ». Pourquoi ? Selon certains, « il est soucieux de l'état dont il va laisser l'entreprise à son successeur. Il avait besoin d'un succès à l'export ». Est-ce que cela peut influer sur sa sortie ? La question reste entière. Selon un connaisseur de la famille, la succession serait réglée. La rumeur évoque Olivier Dassault à la tête de Groupe Industriel Marcel Dassault (GIMD), la société holding, et le directeur financier de Dassault Aviation, Loïc Segalen, l'homme en qui Charles Edelstenne a le plus confiance, aux commandes de l'avionneur.

 

Soupçons d'irrégularité pour "l'avion-Ikéa"

 

De fait, Dassault Aviation a envoyé un courrier aux parlementaires suisses leur proposant l'acquisition de 18 Rafale pour 2,7 milliards de francs suisses (CHF) soit 2,24 milliards d'euros au cours actuel. Le constructeur du Rafale avait perdu en novembre un appel d'offres pour remplacer la flotte vieillissante de F-5 Tiger de l'américain Northrop dont est équipée depuis des décennies l'armée de l'air suisse. Le gouvernement fédéral lui a préféré le Gripen (Saab), l'offre la moins onéreuse, en achetant 22 exemplaires au prix de 3,1 milliards de francs (2,57 milliards d'euros au cours actuel). Le Parlement doit encore donner son aval au contrat et le dossier doit être examinée en commission le 13 février.

 

En outre, concernant le Gripen, des soupçons de manipulations et d'irrégularités lors de l'appel d'offres, comme dans beaucoup de dossiers concernant la vente à l'international de l'avion de combat suédois. Le marché porte sur l'acquisition de 22 appareils (3,1 milliards de francs suisses) selon la presse helvétique, qui a de façon ironique surnommé le Gripen "l'avion-Ikea". Ce n'est pas la première fois que le Gripen est rattrapé par des affaires. Au début des années 2000, des soupçons de corruption ont plané en Tchéquie après la commande avortée de 24 appareils et en Afrique du Sud (26 appareils). Enfin, le Gripen devra aussi convaincre les Suisses. Une votation (référendum) sur l'achat des 22 avions de combat pourrait se dérouler à l'automne 2013. Le ministre suisse de la Défense Ueli Maurer espère encore échapper à ce scrutin.

Partager cet article
Repost0
8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 08:55

Telemos-Bourget-2011-source-info-aviation.jpg

 

7 février 2012 par Daniel Favre – INFO-AVIATION

 

La France et le Royaume-Uni devraient signer un accord pour développer un drone basé sur le projet Mantis conçu par BAE Systems (source : This is Money).

 

Ce drone MALE, capable d’opérer à moyenne altitude et sur de longues distances, sera conçu par BAE Systems et Dassault Aviation.

 

L’accord Mantis est attendu depuis longtemps. D’un coût estimé à 1 milliard de livres sterling (1,2 milliard d’euros), il marquera non seulement les prémices du traité franco-britannique sur la coopération militaire signé au début de l’année 2011, mais confirme également que les avions de combat pilotés comme le Typhoon britannique seront remplacés d’ici quelques décennies.

 

La Coalition et le ministère de la Défense britannique sont maintenant convaincus que le développement d’un drone de combat et de bombardement (UCAV) est une priorité.

 

Stefan Zoller, directeur général de Cassidian Europe, a déclaré la semaine dernière que : « les avions sans pilote sont l’avenir de l’aviation militaire. Qu’est-ce qui succédera à l’Eurofighter ? Certainement un système de drone, qui est déjà à l’étude aujourd’hui. Tout le monde au sein de l’industrie se prépare à ces nouveaux systèmes.  »

 

M. Zoller a également déclaré que Cassidian avait investi près de 500 millions de livres sterling (601 millions d’euros) dans les projets d’avion sans pilote. Il a admis qu’à l’avenir, la coopération entre les pays européens et des pays émergents comme l’Inde pourrait soulever d’énormes investissements qui sont nécessaires au financement de tels projets. L’époque des développements d’avions « nationaux » est révolue.

Partager cet article
Repost0
8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 08:45

Otan-Drapeau-credit-NGV-Bruxelles2.jpg

 

Le siège de l'Otan, un soir de neige après la réunion des ministres de la défense, février 2012 (crédit : NGV/Bruxelles2)

 

Fév 7, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (Bruxelles2)

 

Cette question nombre se la posent. Et chacun a sa réponse. Un officier de haut rang, qui connait bien les deux mondes, a fait part récemment de son analyse devant un parterre d’officiers. Son propos peut être discuté, désapprouvé ; mais il a l’avantage de pointer le doigt sur une série de problèmes.

L’UE a nombre « d’atouts », explique-t-il : sa puissance économique (un quart du Pib mondial), ses 500 millions d’individus, son 1,62 millions de soldats (contre 1,4 pour les USA), le 1er rang mondial pour l’aide au développement… Elle dispose d’un nouveau traité de Lisbonne, qui a institué les instruments nécessaires (SEAE, la Coopération structurée permanente (CSP), la clause d’assistance mutuelle, la clause de solidarité). Elle a acquis une certaine « légitimité opérationnelle acquise par la conduite de 24 opérations militaires et civiles en dix ans ».. Mais elle n’arrive pas à transformer l’essai, contrairement à sa voisine, l’OTAN « Autant la crise stimule l’OTAN et la presse pour proposer des solutions vers plus d’intégration, autant elle inhibe côté UE » explique-t-il. « Le vent souffle fort, les voiles sont affalées et le bateau PSDC est « à la cape ». Et notre interlocuteur de discerner au niveau européen ce qui ne va pas.

 

1° La crise de l’Euro

 

Elle « a un impact considérable sur les Etats-membres ». l’attention et l’énergie de nos chefs d’état et du gouvernement sont mobilisées par le règlement de la crise économique et financière. L’esprit de défense s’évanouit. Par précaution et facilité (les Etats membres) se résignent à un repli sur soi, certains même reviennent à un neutralisme qu’on croyait révolu, à l’abri de la défense collective par l’OTAN.

 

2° Le traité de Lisbonne

 

Il « change l’approche » de la politique étrangère de l’UE. L’action extérieure de l’UE « se cherche » entre communautaire et intergouvernemental. Les présidences tournantes sont limitées dans leur rôle d’impulsion et d’orientation. « Seuls des Etats membres de poids et solidaires peuvent encore donner cette impulsion indispensable à la PSDC. Mais il se heurte à l’inertie sceptique du grand nombre, au verrou britannique et au SEAE lui-même. Cela n’est pas suffisant. ».

 

Le SEAE

 

Le service européen d’action extérieure « ne joue pas encore son rôle de relais en ne s’étant pas approprié cette vision d’une défense commune à construire ». « Il souffre de tensions internes, de désorganisation et de procédures complexes et souvent paralysantes. L’ensemble constitue de nombreux rouages qui ne semblent pas « crampés » ensemble et ne produisent donc pas un mouvement cohérent. » En attendant, l’Union ne peut être au rendez-vous des crises, sauf exceptions mineures.  Remarquant « qu’il y a eu de graves erreurs de casting », l’auteur remarque cependant des améliorations. « Le secrétaire général, Pierre Vimont, est à la manœuvre pour réformer tout ça, rationaliser les processus et mettre en ligne tous les rouages. »

 

4° Des militaires inhibés

 

L’organisation souffre d’un faible nombre de militaires (200 en tout ), marginalisés et perçus comme étrangers à sa culture et à son projet. « Nous, les militaires n’avons pas su convaincre les hautes instances du SEAE de la nécessité d’un instrument militaire pour l’Union, ne serait-ce que pour compléter la gamme des instruments de l’approche globale. » Dans cette approche démilitarisée,  La Haute représentante n’est pas la seule, loin de là, à promouvoir une vision de « soft security » pour la PSDC et à n’évoquer les forces armées « qu’en soutien à l’assistance humanitaire ». La moindre évocation d’une idée d’opération militaire avec emploi des armes suscite des crispations. » « Le comble c’est que les militaires de la structure sont eux-mêmes « inhibés par les mises au défi de l’OTAN, prisonniers d’un principe de spécialisation au titre de la sacro-sainte « non-duplication », mal comprise, et rappelée tous les jours par les Britanniques : le militaire à l’OTAN, le civil à l’UE. »

 

5° Un manque de leadership

 

Le printemps arabe a constitué une « occasion manquée ». En loupant l’opération d’embargo maritime, en ne lançant pas l’opération de soutien militaire aux actions humanitaires.  « Il y a manifestement  à l’UE un manque de leadership, aussi bien côté des institutions bruxelloises que côté des Etats-membres. Et il y a eu manifestement un choix délibéré de plusieurs Etats-membres de bloquer toute initiative de la PSDC. » « Contrairement à l‘OTAN, il n’y a pas eu dans l’UE un pays comme les Etats-Unis, ou un groupe de pays, pas même un couple, capables d’assurer à eux seuls in fine le consensus par leur pouvoir d’influence. »

 

Et l’OTAN avance…

 

A coté, « L’Otan a du vent dans les voiles. Elle va bien et avance bien. (…) Avec un Secrétaire général dynamique, volontariste, qui a été Premier Ministre au Danemark pendant 7 ans et qui a une vision très politique de son rôle, la barre est bien tenue, fermement ». Elle progresse « par bonds successifs », ce sont les sommets, qui constituent chacun une étape politique très médiatisée. Chaque sommet compte un éclairage stratégique, une initiative capacitaire et une impulsion pour élargir (au moins) les partenariats  : Bucarest en 2008, Strasbourg-Kehl en 2009, Lisbonne en novembre 2010, Chicago en avril 2012. Mais le « principal facteur de légitimité » qui consolide l’Alliance, ce sont les opérations. » Afghanistan, Libye et smart défense constituent ainsi les vecteurs du développement de l’Alliance. NB : on peut y lire aussi en creux ce qui manque à l’UE : les sommets avec l’impulsion politique, les opérations, comme facteur de cohésion.

 

Faut-il perdre espoir ?

 

Non estime notre auteur. Il y a des potentialités. Simplement « l’UE n’a pas assez pris conscience de ses capacités et qu’elle n’a pas encore su les mettre en œuvre pour devenir un véritable acteur global au service de sa propre sécurité mais aussi pour baliser son avenir. » Quant à opposer une organisation à l’autre, ce serait une erreur, souligne-t-il, « L’OTAN et l’Europe de la défense sont une seule et même matière. Leurs destins sont liés, nous n’aurons pas l’une sans l’autre et il n’y a pas d’alternative. »

Partager cet article
Repost0
8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 08:45

http://www.meretmarine.com/objets/500/41505.jpg 

Le HMS Liverpool suivant le porte-avions Kuznetsov

crédits : ROYAL NAVY

 

08/02/2012 MER et MARINE

 

Comme elle l'avait fait en décembre dernier lors de son passage au large des Orcades, au nord de la Grande-Bretagne, la Royal Navy a, de nouveau, dépêché un destroyer au devant du groupe aéronaval russe, sur le chemin du retour après un déploiement de plus de deux mois. Le HMS Liverpool a établi le contact au sud-ouest de l'Angleterre, à l'ouvert de la Manche. Il y avait là le porte-avions Kuznetsov et le destroyer Chabanenko, accompagnés de plusieurs bâtiments logistiques. Le groupe venait de dépasser la Bretagne, apparemment « accompagné », si l'on en croit la Royal Navy, par l'aviso français Lieutenant de Vaisseau Le Hénaff. Le HMS Liverpool a escorté le porte-avions russe jusqu'à ce que celui-ci atteigne le sud-ouest de l'Irlande et s'éloigne vers la haute mer.
On notera au passage que le groupe aéronaval russe, qui avait gagné la Méditerranée, semble avoir écourté son déploiement, qui devait initialement durer plus longtemps.


Le HMS Liverpool devant le Kuznetsov (© : ROYAL NAVY)


Le HMS Liverpool devant le Kuznetsov (© : ROYAL NAVY)


Le HMS Liverpool devant le Chabanenko (© : ROYAL NAVY)


Le HMS Liverpool devant le Chabanenko (© : ROYAL NAVY)


Le HMS Liverpool devant le Kuznetsov (© : ROYAL NAVY)

Partager cet article
Repost0
7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 13:25

http://www.meretmarine.com/objets/500/41419.jpg

 

Vue du futur porte-avions HMS Prince of Wales

crédits : BAE SYSTEMS

 

07/02/2012 MER et MARINE

 

Débutée le 26 mai dernier, la construction du second porte-avions britannique se poursuit en vue d'une livraison en 2019. En cours d'assemblage à Rosyth, en Ecosse, son aîné, le HMS Queen Elizabeth, doit être lancé en 2014 et mis en service deux ans plus tard. Ce bâtiment a conservé le design initial du projet Carrier Vessel Future (CVF), avec sur l'avant un tremplin pour la mise en oeuvre d'avions à décollage court et appontage vertical F-35B. Mais l'acquisition de cette version du Joint Strike Fighter (JSF) a été abandonnée fin 2010 par le gouvernement britannique, qui lui a préféré la variante catapultée, le F-35C, adoptée par l'US Navy pour remplacer les F/A-18 Hornet existants. Ce changement brutal d'appareil a entrainé de lourdes conséquences pour le programme des porte-avions britanniques et pour la Royal Navy. D'abord, il a été décidé, puisque les Harrier à décollage court et appontage vertical n'auraient pas de successeurs, de les arrêter prématurément afin de réaliser des économies. En novembre 2010, les appareils ont été retirés du service, alors que le porte-aéronefs HMS Ark Royal a lui aussi été désarmé en janvier 2011. Depuis, la Royal Navy ne dispose plus que de porte-hélicoptères, soit le HMS Ocean ainsi que le HMS Illustrious. Celui-ci, dernier des trois porte-aéronefs du type Invincible encore en activité, restera en service jusqu'à l'arrivée du HMS Queen Elizabeth, qui sera lui aussi uniquement utilisé en tant que porte-hélicoptères.


Le futur HMS Prince of Wales (© : ACA)

Le changement de design implique de grosses modifications

Pour voir renaître la chasse embarquée britannique, il faudra donc attendre la livraison du HMS Prince of Wales, au mieux en 2019. Par rapport au planning initial, l'achèvement de ce bâtiment a été retardé de trois ans, celle de son aîné ayant un an de retard. Un délai mis à profit des industriels menant le projet (BAE Systems, Thales et Babcock, réunis avec le ministère britannique de la défense au sein de l'Aircraft Carrier Alliance - ACA) pour modifier les plans du Prince of Wales. Le remplacement du F-35B par le F-35C implique, en effet, de lourdes modifications par rapport au design initial. A ce titre, les Britanniques ont sans doute pu bénéficier des travaux réalisés entre 2006 et 2008 avec les Français, qui projetaient alors de réaliser une version à catapultes du CVF, dont le design avait légèrement évolué (avec des réserves d'espaces notamment) pour répondre aux besoins de la Marine nationale. Malgré tout, le passage du Queen Elizabeth au Prince of Wales demeure un véritable challenge technique.


Le design du Queen Elizabeth (© : ACA)


Le design du Queen Elizabeth (© : ACA)


Le design du Prince of Wales (© : ACA)


Le design du Prince of Wales (© : ACA)

Il faut, en effet, supprimer le tremplin et mettre en place deux catapultes de 90 mètres de long, tout en installant une piste oblique dotée de trois brins d'arrêt et d'une barrière de secours. Ces équipements nécessitent un réaménagement des locaux situés sous le pont d'envol afin d'installer la machinerie associée, par exemple les presses de freins. Par rapport au Queen Elizabeth, le Prince of Wales demandera aussi plus de puissance, notamment du fait des catapultes, qui ne seront pas à vapeur mais électromagnétiques, comme celles des nouveaux porte-avions américains de la classe Gerald R. Ford (type CVN 21). Par chance, les Britanniques avaient opté dès le départ pour la nouvelle turbine à gaz MT30 de Rolls-Royce, la plus puissante du marché, qui développe 36MW avec, selon le motoriste britannique, des marges de progression appréciables. En dehors de ses deux turbines à gaz, le porte-avions disposera d'une propulsion intégrée tout-électrique (IFEP) développée par Converteam, les deux lignes d'arbres dotées d'une hélice de 33 tonnes étant entrainées chacune par deux moteurs asynchrones. L'ensemble de l'appareil propulsif développera 80MW, soit environ 50.000 cv sur chacune des deux lignes d'arbres, la vitesse du bâtiment devant pouvoir atteindre 25 noeuds.
Concernant la modification du pont d'envol, BAE Systems a développé à Warton un simulateur permettant de valider le nouveau design du Prince of Wales, notamment pour l'appontage des F-35C. Des tests sont, notamment, réalisés avec des pilotes de F/A-18 américains, rompus aux manoeuvres d'approche et d'appontage sur les porte-avions dotés d'une piste oblique et de brins d'arrêt.



Le simulateur de Warton (© : ACA)


(© : ACA)


(© : MOD)


(© : MOD)

Un montage industriel complexe

Comme son aîné, le HMS Prince of Wales est réalisé en méga-blocs par cinq chantiers différents (les sites BAE Systems de Glasgow, Barrow et Portsmouth, ainsi que les sites Babcock d'Appledore et Rosyth), les différentes sections étant ensuite acheminées par barge jusqu'à Rosyth, où Babcock procède à l'assemblage dans une vaste cale sèche réaménagée pour l'occasion et surmontée d'un portique flambant neuf. D'une capacité de levage de 1000 tonnes, « Goliath », qui a été construit en Chine par ZMPC, est arrivé en Ecosse en mars 2011. Après la mise sur cale du premier bloc, l'assemblage du HMS Queen Elizabeth a débuté en septembre dernier. Quant au bâtiment suivant, la découpe de la première tôle est intervenue en mai au chantier BAE Systems de Govan. Au niveau des équipements, le programme suit également son cours. Rolls-Royce, qui a déjà livré les deux MT30 du Queen Elizabeth assemblées et testées sur son usine de Bristol, ainsi que les hélices du bâtiment ou encore ses ailerons stabilisateurs, a annoncé hier que son site de Newcastle avait achevé les différents éléments des lignes d'arbres des bâtiments. Et le groupe travaille déjà sur les turbines du Prince of Wales, tout comme Converteam sur les moteurs.


L'un des moteurs asynchrones fournis par Converteam (© : BAE SYSTEMS)


Turbine MT30 (© : ROLLS-ROYCE)


Les stabilisateurs du Queen Elizabeth (© : ROLLS-ROYCE)


Eléments de ligne d'arbres du Prince of Wales (© : ROLLS-ROYCE)


Eléments de ligne d'arbres du Queen Elizabeth (© : ROLLS-ROYCE)


Hélice du Queen Elizabeth (© : ROLLS-ROYCE)

Concernant la construction en méga-blocs, le montage industriel se révèle complexe et la réalisation dans un seul chantier aurait sans nul doute été plus efficiente. Mais cette répartition est avant tout le fruit d'un compromis politique, le gouvernement souhaitant à l'occasion de se programme majeur, qui représente 10.000 emplois sur tout le territoire, fédérer les industriels britanniques en vue d'impulser des rapprochements. Ce fut le cas avec le chantier de Portsmouth (anciennement Vosper Thornycroft puis BVT Surface Fleet) qui a été absorbé par BAE Systems.


Remorquage du bulbe d'étrave du QE en 2010 (© : ACA)


Blocs du Queen Elizabeth à Govan (© : ACA)


Morceaux de l'îlot avant du QE à Portsmouth (© : ACA)


Une partie de l'étrave du Prince of Wales à Appledore (© : ACA)


Méga-bloc du Queen Elizabeth en cale à Rosyth (© : ACA)


Assemblage du Queen Elizabeth à Rosyth (© : ACA)

La question des avions

Quant aux avions, les pilotes britanniques vont d'abord se faire la main sur un premier F-35B, sorti de l'usine américaine de Lockheed Martin en novembre et dont la réalisation était déjà lancée lorsque le contrat a été modifié pour passer au F-35C. Offrant une autonomie et des capacités d'emport supérieures par rapport au F-35B, le F-35C doit être mis en service en 2018 au sein de la Royal Navy, alors que la Royal Air Force doit toucher au même moment va version conventionnelle du JSF, le F-35A. Mais les militaires britanniques craignent de nouveaux retards dans le programme. Ce qui a poussé le mois dernier l'amiral Trevor Soar, ancien chef d'état-major de la marine britannique, à estimer qu'il faudrait envisager, au cas où, un avion de remplacement, comme le Rafale français ou le F/A-18 Super Hornet de l'Américain Boeing. Dans tous les cas, la Royal Navy, privée durant une décennie d'aviation embarquée, devra recouvrer cette capacité, ce qui prendra du temps. Pour y parvenir, les Britanniques comptent s'appuyer sur les Américains en ce qui concerne la formation des pilotes. Une coopération est également envisagée avec les Français, mais plutôt sur les aspects d'entrainement, les pilotes français réalisant eux-aussi leur formation initiale aux Etats-Unis.


Premier prototype du F-35C (© : LOCKHEED MARTIN)  


Premier prototype du F-35C (© : LOCKHEED MARTIN)


Prototype du F-35B (© : LOCKHEED MARTIN)

Les plus gros bâtiments militaires construits jusqu'ici en Europe

Longs de 280 mètres pour une largeur maximale de 70 mètres et une hauteur de 56 mètres entre la quille et la pomme de mât, les deux futurs porte-avions britanniques afficheront un tirant d'eau de 11 mètres et présenteront un déplacement d'environ 65.000 tonnes en charge. Ils seront, tout simplement, les plus gros bâtiments de guerre réalisés jusque là en Europe. Dotés de deux îlots avec deux « passerelles », une à l'avant dédiée aux manoeuvres nautiques et celle de l'arrière consacrée aux manoeuvres aériennes, les porte-avions disposeront d'un radar de veille longue portée et d'un radar tridimensionnel. L'armement sera consacré à l'auto-défense rapprochée, avec des systèmes multitubes Phalanx et des canons télé-opérés de 30mm, complétés par des moyens de guerre électronique et des lance-leurres. Il n'y aura pas à bord de missiles surface-air de type Aster, la Royal Navy se reposant sur les destroyers du type 45 (et la chasse embarquée pour le Prince of Wales) afin d'assurer la protection des bâtiments à grande distance. Au niveau des installations aéronautiques, le pont d'envol aura une surface de près de 16.000 m² et disposera, sur tribord, de deux ascenseurs d'une capacité de 70 tonnes capables chacun de supporter deux avions. Ces ascenseurs relieront le pont d'envol à un hangar, long de 160 mètres et large de 29 mètres, capable d'abriter 20 avions.
Ces navires ont été conçus pour mettre en oeuvre 40 aéronefs, dont 36 F-35, avec un équipage de 1500 marins (dont au moins 700 pour le groupe aérien embarqué) et un état-major de 100 personnes.


(© : ACA)

Porte-hélicoptères d'assaut plus que porte-avions ?

Fin 2010, le gouvernement britannique avait, néanmoins, indiqué que le futur Prince of Wales embarquerait 12appareils du type F-35C. Ce chiffre avait beaucoup surpris les observateurs compte tenu de son décalage avec les capacités d'emport réelles du bâtiment. En fait, cela pourrait tenir non seulement à une question de coûts, mais aussi à une évolution du concept de porte-avions de la Royal Navy. Le futur Prince of Wales pourrait, ainsi, plus tenir du porte-hélicoptères d'assaut que de l'outil tel que conceptualisé jusqu'ici. Au sein d'une force expéditionnaire comprenant ou non des transports de chalands de débarquement, le bâtiment aurait plutôt un rôle de projection de forces aéromobiles, avec une capacité très importante d'accueil d'hélicoptères (une bonne trentaine) et de troupes (plus de 600 hommes) pour mener à bien des assauts héliportés dans le cadre d'opérations amphibies. Le groupe aérien, réduit à une douzaine d'appareils, servirait alors uniquement à couvrir la force aéronavale et lancer quelques raids en mer ou sur la côte.


(© : ACA)

Ce ne sera que dans les années à venir que l'on saura ce que les stratèges britanniques comptent réellement faire du bâtiment. S'ils souhaitent utiliser le Prince of Wales comme un véritable porte-avions, il faudra en tous cas que la Fleet Air Arm dispose au moins d'une cinquantaine de F-35C afin de couvrir les besoins opérationnels tout en prenant en compte les nécessités d'entrainement et de maintenance. Il conviendra aussi de voir si les Britanniques, comme les Américains et les Français, achèteront des avions de guet aérien Hawkeye, ou bien s'ils continueront à confier les missions d'alerte lointaine à des hélicoptères (actuellement des Sea King, un projet d'adaptation de Merlin étant aussi à l'étude pour leur succéder).

Quant au Queen Elizabeth, soit il sera conservé pour remplacer l'Ocean, soit il sera vendu. S'il est cédé, ce ne sera en tous cas pas à la France, qui a étudié la possibilité de récupérer la coque et de l'adapter à la mise en oeuvre du Rafale Marine. Mais il s'est avéré, selon le Chef d'état-major des Armées, qu'un tel chantier serait bien trop onéreux.
Partager cet article
Repost0
7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 09:00

http://www.meretmarine.com/objets/500/24458.jpg

 

Vue du design CVF-FR issu du projet franco-britannique

crédits : DCNS

 

07/02/2012 MER et MARINE

 

L'affaire semble désormais entendue et faire consensus à droite comme à gauche, notamment chez les parlementaires. Faute de moyens, la France ne se dotera pas d'un second porte-avions et devrait encore, pendant au moins une quinzaine d'années, se contenter du Charles de Gaulle. Officiellement, aucune décision n'est encore prise. En 2008, lorsqu'il a mis fin au projet de coopération franco-britannique, qui aurait porté pour la Marine nationale sur la réalisation d'un bâtiment dérivé des unités de la classe Queen Elizabeth, Nicolas Sarkozy avait renvoyé à 2011/2012 sa décision concernant la construction ou non d'un second porte-avions français. Entre-temps, le chef de l'Etat avait demandé une étude pour déterminer les avantages et les inconvénients de la propulsion nucléaire par rapport à la propulsion classique. Cette dernière avait été retenue en 2004 par Jacques Chirac lorsque celui-ci avait voulu profiter du programme britannique pour lancer une coopération et, ainsi, tenter de « sanctuariser » le programme PA2. Toutefois, malgré les sommes déjà investies dans les études (plus de 100 millions d'euros) et la commande des catapultes aux Etats-Unis (qui fut par la suite annulée), le projet franco-britannique fut abandonné par le successeur de Jacques Chirac, et ce, pour la petite histoire, deux ans avant la signature d'un accord de défense qualifié d' « historique » entre Londres et Paris...


Nouveau design présenté en 2010 par DCNS (© : MER ET MARINE)

Trop tardif et trop coûteux

Aujourd'hui, la situation est simple. Si, comme prévu, le PA2 dans sa version CVF-FR avait été commandé en 2008, son assemblage à Saint-Nazaire serait quasiment achevé et la mise en service aurait pu intervenir en 2015, à l'occasion du second arrêt technique majeur du Charles de Gaulle. Mais comme ce ne fut pas le cas, il faudrait désormais, si la commande était signée, attendre la fin de la décennie pour voir le bâtiment entrer en service. Même ceux qui défendaient le projet au nom de la nécessité d'assurer la permanence du groupe aéronaval n'y croient donc plus : « C'est trop tard maintenant car le PA2 arriverait alors que le Charles de Gaulle serait déjà à mi-vie », explique l'un d'eux. De plus, quand bien même il n'y aurait pas le problème de calendrier, les finances de l'Etat ne lui permettent pas de lancer une telle dépense, estimée à environ 3 milliards d'euros. « Il faut être honnête, il n'y a plus d'argent dans les caisses. Il va falloir que l'Etat se serre encore la ceinture et le ministère de la Défense, comme les autres, n'y échappera pas. Ce sera très dur pour les grands programmes déjà engagés, alors il n'est pas question d'y ajouter un porte-avions », estime un parlementaire.


Le Charles de Gaulle (© : EMA)

Préparer l'après Charles de Gaulle

Dans ces conditions, il est désormais plutôt question de travailler sur le successeur de l'actuel porte-avions. Normalement, le Charles de Gaulle, opérationnel depuis 2001, a été conçu pour avoir une durée de vie de 40 ans. Mais sa construction, qui a débuté en 1987, a été retardée à quatre reprises pour des questions budgétaires, aboutissant à une mise en service 5 ans après la date initialement prévue. En outre, le fait que le bâtiment soit à propulsion nucléaire fera que, contrairement à d'autres navires, il ne pourra pas être prolongé indéfiniment, pour des questions de sûreté. Tant et si bien qu'on peut imaginer son retrait du service vers 2030, peut être même avant. Ce qui signifierait une mise en chantier de son successeur (ou de ses successeurs si les finances publiques se sont redressées d'ici là) au début des années 2020. Dans ce cas, le lancement des études interviendrait avant la fin de cette décennie. Pour permettre aux industriels de maintenir une partie de leur savoir-faire dans la conception de porte-avions, outils hautement complexes, il ne serait donc pas étonnant qu'une ligne budgétaire soit dégagée sur la loi de programmation militaire à partir de 2015, afin de débuter les études du futur porte-avions. Cela permettrait, au passage, de « sauver politiquement la face », en donnant l'impression que le projet n'est pas abandonné, mais repensé afin de tenir compte des réalités actuelles. Une pirouette qui permettrait encore de gagner de nombreuses années...

Partager cet article
Repost0
7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 08:50

Europe Flag

 

fév 6, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (Bruxelles2)

 

Dans une interview donnée au quotidien allemand Die Welt, Thomas De Maizière, le ministre allemand de la Défense, avertit de ne pas se faire trop d’illusion sur la Smart Défense, les projets de pooling and sharing de l’OTAN. « La Smart défense paraît à beaucoup comme une sorte de pochette surprise pour économiser de l’argent. C’est une illusion. Certains croient qu’ils auront alors une compétence gratuitement, qu’ils n’ont pas. D’autres se disent qu’ils vont recevoir l’argent des autres pour une compétence dont ils disposent. La vérité est la suivante: la Smart Défense ne permet pas d’économiser de l’argent, mais peut-être de réduire les dépenses futures. Donc, si j’ai un conseil, c’est celui là : tout essayer, mais tourner sa langue trois fois avant de faire de grandes annonces ! »

Partager cet article
Repost0
7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 08:50

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/espace-collaboratif/redaction-dicod/conseil-franco-allemand-de-defense-et-de-securite-2012/1549745-1-fre-FR/conseil-franco-allemand-de-defense-et-de-securite-2012.jpg

 

06/02/2012 Ministère de la Défense

 

Le 14e  Conseil des ministres franco-allemand s’est tenu à Paris, ce 6 février 2012. En marge du Conseil s’est déroulé un Conseil franco-allemand de défense et de sécurité. A l’ordre du jour notamment : l’approfondissement du dialogue stratégique franco-allemand au bénéfice de la défense européenne.

 

Adossé au 14e  conseil des ministres franco-allemand (CMFA) qui s’est déroulé à Paris ce 6 février, s’est également tenu un Conseil franco-allemand de défense et de sécurité (CFADS). Gérard Longuet, ministre de la Défense et des Anciens combattants, accompagné par l’Amiral Guillaud, chef d’état-major des armées, y participait. Au cours d’une réunion élargie avec les ministres des affaires étrangères des deux pays, il s’est entretenu avec son homologue allemand, Thomas de Maizière.

 

Ce Conseil était consacré notamment à l’approfondissement du dialogue stratégique franco-allemand au bénéfice de la défense européenne. Ainsi, la coopération spatiale et les missions de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) après la fin de la présidence polonaise de l’Union européenne (30 juin 2012) ont été abordées.

 

Autre sujet de travail du Conseil : la préparation du sommet de Chicago des 20 et 21 mai prochains qui réuni les chefs d’Etat des pays membres de l’Otan.

 

Créé en 1988, le CFADS se réunit deux fois par an, alternativement en France et en Allemagne. Instance de concertation, cette structure permet aux deux Etats d’harmoniser leur action en matière de défense et de sécurité. Le Comité du Conseil est composé des ministres des affaires étrangères et de la défense. De hauts fonctionnaires, civils et militaires, responsables de la coopération bilatérale dans le domaine de la défense peuvent être appelés à participer à ses travaux.

Partager cet article
Repost0
7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 08:45

HMS-Anson---astute-class-source-Thales-UK.jpg

 

06 February 2012 Thales UK

 

Thales UK has been awarded a £30m+ contract to supply the Sonar 2076 fully integrated search and attack submarine sonar system for the UK Royal Navy’s fifth Astute-class submarine, HMS Anson.

 

Thales will supply the sonar system to BAE Systems Submarine Solutions, the prime contractor for the Astute-class build, to be fitted to the submarine at the shipyard in Barrow-in-Furness.

 

    Placing this contract… reflects the confidence BAE Systems has in Sonar 2076 and the support Thales has provided

 

Under the terms of the contract Thales will supply a complete sonar system, comprising both inboard and outboard of the bow, fin, intercept and flank arrays, and the associated inboard processing.

 

Thales has now been contracted to supply Sonar 2076 and other equipment for the first five boats – Astute, Ambush, Artful, Audacious and Anson.

 

The Astute-class platform is also fitted with a significant number of other Thales sensors and systems, including two non-hull penetrating CM010 optronic masts, which together with Sonar 2076, effectively provide the submarine with its ‘eyes and ears’.

 

Thales also supplies the UAP4 electronic support measures (ESM) system, which has two multi-function antenna arrays mounted on the masts. These are designed to monitor the electronic environment around the submarine, to provide situational awareness of other platforms equipped with radar systems operating in the area.

 

Other Thales equipment includes the ECB680 communications and SEEPIRB emerg-ency beacon buoys and an ultra-high frequency satellite communications antenna.

 

Ian Hawkes, Head of Combat Systems, BAE Systems Submarine Solutions, says: “BAE Systems is pleased to award Thales UK with this important contract for the sonar system for the fifth Astute-class submarine, Anson. Placing this contract continues a well established and enduring relationship with Thales UK, and reflects the confidence BAE Systems has in Sonar 2076 and the support Thales has provided on the Astute class and earlier submarine programmes.”

 

Phil Naybour, head of Thales UK’s naval business says: “This latest contract demon-strates that we are a trusted partner of BAE Systems and is a significant milestone for the company and the UK submarine enterprise.

 

“It reflects the hard work and dedication of our teams in Cheadle and Templecombe, and also the support and cooperation we have received from BAE Systems and the Ministry of Defence.”

Partager cet article
Repost0
7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 08:10

Patria-AMV-8x8--source-army-guide.jpg

 

07.02.2012 Patria - army-guide.com

 

Patria and Volvo Group have signed an exclusive teaming agreement to offer new concepts and partnerships related to comprehensive life-cycle support services for the Swedish Armed Forces’ possibly upcoming needs.

 

Patria is in the process of delivering 113 AMV 8x8 armoured wheeled vehicles to the Swedish Army in addition to the about 200 Patria XA 6x6 vehicles already in service there. Volvo Group is a long-term supplier of vehicles to the Swedish Armed Forces and has an extensive network of service and maintenance facilities.

 

A good example and a forerunner of public and private partnerships in the defence support sector is Patria’s subsidiary Millog in Finland. Millog has been already for three years a strategic partner of the Finnish Defence Forces providing life-cycle support services including a wide range of expert services, such as maintenance, repair, technical support, and system configuration management. The partnership arrangement set up for the Finnish Defence Forces’ logistics operations has proven to be efficient and profitable for all stakeholders. This concept offers great opportunities for the public defence sector to reduce costs.

 

“To strengthen our Nordic cooperation and position we wanted to join forces with Volvo Group, which is a very significant partner for us. Together we are able to provide the most comprehensive services and partnerships for defence sector”, says Jukka Holkeri, Chief Marketing Officer at Patria Group.

 

“Patria, with its experience from an extensive partnership with the Finnish Defence Forces, is a perfect partner for the Volvo Group. Together we can offer the best solutions to the Swedish Armed Forces”, says Håkan Karlsson, responsible for governmental sales on Volvo Group’s Executive Team.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories