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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 11:25
Exportation d'armes (2/4) : la France profitera-t-elle de sa bonne image au Pérou ?

Un temps espérée, la commande du satellite d'observation n'a pu être conclue l'an dernier entre la France et le Pérou en raison de la difficulté de Paris à rédiger un contrat de gouvernement à gouvernement. (Crédits : Airbus Defence & Space)

 

15/10/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Tribune vous propose une série sur les nouvelles terres de conquête des industriels de l'armement français. Dassault Aviation et Thales lorgnent une modernisation des 12 Mirage 2000 péruviens tandis que DCNS convoite la modernisation de quatre sous-marins U209.

 

Et si le Pérou était l'une des bonnes surprises de l'industrie de l'armement française ces prochaines années. Bien sûr, ce pays andin de 30,5 millions d'habitants n'a pas le même potentiel que l'Indonésie mais la France jouit actuellement d'une bonne image auprès de la présidence péruvienne. Le président Ollanta Humala, un ancien militaire considéré comme francophile, a déjà été reçu trois fois par François Hollande (novembre 2012, octobre 2013 et juillet 2014). Alors que des soldats français ont défilé à Lima pour la fête nationale péruvienne le 28 juillet dernier, le président français doit se rendre à son tour au Pérou début 2015.

En mars 2013, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius rappelait que le Pérou était "bien disposé à l'égard de la France". A Paris de saisir enfin sa chance dans un pays en forte croissance. Avec un PIB estimé à plus de 200 milliards de dollars en 2013 et un taux de croissance annuel moyen de 6 % entre 2002 et 2012, le Pérou est considéré, selon le FMI, comme un néo-émergent dans la région.

 

Une marge de progression pour la France

En 2012, Lima n'a représenté que 0,06 % du commerce extérieur de la France et se situe au 94e rang de ses clients et au 76e rang de ses fournisseurs. Seulement 65 entreprises françaises sont présentes au Pérou, et Paris n'est que le 16e investisseur (1,5 % du stock des investissements directs à l'étranger). "Nos relations économiques sont encore insuffisantes, eu égard aux opportunités offertes par ce pays en forte croissance", avait souligné en février dernier l'ancien président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, Jean-Louis Carrère.

Paris possède donc une belle marge de progression. Y compris dans le domaine de l'armement même si Airbus Defence and Space (ADS) a réussi en avril dernier un joli coup en signant en avril une commande de 150 millions d'euros environ portant sur la vente du premier satellite péruvien d'observation de la Terre. Sur la période 2009-2013, les industriels de l'armement tricolore ont exporté pour 182,7 millions d'euros de matériels vers le Pérou avec des pics en 2009 (97,4 millions) et 2012 (72,2 millions grâce notamment à la vente de 16 missiles Exocet MM40 et quatre systèmes de lancement pour les frégates italiennes Lupo signée en décembre 2012).

 

2013, une mauvaise année

En 2013, les groupes français ont fait chou blanc au Pérou ou presque (3,6 millions d'euros de ventes d'armements). Un temps espérée, la commande du satellite d'observation n'a pu être conclue l'an dernier entre la France et le Pérou en raison de la difficulté de Paris à rédiger un contrat de gouvernement à gouvernement, Bercy étant peu favorable à ce type de garantie de l'État français. Le contrat sera mis en vigueur cette année. "C'est imminent", explique-t-on à La Tribune. En outre, Airbus Helicopters (AH) a poussé dans ses derniers retranchements Mil, bien implanté commercialement au Pérou, mais le constructeur russe a finalement réussi fin décembre à arracher au bout de deux ans de négociations un contrat de 24 Mi-171CH face au Cougar (500 millions de dollars).

AH était, semble-t-il, plus cher de 30 % à l'achat et n'avait pas de créneau de livraison rapide, selon un proche du dossier. En revanche, le constructeur de Marignane était moins cher que Mil pour le support des appareils. Ce qui équilibrait plus ou moins la facture en prenant en compte le coût de possession (achat, support, maintenance... des appareils tout au long de leur utilisation). Mais cet argument a encore du mal à être entendu dans de nombreux pays. C'est d'ailleurs en partie pour cela qu'Airbus Helicopters a pris la décision de produire des Cougar en Roumanie.

 

Modernisation des Mirage 2000 et des sous-marins allemands

Deux gros dossiers mobilisent depuis quelques mois les équipes commerciales de Dassault Aviation, Thales et le missilier MBDA d'une part, et de DCNS, d'autre part. Deux dossiers de modernisation d'équipements majeurs des forces armées péruviennes : 12 Mirage 2000C et B, dont l'électronique a déjà été un peu modernisée en 2009 (100 millions d'euros), et quatre sous-marins allemands de type U209. Deux dossiers compliqués à boucler. D'autant que le Pérou souhaite conclure des contrats de gouvernement à gouvernement à l'image de celui signé pour l'achat d'un satellite d'observation.

Sur les Mirage 2000 achetés à la France en 1982 et livrés en 1985, "le plus dur est de faire converger les besoins du client dans l'enveloppe financière", explique-t-on à La Tribune. Dassault Aviation et Thales ont proposé une modernisation de type indien à Lima pour en limiter les coûts, c'est-à-dire sans la dimension air-sol. Car cela demanderait des études supplémentaires, augmenterait le prix de l'opération et enfin écarterait de fait la proposition de Sagem de vendre des bombes AASM.

Or Lima souhaiterait transformer ses Mirage 2000 en Mirage 2000-5 pour un coût de 25 millions de dollars par appareil (soit un total de 300 millions de dollars), selon la presse locale, tandis que l'offre française se situait à 30 millions par appareil. Enfin, Israël a quant à lui proposé une modernisation à 15 millions de dollars. Mais le Pérou perdrait alors la garantie de l'État français. A suivre.

 

Sous-marins, un contrat à 500 millions d'euros ?

A l'image du contrat sur le satellite signé entre la France et le Pérou, Lima a demandé à Berlin la possibilité de signer un contrat de gouvernement à gouvernement. Selon nos informations, l'Allemagne aurait refusé ce type de contrat. Du coup, DCNS travaillerait sur un appel d'offre portant sur la un projet de modernisation légère des quatre sous-marins de type U209. Une commande qui était à l'origine estimée à 500 millions d'euros mais qui pourrait être revue à la baisse pour s'adpater au budget des Péruviens. D'autant que le président Ollanta Humala souhaite avant son départ en 2016 lancer un appel d'offre pour l'acquisition de nouveaux sous-marins.

DCNS, qui a déjà modernisé des sous-marins allemands en Amérique Latine (Brésil), est prêt à travailler avec le groupe péruvien FIMA pour obtenir le contrat. Les Péruviens sont également intéressés par une coopération avec le Brésil. "Cette opération pourrait permettre au Pérou de moderniser son industrie navale, décrypte-t-on à Paris. Le challenge des  industriels français est de s'adapter au budget péruvien".

 

MBDA, Airbus Helicopters, Nexter... sur les rangs au Pérou

D'autres campagnes sont actuellement en cours pour les industriels français. Le missilier MBDA travaille sur une projet en vue d'armer les frégates Lupo de la marine péruvienne avec des missiles Mistral et VL-Mica (Air Defence). Le Pérou souhaiterait aussi  un second lot d'Exocet. De son côté, Nexter propose son systèmes d'artillerie autotractés Caesar ainsi que son canon de 105mm. Thales fait quant à lui la promotion de son système de radio PR4G.

Par ailleurs, Lima a lancé un appel d'offres pour l'acquisition d'un navire océanographique (environ 100 millions de dollars). Une campagne qui pourrait intéresser le petit chantier naval des Sables d'Olonne, OCEA. Enfin, Airbus Helicopters estime que le Pérou, qui a commandé 5 EC145 en 2012 pour la police nationale, a des besoins pour des hélicoptères lourds type Super Puma, capables d'opérer à grandes altitudes.

 

Un contrat d'État à État

Le contrat de gouvernement à gouvernement sur le satellite d'observation signé avec le Pérou est une nouveauté pour la France et, surtout, une avancée pour gagner des contrats à l'exportation. Il "liera bien nos deux États mais il sera accompagné de trois accords intergouvernementaux, avait expliqué en octobre 2013 le Délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon. Notre objectif est de construire un cadre qui s'approche du Foreign Military Sales de l'armée américaine, car la majorité des clients exige dorénavant une intervention - c'est-à-dire une garantie - étatique forte."

En juillet dernier, le sénateur UMP de la Gironde, Xavier Pintat, avait souligné que l'État français avait "accepté de mettre en place un montage juridique innovant, qui a permis de donner satisfaction au gouvernement péruvien en accordant à l'opération la garantie de la puissance publique". En tout cas, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, y tient "particulièrement", selon des sources proches du dossier. "C'est un outil à creuser et qui est pertinent sur le long terme", explique-t-on à Paris.

A lire ou relire le premier volet :

Exportation d'armes (1/4) : l'Indonésie sera-t-elle le nouveau filon de la France ?

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 07:25
Le Pérou s'offre un satellite espion fabriqué par Airbus Space Systems

Après le Chili, le Pérou s'offre un satellite d'observation français.

 

24/04/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Lima achète un satellite d'observation de haute résolution dual à la France. Un contrat qui doit beaucoup à l'Etat français, qui s'est beaucoup investi.

 

C'est une très jolie commande pour Airbus Space Systems. Elle était attendue depuis plusieurs semaines. Le contrat, estimé à environ 200 millions de dollars a été signé ce matin vers 10h00 à Lima (17h00 heure française). Après le Chili en Amérique du Sud, c'est donc au tour du Pérou de s'offrir un satellite d'observation de haute résolution dual fabriqué par Airbus Space Systems, qui avait été sélectionné à la fin 2013. Un succès qui vient après celui du Maroc, qui a acheté à la France (Thales Alenia Space et Airbus Space Systems) deux satellites espions en 2013, et bientôt celui des Emirats Arabes Unis (EAU).

Les négociations étaient terminées depuis plusieurs semaines mais l'accord inter-gouvernemental entre la France et le Pérou devait être encore affiné et finalisé. Lima tenait beaucoup à un tel accord afin d'obtenir la garantie de la France. Ce qui est désormais le cas et ouvre ainsi la voie à une signature. Les visites du secrétaire d'Etat à la défense, Kader Arif, puis celle du ministre, Jean-Yves Le Drian, en novembre 2013, ont permis de faire avancer un dossier difficile. A l'occasion de la venue de Jean-Yves Le Drian, plusieurs accords en matière de sécurité et de défense ont d'ailleurs été signés entre la France et le Pérou. 

 

Airbus Space Systems face... à sa filiale SSTL

Pour remporter cette commande, Airbus Space Systems a dû affronter les israéliens d'Israel Aircraft Industries (IAI) et... sa filiale britannique Surrey Satellite Technology Ltd (SSTL). Détenue à 99 % par Airbus Space Systems, SSTL a été autorisé à faire une offre concurrente, ces offres étant souvent complémentaires à celles de sa maison mère. "On laisse SSTL vivre sa vie", explique-t-on dans le groupe.

La visite de Jean-Yves Le Drian avait été jugée "très positive", explique-t-on du côté des industriels, d'autant qu'elle coïncidait avec la remise des offres définitives. Airbus Space Systems avait ainsi réactualisé son offre. A l'image de Thales Alenia Space, le constructeur européen est également en piste en Colombie et en Bolivie, qui souhaitent également s'équiper de satellites d'observation.

 

Pourquoi le Pérou a besoin d'un satellite espion ?

Le Pérou, qui partage ses frontières avec cinq pays (Colombie, Équateur, Brésil, Bolivie et Chili) a besoin d'un satellite d'observation pour mieux surveiller l'intégrité de son territoire. Dans son collimateur : l'Équateur, avec lequel un conflit a éclaté en 1995 dans la haute vallée de la Cenepa, et le Chili, avec qui il a quelques litiges.

Ce satellite permettra également de surveiller des zones difficilement accessibles comme la Cordillère des Andes et la forêt amazonienne où des orpailleurs illégaux pullulent. La France a dit qu'elle apporterait son soutien au Pérou dans le cadre de la lutte contre les exploitations minières sauvages.

Enfin, ce satellite permettra de mieux combattre les narcotrafiquants, qui entretiennent des plantations de coca au Pérou, devenu le premier producteur mondial de cocaïne devant la Colombie, et enfin de mieux lutter contre le terrorisme du Sentier Lumineux.

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 11:25
Le PM Stephen harper avec le président Ollanta Humala, à Lima (Photo présidence péruvienne)

Le PM Stephen harper avec le président Ollanta Humala, à Lima (Photo présidence péruvienne)

 

10 avril 2014 pm.gc.ca

 

Ottawa (Ontario) - Le gouvernement du Canada est résolu à renforcer ses relations en matière de défense avec des partenaires des Amériques, à l’appui de sa Stratégie d’engagement dans les Amériques, une priorité de sa politique étrangère depuis 2007. À cette fin, le 10 avril 2014, le Premier ministre Stephen Harper et Son Excellence Ollanta Humala Tasso, Président de la République du Pérou, ont annoncé que le statut du Pérou en tant que membre du Programme d’instruction et de coopération militaires (PICM) du Canada était élevé à la catégorie « A » à compter d’aujourd’hui.

 

En tant que pays de catégorie « A » du PICM, le Pérou aura maintenant accès à la gamme complète des activités d’instruction du programme, y compris aux occasions de suivre des cours destinés aux officiers supérieurs au Collège d’état-major du Canada à Toronto. Plus particulièrement, le Pérou se verra offrir une place dans le Programme de sécurité nationale au Collège des Forces canadiennes, une place dans le Programme d’instruction et d’éducation pour les officiers subalternes et un plus grand nombre de places aux cours offerts dans le cadre du PICM.

 

Les relations de défense Canada-Pérou se sont accrues au cours des dernières années en raison de leur coopération dans le cadre du PICM, d’exercices multilatéraux comme les manœuvres navales internationales et de forums liés à la défense, comme la Conférence biennale des ministres de la Défense des Amériques, qui se tiendra au Pérou en 2014.

 

La visite du ministre de la Défense Pedro Cateriano Bellido à Ottawa en mars 2013, a donné lieu à la signature d’un protocole d’entente bilatéral sur la coopération en matière de défense, qui vise à orienter et à stimuler la coopération dans des domaines comme les politiques liées à la défense, la recherche et le développement, les approvisionnements de défense, les opérations humanitaires et de paix ainsi que l’instruction et les études militaires.

 

Le PICM du ministère de la Défense nationale permet de coordonner et d’offrir des programmes de formation à des forces militaires étrangères de pays en développement ne faisant pas partie de l’OTAN. Cela permet de promouvoir la diplomatie de défense, d’accroître la contribution du Canada à la paix et à la sécurité internationales, et d’étendre et de renforcer les relations bilatérales du Canada en matière de défense.

 

Depuis l’instauration du programme dans les années 1960, plus de 4 400 candidats d’Amérique latine et des Caraïbes ont reçu une formation dans divers domaines – langues, communications, leadership, perfectionnement professionnel et soutien de la paix. Depuis l’admission du Pérou au PICM en 2005, 88 officiers péruviens ont suivi une formation dans le cadre du programme. En 2014-2015, à cause de l’obtention de son statut de catégorie « A », le Pérou se verra offrir 21 places dans des cours du PICM dans les domaines des opérations et de l’instruction, de l’apprentissage de l’anglais et des relations civilo-militaires.

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 08:25
Le Pérou signe un grand contrat d'hélicoptères avec la Russie

 

MOSCOU, 20 décembre - RIA Novosti

 

Les autorités péruviennes ont annoncé hier que les négociations avec la Russie sur l'achat d'hélicoptères de transport militaire Mi-171Ch étaient terminées. Ce contrat portant sur 24 appareils coûtera 500 millions de dollars à l'armée péruvienne, écrit vendredi le quotidien Kommersant.

 

C’est l'un des plus importants de l'histoire de la coopération militaro-technique entre les deux pays.  "Ces hélicoptères seront utilisés pour lutter contre le trafic de stupéfiants et le terrorisme dans la vallée de l'Apurimac, de l'Ene et du Mantaro", a précisé le ministère péruvien de la Défense.

 

Selon une source, ce contrat a été signé à Lima le 17 octobre par le directeur général adjoint de Rosoboronexport Sergueï Ladyguine. Conformément aux termes de l’accord les premiers appareils devraient être livrés à Lima avant le 9 décembre 2014, pour la célébration de la Journée de l'armée de terre péruvienne.

 

La livraison de tous les hélicoptères est prévue pour 2015. Les militaires péruviens n'ont pas divulgué le montant de la transaction mais selon une source proche du dossier il s’agirait d’environ 500 millions de dollars.

 

Le contrat implique également qu’en 2016 la Russie ouvre un centre de maintenance au Pérou pour l'entretien des hélicoptères, afin que les nouveaux appareils et ceux achetés par le passé restent opérationnels.

 

Au total, près de 100 hélicoptères russes et soviétiques ont été vendus au Pérou depuis la fin des années 1970, notamment les Mi-8/17 et les Mi-24. Une livraison de six hélicoptères de transport militaire Mi-171Ch et de deux hélicoptères d'attaque Mi-35P a eu lieu en octobre 2011 pour près de 108 millions de dollars. En 2011-2012 les entreprises russes ont également modernisé sept hélicoptères Mi-25 pour environ 20 millions de dollars.

 

En parallèle les spécialistes travaillaient également sur le contrat des Mi-171Ch, qui figure parmi les plus importants de l'histoire de la coopération militaro-technique entre Moscou et Lima. "Pérou fait partie des plus grands exploitants de notre matériel dans la région, et ce contrat est une nouvelle confirmation de la compétitivité des hélicoptères russes", a déclaré Sergueï Goreslavski, conseiller du président de Rosoboronexport et chef du département international du groupe public Rostekh.

 

Une délégation russe sous la direction du ministre de la Défense Sergueï Choïgou s'était rendue au Pérou en octobre pour s'entretenir avec le ministre de la Défense péruvien Cateriano Bellido en matière de coopération militaro-technique. Une source du ministère russe de la Défense a confirmé hier que les perspectives de la signature de ce contrat avaient été évoquées au cours de ces pourparlers.

 

Les hauts fonctionnaires du complexe militaro-techniques soulignent que l'intérêt de Lima ne se limite pas aux hélicoptères : le Pérou compte dépenser prochainement près de 2,3 milliards de dollars pour acheter du matériel technique et des armements, en priorité du matériel blindé et des systèmes de défense antimissile.

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 08:25
Pérou: un centre russe de maintenance d'hélicoptères créé en 2016

 

MOSCOU, 20 décembre - RIA Novosti

 

La Russie créera un centre de maintenance et de réparation d'hélicoptères au Pérou en 2016 dans le cadre du contrat qui prévoit la livraison d'hélicoptères Mi-171Ch, a annoncé vendredi le holding russe de hautes technologies Rostec.

 

"En 2016, la Russie ouvrira un centre destiné à assurer la maintenance et la réparation des hélicoptères livrés dans le cadre du récent contrat et des contrats précédents au Pérou", a indiqué le holding dans un communiqué.

 

Le centre appartenant au ministère péruvien de la Défense "permettra de maintenir les hélicoptères en bon état et d'assurer leur participation efficace aux opérations antidrogues et antiterroristes", a ajouté Rostec.

 

L'Agence russe d'exportation d'armements (Rosoboronexport), qui fait partie de Rostec, et le ministère péruvien de la Défense ont conclu un contrat prévoyant la livraison de 24 hélicoptères Mi-171Ch en 2014-2015. Le premier lot d'hélicoptères arrivera au Pérou le 9 décembre 2014.

 

En juillet 2010, l'armée péruvienne a acheté huit hélicoptères russes (six hélicoptères de transport militaire Mi-171Ch et deux hélicoptères de frappe Mi-35P). La Russie a livré ces appareils au Pérou en octobre 2011.

 

Au total, le Pérou possède une centaine d'hélicoptères de fabrication soviétique et russe achetés depuis les années 1970. L'armée du pays utilise depuis longtemps les hélicoptères russes Mi-8/17 et Mi-24/35.

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 12:35
Polynésie française : visite du contre-amiral Cullerre au Chili et au Pérou

 

 

20/12/2013 Sources : EMA

 

Du 3 au 16 décembre 2013, le contre-amiral Anne Cullerre, commandant la zone maritime de l’océan Pacifique (ALPACI) et commandant supérieur des forces armées en Polynésie française (COMSUP FAPF), s’est rendue au Chili et au Pérou pour y rencontrer les autorités militaires de ces deux pays partenaires de la France dans le Pacifique.

 

Les différents entretiens conduits ont permis de mettre en avant les besoins réciproques de coopération dans le domaine maritime, notamment en matière de lutte contre la pêche illégale et le narcotrafic. Ces rencontres visaient à décliner les actions envisagées pour 2014 avec chacun des deux partenaires, en vue d’améliorer la sécurité des espaces maritimes de la zone Pacifique. Les discussions ont notamment permis d’évoquer la question du partage d’information et d’identifier les interlocuteurs impliqués dans la surveillance des espaces maritime.

 

Les FAPF entretiennent des relations régulières avec leurs partenaires de la côte Ouest de l’Amérique du sud dans le cadre de la coopération régionale visant à garantir la sécurité et la sauvegarde sur le  théâtre  « Pacifique ».

 

En coordination avec les Forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC), les FAPF constituent un dispositif aéromaritime de premier plan sur le théâtre « Pacifique »,. Cette importance stratégique du dispositif des forces prépositionnées est confirmé par le nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale selon lequel la France doit pouvoir rester en mesure d’assurer sa souveraineté, y compris sur ses territoires éloignés, d’intervenir  en cas de catastrophe naturelle ; mais également de lutter contre les menace grandissantes de la piraterie, des trafics, de la pêche illicite et de l’orpaillage illégal.

Polynésie française : visite du contre-amiral Cullerre au Chili et au Pérou
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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 18:25
Le Pérou commande deux C-27J

 

25.11.2013 Helen Chachaty journal-aviation.com

 

C-27J, Spartan ,Alenia Aermacchi, Pérou,

 

Le ministère péruvien de la Défense a commandé deux avions de transport tactique C-27J Spartan à Alenia Aermacchi.

 

Le contrat d’une valeur d’environ 100 millions d’euros devrait être signé prochainement, selon l’industriel italien.

 

La filiale de Finmeccanica indique que le processus de sélection a duré quasiment trois ans.

 

Les exigences demandées faisaient état de capacités de transport de troupes, de personnels civils, de matériel, de MEDEVAC, d’opérations de largage, de missions de SAR ou encore d’assistance humanitaire, le tout dans des conditions de climat et de terrain comparables à celles de la Cordillère des Andes.

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 17:25
Défense : le Pérou veut un satellite espion made in France

Le satellite espion permettra au Pérou de mieux surveiller ses frontières et des zones difficilement accessible comme la Cordillère des Andes et la forêt amazonienne. Ici un satellite d'observation Pléiades.

 

07/11/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Astrium est en pole position pour livrer un satellite d'observation aux forces armées péruviennes. La France veut aussi vendre 28 hélicoptères Cougar d'Eurocopter à Lima dont revient le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

La vente d'un satellite espion français au Pérou se précise. Un contrat estimé à environ 200 millions de dollars. Si elle n'a pas été décisive, la visite du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui s'est rendu ce lundi à Lima a toutefois permis de faire avancer le dossier.

 

Celui-ci, qui a rencontré le président du Pérou, Ollanta Humala, a répondu favorablement à une exigence péruvienne dans le cadre de cette opération d'achat : même si le Pérou a lancé un appel d'offres international pour l'acquisition de son premier satellite d'observation, un système dual de haute résolution, Lima tenait beaucoup à un accord de gouvernement à gouvernement afin d'obtenir la garantie de la France. C'est aujourd'hui fait… après quelques débats franco-français, le ministère de la Défense ayant dû batailler pour obtenir un accord.

 

Une visite jugée donc "très positive", explique-t-on du côté des industriels, d'autant qu'elle coïncidait avec la remise des offres définitives. Astrium (groupe EADS) a ainsi réactualisé son offre.

 

Vers un choix à la fin du mois

 

A cette occasion, plusieurs accords en matière de sécurité et de défense ont été signés entre la France et le Pérou. C'est "historique", explique-t-on à Paris. "Les relations entre les deux pays sont sur une voie ascendante", précise-t-on à La Tribune. Outre Jean-Yves Le Drian, qui a profité de sa visite pour rappeler les liens de coopération qui unissent la France et le Pérou en matière de défense et de sécurité, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ainsi que le ministre délégué chargé des Anciens combattants, Kader Arif, qui s'est beaucoup investi sur ce projet, sont également allés ces derniers mois au Pérou.

 

Selon le "Peruvian Times", le ministre de la Défense, Pedro Cateriano, qui a également rencontré Jean-Yves Le Drian, aurait dit que le Pérou avait acheté un satellite à la France. Une information à prendre avec des précautions. Car, selon nos sources, le Pérou pourrait faire un choix définitif seulement d'ici à la fin du mois. Encore que… A ce jour, trois compétiteurs sont encore en lice pour cet appel d'offres.

 

Astrium, qui fait figure de favori, affronte les israéliens d'Israel Aircraft Industries (IAI) et étrangement sa filiale britannique Surrey Satellite Technology Ltd. Détenue à 99 % par Astrium, SSTL est autorisé à faire des offres concurrentes, qui sont souvent complémentaires à celle de sa maison mère. "On laisse SSTL vivre sa vie", explique-t-on dans le groupe.

 

Pourquoi le Pérou a besoin d'un satellite espion ?

 

Le Pérou, qui partage ses frontières avec cinq pays (Colombie, Equateur, Brésil, Bolivie et Chili) a besoin d'un satellite d'observation pour mieux surveiller l'intégrité de son territoire. Dans son collimateur : l'Equateur, avec lequel un conflit a éclaté en 1995 dans la haute vallée de la Cenepa, et le Chili, avec qui il a quelques litiges concernant notamment  une frontière maritime, que doit prochainement trancher la Cour internationale de justice de La Haye, aux Pays-Bas.

 

Ce satellite permettra également de surveiller des zones difficilement accessibles comme la Cordillère des Andes et la forêt amazonienne où des orpailleurs illégaux pullulent. La France a dit qu'elle apporterait son soutien au Pérou dans le cadre de la lutte contre les exploitations minières sauvages.

 

Enfin, ce satellite permettra de mieux combattre les narcotrafiquants, qui entretiennent des plantations de coca au Pérou, devenu le premier producteur mondial de cocaïne devant al Colombie, et enfin de mieux lutter contre le terrorisme du Sentier Lumineux.

 

Eurocopter en piste

 

Outre un satellite d'observation, la France ambitionne également de vendre 28 hélicoptères Cougar fabriqués par Eurocopter (AS532), un appareil qui, selon les versions, est capable de transporter jusqu'à 29 soldats équipés. Le Cougar, qui a face à lui l'hélicoptère lourd russe, le Mi-17, ne fait pas figure de favori. Car le constructeur Mil est un peu chez lui au Pérou en tant que fournisseur traditionnel de ses forces armées.

 

En outre, le Cougar est plus cher à l'achat. Eurocopter en a bien conscience. C'est pourquoi  Jean-Yves Le Drian a expliqué au président péruvien que sur le long terme, les appareils de la filiale hélicoptériste d'EADS lui reviendrait moins chers en prenant en compte le "coût de possession" des Cougar (prix à l'achat, support et maintien en condition opérationnelle sur toute la vie de l'appareil). Une discussion qui avait pour objectif de faire réfléchir les Péruviens sur un deuxième source d'approvisionnement.

 

Eurocopter a livré le premier EC145 à la police péruvienne

 

Pour autant, Eurocopter a déjà réussi à prendre pied sur le marché gouvernemental péruvien. Et le ministère de l'Intérieur du Pérou, Wilfredo Pedraza, a pris livraison, lors d'une cérémonie en présence de Jean-Yves Le Drian, du premier des quatre hélicoptères bimoteur EC145 destinés à renouveler la flotte de la police nationale.

 

Des appareils qui avaient été commandés fin 2012 dont les premiers exemplaires livrés seront basés à la direction de l'aviation policière, qui leur assignera des missions de sécurité publique ou de soutien à la population dans l'ensemble du pays. Les trois autres hélicoptères seront livrés avant la fin de l'année.

 

    "Grâce à cette nouvelle acquisition, les forces de l'ordre disposeront de moyens aériens de dernière génération pour mener à bien des missions de surveillance et de sécurité nationale", estime Eurocopter.

 

Capables de transporter jusqu'à dix passagers, l'EC145 fait partie des appareils "les plus reconnus à l'échelle mondiale pour les missions de sécurité publique et de soutien à la population", selon la filiale d'EADS. Déjà livré à plus de 500 exemplaires, ce modèle est utilisé par 26 forces de police dans le monde, notamment la France, où le ministère de l'Intérieur en exploite cinquante exemplaires.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 13:25
Eurocopter prévoit de livrer les quatre EC145 de la police péruvienne avant fin 2013 – photo Eurocopter

Eurocopter prévoit de livrer les quatre EC145 de la police péruvienne avant fin 2013 – photo Eurocopter

 

 5 novembre maritima.info

 

Le ministère de l’Intérieur du Pérou a pris livraison du premier des quatre hélicoptères bimoteur Eurocopter EC145 destinés à renouveler la flotte de la Police nationale. La remise officielle a eu lieu en présence du ministre français de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian, qui a profité de sa visite pour rappeler les liens de coopération qui unissent la France et le Pérou en matière de défense et de sécurité. Ces appareils, premiers exemplaires de ce modèle reçus par le Pérou, seront basés à la Direction de l’aviation policière, qui leur assignera des missions de sécurité publique ou de soutien à la population dans l’ensemble du pays. Les trois autres hélicoptères seront livrés avant la fin de l’année.

La livraison de cet appareil quelques mois après la signature, fin 2012, d’un contrat portant sur quatre hélicoptères confirme l’engagement d’Eurocopter auprès de la Police nationale du Pérou (PNP). Grâce à cette nouvelle acquisition, les forces de l’ordre disposeront de moyens aériens de dernière génération pour mener à bien des missions de surveillance et de sécurité nationale.

« La modernisation de la flotte de notre police constitue une priorité pour le pays et c’est une fierté pour moi de pouvoir la doter d’un hélicoptère dont les qualités ont été validées par l’expérience acquise par des forces de police du monde entier », a déclaré Wilfredo Pedraza, ministre de l’Intérieur du Pérou, qui s’est dit satisfait de la conclusion de ce contrat dans le cadre d’un accord gouvernemental entre Paris et Lima.

Hélicoptère de référence dans le segment des bimoteurs légers, l’EC145 fait partie des appareils les plus reconnus à l’échelle mondiale pour les missions de sécurité publique et de soutien à la population. Déjà livré à plus de 500 exemplaires, ce modèle est utilisé par 26 forces de police dans le monde, notamment la France, où le Ministère de l’Intérieur en exploite cinquante exemplaires.

«Cette cérémonie vient illustrer et renforcer une collaboration déjà existante entre la Gendarmerie française et la Police national péruvienne. Je me félicite de voir nos relations consolidées dans le domaine de l’aéronautique, dans lequel Eurocopter figure à la pointe de la technologie » a déclaré Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense.

Le succès de l’EC145 se vérifie également sur le continent américain, en particulier aux États- Unis, où le gouvernement a décidé d’acquérir 345 unités pour remplacer les UH-1H de l’armée. En Amérique latine, l’EC145 prend part à des missions de police et de service public dans plusieurs pays, notamment en Argentine, en Bolivie et au Brésil.

Puissant et polyvalent, l’EC145 s’adapte aisément au relief péruvien, puisqu’il permet d’effectuer des missions dans des conditions extrêmement sévères au niveau de la mer, dans la jungle ou bien dans l’altiplano. Capables de transporter jusqu’à dix passagers, les nouveaux EC145 de la PNP présentent une capacité d’emport de plus de 1,7tonnes et un rayon d’action de 370 nautiques. Ils sont également munis d’un système de haut-parleurs, d’une sirène et de radios multifréquence. L’un d’eux disposera d’une caméra infrarouge de dernière génération. Ce dispositif novateur haute définition, unique dans le pays, permettra de transmettre des images en direct au PC ou aux forces à terre, afin d’optimiser les missions de surveillance et de sécurité publique.

« Le Pérou s’est engagé dans un projet ambitieux de modernisation de sa flotte d’hélicoptères, que ce soit dans les domaines civil, parapublic ou militaire, a déclaré Dominique Maudet, vice- président exécutif en charge des ventes et des services du groupe Eurocopter. Notre Groupe entend devenir un partenaire stratégique au Pérou en accompagnant la croissance de cette flotte par l’instauration de nouveaux moyens de coproduction, de fabrication, de maintenance et de formation ».

La flotte péruvienne d’Eurocopter a triplé ces dernières années et se compose en grande majorité (environ 40 appareils) de monomoteurs légers de la gamme Ecureuil, capables de réaliser toutes sortes de missions aériennes. Avec l’entrée en service au sein de la Police du bimoteur moyen EC145, la flotte Eurocopter ne cesse de s’élargir et de se diversifier dans le pays andin.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 12:25
Le vice-ministre russe de la Défense Anatoli Antonov

Le vice-ministre russe de la Défense Anatoli Antonov

 

 

LIMA (Pérou), 16 octobre - RIA Novosti

 

La Russie veut créer au Pérou un centre de maintenance des hélicoptères de production russe et soviétiques livrés en Amérique latine, a annoncé mercredi aux journalistes le vice-ministre russe de la Défense Anatoli Antonov. 

 

"Aujourd'hui, la question est d'évaluer la pertinence de la création d'un centre assurant l'entretien et la réparation d'hélicoptères en Amérique latine. (…) Les perspectives de cette coopération ont été évoquées lors de la rencontre entre le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou et son homologue péruvien Pedro Cateriano", a indiqué le vice-ministre à l'issue de négociations entre les chefs des départements militaires des deux Etats. 

 

M.Antonov a précisé que le Chili était le seul pays latino-américain à ne pas s'être procuré d'hélicoptères russes, tous les autres Etats possédant des appareils de production russe ou soviétique. 

 

"Ceci étant dit, nous réfléchissons à la pertinence d'un projet sérieux d'envergure régionale. Notre politique ne se limite pas à l'exportation de notre technique, mais prévoit également la production commune et le développement de la coopération militaro-technique", a expliqué M.Antonov.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 07:25
T-90C To Conquer Peru

24.09.2013 Uralvagonzavod - army-guide.com

 

On September 19 a firing range in Peru saw demonstration of the T-90C tank of the Uralvagonzavod produce for Gen. Ricardo Moncada Novoa, Commander-in-Chief Land Forces and 300 officers.

 

The command authorities of the South American republic were shown the T-90C tank combat and running capabilities by day and at night as well as accuracy of fire with all types of weapons at different ranges from a halt and on the move under conditions of limited visibility and mountainous terrain.

 

The combat vehicle crew completed all missions successfully having demonstrated high potential of the Russian tank manufactured by Uralvagonzavod.

 

After the major demonstration one of the Peruvian drivers of the T-55s being in service with the Peruvian Army was offered to “take a drive” of the T-90C tank. After a 5-min briefing, he made a run showing a good skill level and brought the tank to a halt by the Commander-in-Chief. The experiment is a proof that the advanced T-90C tank is as resoponsive and simple as its predecessor T-55 produced by Uralvagonzavod 40 years ago.

 

Senior officers of the Peruvian Army appreciated the T-90C tank capabilities and the skill of the tank crew members.

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 17:25
Défense : la France sur le point de vendre un satellite espion au Pérou

07/09/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Astrium pourrait signer dans les prochaines semaines un contrat évalué à 200 millions de dollars avec le Pérou. Sélectionnée par l'armée péruvienne, la filiale satellitaire d'EADS devrait fournir un satellite d'observation de haute résolution dual.

 

C'est un bel été pour l'industrie satellitaire tricolore. Après avoir remporté des contrats à l'exportation importants aux Emirats Arabes Unis (Astrium et Thales Alenia Space-TAS) et au Brésil (TAS), la filiale satellitaire d'EADS, Astrium, est sur le point de remporter un joli contrat au Pérou pour un satellite d'observation de haute résolution dual pour un montant estimé autour de 200 millions de dollars, selon des sources concordantes.

Le Pérou, qui a sélectionné le constructeur français, souhaite un accord d'Etat à Etat. « On remet les pieds en Amérique latine, se réjouit-on à Paris. Il faut rebâtir une relation avec ces pays ». Et si le contrat est signé dans les prochaines semaines, Astrium pourra remercier… le ministre délégué chargé des Anciens combattants, Kader Arif, qui s'est beaucoup investi sur ce projet.

 

Vers un bon cru annuel pour la vente d'armements tricolores

 

Ces derniers mois, la France a conclu une série de contrats d'armement d'importance, notamment aux Emirats Arabes Unis (deux contrats estimés autour du milliard d'euros) et en Arabie saoudite (1 milliard). Des commandes qui augurent de bon cru pour les exportations d'armements françaises. En juillet, Astrium et Thales Alenia Space se sont engagés à fournir aux Emirats arabes unis deux satellites militaires d'observation (700 millions d'euros), signe selon Paris du rétablissement de la confiance entre deux partenaires stratégiques. Dans la foulée, Thales avait remporté une compétition pour la fourniture de 17 radars Ground Master 200 pour un montant estimé à environ 250 millions d'euros.

Puis en août, selon des sources concordantes, la société ODAS, qui représente les intérêts français en Arabie saoudite, a signé un contrat d'Etat à Etat avec Ryad d'un montant de plus de 1 milliard d'euros portant sur la modernisation d'une partie de la flotte militaire du Royaume (frégates Sawari 1 et pétroliers ravitailleurs). DCNS, Thales et le missilier MBDA ainsi que ODAS se partagent la commande.

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