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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 17:55
"Cybersécurité : il manque 1 milliard d'euros d'investissements en France" (Marc Darmon, président du CICS)

"Il manque probablement un milliard d'investissements sur quelques années pour développer une vraie base industrielle en cybersécurité à la mesure des risques à venir en France" (Marc Darmon, président des industries de la confiance et de la sécurité)

 

21/12/2015 Propos recueillis par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Près de deux mois après les attaques terroristes simultanées à Paris, le président du conseil des industries de la confiance et de la sécurité (CICS), Marc Darmon, par ailleurs directeur général de Thales, précise l'apport et potentiel des industries de la sécurité à la lutte contre le terrorisme, les cyberattaques et la criminalité.
 

LA TRIBUNE - Que peuvent apporter les industriels de la sécurité dans le but de renforcer la lutte contre le terrorisme et plus généralement dans le domaine de la sécurité?
MARC DARMON - Il y a quatre domaines dans lequel l'industrie de la sécurité peut offrir des réponses complémentaires en termes de technologies : anticipation, action, investigation et cybersécurité. La France dispose d'une filière d'excellence capable de proposer aujourd'hui des technologies très novatrices, certaines d'entre elles étant déjà déployées à l'étranger. Ce sont des technologies très récentes qui permettent de réaliser des gains importants en matière de sécurité, dans les quatre domaines.

 

Comment peut-on aujourd'hui progresser dans la phase de l'anticipation afin de mieux localiser, puis identifier des personnes suspectes?
Le premier besoin est celui de supervision mobile ou de surveillance mobile qui peuvent être filature sophistiquée ou de suivi de la situation par exemple. Ces solutions reposeront en partie sur des communications sécurisées à très haut débit qui permettent d'échanger des vidéos et des images en temps réel, entre plusieurs forces de sécurité. Elles doivent fonctionner tout le temps, y compris quand les infrastructures locales sont surchargée ou même en panne. C'est probablement l'une des évolutions les plus importantes pour les forces de sécurité. Ces programmes servent aussi bien dans le domaine de la prévention que dans celui de l'action. Ce type de programmes de communications sécurisées à haut débit se développe déjà dans plusieurs pays, notamment en Angleterre et aux Etats-Unis.

Suite de l'entretien

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 11:55
Comment développer notre industrie de pointe pour la sécurité de demain ?

 

Jean-René LECERF sénateur du Nord, président du Haut comité français pour la défense civile vous invite à la Conférence parlementaire sur la Sécurité qui se tiendra le jeudi 15 mai 2014, à la Maison de la Chimie sur le thème : 

 

Comment développer notre industrie de pointe pour la sécurité de demain ?

 

Avec la participation de : 

Michel FIAT

Président du Pôle Risques 

 
Hervé GUILLOU
Président du Conseil des industries
de confiance et de sécurité (CICS)
 
Evence RICHARD
Directeur de la protection et de la sécurité de l’État,
Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale
 
Vous pouvez vous inscrire en vous rendant sur notre site Internet ou en nous envoyant votre bulletin d'inscription dûment complété à l'adresse inscription@rivington.fr, par fax au 01 84 16 56 58, ou par courrier avant le 13 Mai 2014.
 

Sous la direction scientifique de :

 

 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 08:55
Sécurité : la filière se met en ordre de marche

 

21/11 Alain Ruello, Les Echos

 

Le premier comité de pilotage installe ce matin trois groupes de travail.

Avec l'aide de l'Etat, les industriels veulent cibler cinq pays prioritaires à l'export.

 

Création du Conseil des industries de confiance et de sécurité (le CICS) début octobre, premier comité stratégique à Matignon le 23 du même mois et, ce matin, premier comité de pilotage Etat-Industrie, en marge du Salon Milipol : la toute nouvelle filière des fournisseurs d'équipements et de solutions de sécurité s'organise à marche forcée.

 

La séance présidée par Jean-Marc Ayrault il y a un mois et à laquelle ont participé sept ministres a arrêté les objectifs stratégiques. Dotés de cette feuille de route, les représentants de l'administration, du CICS et de quelques grands opérateurs d'infrastructures vont installer ce matin les trois groupes de travail chargés de les mettre en oeuvre : expression du besoin, politique industrielle et recherche.

 

Programme d'investissements d'avenir, Agence nationale de la recherche, ministères de la Défense ou du Redressement productif : « La première tâche de chaque groupe de travail sera de recenser où est l'argent », explique Hervé Guillou, le président du CICS. Il s'agit évidemment de mieux concentrer les moyens sur les technologies prioritaires, à même de faire la différence à l'international.

 

Chasser en meute

 

Dans son discours d'inauguration de Minipol, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a beaucoup insisté sur la nécessité pour l'Etat d'améliorer le dialogue entre tous les acteurs de la sécurité, notamment en période de baisse de budgets. Evoquant trois domaines - radio numérique, vidéo et protection des forces - dont il attend des avancées, il a par ailleurs promis le soutien de ses équipes auprès des industriels à l'export. Pour mieux conquérir les marchés internationaux, Hervé Guillou estime qu'il faut se concentrer dans un premier temps sur un nombre très restreint de pays. « J'en ai proposé cinq », indique-t-il. Sa deuxième préconisation a souvent été mise en avant en d'autres occasions : chasser en meute, comme savent très bien le faire les Allemands. Quand ils répondent à des appels d'offres de BTP ou de TGV, Vinci ou Alstom par exemple devraient embarquer avec eux des spécialistes français de la sécurité.

 

Les chiffres

10 milliards d'euros : C'est le chiffre d'affaires du secteur des industries de confiance et de sécurité.

50.000 emplois : Les effectifs estimés des entreprises membres du Conseil des industries de confiance et de sécurité (CICS).

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:55
Les professionnels de la sécurité unissent leurs forces

01.10.2013 Alain Ruello, Les Echos

 

Quatre fédérations industrielles se regroupent pour parler d'une seule voix.

 

Les industries de confiance et de sécurité rassemblent leurs forces. Quatre groupements professionnels fortement impliqués dans ce secteur - Fieec (industries électriques, électroniques et de communication), Gifas (aéronautique et spatial), Gican (maritime) et Gicat (armement terrestre) - annoncent ce matin la création d'un « supersyndicat » pour coordonner leurs positions et ainsi parler d'une seule voix en France et à l'international.

 

Le Conseil des industries de confiance et de sécurité (CICS), c'est son nom, a tenu son premier conseil d'administration la semaine dernière. Selon nos informations, il a élu à sa présidence Hervé Guillou, l'un des responsables d'EADS. Le CICS est le pendant industriel de la filière de la sécurité créée par le gouvernement dans la foulée des préconisations du Livre blanc de la défense. Cette filière sera animée par un comité de filière qui devrait être installé par le Premier ministre dans les prochaines semaines.

 

Le domaine de la sécurité est très vaste. Le CICS s'en tiendra aux équipements et aux solutions de sécurité. Ce qui représente tout de même une grosse part du gâteau : sécurité des frontières terrestres et maritimes, transport de passagers ou de marchandises, sécurité civile, infrastructures et grands événements, sans oublier bien sûr tout ce qui a trait à la cybersécurité.

 

Même si les statistiques précises manquent encore, toutes ces activités représentent 50.000 salariés en France, plutôt hautement qualifiés, pour un chiffre d'affaires de 10 milliards d'euros. Celles-ci réalisent plus de la moitié de leurs revenus à l'exportation et affichent une croissance à deux chiffres. « Nous sommes les constructeurs de la sécurité, pas les opérateurs », précise aux « Echos », Hervé Guillou. Une société comme Veritas n'est donc pas éligible comme membre du CICS. Tout comme le Corac pour l'aéronautique ou le Cospace pour l'espace, la nouvelle filière de la sécurité va plancher, en relation avec les pouvoirs publics et les grands donneurs d'ordre privés ou semi-publics, sur l'expression des besoins, la recherche et la politique industrielle. Sur ce dernier volet, la question des normes est majeure. Avec le CICS, la France peut espérer chasser en meute.

 

La France part en retard

 

Une partie de la bataille se joue d'ailleurs à Bruxelles qui a dans les cartons un projet de directive sur le secteur. Il n'y a pas de temps à perdre, car la France, une fois encore, part en retard. Les Britanniques ont cinq ans d'avance, les Etats-Unis encore plus, eux qui se sont dotés d'un département de la sécurité intérieure (« homeland security ») au lendemain ou presque des attentats du 11-Septembre.

 

« Jusqu'ici, la France n'était pas capable de fournir un point de vue unique vis-à-vis de l'extérieur », confirme Hervé Guillou. Grâce au socle technologique que lui a apporté l'industrie de défense, les professionnels de la sécurité peuvent espérer conserver une certaine avance technologique à l'international, en matière d'identité numérique par exemple.

 

 

Le CICS en bref

Le Conseil des industries de confiance et de sécurité rassemble quatre syndicats professionnels : Fieec, Gican, Gicat et Gifas.

Il s'inscrit dans le cadre de la filière nationale de la sécurité créée par le gouvernement.

Son périmètre représente 50.000 salariés et 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Les enjeux de la filière portent sur les normes de vidéosurveillance, l'identité numérique, les communications sécurisées, la cybersécurité ou la protection des grandes infrastructures.

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