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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 12:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

18 décembre 2015 Par Ludovic Dupin - L'Usine de l'Energie

 

L'Etat réflechit depuis plus de deux ans à l'avenir d'Areva TA, acteur clé de la disuasion nucléaire française. La Défense souhaite reprendre le contrôle sur cette filiale qui était jugée mal pilotée au sein d'Areva et mise en danger par le chantier RJH.

 

Fin 2016, quand Areva NP (en charge de la construction des réacteurs) quittera Areva pour rejoindre le giron d’EDF, Areva TA (en charge de la propulsion nucléaire pour la marine) prendra son autonomie pour passer sous le contrôle direct de l’Etat. Ce dernier en deviendra actionnaire majoritaire à 51 %, à travers l'Agence des Participations de l'Etat (APE). Le reste revenant à DCNS pour 20 %, le CEA pour 20 % et Areva pour 9%.

En réalité, le ministère de la Défense s’inquiétait depuis plusieurs années du devenir de la filiale TA dont dépend une large partie de la dissuasion nucléaire française. Cette dernière conçoit, construit et installe les chaudières nucléaires des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, des sous-marins d’attaque et du porte-avions Charles de Gaulle.

 

Un sujet depuis deux ans

Il y a déjà deux ans que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a alerté sur l’importance que la Défense reprenne la main sur Areva TA. Selon l’entourage du ministre, il était estimé, d’une part, que son pilotage, à travers les multiples comités d’Areva, était loin d’être optimal. D’autre part, "la diversification des activités de TA dans les réacteurs de recherches n’a pas été toujours heureuse", explique-t-on du côté de l’Hôtel de Brienne.

Force est de constater qu’Areva TA a connu de difficiles revers avec le réacteur Jules Horowitz (RJH) en construction pour le compte du CEA. RJH, censé remplacer l’ancien réacteur Osiris en cours d’arrêt, doit servir d’outil de recherche et produire des éléments radioactifs pour la médecine.

 

Le poids de RJH

Mais le chantier a pris du retard - il devrait démarrer en 2019 au lieu de 2014 - et son devis initial de 600 millions d’euros a, au minimum, doublé. D’aucuns parlent même d’une facture finale de 1,5 milliard d’euros. Ce chantier a déjà forcé Areva et DCNS à passer  de lourdes provisions.

"Il ne faudrait pas que l’activité réacteurs de recherche mette en danger l’activité de propulsion nucléaire", s’inquiète-t-on dans l’entourage du ministre. Aussi à l’occasion de la refonte du paysage nucléaire français, Jean-Yves le Drian a lancé en mai 2015 un groupe de travail qui réunissait EDF, Areva, le CEA, DCNS, l’Elysée, Matignon, Bercy, le ministère de la Défense et l’APE.

De mai à juillet, ce groupe a réfléchi à tous les scénarios possibles. Un TA chez Areva, chez EDF ou chez DCNS, et même un retour au CEA comme par le passé… Aucune de ces solutions n’est apparue satisfaisante aux intéressés. L’Etat a choisi un scénario médian avec cette "nationalisation" de TA ; même si dans les faits TA était déjà propriété de l’Etat, actionnaire à plus de 85% d’Areva.

Si le principe a été accepté par tout le monde. Le plus dur restait à venir. Mandat a été donné au Secrétariat Général de la Défense et de la Sécurité Nationale (SGDSN) pour rentrer dans le détail de la valorisation, de l’actionnariat, du conseil d’administration… L'Etat engage désormais le processus d'information auprès des organisations syndicales. Pour le rôle de PDG, la Defense propose de maintenir à sa place l’actuelle occupante du poste, Carole Foissaud.

 

Une activité militaire à très long terme

Malgré ses craintes, l’Etat n’entend pas pour autant mettre fin à l’activité de réacteurs de recherche de TA  qui compte pour 150 des 350 millions d’euros de chiffres d’affaires de la filiale. Déjà, cela poserait un problème de ressources humaines, puisque, sur les 1500 salariés du groupe, 500 sont à la fois sur l’activité civile et militaire. Par ailleurs, cela permet de conserver des compétences chez Areva TA pour s’ouvrir vers de nouveaux marchés comme les petits réacteurs civils, type SMR (Small Modular Reactor), imagine-t-on au ministère.

Pour ce qui est de l’activité de propulsion nucléaire pour la marine nationale, aucun souci de carnet de commandes pour Areva TA. Le premier sous-marin Barracuda sera mis à l’eau en 2018. Ce sera le premier d’une série de 6 qui fournira du travail à TA jusqu’en 2028. Ensuite, il faudra remplacer les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins français (le Triomphant, le Téméraire, le Vigilant et le Terrible) par la nouvelle génération de submersibles. Ce qui donne une visibilité à TA jusqu’en 2040. 

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 11:55
Atlas des énergies mondiales: quels choix pour demain ?

 

source CESM

 

Atlas des énergies mondiales: quels choix pour demain ? - de Bertrand Barré et Bernadette Mérenne-Schoumaker

150 cartes et infographies pour appréhender la complexité des enjeux énergétiques de XXI° siècle.

Cet atlas vous propose un tour d'horizon des différentes énergies et des contraintes actuelles (fluctuation des prix, gestion des pollutions et des déchets...) avec une approche géopolitique.

À découvrir au plus vite aux Editions Autrement !

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 12:55
Credits Areva ELTA

Credits Areva ELTA

L'Etat, actionnaire majoritaire d'Areva et EDF, a demandé à plusieurs reprises aux deux groupes de travailler à un rapprochement, en particulier dans l'activité "réacteurs", afin de favoriser le redressement d'Areva.

 

03/04/2015, latribune.fr (AFP)

 

Le groupe nucléaire Areva, en grande difficulté financière, a présenté jeudi en comité de groupe France deux scénarios concernant sa filiale Areva NP (réacteurs et ingénierie), dont une cession totale à EDF, a-t-on appris de sources concordantes.

 

Comme annoncé fin mars dans la presse, l'une des filiales d'Areva, la division Areva NP (réacteurs et ingénierie), pourrait bien être cédée à EDF. C'est l'une des deux options présentées jeudi 2 avril au soir lors d'un comité du groupe nucléaire français, selon la CFDT et une source proche des discussions.

Plus précisément, Areva NP pourrait faire l'objet d'un projet de cession totale ou d'un projet de regroupement des équipes d'ingénierie d'Areva NP et d'EDF, dans une structure contrôlée par l'électricien.

 

L'avenir d'Areva NP scellé fin avril

La direction du groupe a confirmé que l'ordre du jour avait été modifié pour se concentrer sur la question du rapprochement entre Areva et EDF. Le directeur général Philippe Knoche "a présenté les différents scénarios à l'étude et répondu aux questions sur ce sujet", a déclaré un porte-parole à l'AFP, sans donner davantage de détails.

"L'objectif est qu'un scénario privilégié soit retenu d'ici fin avril", a de son côté réagi le ministère de l'Economie auprès de l'AFP.

L'Etat, actionnaire majoritaire d'Areva et EDF, a demandé à plusieurs reprises aux deux groupes de travailler à un rapprochement, en particulier dans l'activité "réacteurs", afin de favoriser le redressement d'Areva.

 

"Scénario extrêmement nocif"

"C'est la première information officielle" sur les projets stratégiques du groupe, a précisé Jean-Pierre Bachmann, coordinateur CFDT, en qualifiant de "scénario extrêmement nocif" le projet de cession totale. Une telle cession mettrait fin au modèle de groupe intégré, de l'extraction du minerai d'uranium jusqu'au traitement des déchets, cher à l'ancienne Pdg Anne Lauvergeon.

Pour la CFDT, elle amputerait "ses compétences, son périmètre et son coeur de métier nucléaire" sans répondre "aux besoins de financement" d'Areva, alors que "d'autres solutions sont envisageables pour le redressement" du groupe. La CFDT demande donc à l'Etat "de surseoir à sa décision de vendre Areva NP à EDF".

 

Difficultés financières

Le 4 mars, le groupe contrôlé à 87% par des capitaux publics avait dévoilé une perte nette de près de 5 milliards d'euros et dit travailler à une restructuration, qui passerait par un recentrage de ses activités sur "le cœur des procédés nucléaires" et la cession de certains de ses actifs.

Areva NP, ex-Framatome, regroupe notamment toutes les activités concernant l'ingénierie des réacteurs nucléaires, leur construction et la fabrication de leurs composants. En termes d'effectifs, Areva NP et ses filiales comptent environ 20.000 salariés dans le monde, soit près de la moitié des effectifs totaux d'Areva.

 

Les syndicats opposés à une cession des réacteurs à EDF

 La cession totale ou partielle à EDF des activités d'Areva dans les réacteurs nucléaires représenterait un démantèlement du groupe et ne répondrait pas à ses besoins financiers, ont estimé vendredi les syndicats du spécialiste public du nucléaire.

"Les membres du comité de groupe France sont opposés au démantèlement du groupe par cession totale ou partielle d'Areva NP vers EDF. Ce scénario n'a rien d'industriel et nous rappelle les erreurs du passé (...)", ont indiqué vendredi la CFDT, la CGT, le CFE-CGC, FO et l'UNSA dans un communiqué commun.

"Les incidences catastrophiques n'ont visiblement pas été étudiées. Le scénario ne résiste pas à une analyse fine des impacts commerciaux, sociaux et réglementaires et ne répond nullement aux besoins financiers à moyen terme du groupe", ont ajouté les syndicats.

Les représentants du personnel d'Areva demandent en conséquence des solutions alternatives permettant "de maintenir et consolider tous les outils industriels indispensables aux besoins de la filière en évitant toute casse sociale".

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:55
« Sécurité énergétique et pacification des conflits : le rôle géostratégique de la Turquie »

 

source Ingrid VANHEE, Responsable du Comité Energies de l’ANAJ-IHEDN

 

Le Comité Énergies a le plaisir de vous présenter son atelier sur le thème:

 

Sécurité énergétique et pacification des conflits : le rôle géostratégique de la Turquie

 

Noémie REBIERE*, Doctorante à l’Institut Français de Géopolitique

Lundi 23 mars - 19h30 à 21h00

Salle Athéna - Ecole militaire
 

Aujourd’hui doctorante à l’Institut Français de Géopolitique, ​Noémie Rebière travaille sur l​a​ sécurité énergétique​ et​ le rôle géostratégique de la Turquie. Ses principaux axes de recherche concernent l’évolution de​s​ politique​s​ énergétique​s européenne et​​ turque dans un contexte ​de ​crises géopolitiques régionales sous-tendues par des enjeux énergétiques​, notamment en Russie et au Moyen Orient. La Turquie, au carrefour des pays importateurs et producteurs d’hydrocarbures, constitue la principale route de transit pour diversifier les importations de l’Union européenne. Noémie nous présentera les différents projets d’infrastructures énergétiques qui passent par le territoire turc et les enjeux géostratégiques qu’ils représentent.

* Titulaire d’un master en Histoire des relations internationales et des mondes étrangers à l’Université Paris 1 Sorbonne, Noémie Rebière s’est spécialisée sur la Turquie en produisant un mémoire de recherche sur l’évolution de la vision de la diplomatie et de la presse française depuis la Révolution Jeune turque de 1908 sous l’Empire Ottoman jusqu’à la naissance de la Turquie moderne. Elle a ensuite intégré l’Institut Français de Géopolitique à l’Université Paris 8, où elle a écrit son mémoire sur la géopolitique de l’énergie en Turquie et son repositionnement sur l’échiquier mondial : les gazoducs TANAP et TAP comme cas d’étude.

sinscrire


energies@anaj-ihedn.org

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 20:55
UNEXO accompagne les dirigeants d'ARMOR MECA dans leurs projets de développement

 

02.03.2015 fusacq.com


Entreprise costarmoricaine basée à Pleslin-Trigavou, Armor Méca est spécialisée dans l'usinage de haute précision pour l'industrie de l'aéronautique principalement. A la tête de la société depuis 2008, Olivier et Sébastien Colas ont sollicité UNEXO pour les accompagner dans leurs projets de développement. 

Armor Méca est spécialisée dans l'usinage de haute précision de tout type d'alliage, à destination de l'aéronautique, la défense, le spatial, et l'énergie. Cette PME familiale emploie 100 salariés et a réalisé en 2014 un chiffre d'affaires de 12 MEUR.

Parmi les clients d'Armor Méca se trouvent des grands noms du secteur aéronautique et notamment le groupe Airbus dont le premier contrat a été signé avec Armor Méca en 1988.

Pour accroître sa compétitivité et répondre aux attentes de ses clients, l'entreprise a déménagé en 2013 dans un nouveau bâtiment de 5000 m² et investit dans l'extension du parc machine. 

L'OPERATION & LES PROJETS DE DEVELOPPEMENT

Olivier et Sébastien Colas ont succédé à leur père Bernard Colas à la direction de l'entreprise en 2008. Ce tandem complémentaire et très dynamique a sollicité UNEXO pour les soutenir dans leurs projets de développement. 

En effet, le secteur de l'aéronautique est en forte croissance, les carnets de commandes des donneurs d'ordre sont pleins pour les prochaines années.

Les dirigeants d'Armor Méca souhaitent pouvoir continuer à répondre aux commandes de plus en plus nombreuses de leurs clients. Ils projettent de construire un deuxième bâtiment sur le site de Pleslin-Trigavou pour doubler leur surface de production, et étudient les opportunités de s'implanter à l'étranger via une croissance externe.

Olivier et Sébastien Colas suivent aussi les évolutions de l'impression 3D, qui pourrait être un autre axe de développement pour Armor Méca. Et pour allier travail et passion, ils misent sur le golf et sur le décollage à l'international de leur marque de putter, Argolf. 

« Notre ambition pour le groupe est de franchir un nouveau palier de croissance avec comme objectif à horizon 2016 de doubler notre chiffre d'affaires. Dans ce contexte, nous avons engagé une démarche pour renforcer les fonds propres de l'entreprise afin d'afficher une structure financière renforcée et accroitre notre visibilité vis-à-vis de nos donneurs d'ordre. Nous avons sollicité cette intervention auprès d'UNEXO, d'une part pour sa qualité d'écoute, son expertise et sa vision de l'accompagnement, et d'autre part parce qu'il s'agit de la filiale de capital investissement du Crédit Agricole, partenaire financier à nos côtés depuis la reprise de la société de notre père en 1987 et banque avec laquelle nous avons toujours eu d'excellentes relations de confiance mutuelle. » commente Olivier Colas.  

Mélanie Hébert, directeur de participations chez UNEXO : « Olivier et Sébastien Colas impulsent depuis plusieurs années une dynamique de transformation et de croissance forte chez Armor Méca. Nous sommes fiers de pouvoir les appuyer dans une nouvelle étape de leur développement, aux côtés du Crédit Agricole des Côtés d'Armor, partenaire de longue date du groupe. » 

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 17:55
Daher au coeur de la 3e révolution industrielle

 

26 février 2015, par Gilles Solard - strategieslogistique.com

 

L’industriel veut accélérer sa croissance dans les industries high tech et la logistique intégrée en faisant évoluer sa gouvernance et en incarnant cet élan par un nouveau logo.

 

Daher se porte bien et même très bien. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires proche du milliard d’euros (970 millions) en 2014, en hausse de 9% à périmètre constant. Sa qualité de service est en amélioration continue, au point que Patrick Daher, directeur général du groupe, se targue de 98% à 99% de taux de service. Un phénomène rare dans des industries (aéronautique, aérostructures, nucléaire et énergie) où les retards s’accumulent facilement. Un succès qui peut s’expliquer par le fait que l’équipementier dispose "d’un ADN de logistique intégrée". Originaire de la prestation logistique, ce groupe s’est tourné vers l’industrie au tournant des années 2000, mais n’a jamais renié ses origines. Les services, intitulés "logistique intégrée" et constitués par le support et la maintenance de ses activités industrielles, représentent toujours entre 40% à 60% de son activité. Le comité de direction dispose d’ailleurs, en la personne de Patrick Jeanroy, d’une direction "stratégie logistique".

 

Et ce sont bien les services associés à l’industrie, et la convergence de ses deux activités, qui donne des ailes à l’équipementier, 5e avionneur français, participant à la fabrication de pas moins de 14 000 aéronefs par an. Daher veut aujourd’hui doubler son chiffre d’affaires en tablant sur la 3e révolution industrielle, celle de l’informatique, en phase d’accélération brutale 30 ans après son démarrage, grâce à la gestion des données. "Nous voulons accélérer notre positionnement en prenant des risques mesurés pour devenir un grand équipementier français", explique Patrick Daher. La comparaison avec un Bill Boeing, fondateur du célèbre avionneur, qui a commencé en posant des mains courantes dans les avions, n’est pas à exclure.

 

Pour continuer de progresser, Daher mise aussi sur forte internationalisation et notamment une accélération de la présence du groupe aux Etats-Unis. Mais pour donner une visibilité de long terme, Daher fait évoluer sa gouvernance. Depuis le 1er janvier 2015, Didier Kayat, entré dans l’entreprise en 2007, a été nommé directeur général délégué et prendra la succession de Patrick Daher d’ici 2017 en tant que directeur général. L’équipementier a aussi décidé de se doter d’une nouvelle identité de marque. "C’est désormais une marque unique pour tous nos métiers, nos secteurs et nos activités", explique Didier Kayat. Et même si l’équipementier ne cesse de rappeler que "Daher est un industriel", l’un des premiers projets du groupe consiste à améliorer la supply chain aéronautique dans le cadre d’un programme de 20 millions d’euros pour aider les PME de ce secteur à améliorer les délais de livraison. La "logistique intégrée" de Daher est bien le socle sur lequel l’équipementier va bâtir sa croissance.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 16:55
photo DCNS

photo DCNS

 

25 février 2015 par Déborah Paquet – actu-environnement.com

 

Claire Allanche quitte Airbus pour rejoindre le groupe DCNS, leader du naval de défense et "innovateur dans l'énergie" au poste de directrice de la communication.

 

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 12:20
Puma AE photo AeroVironement

Puma AE photo AeroVironement

 

12 juin 2014 Par Ludovic Dupin – Usine Nouvelle

 

Le pétrolier BP va surveiller ses installations pétrolières en Alaska à l’aide d’un drone léger. C’est la première fois qu’une société privée est autorisée à faire voler des véhicules non habités au-dessus du sol.

 

C’est un petit pas pour l’industrie pétrolière, c’est un grand pas pour l’avenir du drone aux Etats-Unis. Pour la première fois aux Etats-Unis, l’Autorité fédérale de l'aviation civile (FAA) a autorisé une société privée à faire voler un véhicule non habité au-dessus des terres américaines. L’heureux élu est le pétrolier BP qui a réalisé son premier vol le dimanche 8 juin.

 

Concrètement, BP va utiliser un drone pour surveiller ses installations et pipelines à Prudhoe Bay en Alaska, l’un des plus grands champs en Amérique du Nord. L’appareil choisi est le Puma AE, construit par la société californienne AeroVironment et originellement conçu pour assurer des vols de reconnaissance à des fins militaires. Il pèse un peu plus de six kilogrammes et mesure 1,3 mètre de long pour une envergure de 2,8 mètres. De conception simple, il se lance à la main à la manière d’un avion en papier.

 

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 19:55
Le PDG de GE garantit la pérennité d'Alstom en cas de rachat de son pôle énergie

 

 

27 mai 2014 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Alstom ne disparaîtra pas si son pôle énergie est racheté par General Electric, a assuré mardi le PDG du conglomérat américain, Jeffrey Immelt, qui a dit réfléchir aussi aux moyens de renforcer les activités de transport du fleuron industriel français.

 

Je tiens à dire maintenant qu'Alstom ne disparaîtra pas, a déclaré M. Immelt lors d'une audition devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

 

Alstom ne sera pas absorbé par GE. Au contraire, les activités regroupées donneraient naissance à un véritable leader mondial dans le domaine de l'énergie, basé en France, a-t-il ajouté.

 

Le dirigeant a estimé qu'un adossement à GE permettrait au fabricant français de turbines électriques de financer des innovations et d'acquérir la taille critique qu'il lui fait actuellement défaut pour répondre à une concurrence internationale accrue dans le secteur de l'énergie, provenant d'Asie notamment.

 

GE a formalisé fin avril une offre de 12,35 milliards d'euros pour reprendre la branche énergie d'Alstom, sur laquelle lorgne également l'industriel allemand Siemens.

 

Le conglomérat américain, qui est implanté de longue date en France où il compte 10.000 employés, a promis d'y augmenter l'emploi et d'y localiser ses centres mondiaux pour ses activités turbine à vapeur, énergie hydraulique, éolien offshore et réseaux électriques, tandis que le centre d'excellence pour les turbines à gaz resterait à Belfort.

 

L'activité de réseaux électriques de GE serait intégrée dans celle d'Alstom, a par ailleurs indiqué Jeffrey Immelt.

 

Dans les transports, GE s'était aussi dit disposé à étudier avec Alstom la possibilité de créer une coentreprise avec son activité mondiale de signalisation. Mais le gouvernement, qui entend peser de tout son poids dans ce dossier qu'il juge stratégique, lui a demandé davantage de garanties sur ces activités, sur lesquelles le groupe français entend se concentrer.

 

Nous réfléchissons actuellement à des modalités qui nous permettraient de faire des propositions à Alstom dans le cadre de cette activité transport, a répondu M. Immelt. Il a évoqué une discussion permanente et constructive avec l'exécutif, qui veut privilégier une alliance à une simple acquisition.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:55
quartier Roc Noir de Barby

quartier Roc Noir de Barby

 

 

02 avril 2014 Romandie.com (AFP)

 

BARBY (France) - Premier site militaire à faire sa mue écologique, le quartier du 13e bataillon de chasseurs alpins (BCA), en Savoie, a réduit de moitié sa consommation d'énergie et pourrait servir de modèle aux autres casernes hexagonales.

 

Ce qui est fait ici sert évidemment de laboratoire, estime le colonel Jacques Massot, chef de division au service d'infrastructure de la défense de Lyon.

 

Le quartier Roc Noir de Barby (Savoie), qui accueille quelque 1.100 chasseurs alpins au pied du massif des Bauges, a connu ces deux dernières années une mutation profonde mais presque invisible.

 

Les bâtiments à deux étages des années 1970 ont gardé leur façade grisâtre et sans charme. Mais des moquettes solaires installées sur les toits permettent désormais de produire de l'eau chaude. L'isolation a été revue de fond en comble et les chauffages électriques, installés à l'âge d'or du nucléaire, ont été remplacés par une chaufferie au bois, alimentée par les massifs forestiers de la région. Un réseau de chaleur court sous le gazon et des pompes à chaleur font l'appoint.

 

Au total, ce sont 30 bâtiments (pour une superficie chauffée de plus de 41.500 m^3) qui ont été rénovés. Et le contrat passé avec une filiale d'EDF (EDF Optimal Solutions) prévoit une baisse de 46% de la consommation d'énergie et une réduction de 50% des émissions de CO2. Plus de la moitié des besoins (58%) sont couverts par des énergies renouvelables. Et l'ensemble est piloté par informatique.

 

Lancés dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, ces travaux étaient rendus nécessaires par la vétusté des installations, à bout de souffle, qui tombaient régulièrement en panne, selon le colonel Massot.

 

Parfois, le chauffage ne marchait pas et il y avait très souvent des coupures d'eau chaude. Au retour de 15 jours de mission en montagne, on était obligé de mettre une veste et d'allumer un chauffage d'appoint, témoigne le caporal Clément Moreau, 28 ans. Aujourd'hui, ça s'est bien amélioré.

 

- Des sources d'économie considérables -

 

Cela participe au confort de nos hommes. Et en tant que montagnards, on est très attaché à la préservation de l'environnement, appuie le lieutenant-colonel Thomas Guérin, commandant en second du 13e BCA.

 

C'est EDF Optimal Solutions qui a financé les travaux dans le cadre d'un partenariat public-privé. Pendant 18 ans, l'Etat paye un loyer d'environ 1,5 million d'euros par an, comprenant notamment l'exploitation des installations et le remboursement de l'investissement.

 

En contrepartie, l'Etat réalise un gain financier de 300.000 euros par an sur sa facture d'énergie.

 

Une deuxième opération similaire a d'ores et déjà été lancée pour le camp militaire de La Valbonne (Ain), qui accueille le 68e régiment d'artillerie d'Afrique et le régiment médical (3.000 militaires).

 

Le marché a cette fois été conclu avec Cofély, une filiale de GDF Suez, avec des travaux financés directement par l'Etat.

 

Il y a d'autres projets qui vont se nourrir de cette expérience, avance le Colonel Massot. Car, en cette période de disette budgétaire, dépenser moins, c'est rendre plus acceptable la contrainte qui pèse sur nos budgets, souligne-t-il.

 

Et les sources d'économie d'énergie au sein du patrimoine immobilier de l'armée sont potentiellement considérables.

 

Selon un rapport du Sénat, le ministère de la Défense utilisait, au 31 décembre 2008, 90 bases aéronavales et 8 bases navales, 41 camps d'entraînement, 99 camps militaires, 5.552 casernes, 25 centres de recherches et d'essais, 179 dépôts et 151 entrepôts, 875 locaux de bureaux, 98 immeubles administratifs ou à usage de bureau, 7.635 appartements, 737 immeubles collectifs d'habitation, etc.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 10:50
source voxthunae

source voxthunae

 

02 avril 2014 Romandie.com (AFP)

 

BRUXELLES - Les Etats-Unis veulent empêcher l'utilisation de l'énergie comme une arme politique et un instrument d'agression, a affirmé mercredi le secrétaire d'Etat John Kerry, alors que la Russie fait pression sur l'Ukraine avec les prix du gaz.

 

Les difficultés actuelles soulignent la nécessité d'assurer la sécurité énergétique, pas seulement de l'Ukraine, mais aussi de l'Europe, a déclaré M. Kerry à l'issue d'un Conseil énergie USA-UE à Bruxelles.

 

Aucun pays ne devrait utiliser l'énergie pour s'opposer aux aspirations des peuples. (...) On ne peut pas permettre qu'elle soit utilisée comme une arme politique ou un instrument d'agression, a-t-il ajouté.

 

La Russie a augmenté mardi de plus d'un tiers le prix du gaz qu'elle vend à l'Ukraine.

 

M. Kerry a souligné que les Etats-Unis et l'UE apportaient une aide à l'Ukraine pour s'approvisionner en gaz naturel en Pologne et en Hongrie, et pour développer une voie d'approvisionnement à travers la Slovaquie.

 

Il a rappelé que dans le cadre du plan d'aide du FMI, l'Ukraine devait réduire les subventions pour le gaz et rendre le marché plus compétitif.

 

Après le président américain Barack Obama la semaine dernière à Bruxelles, le secrétaire d'Etat a insisté sur la nécessité pour les Etats-Unis et pour l'UE de diversifier leurs sources d'énergie. Nous devons tous faire en sorte de ne pas dépendre d'une seule source d'énergie, a-t-il insisté.

 

Il a évoqué notamment le gaz en provenance d'Azerbaïdjan, la construction de terminaux de gaz naturel liquéfié à travers l'Europe et la possibilité d'exporter du gaz de schiste américain en Europe.

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