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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 11:55
[web série] Furtivité: les avions de chasse

 

18/09/2015 LV Sandra Lewinski / DICOD  - Economie et technologie

 

Pour mener à bien leurs missions, les avions de combat doivent être discrets. Du Rafale au nEuron, les progrès technologiques ont contribué à une nouvelle génération d’avions de combat encore plus furtifs. L’art de la dissimulation dans les airs consiste à échapper à la détection des radars et des capteurs infra-rouge ou thermiques qui déterminent la position et la forme des aéronefs. Découvrez comment la radiodétection a changé la physionomie des combats tout en modifiant la forme du fuselage des avions.

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 16:50
nEuron - photo Alenia Aermacchi

nEuron - photo Alenia Aermacchi

 

25 August, 2015 by Beth Stevenson -FG

 

Italy has completed its share of testing of the pan-European Neuron unmanned combat air vehicle, which saw it carry out 12 sorties from Decimomannu air base in Sardinia.

 

Announced by Italian industry lead Alenia Aermacchi on 25 August, the time in Sardinia allowed for flight testing of the UCAV’s stealth characteristics at different altitudes and with different flight profiles, having met “all established goals”. “The 12 highly sensitive sorties have allowed [us] to verify the characteristics of Neuron’s combat capability, its low radar-cross section and low infrared signature, during missions flown at different altitudes and flight profiles and against both ground-based and air radar ‘threats’, using in this latter case, a Eurofighter Typhoon,” Alenia says. “During the deployment in Italy, the Neuron has confirmed its already ascertained excellent performance and high operational reliability.” The UCAV demonstrator will now move to Sweden, where Saab will be the industrial lead during the testing at Vidsel air base, where low observability trials will take place, as well as weapon delivery testing from the aircraft’s weapons bay.

 

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:55
Les drones : vers plus de furtivité

 

01/06/2015 Economie et technologie

 

Un drone est un appareil sans pilote, autonome programmé pour une mission ou télécommandé à distance. C’est à la fois l’aéronef et la station au sol qui permettent de le diriger. Sa fonction première, c’est de voir, de prolonger le regard, d’augmenter la distance de vue.

 

Il existe deux sortes de drones : les drones de moyenne ou haute altitude, avec longue autonomie, pour le renseignement ; ou bien des drones tactiques, plus petits, avec peu d’autonomie mais discrets, pour surveiller le champ de bataille et aider le soldat sur le terrain.

 

Avec l’arrivée du démonstrateur de drone de combat Neuron, la connaissance sur la furtivité a considérablement été améliorée. Pour atteindre ces performances, les ingénieurs ont notamment travaillé sur les matériaux et sur sa forme.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 17:55
photo Dassault Aviation

photo Dassault Aviation

 

24 mars 2015 par Gil Roy – Aerobuzz.fr

 

Le 26 février dernier, le Neuron a réalisé son centième vol dans le ciel de Provence, clôturant ainsi la première phase de ses essais dynamiques. Dans un communiqué, la DGA et Dassault se sont bien évidemment félicités des résultats obtenus. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

 

On se souvient que le Neuron a volé pour la première fois de puis la base aérienne d’Istres le 1er décembre 2012. L’appareil représente une réponse européenne à un défi américain, qui est de mettre en vol d’ici quelques années des avions de combat sans pilote (alias UCAV, pour Unmanned Combat Air Vehicle). Il n’est pas certain que ce soit une bonne idée, une fois de plus la technique précédant le besoin, mais dans le doute, les Européens ont décidé de ne pas s’abstenir et se sont mis à courir derrière le lièvre yankee. Pourquoi pas…

 

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 17:55
photo Dassault Aviation

photo Dassault Aviation

 

11/03/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Après des années d'incertitudes, l'horizon semble se dégager pour Dassault Aviation. Le groupe se prépare un avenir prometteur.

 

Chez Dassault Aviation, dirigeants et salariés ont "la banane" actuellement. Il faut dire aussi que tous les clignotants de l'avionneur sont au vert : le Rafale a obtenu son premier contrat export en février, le renouvellement de la gamme Falcon dans l'aviation d'affaire (5X et 8X) se poursuit sans anicroche majeure, avec notamment le premier vol 8X le 6 février dernier et, enfin, les commandes de Falcon (90 appareils) sont supérieures aux livraisons (66) pour la première fois depuis 2008. Bref, la maison Dassault voit la vie en rose... d'autant plus qu'elle a même réussi à gagner la confiance du  Chef de l'Etat François Hollande. Ce qui était loin d'être acquis en 2012.

Dassault Aviation a annoncé mercredi viser environ 65 livraisons d'avions d'affaires Falcon en 2015 mais anticiper une hausse de son chiffre d'affaires cette année. Il compte en outre livrer cette année huit avions de combat Rafale (5 à la France, 3 à l'Égypte), contre 11 habituellement. "La chaine de fabrication Rafale sera maintenue à la cadence de 1 avion par mois, mais en raison de l'adaptat ion des livraisons Rafale Égypte, nous devrions livrer 8 Rafale en 2015", a expliqué Dassault Aviation dans un communiqué publié ce mercredi.

 

Des commandes en hausse en 2014

Cerise sur le gâteau, Dassault Aviation, après une année de transition en 2014 avec des résultats financiers plus que mitigés, se prépare à de nouvelles belles années. Ainsi, les prises de commandes, dont 89% ont été gagnées à l'export, se sont élevées à 4,6 milliards d'euros (contre 4,1 milliards en 2013). Les commandes de Falcon ont beaucoup progressé à 90 appareils l'an dernier (contre 64 en 2013). "Le marché d'avions civils repart", a d'ailleurs confirmé le PDG de Dassault, Eric Trappier.

En revanche, celles dans la défense ont diminué de près de moitié, à 693 millions d'euros (contre 1,25 milliard en 2013). Une baisse qui s'explique par d'importantes prises de commandes de la part du client France en 2013 : nouveau standard du Rafale F3-R, qui sera livré en 2018 avec le missile air-air longue portée Meteor, le Pod de désignation laser nouvelle génération et la version à guidage terminal laser de l'AASM et, d'autre part, rénovation des avions de patrouille maritime Atlantique 2. En 2014, les commandes ont plutôt porté sur de l'après-vente et du développement.

Du coup, le carnet de commandes est en hausse et s'est élevé au 31 décembre 2014 à 8,2 milliards d'euros (contre 7,37 milliards au 31 décembre 2013). Le fameux "book t o bill" (ratio prise de commandes et chiffre d'affaires) est positif et ressort à 1,26 en 2014. Il profite, en particulier, des commandes des Falcon 5X et 8X, les nouveaux programmes hauts de gamme de Dassault Aviation. En outre, le contrat Rafale en Egypte est entré en vigueur et sera dans les prises de commandes 2015. "Nous avons reçu le premier acompte lundi. Le contrat est effectif depuis lundi", a indiqué le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier.

 

Des résultats économiques et financiers en baisse

Dassault Aviation a finalement été rattrapé par la morosité du marché de l'aviation d'affaires ces dernières années. Ainsi le chiffre d'affaires 2014 est en forte baisse, à 3,6 milliards (contre 4,6 milliards en 2013). Les livraisons de Falcon ont diminué en 2014 (66 avions livrés contre 77 en 2013). Soit un chiffre d'affaires de 2,6 milliards (contre 3,1 milliards en 2013). En outre, celui dans la défense est également en baisse (995 millions contre 1,4 milliard en 2013) même si Dassault Aviation a livré comme prévu 11 Rafale aux armées au cours de l'exercice 2014 à l'image de l'année précédente. L'avionneur avait enregistré en 2013 la facturation du programme du démonstrateur du drone de combat, Neuron.

Le bénéfice opérationnel a atteint 353 millions d'euros (contre 498 millions d'euros en 2013). Du coup, la marge opérationnelle s'est aussi érodée en s'établissant à 9,6% du chiffre d'affaires (contre 10,9% en 2013). Pourquoi? Le niveau de Recherche et Développement autofinancés de 488 millions d'euros (contre 482 millions en 2013) a représenté 13,3% du chiffre d'affaires (contre 10,5% en 2013). "Cela explique, pour l'essentiel, la diminution de la marge opérationnelle, a expliqué Dassault Aviation dans son communiqué. L'amélioration de la parité dollar/euro à la clôture (1,21 dollar/euro contre 1,38 dollar/euro) et du taux de couverture (1,25 dollar/euro, contre 1,26 dollar/euro) vient atténuer cette diminution".

 

Une trésorerie fortement mise à contribution

La trésorerie disponible consolidée s'est élevée à 2,4 milliards d'euros fin décembre (contre 3,7 milliards au 31 décembre 2013). "Cette diminution s'explique principalement par l'achat d'actions propres pour un montant de 934 millions d'euros, l'augmentation de 608 millions d'euros du besoin en fonds de roulement liée à la croissance des stocks et en-cours, le versement de 90 millions d'euros de dividendes, partiellement compensés par la capacité d'auto-financement générée par l'activité au cours de l'exercice (+ 331 millions d'euros)", a expliqué l'avionneur.

Le conseil d'administration de Dassault Aviation, réuni le 28 janvier 2015, a décidé de mettre en œuvre un nouveau programme de rachat d'actions. La part maximale du capital dont le rachat a été autorisé par l'assemblée générale des actionnaires du 28 janvier 2015 est de 10 % du nombre total des actions composant le capital de la Société. Ce qui devrait affecter une nouvelle fois la trésorerie de l'avionneur, qui voit toutefois à long terme. Notamment il compte annuler ces actions rachetées afin d'accroître la rentabilité des fonds propres et le résultat par actions. En outre, il souhaite augmenter la part du flottant pour mieux refléter les fondamentaux de la société.

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 14:50
nEuron, ce drone de combat qui permet à la France de rester au niveau des Etats-Unis

"Les données et enseignements obtenus dans le domaine de la furtivité constitueront une référence pour les projets d'aéronefs à venir", a estimé Dassault Aviation. (Crédits : Dassault Aviation - V. Almansa)

 

09/03/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Conduite d'abord par Dassault Aviation puis la direction générale de l'armement (DGA), la campagne d'essais du Neuron en France, qui s'est achevée fin février, a produit "tous les résultats attendus". Le drone de combat a effectué son 100e vol fin février.

 

C'est un nouveau succès pour le démonstrateur technologique, le drone de combat Neuron, qui a effectué son 100e vol. Conduite d'abord par Dassault Aviation puis la direction générale de l'armement (DGA) à partir du 1er novembre 2014, la campagne d'essais en France, qui s'est achevée fin février, a produit "tous les résultats attendus", a estimé ce lundi dans un communiqué Dassault Aviation. Durant toute cette campagne, le Neuron, dont le premier vol a été effectué le 1er décembre 2012, à Istres, a "fait preuve d'une disponibilité et d'une fiabilité exemplaires", a précisé l'avionneur.

"Le ministère de la Défense vient d'achever sa campagne d'essais en vol de discrétion du démonstrateur technologique de drone de combat Neuron", a pour sa part souligné la DGA.

Les essais en vol de Neuron vont se poursuivre jusqu'à la fin de l'année, d'abord en Italie puis en Suède, partenaires du programme. La campagne d'essais de la DGA a permis de mesurer les signatures radar et infrarouge du Neuron ainsi que de le confronter à différents capteurs opérationnels, en particulier des radars, terrestres ou aériens, et des autodirecteurs de missiles. "De précieux enseignements ont été tirés sur la furtivité de ce type d'aéronef", a observé la DGA.

 

Quels essais?

Dans une première phase, les essais du Neuron ont eu pour but d'ouvrir le domaine de vol de l'appareil, y compris soute ouverte, de tester le capteur électro-optique et d'évaluer les performances de la liaison de données. Dans une seconde phase, la plupart des vols ont été dédiés à des confrontations de type signature/détection dans les domaines infrarouge et électromagnétique, face à des systèmes opérationnels. Des confrontations, sous l'égide de la DGA, qui ont "produit tous les résultats attendus".

Le Neuron, dans sa configuration intégralement furtive, était mis en œuvre par Dassault Aviation, à Istres. "Les données et enseignements obtenus dans le domaine de la furtivité constitueront une référence pour les projets d'aéronefs à venir", a estimé Dassault Aviation. En tout cas, ce démonstrateur technologique a obtenu le respect des Américains en gagnant les Laureate Awards dans la catégorie Défense décernés par le magazine américain aéronautique et spatial Aviation Week. Dassault Aviation et la DGA avaient gagné en mars 2014 face à trois autres finalistes : Saab (Gripen Demo program), Northrop Grumman (Battlefield Airbone Communication node) et enfin l'Agence américaine de défense antimissile (MDA).

 

Un nouveau chapitre?

Le programme Neuron marque "un effort de recherche et technologie majeur du ministère de la Défense pour préparer l'avenir et maintenir des compétences industrielles essentielles", a rappelé la DGA. Ce démonstrateur technologique doit en principe inaugurer la prochaine génération d'aéronefs de combat, qu'ils soient pilotés ou non, avec l'ambition de préserver l'autonomie européenne dans ce domaine. Dans ce contexte, l'expérience acquise par la France est déjà mise à profit dans le cadre du projet franco-britannique de drone de combat futur (FCAS - Future Combat Air System), dont les études industrielles ont été lancées le 5 novembre 2014.

Pour Dassault Aviation, le succès du Neuron est de bon augure pour préparer les programmes du futur. Et d'assurer que "cette réussite démontre les compétences de Dassault Aviation en matière de technologies stratégiques et de maîtrise d'œuvre, ainsi que sa capacité à piloter des programmes en coopération européenne".

 

Le nEuron?

La DGA assure la maîtrise d'ouvrage d'ensemble du projet Neuron (UCAV ou système d'avion de combat non habité), notifié en 2006. Il est le fruit d'une coopération européenne qui rassemble, outre la France avec Dassault Aviation comme maître d'œuvre, cinq pays partenaires et leurs industriels : l'Italie (Alenia Aermacchi), la Suède (Saab), l'Espagne (Airbus Defence & Space), la Grèce (HAI) et la Suisse (Ruag). Ce drone de combat est un programme qui a coûté 406 millions d'euros.

Ce programme européen, dont Dassault Aviation s'est vu confier la maîtrise d'œuvre, prépare l'avenir en se fondant sur la fédération des savoir-faire en Europe (France, Italie, Suède, Espagne, Grèce et Suisse). Il a pour mission de valider l'acquisition de techniques complexes et représentatives de la totalité des systèmes de mission : fonction pilotage et
furtivité de haut niveau, tir d'armements air-sol réels depuis une soute interne, insertion dans un environnement C4I, processus novateurs en matière de coopération industrielle, etc...

 

Les vols tests du Neuron

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 08:50
photo DGA

photo DGA

 

March 9, 2015 by Beth Stevenson - FG

 

Testing of the pan-European Neuron unmanned combat air vehicle demonstrator is due to move to Italy following the completion of French testing of the aircraft.

 

Following 100 test flights by Dassault Aviation in France, during which the sensor, datalink and stealth characteristics of the demonstrator were tested, responsibility for the six-nation Neuron aircraft will be transferred to Alenia Aermacchi ahead of a follow-up test phase by Saab in Sweden. All French tests were authorised by DGA, Paris’s defence procurement agency, and demonstrated “exemplary” availability and reliability throughout, Dassault says. The first phase of tests involved the opening of Neuron’s flight envelope – including opening the weapon bay door – as well as electro-optical sensor and datalink performance validation. During a second phase, “most flights were dedicated to infrared and electromagnetic signature/detection confrontations against operational systems”, Dassault says, adding that all “produced all the expected results”.

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 17:55
photo Dassault Aviation - V. Almansa

photo Dassault Aviation - V. Almansa

 

09/03 Par Alain RUELLO – LesEchos.fr

 

A l’issue de son 100e vol, le drone de combat européen a fini sa campagne d’essais de discrétion depuis la base d’Istres. Cap sur l’Italie puis la Suède pour la suite des tests.

 

Le NEUROn s’apprête à quitter la France. Au terme de son 100e vol, le démonstrateur européen de drone de combat furtif en a terminé avec sa campagne d’essais de discrétion à partir de la base d’Istres, dans le sud de la France, a annoncé la Direction générale de l’Armement, la DGA. Cap désormais sur l’Italie puis la Suède pour la suite des tests.

 

Rare programme européen en coopération, nEUROn est destiné à préparer l’avenir en matière de système d’avion de combat non piloté. Sous l’autorité de la DGA, il a été confié en 2006 à Dassault Aviation associé à un industriel de chacun des pays qui se sont partagés les 400 millions de financement : Alenia pour l’Italie, Saab pour la Suède, Airbus Defense & Space pour l’Espagne, Ruag pour la Suisse, et HAI pour la Grèce.

 

Fort d’un partage du travail qui respecte les savoir-faire des uns et des autres , l’objectif fixé était de défricher des technologies très pointues en matière de pilotage, de furtivité, ou encore de tirs d’armements air-sol à partir d’une soute, a rappelé l’avionneur français. Le premier vol a eu lieu le 1er décembre 2012, à Istres .

 

« La campagne d’essais de la DGA a permis de mesurer les signatures radar et infrarouge de nEUROn ainsi que de le confronter à différents capteurs opérationnels, en particulier des radars, terrestres ou aériens, et des autodirecteurs de missiles », a indiqué la DGA qui a mobilisé pour l’occasion plusieurs de ses centres d’expertise : essais en vol (Istres et Cazaux), maîtrise de l’information (Bruz) ou techniques aéronautiques (Toulouse).

 

Résumant les 100 vols effectués, Dassault a indiqué que les essais ont d’abord permis « d’ouvrir le domaine de vol de l’appareil (y compris soute ouverte), de tester le capteur électro-optique et d’évaluer les performances de la liaison de données ». Dans une seconde phase, « la plupart des vols ont été dédiés à des confrontations de type signature/détection dans les domaines infrarouge et électromagnétique, face à des systèmes opérationnels. »

 

Avec nEUROn, l’Europe - où en tous cas les pays qui y participent - cherche à conserver une expertise dans un domaine militaire critique en termes de souveraineté. La suite logique, en tous cas pour la France et le Royaume-Uni, passe par le traité de Lancaster House, dans le cadre du projet bilatéral de drone de combat futur, dont les études industrielles ont été notifiées le 5 novembre 2014 au tandem Dassault-BAE . Ce projet bénéficiera des avancées réalisées avec nEUROn et Taranis, son pendant outre-Manche.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 15:55
photo Dassault Aviation - G. Gosset

photo Dassault Aviation - G. Gosset

 

Saint-Cloud, France, le 9 mars 2015 – Dassault Aviation

 

Avec son 100e vol, réalisé en février, le démonstrateur technologique de drone de combat nEUROn a achevé sa campagne d’essais en France.

Durant toute cette campagne, le nEUROn et les moyens associés ont fait preuve d’une disponibilité et d’une fiabilité exemplaires.

Dans une première phase, les essais ont eu pour but d’ouvrir le domaine de vol de l’appareil (y compris soute ouverte), de tester le capteur électro-optique et d’évaluer les performances de la liaison de données.

Dans une seconde phase, la plupart des vols ont été dédiés à des confrontations de type signature/détection dans les domaines infrarouge et électromagnétique, face à des systèmes opérationnels.

 

photo Dassault Aviation - V. Almansa

photo Dassault Aviation - V. Almansa

 

Ces confrontations, qui ont produit tous les résultats attendus, ont été réalisées sous l’égide de la Direction Générale de l’Armement. Le nEUROn, dans sa configuration intégralement furtive, était mis en œuvre par Dassault Aviation, à Istres.

Les données et enseignements obtenus dans le domaine de la furtivité constitueront une référence pour les projets d’aéronefs à venir.

Cette réussite démontre les compétences de Dassault Aviation en matière de technologies stratégiques et de maîtrise d’œuvre, ainsi que sa capacité à piloter des programmes en coopération européenne.

Un nouveau chapitre s’ouvre maintenant pour le nEUROn avec les évaluations qui vont se dérouler en Italie puis en Suède.

Ce succès est de bon augure pour préparer les programmes du futur.

 

A propos de nEUROn

Programme européen de démonstrateur technologique d’UCAV (système d’avion de combat non habité), dont Dassault Aviation s’est vu confier la maîtrise d’œuvre sous l’autorité de la Direction générale de l’Armement, nEUROn prépare l’avenir en se fondant sur la fédération des savoir-faire en Europe (France, Italie, Suède, Espagne, Grèce et Suisse). Il a pour mission de valider l’acquisition de techniques complexes et représentatives de la totalité des systèmes de mission : fonction pilotage et furtivité de haut niveau, tir d’armements air-sol réels depuis une soute interne, insertion dans un environnement C4I, processus novateurs en matière de coopération industrielle, etc. Le premier vol du démonstrateur nEUROn a eu lieu le 1er décembre 2012, à Istres.

 

A propos de Dassault Aviation

Avec plus de 8 000 avions militaires et civils livrés dans plus de 90 pays depuis 60 ans et représentant plus de 28 millions d’heures de vol, Dassault Aviation dispose d’un savoir-faire et d’une expérience reconnus dans la conception, le développement, la vente et le support de tous les types d’avion, depuis l’appareil de combat Rafale jusqu’à la famille de business jets haut de gamme Falcon en passant par les drones militaires. En 2014, le chiffre d’affaires de Dassault Aviation s’est élevé à 3,68 milliards d’euros. La société compte près de 11 600 collaborateurs.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 12:59
100e vol du nEuron - photo DGA

100e vol du nEuron - photo DGA

 

09/03/2015 DGA

 

Le ministère de la Défense vient d’achever sa campagne d’essais en vol de discrétion du démonstrateur technologique de drone de combat nEUROn. Ces essais ont été conduits par la Direction générale de l’armement (DGA) à partir d’Istres, comme les essais industriels menés par Dassault Aviation, auxquels ils ont succédé depuis le 31 octobre 2014. Le dernier vol effectué, qui est aussi le 100e vol de l’appareil, est intervenu  jeudi 26 février. Les essais en vol de nEUROn vont se poursuivre jusqu'à la fin de l'année, d'abord en Italie puis en Suède. 

 

La campagne d’essais de la DGA a permis de mesurer les signatures radar et infrarouge de nEUROn ainsi que de le confronter à différents capteurs opérationnels, en particulier des radars, terrestres ou aériens, et des autodirecteurs de missiles. Elle a fait intervenir l’expertise de plusieurs centres parmi lesquels DGA Essais en vol (Istres et Cazaux), DGA Maîtrise de l’information (Bruz) et DGA Techniques aéronautiques (Toulouse).  De précieux enseignements ont été tirés sur la furtivité de ce type d’aéronef.

 

La DGA assure la maîtrise d’ouvrage d’ensemble du projet Neuron, notifié en 2006. Il est le fruit d’une coopération européenne qui rassemble, outre la France avec Dassault Aviation comme maître d’œuvre, cinq pays partenaires et leurs industriels : l’Italie (Alenia Aermacchi), la Suède (Saab), l’Espagne (Airbus Defence & Space), la Grèce (HAI) et la Suisse (Ruag). Le premier vol de nEUROn a eu lieu à Istres le 1er décembre 2012.

 

Le Neuron pendant la campagne d'essais en vol de discrétion - photo DGA

Le Neuron pendant la campagne d'essais en vol de discrétion - photo DGA

nEUROn marque un effort de recherche et technologie majeur du ministère de la Défense pour préparer l’avenir et maintenir des compétences industrielles essentielles. Il inaugure la prochaine génération d’aéronefs de combat, qu’ils soient pilotés ou non, avec l’ambition de préserver l’autonomie européenne dans ce domaine. L’expérience acquise par la France avec nEUROn est déjà mise à profit dans le cadre du projet franco-britannique de drone de combat futur (FCAS - Future Combat Air System), dont les études industrielles ont été lancées le 5 novembre 2014.

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 10:50
démonstrateur nEUROn, photo Dassault aviation

démonstrateur nEUROn, photo Dassault aviation

 

15/07/2014 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

L'accord signé entre les ministres de la Défense français et britannique vise à lancer une étude de faisabilité d'un démonstrateur de drone de combat. Elle est confiée à Dassault Aviation et à BAE Systems qui se partagent un budget de 150 millions d'euros.

 

La coopération franco-britannique, inscrite au cœur des traités militaires de Lancaster House en 2010, franchit une nouvelle étape. Mardi 15 juillet, Paris et Londres ont officialisé leur intention - déclarée lors du sommet de Brize-Norton fin janvier 2014 - d'assurer l'avenir de l'aviation de combat européenne.

 

Les ministres de la Défense Jean-Yves Le Drian et Philip Hammond (nommé mardi aux Affaires étrangères dans le nouveau gouvernement britannique) ont signé, au Salon aéronautique de Farnborough, des accords qui «permettent l'engagement immédiat d'importants programmes de défense conduits en coopération entre les deux pays».

 

Au cœur de ces accords, le coup d'envoi d'une étude de faisabilité visant à préparer le lancement d'un programme de démonstrateur technologique de Système de combat aérien du futur (FCAS). L'étude est dotée d'un budget de 150 millions d'euros financés à parité par les deux gouvernements. Elle est confiée aux deux industriels compétents de chaque pays: le français Dassault Aviation* et le britannique BAE Systems ainsi que leurs partenaires respectifs Thales et Snecma côté français; Selex et Rolls-Royce, côté britannique. L'étude doit durer deux ans. Les deux équipes impliquant plusieurs centaines de salariés renforceront leurs échanges.

 

En 2016, au vu des résultats de cette phase préparatoire à la définition de ce que pourrait être un système d'aviation de combat du futur, Paris et Londres devront décider d'aller plus loin. D'abord en lançant le développement d'un démonstrateur de drone de combat (UCAS), une des composantes du FCAS. Une phase qui pourrait s'étaler sur quatre ans. Puis, aux alentours de 2020, en engageant un programme opérationnel, l'objectif étant d'être prêt à livrer les premiers aéronefs à l'horizon 2030. Ces chasseurs du futur - drones, avions avec pilotes à bord voire appareils hybrides - succéderont aux avions de combat actuels, le Rafale et l'Eurofighter.

 

Mise en commun des compétences

 

Cet accord «constitue une opportunité historique pour la France et le Royaume-Uni de construire une industrie de défense souveraine sur le long terme», a estimé Jean-Yves Le Drian. «Cette coopération est essentielle» face «aux défis mondiaux de défense et de sécurité» auxquels l'Europe pourrait être confrontée, a déclaré Philip Hammond. En cette période d'extrême tension sur les finances publiques sur le Vieux Continent, Paris et Londres veulent partager l'effort financier et mettre en commun les compétences pour rester aux avant-postes. Cela alors que le reste du monde augmente ses dépenses militaires et que les menaces se démultiplient.

 

Les industriels se sont félicités de cette nouvelle avancée. L'étude de faisabilité «représente une étape clef dans notre partenariat et fournit une feuille de route commune pour la coopération entre nos deux sociétés, qui pourrait finalement conduire à un programme conjoint de Système de combat aérien du futur dans l'avenir», déclarent Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation, et Ian king, directeur général de BAE Systems.

 

«Nous avons besoin de cet engagement politique de long terme, car, au-delà de notre situation de rivalité actuelle - avec le Rafale et l'Eurofighter -, nous avons la volonté, avec BAE Systems, de préparer les technologies qui seront utiles pour répondre aux besoins de l'aviation de combat du futur», insiste Éric Trappier. L'étude «va s'appuyer sur le succès de programmes nationaux existants tels que nEUROn en France et Taranis au Royaume-Uni», précisent encore les deux groupes.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:55
nEuron photo Dassault Aviation - A. Pecchi

nEuron photo Dassault Aviation - A. Pecchi

 

Jul. 10, 2014 By PIERRE TRAN and ANDREW CHUTER – Defense News

 

PARIS AND LONDON — Britain and France plan to sign a memorandum of understanding for the study of a combat drone, bringing their air forces closer to an advanced fighter program worth billions, defense ministry spokespersons of the two countries said.

 

On July 15, during the Farnborough International Airshow, Defense Ministers Philip Hammond and Jean-Yves Le Drian are due to sign the agreement to launch a two-year feasibility study for the high tech combat drone, the French spokesperson said.

 

The unmanned combat aerial system (UCAS) study is seen as a step toward preparing a successor to the Rafale and Typhoon fourth-generation fighters starting around 2035.

 

The memorandum lays the groundwork for a contract around September for an Anglo-French industry group to explore the technology and concepts, the French spokesperson said.

 

Dassault Aviation and BAE Systems will focus on the platform, Rolls-Royce and Snecma on the engine, and Selex ES and Thales on the sensors and electronic systems, the official said.

 

London and Paris have signaled high level political support for the planned UCAS. “Our target was set by our president and the British prime minister at the Brize Norton summit: to sign at Farnborough Airshow an agreement aimed at launching the feasibility stage worth more than €200 million (US $272 million),” according to prepared remarks for Le Drian on a June 12 visit to the Istres flight test center, southern France.

 

“The technology demonstrator project for the Future Combat Air System (FCAS), which aims to prepare together the generation of fighter aircraft after the Rafale and Typhoon, is without doubt the most ambitious cooperation plan on our road map in terms of equipment and defense industry,” he said.

 

The FCAS is a concept based on flying manned fighters such as the F-35 joint strike fighter and Rafale alongside unmanned combat aircraft.

 

“This is an important step in building the French-British UCAS project, which prefigures the launch of a program in two years’ time,” Dassault Chief Executive Eric Trappier said. “This combat drone could be an operational complement to existing fighters such as the Rafale.”

 

The feasibility study will work on “systems architecture, certain key technology and definition of the simulation methods,” the French ministry said on Jan. 31 after a letter of intent was signed at the Brize Norton meeting.

 

“The work consists of identifying the key technology and validating the technology through the use of simulation,” Trappier said.

 

Further tasks will be to examine the operational concept, set the specifications and estimate the cost of building a demonstrator, he said.

 

The study will also lay out the prospective FCAS program, including setting the role of each of the companies in the cooperative effort. There will be a search “for the most efficient cooperation possible,” he said.

 

One British executive said the study represented a step back from the more ambitious program that had originally been considered, but the curtailing of ambition was the right thing to do.

 

“Last year we were talking about a demonstrator program, now we have a study involving experimentation, trade-offs and other things that will inform a future demonstrator program. It’s building from the ground upwards,” he said.

 

A second British executive said the FCAS study was an important first step in a program critical to industry retaining the ability to produce combat-capable jets, a skill that was endangered by the partnership with the US in the F-35 program.

 

“The F-35 gave Britain great opportunities but also a huge problem as so many of the critical systems use US technology,” he said. “FCAS gives us a chance for some form of rebalancing. It’s a way back to the mainstream of systems development on combat jets.”

 

A joint FCAS program offers Britain and France the chance to retain industrial skills beyond Typhoon and Rafale, as well as improve operational sovereignty, he said.

 

The first British executive said the issue goes beyond the maintenance of skills and capabilities in France and the UK, but touched on the future of a number of leading aerospace suppliers across Europe.

 

“It’s vital for European aerospace as a whole,” he said. “There has been a lot of discussion about when or whether to involve other nations or continue to just align with France. My view, though, is that once we get beyond this stage we are going to need more money and more production volume than just two nations can supply.”

 

For now, though, prompted by defense ministers and others, industry from both nations are “working more collaboratively than ever before on this,” the second executive said. “There will be bumps along the road but the structure they have adopted with the industrial champions pairing off across the key sectors gives cause for optimism that we will get a balanced study which emphasizes the importance of systems, the power plant and weapons as well as the platform.”

 

If the studies across the industry partnerships goes well it could open the door to further collaboration outside of the FCAS program for companies that are normally bitter rivals, the first British executive said.

 

What happens after the study is delivered in 2016 prompts some uncertainty. “Where we go after the study is a good question. The French will likely want to get on and build a demonstrator whereas the British may want to go for an early assessment phase as they need to be confident they can justify the funding,” the second executive said.

 

Others disagreed, saying the British would likely also want to see a demonstrator as the next step, but that the strategic defense and security review set to follow next year’s May general election would set the tone for London’s future involvement in the program.

 

British Defence Procurement Minister Philip Dunne told Defense News that the two sides had moved forward on the unmanned air combat system study.

 

“Following the summit in January we are anticipating some further progress in the FCAS commitment and moving that on a step. That’s happening through the summer. We have a very strong relationship with France and it continues to grow,” he said.

 

Britain and France each has a technology base gathered from building and flying respectively the Taranis and nEuron UCAV demonstrators.

 

For the UCAS feasibility study, London and Paris will equally fund a total £120 million (US $205 million), and each country also will fund a total of £80 million for national studies on the unmanned fighter, a joint declaration from the Brize Norton summit said.

 

The study, which is predominantly technical, will involve the development and testing of elements of the systems required for a highly integrated vehicle like a UCAS.

 

Thales would supply the French components of the radar and electronic warfare, electro-optronics and sensors for targeting and situation awareness, line of sight and satellite communications, avionics sensors and computers, a company spokeswoman said.

 

Safran’s Snecma and Rolls-Royce have agreed on how to share the work if the demonstrator is launched.

 

Last year, the two companies handed a preparation phase report to British and French procurement offices. The report detailed how to mature and demonstrate key technology and operational aspects for a future combat drone.

 

“Each stage is important and this is starting to be significant, certainly on the financial front,” said Jean-Pierre Maulny, deputy director of think tank Institut des Relations Internationales.

 

Once the study is completed, an issue will be whether funds will be available to pursue the project, he said. Another question is whether the program will be opened to other European partners such as Germany and Italy.

 

The ministers are also due to sign an agreement for the exchange of British and French studies on an upgrade of the Scalp-Storm Shadow cruise missile, the French ministry said in a July 10 statement. MBDA builds the long-range weapon

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 10:55
photos Dassault

photos Dassault

L'avion de combat furtif, programmé et contrôlé depuis le sol, est développé par Dassault Aviation avec des partenaires européens, notamment l'italien Alenia et le suédois Saab

 

17 juin 20174 par

 

Les faits - Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian s'est rendu jeudi à Istres pour le 70e anniversaire du centre d'essais en vol. Il a notamment assisté au vol d'un Neuron, le démonstrateur européen de drone de combat furtif, qui préfigure le successeur du Rafale à l'horizon 2030.

 

Seul le bruit est familier aux passionnés d'aviation : c'est celui d'un vieux réacteur Adour qui équipait jadis le Jaguar. Pour le reste, le changement est radical. L'appareil est une sorte d'aile volante sans poste de pilotage. Le Neuron est le premier drone européen de combat furtif. Depuis décembre 2012, iI vole régulièrement depuis la base aérienne d'Istres pour des essais. Le ministre de la Défense, Jean Yves Le Drian, est venu jeudi assister au 53e vol de l'appareil, une manière pour lui de réaffirmer que «la France va continuer à soutenir sa filière aéronautique» avec les milliards de la loi de programmation militaire qu'il vient de sauver de haute lutte. «Il en va de nos intérêts stratégiques comme de nos intérêts industriels" a-t-il ajouté.

Le Neuron n'est pour l'heure qu'un démonstrateur technologique. Ce n'est pas donc le prototype d'un futur avion de combat mais un moyen pour les industriels de découvrir et de maîtriser des technologies qui serviront, demain, dans de véritables projets militaires qui entreront en service vers 2030. Ceux qui viendront remplacer le Rafale ou l'Eurofighter.

Lancé véritablement en 2006, ce programme est européen avec une forte participation française (46,1%), Dassault Aviation étant le maître d'œuvre industriel de l'ensemble. L'Italie avec Alenia (22,5%) et la Suède avec Saab (18,1%) sont les deux principaux partenaires aux côtés de l'Espagne, la Grèce et la Suisse.

Neuron n'est que la première brique d'une coopération qui va être élargie au Royaume Uni. En janvier, Paris et Londres ont décidé de s'associer pour concevoir l'avion de combat du demain, le FCAS (Future Combat Air System) sur la base des acquis du Neuron et de son homologue britannique, le Taranis. Un contrat devrait être signé en juillet pour un développement qui durera sans doute une dizaine d'années. Jean-Yves Le Drian a confirmé jeudi que plus de 200 millions d'euros y seraient consacrés.

Le Neuron constitue une rupture technologique majeure pour l'industrie européenne. Deux grandes raisons à cela : cet appareil de combat est furtif, c'est-à-dire qu'il échappe à la détection radar, et il n'a pas de pilote à son bord. Sa forme très profilée, son revêtement, la sortie de son réacteur : tout est conçu pour que les ondes radar rebondissent sur lui. Les Américains savent faire depuis un quart de siècle mais ne partagent pas ce genre de chose. Avec le Neuron, les Européens apprennent. Ou réapprennent des techniques abandonnées depuis la seconde guerre mondiale, comme le stockage des bombes dans une soute. Impossible de rester discret au radar si l'on accroche des missiles sous le fuselage : il faut les cacher à l'intérieur puis ouvrir une trappe et sortir l'engin. Pas si simple, surtout quand tout est automatisé.

Contrairement aux drones d'aujourd'hui, qui traquent les terroristes au Sahel ou au Pakistan, le Neuron et ses descendants ne sont pas pilotés par un équipage installé dans une station au sol. Son vol et sa mission sont entièrement programmés à l'avance, mais l'appareil reste en permanence sous le contrôle d'une équipe au sol. Un responsable, toujours appelé «pilote» peut intervenir si nécessaire, par exemple pour annuler la mission et faire revenir l'appareil. Le cockpit est simplement devenu un écran d'ordinateur avec son clavier et sa souris... «Il faut maintenir l'homme dans la boucle, pour des raisons éthiques» explique-t-on à la Direction générale de l'armement. Les industriels ne sont pas en train d'inventer des robots tueurs, mais des systèmes qui préserveront la vie des aviateurs dans les missions de bombardement à très haut risque.

Le nEuron ouvre un nouveau chapitre de l'aéronautique militaire française
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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 19:55
photo Dassault Aviation - K. Tokunaga

photo Dassault Aviation - K. Tokunaga

 

12/06/2014 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

Le ministère de la Défense annonce que la France investira 200 millions d'euros supplémentaires dans les drones militaires.

 

Il faut battre le fer pendant qu'il est chaud. Une semaine après l'arbitrage rendu par l'Élysée sur le budget de la défense et après les célébrations du Débarquement pendant lequel l'aviation a joué un rôle clé, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, enfonce le clou. L'argent dépensé par la nation dans sa défense, en particulier dans son aéronautique de combat, permet de maintenir les compétences et les emplois à forte valeur ajoutée en France, de franchir de nouvelles marches technologiques et d'en faire bénéficier les activités civiles.

 

«L'existence d'une filière aéronautique forte est décisive pour la France», a lancé le ministre de la Défense, jeudi, depuis le centre des essais en vol de la Direction générale de l'armement (DGA) à Istres (qui fête ses 70 ans). Il avait auparavant assisté à un vol d'essai de nEUROn, démonstrateur technologique de drone de combat développé sous maîtrise d'œuvre de Dassault Aviation.

 

«Je me réjouis que le ministre de la Défense soit venu aujourd'hui à Istres pour voir voler le nEUROn, a commenté Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation. Cet avion est le symbole de l'excellence technologique de Dassault Aviation et de ses partenaires européens. Pour nous, elle résulte de notre expérience dans les avions de combat et spécifiquement avec le Rafale. Avec nEUROn, nous avons réalisé une première européenne pour des montants dix fois moindres que nos concurrents américains.»

 

Chasseur du futur

 

«Le niveau d'excellence qui est aujourd'hui le nôtre dans ce domaine est le fruit d'investissements de R & D menés depuis des décennies, mais aussi de la volonté politique de conserver l'aviation militaire comme un pilier de notre défense», a martelé Jean-Yves Le Drian.

 

«nEUROn vole car nous avons investi régulièrement. Nous ne sommes pas dans la déclaration d'intention, nous sommes dans le concret», souligne, pour sa part, la DGA, maître d'ouvrage du démonstrateur technologique qui préfigure les chasseurs du futur. La France poursuivra son effort dans le cadre de la coopération franco-britannique scellée lors du sommet de Lancaster House en 2010. Jean-Yves Le Drian a annoncé qu'il formaliserait, lors du salon aéronautique de Farnborough mi-juillet, l'accord de principe pris lors du sommet de Brize Norton en février 2014, en lançant la phase de définition du Système futur de combat aérien (FCAS), appelé à succéder aux chasseurs européens actuels (Rafale, Typhoon et Gripen) à horizon 2030.

 

Cela pour 200 millions d'euros répartis entre industriels français et britannique, qui mèneront des travaux en commun. «Je me félicite que la France et le Royaume-Uni aient pris la décision de lancer un futur drone de combat qui sera confié à Dassault Aviation et BAE Systems et leurs partenaires, a souligné Éric Trappier. Cela nous permettra de capitaliser sur les acquis du nEUROn et de préparer avec les Britanniques l'avenir de l'aviation de combat.»

 

Chacun des deux industriels apportera son expérience, acquise lors du développement de démonstrateurs technologiques d'avion de combat sans pilote à bord (UCAS), une des composantes du FCAS. Le futur programme bénéficiera de l'expérience acquise par Dassault Aviation sur nEUROn et de BAE Systems sur Taranis. Le lancement de la phase de définition du chasseur du futur durera deux ans, jusqu'en 2016, et le développement d'un démonstrateur franco-britannique se déroulera entre 2016 et 2020.

 

Irriguer la filière

 

Cette décision marque la volonté de la France de rester aux avant- postes dans l'aéronautique militaire. Cela grâce à la capacité de la DGA et de l'industrie à travailler en coopération avec des partenaires européens et de développer des technologies d'avenir en entraînant derrière elles toute une filière, composée de quelque 4.000 PME. «nEUROn, c'est un nouveau chapitre de l'aéronautique militaire en France, (…) avec l'ambition de développer les compétences des bureaux d'étude d'un secteur industriel aussi stratégique pour notre souveraineté», a déclaré Jean-Yves Le Drian.

 

L'aéronautique de combat est une des priorités du budget de recherche et technologie (R & T) de la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019. Sur les 4,5 milliards d'euros prévus pour la R & T sur la période, 20% seront consacrés aux avions de combat. Des crédits qui serviront aussi à améliorer l'existant. En janvier, la DGA a commandé pour 1 milliard d'euros le développement du nouveau standard du Rafale (F3R). Un contrat qui irriguera l'ensemble de la filière. «À lui seul, le programme Rafale représente 7.000 emplois en France. Il implique environ 500 entreprises sous-traitantes, dont une forte majorité de PME», a insisté Jean-Yves Le Drian, en rappelant que «les programmes militaires représentent un quart des 300.000 emplois en France du secteur aéronautique et spatial».

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 11:05
nEUROn drone in flight - photo Dassault

nEUROn drone in flight - photo Dassault

 

11/06/2014 laprovence.com

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense sera en déplacement à la Direction générale de l’armement Essais en vol à Istres, demain (12 juin 2014).

 

Le ministre de la Défense participera au vol du démonstrateur de combat Neuron. La Direction générale de l’armement Essais en vol célèbre le 70e anniversaire des essais en vol de ses équipements aéronautiques.

 

A cette occasion, Jean-Yves Le Drian, se rendra à Istres (Bouches-du-Rhône), pour y rencontrer les équipes de la DGA et se faire présenter leurs missions.

 

Un vol du démonstrateur de drone de combat Neuron est également planifié. "Une semaine après les arbitrages rendus par le président de la République sur la loi de programmation militaire 2014-2019, cette visite au cœur des industries de Défense rappelle le rôle de ces 4 000 entreprises dans l’innovation technologique, et la responsabilité de la Défense dans l’anticipation et le maintien des compétences humaines nécessaires à notre équipement militaire et notre souveraineté", précise le communiqué du ministère.

 

En présence de Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement et d’Eric Trappier, Président-Directeur général de Dassault Aviation, Jean-Yves Le Drian prendra la parole sur le thème des industries de défense et celui des compétences nécessaires au maintien de notre avance technologique.

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 07:56
Vol en patrouille photo Dassault Aviation - K. Tokunaga

Vol en patrouille photo Dassault Aviation - K. Tokunaga

 

12 avr. 2014  Dassault Aviation

 

On March 20, 2014, Dassault Aviation organized a formation flight of the nEUROn unmanned combat air vehicle (UCAV) with a Rafale fighter and a Falcon 7X business jet. This was the first time in the world that a combat drone flew in formation with other aircraft.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 10:55
Première mondiale : Dassault fait voler un drone militaire avec un Rafale et un Falcon - video

 

14/04/2014 Par

 

VIDÉO - Le groupe français a révélé qu'il avait réalisé le 20 mars 2014 un vol en patrouille du nEUROn, le drone de combat furtif, avec un Rafale et un Falcon 7X.

 
Dassault Aviation* a révélé qu'il avait réalisé le 20 mars 2014 un vol en patrouille du nEUROn, le drone de combat furtif, avec un Rafale et un Falcon 7X. C'est la première fois, explique le groupe, qu'un drone militaire effectue un vol en formation avec d'autres appareils, en l'occurence un Rafale et un Falcon 7X et deux autres appareils de prises de vue qui ont permis de réaliser des images. Celles-ci fascineront tous les passionnés d'aéronautique et le grand public. La vidéo mise en ligne montre le ballet des avions qui se côtoient et évoluent en parallèle puis s'écartent. Tous ceux qui ont l'habitude d'admirer depuis le sol les évolutions de la Patrouille de France apprécieront ces images et ces étonnants angles de vue.

«Un tel vol est très complexe à organiser: pour chacune des figures à enchaîner, il faut que se retrouvent dans un même espace de travail, au même moment, des aéronefs venant de points d'attente distincts et affichant des performances de vol différentes» explique le groupe. «Il a fallu se prémunir des risques d'interférences, comme les turbulences aérodynamiques des appareils entre eux, et des risques de perturbation dans les communications entre le nEUROn et sa station de contrôle au sol» ajoute-t-il.

 

Un vol de près de 2 heures au-dessus de la Méditerranée

L'opération au cours de laquelle l'avion sans pilote a évolué avec quatre avions avec des pilotes à bord est un défi technologique. Elle a duré 1 h 50 mn au-dessus de la Méditerranée pendant plusieurs centaines de kilomètres. «Cela illustre notre maîtrise des technologies les plus avancées. Nos compétences dans les domaines civils et militaires s'enrichissent mutuellement pour concevoir et produire des avions d'exception au service des armées et des utilisateurs de Falcon» explique Eric Trappier, Président-Directeur général de Dassault Aviation.

Le premier vol de nEUROna eu lieu le 1er décembre 2012 et a ouvert la voie à une campagne d'essais de deux ans. Il a depuis, réalisé plusieurs dizaines de vols. Le premier démonstrateur d'avion de combat sans pilote, conçu par Dassault Aviation en coopération avec plusieurs industriels européens, est le précurseur d'un chasseur de nouvelle génération. Les drones ont vocation à être utilisés seuls ou en formation aux côtés d'avions de combat avec pilote à bord, d'ici à 2030.

 

* Dassault Aviation est une société du groupe Dassault, propriétaire du Figaro.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 06:55
Dassault Aviation - K. Tokunaga

Dassault Aviation - K. Tokunaga


 

Saint-Cloud, le 12 avril 2014 - Dassault Aviation

 

Le 20 mars 2014, Dassault Aviation a organisé un vol en patrouille du nEUROn avec un Rafale et un Falcon 7X. C’est la première fois au monde qu’un drone de combat effectue un vol en formation avec d’autres appareils, en l’occurrence un avion d’affaires et un avion de combat. L’ensemble de l’opération a duré 1 h 50 mn et a emmené la patrouille au-dessus de la Méditerranée sur plusieurs centaines de kilomètres.

Pour Eric Trappier, Président-Directeur général de Dassault Aviation : « Cet événement illustre notre maîtrise des technologies les plus avancées. Nos compétences dans les domaines civils et militaires s’enrichissent mutuellement pour concevoir et produire des avions d’exception au service des armées et des utilisateurs de Falcon. »

Un tel vol est très complexe à organiser : pour chacune des figures à enchaîner, il faut que se retrouvent dans un même espace de travail, au même moment, des aéronefs venant de points d’attente distincts et affichant des performances de vol différentes.

Faire évoluer un avion sans pilote à bord avec quatre autres avions pilotés (Rafale, Falcon 7X et deux avions de prises de vues) constituait un défi supplémentaire. Il a fallu se prémunir des risques d’interférences, comme les turbulences aérodynamiques des appareils entre eux, et des risques de perturbation dans les communications entre le nEUROn et sa station de contrôle au sol.

 

A propos de nEUROn

Programme européen de démonstrateur technologique d’UCAV (système d’avion de combat non habité), dont Dassault Aviation s’est vu confier la maîtrise d’oeuvre sous l’autorité de la Direction générale de l’Armement, nEUROn prépare l’avenir en se fondant sur la fédération des savoir-faire en Europe (France, Italie, Suède, Espagne, Grèce et Suisse). Il a pour mission de valider l’acquisition de techniques complexes et représentatives de la totalité des systèmes de mission : fonction pilotage et furtivité de haut niveau, tir d’armements air-sol réels depuis une soute interne, insertion dans un environnement C4I, processus novateurs en matière de coopération industrielle, etc. Le premier vol du démonstrateur a eu lieu le 1er décembre 2012 et a ouvert la voie à une campagne d’essais de deux ans. Le nEUROn a, depuis, réalisé plusieurs dizaines de vols.

 

A propos de Dassault Aviation

Avec plus de 8 000 avions militaires et civils livrés dans 83 pays depuis 60 ans et représentant plus de 28 millions d’heures de vol, Dassault Aviation dispose d’un savoir-faire et d’une expérience reconnus dans la conception, le développement, la vente et le support de tous les types d’avion, depuis l’appareil de combat Rafale jusqu’à la famille de business jets haut de gamme Falcon en passant par les drones militaires. En 2013, le chiffre d’affaires de Dassault Aviation s’est élevé à 4,59 milliards d’euros. La société compte près de 11 600 collaborateurs.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 08:50
Défense : Dassault Aviation appelle à une "Europe de la souveraineté"

 

14.04.2013 journal-aviation.com (Reuters)

 

Le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier a incité jeudi les responsables politiques et militaires à créer une "Europe de la souveraineté", afin de parvenir enfin à l'union militaire qui manque au Vieux continent et apparaît plus que jamais indispensable face à une concurrence mondiale accrue.

 

Les ministres de la Défense de l'Union européenne ont chargé en novembre dernier l'Agence européenne de défense (AED) de commencer à étudier le coût d'un drone européen de surveillance, qui pourrait être fabriqué à partir de 2020.

 

"Il y a une Europe de l'euro, mais il n'y a pas encore une Europe de la souveraineté", a estimé Eric Trappier lors de la présentation des résultats annuels de son groupe, invitant les 28 à dépasser leurs réticences naturelles en matière de souveraineté nationale.

 

Le Vieux continent devrait pouvoir définir d'une même voix ses besoins en matière d'avions, de bateaux ou de systèmes de commandement face à des poids lourds mondiaux de plus en plus nombreux, a-t-il ajouté.

 

L'Europe est la seule région du monde où les budgets de défense baissent nettement, face à des Etats-Unis toujours prépondérants et des pays émergents comme la Chine et l'Inde augmentent massivement leurs investissements dans le secteur.

 

Après l'échec du drone Talarion développé sur fonds propres par Airbus Group (ex-EADS) et le rejet d'un projet commun entre Dassault Aviation et BAE Systems, la France a décidé l'an dernier d'acheter 12 Reaper à l'américain General Atomics, imitant ainsi la Grande-Bretagne.

 

Piqués au vif, Dassault Aviation, l'italien Finmeccanica et Airbus Group ont lancé en juin 2013 un appel au lancement d'un programme européen de drone MALE (Moyen altitude longue endurance) et travaillent depuis à présenter un projet technologique commun avec leurs fournisseurs.

 

La Grande-Bretagne et la France, les deux poids lourds européens de la défense, ont signé fin janvier une série d'accords, parmi lesquels des études de faisabilité d'un programme commun pour développer un avion de combat de nouvelle génération pour environ 140 millions d'euros.

 

GUERRES FRATRICIDES

 

Le futur avion de combat européen, décliné en versions avec et sans pilote à bord, devra prendre seul la relève du Rafale de Dassault Aviation, du Gripen du suédois Saab et de l'Eurofighter, produit en coentreprise entre BAE Systems, Finmeccanica et Airbus Group - lui-même actionnaire de Dassault.

 

Ces trois avions se livrent une lutte fratricide dans les appels d'offres internationaux dont le Rafale, jamais exporté à ce jour, a fait souvent les frais.

 

Le démonstrateur de drone de combat Neuron, piloté par Dassault Aviation et la Direction générale de l'armement réunit pas moins de six pays européens au total. Il est destiné à déboucher sur la création des futurs drones de combat communs à la France et la Grande-Bretagne, qui a elle aussi son prototype.

 

"Il faut au moins qu'ils soient les meilleurs face aux Américains, parce qu'après il faudra les exporter et ce n'est pas facile. Nous sommes bien placés pour le savoir", a constaté Eric Trappier.

 

Vantant un partage de travail intelligent sur le Neuron, qui a effectué son premier vol fin 2012, Eric Trappier a estimé que les partenaires du programme avaient su inventer de nouvelles méthodologies permettant à six pays d'être efficaces ensemble.

 

"Il faut maintenant que les militaires et les gouvernements se mettent ensemble et fassent le même travail en Europe", a ajouté Eric Trappier soulignant un "timide" début.

 

"J'ai des convictions européennes, les gens chez Dassault aussi, mais on se doit quand même dans une entreprise d'être pragmatiques : cela va prendre un certain temps", a-t-il dit.

 

Le conseil des ministres franco-allemand de février a placé la défense européenne parmi les trois priorités avec l'énergie et la gestion des frontières, illustrant la volonté du ministre français Jean-Yves Le Drian d'élargir la coopération français au-delà du traditionnel axe franco-britannique. (Edité par Matthieu Protard)

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 16:55
European, US UCAV Programs Win Awards

 

March 10, 2014 defense-unmanned.com

 

Dassault Aviation and the French Defence Procurement Agency (DGA) Awarded by Aviation Week for the nEUROn Programme

 

(Source: Dassault Aviation; issued March 7, 2014)

 

SAINT-CLOUD, France --- Yesterday, at a ceremony held in Washington DC by the well-known defence and aeronautics magazine Aviation Week, Dassault Aviation and the French Defence Procurement Agency (DGA - Direction generale de l'armement ) were announced winner of the Laureate Awards, for the nEUROn programme, Europe's unmanned combat air vehicle (UCAV).

 

This price, that honors the values and visions of the global aerospace and defence industry, salutes the technological challenges performed and the innovative industrial solutions designed to develop the first large size stealth platform made in Europe, the nEUROn technological demonstrator.

 

Initiated by the French government in 2003 through the French Defence Procurement Agency with Dassault Aviation as prime contractor, the aim of the programme was to demonstrate the maturity and the effectiveness of technical solutions to face the main challenges of the future combat aircraft industry for the next twenty years.

 

The need to develop strategic technologies, the necessity to uphold advanced skills in areas in which the French industry has gained technical competences and fields of excellence, and the goal to provide workload to the design offices have led the nEUROn programme to be one of the most important for the defence sector.

 

The success of the nEUROn maiden flight, the 1st December 2012, validates the capability of the French industry to prepare the future of manned or unmanned combat aircraft systems.

 

It also illustrates the will of the French Authorities to be a major actor to the build-up of the future of defence, and the strategic commitment of Dassault Aviation to design and develop the best technologies to propose the outmost innovative operational solutions.

 

With more than 8,000 military and civil aircraft delivered to 83 countries over the past 60 years, and having logged nearly 28 million flight hours to date, Dassault Aviation can offer recognized know-how and experience in the design, development, sale and support of all types of aircraft, from the Rafale fighter to the Falcon range of high-end business jets, as well as military unmanned air systems. In 2013, Dassault Aviation reported revenues of EURO4.59 billion, with around 11,600 employees. (ends)

 

 

Navy’s X-47B Team Receives Prestigious Aviation Award

 

 

European, US UCAV Programs Win Awards

(Source: Naval Air Systems Command; issued Mar 7, 2014)

PATUXENT RIVER, Md. --- The X-47B Unmanned Combat Air System Demonstration (UCAS-D) team was honored by Aviation Week and Space Technology magazine as a winner of the publication’s prestigious Laureate Awards during a ceremony held March 6 in Washington, D.C.

 

Recognized for its work in the Aeronautics and Propulsion category, the X-47B UCAS-D team demonstrated the capability to operate a tailless, full-size Unmanned Air System (UAS) in the carrier environment, a first for naval aviation.

 

"It has truly been a phenomenal year for this team," said Rear Adm. Mat Winter, who oversees the Program Executive Office for Unmanned Aviation and Strike Weapons. "This award is a well-deserved recognition for the X-47B team and underpins the historical significance and dedication of the hundreds of civilian, military and industry teammates who were instrumental in executing the technical achievements required to operate the first-ever carrier-capable UAS."

 

Because of the UCAS-D team’s efforts, the X-47B conducted the first-ever launch and recovery of an unmanned air vehicle from a carrier at-sea. In 2013, the X-47B conducted eight catapult launches, 30 touch-and-goes and seven arrested landings while aboard USS George H.W. Bush (CVN 77) and USS Theodore Roosevelt (CVN 71).

 

“Our combined Navy and Northrop Grumman industry team is most deserving of this elite recognition for its tireless efforts to meet program objectives, while successfully demonstrating and maturing the critical technologies required for a carrier suitable, persistent unmanned air system,” said Capt. Beau Duarte, program manager for the Unmanned Carrier Aviation Program Office at Naval Air Station Patuxent River, Md.

 

Duarte said the team continues to refine the concept of operations to fully demonstrate the effective integration of unmanned carrier-based aircraft within the current carrier environment to reduce technical risk for the follow-on Unmanned Carrier Launched Airborne Surveillance and Strike (UCLASS) program.

 

The X-47B demonstration activities have validated the feasibility to operate unmanned aircraft in the harsh carrier environment and has helped develop the concept of operations and demonstrate the required technologies for a future unmanned carrier-based system.

 

 

Established more than 50 years ago, the Aviation Week Laureate Awards recognize the accomplishments of individuals and teams in the aerospace, aviation and defense industry, according to the organization’s website. The finalists’ “achievements embody the spirit of exploration, innovation and vision that inspire others to strive for significant, broad-reaching progress in these fields,” the website said.

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 12:55
photo Dassault Aviation

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07/03/2014 Actualité DGA

 

La Direction Générale de l’Armement et la société Dassault Aviation ont reçu la nuit dernière le 1er prix dans la catégorie défense des Laureate Awards, décerné par le magazine Aviation Week. Cette distinction récompense l’excellence technologique et de la capacité d’innovation tant étatique qu’industrielles sur le démonstrateur Neuron.

 

Depuis son premier vol du 1er décembre 2012, Neuron n’a cessé de démontrer ses qualités que ce soit en essais au sol ou en vol. La DGA assure la maîtrise d’ouvrage d’ensemble de ce projet notifié en 2006. Il est le fruit d’une coopération européenne qui rassemble outre la France avec Dassault Aviation comme maître d’œuvre, cinq pays partenaires et leurs industriels : l’Italie, la Suède, l’Espagne, la Grèce et la Suisse.

 

Ce succès illustre la déclaration de Laurent Collet-Billon lors de la conférence de presse du 18 février 2041 : «Plus que jamais nous devons savoir investir, savoir innover, savoir-faire pour gagner la bataille sur le terrain, la bataille de l’économie, de l’export et rester sur le podium international ».

 

Financé sur le budget des études amont du ministère de la défense, Neuron marque un effort de recherche et technologie majeur pour préparer l’avenir et maintenir des compétences industrielles essentielles. Il inaugure la prochaine génération d’aéronefs de combat, qu’ils soient pilotés ou non, avec l’ambition de préserver l’autonomie européenne dans ce domaine. C’est un défi majeur tant sur le plan technologique qu’industriel.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 13:20
photo Dassault

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Dassault Aviation et la Direction générale de l'armement (DGA) ont obtenu le prix "Laureate Awards" pour le programme européen de drone de combat Neuron

 

07/03/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le célèbre avionneur tricolore et la Direction générale de l'armement (DGA) ont obtenu le prix "Laureate Awards" pour le programme européen de drone de combat Neuron lors d'une cérémonie organisée par le magazine américain Aviation Week.

 

Lors d'une cérémonie organisée jeudi à Washington DC par le magazine américain aéronautique et spatial Aviation Week, Dassault Aviation et la Direction générale de l'armement (DGA) ont été déclarés vainqueurs des Laureate Awards dans la catégorie défense pour le programme européen de drone de combat Neuron.

Ce prix, qui honore les valeurs et l'esprit pionnier de l'industrie aérospatiale et de défense en général, récompense les défis technologiques relevés et les solutions industrielles d'avant-garde imaginées pour développer la première grande plate-forme aérienne furtive en Europe, le démonstrateur technologique Neuron.

 

Le Neuron Lancé en 2003

Lancé par le gouvernement français en 2003, ce programme, dont la maîtrise d'oeuvre a été confiée à Dassault Aviation, vise à démontrer la maturité et l'efficacité des solutions techniques qui préfigureront l'avenir de l'industrie de l'aviation de combat au cours des vingt prochaines années.

"La nécessité de mettre au point des technologies stratégiques, de conserver des compétences de pointe dans des domaines où l'industrie française a acquis un savoir-faire d'excellence, et de fournir une charge de travail aux bureaux d'études, a fait du nEUROn l'un des programmes phares du secteur de la défense", a expliqué Dassault Aviation dans un communiqué.

 

Vol inaugural en décembre 2012

photo Dassault

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Le succès du vol inaugural du Neuron, le 1er décembre 2012, a validé "l'aptitude de l'industrie française à préparer l'avenir des systèmes aériens de combat avec ou sans pilote à bord", a précisé Dassault Aviation. Il illustre également la volonté de la France de rester un acteur de premier ordre dans l'édification de la défense de demain.

Notifié à Dassault Aviation par la DGA en 2006 ainsi que les contrats de partenariats industriels pour un coût de 400 millions d'euros, le programme Neuron associe la France, l'Italie, la Suède, l'Espagne, la Grèce et la Suisse. Sous la maîtrise d'oeuvre de Dassault Aviation, le programme a été construit "pour fédérer les compétences et les savoir-faire" d'Alenia Aermacchi (Italie), Saab (Suède), EADS-Casa (Espagne), HAI (Grèce), Ruag (Suisse) et Thales (France).

Le drone de combat Neuron de Dassault "oscarisé" à Washington
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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 08:55
Pic of the day: nEUROn drone in flight

photo by  - source Twitter

 

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 13:55
Drones : premier avis d'invasion dans le ciel

 

13.12.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense Globale
 

Pour la surveillance et les frappes, ce sont les militaires qui ont inventé les avions sans pilote. Du loisir aux services, l’utilisation civile du drone explose. Depuis la nuit des temps, l’homme a rêvé de voler comme l’oiseau, s’élever au-dessus des siens, approcher les dieux, d’Icare aux frères Wright en passant par Léonard de Vinci. Eh bien, ça ne l’amuse plus (ou presque). Désormais, il fait voler des robots et les contrôle avec un joystick de jeu vidéo. Ils seront bientôt autonomes, programmés. Nous entrons dans l’ère des drones.

Voici un extrait d'un dossier drones, paru aujourd'hui dans La Voix du Nord qui est à consulter ici.

 

ORIGINES

Rien de tel qu’une guerre, forcément sale mais diablement féconde pour le cerveau humain. Durant la Première Guerre mondiale, Georges Clemenceau lance une étude. Un prototype naît en 1923 ; les militaires nient son utilité… Les Allemands avancent avec les V1 et V2 durant la Seconde Guerre mondiale mais ces engins sont plus proches des missiles. Les Américains utilisent les premiers drones dans la guerre psychologique, larguant des tracts sur la Corée et le Vietnam.

ARMES MILITAIRES

Caméras (vidéo, infrarouge, thermique), systèmes d’interception (électromagnétique), bombes ou missiles embarqués, le drone (mâle de l’abeille en anglais) apporte du renseignement ou donne la mort. Sans risque ou presque, dans des environnements complexes pour l’homme.

Les États-Unis en font une utilisation intensive depuis 2004 et la guerre contre le terrorisme. La CIA est accusée de cibler de simples suspects et d’être peu regardante sur les dégâts collatéraux dans les zones tribales au Pakistan, en Afghanistan, au Yémen et en Somalie. The Bureau of Investigative Journalism, basé à Londres, tente de compiler les tirs et d’identifier les victimes : 380 frappes depuis 2004 au Pakistan pour un total estimé de 2 534 à 3 642 morts, dont 426 à 951 civils et 168 à 200 enfants…

DroneAirReaper2.jpgUn drone n’est pas mieux ou pire qu’une autre arme. On parle de déshumanisation, d'absence sur le terrain qui dérogerait aux règles de la guerre. Mais quid d'un missile ? A quelle distance et de quelle façon, juge-t-on humain et digne de tuer ? En revanche, une doctrine d’emploi (pour les drones armés) s’impose. 

Une étude d’un officier de l’armée de l’air française estime qu’il sera nécessaire d’introduire des « valeurs humaines » dans les drones de combat. Ceux-ci ne seront plus manœuvrés par des pilotes munis de joystick mais programmés pour décoller, voler (frapper ?) et atterrir seuls. Comme le démonstrateur de Dassault aviation, nEUROn qui vole depuis un an.

DroneAirReaper1.jpgLa France vient d’expédier les deux premiers des douze drones américains MQ-9 Reaper achetés à General Atomics (dans une version non armée) directement à Niamey au Niger en l’absence d’une réglementation autorisant le vol en France de tels engins. Les systèmes de combat aérien futur (SCAF) signeront un jour la fin des pilotes de chasse…

Sur ces deux clichés, on voit les six premiers pilotes français du MQ-9 Reaper, formés sur la base de Holloman au Nouveau-Mexique (photos armée de l'Air, en haut le cockpit). Ils appartiennent à l'escadron de drones 1/33 Belfort de la base aérienne 709 à Cognac.

USAGES CIVILS

Le potentiel civil, balbutiant, semble énorme. Une réglementation européenne est à l’étude, notamment pour les couloirs aériens et l’atteinte à la vie privée (les images mais aussi les données numériques happées au passage). Pour l’instant, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) délivre au compte-gouttes les autorisations. Pour le loisir, les mini-drones s’apparentent à de l’aéromodélisme. Cadeau de Noël idéal.

DroneSNCF.jpgLes applications professionnelles vont exploser : agriculture pour la surveillance des cultures et l’épandage, sécurité publique pour la police et les pompiers (le SDIS des Bouches-du-Rhône fut le premier à s’équiper en 2008), couverture de l’actualité pour les médias, météorologie, circulation… ERDF étudie la surveillance des lignes à haute tension, la SNCF, les lignes TGV (photo AFP d'un drone vérifiant un viaduc de la SNCF à Roquemaure dans le Gard).

Comme DHL, leader mondial de la logistique, le PDG d’Amazon, Jeff Bezos, lance un projet de livraison de sa boutique en ligne par drones, Prime Air. Il ne dit pas comment il fournira le locataire du troisième d’un immeuble de six étages. Mais le ciel va s’ouvrir en grand aux drones. D’ailleurs, préparez-vous à monter un jour dans un avion de ligne sans pilote… Prêt ?

OL. B.

Lire la suite sur le site de La Voix du Nord (avec vidéos).

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 08:50
photo Dassault Aviation

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Nov. 13, 2013 - By ANDREW CHUTER and PIERRE TRAN  - Defense News

 

LONDON AND PARIS — BAE Systems and Dassault Aviation have submitted proposals to the British and French governments to jointly develop an unmanned combat aerial vehicle (UCAV) demonstrator, according to the UK Defence Ministry.

 

The companies recently completed a 15-month preparation phase contract awarded by the two nations’ defense ministries, and have now lodged details of a plan to mature and demonstrate critical technology and operational aspects for a future combat air system.

 

British defense procurement minister Philip Dunne and his French counterpart, Laurent Collet-Billon, head of the Direction Générale de l’Armement, will consider the proposals during a mid-December meeting.

 

A French source said the meeting is “important” and part of a dialogue between the two governments aimed at a contract award for the next phase of work in 2014.

 

“A decision is not expected at the [December] meeting,” the French source said.

 

The high-level working group, which includes other high-level officials, will study the industry proposals for the planned program, along with other bilateral cooperation issues.

 

Britain and France signed a defense treaty in 2010, which included plans to collaborate on a number of equipment programs across missiles, UAVs, maritime equipment and other sectors.

 

Plans to co-develop a medium-altitude, long-endurance unmanned surveillance machine have been pretty much sidelined, with the focus instead on building skills and capabilities in the UCAV sector.

 

Britain’s MoD, in written evidence on remotely piloted air systems supplied recently to Britain’s parliamentary defense committee, said the government would have to make a strategic capability decision on a future combat air system as part of its 2015 Strategic Defence and Security Review (SDSR).

 

“The next phase of the program is important to de-risk critical technologies to underpin SDSR ’15 decision making,” the evidence said.

 

The two European nations are examining their options for next-generation combat air systems after the Rafale and Typhoon fighter jets are due to come out of service in the 2030 timeframe, the documents said.

 

A British Ministry of Defence spokesperson, though, said it is “too early to provide specific timescales for the future combat air system. We are currently assessing joint proposals received by BAE Systems and Dassault Aviation, and will make a strategic capability decision at the next SDSR.”

 

Both the British and the French are flight-testing technology demonstrator vehicles, but the new proposal foresees eventually building a jointly developed aircraft to assess operational issues.

 

The British decided to go it alone on their demonstrator, known as Taranis. But the French Neuron program is a collaborative effort that includes Greek, Italian, Spanish, Swiss and Swedish involvement.

 

The British MoD disclosed to the parliamentary defense committee that the BAE-led Taranis UCAV had recently flown for the first time. The flight test program is ongoing.

 

An MoD spokesman declined to give further details.

 

This year, industry sources said test flights of the 8-ton Taranis would take place at the remote Woomera test site in Australia.

 

On France’s Neuron UCAV technology demonstrator, some 85 flights are planned at the Istres test center in southern France until autumn 2014, said prime contractor Dassault Aviation.

 

Neuron then will go to the Vidsel test range in Sweden for pre-operational trials, and will later be sent to the Perdadesfogu range in Italy for tests, particularly on firing and stealth assessment, Dassault said.

 

Neuron restarted test flights at Istres after appearing at the Paris Air Show in June.

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