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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 11:55
photo Peter Bastiaans - Safran

photo Peter Bastiaans - Safran

 

23-01-2016 Par Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

L'armée française va commander 14 drones tactiques Patroller à Sagem, filiale de Safran. Un coup de théâtre, tant le Watchkeeper de Thales a longtemps été donné ultra-favori.

 

Un coup de théâtre. Après deux ans d’une compétition farouche entre deux champions français de la défense, c’est finalement le drone Patroller de Sagem (groupe Safran) qui a remporté l’appel d’offres pour le renouvellement des drones tactiques de l’armée de terre, face au Watchkeeper de Thales. Le contrat, de 300 millions d'euros environ en intégrant la maintenance des appareils sur dix ans, prévoit la livraison à partir de 2018 de 14 drones : deux systèmes de cinq appareils chacun, et quatre drones pour l’entraînement et la formation. Ces appareils remplaceront les vieux Sperwer de l’armée de terre, déjà fabriqués par Sagem.

Comment le Watchkeeper, grand favori de la compétition, a-t-il pu se faire coiffer ainsi au finish ? Le drone de Thales semblait pourtant avoir tous les atouts en main : basé sur une cellule israélienne (le Hermes 450), il est développé et assemblé par la filiale britannique de Thales, ce qui cadrait parfaitement avec les traités de coopération militaire de Lancaster House, signés en 2010 par la France et le Royaume-Uni. Il était déjà en utilisation en Grande-Bretagne, qui l’avait déployé un temps en Afghanistan. L’armée de terre ne jurait que par lui, voyant d’un mauvais œil le lancement d’un appel d’offres impliquant le Patroller.

 

Victoire sur le terrain

Le 22 octobre 2014, le chef d’état-major des armées lui-même, le général Pierre de Villiers, ne faisait pas mystère de sa préférence : "Je préconise le Watchkeeper, que j’ai vu à l'œuvre en Afghanistan, et qui est le fruit de la coopération menée dans le cadre des accords de Lancaster House", assurait-il devant les sénateurs de la commission de défense.

Le Patroller de Sagem, drone basé sur le motoplaneur S-15 de l’allemand Stemme, a finalement renversé la vapeur. Plus que sur le prix, de même ordre chez les deux rivaux, la différence semble s’être faite sur le terrain. "Suite à 18 mois de tests, il y a eu un consensus entre la DGA et l’armée de terre sur le fait qu’il était largement supérieur, assure un proche du dossier. La performance de la boule optronique, avec des images parfaites, a bluffé l’armée de terre." Le fait que le Patroller puisse voler au-dessus du territoire national a aussi été un critère déterminant : Sagem avait organisé une campagne d’essais fin 2014, une vingtaine de vols à proximité de Toulouse pour tester l’insertion du Patroller dans l’espace aérien civil.

 

Un drone en grande partie made in France

Le Patroller présentait un autre avantage : plus de 80% de sa valeur ajoutée est réalisée en France, contre 30% environ pour le Watchkeeper. Seule la cellule est allemande : la R&D est basée à Eragny, les boules optroniques sont conçues à Dijon, les caméras infrarouges à Poitiers, les cartes électroniques à Fougères (Ille-et-Villaine) et l’intégration finale et le segment sol à Montluçon (Allier). 300 emplois étaient ainsi, directement ou indirectement, liés au choix du Patroller. Toute la chaîne d’information est française, à l’inverse du Watchkeeper, équipé d’une boule optronique conçue par l’israélien Elbit Systems. "Le made in France n’était pas un critère de choix, mais si l’emploi et les compétences sur le territoire national se développent, c’est une bonne chose", explique-t-on au ministère de la défense.

Sagem pourra aussi s’appuyer sur la commande française pour ses campagnes export. Le Sperwer avait été vendu à 6 pays, dont la France, les Pays-Bas et le Canada (150 drones en tout). L’industriel français espère exporter son successeur en Egypte et en Asie notamment, l’appareil pouvant être dédié à des missions militaires, gouvernementales (douanes, surveillance de frontières…) ou civiles.

 

La France a encore du retard

La filière française des drones rattrape-t-elle pour autant son retard sur le segment des drones militaires, ultra-dominé par les Etats-Unis et Israël ? On en est loin. Des années d’incurie partagée entre les industriels, les militaires et les politiques ont abouti à une dépendance des  forces françaises envers les groupes étrangers. Sur le segment des drones MALE (plus gros et dotés de performances supérieures aux drones tactiques type Patroller), l’armée de l’air utilise ainsi au Sahel trois drones Reaper achetés à l’américain General Atomics, la DGA ayant commandé deux autres systèmes de trois drones.

La France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie ont bien lancé un projet de drone de surveillance européen rassemblant Dassault, Airbus Group et Finmeccanica, mais l’horizon du projet (passé de 2020 à 2025) est trop lointain pour être vraiment crédible. L’Europe est heureusement bien plus avancée sur le programme de drone de combat Neuron, développé par Dassault, à la tête d’une équipe d’industriels (Airbus, Saab, Alenia, HAI, Ruag…). Le prototype de ce drone furtif, dont la signature radar est celle d’un oiseau, est actuellement en phase d’essais en Suède. Il a tiré ses premières bombes d’essai en septembre, selon le blog le Mamouth.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 21:55
Photo Olivier Lapy Sagem

Photo Olivier Lapy Sagem


21.01.2016 Jean-Dominique Merchet

 

Le ministère de la Défense a tranché : le prochain drone tactique de l’armée de terre sera le Patroller de Safran. Longtemps favori, le Watchkeeper de Thales (dérivé d’un appareil israélien) est donc recalé à la suite d’un long appel d’offres.  14 « vecteurs » seront acquis : cela représente deux systèmes avec cinq appareils chacun, plus quatre appareils pour la formation. Le contrat est de l’ordre de 300 millions d’euros (350 étaient prévus dans la loi de programmation militaire). En termes économiques, il présente l’avantage d’être fabriqué en France à hauteur de 80%.

Le Patroller a séduit les opérationnels autant pour son endurance, jusqu’à 14 heures, avec un rayon d’action de 150 km que pour les qualités de sa boule optronique de recueil d’images. Dès 2010, nous avions évoqué les qualités de cet engin sur le blog secret défense

Avion « dronisé », le Patroller pourra voler sur le territoire national, assurent les proches du dossier. 

L’abandon du Watchkeeper sonne en revanche l’échec de la coopération franco-britannique, un temps évoquée, autour de cet engin qui équipe la British Army.

Le Patroller équipera le 61e régiment d’artillerie, spécialiste des drones tactiques, où il remplacera les SDTI, en fin de vie.

photo Sagem

photo Sagem

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 16:55
Drone Patroller - photo RP Defense

Drone Patroller - photo RP Defense

 

21/01/2016 par Guillaume Belan – Air & Cosmos

 

Surprise ! Alors qu'il y a plusieurs mois, le Watchkeeper était donné gagnant à la faveur de la coopération britannique, c'est le Patroller qui vient finalement de ressortir vainqueur de la procédure menée conjointement par la DGA (Direction générale de l'Armement) et la STAT (Section Technique de l'armée de terre) indique une source proche du dossier. La décision doit être validée en CMI (Comité interministériel d'investissement) début février. Le marché remporté par Sagem d'un montant de 300 millions d'euros couvre la livraison d'ici 2019 de 14 vecteurs aérien Patroller, soit 2 systèmes (un système étant composé de 5 vecteurs et d'une station sol) et de 4 autres vecteurs pour l'entrainement et la formation des forces, associé à 10 ans de maintien en condition opérationnelle (MCO). Les Lettre aux industriels sont parties hier.

Suite de l’article

Sagem - Euroflir 410 - Essais Patroller - Juin 2014 - Ph Ph Wodka-Gallien - Sagem

Sagem - Euroflir 410 - Essais Patroller - Juin 2014 - Ph Ph Wodka-Gallien - Sagem

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 17:55
Drone Patroller - photo RP Defense

Drone Patroller - photo RP Defense

 

20 novembre 2015 Usine Nouvelle (Reuters)

 

Safran et Thales devraient savoir à la fin de l'année laquelle de leurs solutions a été sélectionnées par l'armée française. Le Watchkeeper ou le Patroller de Sagem devrait donc équiper l'armée de terre française entre 2017 et 2019.

 

Les deux champions français de l'électronique de défense, Safran et Thales, sauront à la fin de l'année lequel de leurs drones tactiques sera choisi pour accompagner les interventions au sol de l'armée française, en particulier en Afrique où progresse Daech.

Pour le Patroller de Sagem (groupe Safran), cet appel d'offres à 500 millions d'euros pour fournir 28 drones tactiques, est celui de la dernière chance.

Confrontée à l'urgence opérationnelle, la France aurait bien voulu a priori se baser sur le traité franco-britannique de Lancaster House, signé il y a tout juste cinq ans et choisir sans plus attendre le drone Watchkeeper développé par Thales dans les deux pays.

Mais c'était sans compter sur la législation européenne sur les marchés publics de défense européenne qui requiert un appel d'offres.

"On ne savait pas justifier un achat de gré à gré d'un drone Watchkeeper alors qu'il y avait plusieurs offres européennes qui répondaient au besoin", a-t-on reconnu au ministère de la Défense, signalant que la décision attendue initialement courant novembre était désormais prévue fin 2015.

Le Watchkeeper ou le Patroller de Sagem devrait donc équiper l'armée de terre française entre 2017 et 2019, tandis qu'Airbus Group n'a pas présenté de dossier dans les délais.

 

Des "boules optroniques"

Le déploiement de l'armée française en Afrique, en particulier dans la bande sahélo-saharienne, où elle traque des groupes armés comme Boko Haram, rallié à Daech, rend crucial le remplacement des drones Sperwer de Sagem, vieillissants.

"En Afrique, les distances sont encore plus grandes et il faut donc des moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance encore plus performants", résume-t-on au ministère français de la Défense.

Mais le fait que Daech tende à se mêler à la population rend très utile les "boules optroniques" des drones comme celle du Patroller de Sagem, un équipement de détection sophistiqué qui permet de distinguer à plusieurs kilomètres si un individu porte une kalachnikov ou un simple panier à provisions.

"Cet équipement est très utile (...), en particulier en environnement urbain pour éviter tout dommage collatéral. Les combattants sont sur des pick-ups et les cibles sont éphémères", explique Hervé Bouaziz, responsable de la stratégie et du développement commercial chez Sagem.

Les drones tactiques, réservés aux interventions au sol, peuvent voler jusqu'à 15 heures d'affilée à 3.000 mètres d'altitude, après avoir décollé de quasiment n'importe où, voire être catapultés, et ne nécessitent que deux heures pour être activés.

Ils complètent les drones de surveillance MALE (Moyenne altitude longue endurance) qui peuvent rester en l'air entre 24h et 48h à 10.000 mètres. Ces drones sont de véritables petits avions, pesant jusqu'à 1,5 tonne, soit trois fois plus qu'un drone tactique, et nécessitant une piste préparée.

La maîtrise des technologies des drones tactiques de bout en bout est cruciale pour éviter de faire monter la facture.

"Le problème des drones est qu'ils génèrent d'autres besoins. Du coup, l'idée qu'ils sont plus économiques (..) est fausse", résume Alix Leboulanger, analyste chez Frost & Sullivan, faisant la comparaison avec un avion piloté.

Les équipes opérant le drone peuvent totaliser plusieurs dizaines de personnes et les pertes de drones tactiques, qui volent très bas, sont plus fréquentes que celles de drones MALE.

 

De l’autre côté de la colline

L'embuscade de la vallée d'Uzbin, en Afghanistan, qui avait coûté la vie à 10 soldats français en août 2008, est souvent citée comme l'élément déclencheur du besoin de renouvellement des drones tactiques.

"Si vous êtes dans une vallée, vous avez souvent besoin de savoir ce qui se passe de l'autre côté de la colline. Le drone tactique vole relativement bas, au plus près du champ de bataille", souligne Massi Begous, spécialiste de l'aérospatiale et de la défense au sein du cabinet Roland Berger.

 

Watchkeeper - photo Thales Group

Watchkeeper - photo Thales Group

L'armée de terre britannique avait de son côté largement utilisé en Afghanistan le Watchkeeper de Thales.

"En Afghanistan, il n'y avait pas un convoi, pas une base de soldats britanniques qui n'étaient pas surveillés par des drones tactiques", rappelle Pierre Eric Pommelet, chargé des systèmes de mission de défense chez Thales.

Mais ce que la France veut éviter par dessus tout, c'est le fiasco des drones MALE qui a conduit, après des années d'atermoiements, à l'achat "sur étagère" de 12 drones américains Reaper que l'armée française ne peut pas faire ni décoller, ni atterrir, n'ayant la main que pendant la phase de vol.

Les drones tactiques représentent environ 38% de la flotte mondiale de drones, estime Frost & Sullivan. Au total, le marché du drone militaire, tous types confondus, pourrait rapporter 2,4 milliards de dollars d'ici 2020 contre 1,6 milliard actuellement.

Dans un marché du drone tactique largement dominé par les Etats-Unis et Israël, l'industrie européenne a du mal à proposer une technologie mature, exportable et accessible financièrement, soulignent des analystes.

"Le marché du drone tactique en général à l'export n'est pas totalement mature", reconnaît un industriel.

Il existe toutefois des prospects comme la Pologne, ou des pays du Moyen-Orient et d'Asie du Sud-Est, pour des utilisations souvent plus civiles que militaires, comme la surveillance de la piraterie et de l'immigration illégale le long des côtes.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 16:50
Patroller carries out Portugal homeland security tests

 

26 October, 2015 By Beth Stevenson - FG

 

London  - In an effort to further test the integration of unmanned air vehicles (UAVs) in European airspace, European Commission testing saw the SAGEM Patroller carry out flight trials in homeland security scenarios in Portugal.

 

Through the Commission’s airborne information for emergency situation awareness and monitoring – or Airbeam – project, the Patroller operated in civil airspace from the Beja air base in Portugal from 5-8 October, using homeland security scenarios as defined by the Portuguese national guard and air force. The aim of the project is to develop a management system for large-scale crises using UAVs, balloons and satellites, and these operational demonstrations serve to validate that system. “The Patroller played a full role in all of these events, which provided full-scale simulations of homeland security missions,” SAGEM says. This included the surveillance of high-value sites as well as missions entailing population risk management. “In fact, the drone’s capabilities turned out to have a very practical, and unexpected purpose, since during one of its flights the Patroller detected a fire in the country at a range of more than 20km,” SAGEM added. “The information on this situation that it transmitted in real time helped coordinate the response teams.”

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 11:55
Sagem : le drone Patroller démontre ses performances au Portugal au profit de la sécurité territoriale dans le cadre du projet européen AIRBEAM

 

Boulogne-Billancourt, le 19 octobre 2015 Sagem

 

Le système de drone Patroller (1) de Sagem (Safran) vient de participer avec succès, du 5 au 8 octobre, à un scénario de sécurité territoriale au titre du programme européen AIRBEAM. Utilisé comme moyen principal de surveillance d'un dispositif de protection et d'intervention, le Patroller était rattaché à une cellule de coordination et de conduite de moyens d'intervention. 

 

Projet de la Commission Européenne au titre du programme FP7/Sécurité (2), AIRBEAM vise à développer un système de gestion de crises de grande ampleur (catastrophe naturelle ou industrielle par exemple) et de le valider par des démonstrations opérationnelles. A cette fin, AIRBEAM s'appuie sur la mise en oeuvre de plusieurs plates-formes de renseignement (drones, ballons, satellites), les informations étant exploitées en temps réel par une cellule de coordination.

 

Opérant dans l'espace aérien civil à partir de la base aérienne de Beja (Portugal), le système Patroller a été mis en oeuvre par Sagem dans le cadre de scénarios réalistes de sécurité territoriale définis par la Garde Nationale Républicaine (GNR) et l'Armée de l'Air portugaise (FAP).

 

Le Patroller a été partie prenante de l'ensemble des évènements, simulant, en grandeur nature des missions de sécurité intérieure (intrusion, convoyage et surveillance de sites sensibles, etc.) et de gestions de risques pour la population (incendie, accident, contamination,…). Cette capacité a même été mise à contribution de manière imprévue puisqu'au cours de l'un des vols, le Patroller a détecté un feu de campagne à plus de 20 km. Les informations sur la situation au sol retransmises en temps réel ont contribué à la coordination des interventions.

 

Avec la réussite de son déploiement dans le cadre du scénario opérationnel d'AIRBEAM, le Patroller franchit une nouvelle étape, qui fait suite à la démonstration de sa capacité à s'insérer dans les espaces aériens civils effectuée à Toulouse en novembre 2014. Cette expérimentation avait été menée avec succès dans le cadre des essais en vol du projet ODREA cofinancé par le programme SESAR*.

 

Par la performance de sa chaîne image, le Patroller apporte un très haut niveau de résolution pour l'identification et la localisation précise des menaces et des risques. Le système a également démontré sa capacité de projection à court préavis sur zone d'opérations, sa souplesse d'emploi et son haut niveau de sécurité.

 

(1) Développé en France par Sagem, le Patroller est un système de drones tactiques de longue endurance conforme aux standards d'interopérabilité de l'OTAN. Son architecture ouverte rend possible un large spectre de missions militaires et de sécurité intérieure. Grâce à sa conception modulaire, il peut emporter jusqu'à 250kg de charge utile multi-capteurs, en cellule ou en nacelles, pour des vols de plus de 20 heures, jusqu'à une altitude de 20 000 ft. Aérotransportable en conteneur standard, il peut se déployer sur une zone d'intérêt  avec un  très bref préavis et décoller à partir d'un terrain sommaire. Sagem a démontré en vol sur le Patroller l'exploitation simultanée de charges utiles embarquées : boule optronique, radar, système de guerre électronique, détecteur de balises de détresse et récepteur AIS (Automatic Indentification System).

La conception du Patroller s'appuie sur dix années d'expériences opérationnelles acquises par Sagem avec le système Sperwer dans des missions d'appui des opérations en Afghanistan.

 

(2) FP7 Sécurité est un programme financé par la Commission Européenne destiné à soutenir la recherche et l'innovation technologique en vue de constituer des capacités futures dans les domaines de la sécurité territoriale, la gestion de crise, la protection contre les nouvelles menaces, ou la protection des infrastructures critiques.  

 

(*) SESAR (Single European Sky ATM Research) est un programme européen civil visant à moderniser les systèmes de gestion du trafic aérien. Ce programme est financé par la Commission européenne et le RTE-T, le Réseau de transport transeuropéen. ODREA (Operational Demonstration of RPAS in European Airspace) est un programme de démonstration d'un système de drone dans l'espace aérien européen.

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 16:55
Drones tactiques : et le gagnant sera connu avant la fin de 2015

Les drones tactiques Sperwer arrivent en fin de service opérationnel. Safran et Thales proposent des systèmes de nouvelle génération au ministère de la Défense. (Crédits :JC Moreau - Safran)

 

09/09/2015 Par Michel Cabirol  - LaTribune.fr

 

Safran et Thales se disputent un appel d'offre pour la fourniture de 14 systèmes de drones tactiques. En revanche, Airbus Defence and Space n'a finalement pas déposé d'offre engageante fin août.

 

C'est la toute dernière ligne droite pour la sélection d'un industriel dans le cadre de l'appel d'offres sur les drones tactiques, baptisé SDT (système de drone tactique). Les industriels ont remis fin août leur offre engageante (BAFO, ou Best And Final Offer) à la direction générale de l'armement (DGA) qui est en train de les étudier. La décision doit être prise d'ici à la fin de l'année lors d'un comité ministériel d'investissement (CMI) et la notification par la DGA devrait intervenir fin décembre.

Et il y a urgence d'ailleurs. "Nous avons un besoin opérationnel fort", confirme-t-on au sein du ministère. Destinés à l'armée de terre, ces systèmes doivent remplacer à l'horizon 2017 les drones SDTI (ou Sperwer), fabriqués par Safran.

 

Airbus hors-jeu

Dans le cadre de cette compétition, Sagem (groupe Safran) s'est lancé dans la bagarre avec le Patroller, une plateforme à partir d'un planeur motorisé fabriqué par l'entreprise allemande Stemme. De son côté, Thales compte gagner avec le Watchkeeper, qui est une "anglicisation" par Thales UK d'un drone du groupe israélien Elbit. Dans le cadre du traité franco-britannique de Lancaster House, une première évaluation du Watchkeeper a été menée en France en 2012-2013.

En revanche, Airbus Defence and Space n'a pu remettre à temps son offre engageante en raison d'un problème technique avec son partenaire américain, selon nos informations. Le groupe proposait le système Artémis, qui aurait été développé à partir du drone américain Shadow 200 fabriqué par le groupe Textron. Enfin, le groupe israélien IAI (Heron) n'a pas non plus remis d'offre en dépit de sa volonté de s'associer à Latécoère et à d'autres partenaires français.

 

Watchkeeper toujours favori?

Le Watchkeeper a fait longtemps figure de favori. Il a même failli être acheté sans passer par un appel d'offres. Car l'armée de terre, qui a poussé très loin sa coopération avec son homologue britannique sur ce matériel, avait déjà porté son choix sur ce drone. Mais il n'a pas était possible à la DGA de passer un contrat de gré à gré avec le groupe électronique. En dépit d'une étude très poussée des juristes de Thales et du ministère de la Défense, le groupe électronique et l'armée de terre n'ont pu éviter l'appel d'offres. Au grand dam de l'armée de terre et du chef d'état-major Pierre de Villiers, qui voulait absolument fin 2014 le Watcheeper et qui trouvait la décision de la DGA frileuse. Cette procédure pourrait en tout cas éviter in fine tout recours juridique d'un groupe concurrent et repousser la livraison au-delà de 2017 des premiers drones.

Les solutions seront appréciées dans une approche de coût complet prenant en compte tous les aspects de la capacité et notamment les possibilités de mutualisation. C'est un programme "dimensionnant" pour l'armée de terre qui nécessite un "lancement dès 2015" en raison des "obsolescences incompatibles avec le maintien en service du SDTI au-delà de 2017", avait expliqué fin 2014 le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Jean-Pierre Bosser. Et ce d'autant que "le financement est programmé", a rappelé le général Bosser, précisant qu'une "approche par les coûts, trois fois inférieurs au MALE, à l'achat et en soutien, me porte à penser que son acquisition est justifiée".

 

Que prévoit la loi de programmation militaire?

Que dit la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 à propos des drones tactiques ? "La génération actuelle (SDTI) arrivera à obsolescence entre 2015 et 2017 ; de nouveaux systèmes de drones plus récents seront acquis pour disposer d'une quinzaine de vecteurs à l'horizon 2019 (14 exactement, ndlr), sur la trentaine prévue dans le modèle. Une coopération avec le Royaume-Uni est lancée, afin de bénéficier de l'acquis de nos partenaires britanniques et d'inscrire ce programme dans la dynamique des réalisations du traité de Lancaster House (force expéditionnaire interarmées conjointe)". Ce qui aurait dû renforcer les chances du Watchkeeper mais... la plateforme israélienne inquiète certains militaires français.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:55
Saegm - Euroflir 410 - Essais Patroller - Juin 2014 - Ph Ph Wodka-Gallien - Sagem

Saegm - Euroflir 410 - Essais Patroller - Juin 2014 - Ph Ph Wodka-Gallien - Sagem

 

Le Bourget, Paris, le 15 juin 2015 CP Sagem

 

Sagem (Safran) et Défense Conseil International (DCI) signent un accord de coopération dans le domaine des systèmes de surveillance aéroportés à base d'avions légers et de systèmes drones, pour la France et l'international.

 

Les solutions et services pilotés d'aéro-surveillance proposés par DCI feront appel à l'avion bimoteur léger Diamond DA 42 doté notamment d'un ensemble optronique Euroflir 350 ou 410 de Sagem. Au titre de cet accord, DCI apportera son expertise dans les services, la formation, l'entraînement et l'assistance à la maîtrise d'ouvrage.

 

Sagem s'adresse aux marchés des drones de surveillance et de renseignement, et propose le drone Patroller avec l'appui opérationnel de DCI dans le cadre d'offres de mise en oeuvre et/ou de maintenance pour les forces gouvernementales ou le secteur privé.

 

Le DA 42 de Diamond Aviation est un avion bimoteur de quatre places développé et produit par la firme autrichienne Diamond. Aéronef innovant à hautes performances, le DA 42 peut atteindre une vitesse de croisière de plus de 300 km/h et affiche une autonomie de 6 à 10 heures. En plus de la charge optronique, DCI a équipé cet avion d'un radar de surveillance maritime, d'une transmission de données et de moyens de post-traitement des données.

 

Développé par Sagem, le Patroller est un système de drone de classe 1 tonne. Grâce à sa conception modulaire, il peut emporter jusqu'à 250kg de charge utile multicapteurs, en cellule ou en pods (optronique, radar et guerre électronique) pour des vols de plus de 20 heures et jusqu'à une altitude de 20 000 ft.

 

La conception du Patroller s'appuie sur 9 années d'expérience acquise par Sagem avec le système Sperwer déployé en Afghanistan. En octobre et novembre 2014, le Patroller a montré sa capacité à évoluer dans les espaces aériens civils en toute sécurité pour le trafic aérien, dans le cadre du programme européen Odrea.

 

La gamme Euroflir est un ensemble de systèmes optroniques gyrostabilisés multi-capteurs à hautes performances. Système modulaire, Euroflir permet l'observation et la localisation de cibles à grande distance, de jour comme de nuit. Les systèmes Euroflir ont prouvé leur efficacité en opérations depuis des hélicoptères de la marine nationale, de l'ALAT et des forces spéciales françaises. La version Euroflir 410 équipe le drone Patroller.

 

NB - Au Salon du Bourget, DCI expose l'avion DA42 avec une boule optronique Euroflir sur son pavillon externe (A4) et le drone Patroller de Sagem est présenté sur le stand B4 de l'exposition statique.

 

Sagem, société de haute technologie de Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international de Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 600 personnes en Europe, en Asie Pacifique, en  Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

Pour plus d'informations : www.sagem.com

 

Défense Conseil International. Créée en 1972, DCI est une entreprise de taille intermédiaire (ETI) de services, dont l'Etat est actionnaire de référence. Culturellement proche du ministère de la Défense, DCI a pour mission le transfert du savoir-faire des armées françaises au profit des pays amis de la France et notamment :

• le conseil et l'assistance sur la totalité du cycle de vie des programmes d'armement,

• l'ingénierie de formation, dans les domaines académique, opérationnel et technique,

DCI et ses filiales se positionnent enfin depuis dix ans comme des partenaires des forces armées françaises dans le cadre de contrats de prestations de service et cherchent à ouvrir leurs activités aux pays de l'Union européenne.

http://www.groupedci.com

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 07:55
Drone tactique Patroller - photo Sagem

Drone tactique Patroller - photo Sagem

 

Au 51ème Salon du Bourget, Sagem (Safran) présente :

 

Le Drone tactique PatrollerTM. Drone tactique à hautes performances, le Patroller permet d’enrichir le renseignement multi-capteurs, de guider les appuis au profit des troupes au sol, et de conduire des mission de protection militaire et territoriale. Sagem étend les performances du système Patroller par l’intégration de fonctions innovantes tant au niveau de la plate-forme que du segment sol, notamment : modules de préparation de mission, capteurs optroniques à très haute résolution, terminal portable RVT - Remote Vidéo Terminal -  pour la diffusion d’images au sol et transmission de données haut débit. Le Patroller dispose en outre de technologies d’insertion dans l’espace aérien civil. Le Patroller est développé en France par Sagem. Il emporte une charge utile multi-capteur de 250 kg pour une autonomie de plus de 20 heures à des vitesses comprises entre 100 et 200 km/h.

 

AASM Hammer de Sagem sur C-130 Hercules : le système Gerfaut

AASM Hammer de Sagem sur C-130 Hercules : le système Gerfaut

L' AASM Hammer de Sagem sur C-130 Hercules : le système Gerfaut. Sagem étend les capacités d’emploi de l’Armement Air-Sol Modulaire Hammer. Maître d’oeuvre du AASM, Sagem coopère avec Rafaut et AA/ROK sur le projet SSA-1101 Gerfaut, solution  d’intégration du AASM au C-130 Hercules, ceci sans modification de structure. Equipé AASM, le C-130 assure alors une couverture persistante sur zone et peut effectuer des frappes ponctuelles d’une très grande précision à plusieurs dizaines de kilomètres. En service dans l’Armée de l’air et la Marine nationale, le AASM Hammer de Sagem a été utilisé au combat sur avion Rafale, contribuant ainsi au succès des forces françaises sur leur théâtre d’engagement.

 

Sagem EUROFLIR 410 - Photo Ph Wodka-Gallien - Sagem

Sagem EUROFLIR 410 - Photo Ph Wodka-Gallien - Sagem

La Famille de systèmes optroniques Euroflir. Sagem expose sa gamme Euroflir de systèmes optroniques gyrostabilisés pour avions, hélicoptères, ballons et drones. En réponse aux besoins diversifiés d’observation et de renseignement, Sagem propose plusieurs configurations de capteurs : caméras infrarouges et TV à très haute résolution et à zoom progressif, spotters, pointeur, désignateur et illuminateur laser.

Euroflir 350 est exposé sur le stand Safran avec sa console d’exploitation. Il est également intégré au ballon captif A-NSE et à l’avion Diamond DA 42 sur le stand de Défense Conseil International. Euroflir 410 est également présenté sur le drone Patroller. Sur le stand de son partenaire Vodea, Euroflir est associé à un simulateur de vol et de cartographie numérique couplé à des enregistreurs. La gamme Euroflir est en production de série pour les hélicoptères de l’ALAT, de la Marine Nationale et des Forces Spéciales. 

 

 

Sagem participe aux programmes aéronautiques militaires et civils les plus innovants: Rafale et Falcon 5X de Dassault Aviation, A320neo, A380, A350, ATR600, A400M, Caracal et Tigre d’Airbus, hélicoptère NH90 de NHI, KC390 d’Embraer, l’ARJ21 Xiangfeng de Comac et le futur avion de transport régional chinois MA700. 

 

Sagem est présent sur le stand de Safran (Hall 2A). Le système de drones Patroller est présenté avec son segment sol sur l’exposition statique extérieure (espace B4).

 

*  *  *

Sagem, société de haute technologie de Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international de Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 600 personnes en Europe, en Asie Pacifique, en  Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité. Pour plus d’informations : www.sagem.com

 

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 10:55
Watchkeeper

Watchkeeper

 

03 juin 2015 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

MADE IN FRANCE  Afin de remporter le marché des drones tactiques pour les forces terrestres françaises, l'électronicien de défense présente une version francisée du drone Watchkeeper qu’il a développé pour le Royaume-Uni. 35 PME tricolores pourraient embarquer dans son projet.

 

Qui remportera l'appel à candidatures lancé par la Direction générale de l’Armement (DGA) pour équiper les forces terrestres françaises en drones tactiques ?

 

Thales avec son Watchkeeper, déjà exploité en Afghanistan par les soldats britanniques ?

photo Sagem

photo Sagem

Sagem (filiale de Safran) avec le Patroller qui cherche encore sa première référence ?

photo US Army

photo US Army

ou Airbus Group avec son drone tiré d'un produit américain, le Shadow M2 ?

 

C'est la DGA qui devra trancher, au plus tard avant la fin de l'année. La commande devrait porter sur 14 appareils livrables d'ici à la fin de la loi de programmation militaire (LPM) en 2019 et une trentaine au total avant avant 2025.

 

Sur les champs de bataille, les troupes exploitent les drones tactiques directement pour des missions d'observation, de surveillance du champ de bataille et de réglage de tir d'artillerie. Il s'agit de drones intermédiaires d'une masse de 500 Kg environ entre les mini drones (moins de 150 Kg) et les drones MALE (plusieurs tonnes) très haut de gamme comme le Reaper américain déjà exploité par l'armée française au Mali. Ils ont une endurance d'une dizaine d'heures de vol, un rayon d'action d'une centaine de kilomètres et volent à 5000 mètres d'altitude maximum. Selon leur capacité, ils embarquent généralement un ou deux capteurs (caméra, radar, système de guerre électronique...).

 

"Franciser" le Watchkeeper

 

Pour séduire la DGA, Thales mise sur son drone Watchkeeper déjà vendu à 54 exemplaires aux forces armées britanniques. Ce drone a déjà volé plus de 500 heures dont 140 heures sur le territoire afghan. Surtout depuis plus d'un an, il est autorisé à pouvoir naviguer dans la totalité de l’espace aérien britannique et non plus seulement dans des zones d’essais.

 

Outre cette expérience, Thales promet également de franciser au maximum la version tricolore de son drone. "Toutes les développements demandés spécifiquement par le client français seront dans la mesure du possible réalisés par des sociétés françaises. Notre objectif est que la contribution française soit de l'ordre de 35% (contre 15% dans la version britannique, ndlr)", estime Pierrick Lerey directeur de la stratégie et du marketing des activités renseignement, surveillance et reconnaissance chez Thales. Par ailleurs, Thales a déjà identifié 35 PME françaises susceptibles d'embarquer sur le programme Watchkeeper version tricolore. Comme il l’avait déjà fait lors du dernier Eurosatory, il présentera ses partenaires au salon du Bourget, qui démarre le 15 juin prochain.

 

Parmi eux, Lheritier une PME francilienne (35 personnes pour 4 millions d'euros de chiffre d'affaires) qui réalise des caméras capables de produire des images en haute définition de jour comme de nuit. "Nous travaillons avec Thales depuis dix ans. Nous améliorons constamment nos algorithmes de traitement d'images pour permettre aux opérateurs de visualiser plus de détails", explique Sylvain Chérel , directeur marketing et commercial de Lheritier. Thales et ses partenaires devront produire notamment les technologies considérées comme "souveraines" dans ce type d'appareil comme les communications par les satellites ou encore la chaîne de production et de traitement des images...

 

Approche modulaire

 

Les concurrents de Thales reprochent au Watchkeeper d'être basé sur la plateforme technologique de l’israélien Elbit, le Hermes 450. "Nous avons acheté le code source et nous l'avons largement ré-écrit. Ce n'est donc pas une boîte noire mais un système que nous maîtrisons totalement. Cette procédure nous a permis de gagner cinq à dix ans de développement", rétorque-t-on du côté de Thales. Le fabricant reconnaît toutefois que les Watchkeeper resteront assemblés au Royaume-Uni, ce qui selon lui, évitera aux pays acheteurs des investissements inutiles.

 

"Nous voulons créer un club des nations Watchkeeper où les acheteurs pourront partager leurs expériences et mutualiser des initiatives notamment dans le domaine de la formation ou de l'entretien", souligne le dirigeant de Thales. Le constructeur répond ainsi à l'une des exigences de la DGA de bénéficier d'une certaine mutualisation avec d'autres pays partenaires.

 

Pour conquérir d'autres clients, Thales a donc développé une approche modulaire évitant de faire du sur-mesure. Les Watchkeeper auront donc une large base commune et des options propres à chacun des pays. Il compte ainsi répondre à l'appel d'offre polonais qui impose également qu'une partie des technologies l'appareil soit développée en Pologne.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 17:55
Le drone Patroller en courte final sur la piste 14R de l’aéroport Toulouse-Blagnac – photo SAGEM

Le drone Patroller en courte final sur la piste 14R de l’aéroport Toulouse-Blagnac – photo SAGEM

 

Boulogne Billancourt, 20 Novembre 2014 Sagem (Safran)

 

Sagem (Safran) vient de réaliser un ensemble d’essais en vol permettant de démontrer la faisabilité d’intégration d’un drone dans un espace aérien partagé suivant la réglementation de l’aviation civile et les procédures du contrôle aérien.

 

Cette campagne d’une vingtaine de vols a été réalisée avec le drone Patroller à proximité de Toulouse entre le 26 octobre et le 7 novembre. Elle a été conduite dans le cadre du programme européen SESAR, Sagem faisant équipe avec la DSNA (Direction de la Sécurité de la Navigation Aérienne), le laboratoire de l’ENAC (Ecole Nationale d’Aviation Civile) et Rockwell Collins France au sein du projet ODREA (1).

 

Dans ce cadre, Sagem a démontré en vol une fonction complète d’anticollision, qui est l’un des verrous principaux à lever pour l’insertion des drones dans un espace aérien civil partagé avec des aéronefs pilotés.

 

Ce système « voir et éviter », développé par Sagem et intégré à la chaîne de contrôle du Patroller, se compose d’une combinaison de capteurs de détection de trafic, dont un capteur optronique infrarouge, et d’un module d’estimation du risque de collision et de génération de trajectoires d’évitement automatique. Au cours des essais en vol, ce système embarqué a été mis en œuvre avec succès dans différents scénarios de conflit avec un avion plastron mis à disposition par l’ENAC, permettant ainsi au Patroller de détecter et d’éviter un risque de collision, sans l’intervention d’un opérateur.

 

Cette campagne ODREA a également permis de démontrer la capacité du drone Patroller à effectuer des approches sur l’aéroport de Toulouse-Blagnac suivant les procédures définies par le contrôle aérien. Cette démonstration confirme la capacité d’un drone à s’insérer dans la zone terminale d’un aéroport international, sans impact sur le trafic et la sécurité.

 

Véritable première en Europe, cette campagne de vol, réalisée à l’issue d’une importante phase de validation par simulations effectuée par le consortium ODREA, est une étape majeure de démonstration de l’état de l’art des solutions technologiques d’insertion des drones dans l’espace aérien civil non-ségrégué.

 

Développé en France par Sagem, le Patroller est un système de drone tactique multi-capteurs de classe 1 tonne. Grâce à sa conception modulaire, il peut emporter jusqu’à 350kg de charge utile, en cellule ou en pods (optronique, radar et guerre électronique) pour des vols de 20 heures et jusqu’à 20 000 ft.

 

Sagem dispose de l’ensemble des savoir-faire nécessaires au développement et à la fabrication d’un système de drone : ensemble optroniques gyrostabilisés jour-nuit à très haute résolution, transmission de données temps réel, navigation inertielle et contrôle de vol, segment sol, préparation et restitution de missions, intégration système et interopérabilité avec l’espace de bataille numérisée interarmes et interalliés.

 

(1) SESAR (Single European Sky ATM Research) est un programme européen civil visant à moderniser les systèmes de gestion du trafic aérien. Ce programme est financé par la Commission européenne et le RTE-T, le Réseau de transport transeuropéen. ODREA (Operational Demonstration of RPAS in European Airspace) : Démonstration opérationnelle d’un système de drone dans l’espace aérien européen.

 

****

 

Sagem, société de haute technologie de Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international de Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

Pour plus d’informations : www.sagem.com

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 12:55
Le drone Patroller en courte final sur la piste 14R de l’aéroport Toulouse-Blagnac – photo SAGEM

Le drone Patroller en courte final sur la piste 14R de l’aéroport Toulouse-Blagnac – photo SAGEM

 

12 novembre 2014 par Gil Roy – Aerobuzz.fr

 

Dans le cadre du projet européen ODREA (1), pendant une dizaine de jours consécutifs des essais, en vraie grandeur, ont été réalisés dans la région Toulousaine avec un drone Patroller de Sagem pour tester la capacité du système télépiloté à s’insérer dans le trafic d’un aéroport international tel que Toulouse-Blagnac. La fonction « Détecter et éviter » (« Detect and Avoid ») a également été testée à l’aide d’un TB20 de l’ENAC, du côté de Muret.

 

 

Lire l’article

 

[1] Projet ODREA (Operational Demonstration of Remotely piloted aircraft systems in European Airspace) est co-financé par l’entreprise commune SESAR JU (Single European Sky ATM Research Joint Undertaking. Il regroupe des partenaires industriels et institutionnels français : Rockwell Collins France, Sagem (Groupe Safran), la DSNA (Direction des Services de la Navigation Aérienne) et l’ENAC (Ecole Nationale de l’Aviation Civile). L’objectif du projet ODREA est de définir des concepts opérationnels pour les RPAS (Remotely Piloted Aircraft System), les procédures opérationnelles associées puis de les valider à l’aide de simulations et de vols réels avec l’aéronef télépiloté Patroller de Sagem, embarquant un pilote de sécurité.

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 13:55
photo RP Defense

photo RP Defense

 

06/10/2014 - Par aeronewstv.com

 

A l'occasion du 80ème anniversaire du site de Sagem à Montluçon situé à 330 km au sud de Paris et spécialisé dans la navigation, notamment dans la fabrication de drones tactiques, nous avons découvert le dernier né du constructeur français, le drone Patroller. Ce prototype est un drone tactique de classe une tonne conçu sur la base d'un avion civil allemand le Stemme  S-15.

 

La taille de ce drone avec ses 18 mètres d'envergure lui permet une autonomie d'action pouvant aller jusqu'à 20 heures de vol à plus de sept km d'altitude et 30 heures avec une deuxième batterie embarquée. Le Patroller a été développé sur fond propre. L'équipement optronique développé par Sagem  permet de répondre aux exigences d'une surveillance civile ou militaire. Cette boule gyrostabilisée, à savoir un système optique stabilisé par des gyroscopes, permet de détecter une cible mouvante à plus de 15 km de distance et de distinguer nettement une personne à plus de trois kilomètres, de jour comme de nuit.

Ces performances confortent la position de leader mondial de Sagem pour la fabrication de ces équipements optroniques. L'entreprise travaille déjà sur un nouveau prototype, pour succéder au modèle Euroflir 410.

 

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 07:55
Les Drones à tout faire


17 sept. 2014 ministeredeladefense

 

les drones s'invitent à Bordeaux. Ces engins volants télécommandés ont fait leur show sur la base aérienne 106 de Bordeaux-Merignac, à l'occasion du salon UAV SHOW, du 9 au 11 septembre 2015, une manifestation qui a rassemblé tous les professionnels, civils et militaires, et les industriels.

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 09:55
Patroller - photo RP Defense

Patroller - photo RP Defense

 

12 septembre 2014 par Frédéric Lert – Aerobuzz.fr

 

Au salon UAV Show de Bordeaux (9-11 septembre 2014), Thales, Sagem (groupe Safran) et Airbus Defence and Space étaient venus en force avec les drones Watchkeeper, Patroller et Tanan. La publication d’un appel d’offre pour la fourniture à l’armée de Terre française de son futur drone tactique est attendue dans les semaines à venir.

 

UAV Show, salon du drone de Bordeaux (9-11 septembre 2014), qui vient de fermer ses portes sur la BA 106, s’est caractérisé pour sa troisième édition par la présence des principaux acteurs du secteur. C’est un signe de réussite indubitable, qui s’explique notamment par l’actualité, avec en toile de fond une compétition majeure pour l’équipement de l’armée de Terre française. En ligne de mire, le remplacement du drone SDTI en service depuis 2001 sous les couleurs du 61ème régiment d’artillerie de l’armée de Terre. Les SDTI, alias Sperwer de la société Sagem (groupe Safran) ont réalisé environ 2.000 missions opérationnelles en Afghanistan, pour la perte d’une douzaine d’appareils. La moitié des accidents ont eu lieu à l’atterrissage, la caillasse afghane n’ayant jamais été tendre avec le Sperwer qui revient sur terre accroché sous un parachute.

 

Après des années de tergiversations, un appel d’offre est à présent attendu dans les semaines qui viennent pour trouver un remplaçant à cet appareil, avec une mise en service prévue autour de 2017. C’est du moins ce qui ressort de la Loi de Programmation Militaire. Certes, la France n’a plus d’argent, mais les dernières opérations africaines ont de nouveau mis en évidence le besoin pour de tels appareils capables d’apporter à moindre coût une surveillance efficace au niveau tactique. En filigrane apparaît également la volonté de structurer la filière drone française et de créer un champion capable, rêvons un peu, d’exporter son savoir-faire dans le monde entier. Et c’est ainsi que Thales, Sagem et Airbus, les poids lourds du secteur en Europe, se font face depuis plusieurs années.

 

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Watchkeeper photo Richard Seymour - Thales

Watchkeeper photo Richard Seymour - Thales

Tanan 300 UAS - Airbus DS

Tanan 300 UAS - Airbus DS

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 09:55
Sagem (Safran) à UAV Show Europe 2014

 

Bordeaux-Mérignac, UAV Show Europe 2014, 8 Septembre 2014 - Safran

 

A l’occasion de la convention internationale UAV Show Europe 2014 de Bordeaux Mérignac (9-11 septembre), Sagem (Safran) présente ses développements dans les systèmes de drones civils et militaires, pour les besoins français et internationaux.

 

En juin 2014, Sagem a pris la présidence d’une feuille de route « drones civils » sous l’égide du Ministère français de l’économie, dans le cadre des 34 chantiers de la « Nouvelle France Industrielle ». Ce projet vise à structurer et à développer la filière industrielle nationale des drones civils. Elle mobilise plusieurs leviers de politique publique : Ministères de l’économie, des transports (DGAC), pôles de compétitivité (Pégase, Aerospace Valley), Banque publique d’investissement. Cette politique soutiendra un large tissu de PME et TPE innovantes de ce nouveau secteur en forte croissance, avec l’appui de la Fédération Professionnelle des Drones Civils (FDPC).

 

Sagem souhaite apporter à cette filière ses expériences de droniste d’une part et du secteur aéronautique civil d’autre part, comprenant la réalisation de chaînes fonctionnelles de guidage pilotage et d’équipements de missions à un fort niveau de criticité, l’insertion des drones dans la circulation aérienne générale, et la certification. L’objectif est de permettre, dans le respect des exigences de sécurité, l’utilisation de drones plus performants et plus autonomes qui répondront à l’ensemble des besoins émergents, comme par exemple, ceux de l’agriculture, de la surveillance des réseaux ou de la protection de l’environnement.

 

Maître d’oeuvre dans le domaine militaire, Sagem expose également à UAV Show le Patroller, système de drone tactique endurant, et des solutions de drones pour fantassins et forces spéciales. Le Patroller permet tout à la fois d’assurer des missions de sécurité territoriale et d’appuyer l’ensemble des opérations militaires. De conception modulaire, il intègre une chaîne de mission multicapteurs à hautes performances, en cellule ou en nacelle (optronique, radar et guerre électronique) pour des vols de plus de 20 heures jusqu’à une altitude de 20 000 ft.

Le savoir-faire de Sagem en matière de drones s’appuie sur de solides capacités industrielles implantées sur le territoire national : Ile-de-France (R&D), Fougères (cartes électroniques), Dijon (capteurs optroniques), Poitiers (caméras), Montluçon (intégration, station sol, chaîne avionique et navigation). Sagem a produit depuis 25 ans plus de 150 drones tactiques Sperwer et soutient, au plus près des unités, le système SDTI Sperwer de l’armée de Terre française.

 

(1) Le drone Patroller est exposé à UAV Show Europe sur le statique extérieur.

* * *

Sagem, société de haute technologie de Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international de Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité. Pour plus d’informations : www.sagem-ds.com

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 17:55
Watchkeeper (Thales) - PatroWatchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran) ller (Sagem Safran)

Watchkeeper (Thales) - PatroWatchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran) ller (Sagem Safran)

 

 

20/06/2014 Par France 3

 

Au salon Eurosatory de Paris, l'un des plus grands salons d'armement au monde, les drones tactiques ont la cote. Le ministère de la Défense devrait lancer un appel d'offres à la fin juin.

 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 08:55
Patroller photo Peter Bastiaans - Safran

Patroller photo Peter Bastiaans - Safran

 

20.06.2014 Sagem

 

Conçu pour effectuer des missions de surveillance, le système de drone tactique Patroller de Sagem (Safran) bénéficie de vingt ans d’expérience. Jean-Pierre Rayssac, conseiller militaire chez Sagem, revient sur cette expertise aujourd’hui unique en Europe.

 

Quelles sont les caractéristiques du système de drone Patroller ?

Le Patroller est un système de drone tactique multi-senseurs, conçu pour des missions de surveillance terrestre ou maritime et de support d’opérations. Pesant près d’une tonne, il est capable de voler 24 heures, en emportant 250 kg de charge utile et sa boule optronique, fonctionnant de jour comme de nuit. Le décollage et l’atterrissage sont automatiques sur des distances inférieures à 600 mètres. Il ne nécessite pas de dispositif spécifique de freinage, comme des câbles d’arrêt et peut donc être déployé de n’importe quel aéroport, voire d’une simple piste en herbe. Deux mécaniciens suffisent pour le mettre en œuvre. Quant à son pilotage, il est assuré par deux opérateurs qui interviennent depuis une station au sol.


Quelles sont les principales qualités de ce drone ?

Son premier atout est sa modularité. Sagem a conçu un système évolutif multi-senseurs, adapté à chaque mission (voir "En savoir plus" ci-dessous). Autre qualité : sa discrétion. Le Patroller est équipé d’un moteur central, avec un échappement dirigé vers le ciel, ce qui atténue sa signature infrarouge, le rend très discret et surtout très silencieux, un point essentiel dans le cadre d’opérations de surveillance.

 

Quelle est l’expérience de Sagem dans le domaine des drones tactiques ?

Sagem fournit depuis plus de quinze ans des drones tactiques aux forces armées françaises et de pays étrangers. Notre expertise technologique et industrielle, et notre retour d’expérience de neuf ans de support en opération au profit de trois nations nous ont conduits à développer sur fonds propres le Patroller, drone tactique de nouvelle génération. Depuis 2010, nous avons réalisé en France de nombreuses campagnes d’essais pour valider les équipements embarqués et obtenir les autorisations de vol, ainsi que des démonstrations sur le territoire national et à l’exportation.


Le Patroller a été développé en France… Pouvez-vous nous en dire plus ?

En effet, ce sont plus de 100 collaborateurs de Sagem qui travaillent en France sur ce programme. Son développement est assuré dans le site d’Éragny, sa construction est réalisée à Montluçon, la boule optronique est assemblée à Dijon, et l’électronique à Fougères. Seule la cellule de l’aéronef a été fabriquée en Allemagne, par Ecarys, spécialiste allemand de cellules performantes en composite. La boule optronique de nouvelle génération, qui équipera bientôt le Patroller, est, quant à elle, le fruit d’une collaboration entre Thales et Sagem, au sein de leur coentreprise Optrolead.

L’offre multi-mission du drone Patroller

En savoir plus

Patroller, un drone multimission

La configuration du drone Patroller peut être déclinée en fonction des besoins des utilisateurs :

  • Pour la surveillance de théâtre d’opérations (opération de guerre électronique, interception et localisation de radiocommunications, détection d’activité, identification de menaces…)
  • Pour la surveillance maritime (détection de l’ensemble de l’activité marine, identification de bâtiments suspects...),
  • Pour la surveillance territoriale des Etats (frontières, côtes, routes, missions de police, protection des événements majeurs ou des sites sensibles, prévention ou gestion des catastrophes naturelles).

Sa conception multi-capteurs lui permet d’être équipé, selon la mission, de deux réservoirs supplémentaires, d’un radar à ouverture synthétique (SAR), d’un radar maritime, d’un télémètre laser, d’un désignateur laser, de capteurs de renseignement ou de guerre électronique (comint, elint), etc. Le drone pourra également être équipé d’un module « voir et éviter » qui lui permettra de s’insérer dans l’espace aérien civil.

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 12:55
Watchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran)

Watchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran)

 

17.06.2014 20minutes.fr

Le marché a longtemps paru réservé à Thales...

 

Tous les coups sont permis dans la bagarre entre industriels français pour le marché des drones tactiques, qui a longtemps paru réservé à Thales au titre de la coopération franco-britannique.

La France a prévu d'acquérir d'ici 2019 une trentaine d'avions sans pilote pour la reconnaissance du champ de bataille, un marché évalué de source industrielle à entre 200 et 300 millions d'euros.

Il s'agit de remplacer les vieux Sperwer développés par Sagem, une filiale du groupe Safran.

L'affaire semblait gagnée pour Thales puisque le traité de Lancaster House de novembre 2010 sur le rapprochement des défenses française et britannique prévoyait l'acquisition par les deux parties du même drone Watchkeeper, développé par Thales UK pour l'armée de Sa Gracieuse Majesté.

 

Pas de marché gré à gré

Mais Sagem qui développait un nouveau drone Patroller n'a pas voulu laisser la place sans se battre. Il a fait campagne pendant des années pour que le ministère de la Défense ne passe pas un marché de gré à gré avec Thales mais l'ouvre à la compétition.

Quand il a obtenu satisfaction, un troisième larron, Airbus Defence and Space, s'est lancé dans la course. Il a présenté au salon de l'armement Eurosatory, qui se tient actuellement près de Paris, un drone Shadow M2, basé sur une plate-forme américaine mais équipé de ses propres systèmes.

«Nous pensons que le Shadow est substantiellement moins cher que toutes les offres sur le marché. C'est une offre extrêmement attractive en ces temps de disette budgétaire», a déclaré Jean-Marc Nasr, directeur général d'Airbus Defence and Space pour la France.

 

Thales encore bien placé

Sagem fait valoir qu'une centaine d'emplois sont menacés s'il devait abandonner le segment des drones tactiques, pour lequel il est «le seul industriel européen à posséder toutes les briques technologiques clés», selon Frédéric Mazzanti, directeur de la division optronique et défense.

Il égratigne au passage le Watchkeeper, qu'il présente comme «un drone israélo-anglais», au motif qu'il serait fabriqué sous licence de la société israélienne Elbit, et le Shadow, «drone américain».

L'attaque fait bondir chez Thales. «Elbit est associé à notre projet mais a conçu en Angleterre, dans une joint-venture, un drone nouveau, parce que les Britanniques ont exigé dès le départ la propriété de l'ensemble des éléments y compris la plate-forme», explique Pierre Eric Pommellet, directeur général adjoint des systèmes de mission de défense.

Pour défendre le Watchkeeper, Thales devait présenter mercredi son équipe de sous-traitants français.

Thales semble encore avoir une longueur d'avance. Contrairement à ses concurrents, le Watchkeeper a été certifié en Grande-Bretagne. Il est entré en service et devrait être déployé cette année, en Afghanistan. Les industriels espèrent un appel d'offres avant la fin de l'année.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 16:19
Eurosatory 2014 : Sagem maintient la pression avec le Patroller

Avec le Patroller, Sagem veut assurer la succession de son propre drone, le SDTI –photo  Sagem

 

17/06/2014 par François Julian – Air & Cosmos

 

Pour Sagem, le message est clair : pas question de laisser Thales et son Watchkeeper s'emparer du marché de remplacement des drones SDTI (Système de drone tactique intérimaire) de l'armée de Terre. Pour la filiale de Safran, il ne fait aucun doute que le drone Patroller, actuellement exposé au salon Eurosatory, est le mieux placé pour remporter l'appel d'offres SDT (Système de drone tactique) qui doit être lancé par la DGA d'ici la fin de l'année, et dont le la fiche de caractérisation militaire (FCM) est actuellement en cours d'élaboration.

 

L'objectif fixé par l’actuel LPM prévoit l'acquisition de "10 à 20 drones d'ici 2017", sachant qu'une cible finale de 30 est également évoquée.

 

Le drone Patroller a pour lui quelques arguments qui vont au delà du simple aspect "made in France" (à Montluçon, plus précisement). Certes, il permettra la création de quelques 200 emplois s'il est choisi. Mais Sagem met surtout en avant que son engin non-piloté est mieux adapté aux besoin de l'armée de Terre qui cherche à se doter d'un drone pour des missions de surveillance et de renseignement, ainsi que pour le réglage de son artillerie.

 

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 12:59
Watchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran)

Watchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran)

 

16 /06/2014  Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr


Le ministère de la Défense va lancer un appel d'offres afin de remplacer les vieux Sperwer de l'armée de terre.

 

«Nous allons aller vite. Nous lancerons le programme Scorpion avant l'été, au plus tard en septembre, et l'appel d'offres pour remplacer les drones tactiques.» Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sait que l'armée de terre a besoin d'un sérieux «lifting».

Alors qu'elle engage 80 % de ses effectifs sur le terrain, elle ne reçoit que 20 % des crédits d'équipement (soit 2 milliards d'euros par an) de l'armée. Or, les fantassins et leur matériel n'ont jamais été autant sollicités. Ils attendent de nouveaux blindés (Scorpion) et des drones tactiques de nouvelle génération afin de prendre le relais de la vingtaine de Sperwer vieillissants. Ces engins sans pilote à bord sont devenus des auxiliaires indispensables pour surveiller et collecter des informations au plus près du terrain.

Les Sperwer fournis par Sagem (groupe Safran) doivent être remplacés à partir de 2017. «Le respect du délai de livraison est essentiel», insiste le lieutenant-colonel Chabbert, spécialiste des drones à l'état-major de l'armée de terre qui ne veut pas d'un «drone de papier». Les industriels qui se réunissent au salon Eurosatory (16-20 juin à Villepinte) sont dans les starting-blocks. Thales avec le Watchkeeper développé à partir de l'Hermes 450, une plate-forme israélienne, est en lice face à Sagem qui a autofinancé un nouveau drone, le Patroller. Il est conçu sur la base d'un S-15, un avion de missions de l'allemand Stemme, spécialiste des moto-planeurs. Les observateurs s'attendent à voir concourir Textron avec le Shadow 200 qui équipe l'US Army et le corps des Marines, et la Turquie avec le drone Anka.

 

Coopération avec les Britanniques

Développé pour 1 milliard d'euros par Thales UK pour l'armée de terre britannique, qui en a commandé 54, le Watchkeeper est le seul drone tactique européen de nouvelle génération qualifié et mis en service au sein d'une armée. Il est aussi le seul à être «bi-charge» (détection et identification), souligne l'armée française. Et le seul à s'inscrire dans l'esprit de la coopération militaire franco-britannique actée à Lancaster House en 2010.

«Nous avons évalué le Watchkeeper à Istres pendant quatre mois en 2013. Ces essais ont validé notre besoin opérationnel et l'intérêt d'une coopération avec les Britanniques, les seuls à avoir le même concept d'emploi que nous, explique le lieutenant-colonel Chabbert. Nous pourrions développer nos échanges, avoir un centre de formation et une structure de soutien communs qui permettraient de réduire les coûts.» Mais l'armée de terre «n'a pas de préférence». «Le Patroller répond aussi à nos besoins opérationnels, mais le champ de la coopération sera plus restreint», résume le lieutenant-colonel Chabbert.

«Le Patroller est un démonstrateur. Le Watchkeeper est un système déjà opérationnel, souligne Pierre-Éric Pommellet, vice-président exécutif des systèmes de mission défense de Thales. La compétitivité de notre offre repose sur une R & D qui a déjà été payée par les Britanniques et une valeur ajoutée française, principalement logée dans les PME.»

 

Retombées en France

Le groupe a formé «l'équipe France de Watchkeeper» avec une vingtaine de PME. Elles travailleront sur la version francisée, tout comme le site de Bordeaux, centre névralgique de l'activité drone de Thales, et ses usines en Bretagne, dans le Centre et en Lorraine.

De son côté, Sagem met en avant une expérience de quinze ans dans les drones et une crédibilité acquise auprès de ses clients (Canada, Grèce, Suède, Danemark, Hollande). «Nous travaillons sur une dizaine de projets export. La façon dont la France considérera le Patroller influera de façon sensible sur leur réussite», souligne le général Rayssac, conseiller militaire chez Sagem. Le Patroller et ses prédécesseurs «ont permis de maintenir et développer les compétences de la filière drone en France», ajoute-t-il en citant les sites de Montluçon, Fougères, Dijon et Poitiers avec leur bassin d'emplois. «Nous sommes capables de livrer le Patroller d'ici à mi-2017 afin de faire la jonction avec le Sperwer. De plus nous savons, s'il en était besoin, maintenir Sperwer au moins jusqu'en 2019-2020», ajoute le général Rayssac.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 07:55
Sagem EUROFLIR 410 - Photo Ph Wodka-Gallien - Sagem

Sagem EUROFLIR 410 - Photo Ph Wodka-Gallien - Sagem

 

 

Eurosatory 2014, Paris-Nord Villepinte, June 16, 2014 - Sagem

 

Sagem (Safran) just tested and integrated successfully a new generation optronics multi-sensors suite on its Patroller™ endurance UAS.

Tested in France between April and June 2014, during a campaign of 30 flights, this new optronics suite is based on a Euroflir 410 gyrostabilised turret. It is characterized by extended capabilities for long distance identification, day and night. In addition, this new version of Euroflir 410 is fitted with a very high resolution spooter and a Matis AP infrared camera.

On the Patroller UAS, this new generation imagery chain integrates a high rate data link which is fully compliant with the performance of the high definition sensors of the aircraft, allowing the restitution of the images without degradation. The ground segment encompasses new processing software and new tools to ease mission operations: automatic tracking of mobile targets, activity detection.

The performance level of this new imagery system was demonstrated during several realistic scenarios as recently met by armed forces in operations: intelligence collection, operation support, search and rescue, etc…

Developed by Sagem, the Patroller is a 1-ton class tactical UAS. Because of its modular design, the Patroller drone can carry a payload with capacity of 250 kg in its bay or in pods (optronic, radar, electronic warfare), on flights of 20 hours and over, at an altitude up to 20,000 ft.

Multi-sensors intelligence system, Patroller UAS is designed to meet military or security requirements. Integrating several innovations, it draws on Sagem's extensive experience with its Sperwer tactical drone system, including nine years of feedback from operations in Afghanistan.

Developed and produced in France by Sagem, the Patroller mission system is based on a European cooperation involving Ecarys (Stemme), a German manufacturer which supplies its S15 airframe in order to address French and international needs.

The Patroller drone system is in the outside static display, Safran stand F410.

 

* * *

Sagem, a high-tech company of Safran, holds world or European leadership positions in optronics, avionics, electronics and safety-critical software for both civil and military markets. Sagem is the No. 1 company in Europe and No. 3 worldwide for inertial navigation systems (INS) used in air, land and naval applications. It is also the world leader in helicopter flight controls and the European leader in optronics and tactical UAV systems. Operating across the globe through the Safran group, Sagem and its subsidiaries employ 7,500 people in Europe, Southeast Asia and North America. Sagem is the commercial name of the company Sagem Défense Sécurité.

For more information: www.sagem.com

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 15:55
Watchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran)

Watchkeeper (Thales) - Patroller (Sagem Safran)

 

27/05/2014, Michel Cabirol – LaTribune

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a donné son feu vert au lancement d'un appel d'offre pour l'achat d'un drone tactique de nouvelle génération.

 

En pleine guerre entre le ministère de la Défense et de Bercy sur la loi de programmation militaire (LPM), l'Hôtel de Brienne a décidé la semaine dernière lors d'un comité ministériel d'investissement (CMI) de lancer une procédure d'appel d'offre pour se doter de drones tactiques, selon des sources concordantes. Une décision qui illustre clairement l'urgence de l'acquisition de ces matériels pour remplacer les vieux drones Harfang aujourd'hui à bout de souffle alors que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian n'avait pas encore gagné son combat budgétaire face à Bercy et Matignon. Un ministre qui avait lui-même pris conscience de l'urgence de livrer les premiers systèmes à l'armée de terre dès 2017 comme cette dernière le souhaitait.

Pourquoi un appel d'offre alors que l'armée de terre avait déjà porté son choix sur le Watchkeeper (Thales) et qu'elle a poussé très loin sa coopération avec son homologue britannique sur ce matériel ? Parce qu'il n'était pas possible pour la direction générale de l'armement (DGA) de passer un contrat de gré à gré avec le groupe électronique en dépit d'une étude très poussée des juristes de Thales et du ministère de la Défense pour éviter un appel d'offre. Au grand dam de l'armée de terre qui veut absolument le Watcheeper et qui trouve cette décision frileuse. Cette procédure pourrait en tout cas éviter in fine tout recours juridique d'un groupe concurrent et repousser la livraison au-delà de 2017 des premiers drones.

C'est donc contraint que le ministère a donné son feu vert à cette procédure qui devrait donner sa chance (?) au Patroller de Sagem (groupe Safran) et à des drones étrangers. Chez Thales, on reste confiant mais prudent sur l'issue de cette compétition. "Si on joue parfaitement le jeu sans excès de confiance, cela devrait passer pour le Watchkeeper", explique-t-on au sein du groupe.

 

Le seul drone à voler dans le ciel britannique

Début octobre 2013, Thales UK, maître d'œuvre du programme Watchkeeper, a annoncé l'obtention d'un certificat STDA (Statement of Type Design Assurance) délivré par l'autorité de l'aviation militaire du Royaume-Uni pour le Watchkeeper en vue d'intégrer ce drone dans le trafic aérien civil. "Cela sous-tend la possibilité de vols militaires dans un espace aérien approprié partout dans le monde", avait alors expliqué Thales dans un communiqué publié le 7 octobre.

Puis début mars, le ministère de la Défense britannique (MoD) et l'Autorité de l'aviation militaire (MAA) ont autorisé la mise en service du système développé par Thales pour l'armée britannique. Watchkeeper est certifié au même niveau de sécurité que les avions pilotés, avait assuré Thales dans un communiqué. Selon le groupe d'électronique, Watchkeeper est "le seul de sa catégorie à avoir la permission de voler dans l'espace aérien britannique".

Pour développer Watchkeeper, Thales a bénéficié d'une aide importante sur toute la chaîne de production, notamment de la part d'UAV Tactical Systems Limited (U-TacS), coentreprise entre Thales et Elbit Systems créée lors de l'attribution formelle du contrat en août 2005. Un drone tactique est un système mobile de taille moyenne développé pour le renseignement, la surveillance, l'acquisition et la reconnaissance de cibles en appui des forces au niveau d'une brigade et de niveaux inférieurs.

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 12:50
Armement : comment la France négocie désormais avec la Grande-Bretagne

L'achat de drones Watchkeeper par la France dépend d'une commande ferme de véhicules blindés français (VBCI) fabriqué par Nexter par la Grande-Bretagne

 

19/02/2014 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

La France entend lier l'achat de drones Watchkeeper à une commande britannique portant sur des véhicules blindés à roue (VBCI) fabriqué par Nexter. Bref, une nouvelle stratégie basée sur du donnant-donnant.

 

Après les nombreux échecs entre Londres et Paris en matière de coopération dans l'armement, le Délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, prend aujourd'hui toutes les précautions pour que la France ne se fasse pas avoir une nouvelle fois par la Grande-Bretagne sur le programme de drone tactique britannique Watchkeeper. Car l'échec de la coopération entre Londres et Paris sur les porte-avions (PA2/CVF) a marqué les esprits. Il est vrai que la France a payé plus de 200 millions d'euros pour développer les porte-avions britanniques sans aucune contrepartie.

Du coup, Laurent Collet-Billon a expliqué que l'achat des drones Watchkeeper dépendrait d'une commande ferme de véhicules blindés français (VBCI) fabriqué par Nexter par la Grande-Bretagne. "Tout ça est en parallèle avec ce qui doit être fait dans l'évaluation du VBCI par le côté britannique et les marques d'intérêt que les Britanniques pourraient apporter à ce véhicule blindé", a-t-il précisé. Paris semble avoir adopté l'approche du donnant-donnant avec les Britanniques. "Il faut leur rentrer dedans", estime-t-on.

Cela a été également le cas pour obtenir à ce sommet de Brize Norton la poursuite d'études en commun sur un futur drone de combat. Les travaux ont été confiés à Dassault Aviation et BAE Systems. la France a en échange donné son feu vert au développement en commun d'un missile anti-navire léger (ANL), dont la Grande-Bretagne a un besoin urgent pour armer ses nouveaux hélicoptères, alors que l'armée française pouvait attendre au mieux ou n'en avait pas besoin au pire.

 

Info ou intox ?

Bluff ou pas de la part du DGA ? La France envisage depuis plusieurs mois de commander, comme l'a déjà fait l'armée de terre britannique, des drones Watchkeeper, fabriqués par Thales UK, la filiale britannique du groupe français. Et la DGA ne veut pas pour le moment entendre parler du drone concurrent Patroller que propose désespérément Sagem même si officiellement le patron de la DGA explique que ses services "évaluent en permanence" le Patroller "digne d'intérêt".

Patroller - photo Sagem

Patroller - photo Sagem

La décision sera dans les mains du ministre de la Défense. Le Délégué général a d'ailleurs rappelé que c'est Jean-Yves Le Drian qui avait décidé, lors d'un sommet franco-britannique le 31 janvier, "d'explorer une voie qui consiste à mettre en place tout ce qui permettrait l'acquisition du Watchkeeper et en regard de ça tout ce qui permettrait l'acquisition du VBCI par les Britanniques. Après on verra".

 

Le Watchkeeper plaît à l'armée française

Mais l'acquisition d'un même système d'armes par deux pays européens facilite les opérations interarmées et peut réduire les coûts de production et de soutien. Et il plait beaucoup au chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract-Madoux. La DGA poursuit actuellement l'évaluation du Watchkeeper, qui a démontré des "progrès sensibles" après avoir laissé les Français "un peu sur leur faim", a-t-il expliqué. Il n'est pas encore arrivé, selon lui, à un "degré de maturité satisfaisant".

Le Watchkeeper a pourtant récemment obtenu début octobre sa certification délivrée par l'autorité de l'aviation militaire du Royaume-Uni en vue de l'intégrer dans le trafic aérien civil. Il doit entrer en service en Grande-Bretagne dans le courant du "premier trimestre 2014", peut-être en "février", affirme-t-on au sein de Thales. En dépit des rumeurs qui ont circulé sur de nouveaux problèmes, il a volé "comme prévu" ces dernières semaines en dehors du centre d'essais, notamment au-dessus d'une station balnéaire cet hiver.

 

Une opération de gouvernement à gouvernement

L'achat des drones Watchkeeper, selon nos informations, passerait, s'il se concrétise, par un accord de gouvernement à gouvernement entre Paris et Londres. Les Britanniques vendraient à l'armée de terre française des systèmes Watchkeeper prévus initialement pour l'armée de terre britannique. La prudence de Laurent Collet-Billon viendrait également du prix du Watchkeeper proposé par les Britanniques.

A Thales UK ensuite de négocier une commande supplémentaire avec l'armée britannique pour revenir au niveau de la cible initiale fixée par la Grande-Bretagne. Car pour le groupe électronique, l'opération entre Paris et Londres serait neutre dans une première étape. Chez Thales, on s'attend à une commande française en 2015. "Il n'y a pas de budget en 2014", explique-t-on à La Tribune. Cette coopération est en revanche "très porteuse" pour le groupe, qui fonde des espoirs sur une commande de l'OTAN.

 

L'armée de terre britannique séduite par le VBCI

C'est étonnant et cela doit être souligné. L'armée de terre britannique est vraiment séduite par le VBCI, le blindés à roues de Nexter, selon nos informations. Les militaires britanniques qui ont souvent accompagné leurs homologues français sur les théâtres d'opérations extérieures, souhaitent disposer du VBCI. Et la complicité entre les deux chef d'état-majors de l'armée de terre français et britannique pourrait débloquer l'opération. L'armée de terre française serait même prête à vendre à son homologue britannique une vingtaine d'exemplaires de VBCI pour une quarantaine de millions d'euros. 

 

Une coopération franco-britannique intense dans les missiles

Le Royaume-Uni est le principal partenaire de la France dans la conduite de programmes de  missiles et d'aéronefs. Signés en novembre 2010, les traités de Lancaster House formalisent la relation prioritaire nouée entre la France et le Royaume-Uni dont le précédent Livre blanc était venu confirmer l'importance. Les deux pays coopèrent sur le futur missile ANL. Embarquant une charge explosive limitée, l'ANL reste un programme d'ampleur assez modeste, visant à assurer des frappes mieux ciblées.

Le programme de missile de croisière SCALP-EG conduit en coopération avec les Britanniques et qu'ils appellent le Storm Shadow fait, quant à lui, l'objet d'une révision. L'ensemble de ces projets dans le secteur missilier inspirent une nouvelle vision stratégique, un effort de consolidation de l'industrie des missiles que nos partenaires nomment One complex weapon ou One MBDA, du nom de l'industriel concerné.

Enfin, la coopération porte sur les systèmes d'information ainsi que sur l'harmonisation des systèmes satellitaires de communication, Syracuse (France) et Skynet (Grande-Bretagne) devant être remplacés.

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 08:55
photo Thales UK

photo Thales UK

Le chef d'Etat-major de l'armée de terre, le général Ract-Madoux, souhaite s'offrir un ou deux drones Watchkeeper en leasing avant leur livraison prévue en 2017

 

12/11/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les essais mitigés du drone tactique anglo-israélien cet été en France sont aujourd’hui complètement oubliés. L’armée de terre veut le Watchkeeper, le seul drone de ce type sur le marché, assure-t-elle. Son patron, le général Ract-Madoux souhaite d'ailleurs s'offrir un ou deux drones Watchkeeper en leasing avant leur livraison prévue en 2017.

 

Depuis la fin de l'été, Thales a mis les bouchées doubles pour terminer la mise au point du drone tactique anglo-israélien Watchkeeper. Chez l'électronicien, on estime que le drone sera mis en service opérationnel en février dans l'armée britannique et il devrait faire ses premières armes en opération extérieure à l'été en Afghanistan, selon nos informations. Bref, ça plane enfin pour le Watchkeeper.

 

D'autant que "la coopération entre les deux armées de terre (britannique et française, nldr) autour du Watchkeeper fonctionne parfaitement", a affirmé le 16 octobre dernier aux députés le chef d'Etat-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract-Madoux. Et de rajouter qu'il "existe une vraie volonté des autorités politiques et militaires d'avancer sur ce dossier". Ce qui semble mettre définitivement hors-jeu le système proposé par Safran, le Patroller, qui n'a jamais été mis en compétition face au Watchkeeper.

 

Le Patroller exposé à Saumur dans les locaux du CEERAT, dans sa configuration multi-capteur, optronique avec boule Euroflir 410 et sa nacelle Comint. (crédit : Sagem)

Le Patroller exposé à Saumur dans les locaux du CEERAT, dans sa configuration multi-capteur, optronique avec boule Euroflir 410 et sa nacelle Comint. (crédit : Sagem)

Le seul drone européen certifié

 

Début octobre, Thales UK, maître d'œuvre du programme, a en outre annoncé l'obtention d'un certificat STDA (Statement of Type Design Assurance) délivré par l'autorité de l'aviation militaire du Royaume-Uni pour le Watchkeeper en vue d'intégrer ce drone dans le trafic aérien civil. "Cela sous-tend la possibilité de vols militaires dans un espace aérien approprié partout dans le monde", a expliqué Thales dans un communiqué publié le 7 octobre.

 

Surtout, selon Thales, ce certificat ouvre "la voie pour le MoD britannique vers la délivrance de l'autorisation de mise en service initiale" du Watchkeeper, "le seul drone européen certifié pour l'insertion dans un trafic aérien civil dense", selon des propos tenus par le PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, en septembre à l'Assemblée nationale.

La DGA rassurée ?

 

Des bonnes nouvelles qui devraient rassurer le délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, qui avait mis au début du mois d'octobre la pression sur Thales, comme il sait bien le faire pour motiver les industriels sur le mauvais chemin. "Nous avons expérimenté le drone Watchkeeper pendant plusieurs mois dans les établissements de la DGA, a-t-il expliqué le 1er octobre aux sénateurs. La maturité du produit pourrait être meilleure. Pour que nous acceptions de le considérer, il faudra nous démontrer que sa maturité est supérieure à celle que nous avons constatée". Un beau "tampon" sur Thales, comme on dit au rugby.

 

Car la déception a été semble-t-il à la hauteur des espérances. "Pour le Watchkeeper, il y avait quelque chose-là qui était très séduisant qui allait au-delà de la simple acquisition et s'intégrait dans une coopération opérationnelle", a rappelé Laurent Collet-Billon quand un sénateur lui a posé la question sur la nature de la procédure d'acquisition. Il est vrai comme l'avait révélé "La Tribune" que les essais du Watchkeeper l'été dernier à Istres par la direction générale de l'armement (DGA) s'étaient moyennement bien passés. Des essais d'ailleurs coûteux, selon le député Jean-Yves Le Déaut (PS, Meurthe-et-Moselle) : la facture s'élèverait à 8 millions d'euros pour l'armée de terre. Des essais qui ont curieusement portés sur la première génération de drones et pas directement sur la deuxième.

 

Des problèmes de liaison entre le drone et les équipes au sol

 

Que s'est-il passé à Istres cet été ? On en sait un peu plus sur ce qui n'allait pas. "Le drone vole et se pose parfaitement. En revanche, les liaisons entre le drone et le sol ont posé problème", a révélé le général Bertrand Ract-Madoux lors de son audition à l'Assemblée nationale. Et de préciser que "les capacités de vol et d'emport (du Watchkeeper, ndlr) ne sont pas en cause : il est prêt de ce point de vue". C'est pour cela que le DGA avait déclaré que le Watchkeeper n'avait pas atteint son point de maturité.

 

Du coup, Thales a dû se retrousser les manches et accélérer la mise au point du drone pour calmer la DGA. Ce qui a été gagnant visiblement comme l'a assuré le général Ract-Madoux. "Je retiens de mes contacts avec la partie britannique que l'industriel a beaucoup travaillé sur les problèmes de liaisons au cours des deux derniers mois et qu'ils seraient en voie de règlement". Le certificat anglais obtenu par Thales UK semble avoir clos le dossier. "Ce certificat de type du MAA confirme que le Watchkeeper (drone et logiciels systèmes) a atteint un niveau de sécurité et d'intégrité acceptable correspondant à l'état actuel du développement du système", a pour sa part expliqué Thales.

 

L'armée de terre veut des Watchkeeper en leasing

 

En dépit de ces problèmes, l'armée de terre n'est pas du tout inquiète sur les performances de ce drone tactique. "La réalisation du programme Watchkeeper est à notre portée", veut croire le général Ract-Madoux. C'est pourquoi il veut disposer de systèmes bien avant les livraisons prévues en 2017 par la loi de programmation militaire (LPM). "Je souhaite obtenir un ou deux drones Watchkeeper en leasing avant leur livraison prévue en 2017, tant nous en avons besoin", a expliqué le général Bertrand Ract-Madoux.

 

D'autant que Le 61e régiment d'artillerie, qui est actuellement en train de se former avec son équivalent britannique à l'emploi du Watchkeeper, a rapidement pris en main ce matériel. "Les Britanniques ont été impressionnés par l'aisance et la rapidité avec laquelle ils ont pris en main le Watchkeeper", a affirmé le chef d'Etat-major de l'armée de terre.

 

Des perspectives de mutualisation

 

Le patron de l'armée de terre ne fait donc pas mystère de son envie du Watchkeeper. "Je considère que cet appareil offre des capacités très intéressantes d'emport combiné de moyens optiques et électromagnétiques, ainsi qu'une bonne autonomie de vol. Enfin, j'observe une forte volonté, de part et d'autre de la Manche, de lever les dernières difficultés pour faire aboutir ce projet. Sa dimension européenne constitue d'ailleurs un atout supplémentaire : elle ouvre des perspectives de mutualisation non seulement en opérations, mais aussi en matière de formation et d'entraînement", a-t-il expliqué. Ce qui rend ce drone incontournable tant la mutualisation est un concept à la mode actuellement en raison des potentielles économies pour les armées. D'où la pression mise à la fin de l'été sur Thales par le DGA pour mettre au point ce système d'armes.

 

Et le général d'estimer que "l'évaluation du système se poursuit avec des résultats techniques prometteurs mais encore perfectibles, qui permettent d'entrevoir sa maturité prochaine". Pour sa part, le PDG de Thales, Jean-Bernard Levy avait estimé mi-septembre à l'Assemblée nationale que ce drone "paraît parfaitement adapté aux besoins de l'armée de terre pour un coût correspondant aux hypothèses budgétaires de la LPM. Watchkeeper n'a pas la prétention de tout faire en matière de drone mais a le mérite d'être disponible, facteur d'économies, issu d'une chaîne d'approvisionnement européenne, et sous le contrôle exclusif de nos forces, ce qui représente quatre atouts importants".

 

Le seul drone de ce type sur le marché

 

Pour le général Bertrand Ract-Madoux, "le Watchkeeper est un programme majeur pour l'armée de terre". Pourquoi ? Parce que "c'est actuellement le seul drone tactique de cette catégorie disponible sur le marché européen et le seul à avoir reçu une certification lui permettant de voler", a-t-il souligné. Selon lui, il représentera "un atout indispensable pour nos forces en opérations". Car s'agissant des drones tactiques, les engagements récents ont confirmé "l'apport essentiel qu'ils représentent en opérations". "En offrant au chef tactique et aux forces terrestres un appui renseignement immédiat, adapté au rythme des opérations menées au sol, ils contribuent à l'efficacité et à la protection des unités engagées", a expliqué le général Ract-Madoux.

 

Le chef d'Etat-major de l'armée de terre a estimé que l'on ne devait « pas perdre trop de temps. Il ne faut pas reporter la livraison du Watchkeeper à 2018 ou 2019 alors que le SDTI (l'actuel drone tactique en service dans l'armée française, ndlr) sera très difficile à maintenir à niveau au-delà de 2017 ». Il compte d'ailleurs, probablement à l'été, envoyer « des officiers et des sous-officiers de ce régiment en Afghanistan, aux côtés des équipes britanniques, pour tester le comportement de l'appareil sur un théâtre d'opérations ».

 

Selon Jean-Bernard Lévy, "Français et Britanniques pourraient bénéficier de la mise en commun de la doctrine, de la formation et du soutien, partager les coûts d'évolution, tout en conservant la possibilité d'un emploi opérationnel autonome. Ce serait un vrai coup d'accélérateur à la force expéditionnaire franco-britannique conjointe prévue par les accords de Lancaster House".

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