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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 16:25
photo Armée de Terre

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16/09/2015 Sources : État-major des armées

 

Après une première phase de trois semaines du 20 juin au 10 juillet 2015, l’opération Willau II s’est terminée le 28 août par la destruction de 9 puits d’extraction sur le site « eau claire ».

 

Du 22 au 28 Août, un détachement interarmes (DIA) du 9e RIMa, composé de 4 groupes de combat de l’infanterie de marine et du génie, ont procédé à la recherche et à la destruction des puits illégaux de la zone « eau claire ». Les puits permettent aux orpailleurs d’extraire des roches aurifères et ensuite d’en retirer quelques grammes d’or à l’aide de concasseurs. Ces derniers sont aujourd’hui les cibles privilégiées par les forces armées en Guyane (FAG).

 

Arrivé sur la zone, le DIA s’est immédiatement mis en action. Le commando de recherche et d’action en jungle (CRAJ) a découvert un concasseur extrait par un groupe d’orpailleurs. Cette prise logistique est d’importance puisqu’elle supprime l’élément central de l’extraction primaire (1). Pendant ce temps, le reste du détachement réinvestissait le village « eau claire », et dressait le bilan.

 

La dernière phase de Willau II a été un franc succès : entre la reconnaissance des 9 puits à détruire, la sécurisation de la zone, les calculs de charge, la réception de 400 kg d’explosif, les missions se sont rapidement enchaînées se soldant par la découverte et la destruction de 9 puits détruits, 1 concasseur, plusieurs moteurs, 1 table de levée et de nombreux éléments logistiques.

 

Cette opération conclue un processus proposés lors du RETEX technique de la précédente opération Willau et confirme un procédé de destruction efficace des puits d’extractions. Ce dispositif d’action permet de porter un coup important aux orpailleurs illégaux.

 

À 7 000 km de la métropole, les forces armées en Guyane (FAG) garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’État dans des missions au caractère interministériel, les FAG agissent sur un territoire rendu exigeant par son étendue (1 100 km de frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.

 

(1) Deux types d’extractions sont possibles : primaire et alluvionnaire. Primaire : des roches sont extraites puis concassées ; alluvionnaire : un mélange de boue, de sable et d’eau passe dans des filtres et est renvoyée ensuite à la rivière (beaucoup plus visible en hélicoptère).

photo Armée de Terre

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 11:25
photo Armée de Terre

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11/09/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 25 au 27 août 2015, sous le commandement du capitaine P. du 9eRIMa, une patrouille locale commune (PLC) comprenant des éléments des forces armées en Guyane (FAG) et de la gendarmerie a été conduite dans le secteur « Enfant Perdu ». Cette PLC, exceptionnelle par le volume d’équipements saisis, l’est aussi par le mode d’action qui a été retenu pour la conduite de cette opération.

 

« Suite à nos précédentes missions sur cette zone, nous avions décidé d’adopter un mode d’action particulier afin d’être le plus discret possible et de bénéficier d’un effet de surprise. En effet, les orpailleurs illégaux commencent à nous connaître, ils s’adaptent très vite pour éviter la saisie des équipements » explique le capitaine P.. Ainsi, la PLC, constituée de 9 militaires des FAG et 2 gendarmes, a quitté le camp Lunier en pirogue à 3h00 du matin, tous feux éteints. Après une heure et demie de navigation dans l’obscurité, la patrouille s’est infiltrée à pied dans la forêt, pour atteindre un terrain surplombant la zone de vie des orpailleurs illégaux une heure plus tard.

 

Suite de l’article

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 11:25
photo EMA / Armée de Terre

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05/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Du 15 au 18 juin 2015, un détachement composé de militaires des forces armées en Guyane et plusieurs gendarmes ont effectué une opération de contrôle de zone sur un site d’orpaillage illégal démantelé au cours d’une précédente opération.

 

Les militaires du 9e régiment d’infanterie de Marine ont été engagés le 15 juin 2015 à Saut Maman Valentin pour une opération de contrôle de zone. Après une mise en place au plus près en pirogue, les militaires ont rejoint le site à contrôler.

 

« Nous savons que 3 à 4 pirogues logistiques sont présentes chaque jour sur ce site et que des sonnettes sont présentes sur les confluents», annonce le capitaine Antoine. Dès la fin du briefing et le rappel des consignes de sécurité, les militaires et les gendarmes ont rejoint le point à atteindre. Sur la zone et sous une pluie diluvienne, ils ont constaté que le site était déjà réinvesti par les garimpeiros. Après avoir fouillé puis détruit des bâches et une pirogue, la patrouille fluviale s'est rendue sur un autre site.

 

Le but de cette nouvelle mission était de marquer la présence des forces françaises dans cette zone fluviale où se croisent plusieurs axes logistiques, principaux et secondaires. Ces déplacements en pirogue ont été exigeants et ont mis à rude épreuve le savoir-faire des piroguiers, la végétation abondante rendant la navigation difficile d'où l’usage du légendaire coupe-coupe.

 

A 7 000 km de la métropole, les forces armées en Guyane (FAG) garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’Etat dans des missions au caractère interministériel, les FAG agissent sur un territoire rendu exigeant par son étendue (1 100 km de frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 15:25
photo 3e REI

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09-06-2015 par 3e REI Réf : 235 | 130

 

Du 08 au 28 avril 2015, la 2e compagnie du 3e régiment étranger d'infanterie (REI) renforcée pour l'occasion par la Section d'aide à l'engagement débarqué (SAED) du régiment, par une section du génie du 9e RIMA, de deux équipes cynotechniques, d'une équipe de plongeur de combat du génie et d'un sous groupement aéromobile, a effectué une opération d'envergure de lutte contre l'orpaillage illégal dans le secteur de SAUL à SAINT GEORGES en passant par CAMOPI.

 

Après un mois de préparation intellectuelle et matérielle pour régler tous les détails de l'opération, la compagnie commence à se déployer le 08 avril sur les Bases opérationnelles avancées (BOA). La 3e section de la 2e compagnie déjà présente à Camopi s'infiltre dès le 09 sur la SIKINI pour commencer le blocus de la voie d'approvisionnement des garimpeiros. Pendant trois jours les sections arrivent de manière échelonnée à CAMOPI. Les recherches s'annoncent déjà difficiles, une panne d'hélicoptère retarde l'opération de 72H00 et les garimpeiros ont remarqué les 90 légionnaires présents à CAMOPI pendant 3 jours.

 

Malgré cela, dès le 10 avril, la 3e section découvre plus de deux tonnes de carburant cachées dans la SIKINI.

 

Le 12 avril, les hélicoptères sont opérationnels, après une mise à terre par assaut vertical, la mission peut véritablement commencer. L'ensemble de la zone est bouclée, débute alors un intense travail de fouille et de recherche, pendant que la SAED, mène des actions de harcèlement et de diversions sur les sites les plus éloignés. La manœuvre est efficace et les orpailleurs illégaux sont désemparés (nous serions 250 avec 250 chiens selon certains). Ils n'osent plus bouger ni travailler dans tout le secteur de crainte d'être décelé.

 

Les légionnaires sillonnent leur zone d'action respective trois semaines durant, pour restreindre la liberté de mouvement des orpailleurs. Non seulement une partie de la logistique et de l'appareil de production des orpailleurs illégaux a été saisie ou détruite, mais cela représente surtout un manque à gagner considérable imputé aux contrevenants qui n'ont pas pu extraire le moindre gramme d'or sur une zone d'environ 5000 Km².

 

La particularité de l'opération HARPIE est d'être une mission interministérielle. La géographie de la Guyane impose l'emploi des moyens aériens. Ainsi la coopération et la communication entre tous les acteurs pour chaque mission est primordiale, chacun apportant son expertise.

 

La section du génie du 9e régiment d'infanterie de marine (RIMA) a permis de mener à bien une expertise sur le site de ROCHE COURONNEE, le plus important du secteur, pour évaluer les besoins matériels, sécuritaires et les délais nécessaires à la neutralisation par explosif des puits sur place, tout en empêchant le travail illégal.

 

Les équipes cynotechniques, insérées dans deux sections de combat, ont apporté une aide précieuse en termes de détection de carburant ou de nourriture. Grâce aux plongeurs de combat du génie, le flux logistique des pirogues O.I. sur la SIKINI est parfaitement identifié.

 

La combinaison de l'ensemble des moyens a permis de réaliser un excellent bilan. Ce ne sont pas moins de 150 légionnaires et militaire des Forces Armées Guyanaise (FAG) qui ont aidé les gendarmes et la police (police d'aide aux frontières et douane) à porter un coup sévère aux orpailleurs. En effet, 16 moteurs (dont 9 motopompes), 4,6 tonnes de carburant, 2,3 tonnes de nourritures, 11 groupes électrogènes, 4 pirogues, 1 quad, 1 motocross ainsi que beaucoup d'autres matériels (plusieurs tonnes), liés à l'orpaillage illégal, qui ont pu être détruits ou saisis par les gendarmes. Le constat principal de cette opération est qu'il n'y a plus de site d'orpaillage illégal d'importance dans la zone d'action du 3e REI.

 

Reportage photos

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 18:25
La 2e compagnie du 1er RPIMa en Guyane - photo Armée de Terre

La 2e compagnie du 1er RPIMa en Guyane - photo Armée de Terre

 

06/06/2015 Armée de Terre

 

Dans le cadre de l’exercice PIRANHA, la 2e compagnie du 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine (1er RPIMa) s’est rendue en Guyane au 9e régiment d’infanterie de marine du 30 mars au 30 avril 2015 afin de développer ses savoir-faire en milieu équatorial.

Unité des forces spéciales, ce détachement du 1er RPIMa peut être engagé à tout moment dans les milieux les plus extrêmes (milieux nautique, urbain, montagneux, désertique ou équatorial). Une à deux fois par an, le régiment participe à cet exercice avec des hommes du GIGN et des forces spéciales européennes ou sud-américaines.


PIRANHA se compose de différents modules, avec notamment un stage de préparation aux missions en forêt (PREMIFOR), une formation au tronçonnage (TRONCO), une formation d’ouverture d’itinéraire, une formation au combat SAS ou encore un stage d’adaptation à la diminution fluviale (ANAFLU). L’entraînement de cette année a été marqué par la réalisation d’un saut parachute sur la zone de Macouria, une première pour les paras du 1er RPIMa.

 

Enfin, point culminant et opérationnel de ces trois semaines, l’exercice s’est conclu par la participation à la mission HARPIE, opération de lutte contre l’orpaillage illégal.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 07:25
photo EMA / Armée de Terre

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02/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 29 mai 2015, des membres d’équipage et des personnels navigants de la compagnie aérienne Air Caraïbes ont enfilé treillis et chaussures de marche pour un stage visant à renforcer leur cohésion et à découvrir le quotidien des militaires du 9e régiment d’infanterie de marine (RIMa) engagés dans les opérations en jungle.

 

Après un déplacement en pirogue, encadrés par une équipe du C3F (centre de formation au fleuve et à la forêt) renforcée d’un infirmier, les stagiaires ont visité un site d’orpaillage illégal reconstitué sur la zone de Tuffe, utilisé régulièrement pour préparer les unités engagées dans l’opération Harpie. En se mettant dans la peau des marsouins, le groupe a été confronté à l’hostilité d’un parcours dans la mangrove et à un saut du pont du tour de l’Ilet, après un repas composé de rations de combat.

 

En dépit d’une journée éprouvante, un large sourire pouvait se lire sur les visages du personnel d’Air Caraïbes, fier des activités réalisées. Ce stage a du reste permis au régiment de continuer à faire connaître les missions des FAG auprès de la société civile guyanaise, de susciter l’intérêt de citoyens pour leurs soldats et peut-être d’éveiller chez eux une vocation pour la réserve.

 

A 7 000 km de la métropole, les forces armées en Guyane (FAG) garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’Etat dans des missions au caractère interministériel, les FAG agissent sur un territoire rendu exigeant par son étendue (1 100 km de frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.

photo EMA / Armée de Terre

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 06:25
photo EMA

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22/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 30 mars au 30 avril 2015, dans le cadre de l’exercice Piranha, un détachement du 1er régiment de parachutistes d’infanterie de Marine (RPIMa) spécialisé dans l’intervention en « milieux difficiles», s’est rendu en Guyane au 9e régiment d’infanterie de Marine (RIMa), afin de développer ses savoir-faire en milieu équatorial.

 

En partenariat avec la section de commandos de recherche et d’action en jungle, spécialiste du combat en forêt amazonienne, l’exercice Piranha a permis aux forces spéciales de s’entraîner à évoluer et combattre en jungle, et d’entretenir leurs compétences dans ce milieu hostile, à travers différents stages. Cet entraînement a été marqué par la réalisation d’un saut en parachute sur la zone de Macouria, une première pour les chuteurs du 1er RPIMa. L’exercice s’est conclu par leur participation à une mission Harpie de lutte contre l’orpaillage illégal, afin de parfaire leur expérience opérationnelle en milieu équatorial.

 

A 7 000 km de la métropole, les forces armées en Guyane (FAG) garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’Etat dans des missions au caractère interministériel, les FAG agissent sur un territoire rendu exigeant par son étendue (1 100 km de frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.

photo EMAphoto EMA

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 11:25
photo EMA / Armée de Terre

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30/04/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Du 15 au 26 avril 2015, une section de la 1ère compagnie du 9e régiment d’infanterie de Marine (RIMa) des forces armées en Guyane a suivi un stage au centre d’aguerrissement de l’outre-mer et de l’étranger (CAOME) des forces armées aux Antilles (FAA).

 

La section de la 1ère compagnie du 9e RIMa a notamment participé à un exercice de descente en rappel. Pour commencer, les stagiaires se sont exercés aux techniques de la descente en rappel sur les parois des douves du Morne Desaix. L’après-midi, ils sont partis à l’assaut des murailles d’enceinte du Fort Saint-Louis de la base navale militaire des forces armées aux Antilles. Tous les stagiaires ont réussi le franchissement de la muraille.

 

Les militaires du 9e RIMa, encadrés par les instructeurs du CAOME du 33e RIMa, ont su mettre en pratique leurs savoir-faire et se dépasser physiquement sur tous les obstacles qui se dressaient devant eux. Ils retiendront particulièrement « la qualité de l’instruction reçue, la pédagogie et l’expérience des instructeurs ». Si les marsouins du 9e RIMa sont habitués au climat tropical guyanais, le stage d’aguerrissement aux Antilles leur a en outre permis de tester leur adaptabilité face à un changement d’environnement géographique et climatique. « Le but du stage était d’offrir la possibilité à ce régiment d’utiliser nos infrastructures et nos compétences, d’échanger sur nos techniques de vie et de combat en forêt, bien différentes ici en Martinique de la forêt guyanaise ! » explique l’adjudant Fertassi, responsable du site du CAOME du détachement Terre Antilles.

 

Le 33eRIMa est la composante terrestre des FAA. Il conduit deux missions principales sur le « théâtre » Caraïbe : l’aide à la population dans le cadre des plans de secours en réaction à des catastrophes naturelles et l’intervention militaire pour mener une évacuation des ressortissants en autonomie ou en appui de pays de la région Caraïbe avec qui la France a des accords de Défense. En cas de catastrophe naturelle et selon l’ampleur des dégâts, des renforts venus de Guyane et du 9e RIMa en particulier peuvent être sollicités. L’organisation d’échanges avec les FAG, comme lors de ce stage,  permet donc d’entretenir la capacité opérationnelle des deux unités dans le cadre d’engagements conjoints et de renforcer leur connaissance mutuelle, dans la perspective de potentielles interventions communes.

 

Les forces armées aux Antilles (FAA) garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Elles constituent un dispositif interarmées à dominante aéromaritime de premier plan sur le Théâtre Caraïbe, en coordination avec les forces armées en Guyane (FAG). Les FAA mènent notamment des opérations de surveillance maritime et de service public (lutte contre le narcotrafic, lutte contre les pollutions, police des pêches, sauvetage en mer). La lutte contre le narcotrafic dans la zone Caraïbe est effectuée en coopération interministérielle et internationale, principalement en lien avec les États-Unis, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Mexique, le Brésil et la Colombie.

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 21:25
Cérémonie en mémoire du caporal Julien Giffard

 

15/04/2015 Camille Pégol - Armée de Terre

 

Le 07 avril 2015, sur la base opérationnelle avancée de Maripasoula en Guyane, la 2e compagnie du 1er régiment d’infanterie (1er RI), en mission de courte durée au 9e régiment d’infanterie de marine (9e RIMa), a rendu hommage au caporal Julien Giffard du 1er RI, décédé lors d’une patrouille fluviale au cours de l’opération Harpie 5 ans plus tôt.

 

En présence du colonel Fromaget, chef de corps du 9e RIMa, d’un groupe de plongeurs de combat du 31e régiment du génie (31e RG) et d’une section du 3e régiment du génie (3e RG), deux gerbes ont été déposées sur la stèle érigée en sa mémoire sur le camp Lunier, à Maripasoula.

 

Participant à la mise en place d’un point de contrôle fluvial sur la rivière Tampock le 8 juillet 2010, la pirogue sur laquelle se trouvait le 1re classe Julien Giffard avait été percutée par une embarcation rapide clandestine qui forçait le passage. Précipité à l’eau par le choc de l’impact, il avait été porté disparu. Malgré l’important dispositif de recherche mis en place, son corps avait été retrouvé sans vie, 4 jours après.

 

Les honneurs militaires lui avaient été rendus le mardi 20 juillet 2010, au cours d’une cérémonie présidée par le général d’armée Elrick  Irastorza,  chef d’état-major de l’armée de Terre. Elevé à titre posthume au grade de caporal, il avait alors reçu la Médaille militaire et avait été fait chevalier de l’Ordre national du Mérite. Une citation à l’ordre de l’armée, sans croix avec attribution de la médaille d’or de la Défense nationale lui avait également été décernée.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 22:25
photo CCH Serpillo / Armée de Terre

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26/03/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 25 mars 2015, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), a poursuivi son déplacement auprès des forces armées en Guyane (FAG). Durant ce troisième jour en Guyane il a pu constater le haut niveau d’implication des militaires des FAG dans les différentes missions interministérielles qui leurs sont assignées.

 

A Saint-Laurent du Maroni, dans l’ouest guyanais, le CEMA est allé à la rencontre des militaires du 9èmerégiment d’infanterie de Marine (9ème RIMa) puis des jeunes du régiment du service militaire adapté de la Guyane (RSMA).

 

Le détachement du 9ème RIMa a présenté au CEMA un point de situation sur les principales missions effectuées dans cette zone :

    garantir la souveraineté nationale  sur la moitié ouest du territoire, dans une zone d’accès difficile de 45 000 km² ;

    participer à la mission Harpie de lutte contre l’orpaillage illégal.

 

Implanté à Cayenne, le 9eRIMa est notamment déployé à Saint-Laurent-du-Maroni et à Maripasoula. Il appuie et soutient les services de l’Etat engagés dans la lutte contre l’immigration clandestine et l’orpaillage illégal. Le régiment est plus particulièrement engagé aux côtés de la gendarmerie pour interdire les axes fluviaux, contrôler la zone dans la profondeur et détruire des sites illégaux d’orpaillage.

 

Après avoir échangé directement avec les « marsouins », le CEMA a rejoint le régiment militaire adapté de la Guyane (RSMA). Créé pour aider les jeunes âgés entre 18 et 25 ans en situation d’échec scolaire, le RSMA dispense de nombreuses formations professionnelles à Saint-Laurent-du-Maroni et à Cayenne. A l’issue de leur formation, les jeunes du RSMA de la Guyane sont insérés à plus de 75% dont une majorité dans l’emploi durable. Le CEMA a visité les différents ateliers de formation professionnelle du régiment, apprécié les problématiques spécifiques de recrutement et d’insertion mais aussi échangé avec des chefs d’entreprise venus expliquer les raisons qui les amènent, au quotidien, à recruter spécifiquement leurs employés à la sortie du RSMA de la Guyane.  Le général de Villiers a particulièrement apprécié cette visite qui lui a permis d’être au contact des jeunes et des cadres du RSMA, saluant la performance du régiment et son impact sur le tissu économique local.

 

Après ces rencontres, le CEMA s’est rendu sur un site symbolique de la lutte contre l’orpaillage clandestin dans la région de Tadéu. Il a pu prendre la mesure des résultats et des succès de la mission Harpie qui mobilise, dans un cadre interministériel, marsouins et légionnaires aux côtés des gendarmes. Les efforts permanents des hommes du 3e REI et du 9eRIMa bénéficiant des moyens de l’armée de l’air et réalisés en appui des forces de gendarmerie, ont déjà permis de réduire de 30% le nombre de sites d’orpaillage illégal ces 6 derniers mois.

 

Débutée par un petit-déjeuner avec les présidents de catégories des FAG, cette dernière journée de visite du CEMA en Guyane s’est achevée par un entretien avec le préfet durant lequel ont été notamment soulignées la qualité et l’efficacité de l’engagement des forces armées dans l’action interministérielle en Guyane.

 

Evoluant dans un milieu particulièrement exigeant, les forces armées en Guyane agissent au quotidien dans un cadre unique pour les armées : en opération permanente sur le territoire national, ses actions se déroulent dans un cadre interministériel, sous la direction stratégique du Préfet de région et en étroite coopération notamment avec les forces de gendarmerie et de la police de l'air et des frontières, dispositif unique sur le territoire national.

photo CCH Serpillo / Armée de Terre
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photo CCH Serpillo / Armée de Terre
photo CCH Serpillo / Armée de Terre

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:25
HARPIE : une relève de génie

 

10/02/2015 ASP Bourceret - Armée de Terre

 

Le 20 janvier, le capitaine Maillot, commandant la 2e compagnie de combat du génie (2e CCG) du 3e régiment du génie, a reçu des mains du colonel Fromaget, chef de corps du 9e régiment d’infanterie marine, le fanion de la 3e compagnie.

 

La 2e CCG du 3e RG a été projetée en Guyane dans le cadre de l’opération HARPIE succédant ainsi au 1er régiment étranger de génie. Quatre sections seront déployées dans la zone d’action Nord du régiment à partir de la base opérationnelle avancée de Saint-Jean du Maroni. Elles seront engagées aux côtés des forces de l’ordre dans la lutte contre l’orpaillage illégal et devront s’adapter à un climat hostile, un terrain difficile et un adversaire rompu à ces conditions particulières. Bienvenue aux sapeurs du 3e RG !

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 17:25
Retour sur 4 mois en Guyane (1e REG)

 

27-01-2015 1e REG Réf : 395 - 528

 

Alors qu’ils venaient à peine d’achever la destruction intégrale des 36 puits d’un site d’orpaillage illégal situé à Dachine, à 60 km à l’est de Maripasoula, les légionnaires de la 3e compagnie tournante du 9e régiment d’infanterie de marine (9e RIMa) ont mené du 9 au 19 décembre 2014 plusieurs chantiers au Centre de Formation Fleuve et Forêt (C3F) situé à Stoupan, au bord du fleuve Mahury.

 

Le C3F forme toutes les unités du régiment, et de nombreux militaires des FAG, afin de leur donner la capacité de se déplacer et de stationner en forêt équatoriale. De plus, ce centre utilise une zone d’orpaillage reconstituée pour instruire et entraîner ces unités aux subtilités de la lutte contre l’orpaillage illégal, en particulier les méthodes de caches et de dissimulation utilisées par les orpailleurs illégaux.

 

Les sapeurs de la 4e section ont entièrement refait le dégrad (débarcadère de pirogue servant à la logisitique) et ont remis à neuf une grande partie de la zone d’instruction : sur le placer (zone de travaille d’orpaillage), deux puits ont été créés ainsi qu’un ponton flottant. Des installations ont été renforcées et améliorées. Le curotel (zone de vie : carbets de logements, chapelles, cantines…) a également fait l’objet de nombreux travaux et aménagements. Enfin, le dessouchage de la zone de vie, la réfection de l’abri feu et des bancs ou encore la création de caches ont donné vie et réalisme au site.

 

A 7 000 km de la métropole, les FAG garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’Etat dans des missions au caractère interministériel, les FAG agissent dans un cadre exigeant par son étendue (1 100 km de frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.

Retour sur 4 mois en Guyane (1e REG)
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Retour sur 4 mois en Guyane (1e REG)
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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 08:25
Des pumas au Museum d’histoire naturelle

 

28/01/2015 Camille Pégol - Armée de Terre

 

Pendant une semaine, un groupe de six soldats de la 1re compagnie du 9e régiment d’infanterie de marine (9e RIMa), aux ordres du sergent Payen, a appuyé la première phase d’une expédition majeure du Museum d’histoire naturelle.

 

Nommée « planète revisitée », cette expédition avait pour but de permettre à une trentaine de scientifiques de mener des recherches d’entomologie (étude des insectes) au cœur de la forêt amazonienne pendant 60 jours. Le site retenu dans les monts Tumuc Humac répondait aux critères attendus par les scientifiques : un lieu isolé, difficile d’accès et préservé de toute trace humaine.

 

Forts de leurs savoir-faire, les marsouins ont créé une zone de poser près de la rivière Alama après une marche d’approche, avant d’aménager la zone pour que l’expédition puisse installer en toute sécurité son campement et ses laboratoires de terrain.

 

Profitant de leur proximité, les Pumas ont enfin gravi la montagne pour marquer la présence de la France sur la mythique borne 1, renouant ainsi avec une vieille tradition du régiment.

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 17:25
FAG : interception d’une pirogue d’orpailleurs illégaux

 

14/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Le 30 octobre 2014, alors qu’ils réalisaient une patrouille conjointe avec leurs homologues gendarmes, des soldats de la 2e compagnie du 9e régiment d’infanterie de Marine (9eRIMa) ont intercepté une pirogue sur la rivière Tampok, dans le cœur du parc amazonien de Guyane à une trentaine de kilomètres de Maripasoula.

 

Le chargement de cette pirogue était destiné à approvisionner un site d’orpaillage illégal. Marchandises détruites ou confisquées et pirogue coulée n’étaient probablement pas le gain espéré par les orpailleurs illégaux. Au final, ce sont plusieurs centaines de kilos de vivres, du carburant, des groupes électrogènes ou encore des congélateurs qui feront défaut sur les sites d’orpaillage illégal, où les conditions de vie sont déjà très atteintes.

 

Pour mémoire, cette semaine, les actions menées par les soldats et les gendarmes ont permis de mettre hors circuit trois pirogues, et leur chargement, dans le Grand Sud.

 

A 7 000 km de la métropole, les forces armées en Guyane (FAG) garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’Etat dans des missions au caractère interministériel, les FAG agissent dans un cadre exigeant par son étendue (1 100 km de frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.

FAG : interception d’une pirogue d’orpailleurs illégaux

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 17:25
photos CCH Serpillo

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12/05/2014 Sources EMA

 

Du 30 mars au 3 avril 2014, le général de division Dominique-Marie Pinel, adjoint à l’inspecteur des armées (IDA), a inspecté les forces armées en Guyane (FAG), accompagné du vice-amiral d’escadre (VAE) Eric Chaplet, sous-chef soutien de l’état-major des armées.

 

Lors de leurs déplacements, les deux officiers généraux ont pu appréhender, sur le terrain, les spécificités liées au soutien des FAG dans le cadre de l’engagement opérationnel.

 

Le 30 mars, le GDI Pinel s’est rendu sur la base de Défense (BdD) des forces armées en Guyane pour faire un point de situation sur les missions dévolues aux FAG ainsi que sur les contraintes majeures liées au milieu dans lequel elles évoluent.

 

Le 31 mars, le VAE Chaplet s’est rendu sur deux sites en forêt : à Grande Usine, il a pu mesurer les particularités du soutien à apporter à un poste opérationnel avancé (POA) ; à Camopi il a pu mesurer les contraintes liées au soutien d’une base opérationnelle avancée (BOA), isolée au milieu de la jungle. Ce déplacement a permis de prendre la mesure des élongations et des difficultés d’acheminement des flux logistiques. Chaque jour, environ 300 militaires déployés en forêt sont en effet transportés, ravitaillés ou évacués soit par les pirogues du 9e régiment d’infanterie marine (9eRIMa) et du 3e régiment étranger d’infanterie (3eREI), soit par les hélicoptères Fennec et Puma,ainsi que par les avions de transport CASA de l’escadron de transport 68 (ET68) Antilles-Guyane.

 

Le 1eravril, le général de division Pinel a assisté à une présentation du dispositif Titan. Cette mission interministérielle vise à assurer, dans les trois dimensions (sur terre, en mer et milieu fluvial, dans les airs), la protection du centre spatial guyanais (CSG) à l’occasion du lancement des fusées. .

 

Un détour via la base navale de Degrad des Cannes a permis aux inspecteurs de mieux cerner l’aspect maritime de l’opération Titan, mais aussi les missions de police des pêches. Chaque année, les FAG effectuent en effet plus de 230 missions de ce type qui relèvent de l’action de l’Etat en mer.

 

Le 2 avril, le GDI Pinel a rencontré le directeur du cabinet du préfet, puis le commandant de la gendarmerie en Guyane, le général Lucas, pour évoquer les conditions d’engagement au sein de l’opération Harpie. Ces entretiens ont permis de mettre en avant le caractère interministériel de cette mission et le rôle dévolu à chacun pour lutter contre l’orpaillage illégal. En 2013, plus d’un millier de patrouilles et une trentaine d’opérations majeures ont ainsi été menées avec la gendarmerie et la police aux frontières.

 

La journée du 3 avril était dédiée à la visite d’un point d’importance vitale (PIV) et des mesures de défense liées à leur protection. Le GDI Pinel a ainsi pu prendre la mesure des travaux effectués depuis la dernière inspection en 2012.

 

Enfin, la visite du centre d’instruction forêt de Stoupan (9eRIMa) est venue clôturer cette inspection, offrant pour l’occasion un aperçu du savoir-faire des FAG et des possibilités d’instruction offertes pour préparer l’engagement des forces armées dans la jungle.

 

Les FAG constituent depuis le 1erjanvier 2011, le point d'appui principal de la zone Antilles-Guyane avec un dispositif interarmées robuste. Conformément au Livre blanc de 2013, cette organisation des FAG et de l’ensemble du dispositif des forces de souveraineté correspond à un dispositif adapté aux orientations stratégiques de la France et aux enjeux de l’outre-mer.

 

A 7000km de la métropole, les forces armées en Guyane (FAG) garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’Etat dans des missions au caractère interministériel, les FAG agissent dans un cadre exigeant par son étendue (1100 km de frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.

Forces Armées en Guyane : Inspection des armées

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