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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 12:30
photo Philippe Chapleau

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04.01.2016 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Le prochain départ de la 13e DBLE des E.A.U va mettre fin à la présence du DIO 13 à Bagdad. Depuis un an, les légionnaires, par groupe d’une trentaine d’hommes, forment les membres de l’ICTS (Iraqi Counter Terrorism Service) ; leur dernier mandat prendra fin en février de cette année.

Les formateurs français, majoritairement fournies par la 13e DBLE, auront au moins eu la satisfaction de voir leurs élèves au combat, lors de la bataille de Ramadi. Leur prestation, bien supérieure en qualité à celle des unités de l’armée régulière irakienne, aura permis la reprise du centre-ville et du quartier des administrations sans casse majeure. Etrillé en 2014, l’ICTS avait été repris en main, réorganisé et reformé. Avec succès.

Ce succès a vite été récupéré par tous les pays qui contribuent à la formation de cette unité forte d’environ 7000 hommes et qui dépend directement du Premier ministre irakien. La presse australienne a ainsi claironné que des commandos de la Task Group Taji ont conseillé l’ICTS sur le front même et qu’ils ont guidé "un millier" de frappes de la coalition. Un porte-parole australien a démenti, précisant seulement que "a Special Operations Task Group of about 80 personnel has deployed to Iraq and is providing military advice and assistance to the Counter-Terrorism Service of the ISF" (voir ici).

Aux E.A.U, là où est installée la 13e DBLE, on n’en est pas à tresser des couronnes de lauriers pour tous ceux qui, au cours des trois mandats du DIO, ont contribué à redynamiser, renforcer et conseiller l’ICTS. Mais la satisfaction est de mise.

Ainsi, les cours de déminage/neutralisation d’engins explosifs (C-IED) ont payé. "Lors du début de la reprise de Ramadi, sur les trois premiers jours, ils (les Irakiens) ont rencontré 62 IED et ils n'ont eu que quatre blessés, ce qui est remarquable par rapport aux tristes bilans qu'ils avaient pu avoir sur d'autres opérations", souligne le commandant Enguerrand, chef du DIO 13 lors de l’avant-dernier mandat. "Il y a six mois, on aurait eu 60 morts" dans cette situation, renchérit l'adjudant-chef Mikhaïl qui a présenté le cours C-IED à Jean-Yves Le Drian lors de son passage de samedi soir aux Emirats (voir la photo ci-dessous).

La formation concernait aussi l’instruction sur l’armement et le tir, l’entraînement physique et le combat. Avec des petits plus : "Une partie des cours est donnée en arabe par des légionnaires arabophones", explique le lieutenant-colonel Philippe, premier patron du DIO. "En plus, le cursus et les méthodes pédagogiques de la Légion sont vraiment adaptés à la formation des étrangers."

Fin février, le DIO 13 quittera Bagdad. Retour aux Emirats pour préparer le transfert vers le Larzac et le passage de témoin au futur "5e Cuir".

A Bagdad, le DIO Légion sera remplacé par un DIO armé par le 3e RPIMa. Autre style certainement, "mais ça restera léger, fin et manœuvrier", conclut en souriant le colonel L-G.

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 16:30
La question de l’eau au Moyen-Orient : paradoxes et enjeux

Géopolitique de l’eau dans le Golfe Crédits Philippe Rekacewicz (2002)

 

11.10.2015 ANAJ-IHEDN

 

Région aride par excellence, le Moyen-Orient connaît en plusieurs endroits une situation de stress hydrique qui place l’eau au cœur de nombreux enjeux : accès, contrôle, partage mais aussi enjeux de développement et d’intégration régionale. Pourtant, la question de l’eau est paradoxalement souvent noyée dans le flot d’actualités concernant cette région – terrorisme, printemps arabes ou conflit israélo-palestinien–. Elle ne semble devoir revenir sur le devant de la scène qu’en l’absence d’autres nouvelles alors même qu’elle est inextricablement liée aux évènements régionaux.

 

Lire l'article

 

La question de l’eau au Moyen-Orient : paradoxes et enjeux

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 17:30
Armements: la Russie pourrait lancer une coproduction avec les Emirats

 

JOUKOVSKI (région de Moscou), 13 août - RIA Novosti

 

La Russie envisage de produire des armements conjointement avec les Emirats arabes unis, a annoncé mardi Igor Sevastianov, directeur général adjoint du principal exportateur d'armes russe Rosoboronexport.

 

"Il existe une proposition afin d'engager une coopération avec les Emirats dans la production d'armements", a déclaré M. Sevastianov aux journalistes, sans préciser de quels armements il s'agit.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 17:30
Crise sans précédent au sein du club des monarchies du Golfe

 

 

05 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

RYAD - Une crise sans précédent a éclaté au sein du club des monarchies arabes du Golfe, dont trois membres, conduits par l'Arabie saoudite, ont décidé mercredi d'isoler le Qatar, accusé de soutenir activement la mouvance islamiste.

 

L'Arabie, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont rappelé leurs ambassadeurs au Qatar, reprochant à Doha ses ingérences dans les affaires de ses voisins, une première dans l'histoire du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui rassemble depuis 1981 six monarchies du Golfe.

 

Doha a aussitôt regretté cette décision et affirmé qu'il n'allait pas retirer ses ambassadeurs des trois pays.

 

Dans un communiqué, le Qatar a évoqué des divergences sur des questions régionales et affirmé sa détermination à respecter ses engagements au sein du CCG, y compris concernant sa stabilité et la sécurité de ses membres.

 

Le retrait des ambassadeurs a été annoncé au lendemain d'une réunion, houleuse selon la presse, des ministres des Affaires étrangères du CCG à Ryad.

 

Les pays du CCG ont tout fait auprès du Qatar pour s'entendre sur une politique unifiée (...) garantissant la non-ingérence de façon directe ou indirecte dans les affaires internes de chacun des pays membres, affirment dans un communiqué commun les trois pays.

 

Ils ont demandé au Qatar de ne soutenir aucune action de nature à menacer la sécurité et la stabilité des Etats membres, citant notamment les campagnes dans les médias, une allusion à Al-Jazeera.

 

Cette chaîne, outil de la diplomatie du Qatar, a toujours exaspéré les pays de la région, et selon les experts, elle s'emploie à soutenir les islamistes, notamment en Egypte.

 

L'Egypte a exacerbé les différends

 

Le communiqué souligne qu'en dépit de l'engagement à respecter ces principes pris par l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, lors d'un mini-sommet avec l'émir du Koweït et le roi d'Arabie à Ryad en novembre, son pays ne les a pas respectés.

 

Ce mini-sommet, à l'initiative de l'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, était destiné à surmonter le profond désaccord entre Doha d'une part et Ryad, Abou Dhabi et Manama de l'autre sur la conduite à suivre face au nouveau pouvoir installé par l'armée en Egypte en juillet 2013 après l'éviction du président islamiste Mohamed Morsi.

 

Les trois pays ont perdu tout espoir d'un changement de la politique du Qatar. Ils ont été profondément déçus, a estimé à l'AFP l'analyste émirati Abdelkhaleq Abdallah.

 

L'émir du Qatar n'a pas pu honorer son engagement (...) et il semble que la vieille garde est toujours active et influente au Qatar, a-t-il estimé, évoquant l'entourage de cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, qui avait abdiqué en juin en faveur de son fils, Tamim.

 

Pour Ryad, Abou Dhabi et Manama, il est temps d'exercer des pressions sur le Qatar dans l'espoir que l'isolement de ce pays l'amène à changer sa politique, désormais inacceptable aux plans arabe et régional, a indiqué M. Abdallah.

 

Ce richissime pays gazier, dont la diplomatie a pris une dimension démesurée dans la foulée du Printemps arabe, s'est ainsi rangé ouvertement du côté des Frères musulmans écartés du pouvoir en Egypte, tandis que les trois autres pays ont apporté un soutien massif tant politique que financier au nouveau pouvoir égyptien.

 

Outre ce dossier, le Qatar est soupçonné par ses trois voisins de soutenir les islamistes proches des Frères musulmans dans leurs pays, dont des dizaines ont été condamnés à la prison aux Emirats arabes unis.

 

La justice des Emirats vient de condamner un Qatari à sept ans de prison. Il était poursuivi pour collecte de fonds au profit d'islamistes dans ce pays, accusés de vouloir renverser le régime.

 

La crise, qui couvait depuis plusieurs mois, s'était déjà manifestée en février par le rappel par les Emirats de leur ambassadeur à Doha, pour protester contre des propos de l'influent prédicateur islamiste Youssef al-Qaradaoui, accusant Abou Dhabi d'hostilité envers les Frères musulmans.

 

Au Koweït, président en exercice du CCG, le président du Parlement Marzouk al-Ghanem s'est dit très inquiété par le rappel des ambassadeurs, émettant l'espoir que cette mesure n'affectera pas le sommet arabe prévu fin mars à Koweït.

 

Le CCG comprend, outre l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Koweït et le Qatar, le sultanat d'Oman, connu pour sa politique réservée.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 18:30
photo Marine Nationale P. GHIGOU

photo Marine Nationale P. GHIGOU

23 mai 2013 Par BPC Tonnerre

 

Du 15 au 20 mai 2013, Ta’Awoun, exercice amphibie bilatéral organisé par la France et les Emirats Arabes Unis (EAU), s’est déroulé au large d’Abu Dhabi. Ta’Awoun a été conduit conjointement, par les forces armées émiriennes et par le groupe amphibie français déployé pour la mission Jeanne d’Arc 2013, composé du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et de la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues.

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La manœuvre conjointe comportait plusieurs phases : une manœuvre amphibie, un exercice de défense aérienne, un exercice d’évolution tactique, un exercice de lutte anti-surface et l’entraînement d’un hélicoptère émirien sur le pont d’envol du BPC Tonnerre. Le vice-amiral Marin Gillier, commandant la zone maritime de l’océan Indien (ALINDIEN) arborait sa marque à bord du BPC Tonnerre puisqu’il avait conjointement embarqué avec son état-major.

Pour mener à bien cet exercice, les forces émiriennes ont engagé deux Mirage 2000, un patrouilleur, un hélicoptère UH-60 Blackhawk. Dix marines ont également embarqué à bord du BPC Tonnerre.

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Côté français : la FASM Georges Leygues et le BPC Tonnerre, qui accueille un détachement de la flottille amphibie avec un engin de débarquement amphibie rapide (EDAR) et deux chalands de transport de matériels (CTM), un détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) avec un Puma et deux Gazelle, et un détachement marine de la 22S avec une Alouette III. Dix véhicules et quatre-vingt-quinze soldats de la 13ème demi-brigade de Légion étrangère (DBLE), ainsi que deux Rafale de l’armée de l’Air ont complété le dispositif.

La réussite de cet exercice témoigne du niveau de coopération militaire franco-émirien et de l’aptitude des deux pays à mener ensemble des opérations amphibies combinées. De plus, il éprouve la capacité de coopération interarmées à bord d’un BPC.

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Dès la fin de l’exercice Ta’Awoun, le groupe amphibie français a quitté les eaux des EAU, pour poursuivre sa mission, support à l’entraînement et à la formation des officiers-élèves actuellement en stage d’application à la mer dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2013.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 17:30
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

27/05/2013 Marine nationale

 

Le groupe amphibie français, déployé pour la mission Jeanne d’Arc 2013, et les forces armées émiriennes ont conduit un entraînement amphibie bilatéral baptisé Ta’Awoun, au large d’Abu Dhabi du 15 au 20 mai dernier.

 

Pour cet entraînement, le dispositif français comprenait un groupe amphibie, constitué du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et de la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues. Des véhicules, des militaires de la 13ème demi-brigade de Légion étrangère (DBLE) et deux Rafale de l’armée de l’Air faisaient partie du dispositif. Le Tonnerre a quant à lui, accueilli à son bord un détachement de la flottille amphibie avec un engin de débarquement amphibie rapide (EDAR) et deux chalands de transport de matériels (CTM), un détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) et un détachement marine de l'escadrille 22S. Les forces émiriennes ont engagé de leur côté deux Mirage 2000, un patrouilleur, un hélicoptère UH-60 Blackhawk. Dix marins émiriens ont embarqué à bord du Tonnerre durant l’entraînement.

 

La manœuvre conjointe comportait plusieurs phases: manœuvre amphibie, entraînement de défense aérienne, évolution tactique, lutte anti-surface et entraînement d’un hélicoptère émirien sur le pont d’envol du BPC Tonnerre.

 

La réussite de cet entraînement témoigne du niveau de coopération militaire franco-émirien et de l’aptitude des deux pays à mener ensemble des opérations amphibies combinées. Ta’Awoun fait partie des activités de coopération bilatérales qui visent à développer l’interopérabilité et le partage d’expérience entre les deux armées pour renforcer notre capacité à intervenir, le cas échéant dans le golfe arabo-persique et l’océan indien. À ce titre, chaque année, une trentaine d’escales se sont tenu aux Émirats Arabes Unis (EAU) donnant lieu, pour la plupart, à des activités de coopération.

 

Dès la fin de l’exercice Ta’Awoun, le groupe amphibie français a poursuivi sa mission, support à l’entraînement et à la formation des officiers-élèves.

 

Depuis le 18 mai 2013, le vice-amiral Marin Gillier, commandant la zone maritime de l’océan Indien (ALINDIEN), et son état-major interarmées (EMIA), ont embarqué à bord du Tonnerre. L’objectif de cet embarquement est de conserver l’aptitude de l’EMIA à embarquer à tout moment, en cas d’intensification d’une menace dans la zone.

photo Marine Nationale

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 11:06
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