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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 15:55
[Teaser] Sous les cocardes N°3 - Les forces aériennes stratégiques


8 oct. 2015 Armée de l'Air

 

Pour ce troisième numéro de "Sous les cocardes" Aerostar TV vous emmène au sol et en vol avec les forces aériennes stratégiques.


Diffusion prévue le 8 ocotbre 2015 à 21h00 sur le canal 109 de la box Orange, ou encore en direct sur www.aerostar.tv

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 10:55
Passation de commandement pour les forces aériennes stratégiques

 

02/07/2015 Armée de l'air

 

Mercredi 1er juillet 2015, le général Bernard Schuler est devenu le 24e commandant des forces aériennes stratégiques (FAS), succédant au général Philippe Steininger, promu secrétaire général adjoint de la Défense et de la sécurité nationale.

 

Né le 11 janvier 1961 à Bône (Algérie), le général Schuler entre à l’École de l’air en 1979. Breveté navigateur en 1985, il fait toute sa carrière opérationnelle sur Boeing C-135 sur les bases aériennes de Mont-de-Marsan et Istres, commandant notamment l’escadron de ravitaillement en vol « Bretagne ». Diplômé de l’école de guerre américaine en 1999, il commande la base aérienne d’Avord entre 2004 et 2007, après avoir été affecté aux ministères des Affaires étrangères et de la Défense. Promu officier général en 2010, il occupe différents postes au sein de l’état-major de l’armée de l’air et celui des forces aériennes, avant de réintégrer les FAS, en tant que second, en 2014.

Le général Schuler compte plus de 5200 heures de vol et 196 missions de guerre.

Officier de la Légion d’honneur, il est également commandeur de l’Ordre national du Mérite, détenteur de la Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures, de la Croix de la Valeur militaire et de la Médaille de l’Aéronautique.

 

Les forces aériennes stratégiques assurent depuis 1964 la permanence opérationnelle de la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire française. Cette mission, ininterrompue depuis plus de 50 ans, permet au président de la République de garantir en toutes circonstances la liberté d’appréciation, de décision et d’action de la France dans le cadre de ses responsabilités internationales.

Passation de commandement pour les forces aériennes stratégiques

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 15:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

15/06/2015 Armée de l'air

 

Le 11 juin 2015, les forces aériennes stratégiques (FAS) ont mené, durant plus de quatre heures, une mission rassemblant toutes les phases caractéristiques d’une mission de dissuasion aérienne.

 

Un équipage de l’escadron de chasse 1/91 « Gascogne » a décollé de la base aérienne 113 de Saint-Dizier pour une mission de dissuasion aérienne. Au programme : ravitaillements successifs par un C135 du groupe de ravitaillement en vol 2/91 « Bretagne », pénétration en basse altitude, suivi de terrain et tir de précision d’un missile air-sol de moyenne portée amélioré (ASMP-A) sans charge nucléaire sur sa cible, située au centre d’essais de missiles de la Direction générale de l’armement (DGA) à Biscarrosse.

 

Planifiés de longue date, à échéances régulières, les tirs d’évaluation des FAS constituent une démonstration de la fiabilité d’un système d’armes en constante amélioration.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a exprimé sa satisfaction après le nouveau succès de ce tir d’évaluation des forces (TEF) du système d’arme «Rafale /ASMP-A». Le ministre a également félicité l’ensemble des femmes et des hommes des forces aériennes stratégiques, la DGA ainsi que les entreprises qui ont œuvré à sa réussite. 

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 12:55
Les FAS ou 50 ans d’alerte nucléaire

 

4 mars par Aerobuzz.fr

 

Comme le rappel le Général Philippe Steininger, commandant des Forces aériennes stratégiques, « le 8 octobre 1964, un Mirage IV armé d’une bombe nucléaire AN11 et un avion ravitailleur se tenaient pour la première fois prêts à décoller sur ordre du résident de la république. La France devenait ce jour-là une puissance nucléaire à part entière et sa posture stratégique changeait de nature  ». Cette «  lourde responsabilité » de la mise en œuvre de la force de frappe est assumée depuis ce jour, par les Forces aériennes stratégiques qui ont fêté l’année dernière leurs cinquante ans d’existence et auxquelles, le photographe Alexandre Paringaux, consacre un album photo de 140 pages, avec le renfort de Frédéric Lert, pour les textes.

 

Suite de l’article

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 12:55
Visite de François Hollande et Jean-Yves Le Drian au sein des Forces aériennes stratégiques


20/02/2015  SL  -  DICoD

 

Le 19 février, le président de la République, François Hollande, accompagné du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu sur la base aérienne 125 d’Istres (Bouches-du-Rhône). A cette occasion, le chef des armées a réaffirmé l’importance de la dissuasion nucléaire, fondamentale pour la sécurité de la France et la garantie de la survie de la Nation.

 

« Le contexte international n’autorise aucune faiblesse. Et c’est pourquoi, le temps de la dissuasion nucléaire n’est pas dépassé. Il ne saurait être question, y compris dans ce domaine, de baisser la garde. »  C’est à Istres, sur l’une des bases aériennes à vocation nucléaire de l’armée de l’Air, que le président de la République a décliné ses grandes orientations stratégiques pour la dissuasion nucléaire.

Dans son discours prononcé devant des équipages des forces aériennes stratégiques et des hautes autorités politiques et militaires telles que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius ou encore le chef d’État-Major des armées, le général d'armée Pierre de Villiers ; le chef de l’État a répété sa volonté de sanctuariser et de moderniser l'outil nucléaire français.

En effet, le chef des armées s’est livré à un véritable exercice de transparence « …je ne crains pas d’informer que la France dispose de trois lots de 16 missiles portés par sous-marins, et de 54 vecteurs ASMP1 » a-t-il déclaré avant de réaffirmer son souhait de maintenir la crédibilité de la composante océanique et de la composante aéroportée « La loi de programmation militaire est justement celle qui nous permet de poursuivre l’adaptation des SNLE, nos sous-marins, aux M51, qui nous permet de mettre en service la tête nucléaire océanique à partir de 2016, de lancer les études de conception du SNLE de troisième génération et de remplacer, d’ici à 2018, les derniers Mirage 2000N par des Rafale emportant le missile ASMPA. Par ailleurs, la loi de programmation militaire a engagé le renouvellement de la flotte des avions ravitailleurs, 12 avions Phénix ont été commandés et les deux premiers seront livrés à partir de 2018. »

Enfin, le président de la République a rappelé que dans un contexte budgétaire contraignant, la dissuasion nucléaire était complémentaire des moyens militaires conventionnels « Ainsi, en emportant des armements conventionnels, les chasseurs des forces aériennes aux capacités duales ont réalisé environ un quart des frappes effectuées par des avions français lors des opérations en Libye et au Sahel. Ils opèrent aujourd’hui en Afrique et en Irak, et contribuent tous les jours à l’alerte de défense aérienne. »

 

 

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 17:56
Trois ouvrages sur les Forces Aériennes Stratégiques


15/01/2015 Armée de l'air

 

Dans la continuité de la cérémonie du 3 octobre à Istres et du colloque du 20 novembre à l’Ecole Militaire, la commémoration du cinquantenaire des forces aériennes stratégiques, se poursuit au-travers de trois ouvrages très différents, réalisés durant l’année 2014, et publiés récemment :

- « Forces Aériennes Stratégiques : missions au cœur du secret défense » de Robert Galan,

- « Forces Aériennes Stratégiques : 50 ans de dissuasion nucléaire au service de la paix » de Hervé Beaumont,

- « Les Forces Aériennes Stratégiques : 50 ans d’alerte nucléaire », d’Alexandre Paringaux.

 

Dans « Forces Aériennes Stratégiques : missions au cœur du secret défense », préfacé par le général de corps aérien Philippe Steininger, actuel commandant des forces aériennes stratégiques (FAS), Robert Galan, ancien pilote des FAS et ancien pilote d’essai, retrace les moments forts d’un demi-siècle d’opérations au service de la paix au-travers de récits et d’anecdotes racontés par ceux qui les ont vécu. Des expéditions des bombardiers Mirage IV et leurs missions aux Champs-Élysées, en Écosse et en Afghanistan aux missions de la force de transport stratégique des ravitailleurs C-135 en, passant par la naissance du plateau d’Albion et la mise en place des premiers missiles, ce livre compile en 218 pages des récits épiques dans lesquels se distingue le sens aigu du courage, du devoir et de la camaraderie qui unit les « aviateurs du nucléaire » aux mécaniciens d’exception en un seul corps : les forces aériennes stratégiques.

 

« Forces Aériennes Stratégiques : missions au cœur du secret défense », de Robert Galan, réalisé en collaboration avec l’Association Nationale des anciens des Forces Aériennes Stratégiques (ANFAS), aux éditions Privat (18 €).

Préfacé par le général d’armée aérienne Denis Mercier, actuel chef d’état-major de l’armée de l’air, « Forces Aériennes Stratégiques : 50 ans de dissuasion nucléaire au service de la paix », ouvrage encyclopédique de 256 pages, retrace la genèse, l’histoire de la doctrine nucléaire française en lien avec les contextes géopolitiques, la création, la mise en place, le fonctionnement, l’évolution des forces aériennes stratégiques et de leurs missions nucléaires, de reconnaissance stratégique ou conventionnelles. En parallèle, Hervé Beaumont, expert aéronautique avisé et passionné de l’histoire des FAS, aborde très largement le développement, la mise en œuvre des vecteurs et des armes nucléaires françaises aéroportées constituant les systèmes d’arme : Mirage IV A/AN, Boeing C-135F, missiles Sol-Sol Balistiques Stratégiques, Mirage IV P/ASMP, Boeing C-135FR, Mirage 2000 N/ASMP/ ASMP-A et Rafale B F3/ASMP-A. Cette histoire en cours, assurée sans une seconde de discontinuité par le personnel au professionnalisme exceptionnel des forces aériennes stratégiques, est abondamment illustrée par de nombreux documents et par des témoignages inédits. D’ores et déjà un ouvrage de référence.

 

« Forces Aériennes Stratégiques : 50 ans de dissuasion nucléaire au service de la paix » de Hervé Beaumont, aux éditions Histoire et Collections (55 €)

Troisième tome des ouvrages consacrés par les éditions Zéphyr aux avions et unités de l’Armée de l’Air, « Les Forces Aériennes Stratégiques : 50 ans d’alerte nucléaire » réunit dans son style caractéristique de nombreuses photographies d’Alexandre Paringaux et des textes du journaliste de Défense Frédéric Lert et du spécialiste des FAS Hervé Beaumont. Préfacé par le général de corps aérien Philippe Steininger, cet ouvrage de 243 pages retrace en images l’exploit technique de la mise en vol de la composante pilotée de la dissuasion nucléaire française, et revient également sur l’extraordinaire aventure humaine que perpétuent depuis un demi-siècle les hommes et les femmes des FAS qui, dans l’ombre, accomplissent une mission opérationnelle incomparable, portant au plus haut le niveau d’excellence de l’armée de l’air.

Cet ouvrage est vendu seul ou en coffret « prestige » contenant, outre un insigne commémoratif en édition limitée, une maquette inédite de Rafale B, réalisée par Dassault Aviation à l’échelle 1/72ème, aux couleurs du « Gascogne » et porteur de l’ASMP-A.

 

« Les Forces Aériennes Stratégiques : 50 ans d’alerte nucléaire » d’Alexandre Paringaux, aux éditions Zéphyr, (40 € seul, 99 € en coffret prestige avec maquette métallique de Rafale B).

Trois ouvrages de styles différents, complémentaires, destinés à tous ceux qui s’intéressent à une mission qui permet au Président de la République de garantir de manière ininterrompue depuis plus de 50 ans et en toutes circonstances la liberté d’appréciation, de décision et d’action de la France dans le cadre de ses responsabilités internationales.

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 08:56
Au cœur d'une mission des forces aériennes stratégiques


5 déc. 2014 Armée de l'Air

 

Jeudi 20 novembre 2014, l’armée de l’air et le commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives ont organisé un colloque intitulé « 50 ans de dissuasion nucléaire : exigences et pertinence au 21ème siècle ».
Lors de ce colloque une vidéo fut projetée illustrant les différentes phases de la mission des Forces aériennes stratégiques (FAS).

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 16:55
Interview : La modernisation des Forces Aériennes Stratégiques

Les C-135FR vieillissants doivent être remplacer par l'A330 MRTT - photo A.Courtillat/ Armée de l'Air

 

13/10/2014 par Emmanuel Huberdeau – Air & Cosmos

 

L'ingénieur Géneral de l'Armement Alain Guillemette, chargé de mission "Dissuasion" de la direction Générale de l'Armement a répondu à nos questions sur l'avenir des Forces Aériennes Stratégiques.

 

Le contrat MRTT doit être signé en 2014. Comment ces appareils vont-ils faire évoluer la mission des Forces Aériennes Stratégiques (Bénéfices par rapport au C-135F)?

 

Les ravitailleurs en vol sont un maillon incontournable de l’emploi de la composante nucléaire aéroportée. L’âge avancé de nos C135 fait pesé de très fortes contraintes de MCO pour garantir la disponibilité nécessaire aux missions des Forces aériennes stratégiques. Le MRTT va à la fois augmenter sensiblement la capacité de ravitaillement et donner à l’armée de l’air en dehors des missions au profit de la composante nucléaire aéroportée, une capacité accrue au profit des missions de transports logistiques et sanitaires.

 

Quand sera lancé le programme de rénovation à mi-vie de l'ASMPA ? Qu'attend-on de ce programme en termes d'améliorations ?

 

La rénovation à mi-vie de l’ASMPA intègre essentiellement les travaux « classiques » de remplacement d’équipements pyrotechniques dont la durée de vie est assez sensiblement inférieure à la vie du système d’armes et de traitement d’obsolescences. Après une période d’analyse et d’évaluation des différentes solutions pour répondre au juste besoin, l’opération d’armement « rénovation à mi- vie de l’ASMPA » est à présent au stade de spécification des solutions retenues.

 

Interview complète à retrouver dans le numéro 2424 de Air & Cosmos, disponible en kiosques.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 12:55
Cérémonie des 50 ans des FAS: date avancée

 

14/08/2014 Armée de l'air

 

La cérémonie commémorative célébrant le cinquantenaire de la création des forces aériennes stratégiques (FAS), prévue initialement le 17 octobre 2014, a été avancée au vendredi 3 octobre pour des raisons protocolaires.

 

Organisé sur la base aérienne 125 d’Istres, cet événement marquera également les 50 ans de la première prise d’alerte de la dissuasion nucléaire, le 8 octobre 1964.

 

Anciens des FAS, en service actif, réserviste ou en retraite, faites-vous connaître! Les pré-inscriptions sont ouvertes jusqu’au 1er septembre 2014 sur le site Internet de l’association nationale des forces aériennes stratégiques (ANFAS) www.anfas.fr

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 12:57
Patrouille composée d'un avion-ravitailleur C135, d'un Mirage 2000 N et d'un Rafale des FAS. - photo Armée de l'air

Patrouille composée d'un avion-ravitailleur C135, d'un Mirage 2000 N et d'un Rafale des FAS. - photo Armée de l'air

 

05/08/2014 Actus Air

 

Vendredi 17 octobre 2014, une cérémonie commémorative célébrant le cinquantenaire de la création des forces aériennes stratégiques (FAS), ainsi que la première prise d’alerte de dissuasion le 8 octobre 1964, aura lieu sur la base aérienne 125 d’Istres.

 

Cette journée sera rythmée par une conférence sur l’histoire des FAS, une prise d’armes, une exposition statique et des présentations aériennes, avant de se clore par un cocktail dînatoire (uniquement sur invitation payante).

 

Anciens des Forces Aériennes Stratégiques, en service actif, réserviste ou en retraite, faites-vous connaître ! Pré-inscriptions avant le 1er septembre sur le site Internet de l’association nationale des forces aériennes stratégiques (ANFAS)

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 16:55
Cérémonie commémorative du cinquantenaire des Forces Aériennes Stratégiques

 

07.07.2014 Actus FAS

 

Cérémonie commémorative du cinquantenaire des Forces Aériennes Stratégiques

Vendredi 17 octobre 2014 – BA 125 d’Istres

 

Le vendredi 17 octobre 2014 aura lieu sur la base aérienne 125 d’Istres une cérémonie commémorative pour célébrer le cinquantenaire de la création des Forces Aériennes Stratégiques et de la première prise d’alerte de dissuasion le 8 octobre 1964.

 

Cette journée comportera une conférence sur l’histoire des FAS, une prise d’armes, une exposition statique et des présentations aériennes avant de se clore par un cocktail dînatoire (sur invitation payante).

 

Anciens des Forces Aériennes Stratégiques, en service actif, réserviste ou en retraite, faites-vous connaître en vous préinscrivant avant le 1er septembre sur le site Internet de l’Association Nationale des Forces Aériennes Stratégiques (ANFAS), consultable à l’adresse suivante : www.anfas.fr

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 16:54
Naissance des Forces aériennes stratégiques 1964

« S’il faut que la France ait une épée, il faut que ce soit la sienne » - Charles de Gaulle, 1950

 

Source Forces Aériennes Stratégiques

 

14 janvier 1964 : création des Forces Aériennes Stratégiques

 

Quatre années à peine après l’opération Gerboise Bleue, l’explosion de la première bombe atomique française, le 13 février 1960 à 7 heures, à Regganne, dans le désert du Sahara, première démonstration de la maîtrise française de la puissance nucléaire, le décret n°64-46 signé par le président de la République Charles de Gaulle créait, le 14 janvier 1964, le Commandement des Forces Aériennes Stratégiques (CFAS).

Ce court document de huit articles, pris en Conseil des ministres, attribue au président de la République en sa qualité de chef de l’Etat le pouvoir d’engager les forces nucléaires mais également de pouvoir définir les objectifs de ces dernières en sa qualité de président du conseil de défense et de chef des armées. Concrétisation d’un long cheminement entrepris depuis mai 1939 pour doter la France d’une arme atomique, il officialise le vœu présidentiel d’une indépendance nationale au travers de sa force de frappe afin de redonner à la France « le rang qui est le sien ».

« Il nous faut faire comme Tintin, ce personnage célèbre dans le monde entier et qui m’est particulièrement sympathique parce que c’est un petit qui ne se laisse pas faire par les gros … », dit alors l’homme de l’appel du 18 juin à André Malraux.

Pour la plupart des commentateurs, c’est avec ce décret que le rôle prépondérant du président de la République dans la direction de la défense nationale est officiellement reconnu. Le général commandant les Forces Aériennes Stratégiques relève directement du président de la République, chef de l’Etat. C’est de lui qu’il reçoit les ordres de mise en posture et c’est de lui qu’il pourrait recevoir, si les circonstances l’exigeaient, l’ordre d’engagement pour l’ensemble des forces nucléaires. Inversement, c’est directement au Chef de l’Etat que le général commandant les FAS rend compte de l’état et de la disponibilité des forces et c’est également à lui qu’il rendrait compte de l’exécution de l’ordre d’engagement.

Ce décret transfigure l’Armée de l’Air, donnant naissance à une force moderne, voulue indépendante de toute source d’approvisionnement étranger par les instances politiques, libérée du jeu des alliances militaires et mettant en ligne le meilleur matériel de l’époque. Réduisant la chaîne de transmission des ordres au strict minimum, elle assoit sa capacité décisionnelle sur la décision d’emploi d’un seul homme : le président de la République. Grâce à la volonté affirmée de Charles de Gaulle qui leur confie la mise en œuvre exclusive de la première arme nucléaire conçue et expérimentée par le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA, qu’il a également créé dès le 18 octobre 1945), les FAS, première composante de la dissuasion nucléaire, deviennent les garantes de la sécurité militaire de la France.

Un binôme indissociable va incarner cette « dissuasion à la française » : le Mirage IVA, appareil d’une haute technologie « made in France », et le Boeing C 135 F ravitailleur, appareil permettant de fournir l’allonge suffisante pour atteindre les objectifs les plus éloignés.

Ainsi dotées, les FAS sont alors prêtes, selon la formule d’Hervé Beaumont, à « redonner un destin à la France … »

 

 

Pour en savoir plus :

 

- Jean-Michel Guhl, dans « Forces Aériennes Stratégiques » d’Alexandre Paringaux, Zéphyr Editions, 1997 ;

- David Cumin, « L’arme nucléaire française devant le droit international et le droit constitutionnel », Université Jean Moulin, Lyon III, 2000-2005 ;

- Hervé Beaumont, « Mirage IV, le bombardier stratégique », Docavia, 2003 ;

- Serge Gadal, « Forces Aériennes Stratégiques », Economica, 2009.

Naissance des Forces aériennes stratégiques 1964
Naissance des Forces aériennes stratégiques 1964
Naissance des Forces aériennes stratégiques 1964

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 11:55
Les 50 ans des forces aériennes stratégiques (Jdef – l’intégralité)

 

06/05/2014 JDEF

 

Regardez le Journal de la Défense (#Jdef) de mai 2014, le magazine TV tout en images inédites. Ce mois-ci, l’équipe a posé ses caméras sur la base aérienne d’Istres et au PC enterré de Taverny, un lieu des plus secrets.

 

Au programme de ce numéro 91 de mai 2014:

 

- L’histoire des forces aériennes stratégiques (FAS). Comment sont-elles nées ? Quels ont été les faits marquants ? Comment préparent-elles l’avenir ?

 

- Dans les coulisses de l’exercice Poker. Poker est mené sur l’ensemble du territoire par les FAS, en relation directe avec les hautes autorités politiques. Objectif : entrainer les forces à rester opérationnelles dans la mise en œuvre de l’armement nucléaire, outil majeur de dissuasion française.

 

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 16:55
Missile ASMP-A sous un Rafale B des Forces aériennes stratégiques photo Cosmao

Missile ASMP-A sous un Rafale B des Forces aériennes stratégiques photo Cosmao

 
 

Poursuivant son cycle d'auditions consacrées à la dissuasion nucléaire française, la commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale a entendu le 15 avril le général Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'Air (CEMAA), ainsi que le général Patrick Charaix, commandant les Forces aériennes stratégiques (FAS). Evoquant la modernisation de la composante aéroportée de la dissuasion, le CEMAA a rappelé que deux projets sont à l'étude pour remplacer l'actuel missile de croisière nucléaire ASMP-A, emporté par les Rafale et les Mirage 2000N : "l'un privilégiant la furtivité du missile, l'autre l'hypervélocité de celui-ci avec des perspectives à Mach 7 ou Mach 8", a-t-il souligné. "C'est cette seconde solution qui a ma faveur", a déclaré l'aviateur.


"La maîtrise de l'hypervélocité apparaît d'ores et déjà comme une donnée centrale", explique le général Mercier aux députés, ajoutant que de nombreux pays comme les Etats-Unis, la Russie, la Chine ou l'Inde conduisent déjà des expérimentations dans ce domaine. "J’imagine avec peine que la France, pays qui jouit d’une avance incontestable en matière de statoréacteur, reste en marge de ces développements", ajoute l'aviateur.

Cette évolution à long terme du missile air-sol français, dont le lancement éventuel pourrait être décidé à l'horizon 2016, nécessitera d'opérer une "rupture capacitaire" et d'engager "un véritable travail, avec le CEA et avec MBDA de recherche technologique, notamment sur la résistance des matériaux et les propulseurs", selon les termes du général Patrick Charaix.

Le CEMAA rapelle par ailleurs que "s’agissant du missile ASMP-A, une opération de traitement d’obsolescences et d’amélioration a minima de certaines performances pour les adapter aux missiles anti-missiles connus sera conduite et devrait durer environ dix ans". Ce chantier de rénovation à mi-vie, qui doit théoriquement être commandé cette année par la Direction générale de l'armement (DGA) au missilier MBDA et au CEA, permettra également "d’améliorer la probabilité de réussite des tirs", d'après le général Mercier.

Revenant sur la complémentarité de la composante aérienne par rapport aux sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, le patron des FAS insiste sur la "très grande précision du missile ASMP-A", censée offrir "la possibilité de détruire des objectifs fortement résistants et d’exécuter des frappes aux effets adaptables et strictement conformes à ceux décidés par le président de la République". "Nous amenons la précision, et la composante océanique apporte un effet plus large", résume le général Mercier.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 12:55
Les forces aériennes stratégiques ont 50 ans !

 

14/01/2014 Armée de l'Air

 

50 ans. Voici l'âge atteint aujourd'hui, mardi 14 janvier 2014, par les forces aériennes stratégiques (FAS), qui n'ont malgré tout pas pris une ride. Les FAS mettent en œuvre la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire, l'une des missions permanentes de l'armée de l'air.

 

« S’il faut que la France ait une épée, il faut que ce soit la sienne » - Charles de Gaulle, 1950.

 

Quatre années à peine après l’opération Gerboise Bleue, l’explosion de la première bombe atomique française, le 13 février 1960 à 7 heures, à Regganne (désert du Sahara), première démonstration de la maîtrise française de la puissance nucléaire, le décret n°64-46 signé par le président de la République Charles de Gaulle créait, le 14 janvier 1964, le commandement des forces aériennes stratégiques (CFAS). Ce court document de huit articles, pris en Conseil des ministres, attribue au président de la République en sa qualité de chef de l’État le pouvoir d’engager les forces nucléaires mais également de pouvoir définir les objectifs de ces dernières en sa qualité de président du conseil de défense et de chef des armées. Concrétisation d’un long cheminement entrepris depuis mai 1939 pour doter la France d’une arme atomique, il officialise le vœu présidentiel d’une indépendance nationale au travers de sa force de frappe afin de redonner à la France « le rang qui est le sien ».

« Il nous faut faire comme Tintin, ce personnage célèbre dans le monde entier et qui m’est particulièrement sympathique parce que c’est un petit qui ne se laisse pas faire par les gros … », dit alors l’homme de l’appel du 18 juin à André Malraux.

Pour la plupart des commentateurs, c’est avec ce décret que le rôle prépondérant du président de la République dans la direction de la défense nationale est officiellement reconnu. Le général commandant les forces aériennes stratégiques relève directement du président de la République. C’est de lui qu’il reçoit les ordres de mise en posture et c’est de lui qu’il pourrait recevoir, si les circonstances l’exigeaient, l’ordre d’engagement pour l’ensemble des forces nucléaires. Inversement, c’est directement au chef de l’État que le général commandant les FAS rend compte de l’état et de la disponibilité des forces et c’est également à lui qu’il rendrait compte de l’exécution de l’ordre d’engagement.

Ce décret transfigure l’armée de l’air, donnant naissance à une force moderne, voulue indépendante de toute source d’approvisionnement étranger par les instances politiques, libérée du jeu des alliances militaires et mettant en ligne le meilleur matériel de l’époque. Réduisant la chaîne de transmission des ordres au strict minimum, elle assoit sa capacité décisionnelle sur la décision d’emploi d’un seul homme : le président de la République. Grâce à la volonté affirmée de Charles de Gaulle qui leur confie la mise en œuvre exclusive de la première arme nucléaire conçue et expérimentée par le commissariat à l’énergie atomique (CEA, qu’il a également créé dès le 18 octobre 1945), les FAS, première composante de la dissuasion nucléaire, deviennent les garantes de la sécurité militaire de la France.

Un binôme indissociable va incarner cette « dissuasion à la française » : le Mirage IVA, appareil d’une haute technologie « made in France », et le Boeing C 135 F ravitailleur, appareil permettant de fournir l’allonge suffisante pour atteindre les objectifs les plus éloignés.

Ainsi dotées, les FAS sont alors prêtes, selon la formule d’Hervé Beaumont, à « redonner un destin à la France … »

Pour en savoir plus :

-       Jean-Michel Guhl, dans « Forces Aériennes Stratégiques » d’Alexandre Paringaux, Zéphyr Editions, 1997 ;
-       David Cumin, « L’arme nucléaire française devant le droit international et le droit constitutionnel », Université Jean Moulin, Lyon III, 2000-2005 ;
-       Hervé Beaumont, « Mirage IV, le bombardier stratégique », Docavia, 2003 ;
-       Serge Gadal, « Forces Aériennes Stratégiques », Economica, 2009.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 07:55
Les Forces aériennes stratégiques ont mené un exercice en France de montée en puissance des forces nucléaires.

Les Forces aériennes stratégiques ont mené un exercice en France de montée en puissance des forces nucléaires.

27/06/2013 Armée de l'air

 

Ces trois dernières semaines, les Forces aériennes stratégiques ont mené deux exercices en France, un premier de montée en puissance des forces nucléaires appelé « Banco » et un second de raid aérien nucléaire avec armement inerte appelé « Poker ».

 

Après l’étape de planification exécutée par le centre opérationnel des FAS (COFAS), les équipages et le personnel mécanicien se sont déployés sur l’ensemble du territoire national. Une fois les Rafale et les Mirage 2000N armés de leur missile nucléaire air sol moyenne portée amélioré (ASMP A), et les C135 mis en configuration pour la mission, tous les équipages ont pris l’alerte à bord de leurs avions respectifs. Cet exercice Banco terminé, les armes nucléaires étaient rapportées dans leur zone de stockage car en France, en temps de paix, le vol avec une arme nucléaire réelle est interdit.

 

A l’issue, toujours sous la conduite permanente du général commandant les FAS, l’ensemble de la flotte a décollé pour un raid aérien de plusieurs heures au-dessus du territoire national dont les phases principales sont le ravitaillement en vol, la pénétration basse altitude et le tir fictif mais restitué du missile (dépourvu de la charge nucléaire).

Exercices «Banco-Poker» pour l’armée de l’air

 De nombreux moyens de l’armée de l’air ont participé à cette exercice aérien d’envergure appelé Poker pour endosser le rôle soit de protection du raid soit d’adversaire. Rafale, Mirage 2000D, Mirage 2000-5, Alphajet, E-3F, déploiement d’escadrons de défense sol-air, contrôleurs aériens, fusiliers-commandos pour protéger les zones d’alerte… Le général commandant les FAS dirigeait la manœuvre aérienne à partir du COFAS « Général Dubroca » situé à Taverny tandis que le centre national des opérations aériennes (CNOA) situé à Lyon-Mont-Verdun conduisait la manœuvre défensive.

 

Des moyens de la marine nationale (Rafale Marine, Hawkeye) ont aussi été engagés. Cette opération aérienne majeure est aussi l’occasion de tester toute la chaîne de transmission pour apporter l’assurance au président de la République qu’il pourrait, si les circonstances l’exigeaient, transmettre l’ordre d’engagement aux avions placés en alerte en vol.

 

Cet exercice s’est effectué sous les yeux du général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA) et de ses invités, madame Patricia Adam, présidente de la commission Défense à l’Assemblée nationale accompagnée de M. Jean-Jacques Bridey, rapporteur du budget équipement-dissuasion, de M. Carrère, président de la commission des Affaires étrangères et des forces armées au Sénat, de M. Delon, secrétaire général de la sécurité et de la Défense nationales, accompagné du général de division aérienne Steininger, et du général de division de Courrèges, chef du cabinet militaire du Premier ministre, accompagné de M. Verclytte.

Exercices «Banco-Poker» pour l’armée de l’air

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