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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 11:55
24 novembre 1977 : premier vol du Super Etendard de série

24 novembre 1977 : premier vol du Super Etendard de série


24.11.2016 source JFP
 

24 novembre 885 : début du siège de Paris par les Vikings. Très actifs durant le IXè siècle, les Vikings ont pris l’habitude de remonter les fleuves du Nord de la France pour piller et rançonner les villes. 700 bateaux embarquant environ 30 000 guerriers danois et norvégiens se présentent devant Paris. Le siège débute réellement le lendemain, avec le refus de l’évêque Gozlin de laisser passer la flotte du chef Viking Siegfried. Jusqu’en mai 887, Paris est assiégé et ses environs ravagées. Siegfried lève le siège suite au paiement d’un tribut de 700 livres d’argent par l’empereur Charles le Gros.

24 novembre 1793 : le calendrier républicain remplace le grégorien (Convention – Paris). Il ne sera utilisé que jusqu’en 1806 année de son abolition par Napoléon Ier. Aujourd’hui serait le 4 (Quartidi) frimaire 224.

24 novembre 1867 : le fil de fer barbelé est breveté.

24 novembre 1929 : mort du tigre (Paris). Georges Clemenceau décède à 88 ans.

24 novembre 1938 : Beria nommé à la tête du NKVD. Ancêtre du KGB.

24 novembre 1964 : reprise de Stanleyville (actuelle Kisangani - RDC). Un régiment parachutiste belge est largué sur Stanleyville pour libérer des otages retenus par des rebelles au pouvoir. Avec l'aide de mercenaires occidentaux, il met fin à la rébellion. 24 otages, 2 militaires belges sont tués.

24 novembre 1965 : Mobutu prend le pouvoir (actuelle RDC). Il va rester 32 ans à la tête du Zaïre.

24 novembre 1970 : harakiri de Mishima (Tokyo). Kimitake Hiraoka, plus connu sous son nom d'écrivain, Yukio Mishima, se suicide en se faisant Seppuku après avoir tenté un simulacre de prise de pouvoir au ministère de la Défense japonais. Son discours devant le chef d'état-major séquestré et les troupes présentes ne convaincant pas, il se suicide selon le rituel traditionnel. N'ayant aucun passé militaire, son geste a souvent été interprété comme une tentative de rachat pour sa réforme durant la Seconde guerre mondiale ou encore comme une ultime mise en scène sans aucun autre but que la mort esthétisée et ritualisée.

24 novembre 1977 : premier vol du Super Etendard de série (Mérignac). Premier avion français équipé d’un système inertiel de navigation et d’attaque. Il a été retiré du service actif en juillet 2016, après presque 40 ans de bons et loyaux services. L'avion est connu pour avoir formé un couple redoutable avec le missile AM-39 "Exocet", conçu pour la lutte antinavire. Il assurait également des missions d'appui-feu au profit des troupes à terre et des missions de reconnaissance.

24 novembre 1985 : assaut meurtrier d’un jet détourné (Malte). Des commandos égyptiens dépêchés en urgence à Malte donnent l´assaut au Boeing égyptien détourné par 4 pirates (Palestiniens et Syrien) sur La Valette. 60 personnes sont tuées dont 4 des 5 pirates qui avaient commencé à abattre les otages (4 !).

24 novembre 2002 : signature du HCoC (La Haye – Pays-Bas). « L’entrée en vigueur du Code de Conduite de la Haye contre la prolifération des missiles balistiques (Hague Code of Conduct against Ballistic Missile Proliferation) a lieu le lendemain. Les États souscripteurs au Code s’engagent politiquement à des mesures de retenue et de confiance en matière de développement et déploiement de missiles balistiques, parmi lesquelles les pré-notifications de tirs d’essai de missiles balistiques et de lancement de fusées. Le HCoC compte aujourd’hui 137 États souscripteurs ». DGRIS.

 

24 novembre 2015 : F16 contre Sukhoi (Frontière turque). Deux chasseurs F-16 turcs abattent un bombardier SU-24 russe près de la frontière avec la Syrie. L’équipage réussit à s’éjecter. Un hélicoptère Mi-8AMT engagé immédiatement dans leur récupération est détruit après un atterrissage d'urgence (1 mort). Un peu plus tard une mission de sauvetage a priori russo-syrienne parvient à extraire le navigateur russe. Le pilote a, quant à lui, été retrouvé mort, manifestement tué par des tirs venant du sol lors de son atterrissage . L’évènement a singulièrement tendu les relations entre Russie et Turquie entrainant sanctions économiques et déclarations fermes de part et d’autre jusqu’à l’été 2016.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:30
Les principales villes de l'industrie de la défense en Turquie

 

19.01.2016 trt.net.tr
 

En 2015, les exportations du secteur ont atteint 1,65 milliard de dollars

 

Le poids de l’industrie de la défense turque a été porté en 2015 par les villes d’Ankara, Eskisehir et Istanbul.

Les exportations dans le secteur ont atteint au total 1,65 milliard de dollars, dont plus de 88% ont été réalisé par ces trois villes.

Le secteur de la défense dans l’industrie turque enregistre une dynamique positive et régulière depuis plusieurs années, alors que la majorité des autres industries ralentissent.

Les universités, les centres de recherches et les petites et moyennes entreprises (PME) du secteur sont derrière la réussite de l’industrie de la défense et de l’aéronautique en Turquie.

Ainsi, d’après les données de l’Assemblée des Exportateurs de Turquie (TIM), en 2015, le secteur a réalisé 1 milliard 655 752 000 dollars d’exportations.

Les entreprises basées dans la capitale turque, Ankara, arrivent en première place de ces résultats.

Elles ont réalisé pour plus de 919 millions de dollars d’exportations, soit plus 11% par rapport à 2014.

Eskisehir arrive en deuxième position avec plus de 273 millions de dollars d’exportations.

La plus grande ville de Turquie, Istanbul, n’arrive qu’en troisième position avec plus de 269 millions de dollars d’exportations, enregistrant un recul de 20,56% par rapport à 2014, cédant ainsi la seconde place à Eskisehir.AA

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 17:30
Otokar Receives €47,5 Million Contract for COBRA II

 

25.12.2015 Otokar

 

Otokar, the biggest privately owned company of Turkish Defence Industry, was awarded 47.5 million Euro contract for COBRA II tactical wheeled armoured vehicle to perform in various missions of Turkish security forces. The delivery of the vehicles will be completed in the first half of 2017.

 

Turkey’s largest land system manufacturer Otokar received a new order for its COBRA II 4x4 tactical wheeled armoured vehicle. 47.5 million Euro amounted contract for COBRA II includes various systems, maintenance and support services except for the vehicles. The delivery of the vehicles will be completed in the first half of 2017. The vehicles will be in service to meet various requirements of the security forces.

 

COBRA II

COBRA II 4X4 Tactical Wheeled Armoured Vehicle is a modular platform with superior technical and tactical characteristics which is developed over existing COBRA Vehicle. Besides outstanding mobility, COBRA II provides higher ballistic and mine protection, increased payload capacity and internal volume. With its wide range of weapon integration and mission equipment options COBRA II can serve various types of missions including urban and peacekeeping missions with optional amphibious feature. The vehicle provides a remarkable performance in a wide range of challenging terrains and climatic conditions.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 12:30
photo NATO

photo NATO

 

28.12.2015 trt.net.tr

 

Dans le cadre d'une mission de l'OTAN, l'Allemagne s'apprête à soutenir la défense aérienne de la Turquie.

 

Les avions AWACS qui viendront en Turquie seront positionnés à Konya.

Le nombre d'avions et de soldats attendus est ignoré.

Selon un article du journal allemand Bild am Sontag, l'OTAN installera provisoirement en Turquie des avions de détection et de commandement Boeing E-3 Sentry dans le cadre de son programme de sécurité et à cause de la crise syrienne.

L'article qui cite une lettre du ministère allemand de la Défense et des Affaires étrangères au Parlement allemand, les avions viendront de la base aérienne allemande de Gelsenkirchen.

L'objectif du positionnement des avions est de stabiliser l'espace aérien turc.

L'aval du Parlement allemand ne serait pas nécessaire étant donné qu'il n'y aura pas de mission de combat.

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 12:55
Les sénateurs au chevet des opex et du Sahel, mais aussi de la Turquie et de la France en Australie

 

20.12.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

La commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, que préside Jean-Pierre Raffarin, a constitué cinq groupes de travail pour 2016:

 

Le premier groupe de travail dressera un "bilan des opérations extérieures". À l’heure où les forces armées françaises sont engagées sur plusieurs théâtres d’opération particulièrement exigeants, le groupe de travail dressera un bilan de ces engagements, en vue d’en dégager des principes pour guider l’action politique. Il assurera le suivi de la crise au Levant et de la lutte contre Daech (opération Chammal ).
Co-présidents : Jacques Gautier (Hauts-de-Seine, Les Républicains) et Daniel Reiner (Meurthe-et-Moselle, Socialiste et Républicain) ; sont également membres de ce groupe : Jean-Marie Bockel (Haut-Rhin, UDI-UC), Jeanny Lorgeoux (Loir-et-Cher, Socialiste et Républicain), Cédric Perrin (Territoire de Belfort, Les Républicains) et Gilbert Roger (Seine-Saint-Denis, Socialiste et Républicain).

 

- "Quelle approche globale au Sahel ?". Ce rapport évaluera, à partir de l’exemple du Mali, l’efficacité de l’aide au développement apportée au Sahel pour stabiliser dans le long terme une région fragilisée par la pauvreté, le terrorisme et les trafics.
Co-présidents : Henri de Raincourt (Yonne, Les Républicains) et Hélène Conway-Mouret (Français établis hors de France, Socialiste et Républicain).

 

- "La Turquie, puissance émergente, pivot géopolitique". La Turquie, qui préside actuellement le G20, est aussi au carrefour de graves crises régionales. Le rapport étudiera également l’évolution politique et la question de l’ancrage à l’Europe de cet État pivot.
Co-présidents : Claude Malhuret (Allier, Les Républicains) et Claude Haut (Vaucluse, Socialiste et Républicain) ;

 

- "Australie : Quelle place pour la France dans le "Nouveau monde" ? ". Dans une région tout autant marquée par l’émergence chinoise face à la traditionnelle présence américaine, que par une vive croissance économique, le rapport se penchera sur la place de la France dans la région Pacifique.
Co-présidents : Christian Cambon (Val de Marne, Les Républicains) et Marie-Françoise Pérol-Dumont (Vienne, Socialiste et Républicain) ;

 

La commission a également constitué un Groupe de travail sur la crise des réfugiés pour en analyser les causes profondes, en lien avec les crises qui secouent les pays-source. Co-présidents : Gaétan Gorce (Nièvre, Socialiste et Républicain), Jacques Legendre (Nord, Les Républicains).

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 13:30
Vaste offensive de l’armée turque contre les militants du PKK

 

20-12-2015 Par RFI

 

Des dizaines de membres présumés du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont été tués selon Ankara, ces quatre derniers jours, dans le sud-est du pays, où l’armée a lancé une opération d’envergure avec pour objectif de déloger ces militants. Au total, 10 000 hommes ont été mobilisés pour cette offensive d’une ampleur inédite qui se concentre sur deux villes près de la frontière syrienne et irakienne.

 

Cizre et Silopi sont les deux villes où se concentrent les combats entre les partisans du PKK et l’armée turque. Des quartiers entiers de ces villes dans la province de Sirnak, ont été transformés en zone de guerre. Quelque 10 000 militaires et policiers et de nombreux chars ont été déployés pour y déloger les combattants du PKK.

Suite de l’article

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 00:30
La Turquie annonce le retrait de ses troupes d'Irak

 

19.12.2015 par - JDD

 

La Turquie a annoncé samedi soir qu'elle "poursuivra" le retrait de ses troupes d'Irak, au lendemain d'un appel téléphonique du président américain Barack Obama à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan l'invitant à prendre une telle mesure afin d'apaiser les tensions entre les deux pays voisins.

 

Les interventions de l'armée turque à ses frontières ne cessent d'engendrer des tensions diplomatiques depuis six mois. Alors qu'Ankara et Moscou sont en froid après qu'un avion russe ait été abattu par l'armée turc, la présence de troupes sur le territoire irakien embarrasse la communauté internationale. Vendredi, le président américain Barack Obama a téléphoné à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan pour lui demander de calmer le jeu. Ce que le responsable politique a accepté.

En effet, la Turquie a annoncé samedi soir qu'elle "poursuivra" le retrait de ses troupes d'Irak. "Prenant compte des sensibilités de la partie irakienne (...) la Turquie poursuivra le processus entamé pour le retrait de ses troupes stationnées dans la province de Mossoul (nord)", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

 

Incursion illégale de l'armée turque en Irak?

Lors de la conversation téléphonique, Barack Obama a insisté sur la nécessité pour la Turquie de "respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Irak", selon un compte-rendu diffusé par la Maison Blanche. L'Irak a réclamé mardi dernier un "retrait complet" des forces turques de son territoire. Barack Obama a toutefois salué "la contribution" de la Turquie à la coalition militaire de lutte contre le groupe Etat islamique (EI), conduite par les Etats-Unis.

La Turquie avait déployé en Irak il y a une dizaine de jours un contingent de 150 à 300 soldats et une vingtaine de véhicules blindés dans le camp de Bachiqa, dans le Nord du pays. Ankara a affirmé qu'il s'agissait simplement de renforts dépêchés pour assurer la protection des conseillers militaires turcs chargés d'entraîner des combattants irakiens dans la lutte contre le groupe EI, qui contrôle notamment la grande ville de Mossoul. Mais Bagdad y a vu une incursion illégale.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 22:30
Obama appelle Erdogan à retirer les troupes turques d'Irak

 

18 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Washington - Le président américain Barack Obama a appelé vendredi, lors d'une conversation téléphonique, son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à prendre des mesures pour apaiser les tensions avec l'Irak, en particulier en retirant les troupes turques qui s'y trouvent.

 

Lors de cet appel, M. Obama a insisté sur la nécessité pour la Turquie de respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Irak, selon un compte-rendu diffusé par la Maison Blanche.

 

L'Irak a réclamé mardi un retrait complet des forces turques de son territoire.

 

Barack Obama a toutefois salué la contribution de la Turquie à la coalition militaire de lutte contre le groupe Etat islamique (EI), conduite par les Etats-Unis.

 

Les deux dirigeants ont aussi discuté de l'intensification de la coopération sur la Syrie, évoquant des efforts communs pour renforcer l'opposition syrienne modérée et accentuer la pression sur l'EI, ainsi que la continuation des efforts pour une solution négociée au conflit.

 

Les grandes puissances de l'ONU se sont mises d'accord vendredi à New York sur un projet de résolution américano-russe de plan de paix en Syrie. Des négociations pourraient démarrer début janvier, d'après ce texte.

 

La Turquie avait déployé en Irak il y a une dizaine de jours un contingent de 150 à 300 soldats et une vingtaine de véhicules blindés dans le camp de Bachiqa, dans le nord du pays. Des responsables turc et irakien avaient fait état lundi d'un retrait partiel de ces militaires.

 

Ankara a affirmé qu'il s'agissait simplement de renforts dépêchés pour assurer la protection des conseillers militaires turcs chargés d'entraîner des combattants irakiens dans la lutte contre le groupe EI qui contrôle notamment la grande ville de Mossoul (nord). Mais Bagdad y a vu une incursion illégale.

 

Les ministres des Affaires étrangères des pays de la Ligue arabe se réuniront le 24 décembre en session extraordinaire au Caire pour évoquer ce déploiement de troupes turques en Irak.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 12:30
photo USAF

photo USAF

 

15 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Ankara - Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a exhorté mardi la Turquie à en faire plus dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI), lors d'une visite de la base turque d'Incirlik (sud) d'où partent les avions américains qui bombardent les jihadistes.

 

La Turquie a un rôle énorme à jouer (...) et nous apprécions ce qu'ils (les Turcs) font. Nous voulons qu'ils en fassent plus, a déclaré M. Carter aux journalistes qui l'accompagnaient jusqu'en Turquie.

 

La Turquie a donné son feu vert en juillet à l'utilisation par des avions de guerre américains de la base aérienne d'Incirlik, dans le sud de la Turquie, qui se trouve à moins de 200 km des positions de l'EI dans le nord de la Syrie voisine.

 

Longtemps accusé de complaisance envers les rebelles syriens les plus radicaux, Ankara a rejoint depuis l'été la coalition antijihadiste.

 

Ils (les Turcs) nous accueillent sur la base aérienne d'Incirlik, ce qui est une contribution très importante. Mais il y a plus à faire qu'héberger nos forces et celles de la coalition. Nous voulons que les forces turques nous rejoignent dans les airs et au sol, a poursuivi le chef du Pentagone.

 

Très important, la contribution la plus nécessaire que leur impose la géographie est le contrôle de leur propre frontière, a insisté Ashton Carter.

 

Sous la pression de ses alliés, le gouvernement islamo-conservateur turc a renforcé ces derniers mois son dispositif à sa frontière avec la Syrie, principal point de passage des recrues, notamment européennes, qui rejoignent les rangs jihadistes.

 

Les Etats-Unis insistent depuis quelques semaines auprès des Turcs pour qu'ils ferment hermétiquement leur frontière sur une centaine de kilomètres au sud de Gaziantep (sud), encore contrôlé côté syrien par le groupe Etat islamique.

 

En raison de son emplacement stratégique, la base d'Incirlik est devenue un hub majeur pour les opérations de la coalition.

 

Au cours du mois écoulé, nous sommes parvenus ensemble à atteindre la cadence opérationnelle la plus élevée contre l'EIIL (autre acronyme de l'EI) depuis le début de la campagne en août 2014, a indiqué à l'AFP une source diplomatique américaine.

 

Le président américain Barack Obama a déclaré lundi que les efforts militaires des Etats-Unis et de leurs alliés contre l'EI s'étaient intensifiés mais a concédé que les progrès contre les jihadistes devaient être plus rapides.

 

Après sa visite à Incirlik, M. Carter doit se rendre en Irak.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 08:45
La Turquie développe sa coopération militaire avec le Tchad

 

14/12/2015 Par aa.com.tr

 

La Turquie envisage en effet d'amplifier des accords de défense avec le Tchad, selon les dires de Serdar Cengiz, ambassadeur de la Turquie au Tchad

 

L'attaché militaire turc au Tchad a évoqué avec des responsables tchadiens "les relations dans le domaine militaire entre la Turquie et le Tchad"

 

Après l'accord turco-tchadien sur l'industrie de défense, signé en 2014, la Turquie "envisage d'amplifier des accords de défense avec le Tchad"] a déclaré Serdar Cengiz, ambassadeur de la Turquie au Tchad.

 

C'est dans ce cadre qu'est également intervenue la visite de Semsettin Eray, attaché militaire de la Turquie en Algérie et au Tchad, installé dans l'ambassade turque à Alger.

 

Arrivé en semaine à N'Djamena, cet officier turc a rencontré le chef d'état-major général particulier du Ministère de la défense au Tchad, pour développer les relations dans le domaine militaire entre la Turquie et le Tchad, a-t-il indiqué.

 

L'officier turc a également émis le voeu de revoir les autorités militaires et de défense lors de prochains salons internationaux d'équipements de défense. Un catalogue de matériels militaires turcs a été remis, à cette occasion, aux autorités tchadiennes chargées des affaires de défense.

 

Fin 2014, la visite du Premier ministre tchadien Kalzeubé Paymi Deubet à Ankara, a été particulièrement marquée par la signature de trois accords de coopération, dont un se rapportant à l'industrie de défense.

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 18:50
L'UE relance l'adhésion de la Turquie

 

14/12/2015 Par Le Figaro.fr avec AFP

 

L'Union européenne va ouvrir aujourd'hui un nouveau chapitre dans les négociations d'adhésion avec la Turquie, dont elle attend une meilleure coopération sur la crise migratoire et dans la lutte contre l'organisation Etat islamique (EI).

 

L'ouverture du chapitre 17, sur la politique économique et monétaire, est prévue lors d'une conférence intergouvernementale qui débutera dans l'après-midi à Bruxelles. Les négociations d'adhésion, ouvertes en 2005 mais bloquées depuis, ont reçu une nouvelle impulsion cet automne lorsque les Européens ont proposé à la Turquie un "plan d'action" pour endiguer le flux sans précédent de migrants tentant de gagner l'UE, afin d'améliorer l'accueil des réfugiés syriens et irakiens sur le sol turc mais aussi pour renvoyer les migrants économiques illégaux vers leurs pays d'origine.

 

Les Occidentaux attendent aussi que la Turquie contrôle mieux sa frontière avec la Syrie, pour empêcher le transit des djihadistes de l'EI et assécher le commerce de pétrole qui est une manne financière pour la puissante organisation extrémiste.

 

Ces sujets seront abordés au cours d'un déjeuner de travail avec le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, en marge de la réunion mensuelle des 28 ministres européens des Affaires étrangères, lundi à Bruxelles.

 

"Il faut être très ferme avec l'ensemble des partenaires sur le financement du terrorisme" qui "se fait sur place avec le racket des populations locales, mais aussi par l'exportation de produits pétroliers", a expliqué lundi le chef de la diplomatie belge Didier Reynders, en arrivant la réunion. "Il faut des mesures pour empêcher les produits pétroliers de partir vers l'extérieur. On en parlera avec notre collègue turc comme on en parle avec d'autres pays de la région", a assuré Didier Reynders.

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 08:40
The Russian project 01090 guard ship (fomer project 61 large ASW ship, Kashin class destroyer) Smetlivyy on the Red Sea. - photo Luis Díaz-Bedia Astor

The Russian project 01090 guard ship (fomer project 61 large ASW ship, Kashin class destroyer) Smetlivyy on the Red Sea. - photo Luis Díaz-Bedia Astor

 

13 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - Un destroyer russe a ouvert le feu dimanche pour éviter une collision avec un bateau turc en mer Egée, a affirmé la Russie, engagée dans un bras de fer avec la Turquie qui a détruit il y a près d'un mois un de ses avions.

 

L'équipage du navire russe Smetlivy, qui se trouvait à 22 km de l'île grecque de Lemnos dans le nord de la mer Egée, a dû utiliser des armes à feu afin d'éviter une collision avec un bateau de pêche turc s'étant approché à environ 600 mètres, a affirmé le ministère russe de la Défense dans un communiqué, ajoutant avoir convoqué l'attaché militaire turc à la suite de l'incident.

 

La distance entre les deux navires garantissait toutefois que le bateau turc ne serait pas atteint par les tirs, a-t-il précisé.

 

Le commandant du chalutier turc a toutefois démenti qu'il y ait eu des tirs dans sa direction : c'est un mensonge. Il n'y a rien eu de tel, a affirmé Muzaffer Gecici à l'agence de presse Dogan.

 

Nous sommes passés à moins d'un mille d'un navire de guerre qui était au mouillage. Nous ne savions même pas que c'était un navire russe, nous pensions que c'était un navire de l'Otan, a-t-il ajouté.

 

La Turquie et la Russie traversent leur pire crise diplomatique depuis la fin de la Guerre froide, après qu'un avion des forces aériennes russes a été abattu le 24 novembre par l'aviation turque près de la frontière syrienne.

 

Selon le ministère russe de la Défense, à 06h03 GMT, le destroyer russe, qui avait jeté l'ancre, a remarqué à une distance d'environ mille mètres un bateau de pêche turc s'approchant depuis la droite.

 

Malgré plusieurs tentatives du Smetlivy d'établir un contact radio, l'équipage du bateau turc n'a pas répondu, ni réagi aux signaux visuels, explique-t-il dans un communiqué.

 

Après les tirs russes, le bateau turc a immédiatement changé de trajectoire et continué à avancer, dépassant le Smetlivy à une distance d'environ 540 mètres sans aucun contact avec l'équipage russe, a ajouté le ministère.

 

Un vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, a convoqué l'attaché militaire turc, Ahmet Hakam Gunes, à la suite de l'incident, selon le communiqué.

 

Il lui a adressé une sévère mise en garde contre d'éventuelles conséquences néfastes des actes irréfléchis d'Ankara vis-à-vis du contingent militaire russe envoyé en Syrie dans le cadre des frappes aériennes visant le groupe jihadiste Etat islamique (EI), a souligné le ministère.

 

La Russie a notamment fait part de sa préoccupation profonde face aux actions provocatrices de la partie turque à l'égard du destroyer russe Smetlivy, a-t-il précisé.

 

Ce n'est que grâce à un heureux hasard que l'on a pu éviter une tragédie, ajoute le communiqué.

 

Depuis la destruction d'un avion russe par les forces turques, la Russie a annoncé de multiples mesures de rétorsion à l'encontre de la Turquie qui visent principalement les secteurs du tourisme, de l'énergie, du BTP et de l'agriculture.

 

L'état-major de l'armée turque a quant à lui interdit à son personnel et aux cadets de l'académie militaire de se rendre en Russie pour les vacances par mesure de précaution, selon l'agence de presse Anatolie

 

Le président Vladimir Poutine a ordonné vendredi à l'armée russe de répondre avec une extrême fermeté à toute force qui la menacerait en Syrie.

 

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu a de son côté appelé la Russie au calme mais prévenu que la patience d'Ankara avait des limites.

 

Nous ne sommes pas favorables aux tensions, mais au dialogue, a-t-il dit, soulignant qu'Ankara avait ordonné l'ouverture d'une enquête sur l'incident.

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 12:30
An S-400 "Triumf" antiaircraft missile system. photo Kirill Kallinikov / Sputnik

An S-400 "Triumf" antiaircraft missile system. photo Kirill Kallinikov / Sputnik

 

11 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - Le président Vladimir Poutine a ordonné vendredi à l'armée russe de répondre avec une extrême fermeté à toute force qui la menacerait en Syrie, près de trois semaines après la destruction par l'aviation turque d'un bombardier russe près de la frontière syrienne.

 

J'ordonne d'agir avec une extrême fermeté, a déclaré M. Poutine lors d'une réunion avec les responsables du ministère de la Défense. Toute cible menaçant les unités russes ou nos infrastructures au sol sera détruite immédiatement.

 

Il est important de coopérer avec tout gouvernement qui est réellement intéressé par l'élimination des terroristes, a-t-il toutefois poursuivi, citant comme exemple l'accord pour éviter les incidents dans le ciel syrien conclu avec la coalition internationale menée par les États-Unis.

 

La Russie avait déjà pris des mesures supplémentaires pour protéger ses avions en Syrie après le crash le 24 novembre d'un Su-24, abattu par l'aviation turque près de la frontière syrienne, une action qui a provoqué une grave crise dans les relations entre Moscou et Ankara.

 

Les bombardiers russes effectuent ainsi désormais leurs missions en Syrie sous la protection de chasseurs. Des [missiles] S-400 ont été déployés sur la base aérienne de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie. Le croiseur lance-missiles Moskva, navire-amiral de la flotte de la mer Noire, mouille également depuis l'incident au large de Lattaquié.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 08:40
Avion russe abattu: Moscou va déchiffrer une boîte noire

 

08.12.2015 Romandie.com (ats)

 

La Russie a récupéré une boîte noire du bombardier SU-24 abattu par la Turquie à la frontière syrienne en novembre, a déclaré mardi le président Vladimir Poutine. Moscou entend déchiffrer l'objet avec l'appui de spécialistes étrangers.

"Je vous demande de ne pas l'ouvrir pour l'instant", a déclaré M. Poutine au ministre de la Défense Sergueï Choïgou lors de la présentation de la boîte noire, selon les agences russes. Il lui a intimé l'ordre de ne l'ouvrir "qu'en présence d'experts étrangers".

M. Choïgou a déclaré que le territoire sur lequel était tombé le bombardier russe avait été "libéré" par les forces spéciales syriennes, ce qui leur a permis de découvrir la boîte noire dans une zone jusque-là tenue par les rebelles.

Le président Poutine a déclaré qu'une analyse de la boîte noire permettrait de déterminer la trajectoire et les paramètres de la position du bombardier au moment où il a été abattu par les forces aériennes turques.

Le bombardier russe a été abattu le 24 novembre par les forces aériennes turques près de la frontière entre la Syrie et la Turquie, provoquant entre les deux pays la pire crise depuis l'époque de la guerre froide. La Turquie affirme que le bombardier est entré dans son espace aérien et a ignoré plusieurs mises en garde, tandis que la Russie a dénoncé une provocation délibérée.

 

Un "coup de traître"

M. Poutine a prévenu que le déchiffrage de la boîte noire, quel que soit son contenu, ne modifierait pas l'attitude de la Russie et n'atténuerait pas sa colère à l'égard de la Turquie après "ce coup de traître".

"Ce que nous apprendrons ne changera pas notre attitude concernant ce qu'ont fait les autorités turques", a-t-il déclaré. "Nous avions l'habitude de traiter la Turquie non seulement comme notre amie, mais aussi comme notre alliée dans la lutte contre le terrorisme, et personne ne s'attendait à ce coup bas, ce coup de traître dans le dos", a ajouté le président russe.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 08:40
SU-24 abattu par la Turquie: la Russie va déchiffrer une boîte noire avec des experts étrangers

 

08 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - La Russie a récupéré une boîte noire du bombardier SU-24 abattu par la Turquie à la frontière syrienne en novembre, et va la déchiffrer avec des spécialistes étrangers, a déclaré mardi le président Vladimir Poutine.

 

Je vous demande de ne pas l'ouvrir pour l'instant, a déclaré M. Poutine au ministre de la Défense Sergueï Choïgou lors de la présentation de la boîte noire, selon les agences russes, lui demandant de ne l'ouvrir qu'en présence d'experts étrangers.

 

M. Choïgou a déclaré que le territoire sur lequel était tombé le bombardier russe avait été libéré par les forces spéciales syriennes, ce qui leur a permis de découvrir la boîte noire dans une zone jusque-là tenue par les rebelles.

 

Le président Poutine a déclaré qu'une analyse de la boîte noire permettrait de déterminer la trajectoire et les paramètres de la position du bombardier au moment où il été abattu par les forces aériennes turques.

 

Le bombardier russe a été abattu le 24 novembre par les forces aériennes turques près de la frontière entre la Syrie et la Turquie, provoquant entre les deux pays la pire crise depuis l'époque de la guerre froide.

 

La Turquie affirme que le bombardier est entré dans son espace aérien et a ignoré plusieurs mises en garde, tandis que la Russie a dénoncé une provocation délibérée.

 

M. Poutine a prévenu que le déchiffrage de la boîte noire, quel que soit son contenu, ne modifierait pas l'attitude de la Russie et n'atténuerait pas sa colère à l'égard de la Turquie après ce coup de traître.

 

Ce que nous apprendrons (après le déchiffrage de la boîte noire) ne changera pas notre attitude concernant ce qu'ont fait les autorités turques, a-t-il déclaré.

 

Nous avions l'habitude de traiter la Turquie non seulement comme notre amie, mais aussi comme notre alliée dans la lutte contre le terrorisme, et personne ne s'attendait à ce coup bas, ce coup de traître dans le dos, a ajouté le président russe.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 08:30
photo ONU

photo ONU

 

08 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Nations unies (Etats-Unis) - La Russie a demandé que les opérations militaires turques en Syrie et en Irak soient évoquées de manière informelle au Conseil de sécurité de l'ONU, ont indiqué mardi des diplomates.

 

Cette question devait être évoquée dans l'après-midi à huis clos entre les ambassadeurs des 15 pays membres du Conseil, qui est présidé en décembre par les Etats-Unis.

 

Les relations sont très tendues entre Ankara et Moscou depuis un incident aérien le 24 novembre, lorsqu'un chasseur-bombardier russe a été abattu par l'aviation turque. L'Irak a de son côté réclamé le retrait de soldats turcs de son territoire.

 

La Russie a demandé des consultations sur les actions de la Turquie sur les territoires de la Syrie et de l'Irak, a indiqué un diplomate, sans pouvoir donner de détails sur la demande russe.

 

Le représentant permanent adjoint russe aux Nations unies, Petr Iliichev, a précisé que cette initiative ne concernait que la Turquie et que Moscou ne réclamait pas pour l'instant d'action spécifique de la part du Conseil.

 

Nous voulons que le Secrétariat (de l'ONU) nous informe de ce qui se passe dans la région, a-t-il expliqué à des journalistes. Tout pays qui opère dans la région devrait le faire en coordination avec le pays hôte, a-t-il affirmé.

 

L'Irak réclame le départ de troupes terrestres turques entrées illégalement sur son sol et a donné dimanche 48 heures à la Turquie pour les retirer en menaçant de saisir le Conseil de sécurité.

 

Ankara continue de son côté à minimiser ce déploiement.

 

La Turquie dispose de troupes sur une base dans la région de Bashika, située dans la province de Ninive, pour entraîner les forces irakiennes sunnites désireuses de reprendre la ville voisine de Mossoul aux mains des jihadistes.

 

Selon Ankara, l'arrivée de nouvelles troupes turques près de Mossoul correspond à une rotation normale de ce contingent et ne constitue pas une intrusion illégale ni l'amorce d'une offensive en Irak.

 

Selon l'ambassadrice américaine auprès de l'ONU, Samantha Power, Washington considère que le déploiement initial de troupes turques a été négocié avec le gouvernement irakien. Nous espérons que le déploiement supplémentaire pourra se faire aussi de cette manière, a-t-elle ajouté.

 

Les Etats-Unis opèrent (en Irak) en étroite coopération et avec le consentement du gouvernement irakien et nous pensons que tous les pays devraient faire de même, a-t-elle affirmé.

 

Le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq a de son coté appelé Ankara et Bagdad à résoudre ce problème par un dialogue constructif. Il a confirmé qu'un responsable de l'ONU allait faire mardi au Conseil de sécurité un exposé portant sur la présence de troupes turques dans le nord de l'Irak, notamment près de Mossoul.

 

La diplomatie américaine a fait part de son hostilité à ce que le différend entre l'Irak et la Turquie, deux alliés de Washington, soit porté devant le Conseil de sécurité.

 

Nous continuons de penser que la meilleure façon d'avancer consiste à ce que la Turquie et l'Irak règlent cela de manière bilatérale et en discutent, a plaidé le porte-parole du département d'Etat John Kirby, tout en appelant au respect de la souveraineté de l'Irak.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 20:30
Su-24 Fencer Jet photo Russia MoD

Su-24 Fencer Jet photo Russia MoD

 

December 7, 2015: Strategy Page

 

The Russian Su-24 shot down in Syria by a Turkish F-16 on November 24th for being in Turkish air space may have been the victim of self-inflicted communications problems. After talking to the Su-24 pilot and checking the equipment configuration of the downed aircraft if was discovered that the Su-24 was not equipped to receive messages on the frequency Turkish air controllers used to send emergency calls. The Turks insisted their air controllers tried ten times in five minutes to warn the Su-24 to get out of Turkish air space but never got a response. The Turks produced recordings of these messages.

 

This was not an unknown problem. Russia worked out emergency procedures (for their warplanes over Syria) with the United States, Israel and France but not with Turkey. Apparently the Turkish air controllers were able to warn other Russian aircraft successfully but it turned out that the Su-24s had not had their radio equipment upgraded to receive messages from the Turkish controllers. The Russians still insist that their Su-24 was never inside Turkey and that the incident was deliberate. Russians and Turks will be arguing about this for years to comes, as they do about similar incidents going back centuries.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 12:30
photo UK MoD

photo UK MoD

 

05.12.2015 par RFI
 

L’Allemagne qui rejoint les opérations militaires contre le groupe Etat islamique (EI) et le Royaume-Uni qui frappe pour la première fois en Syrie, la coalition internationale anti-EI a montré ses derniers jours de nouveaux signes encourageants. Mais tant qu’elle ne réunira pas l’ensemble des forces opposées à l’organisation terroriste, elle n’atteindra pas son plein potentiel. Etat des lieux d’une alliance en construction.

 

Ça bouge au sein de la coalition anti-EI. Après les premières frappes britanniques en Syrie menées jeudi 3 décembre, c’est au tour du plus proche allié de la France, l’Allemagne, de rejoindre le théâtre des opérations militaires contre l’autoproclamé Etat islamique (EI). Les députés allemands ont autorisé vendredi le déploiement d’un maximum de 1 200 soldats, six avions Tornado ainsi que d’une frégate. Il s’agit de la plus importante mission de l’armée allemande à l’étranger.

Berlin ne précise pas la date du début de l’intervention, mais prévient que ses forces aériennes ne procèderont à aucun bombardement, se cantonnant à des activités de reconnaissance. L’Allemagne prend néanmoins une part plus active dans la coalition internationale, en soutien à son voisin français violemment touché lors des attentats de Paris le 13 novembre.

 

Qui fait quoi au sein de la coalition anti-EI ?

Si une soixantaine de pays ont rejoint la lutte contre Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique) depuis 2014 à l’appel des Etats-Unis, ils interviennent à des degrés différents. Seule une dizaine de membres effectuent des raids aériens. Parmi eux, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Jordanie interviennent à la fois en Irak et en Syrie.

Les premières frappes françaises ont eu lieu le 19 septembre 2014. Elles visaient des sites de Daech en Irak. Ce n’est qu’un peu plus d’un an plus tard que les bombardements français ont également visé des positions jihadistes en Syrie. Selon le ministère de la Défense, ces attaques ciblent « les centres de commandement et d’entraînement de Daech, ainsi que ses capacités logistiques et ses sources de financement ». Le journal Le Monde rapporte que 680 bombes ont été larguées depuis le début de l’engagement français. 580 objectifs auraient été détruits. Selon le quotidien, la France pourrait arriver à court de munitions et aurait passé commande auprès de fabricants américains.

Malgré une intensification des efforts en Irak et en Syrie consécutive aux attentats du 13 novembre, la contribution française sur le plan aérien reste mineure. Le plus gros actionnaire demeure les Etats-Unis. Certains pays ne frappent qu’en Irak ou à l’inverse, uniquement en Syrie. La participation des uns et des autres ne cesse d'évoluer. Ainsi, si le Royaume-Uni a mené ses premières attaques en Syrie jeudi peu après le vote au Parlement, le Canada s’apprête, lui, à suspendre ses frappes. Par ailleurs, les pays arabes du Golfe sont moins présents sur ce théâtre d’opérations depuis qu'ils sont engagés dans une intervention militaire au Yémen.

La majeure partie des membres de la coalition internationale s’abstient toutefois de prendre part aux raids aériens, se contentant d’une aide financière ou logistique, de livrer de l’armement ou de dispenser des conseils et des formations militaires.

 

La Russie et l’Iran font bande à part

Tous les Etats engagés dans la lutte contre l’EI ne sont pas partie prenante de cette large alliance menée par Washington. La Russie et l’Iran, qui sont tous deux de fidèles alliés du régime syrien dirigé par Bachar el-Assad, jouent leur partition en solo. Il faut ajouter à la longue liste d’ennemis de Daech l'armée syrienne appuyée par l'Iran et le Hezbollah libanais, ainsi que des groupes d'opposition syriens et les forces kurdes d'Irak comme de Syrie.

Moscou est massivement engagé depuis septembre dernier. Problème, la Russie est accusée de ne pas uniquement viser les intérêts de Daech, mais aussi de cibler les groupes rebelles opposés à Bachar el-Assad. Une grande partie de ses bombardements frappe des régions où l’ennemi commun n’est pas présent. Du 26 novembre au 4 décembre, l'aviation russe a détruit 1 458 « cibles terroristes » en Syrie au cours de 431 vols dans les provinces d'Idleb (nord-ouest), d'Alep (nord-ouest), de Lattaquié (nord-ouest), de Hama (centre), d'Homs (centre), de Raqqa (est) et de Deir Ezzor (est), indiquait vendredi un communiqué de l'aviation russe. Plusieurs missiles auraient touché des installations pétrolières ainsi qu’un « un bastion majeur de combattants », précise-t-il.

 

Une coalition unique impossible ?

Le président russe Vladimir Poutine a plusieurs fois plaidé pour une coalition internationale élargie intégrant l’Iran et la Syrie. Mais le sort réservé à Bachar el-Assad continue de diviser. La lutte contre l'EI « ne sera totalement efficace que si l'ensemble des forces syriennes et régionales s'unissent. Comment est-ce possible tant que Bachar el-Assad préside, lui qui a commis tant d'atrocités, et qui a contre lui une grande partie de sa population », interroge le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius dans le quotidien régional Le Progrès paru samedi.

Mais alors que jusque-là, la position française était catégorique sur la question, « ni Bachar, ni l’EI », la priorité est désormais donnée à l’anéantissement du groupe terroriste. « Une Syrie unie implique une transition politique. Cela ne veut pas dire que Bachar el-Assad doit partir avant même la transition, mais il faut des assurances pour le futur », juge-t-il.

Une légère inflexion déjà sous-entendue par le secrétaire d’Etat américain John Kerry qui estimait, vendredi en marge d’une visite en Grèce, qu’une alliance syrienne anti-EI était envisageable sans le départ préalable de Bachar el-Assad. « Il n'est pas évident qu'il (Bachar el-Assad) doive partir à condition qu'il y ait de la clarté sur ce que son avenir pourrait être ou ne pas être », a-t-il déclaré.

 

Crise turco-russe

Le projet de coalition unique que défend Vladimir Poutine, et que porte aussi son homologue français François Hollande, souffre aussi de la crise entre la Turquie et la Russie. Le torchon brûle entre Ankara et Moscou depuis que l’aviation turque a abattu un bombardier russe, le 24 novembre dernier, l’accusant d’avoir violé son espace aérien.

En réaction, le Kremlin a eu vite fait d’évoquer une implication du pouvoir turque dans la contrebande du pétrole de l’organisation Etat islamique. « Nous n'oublierons jamais cette complicité avec les terroristes. Nous considèrerons toujours la trahison comme l'une des actions les pires et les plus viles », a pourfendu Vladimir Poutine le 3 décembre lors de son adresse annuelle face aux parlementaires.

Cette semaine, le président américain Barack Obama, qui a rencontré ses homologues turc et russe, était à la manœuvre pour apaiser les tensions. « Comme je l'ai dit à M. Erdogan, nous avons tous un ennemi commun et c'est l'EI. Je veux être certain que nous nous concentrons sur cette menace et sur la nécessité de trouver une forme de solution politique en Syrie », a-t-il affirmé.

D’autres accusations visent la Turquie. Celles-ci proviennent de Bagdad. Craignant pour sa souveraineté, alors qu’il reçoit une aide étrangère dans sa lutte contre Daech, l’Irak a sommé samedi Ankara de retirer ses troupes présentes sur son sol. « Nous avons la confirmation que la Turquie a envoyé en territoire irakien des troupes estimées à près d'un régiment blindé, accompagnées de chars et d'artillerie prétendument pour entraîner des groupes armés, et cela sans la demande ou l'aval des autorités fédérales irakiennes », a protesté le Premier ministre irakien Haider al-Abadi. Un haut responsable des forces kurdes alliées à Ankara a expliqué qu'il s'agissait d'une simple relève de routine de forces turques qui entraînent des combattants anti-EI.

 

Pas de victoire sans troupes au sol ni solution politique en Syrie

Difficile de démêler le vrai du faux, toujours est-il que c'est un exemple parmi d’autres d’une communication brouillée entre les nombreux opposants au groupe Etat islamique. Face à la multitude désorganisée de ses adversaires et malgré le feu nourri des frappes de la coalition, le groupe terroriste semble continuer de prospérer.

« Tout le monde sait que si on ne peut pas trouver de troupes au sol prêtes à s'opposer à Daech, ce conflit ne pourra pas être gagné complètement avec les seules frappes aériennes », considère John Kerry. Mais Washington comme Paris se refusent à envoyer leurs soldats au sol. Dans ce cas de figure, la solution, au moins sur le front syrien, est politique. « Si nous parvenons à mettre en place une transition politique, nous allons permettre à toutes les nations et entités de se rassembler. L'armée syrienne, ensemble avec l'opposition (...) Les États-Unis, ensemble avec la Russie et d'autres, iront combattre Daech », prophétise le chef de la diplomatie américaine.

C’est sur le chaos syrien qu’a germé l’EI, c’est de la résolution de cette crise que peut venir son éradication. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a annoncé une prochaine réunion internationale à New York, durant la deuxième quinzaine de décembre, pour trouver une issue politique à ce conflit. Mardi, une grande partie de l’opposition syrienne doit se réunir à Riyad en Arabie saoudite pour établir un socle commun en vue de futures discussions avec le régime de Bachar el-Assad.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 16:30
L'Irak appelle la Turquie à retirer ses troupes de son territoire

 

05.12.2015 Romandie.com (ats)

 

L'Irak a appelé samedi la Turquie à retirer "immédiatement" ses troupes de son territoire après le déploiement de soldats turcs dans les environs de Mossoul (nord). Quelque 150 soldats turcs sont arrivés vendredi dans cette zone.

 

Le déploiement turc est considéré comme "une sérieuse violation de la souveraineté irakienne", indique le communiqué officiel diffusé par le Premier ministre irakien Haider al-Abadi. Selon l'agence de presse progouvernementale turque Anatolie, quelque 150 soldats turcs sont arrivés vendredi dans les environs de Mossoul, deuxième ville d'Irak occupée par le groupe djihadiste Etat islamique (EI), dans le cadre d'une mission d'entraînement des troupes kurdes irakiennes.

 

Ce contingent turc, soutenu par 20 à 25 chars, s'est déployé dans la région de Bashika, a ajouté Anatolie. Des soldats turcs sont présents depuis deux ans et demi dans le nord de l'Irak dans le cadre d'un accord de coopération destiné à l'entraînement des "peshmergas", les troupes de la région autonome du Kurdistan irakien.

 

"Nous avons la confirmation que la Turquie a envoyé en territoire irakien des troupes estimées à près d'un régiment blindé, accompagnées de chars et d'artillerie prétendument pour entraîner des groupes armés, et cela sans la demande ou l'aval des autorités fédérales irakiennes", a protesté le communiqué officiel irakien.

 

Le mouvement militaire opéré vendredi l'a été dans le cadre d'une rotation des effectifs affectés à cette mission, selon l'agence Anatolie.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 16:30
La Turquie dément tout renforcement de ses opérations militaires en Irak

 

05 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Ankara - Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a démenti samedi que le déploiement de soldats turcs dans les environs de la ville de Mossoul (nord) constituait le préalable à une opération militaire en Irak, après les critiques de Bagdad appelant Ankara à les retirer immédiatement.

 

Le camp de Bashika, à 30 km au nord de Mossoul, est un camp d'entraînement établi en soutien des volontaires qui combattent le terrorisme, a déclaré M. Davutoglu lors d'un discours télévisé.

 

Selon l'agence progouvernementale turque Anatolie, quelque 150 soldats turcs, soutenus par 20 à 25 chars, sont arrivés vendredi dans les environs de Mossoul, deuxième ville d'Irak occupée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), dans le cadre d'une mission de formation.

 

Des soldats turcs sont présents depuis deux ans et demi dans le nord de l'Irak dans le cadre d'un accord de coopération signé avec les autorités de la région autonome du Kurdistan irakien.

 

Ce n'est pas un nouveau camp, a-t-il ajouté, en rappelant que ses troupes y avaient déjà formé plus de 2.000 Irakiens. Le chef du gouvernement a qualifié le nouveau déploiement de rotation normale et de renfort pour faire face à des risques de sécurité.

 

Toute autre interprétation de ce mouvement de troupes ne saurait être qu'une provocation, a-t-il insisté.

 

Nous avons déjà formé et nous allons continuer à former nos frères irakiens qui combattent Daech (l'acronyme arabe du de l'EI) à Bashika et ailleurs, a poursuivi M. Davutoglu, nous allons continuer à renforcer notre coopération avec la République irakienne dans tous les domaines.

 

Nous n'avons aucune prétention sur aucun territoire. Le combat de la Turquie vise les organisations terroristes, a-t-il conclu.

 

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a dénoncé samedi dans un communiqué une sérieuse violation de la souveraineté irakienne et appelé la Turquie à se retirer immédiatement du territoire irakien.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 12:30
source MinDef Russie

source MinDef Russie

 

05.12.2015 RT.com

 

Téhéran possède des preuves, y compris des photos et des vidéos, du commerce illégal de brut entre les Turcs et les terroristes de l’Etat islamique (Daesh), et est prêt à dévoiler ses informations au public, a annoncé un responsable iranien.

«Si le gouvernement de la Turquie n’est pas informé du commerce que Daesh fait avec son pays, nous sommes prêts à lui présenter toutes les données que nous possédons», a déclaré vendredi soir Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil de discernement de l’Iran, cité par l’agence publique ARNA.

Le responsable a ajouté que l’Iran possédait des photos et des vidéos des camions de Daesh qui entraient sur le territoire turc, en notant que les autorités étaient prêtes à les diffuser.

«Des informations importantes seront bientôt présentées au public», a souligné Mohsen Rezaï, en appelant en même temps tous les pays qui luttent contre Daesh à se concentrer sur l’élimination du terrorisme.

Ces déclarations ont été faites alors que le responsable était en visite en Syrie pour rendre visite à des victimes blessées dans les violences.

En savoir plus : La Turquie fournit-elle des soins médicaux gratuits aux djihadistes syriens ?

Plus tôt ce matin, le ministère russe de la Défense a publié des plans et des photos satellite qui prouvent, pour le Kremlin, que la Turquie est la première destination du pétrole produit par Daesh qui sort en contrebande de ses territoires en Syrie et en Irak. Le ministère a également affirmé que le président turc et sa famille étaient personnellement impliqués dans ces activités.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a rejeté les preuves de Moscou, en l’accusant à son tour de faire du commerce de brut avec Daesh.

Entretemps, RT a parlé aux habitants de la Turquie, qui n’ont pas du tout été surpris semble-t-il des preuves présentées par Moscou.

«Je crois que Daesh et Erdogan ont une sorte de lien», a avoué un homme interrogé par notre correspondant Harry Fear dans les rues d'Istanbul. Un autre habitant de la ville a raconté que «ces rumeurs ont circulé depuis longtemps et tout le monde est au courant de ce qui se passe, mais personne n’a jusqu'à maintenant fait quoi que ce soit».

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 08:30
La contrebande de pétrole de l'EI vers la Turquie est insignifiante

 

04 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Washington - La quantité de pétrole introduite en contrebande vers la Turquie depuis des zones contrôlées par le groupe Etat islamique en Syrie est économiquement insignifiante, a estimé Washington vendredi après des accusations de la Russie affirmant qu'Ankara profite de ce commerce illégal.

 

Des responsables américains ont expliqué que la campagne de bombardements aériens a considérablement endommagé les infrastructure pétrolières des jihadistes qui contrôlent de larges pans de territoires en Syrie et en Irak.

 

Le pétrole extrait et exploité par l'EI, ajoute-t-ils, est de toute façon largement absorbé en Syrie.

 

La Russie accuse depuis plusieurs jours la Turquie de tirer profit de la contrebande d'or noir en provenance des jihadistes, allant même jusqu'à porter des accusations qui visent directement le président Recep Tayyip Erdogan et sa famille. La poussée de fièvre sur ce sujet vient alimenter la tempête diplomatique entre les deux pays après que l'aviation turque eut abattu un bombardier russe à sa frontière syrienne le 24 novembre.

 

La quantité de pétrole introduite en contrebande est extrêmement faible, a décru avec le temps et est insignifiante en terme de volume, à la fois en volume de pétrole et en volume de revenus, a précisé Amos Hochstein, coordinateur sur les questions d'énergie à l'international au sein du département d'Etat américain.

 

La diplomatie américaine avait démenti mercredi les accusations russes visant sans aucune preuve le président turc et sa famille.

 

Certes, ont reconnu des responsables américains vendredi, des petites quantités de pétrole passent la frontière turco-syrienne dans des camions-citernes, mais pas dans des proportions qui peuvent concerner les plus hauts niveaux de l'Etat.

 

Le pétrole est plutôt raffiné avant d'être revendu sur le marché noir dans les zones de guerre en Syrie et en Irak.

 

La contrebande pétrolière représente l'une des principales sources de financement de l'organisation ultra-radicale, qui en tire, selon des estimations, 1,5 millions de dollars de revenus par jour.

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 13:40
USAF F-15C Eagles (493rd Fighter Squadron) with Turkish Air Force F-16C Fighting Falcons - Anatolian Eagle 15, June 17, 2015, in Turkey - photo USAF

USAF F-15C Eagles (493rd Fighter Squadron) with Turkish Air Force F-16C Fighting Falcons - Anatolian Eagle 15, June 17, 2015, in Turkey - photo USAF

 

25 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - La Russie ne fera pas la guerre à la Turquie malgré le crash d'un avion de guerre russe, abattu près de la frontière syrienne par l'armée turque, que Moscou considère comme une provocation planifiée, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

 

Nous avons de sérieux doutes sur le fait qu'il s'agisse d'un acte spontané, cela ressemble beaucoup à une provocation planifiée, a-t-il estimé lors d'une conférence de presse.

 

Cependant, nous ne ferons pas la guerre à la Turquie, nos relations avec le peuple turc n'ont pas changé, a affirmé M. Lavrov, peu après que le président turc Recep Tayyip Erdogan eut déclaré que son pays n'a absolument aucune intention de provoquer une escalade après cette affaire.

 

Le ministre russe des Affaires étrangères a également annoncé avoir discuté environ une heure avec son homologue turc, Mevlut Cavusoglu.

 

Le ministre turc a tenté de justifier les décisions de l'armée de l'air turque en affirmant que l'avion russe a volé au total 17 secondes dans l'espace aérien turc, selon M. Lavrov.

 

Pour autant, cette attaque est totalement inacceptable, a déclaré M. Lavrov, ajoutant que Moscou allait sérieusement réévaluer les relations entre les deux pays.

 

Le chef de la diplomatie russe s'est en outre dit prêt à examiner sérieusement la proposition du président français François Hollande de fermer la frontière turco-syrienne afin d'arrêter le flux de combattants jihadistes.

 

Il s'est amassé sur le territoire turc trop d'éléments qui présentent une menace terroriste directe pour nos citoyens, a-t-il affirmé.

 

Un chasseur-bombardier Su-24 russe a été abattu mardi par l'armée turque, qui affirme qu'il se trouvait dans l'espace aérien turc, tandis que Moscou assure à l'inverse qu'il a été abattu dans le ciel syrien.

 

L'un des deux pilotes, qui ont pu s'éjecter avant le crash, a été tué par des rebelles syriens avant de toucher le sol, selon Moscou. Le second a pu être ramené à sa base au terme d'une opération menée par les forces syriennes et des troupes russes, d'après le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

 

Un soldat russe a été tué lors de cette opération de sauvetage, avait annoncé dès mardi soir l'état-major russe.

 

Cet accrochage, le plus grave survenu depuis le début de l'intervention militaire russe en Syrie fin septembre, a provoqué une grave crise entre Ankara et Moscou.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:30
D'où vient la fortune de l'État islamique ?

 

18/11/15 Alain Mouton, journaliste  - Trends

 

L'État islamique, l'organisation derrière les attentats de Paris, est une des armées de mercenaires les plus solvables au monde. Elle tire ses gigantesques moyens financiers de diverses sources: pétrole, chantage, enlèvements, antiquités et même coton. À cela, on peut ajouter des dons de mécènes des riches États du Golfe.

 

Des terroristes ont pu commettre des attentats au nom de l'État islamique (EI, IS ou Daech) principalement parce qu'ils disposaient de suffisamment de moyens financiers pour préparer leurs opérations sanguinaires. Et de l'argent, l'EI en a en abondance.

Différents rapports de services secrets et de groupes de réflexion en Europe et aux État-Unis font état de très diverses sources de financement dans le chef de l'État islamique. Pour 2015, le budget de l'organisation est estimé à 2 milliards de dollars. D'où vient cette manne d'argent ?

 

1. Un État qui lève des impôts

Le 29 juin 2014, Daech a proclamé le Califat islamique dans certaines parties de la Syrie et de l'Irak, où l'on applique sévèrement la charia islamique. Profitant d'un vide de pouvoir en Irak et des révoltes contre le régime de Bachar el-Assad en Syrie, l'État islamique a pu s'ancrer dans la région et même prendre le relais d'un gouvernement classique.

Qui dit gouvernement, dit impôts. IS perçoit effectivement ceux-ci dans les zones sous son contrôle. Des impôts allant jusqu'à 50% des revenus des fonctionnaires et des employés irakiens et syriens. Les camions de passage dans la région doivent s'acquitter d'une taxe de transport. La population - quelque 10 millions de personnes vivent dans les zones contrôlées par l'État islamique - doit payer une sorte d'impôt de révolution. L'argent est en partie utilisé pour remplir un certain nombre de tâches étatiques, comme l'approvisionnement en eau et les soins de santé. C'est en effet une façon idéale de s'attirer la sympathie des populations locales. Mais la majeure partie des impôts est allouée au paiement des combattants de l'État islamique.

Prendre le rôle de l'État signifie aussi avoir accès aux réserves d'une Banque Nationale. L'EI dispose de 400 millions de dollars de réserves en devises depuis la prise de la ville de Mossoul au nord de l'Irak, où se trouve un siège local de la Banque Nationale irakienne. Avec cet argent, IS a les moyens de payer, pendant une année entière, 600 dollars par mois à 60.000 combattants, tweetait le Britannique Eliot Higgins, spécialiste de l'islam.

Depuis sa capitale officieuse à Raqqa, l'EI contrôle les principaux territoires agricoles de Syrie, où l'on cultive des céréales, mais surtout du coton. Céréales et coton représentent 7% des revenus de l'État islamique (voir tableau). Avant la guerre, la Syrie était le plus important producteur de coton au monde et Daech contrôle désormais 90% des champs du pays. Le coton est transporté vers la Turquie par des routes de contrebande, où il est revendu en pratiquant le dumping. Le gouvernement turc, officiellement opposé à l'État islamique, ferme les yeux. IS gagne ainsi 180 millions d'euros par an grâce à la vente de coton, de céréales et d'autres cultures. Un agriculteur doit par ailleurs payer un impôt sur une partie du produit.

 

2. Les revenus du pétrole

Les routes de contrebande entre la Syrie et la Turquie sont aussi empruntées pour l'exportation de pétrole. IS contrôle d'importantes sources de pétrole en Syrie (60% du total), en fait l'exploitation et en vend le produit. Les revenus du pétrole représenteraient plus de 700 millions de dollars par an, soit 38% des revenus de l'État islamique. L'organisation terroriste produirait des dizaines de milliers de barils par jour, qui sont vendus à un prix d'à peine 20 à 25 dollars le baril alors que le prix sur les marchés internationaux tourne autour des 44 dollars.

Daech est devenue une compagnie pétrolière qui tourne bien, écrivait le Financial Times en octobre. La vente de pétrole se fait dans le plus pur style de la mafia: l'acheteur est mis sous pression pour conclure un deal lucratif pour l'EI.

Et pour la gestion des champs de pétrole, l'État islamique attire des techniciens et des ingénieurs avec de hauts salaires. La production de pétrole continue à fonctionner, malgré les bombardements des sites par la coalition internationale. La vétusté des infrastructures de pompage de pétrole, qui exige de nouveaux investissements, semble poser un plus grand problème à l'État islamique.

Le plus important acheteur du pétrole de l'EI est la Turquie, pourtant membre de l'OTAN et membre de la coalition internationale contre l'organisation terroriste. Et la Turquie n'est pas sanctionnée pour ce commerce par les États-Unis. Pour les experts en politique internationale, c'est une preuve du rôle ambigu joué par la Turquie et les États-Unis dans la région.

Autre situation absurde: l'EI contrôle différentes centrales électriques qui s'avèrent cruciales pour l'approvisionnement des parties de la Syrie sous contrôle du régime de Bachar el-Assad. Le gouvernement syrien paye l'État islamique pour cette électricité, alors que les deux parties se mènent une guerre sans merci.

L'exploitation d'autres matières premières, comme le ciment et les phosphates, représente encore 20% des revenus.

 

3. La vente de trésors culturels

Les musées et sites archéologiques de Syrie et d'Irak hébergent des oeuvres d'art millénaires. Les combattants de l'EI, qui considèrent ces antiquités comme une forme d'idolâtrie, postent régulièrement des vidéos dans lesquelles on les voit saccager ces trésors culturels.

Mais à côté de cela, ces objets d'art représentent une importante source de revenus. Certains datent d'il y a 8000 ans. Le pillage des musées rien que dans la région syrienne d'Al-Nabuk aurait déjà rapporté plus de 36 millions de dollars à l'EI.

 

4. Enlèvements et trafic d'esclaves

Le chantage et les enlèvements contribuent aussi à la manne de l'EI. Les opposants à l'organisation terroriste ou les minorités religieuses voient par ailleurs leurs propriétés confisquées et vendues par Daech. Cela vaut aussi pour les propriétés des réfugiés.

Et il y a encore le commerce d'esclaves de femmes issues de toutes sortes de groupes minoritaires. Une pratique moyenâgeuse qui rapporte.

 

5. Mécènes

Ce dont on parle peu, ce sont les lignes d'approvisionnement financier en provenance des États du Golfe comme l'Arabie Saoudite et le Qatar. Il ne s'agit pas d'un soutien direct d'État, mais de financement par de riches mécènes qui ont de la sympathie pour le fondamentalisme musulman. Un tel financement international fait de l'État islamique une véritable multinationale terroriste.

L'importance de cette source de revenus recule toutefois à seulement 2% des revenus.

Pendant longtemps, le Koweït a été une plaque tournante pour le transfert de ces fonds vers les organisations djihadistes, mais depuis peu, de tels flux d'argent sont contrôlés plus sévèrement.

Un important 'fundraiser' était le Tunisien Tariq Bin-Al-Tahar Bin Al Falih Al-'Awni, qui a réussi à recueillir 2 millions au Qatar pour Daech. Il a été tué par un drone américain en juin.

 

6. Payer des mercenaires et être payé

Enfin, l'EI est dans les faits une armée de mercenaires qui recrute partout dans le monde. Les combattants en Syrie proviennent de 110 pays au moins. La majorité - ce qui est surprenant - ne vient peut-être pas d'Europe mais d'Arabie Saoudite (2.500) et de Tunisie (3.000), contre environ 400 de Belgique et 800 de France. Ils constituent une source de revenus parce que, entre autres, ils emportent avec eux de l'argent, par exemple d'un crédit à la consommation engagé en Europe et jamais remboursé.

D'après le criminologue français Xavier Raufer, de nombreux combattants en Syrie issus de France et de Belgique par exemple sont liés à des réseaux criminels dans leur pays d'origine. Ils seraient impliqués dans des trafics d'armes et de drogue. Quand ils partent en Syrie, ils emporteraient également les moyens financiers nécessaires.

La caractéristique propre aux mercenaires, c'est qu'ils se mettent à disposition de ceux qui paient le plus. Cela est aussi vrai en Irak et en Syrie. Pour les mercenaires actifs dans les groupes de rebelles dits modérés - par ailleurs financés par les États du Golfe, mais aussi par les États-Unis (qui combattent contre l'État islamique et contre Assad) -, la tentation est grande de franchir le pas vers l'EI, meilleur payeur. Lors de leur transition, ils peuvent également emporter du matériel militaire, qui leur est ironiquement livré en suffisance par les pays qui combattent Daech.

 

Répartition des revenus de l'Etat Islamique

Pétrole 38%

Gaz        17%

Chantage / Impôts / art               16%

Mines de phosphate     10%

Production de ciment   10%

Coton / céréales              7%

Dons     2%

Source: GRC

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:30
Chinese S-300 (HongQi 9 [HQ-9]) launcher during China's 60th anniversary parade, 2009. photo Jian Kang

Chinese S-300 (HongQi 9 [HQ-9]) launcher during China's 60th anniversary parade, 2009. photo Jian Kang


15.11.2015 45eNord.ca (AFP)
 

La Turquie a annulé un mégacontrat d’un montant de 3 milliards d’euros (4,29 milliards $ CAD) remporté il y a deux ans par la Chine pour équiper son armée de missiles sol-air, a indiqué dimanche à l’AFP une source proche du gouvernement turc.

 

« Cette décision a été récemment prise par le gouvernement », a déclaré cette source. Ce contrat attribué en 2013, à la surprise générale, à la firme China Precision Machinery Export-Import Corporation (CPMIEC), avait suscité l’ire des États-Unis.

L’information survient alors que la Turquie accueille dimanche et lundi à Antalya (sud) les dirigeants des pays du G-20, les plus riches de la planète, dont le président chinois Xi Jinping.

La Turquie a décidé d’annuler le projet, à la traîne notamment en raison de la réticence de la partie chinoise de partager une grande partie de sa technologie durant plusieurs mois de longues discussions, a rapporté la chaîne d’information CNN-Türk.

Pour l’heure, « Ankara projette de produire ses propres missiles avec le soutien d’un système d’armement mondialement reconnu », a affirmé la chaîne.

Ankara ne devra donc pas lancer un nouvel appel d’offres, un processus qui risque encore de prendre de longs mois, a-t-on précisé de source informée.

En 2013, sa décision de retenir une entreprise d’État chinoise avait provoqué la levée de boucliers des alliés de la Turquie au sein de l’Otan. Tous ont regretté l’absence de compatibilité du matériel chinois avec leurs propres systèmes et rappelé que CPMIEC faisait l’objet de sanctions de Washington pour avoir livré des armes à la Syrie et à l’Iran sous embargo.

Sous pression, Ankara a donc été contraint de revoir à plusieurs reprises sa position en repêchant les deux autres candidats de l’appel d’offres (les américains Raytheon et Lockheed Martin, et le consortium franco-italien Eurosam), priés de reformuler leurs propositions.

Au début de l’année 2014, la Turquie située dans une position géostratégique particulièrement instable et dangereuse, avait fait finalement savoir que son choix pour les missiles chinois n’est pas définitif et étendu à deux reprises le délai de soumission pour favoriser, semble-t-il, de nouvelles offres.

La Turquie envisage à la fois de renforcer sa protection contre des attaques aériennes ou de missiles, de diversifier ses fournitures d’équipements et de trouver des partenaires en vue de la coproduction d’armements.

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