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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 16:50
Nomination de Stéphane Mayer comme PDG de Nexter Systems et co-président exécutif

 

11/12/2015 Ministère de la Défense

 

Nomination de Stéphane Mayer comme PDG de Nexter Systems et co-président exécutif dans le cadre du rapprochement entre Nexter et KMW

 

Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, Jean-Yves le Drian, ministre de la Défense, et Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, saluent la nomination de Stéphane Mayer, à compter du 15 décembre 2015, en vue d’assurer la succession de Philippe Burtin comme PDG de Nexter Systems. Stéphane Mayer sera également nommé co-président exécutif du groupe issu du rapprochement entre Nexter et KMW, aux côtés de son homologue Frank Haun, président exécutif de KMW. Cette nomination a été décidée par le conseil d’administration de GIAT Industries, société publique actionnaire à 100 % de Nexter Systems, réuni mardi 8 décembre.

 

Philippe Burtin a souhaité anticiper son départ par rapport à l’échéance statutaire de son mandat en fin d’année 2016. Après avoir préparé avec ses équipes le rapprochement entre Nexter et KMW, il donne ainsi à son successeur les meilleures chances d’engager et de conduire dans la durée la mise en œuvre opérationnelle de ce rapprochement franco-allemand. Au service de Nexter depuis quinze ans, dont six années comme PDG, il s’est résolument engagé dans le renforcement de la performance du groupe Nexter, qu’il a mis en position de nouer cette alliance stratégique européenne.

 

Précédemment directeur général du groupe Daher et PDG de sa branche aéronautique et défense, Stéphane Mayer, qui a également été président exécutif d’ATR et PDG d’EADS Socata, est un industriel confirmé ayant l’expérience des consolidations européennes. Il apporte une expérience reconnue de développement industriel, de performance commerciale, notamment à l’export, et de direction d’entreprise qui permettront à Nexter de contribuer de manière très significative au développement de l’entreprise résultant du rapprochement.

 

Nexter Systems et KMW finaliseront leur rapprochement le 15 décembre 2015, constituant le leader européen de l’armement terrestre, qui représentera un effectif de 6 000 salariés, un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros et un carnet de commandes de 9 milliards d’euros. Le nouveau groupe consolidé sera durablement détenu à parité par l’État français et par la famille allemande Bode-Wegmann.

 

Le conseil d’administration de GIAT Industries prendra rapidement les dispositions nécessaires pour nommer un PDG par intérim dans l’attente de la nomination de son nouveau dirigeant, dont l’identité sera rendue publique ultérieurement

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 14:55
Philippe Burtin va remettre le 15 décembre lors du conseil d'administration de Nexter Systems tous ses mandats dans le groupe GIAT Industries - photo ECPAD

Philippe Burtin va remettre le 15 décembre lors du conseil d'administration de Nexter Systems tous ses mandats dans le groupe GIAT Industries - photo ECPAD

 

10/12/2015 Par Michel Cabirol  - LaTribune.fr

 

Les deux ministères de tutelle de Giat Industries - Défense et Économie - et Philippe Burtin s'opposaient sur l'organisation de la future société, issue du rapprochement entre Krauss-Maffei Wegmann et Nexter. Philippe Burtin voulait des assurances sur une durée minimale de la coprésidence, les tutelles ne l'ont pas suivi.

 

A quelques jours de la finalisation (closing) de l'opération de rapprochement à 50-50 entre Nexter et le groupe allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW), le PDG de Nexter et de sa maison mère GIAT industries, Philippe Burtin, est poussé vers la sortie. Un coup de théâtre car rien ne présageait le départ de Philippe Burtin, qui avait mené toutes les négociations de cette opération de rapprochement entre les deux groupes dans le cadre du projet Kant. Pour autant, au ministère de la Défense, on avait déjà envisagé début 2014 le départ du PDG de Nexter avant même le début des négociations avec KMW. Mais les liens entre Philippe Burtin et François Hollande, qui avaient fait HEC en même temps, avaient enterré ce projet.

"Le jour du closing (soit le 15 décembre, selon nos informations, ndlr), Philippe Burtin remettra à la disposition des conseils, ses mandats dans le groupe, dont celui de Nexter Systems", a indiqué mardi dans un communiqué Giat Industries.

 

Stéphane Mayer va succéder à Philippe Burtin

C'est le PDG de Daher-Socata et ancien président d'ATR Stéphane Mayer, qui  été choisi pour succéder à Philippe Burtin à partir du 15 décembre à la tête de Nexter Systems. Il se glissera également dans le fauteuil de co-PDG de la future société franco-allemande, qui s'appelle de façon transitoire Newco, au côté du PDG de KMW Frank Haun. Cette société de droit néerlandais contrôlera 100 % du capital de Nexter Systems et KMW. Le président de la SOGEPA Thierry Dissaux est nommé quant à lui président de GIAT Industries. En revanche, le PDG d'Eurenco, filiale poudres et explosifs de GIAT Industries, n'a pour le moment pas filtré.

Ce rapprochement a conduit à réorganiser la gouvernance de GIAT Industries, de SNPE (Société Nationale des Poudres et Explosifs) et d'Eurenco. Les conseils d'administration de GIAT Industries et de SNPE seront renouvelés. Enfin, le nouveau PDG de GIAT Industries sera également celui de SNPE et assurera la présidence du conseil d'administration d'Eurenco."Le président de GIAT Industries ne peut en même temps assurer cette fonction ainsi que les responsabilités de membre du directoire de Newco et de président de Nexter Systems", a expliqué le communiqué.

 

Pourquoi un départ si précipité

Depuis le mois de septembre, les deux ministères de tutelle et Philippe Burtin s'opposaient durement sur un point précis de l'organisation de la future société, la durée minimale de la coprésidence de Newco, qui avait été fixée initialement à cinq ans. Il y avait également des divergences sur le rythme de l'intégration. Des discussions qui au fil des semaines sont devenues conflictuelles. Philippe Burtin tenait à ce que soit respecté cette durée minimale et exigeait des garanties sinon il ne continuerait pas. Mais Bercy et l'hôtel de Brienne n'ont pas souhaité céder à cette exigence du PDG de Nexter. Dès lors, la situation de Philippe Burtin étant devenue intenable, il en a tiré les conséquences. D'autant que ni Matignon, ni l'Élysée ne sont venus à son secours.

Personne n'avait envisagé un tel scénario, Philippe Burtin devant rester au moins une année à la coprésidence de Newco avant de faire valoir ses droits à la retraite. Ce qui fait que le PDG de KMW, avec lequel Philippe Burtin s'entendait normalement, a été averti très tardivement par la France, explique-t-on à Paris. Du coup, le management côté français sera plus stable, précise-t-on à La Tribune. Le futur PDG de Nexter Stéphane Mayer pourra ainsi conduire le projet d'intégration de bout en bout et défendre les intérêts français dans la nouvelle société dans la durée.

 

Un mauvais signal pour les Allemands?

Début novembre à Berlin, Frank Haun, en compagnie de Philippe Burtin, avait expliqué lors d'une conférence de presse que l'opération se fait "sans que les gouvernements ne nous aient assigné un programme". Le départ de Philippe Burtin pourrait toutefois interpeler les Allemands. Berlin a donné son accord au rapprochement entre les deux groupes, a annoncé vendredi dernier le ministère de l'Économie. "Le gouvernement a vérifié le dossier et l'autorisation a été accordée", a déclaré le ministre de l'Economie, Sigmar Gabriel, qui aurait préféré une fusion entre groupes allemands (Rheinmetall et KMW). Les "intérêts sécuritaires" de l'Allemagne "ne sont pas menacés" et "rien ne s'oppose juridiquement à ce rapprochement", a précisé un porte-parole du ministère de l'Économie.

Nexter, qui produit les chars Leclerc, et son concurrent allemand KMW, fabricant des chars Leopard, avaient annoncé à l'été 2014 leur intention de se rapprocher, sans pour autant fusionner. Les deux groupes représentent un chiffre d'affaires cumulé d'environ 2 milliards d'euros (1,05 milliard pour Nexter et 747 millions pour KMW en 2014), pour des effectifs de 6.000 personnes. Le nouvel ensemble se rangera derrière le géant américain General Dynamics (environ 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires dans la seule branche terrestre), le britannique BAE Systems (environ 3,6 milliards d'euros) et l'américain Oshkosh Defense.

 

Une déclaration commune franco-allemande

Selon une déclaration franco-allemande commune à l'occasion du rapprochement entre les deux groupes, cette coopération stratégique "est selon nous une étape importante vers une intensification de la coopération franco-allemande, le but étant de préserver et de renforcer la compétitivité de nos industries et leurs capacités technologiques ainsi que le potentiel d'innovation européen dans le domaine de la sécurité et de la défense terrestre". Les deux gouvernements espèrent que "la création d'une nouvelle co-entreprise, dotée d'une structure actionnariale européenne stable, tiendra compte de nos aspirations en matière de développement et de technologie".

S'agissant des décisions concernant l'avenir de la chaîne d'approvisionnement et des technologies clés de la co-entreprise, "la France et l'Allemagne engageront des consultations en temps utile en vue de parvenir à un consensus. Afin d'accroître l'efficacité économique de la co-entreprise, nous examinerons les possibilités d'améliorer les conditions cadres et les instruments qui renforcent la compétitivité au plan international".

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 13:55
Arrêté du 30 novembre 2015 fixant la parité d'échange applicable au transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Nexter Systems SA


JORF n°0279 du 2 décembre 2015 page 22245 - texte n° 27


Arrêté du 30 novembre 2015 fixant la parité d'échange applicable au transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Nexter Systems SA

NOR: FCPA1529072A

ELI: http://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2015/11/30/FCPA1529072A/jo/texte


Le ministre des finances et des comptes publics et le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique,
Vu la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques et notamment son article 189 autorisant le transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Groupement industriel des armements terrestres (GIAT) et de ses filiales ;
Vu l'ordonnance n° 2014-948 du 20 août 2014 modifiée relative à la gouvernance et aux opérations sur le capital des sociétés à participation publique, et notamment son titre III ;
Vu le décret n° 2015-1483 du 16 novembre 2015 autorisant le transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Nexter Systems SA,
La Commission des participations et des transferts entendue, et sur son avis conforme n° 2015 - A.C.- 4 recueilli le 25 novembre 2015 en vertu des dispositions des articles 26-II et 27 de l'ordonnance susvisée,
Arrêtent :

 

Article 1

Le transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Nexter Systems SA. (Nexter Systems) s'effectuera par :
i. L'acquisition par GIAT Industries SA (GIAT), pour le prix de 22.500 euros, de 22.500 actions de la société Honosthor NV. (Honosthor), dont le siège est situé à Amsterdam (Pays-Bas), cette participation représentant la moitié du capital et des droits de vote d'Honosthor ;
ii. L'apport à Honosthor par GIAT de la totalité des actions de Nexter Systems, à l'exception d'une action détenue par l'Etat ;
iii. L'apport simultané à Honosthor de la totalité du capital et des droits de vote de Wegmann KMW Holding GmbH (KMWH), dont le siège social est situé à Kassel (Allemagne) ;
iv. L'émission par Honosthor de 299.955.000 actions nouvelles, dont la moitié (149.977.500 actions) sera attribuée à GIAT en rémunération de son apport.
A l'issue de cette opération, GIAT sera en conséquence actionnaire à 50 % de la société Honosthor, qui aura pour filiales Nexter Systems et KMWH.

 

Article 2

Le commissaire aux participations de l'Etat est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait le 30 novembre 2015.


Le ministre des finances et des comptes publics,

Michel Sapin


Le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique,

Emmanuel Macron

 

Note RP Defense: voir aussi Décret n° 2015-1483 du 16 novembre 2015 autorisant le transfert au secteur privé de la majorité du capital de la société Nexter Systems SA

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 07:55
photo 92e RI - Armée de Terre

photo 92e RI - Armée de Terre

 

12 octobre 2015 Par Christophe Forcari – Liberation.fr

 

Deux députés ont vu rouge après l'appel d'offres réservé à des entreprises européennes visant à remplacer le fusil d'assaut français. Sauf que plus aucun industriel hexagonal n'est capable de produire les fameux fusils.

 

Le prochain fusil d’assaut de l’armée française ne sera pas de fabrication hexagonale. Le «clairon», surnom donné à l’arme de dotation du fantassin, ne sonnera plus la charge. Et le coup de gueule lancé par les deux députés français, Philippe Meunier (Les Républicains-Rhône) et le communiste Jean-Jacques Candelier (Nord) dans une lettre adressée au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, n’y changera rien. «Nous comptons sur votre sens de l’Etat pour revenir sur votre décision d’acheter un fusil d’assaut étranger afin de consolider notre filière nationale de l’armement terrestre du "petit ou gros calibre"», lui écrivent les deux élus. Encore faudrait-il que la filière existe encore.

Suite de l’article

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 17:55
3 millions d'euros : c'est le prix modeste payé par Nexter pour s'offrir SNPE

Nexter met la main sur Eurenco, une filiale de SNPE dont le chiffre d'affaires va s'élever à 270 millions d'euros en 2013

 

30/12/2013 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

La maison mère de Nexter, GIAT Industries, s'est offert SNPE, dont Eurenco, qui va enregistrer un chiffre d'affaires de 270 millions d'euros environ en 2013. Une très jolie affaire pour le groupe public d'armements terrestres.

 

Au-delà de l'intérêt stratégique de ce rapprochement, le rachat de SNPE par Nexter est un super coup financier pour le grouper public spécialisé dans les armements terrestres. Le montant de la transaction n'avait jamais été donné officiellement. C'est aujourd'hui le cas. "L'acquisition par la société GIAT Industries de la totalité des actions composant le capital de la société SNPE, pour un prix de trois millions d'euros, est approuvée", selon un arrêté récemment publié dans le Journal officiel.

Un prix très modeste en raison notamment de potentiels passifs environnementaux pesant sur l'ancien groupe de chimie SNPE. Un prix d'ailleurs agréé par l'Etat, propriétaire à 100 % de Nexter et de SNPE, et plus précisément par les trois ministères de tutelle - Economie et Finances, Redressement productif et Défense. Nexter met la main sur Eurenco, une filiale de SNPE qui fabrique des poudres et des explosifs pour les industriels de la défense et du secteur de l'énergie en pleine forme. "Ce marché a actuellement une croissance de 7 % à 8 % par an. Il a doublé en huit ans", avait expliqué cet automne à "La Tribune" , le PDG d'Eurenco, Jacques Cardin

 

Eurenco va réaliser un chiffre d'affaires de 270 millions d'euros

Pour autant, Nexter ne manquera pas de valoriser cet achat le jour où l'Etat lui trouvera enfin un partenaire européen - un peu l'Arlésienne depuis plus plus de dix ans maintenant. Car Eurenco devrait réaliser en 2013 un chiffre d'affaires de 270 millions d'euros en hausse de 9 % par rapport à 2012 (248 millions). Il s'élevait seulement à 137 millions il y a encore six ans (en 2007). L'Ebitda d'Eurenco devrait passer de 6 millions d'euros en 2012 à 9 millions en 2013, en croissance de plus de 50 %.

En outre, Nexter va acquérir un groupe, qui est ne train de construire l'une des usines les plus modernes du monde en matière de fabrication de poudres. Si l'Etat a longtemps trouvé la facture de la modernisation du site de Sorgues trop élevée (120 millions d'euros), dont 100 millions d'euros pour la seule production d'hexogène, un composé chimique considéré comme l'un des explosifs militaires les plus puissants, il a fini par l'approuver. SNPE finance cet investissement sur fonds propres à hauteur de 85 % et l'Etat 15 % sous forme d'avances remboursables (soutien à l'export).

 

Une condition sine qua non du rachat de SNPE par GIAT Industries

La modernisation du site de Sorgues (projet Phénix) était la condition sine qua non du rachat d'Eurenco par Giat Industries. L'usine aujourd'hui à bout de souffle - elle avait été rénovée en… 1954 -, était vitale. Car c'était  "la solution permettant de produire des explosifs de façon rentable", estimait le PDG de SNPE, Antoine Gendry.

En 2013, le chiffre d'affaires de l'usine de Sorgues devrait s'élever à 32 millions d'euros, dont 95 % dédiés aux activités militaires (contre 24/25 millions entre 2006-2008). Eurenco dispose aujourd'hui de clients sûrs comme BAE Systems, Nexter, Rheinmetall (Allemagne), Otomelara (Italie) MBDA, Thales TDA… ainsi que de nombreux clients à l'export, notamment en Asie.

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 10:55
Défense : Nexter s'offre de la poudre et des explosifs

Cette opération permet de rassembler les activités des Giat Industries et de SNPE dans le domaine des munitions

 

14/12/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La holding du groupe public d'armements terrestres Giat Industries a acheté SNPE. Une opération qui permet de rationaliser la filière munitionnaire française.

 

La France a sécurisé l'approvisionnement des armées dans le domaine munitionnaire. Dans ce cadre, Giat Industries, la holding du groupe public d'armement terrestre Nexter Systems, a annoncé vendredi avoir acquis 100 % de la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE). Cette opération permet de rassembler les activités des deux sociétés dans le domaine des munitions et de rationaliser leur gestion, a annoncé Giat industries dans un communiqué.

 

    "Cette opération permet de rassembler, au sein d'un même groupe et dans le respect de leurs stratégies, de leurs clients et de leurs marchés respectifs, leurs activités dans le domaine munitionnaire", a expliqué le groupe dans un communiqué

 

Fin de vie pour SNPE

 

Nexter, fabriquant de blindés et d'artillerie, a réalisé un chiffre d'affaires de 742 millions d'euros en 2012. La SNPE, qui produit des poudres et des explosifs, a réalisé un chiffre d'affaires de 250 millions d'euros la même année. Tous deux sont contrôlés à 100 % par l'Etat.

 

Leur rapprochement a été décidé au début de l'année. Ce qui actait la disparition de SNPE. Puis, le conseil d'administration de Giat Industries avait approuvé fin octobre l'acquisition de la totalité de la société des poudres et explosifs.

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 12:55
Défense : Giat Industries s'offre SNPE

25/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le conseil d'administration de Giat-Industries, société de tête du groupe Nexter a approuvé jeudi l'acquisition de la totalité des titres de la SNPE

 

Le conseil d'administration de Giat-Industries, holding de tête du groupe Nexter, réuni jeudi, a approuvé l'acquisition de la totalité des titres de la SNPE "dans le but de renforcer et consolider la filière industrielle et par la même de conforter les approvisionnements du groupe", a annoncé ce vendredi Nexter. L'Etat est actionnaire à 100 % des deux sociétés.

Sur les 18 membres du conseil d'administration, seuls douze ont participé au vote - les représentants de l'Etat n'ayant pas souhaité y participer pour des raisons de conflit d'intérêt, la plupart étant administrateur également de SNPE. Ce projet a recueilli neuf voix  pour tandis que les trois administrateurs CGT se sont abstenus.

Le groupe d'armement public s'offre ainsi Eurenco (filiale poudres et explosifs de SNPE), qui devrait réaliser en 2013 un chiffre d'affaires de 270 millions d'euros en hausse de 9 % par rapport à 2012 (248 millions), pour le modeste montant de 3 millions d'euros environ, notamment en raison des potentiels passifs environnementaux pesant sur l'ancien groupe de chimie.

 

Consolidation européenne

"A terme ce rapprochement doit aussi favoriser la consolidation européenne du secteur poudres et explosifs", a-t-il précisé. Ce projet permettra le développement d'Eurenco et de ses compétences "au bénéfice de tous ses clients", a rappelé Nexter. Eurenco vend au groupe présidé par Philippe Burtin 30 % de sa production tandis qu'il exporte environ 60 % environ de sa production. Dans ce cadre, Giat-Industries "préservera l'autonomie du sous-groupe SNPE par rapport à Nexter Systems et ses filiales".

Dans une seconde étape, Philippe Burtin aimerait pouvoir rapprocher Eurenco de son rival Nitrochemie, une coentreprise détenue par l'allemand Rheinmetall et le suisse Ruag. Car selon lui, il ne peut pas y avoir deux fournisseurs européens de cette taille sur un marché aussi restreint.

 

L'opération devrait être achevée autour su 15 décembre

Pour rendre effectif ce rachat en 2013, il reste néanmoins à mener à son terme les démarches entreprises auprès des autorités de la concurrence ainsi que les procédures réglementaires d'informations des instances représentatives du personnel qui leur sont associées. Ainsi, un comité central d'entreprise (CCE) doitse  réunir début novembre.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 10:55
Défense : ci-gît SNPE, 1971-2013

L'usine de Sorgues, qui produit de l'hexogène, est en cours de modernisation

 

10/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Un conseil d'administration de Giat Industries, la holding de Nexter Systems, doit se tenir le 24 octobre pour entériner le rachat de SNPE et de sa filiale de poudres et explosifs Eurenco.

 

Tic-tac, tic-tac… La fin de SNPE est maintenant très proche. Un conseil d'administration de Giat Industries, la holding de Nexter Systems, doit se tenir le 24 octobre pour acter le décès de l'ancienne Société nationale des poudres et explosifs (SNPE), créée en 1971. Ce jour-là, le conseil du groupe public d'armement terrestre doit entériner le rachat des dernières activités de SNPE, dont Eurenco qui l'un des rares acteurs mondiaux dans le domaine si particulier des poudres et explosifs.

 

"Le closing de l'opération est attendu avant Noël", précise à La Tribune le PDG de SNPE, Antoine Gendry. Giat Industries mettra la main sur Eurenco, mais également sur sa maison mère SNPE plombée par de lourds passifs environnementaux mais dotée d'une trésorerie d'une centaine de millions d'euros, abondamment alimentée par les cessions de toutes les activités en vue de la fermeture définitive du groupe public.

 

Modernisation du site de Sorgues

 

La modernisation du site de Sorgues (projet Phénix) était la condition sine qua non du rachat d'Eurenco par Giat Industries, le projet initial du gouvernement Fillon. L'usine aujourd'hui à bout de souffle - elle avait été rénovée en… 1954 -, était vitale. Car c'était  "la solution permettant de produire des explosifs de façon rentable", estime Antoine Gendry. Mais ce lourd investissement n'était pas gagné d'avance. Car l'Etat a longtemps trouvé la facture de la modernisation du site de Sorgues trop élevée (120 millions d'euros), dont 100 millions d'euros pour la seule production d'hexogène, un composé chimique très stable considéré comme l'un des explosifs militaires les plus puissants.

 

SNPE finance cet investissement sur fonds propres à hauteur de 85 % et l'Etat 15 % sous forme d'avances remboursables (soutien à l'export). Un investissement possible pour SNPE grâce à sa trésorerie, qui a profité d'ailleurs ces dernières années à l'Etat actionnaire. En 2011, il a en effet reçu un joli dividende de 180 millions d'euros.

 

Pourquoi l'usine de Sorgues a été sauvée ?

 

Fallait-il fermer l'usine de Sorgues ou la moderniser ? "Le marché était demandeur", constate  Antoine Gendry. A raison. En 2013, le chiffre d'affaires devrait s'élever à 32 millions d'euros, dont 95 % dédiés aux activités militaires (contre 24/25 millions entre 2006-2008). Eurenco dispose aujourd'hui de clients sûrs comme BAE Systems, Nexter, Rheinmetall (Allemagne), Otomelara (Italie) MBDA, Thales TDA… ainsi que de nombreux clients à l'export, notamment en Asie.

 

Mais cette usine perdait chaque année de l'argent en raison de la vétusté de ses outils de production. Cela se traduisait par des sureffectifs et par des manquements à la aux normes environnementales pour l'usine de Sorgues. "Depuis la fin du conflit Irak-Iran en 1988 et le début des années 90, le marché des explosifs a été divisé par 10", rappelle en outre le PDG d'Eurenco, Jacques Cardin. Sorgues était alors en sous-activité dans les années 2000.

 

Sécuriser l'approvisionnement de l'armée française

 

Au bout du bout, l'Etat prend enfin la décision de lancer la modernisation de Sorgues fin juillet 2012 lors d'un conseil d'administration de SNPE. Le gouvernement Ayrault acte ainsi le maintien d'une filière de poudres et d'explosifs nationale afin de sécuriser l'approvisionnement de l'armée française. Le site de Sorgues est sauvé et pourra continuer à produire de l'hexogène pour les missiles, torpilles et obus… de l'armée française.

 

Une décision stratégique de souveraineté nationale, dont l'origine remonte à 2007 avec l'arrêt de la seule usine britannique d'explosifs qui était détenue par BAE Systems. "Ils sont venus nous voir et nous ont dit qu'ils comptaient sur nous", explique Jacques Cardin. Après avoir évoqué une fermeture, Antoine Gendry décide finalement en novembre 2008 de proposer à l'Etat la modernisation de Sorgues. Fin 2011, le PDG de SNPE a son plan de bataille.

 

Une nouvelle usine qui va conforter le redressement d'Eurenco

 

Les travaux ont commencé en juillet 2013. Fin 2015, la nouvelle usine commencera à produire, les effectifs basculant progressivement vers le nouveau site. Elle atteindra son rythme de croisière début 2016. Elle sera entre autre dotée d'une chaufferie au bois (biomasse), qui couvrira 80 % des besoins. Financée en partie par l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) et exploitée par Cofély, elle permettra à Eurenco d'économiser 500.000 euros par an.

 

Elle va conforter le redressement d'Eurenco. Car cette nouvelle usine permettra à Sorgues d'atteindre l'objectif de 36/40 millions de chiffre d'affaires fixé par la direction. Elle devrait également « générer du cash » après avoir plombé les comptes d'Eurenco. L'activité explosif, basé notamment à Sorgues, avait enregistré entre - 7 et - 8 millions d'euros d'Ebitda en 2010. Au total, Eurenco devrait réaliser en 2013 un chiffre d'affaires de 270 millions d'euros en hausse de 9 % par rapport à 2012 (248 millions). Il s'élevait seulement à 137 millions il y a encore six ans (en 2007). L'Ebitda d'Eurenco devrait passer de 6 millions d'euros en 2012 et 9 millions en 2013, en croissance de plus de 50 %.

 

Enfin, plombé par l'usine finlandaise de Vihtavuori, Eurenco est le sur le point de la céder au concurrent norvégien et finlandais Nammo. La filiale de SNPE, qui a déjà annoncé son intention de fermer cette usine, est aujourd'hui en négociation exclusive avec Nammo, qui attend des garanties de l'Etat finlandais en matière de charge de travail pour Vihtavuori.

 

Eurenco vise les pays émergents

 

"Nous sommes en voie de redressement depuis cinq ans", constate Jacques Cardin. Et le groupe de poudres et explosifs profitent d'une "dynamique" venue des pays émergents (Brésil, Inde, Indonésie, Singapour, Arabie saoudite…), qui veulent se doter d'une industrie de munitions. C'est ce marché que vise Eurenco pour croître.

 

Le marché mondial ouvert (hors Chine, Etats-Unis et Russie) est estimé entre 400 et 500 millions d'euros (100 millions en Europe) par Antoine Gendry et Jacques Cardin. Eurenco, qui a réalisé 40 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2012 dans les explosifs, détient "50 % du marché européen et environ 15 % du marché mondial", estiment les deux dirigeants.

 

Enfin, Eurenco bénéficie de la bonne santé du secteur "oil and gaz", qui multiplie les forages, et du secteur minier. "Ce marché a actuellement une croissance de 7 % à 8 % par an. Il a doublé en huit ans", note Jacques Cardin. Et c'est le site suédois d'Eurenco à Karlskoga, qui en profite. Il produit aujourd'hui à 60 % de son chiffre d'affaires pour le secteur du "oil and gaz" et de l'industrie minière..

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 15:55
Eurenco fournit l'une des charges modulaires du canon Caesar de Nexter - photo US Army

Eurenco fournit l'une des charges modulaires du canon Caesar de Nexter - photo US Army

14/05/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Avec son rachat par Nexter, le fabricant de poudres et explosifs pour munitions, obus et petits missiles, ne veut pas être considéré uniquement comme un satellite du groupe public d'armement terrestre. Nexter ne représente que 15 % du chiffre d'affaires du groupe Eurenco.

 

L'opération de rapprochement entre les deux groupes publics, SNPE (maison mère d'Eurenco) et Giat Industrie (holding de Nexter), qui va dans le bon sens selon tous les acteurs concernés, nécessite néanmoins quelques ajustements très fins pour que la consolidation de la filière munitionnaire française soit gagnante-gagnante, notamment pour Eurenco. Car Nexter ne représente que 15 % du chiffre d'affaires environ du groupe Eurenco, qui a réalisé, selon nos informations, 248 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2012 (plus de 1.000 salariés). "Les besoins de Nexter ne sont pas suffisants pour faire vivre Eurenco", explique-t-on à "La Tribune". Cette acquisition permettra au groupe d'armements terrestres de sécuriser son approvisionnement en poudres et explosifs (Eurenco lui vend environ 30 % de sa production) en internalisant la fourniture des composants essentiels pour ses munitions.

 

Ce contexte économique et stratégique a donc été pris en compte dans la rédaction du communiqué publié lundi. Il précise que "cette opération devrait permettre de regrouper, au sein d'une même entité et dans le respect de leurs stratégies, de leurs clients et de leurs marchés respectifs, les activités complémentaires des deux groupes". C'était la volonté de SNPE de protéger l'activité d'Eurenco. "Nous ne voulons pas devenir une société de poudres que pour le compte de Nexter", fait-on valoir dans le groupe SNPE.

 

Eurenco exporte 60 % de sa production

 

Pas question donc qu'Eurenco, qui se partage par exemple les charges modulaires du canon tracté Caesar de Nexter avec le groupe suisse Nitrochemie (groupe Rheinmetall), soit considéré que comme un "satellite de Nexter". Ce qui lui ferait perdre des marchés. Car Eurenco, selon nos informations, exporte environ 60 % environ de sa production, en dehors des pays où la filiale de SNPE est implantée. Elle a cinq usines de production modernes en Belgique (Clermont), en Finlande (Vihtavuori), en France (Bergerac et Sorgues) et en Suède (Karlskoga) et a ouvert un bureau commercial à Washington ainsi qu'une société de distribution à Houston.

 

Enfin, Eurenco devrait régler le dossier de Vihtavuori, dont le site a perdu près de 4 millions d'euros en 2012. Tout en poursuivant les discussions pour une éventuelle reprise du site avec les autorités finlandaises, la filiale de SNPE a lancé en parallèle une procédure de licenciement des salariés de Vihtavuori en vue d'une fermeture éventuelle. Une mesure qui pourrait éviter à Eurenco des discussions à l'infini pour la reprise du site.

 

Vers une consolidation européenne

 

La consolidation de la filiale munitionnaire pourrait être un premier pas vers un mouvement européen. Eurenco, qui avait entamé des discussions très amont avec Nitrochemie. De son côté, le PDG de Nexter n'est pas hostile à une telle opération. Philippe Burtin aimerait pouvoir rapprocher Eurenco de son rival Nitrochemie, une coentreprise détenue par l'allemand Rheinmetall et le suisse Ruag. Car selon lui, il ne peut pas y avoir deux fournisseurs européens de cette taille sur un marché aussi restreint.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 12:55

14.05.2013 Nexter group

 

Cette opération devrait permettre de regrouper, au sein d'une même entité et dans le respect de leurs stratégies, de leurs clients et de leurs marchés respectifs, les activités complémentaires des deux groupes dans le domaine munitionnaire et de rationaliser la gestion des affaires domaniales et environnementales issues de l'historique des deux groupes. Elle devrait intervenir en 2013 sous la forme d’un rapprochement des deux groupes autour de GIAT Industries.

 

A propos de GIAT Industries

 

GIAT Industries est la holding à 100% de Nexter Systems, systémier-intégrateur de référence mondiale pour l'armement terrestre  maîtrisant les systèmes de combat aéroterrestres dans toutes leurs composantes : la protection, le commandement, la mobilité, le feu et le soutien. Le Groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 736 millions d'euros en 2012. Au travers de ses matériels et services aux clients (chars, véhicules blindés, systèmes d'artillerie, munitions, systèmes d'information terminaux), il est présent dans plus de 100 pays.

 

A propos de SNPE

 

SNPE, au travers de sa filiale Eurenco, est un leader européen des poudres et explosifs à usage civil et militaire et le premier producteur mondial de nitrate d’éthylhexyl (NEH), additif améliorant la qualité du carburant diesel (réduction de la consommation et la pollution).

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