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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 11:30
La France propose au Qatar une nouvelle version de 4.000 tonnes de la frégate multimissions FREMM (Crédits : DCNS)

La France propose au Qatar une nouvelle version de 4.000 tonnes de la frégate multimissions FREMM (Crédits : DCNS)

 

29/03/2016 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Alors que s'ouvre ce mardi le salon naval de défense de Doha (DIMDEX), tous les yeux sont rivés sur la compétition que se livrent DCNS et l’italien Fincantieri pour remporter le programme Protector évalué à 4 milliards d'euros.

 

Bataille navale épique dans le golfe persique entre Fincantieri et DCNS. Alors que s'ouvre ce mardi le salon naval de défense DIMDEX à Doha, les deux groupes navals européens s'affrontent très durement pour remporter un contrat, baptisé Protector qui est estimé à 4 milliards d'euros. Il permettra d'équiper la marine qatarie (Qatar Emiri Navy) de navires de guerre (frégates ou corvettes) disposant d'une capacité de défense antimissile balistique.

C'est le seul programme prioritaire cette année de Doha, Airbus Helicopters devra patienter pour la mise en vigueur du contrat portant sur la vente de 22 NH-90, des hélicoptères de transport. Le Qatar, qui avait été soutenu par la France pour organiser la Coupe du monde de football en 2022, souhaite disposer de ce système de défense aérienne pour protéger son territoire lors de cet évènement médiatique planétaire.

 

Une nouvelle FREMM à l'export

La marine qatarie, qui a évalué la proposition de Fincantieri il y a un mois environ, vient de finir les évaluations de l'offre de DCNS basée sur la toute nouvelle version des frégates multimissions, la FREMM Extended Range (4.000 tonnes) armées notamment de missiles Aster 30 (antiaérien et antibalistique) et Exocet (mer-mer). La marine qatarie, qui ne dispose que d'une flotte modeste dont le plus grand bâtiment est un patrouilleur de 56 mètres (4 patrouilleurs Barzan), ne voudrait pas de très gros navires.

En outre, les deux industriels, qui proposent des bâtiments disposant d'une défense antiaérienne et antibalistique (Missiles Aster), devront convaincre le Qatar de l'efficacité du système Anti-Air Missile (SAAM). Car le patron de l'Air Defence, qui conseille la marine sur ce volet, est réputé n'acheter qu'aux Américains.

 

Un gros combat entre l'Italie et la France

La guerre fait rage entre les deux compétiteurs et les deux pays. Les deux ministres de la Défense italien et français, Roberta Pinotti et Jean-Yves Le Drian, sont présents à Doha pour soutenir les offres de leurs industriels. Fincantieri, qui sponsorise DIMDEX 2016, aurait réussi étrangement à convaincre le comité de sélection tandis que DCNS, qui est étroitement associé à Thales (radars Herakles et Smartel) et au missilier MBDA, aurait la préférence du pouvoir. "C'est un choix politique", assure-t-on en France.

Mais les Italiens ont remonté leur cote auprès de Doha. Ils ont finement joué en soutenant un très grand projet de musée archéologique au Qatar auquel tient beaucoup l'émir Tamim ben Hamad Al Thani et dans lequel baignent notamment Fincantieri et Finmeccanica. Fin janvier, l'émir était à Rome où il a rencontré plusieurs grands patrons, dont ceux de Finmeccanica et Fincantieri. Certains s'interrogent sur la concomitance des deux projets...

De leur côté, les Français ne sont pas non plus restés inactifs en démontrant aux Qataris que l'offre italienne avec un radar basé à terre pour détecter la menace aérienne ne tenait pas la route. Ce dispositif aurait limité les missions des corvettes qataries au seul large des côtes de l'émirat. Les Italiens ont donc dû rajouter un nouveau bâtiment (un LHD?) aux trois corvettes de 90 mètres, qui ne peuvent pas intégrer un radar early-warning, pour compléter leur offre. Ce qui rend l'offre italienne beaucoup moins attractive.


 

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 16:30
Le contrat Qatar est entré en vigueur pour 2015 - photo Armée de l'Air / EMA

Le contrat Qatar est entré en vigueur pour 2015 - photo Armée de l'Air / EMA

 

16/12/2015 Par Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Le Qatar a réglé le premier acompte du contrat portant sur l'achat de 24 Rafale à Dassault Aviation.


Le Qatar a enfin réglé le premier acompte du contrat portant sur l'achat de 24 Rafale à Dassault Aviation, explique-t-on à La Tribune. Ce qui confirme une information des "Echos". Ce premier chèque va permettre la mise en vigueur de ce contrat emblématique de 6,3 milliards d'euros. Il n'y avait pas plus d'inquiétudes que cela en France aussi bien chez les industriels qu'au plus haut niveau de l'État même si Doha a mis huit mois environ à payer cet acompte.

En outre, la France, qui a conclu le 22 septembre un contrat sur la formation opérationnelle des pilotes qataris, a également reçu un premier chèque. Ce contrat entre dans l'accord global de la vente des Rafale. C'est l'armée de l'air qui a signé ce contrat et dispensera la formation aux futurs pilotes qataris sur Rafale. Doha paiera directement les prestations de formation à l'armée de l'air, qui aurait été conseillée sur ce dossier par l'Agence du patrimoine immatériel de l'État (APIE). L'imputation se fera sur le budget opérationnel de programme (BOP) 178 de l'armée de l'air en vertu d'un décret de 2009. Ce type de contrat  est une grande première pour l'armée de l'air.

 

Un contrat de 6,3 milliards d'euros

Le Qatar avait signé début mai un contrat de 6,3 milliards d'euros (armement compris de MBDA et Safran) pour l'acquisition de 24  Rafale (six en version biplace et 18 en version monoplace). Une signature en présence du président français, François Hollande, qui avait lancé en anglais "Good choice" à l'adresse du général qatari Ahmad al-Malki. Ce dernier avait supervisé les négociations avant de signer le contrat avec le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier.

Les avions de combat seront livrés à partir de 2018 avec une livraison par mois à raison de 11 avions par an, selon le ministère de la Défense. Ils seront équipés de tous les armements possibles, notamment des missiles de croisière Scalp et de missiles air-air Meteor. Une centaine de mécaniciens très spécialisés qataris seront formés en France, et 36 pilotes.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:30
D'où vient la fortune de l'État islamique ?

 

18/11/15 Alain Mouton, journaliste  - Trends

 

L'État islamique, l'organisation derrière les attentats de Paris, est une des armées de mercenaires les plus solvables au monde. Elle tire ses gigantesques moyens financiers de diverses sources: pétrole, chantage, enlèvements, antiquités et même coton. À cela, on peut ajouter des dons de mécènes des riches États du Golfe.

 

Des terroristes ont pu commettre des attentats au nom de l'État islamique (EI, IS ou Daech) principalement parce qu'ils disposaient de suffisamment de moyens financiers pour préparer leurs opérations sanguinaires. Et de l'argent, l'EI en a en abondance.

Différents rapports de services secrets et de groupes de réflexion en Europe et aux État-Unis font état de très diverses sources de financement dans le chef de l'État islamique. Pour 2015, le budget de l'organisation est estimé à 2 milliards de dollars. D'où vient cette manne d'argent ?

 

1. Un État qui lève des impôts

Le 29 juin 2014, Daech a proclamé le Califat islamique dans certaines parties de la Syrie et de l'Irak, où l'on applique sévèrement la charia islamique. Profitant d'un vide de pouvoir en Irak et des révoltes contre le régime de Bachar el-Assad en Syrie, l'État islamique a pu s'ancrer dans la région et même prendre le relais d'un gouvernement classique.

Qui dit gouvernement, dit impôts. IS perçoit effectivement ceux-ci dans les zones sous son contrôle. Des impôts allant jusqu'à 50% des revenus des fonctionnaires et des employés irakiens et syriens. Les camions de passage dans la région doivent s'acquitter d'une taxe de transport. La population - quelque 10 millions de personnes vivent dans les zones contrôlées par l'État islamique - doit payer une sorte d'impôt de révolution. L'argent est en partie utilisé pour remplir un certain nombre de tâches étatiques, comme l'approvisionnement en eau et les soins de santé. C'est en effet une façon idéale de s'attirer la sympathie des populations locales. Mais la majeure partie des impôts est allouée au paiement des combattants de l'État islamique.

Prendre le rôle de l'État signifie aussi avoir accès aux réserves d'une Banque Nationale. L'EI dispose de 400 millions de dollars de réserves en devises depuis la prise de la ville de Mossoul au nord de l'Irak, où se trouve un siège local de la Banque Nationale irakienne. Avec cet argent, IS a les moyens de payer, pendant une année entière, 600 dollars par mois à 60.000 combattants, tweetait le Britannique Eliot Higgins, spécialiste de l'islam.

Depuis sa capitale officieuse à Raqqa, l'EI contrôle les principaux territoires agricoles de Syrie, où l'on cultive des céréales, mais surtout du coton. Céréales et coton représentent 7% des revenus de l'État islamique (voir tableau). Avant la guerre, la Syrie était le plus important producteur de coton au monde et Daech contrôle désormais 90% des champs du pays. Le coton est transporté vers la Turquie par des routes de contrebande, où il est revendu en pratiquant le dumping. Le gouvernement turc, officiellement opposé à l'État islamique, ferme les yeux. IS gagne ainsi 180 millions d'euros par an grâce à la vente de coton, de céréales et d'autres cultures. Un agriculteur doit par ailleurs payer un impôt sur une partie du produit.

 

2. Les revenus du pétrole

Les routes de contrebande entre la Syrie et la Turquie sont aussi empruntées pour l'exportation de pétrole. IS contrôle d'importantes sources de pétrole en Syrie (60% du total), en fait l'exploitation et en vend le produit. Les revenus du pétrole représenteraient plus de 700 millions de dollars par an, soit 38% des revenus de l'État islamique. L'organisation terroriste produirait des dizaines de milliers de barils par jour, qui sont vendus à un prix d'à peine 20 à 25 dollars le baril alors que le prix sur les marchés internationaux tourne autour des 44 dollars.

Daech est devenue une compagnie pétrolière qui tourne bien, écrivait le Financial Times en octobre. La vente de pétrole se fait dans le plus pur style de la mafia: l'acheteur est mis sous pression pour conclure un deal lucratif pour l'EI.

Et pour la gestion des champs de pétrole, l'État islamique attire des techniciens et des ingénieurs avec de hauts salaires. La production de pétrole continue à fonctionner, malgré les bombardements des sites par la coalition internationale. La vétusté des infrastructures de pompage de pétrole, qui exige de nouveaux investissements, semble poser un plus grand problème à l'État islamique.

Le plus important acheteur du pétrole de l'EI est la Turquie, pourtant membre de l'OTAN et membre de la coalition internationale contre l'organisation terroriste. Et la Turquie n'est pas sanctionnée pour ce commerce par les États-Unis. Pour les experts en politique internationale, c'est une preuve du rôle ambigu joué par la Turquie et les États-Unis dans la région.

Autre situation absurde: l'EI contrôle différentes centrales électriques qui s'avèrent cruciales pour l'approvisionnement des parties de la Syrie sous contrôle du régime de Bachar el-Assad. Le gouvernement syrien paye l'État islamique pour cette électricité, alors que les deux parties se mènent une guerre sans merci.

L'exploitation d'autres matières premières, comme le ciment et les phosphates, représente encore 20% des revenus.

 

3. La vente de trésors culturels

Les musées et sites archéologiques de Syrie et d'Irak hébergent des oeuvres d'art millénaires. Les combattants de l'EI, qui considèrent ces antiquités comme une forme d'idolâtrie, postent régulièrement des vidéos dans lesquelles on les voit saccager ces trésors culturels.

Mais à côté de cela, ces objets d'art représentent une importante source de revenus. Certains datent d'il y a 8000 ans. Le pillage des musées rien que dans la région syrienne d'Al-Nabuk aurait déjà rapporté plus de 36 millions de dollars à l'EI.

 

4. Enlèvements et trafic d'esclaves

Le chantage et les enlèvements contribuent aussi à la manne de l'EI. Les opposants à l'organisation terroriste ou les minorités religieuses voient par ailleurs leurs propriétés confisquées et vendues par Daech. Cela vaut aussi pour les propriétés des réfugiés.

Et il y a encore le commerce d'esclaves de femmes issues de toutes sortes de groupes minoritaires. Une pratique moyenâgeuse qui rapporte.

 

5. Mécènes

Ce dont on parle peu, ce sont les lignes d'approvisionnement financier en provenance des États du Golfe comme l'Arabie Saoudite et le Qatar. Il ne s'agit pas d'un soutien direct d'État, mais de financement par de riches mécènes qui ont de la sympathie pour le fondamentalisme musulman. Un tel financement international fait de l'État islamique une véritable multinationale terroriste.

L'importance de cette source de revenus recule toutefois à seulement 2% des revenus.

Pendant longtemps, le Koweït a été une plaque tournante pour le transfert de ces fonds vers les organisations djihadistes, mais depuis peu, de tels flux d'argent sont contrôlés plus sévèrement.

Un important 'fundraiser' était le Tunisien Tariq Bin-Al-Tahar Bin Al Falih Al-'Awni, qui a réussi à recueillir 2 millions au Qatar pour Daech. Il a été tué par un drone américain en juin.

 

6. Payer des mercenaires et être payé

Enfin, l'EI est dans les faits une armée de mercenaires qui recrute partout dans le monde. Les combattants en Syrie proviennent de 110 pays au moins. La majorité - ce qui est surprenant - ne vient peut-être pas d'Europe mais d'Arabie Saoudite (2.500) et de Tunisie (3.000), contre environ 400 de Belgique et 800 de France. Ils constituent une source de revenus parce que, entre autres, ils emportent avec eux de l'argent, par exemple d'un crédit à la consommation engagé en Europe et jamais remboursé.

D'après le criminologue français Xavier Raufer, de nombreux combattants en Syrie issus de France et de Belgique par exemple sont liés à des réseaux criminels dans leur pays d'origine. Ils seraient impliqués dans des trafics d'armes et de drogue. Quand ils partent en Syrie, ils emporteraient également les moyens financiers nécessaires.

La caractéristique propre aux mercenaires, c'est qu'ils se mettent à disposition de ceux qui paient le plus. Cela est aussi vrai en Irak et en Syrie. Pour les mercenaires actifs dans les groupes de rebelles dits modérés - par ailleurs financés par les États du Golfe, mais aussi par les États-Unis (qui combattent contre l'État islamique et contre Assad) -, la tentation est grande de franchir le pas vers l'EI, meilleur payeur. Lors de leur transition, ils peuvent également emporter du matériel militaire, qui leur est ironiquement livré en suffisance par les pays qui combattent Daech.

 

Répartition des revenus de l'Etat Islamique

Pétrole 38%

Gaz        17%

Chantage / Impôts / art               16%

Mines de phosphate     10%

Production de ciment   10%

Coton / céréales              7%

Dons     2%

Source: GRC

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 16:30
Les Etats-Unis vont accélérer leurs ventes d'armes aux pays du Golfe

"Nous sommes tombés d'accord pour accélérer certaines ventes d'armes qui sont nécessaires et qui ont pris trop de temps par le passé", a déclaré John Kerry lors d'une conférence de presse au Qatar.

 

04/08/2015 Par latribune.fr

 

Les États-Unis vont "accélérer" leurs ventes d'armes aux pays arabes du Golfe, a annoncé lundi le secrétaire d'État John Kerry, les monarchies s'inquiétant des ambitions régionales de leur rival iranien chiite et de l'accord sur le nucléaire.

 

Déjà très présents militairement, les États-Unis vont "accélérer" leurs ventes d'armes aux pays arabes du Golfe, a annoncé lundi le secrétaire d'État John Kerry, les monarchies sunnites s'inquiétant des ambitions régionales de leur rival iranien chiite et de l'accord sur le nucléaire. "Nous sommes tombés d'accord pour accélérer certaines ventes d'armes qui sont nécessaires et qui ont pris trop de temps par le passé", a déclaré John Kerry lors d'une conférence de presse au Qatar.

John Kerry était à Doha pour rassurer ses homologues des monarchies du Golfe sur les bienfaits de l'accord international sur le nucléaire iranien pour la sécurité de la région. Il a participé à une réunion exceptionnelle des ministres des Affaires étrangères des pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) : Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar. "Nous sommes tombés d'accord pour engager des formations très particulières (...) pour échanger et partager des renseignements", a poursuivi le chef de la diplomatie américaine.

 

Missiles balistiques

Il a également évoqué une poursuite des discussions entre les États-Unis et leurs alliés du Golfe, engagées à Camp David en mai, sur l'intégration des systèmes de missiles balistiques des pays de la région, ainsi que "l'augmentation du nombre d'exercices" militaires conjoints. "Ce sont quelques exemples de la manière dont nous pensons que la sécurité de la région peut être renforcée et la coopération améliorée", a plaidé John Kerry au côté du ministre des Affaires étrangères du Qatar, Khaled al-Attiya.

Ce dernier, parlant au nom de son pays, a assuré que l'accord sur le nucléaire iranien était "la meilleure option parmi d'autres". Les monarchies du Golfe, conduites par l'Arabie saoudite, ont accueilli avec prudence l'accord historique conclu le 14 juillet à Vienne entre l'Iran et les grandes puissances du groupe 5+1 (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni, Allemagne), sous l'égide de l'Union européenne.

D'une durée de dix ans, le compromis doit garantir que Téhéran ne se dotera pas de la bombe atomique en échange d'une levée progressive et conditionnelle des sanctions internationales qui étouffent son économie. Mais les puissances sunnites redoutent que leur rival chiite ne cherche dorénavant à élargir encore son influence dans le monde arabe et à s'imposer comme la puissance régionale.

 

- "un bon accord" -

Un diplomate américain s'est félicité que le chef de la diplomatie saoudienne, Adel al-Jubeir, ait "exprimé publiquement la satisfaction du gouvernement saoudien devant un bon accord". Mais le même Adel al-Jubeir avait dénoncé la semaine dernière des "déclarations agressives" émanant de responsables iraniens, après que Téhéran a accusé Bahreïn, allié de Ryad, d'exacerber les tensions en portant des accusations infondées contre Téhéran. Dimanche au Caire, John Kerry avait déjà assuré que le règlement avec l'Iran renforcerait la sécurité des pays arabes, inquiets des ambitions de Téhéran. Des propos quelque peu contradictoires avec la volonté des États-Unis d'accélérer les ventes d'armes dans les pays du Golfe.

Au même moment, dans une déclaration télévisée, le président iranien Hassan Rohani affirmait que l'accord nucléaire allait créer un "nouveau climat" régional afin de régler des conflits armés comme au Yémen et en Syrie. Poids lourd du Golfe, l'Arabie saoudite dirige une coalition arabe qui mène depuis fin mars au Yémen des frappes aériennes contre les rebelles chiites Houthis, afin d'empêcher cette rébellion soutenue par l'Iran de s'emparer de tout le pays. En Syrie, l'Iran est le principal allié régional du régime du président Bachar al-Assad, alors que l'Arabie saoudite soutient l'opposition.

 

La Syrie évoquée

John Kerry a rencontré à Doha ses homologues russe et saoudien, Sergueï Lavrov et Adel al-Jubeir, pour parler essentiellement du conflit syrien. A l'issue de cette réunion tripartie inédite, Sergueï Lavrov a dénoncé comme "contre-productives" les mesures supplémentaires annoncées par Washington pour défendre ses alliés combattant en Syrie. John Kerry s'est envolé en soirée pour Singapour.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 10:30
Rafale : le Qatar n'a pas encore payé son acompte

Le Qatar avait signé début mai un contrat de 6,3 milliards d'euros (armement compris) pour l'acquisition de 24 Rafale (six en version biplace et 18 en version monoplace), (Crédits : Dassault Aviation)

 

06/07/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Plus de deux mois après la signature du contrat d'acquisition de 24 Rafale à Doha, le Qatar n'a toujours pas payé son acompte, selon des sources concordantes. Mais Paris n'est pas inquiet.

 

Plus de deux mois après la signature en grande pompe du contrat d'acquisition de 24 Rafale (plus 12 en option) le 4 mai à Doha, le Qatar n'a toujours pas payé son acompte, selon des sources concordantes. Pas d'acompte, pas de contrat en vigueur. Pour autant, pas de panique. En France, personne n'est très inquiet sur cette transaction financière, qui prend un peu plus de temps que prévu. D'autant que le ramadan ralentit actuellement ce type de discussions. "Nous sommes très confiants, Doha nous donne régulièrement des assurances", assure-t-on à La Tribune.

Pourquoi un tel retard? Selon nos informations, Doha doit mobiliser de nouveaux crédits pour le budget du ministère de la Défense, qui a dû faire face à de très grosses dépenses d'acquisition de matériels américains, notamment les systèmes de défense aérienne, dix batteries Patriot pour plus de 7 milliards de dollars en juillet 2014, suivi d'un contrat de maintenance de ces systèmes de 2,4 milliards de dollars en décembre 2014. L'acompte devrait être versé très rapidement. "C'est imminent", explique-t-on à La Tribune. A suivre...

 

Un contrat de 6,3 milliards d'euros

Le Qatar avait signé début mai un contrat de 6,3 milliards d'euros (armement compris de MBDA et Safran) pour l'acquisition de 24  Rafale (six en version biplace et 18 en version monoplace), en présence du président français, François Hollande, qui avait lancé en anglais "Good choice" à l'adresse du général qatari Ahmad al-Malki, qui a supervisé les négociations avant de signer le contrat avec le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier.

Les avions de combat seront livrés à partir de 2018 avec une livraison par mois à raison de 11 avions par an, selon le ministère de la Défense. Ils seront équipés de tous les armements possibles, notamment des missiles de croisière Scalp et de missiles air-air Meteor. Une centaine de mécaniciens très spécialisés qataris seront formés en France, et 36 pilotes.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 16:55
Rafale : Dassault se dit capable de doubler sa production avec un investissement quasi nul

Pressé de dire si une augmentation de cadence pour le Rafale nécessiterait des investissements industriels, le PDG de Dassault Aviation a estimé que ces investissements seraient "très légers".

 

13/05/2015 latribune.fr 

 

Le groupe augmentera les cadences s'il obtient un troisième contrat cette année avec l'Inde, explique Eric Trappier, le Pdg de l'avionneur. Le groupe doit finaliser avec ce pays la vente de 36 appareils, après les deux premiers et tout récents contrats signés au Qatar et en Egypte.

"Il y a toujours une chaîne de production, mais on augmentera les cadences si jamais on a un troisième contrat [à l'export, Ndlr]."

Ainsi, Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation a assuré que son groupe avait la capacité de doubler sa production "sans problème", en marge de l'assemblée générale de Thales (dont il est co-actionnaire).

 

Des investissements "très légers"

"Pour l'instant on a les deux premiers contrats (24 commandés par l'Egypte et 24 également pour le Qatar) qui s'inscrivent dans la chaîne de fabrication du Rafale telle qu'elle est aujourd'hui parce que la France substitue les avions français par les avions d'export", a-t-il ajouté.

"Les Indiens ont dit qu'ils étaient pressés d'acheter le Rafale et que, dans une structure accélérée de gouvernement à gouvernement, de gré a gré, ils en prennent déjà 36. Après on verra", a dit Eric Trappier, sans indiquer quand une signature pourrait avoir lieu.

Pressé de dire si une augmentation des cadences pour le Rafale nécessiterait des investissements industriels, le Pdg de Dassault Aviation a estimé que ces investissements seraient "très légers".

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 10:30
 photo Dassault Aviation

photo Dassault Aviation

 

 

04 mai 2015 Richard Werly - letemps.ch

 

François Hollande est ce lundi à Doha pour parapher l’acquisition de 24 chasseurs français par l’émirat. Un nouveau succès commercial qui permet aux ventes d’armes françaises de bondir en 2015, à la deuxième place mondiale derrière les Etats-Unis

 

Les partisans suisses du Rafale ont enfin quelques arguments à brandir face à tous ceux qui se liguèrent pour rejeter l’offre de l’avion de chasse français produit par le groupe Dassault face au Gripen suédois. Après l’Egypte et l’Inde, le Qatar sera ce lundi le troisième pays à acheter ces appareils multimissions qui, jusqu’à cette année 2015, avaient toujours échoué à s’exporter. Le président François Hollande se rend pour l’occasion aujourd’hui à Doha, avant d’enchaîner sur l’Arabie saoudite, premier client de l’industrie d’armement française avec 7 milliards d’euros de commandes depuis dix ans. L’armée de l’air qatarie recevra, pour un montant de 6,3 milliards d’euros, 24 Rafale livrables mi-2018, un tarif bien supérieur à celui consenti en 2012 par Dassault à la Confédération (18 avions pour 2,7 milliards de francs). Leurs pilotes seront entraînés dans le ciel hexagonal, et leur armement (missiles air-air Meteor, missiles de croisière Scalp) sera aussi très «made in France».

 

Ce nouveau succès du Rafale à l’exportation, le troisième en moins de six mois, est évidemment lié à la configuration géopolitique du moment. Le Qatar, pays très proche de la France, présent aussi bien dans le sport (le fonds qatari QSI possède le club de foot Paris Saint-Germain) que dans l’hôtellerie (des investisseurs qataris sont propriétaires du Carlton de Cannes), est aujourd’hui engagé contre la nébuleuse de l’Etat islamique, dont ses avions bombardent les positions en Irak et en Syrie.

 

Cette commande de Rafale est aussi un héritage du père de l’émir actuel, Tamim al-Thani, lequel avait promis d’acquérir ces avions avant de démissionner et de transmettre le pouvoir à son fils en juin 2013. L’armée de l’air qatarie est enfin déjà équipée d’avions Dassault, avec 12 Mirage 2000.

 

Pour le groupe français et ses sous-traitants ou partenaires, tels que Safran, cette acquisition n’en sonne pas moins comme une revanche et une chance de repartir enfin à l’assaut des marchés internationaux. L’Inde, qui a passé commande de 36 Rafale en avril, a besoin d’une centaine de nouveaux chasseurs pour moderniser son aviation, et discute en ce moment avec Dassault des modalités d’importants transferts de technologie, exigés par New Delhi. La Malaisie, où le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu fin 2014, a négocié l’implantation d’une chaîne d’assemblage au cas où elle achèterait des Rafale pour remplacer la vingtaine de Mig 29 russes dont son état-major ne cesse de se plaindre. Les Emirats arabes unis, autre grand client de la France, sont aussi dans le collimateur de Dassault, dont les succès propulsent les ventes d’armes tricolores vers le haut. La France vise 15 milliards en 2015, soit le second rang mondial après les Etats-Unis, alors que son propre budget de la défense (31 milliards d’euros en 2015) a été sauvé in extremis la semaine dernière par l’Elysée, qui lui a accordé une rallonge de 3,8 milliards d’euros jusqu’en 2019.

 

L’enjeu industriel est maintenant pour Dassault d’arracher des clients «à forte valeur stratégique», c’est-à-dire considérés comme une référence par leurs pairs régionaux. En Asie, Dassault veut faire oublier son ratage de 2003 en Corée du Sud, bastion militaire américain, puis le refus de Singapour en 2005. La Malaisie, qui a déjà acheté des sous-marins français de classe Scorpène – au centre d’un scandale politico-financier local en raison des commissions occultes souvent liées à ces contrats –, pourrait donc permettre de pénétrer l’Extrême-Orient, où les dépenses militaires ont quadruplé depuis l’an 2000, dopées par la puissance de la Chine, dont le budget de défense croît d’environ 15% par an. Autre vexation à surmonter côté pays émergents: le rejet du Rafale par le Brésil, en 2014.

 

L’Europe reste la grande interrogation: la fin envisagée de l’Eurofighter Typhoon (BAE Systems et Finmeccanica), dont la production pourrait cesser en 2018, et les résultats mitigés du Gripen du suédois Saab, finalement refusé par les Suisses après la votation de mai 2014, rouvrent une brèche dans laquelle Dassault veut s’engouffrer. Le Rafale et ses milliards d’euros de recettes apparaît fin prêt pour le Salon aérien du Bourget, du 15 au 21 juin prochain.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:30
photo Dassault Aviation

photo Dassault Aviation

 

03 mai 2015 Romandie.com (AFP)

 

Abou Dhabi - Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a fait une visite de 24 heures aux Emirats arabes unis, pays potentiellement intéressé par l'acquisition d'avions de combat Rafale, a-t-on appris dimanche de sources françaises.

 

Arrivé samedi soir, le ministre français a été reçu dimanche par le prince héritier d'Abou Dhabi, Cheikh Mohamed ben Zayed Al-Nahyane, commandant en chef adjoint des forces armées émiraties, avant de se rendre dans la soirée au Qatar.

 

L'agence officielle des Emirats WAM a indiqué que les deux hommes avaient parlé des moyens de renforcer la relation stratégique entre les deux pays.

 

Ils ont discuté de coopération en matière de défense militaire, ainsi que du niveau de coordination opérationnelle entre les deux parties, de l'entraînement et de l'échange d'expertise, a ajouté WAM sans autre précision.

 

M. Le Drian et Cheikh Mohamed se connaissent bien, et le courant passe entre eux, a déclaré une source française.

 

Parmi les sujets également abordés, selon l'agence émiratie, figurent la lutte commune contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), le programme nucléaire de l'Iran et la guerre au Yémen.

 

La France et le Qatar doivent signer lundi à Doha, en présence du président François Hollande, un contrat pour l'acquisition par cet émirat de 24 Rafale pour 6,3 milliards d'euros.

 

Ce contrat sera le troisième remporté par Dassault à l'étranger après la vente de 36 Rafale à l'Inde, annoncée en avril, et celle de 24 autres à l'Egypte, en février.

 

Les Emirats font partie des autres pays ayant montré un intérêt pour l'avion de combat français.

 

Il y a des discussions qui ont lieu avec les Emirats et elles vont dans le bon sens, avait déclaré le 16 avril le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

 

Quatre jours plus tôt, M. Fabius avait rencontré le prince héritier d'Abou Dhabi en Arabie saoudite.

 

M. Le Drian s'est rendu une dizaine de fois, respectivement au Qatar et aux Emirats, depuis qu'il est en fonction.

 

La France et les Emirats discutent depuis 2008 d'avions de combat Rafale destinés à remplacer les 60 Mirage 2000-9 de l'armée de l'air émiratie.

 

Après Doha lundi, MM. Hollande, Le Drian et Fabius doivent se rendre à Ryad où se tient mardi un sommet du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabe unis, Koweït, Oman, Qatar).

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 11:55
photo Livefist

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03 mai 2015 Par Thibaut De Jaegher - Usinenouvelle.com

 

La passe de trois ! Dassault a réussi à convaincre trois pays de lui acheter son avion de combat, le Rafale. Une percée innatendue voire inespérée qui ne doit rien au hasard.

 

Au football, on appelle cela le "hat-trick"  ou le coup du chapeau en bon français. Marquer trois buts coup sur coup dans un même match, c'est suffisamment rare dans la carrière d'un footballeur pour être souligné et célébré dignement. Toute proportion gardée, cette prouesse technique vient d'être réalisée par l'avion de chasse de Dassault Aviation. Le Rafale, produit depuis 2001 et jamais vendu à l'export, a réussi à séduire trois clients en l'espace de deux mois. L'Egypte puis l'Inde et enfin le Qatar, ce jeudi 30 avril, ont signé pour acquérir 80 exemplaires de cet aéronef.

 

La question que tout le monde se pose désormais, c'est : "pourquoi ?". Pourquoi l'avion de chasse made in France réussit aujourd'hui à séduire autant de clients après des années de disette ? Qu'est-ce qui fait que ce produit est devenu désirable aux yeux de nombreux prospects alors que le Rafale s'était plutôt illustré jusque-là comme le grande perdant des appels d'offres des avions de combat ? Plusieurs raisons explique ce revirement.

 

1. Des pays en ont (vraiment) besoin. Les trois pays, qui ont acquis l'avion de Dassault, doivent faire face à des menaces proches et avérées. L'Egypte doit composer avec son voisin lybien contrôlé en partie par Daesh. La situtation en Inde reste à couteau tiré avec le Pakistan. Et le Qatar a besoin de ces avions si l'émirat veut s'imposer comme une puissance qui compte dans le Golfe. Comme le souligne Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères dans l'entretien accordé à L'Usine Nouvelle, "n'achètent cet avion que les pays qui en ont un réel besoin compte tenu de leur voisinage et de la réalité stratégique. Pour certains prospects dont on a pu parler dans le passé, le Rafale ne correspondait sans doute pas tout à fait aux attentes des pays concernés." Ce n'est pas le cas désormais.

 

2. Le Rafale a prouvé sa performance. La guerre, menée au Mali par la France contre les terroristes, a permis de démontrer la polyvalence et l'efficacité de l'avion de chasse de Dassault Aviation. C'était finalement l'une des premières fois que le chasseur made in France se trouvait engagé seul sur un théâtre d'opération. L'offensive éclair de la France a donc prouvé sa capacité à affronter des menaces très variées tout en assurant des missions d'observation.

 

3. La France a joué collectif. Comme au football, on ne réussit pas à vendre de tel produit à l'export sans jouer groupé. Si un des membres du collectif joue "perso" (comme ce fut le cas lors de grands contrats nucléaires par exemple), il n'y a aucune chance de vendre. Laurent Fabius l'a souligné : "c'est une victoire de l'équipe de France de l'export". Comprendre : de l'industriel, du ministère de la Défense et de la diplomatie française qu'il dirige.

 

4. La politique étrangère de la France est appréciée... en regard de ce que font les Américains. Le froid actuel dans les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et les pays du Golfe a clairement ouvert une fenêtre d'opportunité pour l'avion français. Couplé à l'omniprésence de Jean-Yves Le Drian, qui a multiplié les voyages dans les pays potentielllement acheteurs, cette évolution géopolitique a permis au Rafale de s'imposer.

 

5. La France a (vraiment) besoin de le vendre. Une dernière raison pourrait aussi expliquer le fait que le Rafale se vende mieux : l'Etat français ne peut plus à lui seul assurer les cadences de production et la viabilité du programme Rafale. Cette pression, notamment liée aux efforts de réduction des coûts inscrites dans la loi de programmation militaire, a sans aucun doute poussé tous les acteurs du dossier à tout faire pour trouver des solutions permettant de vendre enfin l'avion de combat hors de nos frontières. Que ce soit sur le volet financier ou le volet des transferts de technologie, chacun a été plus enclin à faire des concessions pour permettre au Rafale de voler au-delà de l'Hexagone. Avec succès.

 

Lire Rafale à l'export : et 1, et 2, et 3 contrats !

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 11:55
photo Dassault Aviation

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01 mai 2015 Par Hassan Meddah – UsineNouvelle.com


Le 4 mai, Dassault Aviation et le Qatar vont signer à Doha un contrat pour la fourniture de 24 appareils. Les livraisons vont démarrer mi-2018 au rythme d’un Rafale par mois. Ce contrat va imposer de doubler au moins les cadences de production de l’avion tricolore et positionner la France comme l’un des tout premier exportateurs d’armes au niveau mondial, derrière les Etats-Unis.

 

Le 21 avril dernier, Jean-Yves Le Drian rencontrait à Doha, en secret, les dirigeants qatariens. Le déplacement ne figurait pas à l’agenda du ministre de la Défense. Et pour cause : les deux parties souhaitaient un maximum de discrétion pour conclure leurs négociations pour l’achat de 24 Rafale. Au total, depuis sa première visite à Doha en février 2013, il aura fallu au ministre une dizaine de déplacements pour décrocher ce troisième contrat après l’Egypte (24 appareils) et l’Inde (36 appareils). C’est beaucoup plus de temps que pour le contrat égyptien signé en quelques semaines.

"Cela faisait environ trente ans que le Qatar n’avait pas signé un contrat aussi significatif dans le domaine de la défense (douze Mirage 5 de Dassault Aviation à l'époque, ndlr). Il ne disposait donc pas de toutes les habitudes nécessaires à la signature rapide d’un tel contrat", explique-t-on dans l’entourage des négociateurs français. Jean-Yves Le Drian n’a négligé aucun renfort dans cette opération : en janvier dernier, il s’était entouré du délégué général à l’armement, Laurent Collet-Billon, et du chef d’état-major de l’armée de l’air Denis Mercier pour finir de convaincre ses homologues qataris.

La France a donc officialisé ce jeudi 30 avril la signature, qui devrait se dérouler le 4 mai prochain à Doha, entre Dassault Aviation et le Qatar, d’un contrat pour l’achat de 24 Rafale dont six versions biplaces, et seize monoplaces. Le montant est de l’ordre de 6,3 milliards d’euros, armement compris. L’avion tricolore sera vendu avec sa panoplie complète de missiles fabriqués par Safran et MBDA : Scalp (missile de croisière), 2ASM (missile de précision pour les attaques au sol), Mica (défense aérienne)... L’armée française formera également sur sa base de Mont-de Marsan (Landes) quelque 36 pilotes et plus d’une centaine de mécaniciens.

Les conséquences d’un tel contrat sont multiples aussi bien pour l’avionneur et sa supply chain que pour le ministère français de la Défense.

 

Sûrement plus de 2000 créations d’emplois

A partir de mi-2018, le contrat prévoit de livrer un Rafale par mois aux forces armées qatariennes. C’est la cadence à laquelle la France reçoit ses appareils actuellement. Il faudra aussi compter sur cette cadence à partir de 2017 pour les 24 engins pour l'Egypte. Les négociations pour les 36 appareils indiens sont encore en cours. Sur cette base, et même avec le prélèvement directement sur chaine de 40 appareils destinés à l’armée française au profit des clients export sur la période 2016-2019, il faudra au minimum doubler les cadences de production de la ligne d’assemblage de Mérignac (Gironde) de Dassault Aviation. Les 500 sous-traitants du Rafale totalisant environ 7000 emplois devront suivre et donc embaucher. Ainsi Thales a déjà testé sa supply-chain à une cadence de 2,5 appareils par mois. Avant l’annonce du contrat qatarien, L’Usine Nouvelle avait estimé le potentiel de création d’emplois à 2000 postes. Ce chiffre est désormais sans doute en deçà de la réalité.

 

La France devant la Russie en terme d’exportations ?

Le contrat qatari s’ajoute à beaucoup d’autres : ventes de frégates et de Rafale à l’Egypte, négociations bien engagées avec l’Inde pour 36 Rafale, ventes d’hélicoptères prévues à la Pologne d’ici la fin de l’année... La cuvée 2015 pour les exportations d’équipements militaires promet d’être exceptionnelle. Au ministère de la Défense, on estime qu’elle pourrait atteindre un total de 12 à 15 milliards d’euros. "Pour la première fois les exportations pourraient dépasser le montant des commandes pour notre armée", explique-t-on à l’Hôtel de Brienne. C’est encore loin des Etats-Unis (entre 60 et 80 milliards de dollars par an). Toutefois, au ministère de la Défense, on caresse l’espoir de passer devant la Russie !

Il n’y pas que l’ego des industriels qui en sera gonflé. Les conséquences économiques sont directes. En 2013, des ventes militaires à l’exportation de 6,8 milliards d’euros avaient permis de conforter l’équivalent de 40 000 emplois et de contribuer pour 8% à la balance commerciale du pays.

 

Au tour de Nexter, DCNS, et d’Airbus Helicopters ?  

Le secret espoir des industriels français de l’armement est que ce contrat fasse des petits. A l’occasion d’une visite à Doha de Jean Yves Le Drian en février 2013, la France et le Qatar avait organisé des exercices militaires conjoints auxquels une centaine de militaires français avaient participé. Nexter avait pu ainsi faire la démonstration de ses véhicules blindés (VBCI). Par ailleurs, le Qatar a confirmé récemment son intérêt pour les hélicoptères militaires du groupe Airbus. Le fabricant de navire DCNS ne serait pas en reste. "Ils ont également des projets dans le domaine naval qui progressent bien", assure-t-on du côté français.

 

La loi de programmation militaire (LPM) respectée

Dans un cadre tendu pour le budget de la Défense, le contrat qatari permet à Jean-Yves Le Drian de respecter le cadre fixé par la Loi de programmation militaire (LPM) votée en 2013, qui prévoyait la vente de 40 exemplaires du Rafale afin de pouvoire diminuer les commandes de l’Etat. Techniquement et même s’il est bien engagé, le contrat indien n’est pas concrêtement signé. Mais les contrats  égyptien et qatari (48 Rafale au total) permettent déjà de remplir cet objectif.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 16:30
photo Dassault Aviation

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Saint-Cloud, le 30 avril 2015 – Dassault Aviation

 

Dassault Aviation est honoré de la décision du Qatar d’acheter 24 Rafale pour équiper son armée de l’Air.

La signature du contrat entre l’État du Qatar et Dassault Aviation aura lieu ce lundi 4 mai, à Doha, en présence de Monsieur François Hollande, Président de la République française.

A la suite du Mirage F1, de l’Alpha Jet et du Mirage 2000, le Rafale prolonge le partenariat historique qui associe le Qatar, la France et Dassault Aviation.

« Ce nouveau succès de l’équipe France témoigne des qualités opérationnelles du Rafale et confirme la confiance que les pays déjà utilisateurs du Mirage 2000 placent dans notre société », a déclaré Eric Trappier, Président-Directeur général de Dassault Aviation.

Dassault Aviation, ses partenaires Thales et Safran, ainsi que les 500 entreprises associées au programme Rafale se félicitent de ce nouveau contrat qui vient consacrer leur compétitivité et leur savoir-faire industriel et technologique.

 

A propos de Dassault Aviation

Avec plus de 8 000 avions militaires et civils livrés dans plus de 90 pays depuis 60 ans et représentant plus de 28 millions d’heures de vol, Dassault Aviation dispose d’un savoir-faire et d’une expérience reconnus dans la conception, le développement, la vente et le support de tous les types d’avion, depuis l’appareil de combat Rafale jusqu’à la famille de business jets haut de gamme Falcon en passant par les drones militaires. En 2014, le chiffre d’affaires de Dassault Aviation s’est élevé à 3,68 milliards d’euros. La société compte près de 11 600 collaborateurs.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 11:30
photo Dassault Aviation

photo Dassault Aviation

 

30 avril 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Le Qatar va passer une commande ferme pour 24 avions de combat Rafale, un contrat d'un montant de 6,3 milliards d'euros, ont annoncé jeudi les autorités françaises.

 

Le président français François Hollande se rendra à Doha le 4 mai afin d'assister à la signature des contrats, selon la présidence française.

 

Le président Hollande s'est entretenu hier (mercredi) avec Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, émir du Qatar. Ce dernier lui a confirmé son souhait de voir son pays acquérir 24 avions de combat Rafale, a indiqué la présidence française dans un communiqué, saluant ce nouveau succès à l'exportation après l'Egypte et l'Inde.

 

Selon le constructeur Dassault, l'accord prévoit 12 autres avions en option.

 

L'accord final pour ce contrat a été donné par l'émir du Qatar au ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian lors d'une visite à Doha le 21 avril, a-t-on indiqué au ministère de la Défense.

 

Il s'agissait du dixième déplacement discret effectué par ce responsable dans ce pays depuis 2012, selon la même source.

 

Ce contrat avec le Qatar sera depuis le début de l'année le troisième remporté par Dassault à l'étranger après la vente de 36 Rafale à l'Inde, annoncée le 10 avril, et celle de 24 autres à l'Egypte, en février.

 

L'accord avec le Qatar s'ajoute aux contrats déjà engrangés cette année qui s'annonce exceptionnelle pour l'export d'armement francais avec plus de 15 milliards d'euros, s'est félicité le ministère français de la Défense. Une centaine de mécaniciens du Qatar seront formés en France dans le cadre du contrat, a-t-il précisé.

 

Deux autres acquéreurs étrangers potentiels au moins sont sur les rangs pour l'avion Rafale: les Emirats arabes unis, pour le remplacement à terme de 60 Mirage 2000-9, et la Malaisie qui doit encore lancer un appel d'offres pour l'acquisition de 16 appareils.

 

Construit en collaboration par Dassault, qui supervise 60% de la valeur de l'avion, l'électronicien Thales (22%) et le motoriste Snecma (groupe Safran, 18%) qui fournit le moteur M-88 de nouvelle génération, le Rafale est destiné à être l'avion de combat français jusqu'en 2040.

 

L'appareil avait essuyé six échecs à l'export depuis son entrée en service en 2004 dans les forces armées françaises.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 12:30
Les forces armées régulières au Moyen-Orient (dec 2014) - crédits Corentin Laurent - les clés du Moyen-Orient

Les forces armées régulières au Moyen-Orient (dec 2014) - crédits Corentin Laurent - les clés du Moyen-Orient

 

26.03.2015 par Emilie Cabot  - leJDD.fr (AFP)

 

Une intervention militaire réunissant plus de dix pays et conduite par l'Arabie saoudite a été lancée jeudi au Yémen pour venir en aide au président de ce pays arabe confronté aux avancées de rebelles chiites soutenus par l'Iran.

 

L'appel du président yéménite a été entendu. L'Arabie saoudite a lancé une opération militaire au Yémen impliquant "plus de 10 pays" pour défendre le président Abd Rabbo Mansour Hadi, confronté à une rébellion de la milice chiite des Houthis et réfugié à Aden, la capitale du Sud. Il s'y était réfugié après la prise de la capitale Sanaa début février par les rebelles houthis, soupçonnés de liens avec l'Iran chiite et l'ex-président Ali Abdallah Saleh, poussé en 2012 au départ après 33 ans au pouvoir.

L'opération lancée par l'Arabie saoudite "vise à défendre le gouvernement légitime du Yémen et à empêcher le mouvement radical houthi (soutenu par l'Iran, Ndlr) de prendre le contrôle du pays", a expliqué l'ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, Adel al-Jubeir, lors d'une conférence de presse. Les opérations se limitent pour le moment à des frappes aériennes sur différentes cibles au Yémen, mais d'autres forces militaires sont mobilisées et la coalition "fera tout ce qu'il faudra", a-t-il ajouté.

"Nous avons une coalition de plus de 10 pays qui participent ou vont participer à ces opérations", a affirmé l'ambassadeur saoudien, sans nommer de pays. L'Arabie saoudite, le Qatar, le Koweit, Bahrein et les Emirats arabes unis ont indiqué dans un communiqué avoir "décidé de répondre à l'appel du président Hadi de protéger le Yémen et son peuple face à l'agression de la milice (chiite) houthi". "La Jordanie, le Soudan, le Maroc, l'Egypte et le Pakistan ont exprimé leur souhait de participer à l'opération" au Yémen, a pour sa part  rapporté l'agence officielle Spa, indiquant que cette opération avait été baptisée "Tempête de fermeté". La Jordanie et l'Egypte ont d'ores et déjà confirmé leur participation à l'intervention militaire.

 

Plusieurs morts à Sanaa

Selon des sources militaires au Yémen et des témoins, plusieurs sites sensibles tenus par la rébellion à Sanaa, dont une base aérienne et le palais présidentiel, ont été visés jeudi dans le cadre de cette opération et un incendie s'est déclaré dans le palais présidentiel. Les raids, entamés dans la nuit de mercredi à jeudi, ont pris par surprise la population de Sanaa, a rapporté un correspondant de l'AFP, indiquant que les habitations étaient secouées par la force des explosions. Au moins treize personnes ont été tuées dans un quartier résidentiel de Sanaa, touché par des raids aériens, a affirmé jeudi une source de la défense civile.

"Vous avez une milice qui contrôle ou pourrait contrôler des missiles balistiques, des armes lourdes et une force aérienne. Je ne me rappelle aucune autre situation dans l'histoire où une milice dispose d'une force aérienne. (...) C'est donc une situation très dangereuse", a fait valoir l'ambassadeur saoudien.

Dès mardi et après avoir maintes fois dénoncé un "coup d'Etat" des Houthis,le président Hadi avait confirmé avoir sollicité les monarchies sunnites du Golfe pour une "intervention militaire" et avoir exhorté l'ONU à adopter une "résolution contraignante" pour stopper l'avancée rebelle. Le chef de la diplomatie du Yémen, Ryad Yassine, estimait quant à lui mercredi que "la chute d'Aden aux mains des Houthis marquerait le début d'une profonde guerre civile". Pour l'heure, selon un officier de sécurité, les forces loyales au président yéménite ont repris l'aéroport international d'Aden dont des unités alliées aux rebelles chiites Houtis se sont emparées mercredi. L'Iran a dénoncé jeudi l'intervention saoudienne comme une "démarche dangereuse".

 

Un risque de désintégration du pays

La crise au Yémen, pays pauvre de la péninsule arabique, s'est envenimée depuis septembre 2014 quand les Houthis ont déferlé sur la capitale Sanaa pour y contester le pouvoir de Hadi et dénoncer un projet de Constitution sur un Etat fédéral qui priverait son fief dans le nord d'un accès à la mer. Pour les experts, le Yémen, écartelé entre le nord dominé par les Houthis et le sud par les pro-Hadi, est le théâtre d'une guerre par procuration entre l'Iran chiite et le royaume saoudien sunnite, qui risque d'aboutir à une désintégration du pays.

A cela s'ajoute la poursuite d'actions du réseau sunnite Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), bien implanté dans le sud-est.Pour ajouter au chaos, le groupe jihadiste Etat islamique, qui sévit dans plusieurs pays arabes, vient de revendiquer sa première attaque au Yémen, qui a fait vendredi plus de 140 morts dans des mosquées à Sanaa.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 11:30
Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, Emir de l’Etat du Qatar - photo PR Elysée

Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, Emir de l’Etat du Qatar - photo PR Elysée

Dans le domaine de l'armement, le jeune émir Tamim ben Hamad Al Thani fait lanterner la France.

 

23/03/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Sait-on en France qui décide au Qatar à l'exception de l'émir ? Pas sûr car cela semble aujourd'hui éminemment plus complexe... C'est d'ailleurs peut-être pour cela que la France avance en aveugle sur le Rafale à Doha, qui n'a toujours pas répondu à un courrier envoyé par François Hollande il y a une vingtaine de jours environ.

 

Mais que veut finalement Doha? C'est la question qui trotte dans la tête de la plupart des dirigeants des grands groupes de l'armement français. Car, près de deux ans après son accession au trône, le jeune émir Tamim ben Hamad Al Thani n'a conclu ni dans un sens dans l'autre aucune des campagnes commerciales qui sont très prometteuses pour la France, y compris celles où un protocole d'accord a déjà été signé comme pour les (hélicoptères de transport NH90 (Airbus Helicopters) et les avions ravitailleurs MRTT (Airbus Defence).

Toutefois, ces campagnes prometteuses le sont depuis plus de trois ans maintenant alors que la Coupe du Monde, prévue en hiver 2022, approche à grand pas. "Nous avons deux interrogations, résume pour "La Tribune" un patron du secteur, nous ne connaissons pas clairement les objectifs de Qatar en matière d'achats d'armement et nous n'avons pas identifié quels sont les leviers à actionner pour faire avancer un dossier quand il arrive au Palais". Car, clairement une fois qu'un dossier est transmis par le ministère de la Défense au Palais de l'émir, il se perd dans les couloirs.

 

Le Palais, une boite noire?

"Le Palais est une véritable boite noire, nous ne savons pas ce qui s'y passe", confirment des sources concordantes, qui connaissent pourtant très bien le pays. "Au Qatar, c'est extrêmement compliqué, souligne un industriel qui négocie depuis plus de 20 ans avec les Qataris. Et si l'on regarde ce qu'a fait Hamad Ben Khalifa Al-Thani dans l'armement, il n'a pas fait une seule opération d'envergure entre 1995-2013, mais en revanche il a beaucoup pratiqué la diplomatie financière. Conclusion, le Qatar fait très peu d'acquisition dans la défense à l'exception du domaine défense anti-aérienne pour protéger les installations gazières".

Ce qui fait dire aujourd'hui à certains grands industriels que la garde rapprochée de l'ancien émir, et/ou ce dernier lui-même tire encore les ficelles. Toutefois, Tamim ben Hamad Al Thani s'appuierait beaucoup sur le chef d'état-major des forces armées qatariennes, le général Ghanim bin Shaheen al Ghanim qui aurait sa confiance.

 

Une lettre de François Hollande à Al Thani

Du coup, la France rame. Mais le fil des discussions n'est pas rompu. Loin de là. En piste pour la vente de 24 Rafale (+ 12 option), Dassault Aviation et ses partenaires (Safran et Thales) ont récemment envoyé une proposition engageante (Best and final offer) à Doha, qui aurait fait tiquer. Dans la foulée, François Hollande a envoyé il y a une vingtaine de jours un courrier à l'émir Al Thani. Pas de réponse à ce jour, selon nos informations, alors qu'en novembre l'émir souhaitait pourtant conclure les négociations sur le Rafale avant la fin de 2014. D'ailleurs, il aurait été très mécontent que l'Égypte lui souffle le premier contrat Rafale, et l'aurait fait savoir à son équipe de négociateurs.

L'autre dossier prioritaire concerne la vente des trois frégates ATBM (défense antimissile balistique) de 4.000 tonnes, armées de missiles Aster 30 (MBDA et Thales) et de missiles mer-mer Exocet (MBDA). Un dossier à 2,5 milliards environ (sans les armements) qui avance plutôt bien.

 

Et les États-Unis?

Ce qui vaut pour la France, vaut également pour les autres pays. Y compris les États-Unis, qui ont pourtant convoqué les Qataris à Washington pour les obliger à signer des contrats. Mais à ce jour, selon les sources interrogées par La Tribune, rien n'a été signé, y compris les accords d'une valeur de 11 milliards de dollars annoncés en juillet 2014 entre Doha et Washington (missiles Patriot et hélicoptères Apache).

Lors de IDEX à Abu Dhabi en février, de très nombreux hauts responsables qataris sont partis en plein cœur du salon pour Washington pour négocier d'autres accords d'une valeur de plus de 20 milliards de dollars. Notamment l'acquisition d'environ 70 avions de combat F-15 de Boeing avec un volet support très complet, comprenant la mise à disposition de pilotes américains. "Les F-15 pourraient passer avant le Rafale", craint-on même à Paris.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 08:30
Un E-3F AWACS Sentry à Al Udeid, au Qatar. Photo EMA

Un E-3F AWACS Sentry à Al Udeid, au Qatar. Photo EMA

 

21 Mars 2015 Defens’Aero

 

Après avoir récemment engagé le Groupe Aérien Embarqué, composé, entre autre, de onze Rafale M et de neuf Super-Etendard Modernisés de la Marine Nationale, la France continue de renforcer son dispositif aérien militaire dans la lutte contre l'Etat Islamique en Irak.

 

En effet, Jeudi 19 Mars, le Ministère de la Défense a indiqué dans son point presse hebdomadaire qu'un E-3F Sentry AWACS vient d'être intégré au sein de l'opération Chammal, afin de réaliser des missions au-dessus du territoire irakien. L'appareil, appartenant à l'Escadron de Détection et Contrôle Aéroportés (EDCA) 00.036 "Berry", a rejoint la base aérienne d'Al Udeid, au Qatar, Dimanche 15 Mars, "avant de réaliser sa première mission trois jours plus tard".

 

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 12:30
source-globalresearch-ca

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13-03-2015 par Jérôme Bastion correspondant à Istanbul - RFI

 

L'émir du Qatar aurait rendu une visite inopinée, ce jeudi, au président Erdogan en Turquie, mais cette information n'a pas été confirmée - une telle visite n'était d'ailleurs pas inscrite sur le programme officiel de la présidence turque. A la veille de la visite à Ankara du chef du Centcom américain, John Allen, qui supervise les opérations de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique, les deux hommes auraient évoqué un renforcement de la coopération militaire entre les deux pays, mais sans lien direct avec la situation actuelle en Syrie et en Irak.

 

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 12:30
Germany Floods Middle East with Weapons

 

March 10th, 2015 By German Radio - defencetalk.com

 

German Vice Chancellor and Economics Minister Sigmar Gabriel is facing an awkward trip. From Saturday, he will be on a four-day journey through Saudi Arabia, the United Arab Emirates and Qatar – all countries where Germany has significant business interests. Representatives from 140 German companies will be accompanying him.

 

Less exhilarating, however, is the fact that each of these countries is guilty of significant human rights atrocities in the name of Islamic law – including beheadings and brutal corporal punishment.

 

The most notorious of these is Saudi Arabia, the first stop on Gabriel’s tour. Opposition parties have been making the usual appeals to Gabriel’s conscience in advance. Katrin Göring-Eckardt, parliamentary leader of the Green party, called on the vice chancellor to use his meetings to bring up the case of Raif Badawi, the DW prize-winning blogger sentenced to 1,000 lashes and 10 years in prison for allegedly “insulting Islam.” She also wants Badawi to be offered asylum in Germany. The socialist Left party MP Jan van Aken echoed the call and demanded that future weapons exports be made contingent on improvements in the human rights situation.

 

Two days before his journey, the pressure on Gabriel was cranked up further by the release of an answer to an official Bundestag question made by the Left party. In response to the question, Gabriel’s ministry was forced to reveal exactly how many weapons exports Germany had approved over the last 12 years, and to which German arms manufacturers.

 

Olaf Boehnke, German foreign policy analyst at the European Council of Foreign Relations, points out that the government justifies the sales in a number of ways beyond the economic. “The political argument is that Saudi Arabia is an important cooperation partner in a region marked by a lot of insecurity and defragmentation,” he told DW. “Our interest has to be to support those who support European interests in the fight against IS.”

 

More precise numbers

The answer to Left party’s question shows that, since 2002, Germany has approved an average of 14 weapons exports a year – Chancellor Gerhard Schröder’s 2002 – 2005 tenure saw the approval of 68 exports, Chancellor Angela Merkel’s 2005 – 2009 tenure 48, and her second – up to 2013 – saw 52 approvals.

 

The figures also showed that Saudi Arabia has been one of Germany’s best weapons customers. In the period 2009 – 2013 alone, under Merkel’s coalition government with the Free Democrats, fully 43 of 52 approvals went to Saudi Arabia – including machine guns, ammunition, and parts for tanks and armored vehicles – all ideal equipment for suppressing internal dissent.

 

As well as the three countries on Gabriel’s tour, Germany’s other customers in the past 12 years have included Pakistan (fighter plane parts), Indonesia (tank parts), both pre- and post-revolutionary Egypt (ammunition manufacturing equipment), Turkey (assault rifles, ammunition), pre- and post-revolutionary Libya (radar systems), Algeria (parts for surveillance systems), Israel (ammunition, weapons parts), Oman (sniper rifles, machine guns), Lebanon (machine guns, handguns), Bhutan (machine guns, grenades), and Turkmenistan (patrol boats).

 

While a member of the opposition, Gabriel criticized Germany’s weapons exports, but in office, he has been confronted with grubby realities dealing with business interest groups, Now, he says that the country is still caught in old contracts that it can’t get out of. “But there are various interest camps in a permanent conflict here,” said Boehnke. “In a recent speech, Gabriel said he would much prefer to pass the decision-making to the foreign ministry, because it was much better equipped to judging the human rights situation – which I expect led to a lot of laughter in the foreign ministry, because, of course ,they don’t want to either.”

 

The government’s weapons exports decisions are made periodically by a secret “security council,” chaired by the chancellor and attended by key ministers, like Gabriel and Foreign Minister Frank-Walter Steinmeier.

 

Flooding the Middle East with weapons

The new figures also show that fully one-third of the approved contracts went to the controversial gun-maker Heckler and Koch, named by anti-weapons campaigners as the “deadliest company in the world,” and currently under investigation by Stuttgart prosecutors for illegally exporting assault rifles to Mexico. Heckler and Koch’s machine guns are used by police forces and armies all over the world, as well as virtually every Islamist militia – from Hezbollah to “Islamic State.”

 

Despite this, Saudi Arabia has repeatedly been sold “manufacturing equipment” for Heckler and Koch guns over the past decade. “Whether it’s Schröder, Merkel, [former Foreign Minister Joschka] Fischer, or Steinmeier, they all personally decided to put the instruments of oppression into the hands of the unjust regime in Saudi Arabia,” van Aken told the Süddeutsche Zeitung.

 

Thanks to Germany, Saudi Arabia now has the capacity to make its own Heckler and Koch G36 assault rifles – the state-of-the-art weapon used by the Bundeswehr and other NATO forces. Given that these guns can be functional for a period of 30 to 50 years, it seems likely they will be in circulation around the Middle East conflicts for decades to come, and that Western coalition soldiers will eventually be facing “terrorist” militias armed with German weaponry.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 08:35
MRAP HIGUARD - Renault Trucks Defense

MRAP HIGUARD - Renault Trucks Defense

Le MRAP HIGUARD de Renault Trucks Defense pourrait-il être vendu à Singapour?

 

10 mars, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

La France est, depuis plus de vingt ans, un important fournisseur d’armes pour la république de Singapour. Que ce soit pour les hélicoptères (Cougar, Fennec,…), les blindés (AMX-10P), les missiles (Milan, Mistral, Aster), les frégates (classe Formidable, dérivée des La Fayette), la France est toujours présente. Et, qui sait, peut-être qu’une nouvelle vente se profile à l’horizon…

 

Le ministère de la défense singapourien a publié début mars un document concernant le futur de son armée, tant en ce qui concerne la marine que l’aviation ou l’armée de terre.  On y parle notamment, pour le volet terrestre, du remplacement de véhicules blindés V200 dans le cadre du programme PRV (Protected Response Vehicle). Or, sur plusieurs sites internet spécialisés, ainsi que sur le site du journal singapourien Today, une photo montrant un véhicule de Renault Trucks Defense, le MRAP Higuard, est apparue.

 

La République de Singapour pourrait-elle être le deuxième client export pour le Higuard après le Qatar ?

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 12:30
photo Dailysabah

photo Dailysabah

 

March 8, 2015 By Burak Ege Bekdil - Defense News

 

ANKARA, Turkey — Despite mounting problems and multiple cross-border threats in its south and southeast, Turkey is seeking a bigger military role in the Gulf region, preparing to set foot first in Qatar.

 

Turkey and Qatar, two Sunni regional allies, recently signed a comprehensive military accord that gives both countries the right to deploy soldiers in each other's territory.

 

Analysts say that clause would probably work in one direction.

 

"Qatari army is too small. Turkey's army is the second biggest in NATO. Given Turkey's regional ambitions it looks like the deployment clause means, on a de facto basis, Turkey could deploy soldiers in Qatar rather than the other way around," said one Ankara-based analyst.

 

The military agreement between Ankara and Doha also involves cooperation in military training, defense industry and joint military drills.

 

Berat Conkar, chairman of the Turkish parliament's foreign relations committee, said on March 5 that: "Turkey has a strategic view of its relations with the Gulf states. This agreement (with Qatar) will make sure Turkey gains strategic ground in an area we are already influential."

 

Conkar also said similar military cooperation agreements would follow with other Gulf countries.

 

Analysts often view Qatar as Turkey's best political ally in the Middle East.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 17:30
Qatar hosts annual NATO conference on proliferation challenges

 

04 Mar. 2015 NATO

 

Participants from nearly 50 nations across five continents met in Doha, Qatar on 1-3 March to discuss current threats and challenges posed by the proliferation of weapons of mass destruction (WMD) including in the Middle East and Asia. The event provided an informal forum to exchange views on key issues ahead of the 2015 Nuclear Non-proliferation Treaty Review Conference in spring.

 

The three-day event marked the very first time that the Annual NATO Conference on WMD Arms Control, Disarmament and Non-Proliferation was held outside Europe and was hosted by a partner from the Gulf. It is one of NATO’s largest outreach activities involving Alliance member states as well as partners from around the world.

“This conference is a strong demonstration of the important role that NATO attributes to engaging with partner countries here in the Gulf region,” said NATO Deputy Secretary General Ambassador Alexander Vershbow. “The case of Syrian chemical weapons shows that it is possible to meet non-proliferation challenges … Further success will require two things: first, all countries and all international institutions must play their rightful part. And second, we need an open and frank debate on what the challenges are and how we can address them.”

Other key speakers included the Defence Minister of Qatar, Major General Hamad bin Ali Al Attiyah, NATO Deputy Secretary General Alexander Vershbow, the UN High Representative for Disarmament Affairs, Angela Kane, and Lord Desmond Browne, former UK Secretary of Defence.

 “This first NATO WMD conference in the region reflects the full commitment of ICI partners and Qatar to increased cooperation with NATO in the fight against WMD proliferation and terrorism and to peace and security in the region,” said Major General Hamad bin Ali Al Attiyah. “The meeting comes in times of serious turmoil in the Middle East challenged by regional conflicts and terrorism,” he added.

“The security situation in both the East and the South is of particular importance for NATO Allies,” said Ambassador Sorin Ducaru, NATO Assistant Secretary General for Emerging Security Challenges. “These new challenges have been addressed by NATO in a very timely manner at the Wales Summit in September 2014 where NATO leaders reaffirmed that the proliferation of WMD and means of delivery both by states and non-state actors continues to be a serious threat of global scope,” he also stated.

 

The future of the Nuclear Non-Proliferation Treaty (NPT)

Weapons of mass destruction remain a pressing security issue worldwide despite the existence of major non-proliferation treaties and disarmament conventions in the fields of nuclear, chemical and biological weapons – as not all countries are yet parties to these instruments.

NATO’s WMD conference prepared the discussions for the 2015 NPT Review Conference, which will take place at the United Nations Headquarters in New York on 27 April - 22 May and will bring together all the NPT states to review the implementation of the treaty.

The discussion also addressed the conventions prohibiting chemical and biological weapons, and the challenges created by the nexus between technological change, terrorism and WMD proliferation.

 

Dealing with CBRN risks

 

“There is a growing concern that chemical, biological, radiological and nuclear (CBRN) material, still not all fully accounted for in Syria and Iraq, as well as remaining material in Libya could be used by terrorist organisations, such as ISIL and Al Qaida, as ’weapons of terror’ both in countries of the region, as well as beyond,” said Wolfgang Rudischhauser, Head of the NATO WMD Non-Proliferation Centre.

NATO is engaging its wide network of partners in practical cooperation on CBRN risks and nuclear security.

Last December, for example, a CBRN training course, open to all countries of the Gulf Cooperation Council, was hosted by Kuwait.

Also in 2014, the NATO Science for Peace and Security (SPS) Programme supported a training course, led by Italy and Morocco, to introduce diplomats, army and internal security officers from Morocco and Algeria to the key concepts of nuclear non-proliferation, security and safety. Coming up in June this year, an event involving Allies and partners will be organised in Vyškov, the Czech Republic, on how best to cope with new challenges in the area of CBRN defence.

Other SPS activities seek to improve resilience to nuclear and other weapons through training and multi-year projects in both NATO and partner countries.

 

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Previous NATO conferences on the challenges of WMD proliferation were held in Italy (2004), Bulgaria (2005), Lithuania (2007), Germany (2008), Poland (2009), the Czech Republic (2010), Norway (2011), Hungary (2012), Croatia (2013) and Switzerland (2014).

Qatar is one of four countries – along with Bahrain, Kuwait and the United Arab Emirates – participating in NATO’s Istanbul Cooperation Initiative (ICI). Launched in 2004, ICI seeks to promote political consultation and practical cooperation between NATO and countries in the Gulf region.

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 17:30
Le général de corps d'armée Gaid Salah en visite officielle au Qatar - photo APS

Le général de corps d'armée Gaid Salah en visite officielle au Qatar - photo APS

 

27.02.15 elwatan.com

 

Le vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, est arrivé hier à Doha, en visite officielle sur invitation du général-major Hamad Ben Ali Al Attia, ministre d’Etat aux Affaires de la Défense qatarie, a indiqué un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).

 

Le vice-ministre de la Défense a eu des entretiens en tête à tête avec le ministre d’Etat aux Affaires de la Défense qatarie, «qui ont été axés sur les relations de coopération militaire et les voies et moyens de les consolider», a précisé la même source. Le général de corps d’armée Gaïd Salah a évoqué les différents secteurs d’intérêt commun, entre autres l’échange de visites, la formation avec toutes ses spécialités, la géographie et télédétection, les technologies spatiales et leurs applications dans le domaine de la défense, ainsi que le volet des fabrications militaires.

 

Ce dernier volet «a connu la signature d’un mémorandum d’entente pour la réalisation d’un projet de production de pneumatiques à Bouira, un projet de production de batteries à Sougueur (Tiaret) et d’autres projets qui sont en phase d’étude et que les deux parties ont l’intention de concrétiser dans les prochains délais», a rappelé le communiqué.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 17:50
Priorité d'Airbus Helicopters en 2015 : au moins deux gros contrats militaires à l'export

Airbus Helicopters est actuellement engagé dans quatre campagnes majeures en Pologne, au Qatar, au Koweït et enfin en Corée du Sud (Crédits : NHI)

 

26/01/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Airbus Helicopters vise la signature d'au moins deux gros contrats militaires à l'export. Deux contrats qui permettraient de regonfler le carnet de commandes.

 

Pour Airbus Helicopters et son PDG, Guillaume Faury, qui va présenter son bilan 2014 mardi, la priorité des priorités en 2015 sera d'obtenir la signature de deux gros contrats militaires à l'export. Deux contrats qui permettraient de regonfler le carnet de commandes dans le domaine militaire en mal de très gros contrats ces dernières années. "Sinon nous allons consommer notre carnet et situation sera difficile, très difficile", explique-t-on à La Tribune. Logique avec des livraisons de 50 NH90 par an en moyenne.

"Il nous faut impérativement une très grosse affaire militaire ou deux grosses", assure-t-on. Bref, il y a urgence car le dernier gros contrat signé par Airbus Helicopters a été celui avec la France en 2013 (34 NH90). D'autant que la France et l'Allemagne ont réduit leur commande de Tigre (de 80 à 70 pour Berlin et de 80 à 60, dont 21 HAD neufs et 39 retrofités pour Paris) et de NH90 (122 à 80 pour Berlin). En 2014, Airbus Helicopters a réalisé une bonne année au niveau commercial dans un contexte compliqué pour tous les constructeurs. Le constructeur aurait engrangé environ 400 commandes l'an dernier.

En outre, Airbus Helicopters a livré fin 2014 les premiers exemplaires de son programme EC175 (entre 13 et 17 millions d'euros l'unités), le premier hélicoptère développé depuis le NH90. Plus de 60 EC175 sont en commande (64 au 11 décembre).

 

Deux campagnes au Moyen-Orient : Qatar et Koweït

Airbus Helicopters est actuellement engagé dans quatre campagnes majeures en Pologne, au Qatar, au Koweït et enfin en Corée du Sud. Sur les trois premières, Airbus Helicopters en vise deux sur trois. "On fera un bilan mi-2015", fait-on observer. L'une - Qatar - semble acquise puisque Doha a signé en mars 2014 une lettre d'intention en vue d'acheter 22 hélicoptères de transport militaire NH90 pour près de deux milliards d'euros. Dans le détail, il s'agit de 16 NH90 pour le transport tactique et de six exemplaires de la version de lutte anti-sous-marine ainsi que des heures d'entrainement  et des pièces de rechange. "On fait du sur-mesure avec le Qatar", précise-t-on. Airbus Helicopters vise désormais la signature d'un contrat début 2015.

Airbus Helicopters piste également un autre très grand contrat au Moyen-Orient : le Koweït, qui souhaite acquérir 24 hélicoptères de transport militaire (plus support, formation et entrainement) pour un montant estimé entre 800 millions et 1 milliard d'euros. Moins médiatisé et moins important que celui en Pologne, cette campagne revêt toutefois une importance pour le constructeur de Marignane dans le contexte actuel ainsi que pour la France, pour qui le Koweït avait été un grand partenaire dans les années 80 dans le domaine de la défense. Airbus Helicopters, qui propose le Caracal face au Black Hawk américain de Sikorsky, a reçu l'an dernier à, l'automne l'appel d'offre.

 

Une campagne majeure en Pologne

En Pologne, fin décembre, Airbus Helicopters, qui concourt avec le Caracal, a rendu son offre pour un contrat de livraison de 70 hélicoptères de transport évalué entre 2,5 milliards et 3 milliards d'euros. Tout comme ses deux rivaux, l'italo-britannique AgustaWestland avec le AW149, et l'américain Sikorsky (S-70), qui a longtemps joué un drôle de jeu en Pologne. Le ministère de la Défense polonais prévoit de signer un contrat définitif au second semestre 2015. Le constructeur européen, en partenariat avec le motoriste Turbomeca (groupe Safran), arrive avec un vrai projet industriel. En outre, le groupe Airbus ouvrira en février un centre de recherche et de développement en Pologne, a indiqué le PDG du groupe Tom Enders.

En outre, Airbus Helicopters, qui a signé en 2014 deux belles commandes en Indonésie (11 hélicoptères AS565 MBe Panther) et au Mexique (10 Panther navals pour 200 millions d'euros environ), attend en 2015 la commande d'une deuxième tranche de EC725. Le constructeur pourrait également obtenir en Malaisie une deuxième tranche de EC725 (entre 6 et 12), dont 7 à 8 exemplaires ont dû être livrés en 2014. Pour l'hélicoptère d'attaque Tigre, trois prospects sont encore possibles mais restent encore très hypothétiques à ce stade : Malaisie, Brésil et Mexique.

 

Un nouveau coup de maître en Corée du Sud?

C'est peut-être de Corée du Sud qu'Airbus Helicopters aura prochainement une très bonne nouvelle. Les Coréens préparent une nouvelle génération d'hélicoptère LCH/LAH pour répondre à ses besoins civils et militaires. Airbus Helicopters fonde de gros espoirs sur ce  programme qui passe par une coopération avec KAI, sélectionné par le ministère de l'industrie et de l'énergie et l'administration de l'acquisition des programmes de défense (DAPA) pour le développement du projet Light Civil Helicopter (LCH), un hélicoptère léger civil (15 millions de dollars par appareil), et Light Armed Helicopter (LAH), un hélicoptère de combat léger (20 millions de dollars). Le LCH /LAH seront issus d'une seule et même cellule de base. Ils remplaceront dans l'armée les MD500 et autres AH-1 Cobra encore en service. Les Coréens prévoient 1.000 unités de production pour le LCH et LAH, dont 600 unités pour l'export. Soit un programme évalué à 10 milliards de dollars.

Le constructeur de Marignane propose également un dérivé de l'hélicoptère Surion, fabriqué en coopération avec KAI (Korea Aerospace Industries), premier constructeur aéronautique coréen, pour le programme KMOH, la version navale du Surion (60 millions de dollars à l'unité). Séoul prévoit l'achat d'une première tranche de 12 appareils pour une cible estimée entre 40 et 60 hélicoptères.

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 13:30
Le Guépratte en exercice avec la marine qatarie

 

15/01/2015 Sources : État-major des armées

 

En escale à Doha dans le cadre de son déploiement en zone Océan indien, le Guépratte a conduit le 8 Janvier 2015 deux exercices de coopération bilatérale avec la marine qatarie. Un Securex ainsi qu’un Visitex ont été organisés à bord, afin de partager le savoir-faire et l’expérience des équipes du Guépratte, et de mettre à profit sa présence pour l’entraînement des marins du Qatar.

 

Deux détachements de la marine qatarie sont ainsi venus à bord pour conduire ces exercices. Le premier a pu assister et participer à un exercice de lutte contre un incendie, au cours duquel il a pu observer, concrètement, la mise en œuvre de nos techniques d’intervention sécurité et l’utilisation de notre matériel. Simultanément, une équipe de commandos marine qataris a réalisé un exercice de visite du bord, leur permettant de mettre en œuvre leurs propres techniques tout en bénéficiant des conseils avisés du chef de l’équipe de visite du Guépratte, rodé à ce type d’intervention par les deux mois de mission écoulés.

 

 Ces exercices achevés et « debriefés », les participants ont échangé leurs expériences, confirmant ainsi l’esprit de confiance mutuelle qui avaient présidé aux manœuvres de la journée. Cette coopération, concrète et fructueuse pour l’entraînement conjoint, a permis d’enrichir le savoir-faire de chacun et de renforcer la coopération entre nos deux marines.

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 13:55
Pourquoi le Rafale va s'exporter

Au Qatar, c'est brûlant. Après trois semaines de négociations entre Dassault Aviation et le Qatar en France, l'avionneur est vraiment très proche d'un premier contrat export pour le Rafale (36 appareils). - Photo  JL. Brunet  Armée de l'air

 

05/12/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'alignement des planètes semble favorable à une vente prochaine du Rafale. Une petite dizaine de pays s'intéresse à l'avion de combat français.

 

Qatar, Inde, Émirats Arabes Unis, Égypte, Malaisie, Indonésie, Belgique et pourquoi pas la Finlande... Ce ne sont pas les principales destinations des tour-opérateurs en 2015 mais la possibilité de voir un jour le Rafale atterrir dans un ou plusieurs de ces pays soucieux d'acquérir un avion de combat certifié "combat proven". Des pays qui souhaitent également disposer d'un outil militaire de puissance capable de se projeter sur un théâtre d'opérations complexe. Et pas seulement pour les parades militaires ou pour la police du ciel pour les sommets du G20.

Car en dépit du "french bashing" récurrent à propos de cet avion de combat, l'alignement des planètes pourrait enfin sourire à ce bijou technologique français. Et dire qu'aux États-Unis, il est très respecté... mais aussi combattu avec force. Tous les moyens sont bons pour le battre sur tous les appels d'offre internationaux. En Corée du Sud, où le Rafale avait surclassé le F-15 à l'issue des évaluations, il a fallu que George Bush décroche son téléphone pour appeler Séoul à la raison... et lui rappeler la forte présence militaire américaine. Avec succès malheureusement pour Paris.

 

Les opex, une vitrine pour le rafale

Pourquoi reparle-t-on du Rafale à l'export maintenant ? Car l'appareil développé et mis au point par Dassault Aviation et ses partenaires au sein du GIE Rafale (Thales et Safran) a atteint un degré de maturité opérationnel de très haut niveau. Ses nombreuses interventions en Libye, où il est entré en premier dans l'espace aérien libyen, en Afghanistan, au Mali et aujourd'hui en Irak, ont été suivies avec beaucoup d'attention par la plupart des armées de l'air du monde entier. Et cela compte. Car rien de plus facile pour le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier, de captiver lors de rencontres bilatérales ou à plusieurs ses homologues en racontant les missions du Rafale dans le ciel libyen, afghan, malien et irakien. Alors que d'autres ne peuvent raconter que des scénarios de missions...

C'est évidemment une vitrine commerciale pour le Rafale. « La capacité de la France à intervenir en premier, avec des matériels capables de traiter les cibles de manière précise - bien plus qu'en envoyant une centaine de Tomahawk dans la nature -, et d'y effectuer des missions longues - directement entre Saint-Dizier et le Mali - a été appréciée, avait estimé en 2013 le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier. Non seulement elle l'a été sur le plan politique - car n'importe quel pays n'a pas une telle capacité d'intervention -, mais elle l'a été aussi sur le plan des moyens matériels et de la faculté à opérer parfaitement les manœuvres. Cela s'est vu un peu partout dans le monde. L'opération au Mali a donc eu une influence positive sur l'image du Rafale, comme avant celle effectuée en Libye ».

 

Un armement de haut niveau

En outre, le Rafale est également un avion de combat, qui bénéficie de missiles extrêmement performants pouvant séduire les pays intéressés. Grâce notamment à MBDA et à un degré moindre Safran avec la bombe guidée de précision AASM Hammer. C'est d'ailleurs pour cela que Dassault Aviation empêche souvent avec succès à MBDA et Safran de fournir d'autres avions de combat concurrents. "Le Rafale est le seul chasseur au monde capable de porter 1,5 fois sa propre masse", grâce à ses capacités de 14 points d'emport, assure Dassault Aviation. Et de préciser que "deux Rafale représentent un potentiel équivalent à six avions de la classe Mirage 2000".

Le Rafale a été conçu pour accomplir toutes les missions de l'aviation de combat : interception et combat air-air avec canon de 30 mm, missiles Mica IR/EM et missiles Meteor (à partir de 2018) ; appui au sol avec canon de 30 mm, bombes guidées laser GBU-12/24, bombes guidées GPS AASM (utilisés en Afghanistan, en Libye et au Mali) ; frappes dans la profondeur avec missiles de croisière Scalp-Storm Shadow (utilisés en Libye) ; attaque à la mer avec missile Exocet AM39 Block 2 ; reconnaissance tactique et stratégique en temps réel avec nacelle Areos (utilisée en Afghanistan, en Libye et au Mali) ; ravitaillement en vol d'un Rafale à un autre ("buddy-buddy") et enfin dissuasion nucléaire avec missile ASMP-A.

 

Des pays intéressés par le Rafale

Une petite dizaine de pays restent intéressés par le Rafale à des degrés divers. Cela peut surprendre mais c'est bien le cas. Tout simplement parce que leurs armées de l'air ont besoin de renouveler actuellement leur flotte d'avions de combat. Et surtout ces pays souhaitent diversifier leur approvisionnement pour ne pas rester dans les mains d'une seule puissance capable d'exporter ce type de matériel comme les États-Unis et la Russie. C'est donc une vraie chance pour le Rafale qui peut bénéficier de cette posture stratégique. Par exemple sans les Mirage 2000-9 la chasse émiratie n'aurait jamais pu intervenir aussi rapidement en Libye contre des positions islamistes cet été. Pas sûr que les États-Unis auraient donné non seulement leur accord et mais aussi dans les temps pour une opération engageant des F-16, fussent-il propriétés des Émirats Arabes Unis.

Alors pourquoi tant d'échecs auparavant ? Pour des raisons surtout liées au poids des États-Unis en Corée du Sud et Pays-Bas en 2002 et à Singapour en 2005. Mais aussi par la faute de la France qui a mené des campagnes politico-commerciales prometteuses mais gâchées au final par des maladresses incroyables. Notamment au Maroc (2007), en Suisse (2011) et au Brésil (2013). Au Maroc pourtant prêt à s'offrir l'avion de combat français, la France n'a pas su répondre à temps à une demande de financement pourtant récurrente du royaume pour l'achat de 18 Rafale (2,1 milliards d'euros). Et les États-Unis s'engouffreront dans la brèche faisant une proposition moins chère que celle des Français dépassés. Avec succès.

En Suisse, alors que Dassault Aviation croit dur comme fer à un premier succès export, Nicolas Sarkozy douche tous les espoirs de l'avionneur en accusant Berne d'être toujours un paradis fiscal, lors du G20 à Nice en novembre 2011. Furieuse la Suisse, pourtant elle aussi intéressée par le Rafale, lui préfère fin 2011 le Gripen, pourtant classé bon dernier lors des évaluations de l'armée de l'air suisse. Enfin, au Brésil, la relation entre le président brésilien Lula et Nicolas Sarkozy est excellente jusqu'en 2010. Mais mi-2010, Paris ne soutient pas Brasilia, qui attendait pourtant l'aide de la France, sur le dossier du nucléaire en Iran. Lula, qui était deux doigts d'acheter 36 Rafale en 2009, en prend ombrage. D'autres raisons occultes seraient également avancées.

 

Le Qatar premier pays export?

Au Qatar, c'est brûlant. Après trois semaines de négociations entre Dassault Aviation et le Qatar en France, l'avionneur est vraiment très proche d'un premier contrat export pour le Rafale (36 appareils). Elles sont très avancées, à tel point que les négociateurs en seraient à parler des modalités de paiement et de garanties bancaires. En tout cas le cheikh Tamin ben Hamad Al-Thani souhaite conclure avant la fin de l'année.

En Inde, les négociations avec l'Inde sur un contrat d'environ 15 milliards de dollars (12 milliards d'euros) portant sur 126 Rafale sont "sur le point d'aboutir", a-t-on dit mardi dans l'entourage du ministre français de la Défense. "Nous pouvons dire que les négociations sont sur le point d'aboutir", explique-t-on dit dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian, qui était en Inde en début de semaine. Il n'est pas impossible que New Delhi notifie un contrat avant la fin de l'exercice budgétaire fin mars.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 07:30
Visite officielle du CEMA au Qatar

 

01/12/2014 Sources : Etat-major des armées

 

Répondant à l’invitation de son homologue, le général Ghanem Al-Ghanem, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), a effectué les 25 et 26 novembre 2014 sa première visite officielle au Qatar.

 

Au cours de cette visite, il a été reçu par le ministre de la Défense qatarien, le  général de division Hamad Al-Attiyah.

 

Ce déplacement s’inscrit dans le cadre des dialogues bilatéraux réguliers entre les chefs d’état-major français et qatarien. Les deux CEMA ont fait le point sur la coopération entre nos forces armées, en abordant notamment les aspects formation, interopérabilité et exercices. Cette coopération bilatérale est renforcée par des exercices majeurs réguliers, comme l’exercice interarmées Gulf Falcon, organisé tous les quatre ans (dernière édition en 2013 [Lien vers Brève]), ou encore Al Koot (prochaine édition planifiée en 2015).

 

Le général de Villiers et son homologue ont également échangé leur vision sur l’évolution de la situation sécuritaire régionale. Dans le contexte de la crise au Levant et de l’engagement des deux pays dans la lutte contre le groupe terroriste Daech, le CEMA a tenu à rappeler l’importance des partenariats mis en œuvre dans le golfe arabo-persique, en particulier avec le Qatar. Déjà mise en évidence en 2011 dans le cadre des opérations aériennes menées en Libye lors d’Harmattan, cette coopération s’illustre actuellement avec l’opération Chammal en Irak.

 

Le CEMA a aussi profité de ce déplacement pour faire un point opérationnel sur notre engagement en Irak avec le commandant du détachement aérien français inséré au centre interallié des opérations aériennes, le CAOC (Combined Air and space Operation Center).

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