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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 12:40
photo SDBR

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20.12.2016 par Alain Establier - « SECURITY DEFENSE Business Review » n°162

 

SDBR: Comment va la Russie aujourd’hui?

Gaël-Georges Moullec * : Il n’y a plus d’ascenseur social dans la Russie d’aujourd’hui, ce qui est un problème moins connu, mais aussi important à terme que les problèmes démographiques ou économiques. Le système est bloqué par des élites qui placent leurs familiers aux postes de responsabilités, écartant ainsi ceux qui pourraient y accéder par le mérite et par leurs capacités. Au temps de Gorbatchev, le peuple a accepté la désintégration du pays car il y avait l’espoir dans l’avenir, la possibilité de se déplacer enfin à l’Etranger ; sous Eltsine, la dégradation économique s’accompagnait pour certains d’une ascension sociale basée sur des privatisations discutables. Aujourd’hui, il y a un danger de « brejnevisation » avec des gens installés aux commandes depuis trop longtemps, ainsi 1% de la population dispose de 70% de la richesse nationale. A cela, il faut ajouter la question de l’avenir de Vladimir Poutine, que certains posent depuis l’été 2016, et l’interrogation sur une éventuelle interruption de son 3ème mandat, sous le prétexte d’une santé défaillante, mais en réalité pour devancer une situation économique qui pourrait devenir catastrophique et recourir par anticipation à des élections présidentielles encore gagnables par un « héritier » désigné d’avance. On observe ainsi la nomination récente, à des postes de gouverneur, d’anciens haut-fonctionnaires des services de renseignement ou des forces spéciales qui pourraient parfaitement tenir, si nécessaire, ce rôle d’héritier.

 

Indépendamment du pétrole et des sanctions internationales, y a t-il une autre cause à la situation économique du pays ?

Il y a quatre causes en fait : des investissements qui n’ont pas été faits en temps utile, une corruption perdurant qui réduit d’autant le montant des investissements d’Etat, la baisse du prix du pétrole et les sanctions occidentales, touchant principalement et individuellement les proches de Poutine. Les sanctions technologiques existaient déjà du temps des Soviétiques et n’avaient pas été réellement levées depuis 1991. Par contre, aujourd’hui les contre-sanctions russes peuvent avoir un effet bénéfique pour le pays, en l’obligeant à redevenir le grand pays agricole qu’il était avant 1917. Cependant, n’oublions pas qu’une certaine caste russe s’enrichit des exportations de pétrole et de gaz et des importations agricoles et industrielles ; elle n’a donc rien à gagner à la relocalisation d’une partie de l’économie et pourrait voir d’un mauvais œil certaines prises de position extérieures offensives (Crimée, Donetsk, Syrie, missiles « Iskander » à Kaliningrad) du Président Poutine.

 

Pourquoi le Président Poutine prend-il ce risque ?

Le président Poutine a deux cerveaux : celui de l’ancien du FSB, patriote, qui a grandi à Leningrad, « berceau de trois révolutions », et celui d’une personne qui a fait son chemin en accumulant une richesse personnelle d’un montant aussi impressionnant que flou. Selon le cerveau qu’il utilise, il prend des décisions dans l’un ou l’autre sens. L’erreur de l’Occident est de ne pas avoir perçu cela et d’avoir transformé une personne qui suivait initialement, comme héritier direct d’Eltsine, son intérêt financier en un patriote capable de mettre entre parenthèse ces mêmes intérêts comme prix du retour de la Russie sur la scène internationale.

 

Pensez-vous que le rattachement de la Crimée à la Russie ait été un acte irréfléchi du président Poutine ?

Il n’avait certainement pas prévu l’ampleur des sanctions personnelles prises par les Européens et les Américains à l’égard d’une centaine de dirigeants russes. A part cela il faut savoir que la Crimée, pour les Russes, c’est un peu l’Alsace-Lorraine pour les Français… La Crimée a été perdue deux fois : une fois contre les Français et les Anglais durant la guerre de Crimée (1853-1856), une fois contre les Allemands durant la grande guerre patriotique (1941-1945). La possibilité que l’OTAN ait pu envisager d’y implanter une base, grâce au retournement de l’Ukraine en 2014, a été le déclencheur de la réaction russe. De plus, les Européens ont complètement occulté le soutien populaire local à l’initiative du président Poutine : sur les 24.000 militaires ukrainiens présents en Crimée en 2014, 18.000 ont choisi de rester, de prendre la nationalité russe et d’opter pour leur intégration dans les forces armées russes. On peut juger à cette aune de leur attachement à l’Ukraine !

 

Pourquoi la Russie s’est-elle engagée auprès de Bashar al-Assad en Syrie ?

En matière de politique étrangère il n’y a pas d’ami ou d’ennemi, il y a des alliances de circonstances. Le président Poutine a le sentiment d’avoir été floué sur l’affaire libyenne en 2011, qui avait donné lieu à un conflit ouvert entre Vladimir Poutine, alors Premier Ministre, et Dimitri Medvedev, alors Président. Ensuite, le terrorisme islamique s’est largement exprimé en Russie par de multiples attentats sanglants et le terrain syrien a donné un espace de formation idéal pour des islamistes russes et de l’ex-URSS appelés à porter ensuite la menace sur le territoire russe, où vivent depuis toujours des Musulmans (15%) ou en Asie centrale. Enfin, la volonté américaine d’utiliser la Syrie, après une victoire de la « démocratie » dans la guerre civile, pour le transit du gaz et du pétrole en provenance d’Arabie Saoudite et de la péninsule arabe était une concurrence directe pour la production russe à destination de l’Europe. Si l’on ajoute la possibilité de bénéficier de facilités militaires portuaires ou aériennes, voila les vraies bonnes raisons de l’engagement russe aux cotés de Bachar el-Assad.

 

Est-ce que le changement de majorité à la Maison Blanche peut changer la position américaine vis à vis de la Russie ?

Ce qui va changer, c’est l’abandon de la position idéologique des Américains face aux Russes : « Le Bien » contre « l’Empire du Mal ». Par contre, le retour aux investissements publics faits sur le territoire des Etats-Unis va permettre la recherche de l’autonomie énergétique des Américains, entrainant de fait la chute des cours du pétrole et donc des difficultés accrues pour la Russie. Les Russes, pour se sortir de ce retournement de situation, devront sans doute investir dans les infrastructures lourdes (autoroutes, chemins de fer à grande vitesse, hubs aériens), dans les vraies technologies hi-Tech, et pas les nanotechnologies « à la Tchoubaïs » et parvenir à une réelle conversion, permettant au secteur civil de bénéficier des avancées technologies issues de la recherche militaire. Ce qu’on observe actuellement des arrestations de responsables (tel le ministre de l’Economie Alexeï Oulioukaïev accusé de corruption et arrêté le 15/11/16) tient dans une expression russe « Tout pour les miens, pour les autres juste la Loi ! ». Ce n’est pas l’abolition de la corruption, c’est plutôt la régulation de la corruption, voir son utilisation à des fins politiques. Pour autant, il est possible pour les entreprises occidentales de travailler en Russie avec des responsables raisonnables, voir honnêtes.

 

Quelle solution politique serait envisageable en Syrie ?

mieux, pour la Russie, nous pouvons imaginer la pérennité du régime syrien et la réintégration de Bachar el-Assad au concert des nations : n’oublions pas qu’il avait été invité à Paris aux fêtes du 14 juillet 2008, comme Kadhafi l’avait été en grande pompe en 2007 ! Le raisonnable pour la Russie serait une solution politique, négociée et agréée par la nouvelle administration américaine, permettant à moyen-terme le renouveau de la Syrie et garantissant les intérêts de la Russie. La plus mauvaise solution pour les Russes serait issue d’un atermoiement de leur part, qui entrainerait une négation des leurs intérêts dans la région par l’Occident : si le président Poutine est toujours au pouvoir, il pourrait y avoir de fortes réactions, si ce n’est plus lui, mais un dirigeant comme Medvedev, il ne se passerait rien...

 

Que dire de la puissance militaire russe ?

La prise de conscience que la Russie est de retour date du 10 février 2007, lorsque le président Poutine prononce son discours à la Conférence de Munich sur la sécurité**. En 2008, lors des événements d’Ossétie du Sud, les Russes avaient compris que leur outil militaire n’était plus adapté, même à une intervention locale, d’où l’injection de sommes immenses pour la modernisation de l’appareil militaire jusqu’en 2020. Le ministre russe de la Défense depuis 2012, Sergeï Choïgou, a une approche pragmatique permettant d’optimiser les sommes investies avec une déperdition minimum. La Russie investit des sommes importantes dans l’armement, mais comparativement relativement faibles au plan mondial (une trentaine de milliards par an), se cantonant souvent dans la production de matériels modernisés, sous-entendu « rétrofité ». Initialement, les stratèges occidentaux s’accordaient à dire que « tout cela n’est que de la quincaillerie », le seul vrai équipement moderne de l’armée russe étant le char T-14 « Armata ». Par contre, au niveau régional, cet armement modernisé place la Russie au rang de superpuissance : en Europe de l’Est, au Moyen-Orient, en Asie Centrale. L’ensemble donne donc à la Russie une place non négligeable, même si elle est encore très loin d’atteindre les capacités globales des Etats-Unis et donc de l’OTAN.

 

Que conseilleriez-vous au prochain responsable de la diplomatie de la France ?

Il faut éviter de donner des leçons aux Russes, travailler ensemble et rester vigilant car ils sont, certes inconstants, mais dans une certaine constance qui veut refaire de la Russie une puissance globale. N’oublions pas qu’ils ont su survivre aux Mongols, à Napoléon, à Hitler et, plus encore, à leurs propres dirigeants… En regardant simplement la carte, on comprend vite qu’il convient, non pas de collaborer avec la Russie, le terme serait impropre, mais d’interagir activement avec elle, tout en défendant âprement nos intérêts biens compris.

 

 

* Gaël-Georges Moullec a publié notamment Rapports secrets soviétiques. La société russe dans les documents confidentiels (1921-1991), Gallimard, 1994. Le KGB dans les Pays Baltes, Belin 2005. Dimitrov, journal 1933-1949, Belin, 2006 et Pour une Europe de l'Atlantique à l'Oural : Les relations franco-soviétiques 1956-1974, paru en russe en 2015 et en français en janvier 2016, https://leseditionsdeparis.com

 

** discours intégral : http://www.alterinfo.net/Discours-de-Vladimir-Poutine-prononce-le-10-fevrier-a-la-Conference-de-Munich-sur-la-securite-texte-integral_a6513.html

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 11:55
Lors de l'expédition de Suez, les militaires du 2e RPC progressent vers Port-Saïd, appuyés par les blindés anglais. Photo Le Barbenchon SCA-ECPAD

Lors de l'expédition de Suez, les militaires du 2e RPC progressent vers Port-Saïd, appuyés par les blindés anglais. Photo Le Barbenchon SCA-ECPAD


05.11.2015 source SHD

 

5 novembre 1757 : bataille de Rosbach (Allemagne). Le prince de Soubise à la tête d’une armée franco-impériale est complètement défait par l’armée prussienne de Frédéric II. Les Prussiens, inférieurs en nombre, ont tendu un piège dans lequel les français donnent sans méfiance. Longtemps, cette défaite reste pour la France, synonyme de désastre déshonorant car le vent de panique qui a soufflé dans les rangs français a poussé beaucoup d’unités à se replier sans combattre.

 

5 novembre 1854 : bataille d’Inkerman. (Crimée). Après l'échec de Balaklava (25 octobre 1854), le général russe Menchikov ordonne une deuxième tentative de rupture du siège de Sébastopol par une attaque massive (36 000 hommes) des arrières anglais sur le plateau d'Inkerman. La surprise alliée est totale mais le manque de coordination du commandement russe s’ajoutant à la résistance héroïque du petit contingent britannique donne suffisamment de temps aux Français pour amener des renforts. Les généraux Bourbaki et Bosquet inversent le sort des armes et  transforment l'échec russe en déroute. L'armée russe perd 10 000 hommes, les Anglais 3 000 et les Français 800, principalement dans un assaut suicidaire de la brigade Lourmel sur le bastion de la Quarantaine. Cette victoire commune est toujours célébrée dans la mémoire de l'armée britannique, beaucoup moins chez les Français.

 

5 novembre 1956 : opération sur Suez (Egypte). Le président Nasser a nationalisé en Juillet le canal de Suez dont les intérêts étaient principalement franco-britanniques. Lors des accords secrets de Sèvres (24 oct), les gouvernements français (Guy Mollet), britannique (Anthony Eden) et Israélien (Ben Gourion) décident d’intervenir militairement : la France pour sanctionner le soutien au FLN algérien, la Grande-Bretagne pour reprendre le contrôle du canal, Israël pour mieux  contrôler sa frontière Sud et le golfe d’Akaba. Les Israéliens ont lancé une offensive blindée dans tout le Sinaï (29 oct) que les franco-britanniques déclarent vouloir arrêter en menant une opération aéroportée sur Port Said. L’opération est tactiquement une belle réussite, tous les objectifs assignés étant atteints, cependant les menaces soviétiques et protestations américaines obligent le trio à faire machine arrière et mettent en évidence que l’Europe a définitivement cédé le leadership mondial aux deux grands. Au même moment, les russes en profitent pour mater la révolte à Budapest, sans réaction à l’Ouest.

Note RP Defense:

voir Opération Franco-Israélo-Britannique du Sinaï (29 octobre – 5 novembre 1956)

voir Lors de l’expédition de Suez, parachutage d’hommes et de matériel dans la région de Port-Saïd.

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 07:40
La Russie et l’Ukraine, un an après l’annexion de la Crimée - La lettre de l'IRSEM n°3 - 2015


10/06/2015  par IRSEM

 

La Lettre de l'IRSEM est notre lettre d'information. Chaque mois, chercheurs résidents et invités y présentent un dossier stratégique, des chroniques et points d'actualité.
 

La lettre de l'IRSEM n°3 - 2015

 

Dossier stratégique : La Russie et l’Ukraine, un an après l’annexion de la Crimée

 

La lettre de l'IRSEM n°2 - 2015
Dossier stratégique : La diplomatie proactive des pays du Conseil de Coopéra-tion du Golfe au Moyen-Orient

La lettre de l'IRSEM n°1 - 2015
Dossier stratégique : Risques et défis internationaux

 

2014 - La lettre de l'IRSEM

La lettre de l'IRSEM n°8 - 2014
Dossier stratégique : Sécurité globale et surprises stratégiques en Europe

La lettre de l'IRSEM n°7 - 2014
Dossier stratégique : La Syrie : Quelles perspectives pour une sortie de crise ?

La lettre de l'IRSEM n°6 - 2014
Dossier stratégique : La politique étrangère et de défense de la Chine :  Une nouvelle étape?

La lettre de l'IRSEM n° 5 - 2014

La Lettre de l'IRSEM n°4 - 2014
Dossier stratégique : Quelles stratégies étatiques dans le monde arabe face au jihadisme?

La Lettre de l'IRSEM N°3 - 2014
Dossier stratégique: La Pologne, un acteur de la défense européenne

Version en polonais du dossier stratégique

La Lettre de l'IRSEM N°2 - 2014

La Lettre de l'IRSEM N°1 (2,02 Mo)

 

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 12:40
Militarization of Crimea and security situation

 

19-03-2015 - SEDE

 

The Subcommittee will exchange views on the militarisation of Crimea and the security situation one year after the illegal annexation by Russia with representatives from the Crimean Tatar community and the Crimean Tatar Mejlis.

 

When: 24 March 2015

 

Further information Draft agenda and meeting documents

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 16:40
Tu-22M3 code Otan Backfire

Tu-22M3 code Otan Backfire

 

Moscou, 17 mars 2015 Marine & Océans (AFP)

 

La Russie va déployer des bombardiers stratégiques en Crimée, a affirmé mardi une source au sein du ministère de la Défense, un an après l'annexion de la péninsule par la Russie.

 

"Prenant part à des exercices imprévus d'aptitude au combat, des bombardiers stratégiques Tupolev 22-M3 seront déployés en Crimée", a affirmé cette source sans donner de date précise.

 

Le déploiement de ce bombardier supersonique à long rayon d'action, capable d'emporter l'arme nucléaire, intervient dans le cadre de manoeuvres militaires massives ordonnées par le président russe Vladimir Poutine, qui comprennent notamment le déploiement dans l'Arctique de près de 40.000 soldats.

 

Iskander-M

Iskander-M

 

Toujours dans le cadre de ces manoeuvres, la Russie a déployé mardi des batteries de missiles Iskander-M dans l'enclave occidentale de Kaliningrad, frontalière de la Pologne et de la Lituanie, et mis en état d'alerte maximale ses divisions aéroportées basées à Pskov, près de la frontière avec la Lettonie et l'Estonie.

 

La semaine dernière, l'armée russe avait déjà entamé des manoeuvres de grande ampleur dans plusieurs régions, déployant notamment 8.000 artilleurs en Crimée et dans le sud-ouest, près de la frontière avec l'Ukraine.

 

Moscou a plusieurs fois répété sa volonté de voir ses Tupolev 22-M3 être basés en Crimée, où existe une importante base navale russe, à partir de 2016.

 

Lundi, l'Union européenne a réaffirmé sa condamnation de "l'annexion illégale" de la péninsule et s'est dite inquiète de sa "militarisation croissante", par la voix de sa chef de la diplomatie, Federica Mogherini.

 

La Crimée célèbre jusqu'à mercredi, décrété jour férié dans la région, le 1er anniversaire de son "retour" dans le giron russe, un an après le référendum controversé qui justifia son annexion par la Russie.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 17:40
Les sanctions contre la Russie ont-elles un effet dissuasif ?


21.01.2015 par Céline MARANGÉ - IRSEM

 

Depuis l’annexion de la Crimée, en mars 2014, la Russie a été l’objet de plusieurs vagues de sanctions. Décidée le 12 septembre 2014, la dernière faisait suite à l’entrée de troupes et de véhicules blindés russes en Ukraine. Les sanctions européennes et américaines visent à isoler la Russie sur la scène internationale, à affaiblir le système de pouvoir du Président Poutine en touchant son entourage proche, et à porter atteinte aux sources de revenus de l’État russe en ciblant le secteur énergétique, le secteur bancaire et financier et l’industrie de la défense.

 

Conjuguées à une baisse soudaine et continue du cours du pétrole, les sanctions occidentales ont aggravé les difficultés économiques que la Russie rencontrait depuis la crise financière mondiale de 2008. Le budget et la balance commerciale dépendant étroitement de la capacité des grandes compagnies énergétiques russes à exporter du gaz et du pétrole, l’État russe voit ses ressources s’effondrer et ses réserves fondre. L’économie russe traverse une situation périlleuse, ce dont témoigne la dégradation des principaux indicateurs macro-économiques. Le rouble a subi une forte dépréciation par rapport aux devises de référence, perdant près de 50% de sa valeur vis-à-vis du dollar et de l’euro en quelques mois. La dévaluation de la monnaie nationale renforce le poids de la dette et fragilise les grandes compagnies russes, qui sont, pour certaines, très endettées. Par ailleurs, la réorientation des intérêts économiques en Asie, promise au printemps 2014, s’avère moins prometteuse que prévu. La Chine ne constitue pas un marché de substitution pour les hydrocarbures russes. En plus des effets économiques, les sanctions ont des effets politiques. L’annexion de la Crimée a modifié l’équilibre des forces au sein de l’establishment russe. Elle a renforcé le camp des « siloviki », les représentants des principales structures de force, tout en avivant leurs dissensions. Ces tensions politiques entravent la recherche d’un consensus au plus haut niveau de l’État. Elles empêchent l’élaboration d’une politique budgétaire cohérente, adaptée aux défis du moment. La baisse des dépenses publiques ne suffira pas à tirer le pays de la récession, d’autant que les sanctions s’accompagnent d’une fuite massive des capitaux et d’une crise de confiance des milieux d’affaire et qu’elles donnent lieu à des logiques de prédation et de privatisation des ressources de l’État.

 

Les sanctions occidentales ont d’ores et déjà des effets destructeurs sur l’économie et le régime russes. Sont-elles pour autant dissuasives ? On observe, à cet égard, des signes contradictoires, donnant de prime abord l’impression d’une politique erratique, qu’il s’agit de décrypter. Le Kremlin assignait plusieurs objectifs à l’annexion de la Crimée. Il a remporté un franc succès politique, en renforçant son assise et sa popularité à l’intérieur du pays, mais il a essuyé un cuisant échec sur les plans économique et stratégique. Les dirigeants russes ont commis plusieurs fautes d’appréciation. Ils ont notamment sous-estimé le degré de cohésion et la capacité de réaction des « Occidentaux », ainsi que leur attachement au droit international et aux principes de sécurité collective en Europe. Ces fausses perceptions, ajoutées à des convictions idéologiques, les ont conduits à prendre des décisions précipitées. A posteriori l’escalade de la violence dans l’Est de l’Ukraine, qui, d’après le témoignage d’acteurs russes directement concernés, a été organisée par les services secrets russes, apparaît comme une erreur stratégique majeure. Non seulement elle a entrainé un renforcement des sanctions, mais elle porte atteinte aux positions géopolitiques de la Russie en Europe et implique des risques de déstabilisation en Russie. Or le Président russe a atteint un point de non retour. Il a engagé son pays dans un processus de radicalisation et d’auto-isolement dont il est désormais lui-même en partie prisonnier pour des raisons de politique interne.

 

Isolé sur la scène internationale, écartelé entre différents groupes d’intérêts, confronté à des défis économiques d’envergure et à des incertitudes militaires majeures, le régime russe voit sa marge de manoeuvre se réduire. Pour faire valoir ses vues et défendre ses intérêts, il dispose de plusieurs leviers de pression qui, tous, comportent des risques politiques pour l’Ukraine et les pays européens. L’étude présente et discute chacun de ces paramètres, lesquels peuvent permettre à la France et à l’Europe d’imaginer des possibilités d’action susceptibles de dénouer cette crise.

 

Etude de l'IRSEM n°37 - 2015

 

 

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 11:40
Sevastopol Dnepr radar

Sevastopol Dnepr radar

 

04/10/2014 lefigaro.fr

 

Les forces russes vont moderniser et rouvrir en Crimée une station radar d'alerte antimissile, installée à l'époque soviétique dans cette péninsule ukrainienne rattachée en mars à la Russie, a annoncé un haut responsable de la défense russe.

 

Suite de l'article

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 15:40
Kiev affirme que 4.000 soldats russes en Crimée sont massés à la frontière avec l'Ukraine

 

 

18 septembre 2014 Romandie.com (AFP)

 

Simféropol - L'armée ukrainienne a affirmé jeudi que la Russie avait massé quelque 4.000 soldats stationnés en Crimée, péninsule ukrainienne annexée en mars par la Russie, le long des 100 kilomètres de frontière administrative avec l'Ukraine.

 

Selon nos informations, presque toutes les unités militaires russes stationnées dans la partie nord de la Crimée occupée, environ 4.000 soldats, ont été massées à la frontière administrative avec l'Ukraine, avec tous leurs équipements et munitions, a déclaré le porte-parole militaire Andrii Lyssenko.

 

Ces unités sont organisées en petits groupes tactiques le long de cette frontière administrative d'une centaine de kilomètres, a-t-il ajouté.

 

Sur place en Crimée, des habitants ont expliqué à l'AFP sous couvert d'anonymat avoir aperçu des mouvements de troupes russes en direction de la frontière ukrainienne la semaine dernière.

 

Des chars et des pièces d'artillerie ont clairement été vus transportés par rail à travers la station de Krasnoperekopsk vers l'Ukraine. Je les ai vus de mes yeux, a raconté Sani, une habitante de cette ville proche de la frontière.

 

Elle a affirmé que ses amis dans le village d'Ichoun, près de l'autoroute qui traverse la frontière, l'ont également appelé la semaine dernière pour signaler que du matériel militaire passait sans arrêt à proximité... environ 20 pièces à la fois.

 

Il y avait plusieurs de ces convois. Les véhicules étaient couverts et on ne pouvait pas voir ce qu'ils renfermaient, ajoute Sani.

 

Mouzafer, un habitant de la ville de Djankoï, au sud-est de la frontière, a confirmé avoir vu des mouvements de troupes il y a environ une semaine.

 

Des véhicules militaires se dirigeaient vers la frontière, puis (d'autres) avec des soldats, explique-t-il à l'AFP.

 

Cependant, nuance-t-il, ces derniers jours, il n'y a eu aucun mouvement de troupes. S'il y en avait eu, les gens en auraient parlé.

 

Une journaliste de l'AFP a vu jeudi trois véhicules militaires transportant des lance-roquettes multiples Grad sur la route circulaire de Simféropol, la capitale de la Crimée. Ils se dirigeaient vers une autoroute en direction du nord-ouest.

 

Ces déclarations de Kiev interviennent deux jours après l'annonce par le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou d'un redéploiement du dispositif militaire de la Russie en Crimée justifié en grande partie (par) l'élargissement du district militaire (du sud de la Russie) après l'intégration de la Crimée.

 

Le ministre avait également évoqué l'aggravation de la crise en Ukraine et l'augmentation des forces étrangères près de la frontière russe, en référence aux exercices militaires impliquant 15 pays, dont les États-Unis, à l'oeuvre depuis lundi dans l'ouest de l'Ukraine.

 

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères avait exprimé sa vive préoccupation suite à cette déclaration, en accusant la Russie de tenter de déstabiliser la situation dans toute la région.

 

Selon l'Otan, un millier de soldats russes se trouvent toujours dans l'est de l'Ukraine tandis que 20.000 autres restaient massés le long de la frontière russo-ukrainienne.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 16:40
Crimée: Poutine entérine la création d'un groupement armé autonome

 

 

IALTA, 14 août - RIA Novosti

 

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé jeudi avoir entériné le programme de création d'un groupement armé autonome en Crimée.

 

"J'ai déjà entériné ce programme", a indiqué M.Poutine lors d'une rencontre avec des représentants des groupes parlementaires russes.

 

Il a ainsi commenté la proposition faite par le leader du groupe Russie juste, Sergueï Mironov, de renforcer la sécurité de la péninsule de Crimée qui avait adhéré à la Fédération de Russie en mars dernier. "Il faut créer un commandement autonome, déployer des unités militaires russes dans la péninsule", a déclaré M.Mironov.

 

La Russie doit prévenir d'éventuelles provocations sur fonds de "déclarations belliqueuses" de Kiev, a ajouté le parlementaire.

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 07:40
Biathlon en chars d'assaut en Russie: 1ère participation pour la Crimée

 

MOSCOU, 5 mai - RIA Novosti

 

Des équipages des chars de Crimée participeront pour la première fois aux compétitions de biathlon en chars d'assaut qui se dérouleront le 13 mai sur le polygone de Proudboï, dans la région russe de Volgograd, a fait savoir lundi le service de presse du District militaire du Sud. 

 

"Les représentants des unités de chars déployées en Crimée disputeront pour la première fois le titre de plus fort en biathlon en chars d'assaut [en Russie]. Trois équipages composés d'anciens militaires ukrainiens qui se sont fait naturaliser Russes sont arrivés de Crimée dans la région de Volgograd pour participer aux compétitions qui se tiendront dans le District militaire du Sud", a infirmé la source. 

 

Au total, 15 équipages de chars prendront part aux tournois. Les vainqueurs obtiendront le droit de représenter le District militaire du Sud aux compétions interarmées prévues en juin prochain à Alabino, dans la région de Moscou. 

 

La compétition de biathlon en chars d'assaut se déroule comme une course de relais en ski. Les chars doivent parcourir une piste de 20 kilomètres parsemée d'obstacles et participer à trois séances de tir - en utilisant un missile, une mitrailleuse antiaérienne et trois obus d'artillerie. A la différence du biathlon classique, les équipages des chars doivent détruire des cibles imitant des chars et des hélicoptères volant à une basse altitude à une distance de 0,9 km à 2,2 km. Chaque cible manquée ajoute 500 mètres supplémentaires à parcourir.

 

En juillet-août prochain, la Russie accueillera sur son territoire le deuxième championnat international de biathlon en chars d'assaut. Selon le ministère russe de la Défense, treize pays dont la Chine et le Koweït ont déjà confirmé leur intention de participer aux compétitions.

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 07:40
Crimée: Kiev a récupéré plus de 400 matériels militaires (Défense)

 

KIEV, 25 avril - RIA Novosti

 

L'Ukraine a déjà récupéré 429 matériels de guerre et armements qui se trouvaient en Crimée au moment de son adhésion à la Russie, a annoncé vendredi le service de presse du ministère ukrainien de la Défense.

 

"Selon les données de l'Etat-major général des Forces armées ukrainiennes au 25 avril, 429 matériels de guerre et armements ont été retirés vers la partie continentale de l'Ukraine, dont 13 navires, vedettes et bateaux de soutien, 181 véhicules, plus de 60 blindés et 24 aéronefs, ainsi que des matériels des unités d'artillerie, de télécommunications et autres. A l'heure actuelle, 105,5 tonnes de biens matériels ont été retirées", a indiqué le service de presse dans un communiqué.

 

Le ministère russe de la Défense a antérieurement annoncé qu'il était prêt à restituer à l'Ukraine tous les matériels de guerre ukrainiens de Crimée d'ici juin 2014. Selon le vice-ministre russe de la Défense, Dmitri Boulgakov, les armements et matériels seront remis à l'Ukraine dans l'état dans lequel ils ont été abandonnés par les militaires ukrainiens.

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 11:40
Le tout nouveau navire de débarquement russe sera projeté en Crimée

 

 

MOSCOU, 14 avril - RIA Novosti

 

Le tout nouveau navire de débarquement russe Lieutenant Rimski-Korsakov qui n'a pas d'égal dans le monde pourrait être intégré à la flotte de la mer Noire, écrit lundi le quotidien RBC Daily.

 

Le bâtiment de débarquement Lieutenant Rimski-Korsakov, capable de faire débarquer du personnel et du matériel militaire sur un littoral non aménagé, a été mis à flot au chantier naval d'Iaroslav en Russie. Au total, trois bâtiments de cette classe ont été commandés : le Denis Davydov, qui a été intégré à la flotte de la mer Caspienne, ainsi que le Rimski-Korsakov et le Lermontov (mise à flot prévue en mai) qui devaient rejoindre la flotte de la Baltique.

 

Une source de la marine russe a déclaré qu'il était prévu de changer le port de service de ces deux corvettes au profit de la flotte de la mer Noire, après le rattachement de la Crimée et la nécessité de renforcer le détachement posté aux frontières maritimes sud de la Russie. "Une décision sera prise à ce sujet par l'état-major des armées dans les jours à venir", a déclaré un officier de la marine.

 

"Je dois vérifier ces informations. Quand un navire est mis à flot, on ne dévoile pas aussi rapidement sa destination. Il doit encore procéder aux tests et seulement après, une décision sera prise", a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense pour la marine Igor Dygalo.

 

Les corvettes de débarquement du projet 21820 affichent des performances inédites et n'ont pas d'égal dans le monde. Elles sont prévues pour la projection rapide et le débarquement, sur un littoral non aménagé, de personnel et de matériel chenillé et à roues (ils sont capables de transporter jusqu'à 5 véhicules blindés de transport de troupes). Leur vitesse atteint 90 km/h. Ces navires sont également opérationnels en cas de tempête avec des vagues allant jusqu'à 3,5 mètres.

 

Ces navires de débarquement ne seront pas les premiers à changer leur lieu de stationnement après l'intégration de la Crimée à la Russie. Le ministère russe de la Défense a ainsi décidé, fin mars, de créer à Sébastopol une base de flotte sous-marine.

 

Au cours de la réunion du ministère de la Défense vendredi dernier, il a été décidé d'élaborer un plan de militarisation de la Crimée d'ici 2020. En l'espace de six ans, la Crimée accueillera, entre autres, plusieurs brigades de blindés, d'infanterie motorisée et de débarquement. La Russie installera également sur la péninsule une brigade de sécurité côtière et renforcera considérablement l'infanterie de marine.

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 16:40
U154 Kakhovka U209 Ternopil U153 Pryluky-2007-Sevastopol

U154 Kakhovka U209 Ternopil U153 Pryluky-2007-Sevastopol

 

SEBASTOPOL, 11 avril - RIA Novosti

 

La Flotte russe de la mer Noire a remis vendredi à la partie ukrainienne du navire lance-roquettes Prilouki, lançant la procédure de restitution à l'Ukraine de ses navires de guerre et de soutien déployés dans les eaux territoriales russes, a annoncé à RIA Novosti une source au sein de la Marine russe. 

 

"Deux remorqueurs de la Flotte russe de la mer Noire ont entamé la sortie du bateau lance-roquettes de la baie de la Quarantaine de Sébastopol", a informé la source. 

 

A la sortie de la baie, le bateau sera remis à un grand bateau remorqueur qui le conduira dans les eaux neutres pour le remettre à la partie ukrainienne.

 

Au total, la Russie rendra à l'Ukraine jusqu'à 70 navires de guerre et de soutien.  

 

Peuplée en majorité de russophones, la république autonome de Crimée a proclamé son indépendance vis-à-vis de l'Ukraine et sa réunification avec la Russie au terme d'un référendum tenu le 16 mars, lors duquel 96,7% des habitants de la péninsule ont appuyé cette décision. La Russie et la Crimée ont signé le 18 mars dernier le traité sur le rattachement de la république de Crimée et de la ville de Sébastopol à la Fédération de Russie. 

 

Le 2 avril, le chef de l'administration présidentielle ukrainienne par intérim Sergueï Pachinski a annoncé que l'Ukraine envisageait de présenter à la Russie la liste des biens, y compris 70 navires, dont elle demande la restitution. 

 

Le lendemain, la Russie a confirmé sa disposition à satisfaire la demande de l'Ukraine.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 21:40
Crimée: tout le matériel de guerre ukrainien sera rendu à Kiev (Moscou)

 

MOSCOU, 9 avril - RIA Novosti

 

Le matériel de guerre ukrainien abandonné en Crimée sera rapatrié totalement d'ici juin 2014 si Kiev met à disposition des plateformes ferroviaires dans les meilleurs délais, a annoncé mercredi le vice-ministre russe de la Défense, le général Dmitri Boulgakov.

 

"Le ministère russe de la Défense est prêt à achever ce travail d'ici juin 2014. Cependant, ce processus se déroule à un rythme insuffisant, car la partie ukrainienne ne respecte pas le calendrier de mise à disposition du matériel roulant", a déclaré le général Boulgakov.

 

Pratiquement tous les véhicules chenillés et à roues ont déjà quitté la Crimée. Des négociations sont en cours sur la restitution d'environ 70 navires et d'un parc d'avions.

 

Selon M. Boulgakov, la Russie a déjà rendu à l'Ukraine plus de 350 unités de matériel de guerre déployé en Crimée.

 

"Ces armements sont remis dans l'état dans lequel ils ont été abandonnés par les militaires ukrainiens", a précisé le vice-ministre russe de la Défense.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 07:40
Ukraine Reshuffles Forces, Plans Rearmament

Although it ran down its armed forces by neglect over the past decade, Ukraine is now redeploying its available assets and hopes to restore its military capabilities to an effective level. (Ukraine MoD photo)

 

April 7, 2014 defense-aerospace.com

(Source: Ukraine Ministry of Defence; issued April 7, 2014)

 

Ukraine Dispatches Modernized SU-27 Fighter Aircraft to the New Border with Crimea

 

Due to the situation near the Crimean border, Ukraine has taken measures to increase its military forces, including fortifying the Ukrainian Air Force stationed in Southern Ukraine near the new Crimea-Russian border.

 

During the last week of March 2014, four SU-27 jet aircraft from the 831 Tactical Aviation Brigade of the Ukrainian Air Force arrived in the southern Ukrainian city of Mykolaiv.

 

These four fighter aircraft are the foundation of the combative potential of the 831 Air Brigade. On the main base in Western Ukraine, in Myrhorod nine more SU-27 and five SU-27 UB jets are ready for comba

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 07:40
La Russie rendra des navires de guerre à l'Ukraine

 

 

SIMFEROPOL, 3 avril - RIA Novosti

 

La Russie rendra des navires de guerre et de soutien à l'Ukraine, a annoncé jeudi à Simferopol un représentant du gouvernement de la Crimée, ancienne république ukrainienne intégrée à la Russie à la mi-mars.

"Le ministère russe de la Défense a décidé de rendre à l'Ukraine des navires de guerre et de soutien. Le premier navire - la corvette Ternopol - partira de Sébastopol pour Odessa vendredi prochain", a indiqué le responsable.

Selon lui, le problème est que la plupart des marins ukrainiens ont préféré faire leur service au sein de l'armée russe. "Il n'y a donc presque personne pour conduire les navires de Crimée à Odessa", a précisé le représentant du gouvernement criméen.

Le commandant en chef de la Marine russe Viktor Tchirkov a annoncé mercredi qu'environ 80 navires de guerre et de soutien appartenant à la Marine ukrainienne se trouvaient en Crimée.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 07:40
Ukraine Begins Patrols of Border With Russia’s Crimea

 

 

MOSCOW, April 3 (RIA Novosti)

 

Ukrainian border guards have begun patrolling the country's new boundary with Russia north of Crimea, the Ukrainian Border Service announced Thursday.

 

The head of Ukraine's State Border Service, Nikolay Litvin, said that border guards had earlier evacuated equipment from Crimea, which will be deployed to enhance border security at the new patrol areas.

 

The Berdyansk border guard detachment and the newly created Kherson border guard detachment have joined the Azov-Black Sea Regional Directorate, he said.

 

A referendum on Crimean reunification with Russia was held last month and saw over 96 percent of voters chose to rejoin Russia.

 

Russian President Vladimir Putin later issued a decree on the integration of the Black Sea peninsula, and signed a law on the formation of two new Russian constituent territories: the Republic of Crimea and the federal city of Sevastopol.

 

Ukraine's Western-backed interim government still considers Crimea to be part of Ukraine.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:40
L'Ukraine reçoit des matériels de guerre rendus par la Crimée

 

KIEV, 2 avril - RIA Novosti

 

Plusieurs trains transportant des matériels de guerre ukrainiens sont déjà arrivés de Crimée en Ukraine, a annoncé mercredi à Kiev le chef de l'administration présidentielle ukrainienne par intérim Sergueï Pachinski.

"Le retrait de nos troupes et matériels a commencé. Plusieurs convois transportant des matériels ukrainiens se trouvent déjà sur le territoire ukrainien. Ce processus se poursuivra", a indiqué M.Pachinski devant les journalistes.

Le responsable avait antérieurement rapporté que plus de 2.000 militaires ukrainiens et leurs familles avaient quitté la Crimée, ancienne république ukrainienne qui a adhéré à la Russie à la mi-mars.

Le Conseil de la sécurité nationale et de la défense d'Ukraine a annoncé le 26 mars avoir lancé la procédure de retrait des troupes de la Crimée. Selon une source au sein du gouvernement criméen, 3.000 des 18.000 militaires ukrainiens déployés en Crimée ont souhaité poursuivre leur service au sein de l'armée ukrainienne.

Un changement de pouvoir ayant toutes les caractéristiques d'un coup d'Etat s'est produit en Ukraine le 22 février dernier. La Rada suprême (parlement) a destitué le président Viktor Ianoukovitch, réformé la constitution et fixé l'élection présidentielle au 25 mai. Moscou conteste la légitimité des nouvelles autorités du pays.

La république autonome de Crimée a refusé de reconnaître les nouvelles autorités ukrainiennes. Elle a proclamé son indépendance vis-à-vis de l'Ukraine et sa réunification avec la Russie au terme d'un référendum tenu le 16 mars, lors duquel 96,7% des habitants de la péninsule ont appuyé cette décision. La Russie et la Crimée ont signé le 18 mars dernier le traité sur le rattachement de la république de Crimée et de la ville de Sébastopol à la Fédération de Russie.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 22:40
L'OTAN suspend sa coopération civile et militaire avec la Russie


01.04.2014  Romandie.com (ats)

 

L'OTAN a décidé mardi la suspension de "toute forme concrète de coopération civile et militaire" avec la Russie. Cette décision fait suite à l'annexion par Moscou de la république autonome ukrainienne de Crimée. L'Alliance atlantique a réaffirmé son soutien à Kiev, soumis à de nouvelles pressions économiques de Moscou.

La décision de suspendre la coopération a été annoncée par les 28 ministres des Affaires étrangères de l'Alliance atlantique réunis à Bruxelles. Dans un communiqué, ils appellent la Russie "à prendre immédiatement des mesures (...) pour se mettre à nouveau en conformité avec le droit international".

"En même temps, nous laissons nos canaux diplomatiques ouverts", a précisé le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen au cours d'une conférence de presse.

L'OTAN doute également du retrait partiel de troupes russes à la frontière ukrainienne, annoncé la veille par le Kremlin. Mais la chancelière allemande, Angela Merkel, a affirmé ne pas avoir de raison de douter des assurances que lui a données le président russe Vladimir Poutine sur le début d'un retrait.

 

Ne pas mettre de l'huile sur le feu

Réunis autour de l'Américain John Kerry, les chefs de la diplomatie cherchaient tout à la fois à rassurer les pays alliés voisins de la Russie, à renforcer la coopération avec l'Ukraine et à sanctionner Moscou, sans pour autant "mettre de l'huile sur le feu".

Certains pays de l'Est membres de l'OTAN, Pologne en tête, souhaiteraient une plus grande présence de l'Alliance, sous la forme de bases permanentes.

Mais les grands pays d'Europe de l'Ouest préfèrent s'en tenir pour l'instant aux mesures prises début mars, à savoir le déploiement temporaire d'avions-radars Awacs de l'OTAN et d'appareils F-15 et F-16 des Etats-Unis en Lituanie et en Pologne.

 

Moscou augmente le prix du gaz

La Russie continue par ailleurs à utiliser l'arme économique pour faire plier l'Ukraine. Le patron du géant russe Gazprom, Alexeï Miller, a annoncé mardi mettre fin au rabais accordé en décembre à Kiev en échange de son renoncement à un accord avec l'Union européenne. Cette mesure va augmenter le prix du gaz de plus d'un tiers, à 385,5 dollars les 1000 mètres cubes.

 

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 21:40
Note de recherche stratégique n°6 - La crise ukrainienne vue par les chercheurs


01/04/2014   IRSEM

 

Numéro 6 - mars 2014
La crise ukrainienne vue par les chercheurs, dossier rassemblé par Frédéric Charillon

 

Auteurs : Dominique David, Anne de Tinguy, Jean-Christophe Romer, Alexandra Goujon, Florent Parmentier, Sophie Lambroschini, Cyrille Bret

 

Pour éclairer la situation ukrainienne (au 25 mars 2014), l'IRSEM rassemble une première série de contributions synthétiques proposées par des universitaires spécialistes de la zone. Par souci de réactivité, les auteurs ont pris de leur temps pour accepter les délais particulièrement courts de cet exercice.

 

Lire la suite (pdf - 553 ko)

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 11:40
Amiral Viktor Tchirkov, Сhef des forces navales russes photo RN

Amiral Viktor Tchirkov, Сhef des forces navales russes photo RN

 

MOSCOU, 1er avril - RIA Novosti

 

Soixante-dix-neuf navires de guerre et bâtiments auxiliaires de la Flotte ukrainienne de la mer Noire restent déployés en Crimée et à Sébastopol, a annoncé mardi aux journalistes le commandant en chef des forces navales russes, l'amiral Viktor Tchirkov.  

"A ce jour, des navires de la Flotte ukrainienne de la mer Noire restent déployés dans les eaux territoriales russes, en Crimée et à Sébastopol. Nous avons procédé à une révision, il s'agit de 79 navires, dont 25 de guerre", a expliqué M.Tchirkov avant d'ajouter que ces bateaux seraient prochainement remis à l'Ukraine.  

Peuplée en majorité de russophones, la république autonome de Crimée a proclamé son indépendance vis-à-vis de l'Ukraine et la réunification avec la Russie au terme d'un référendum du 16 mars où 96,7% des habitants de la péninsule ont appuyé cette décision. La Russie et la Crimée ont signé le traité sur le rattachement de la république de Crimée et de la ville de Sébastopol à la Fédération de Russie le 18 mars dernier. 

Vendredi il a été annoncé que suite à l'intégration de la Crimée à la Russie, Moscou entamait le processus de dénonciation d'une série d'accords bilatéraux russo-ukrainiens, notamment sur le partage de la mer Noire.

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 19:08
source Vladislav Seleznev

source Vladislav Seleznev

 

 

31.03.2014 Romandie.com(ats)

 

La Russie retire progressivement ses troupes massées à la frontière de l'Ukraine. Ces manoeuvres suscitent des espoirs de détente, malgré l'échec des pourparlers la veille entre Moscou et Washington à Paris.

 

Le ministère russe de la Défense a annoncé le retrait d'un de ses bataillons de la zone frontalière situé à l'est, et le président russe Vladimir Poutine en a informé la chancelière allemande Angela Merkel, a indiqué le gouvernement allemand.

 

L'information avait auparavant été annoncée par le ministère ukrainien de la Défense. L'expert militaire Dmytro Tymchuk a estimé sur son blogue à 10'000 les effectifs stationnés. "La probabilité d'une invasion a nettement diminué".

 

A Kiev, le président par intérim Olexandre Tourtchinov a cependant assuré que le pays restait sur le pied de guerre. La présence de ces soldats faisait craindre à Kiev une invasion de sa partie orientale, en grande partie russophone. Et une répétition du scénario qui a conduit à la perte de la Crimée.

 

Medvedev en Crimée

 

La péninsule de la mer Noire, passée en moins de trois semaines du statut de république autonome ukrainienne à celui de sujet de la Fédération de Russie, a reçu la visite du Premier ministre russe Dmitri Medvedev.

 

Premier dirigeant de haut rang à se rendre dans ce territoire depuis son rattachement, il a dirigé une réunion consacrée au "développement socio-économique de la Crimée et de la ville de Sébastopol", avec les autorités locales. Après son rattachement à la Russie, "pas un seul de ses habitants ne doit perdre quoi que ce soit, chacun doit y gagner", a-t-il déclaré.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 19:40
photo State Department

photo State Department

 

30.03.20 Romandie.com (ats)

 

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov ont entamé dimanche à Paris des discussions, ont constaté des journalistes sur place. Ils doivent tenter de trouver un compromis sur la crise ukrainienne.

 

Ces négociations d'urgence ont été organisées en quelques heures après un entretien téléphonique vendredi soir entre Barack Obama et Vladimir Poutine. Ce contact était le premier entre les deux chefs d'Etat depuis l'annonce par Washington de sanctions économiques visant l'entourage proche du président russe, jugées dimanche "pas trop douloureuses" par M. Lavrov.

 

Lavrov et Kerry ont convenu de la nécessité de pourparlers rapides pour mettre fin à l'escalade qui a replongé la planète dans une quasi Guerre froide et menace de gagner en intensité. Ce alors que selon Washington et Kiev, Moscou a massé des troupes le long de la frontière avec les régions orientales de l'Ukraine, russophones et théâtre de manifestations séparatistes, en vue d'une possible invasion.

 

Compromis fédéraliste

 

Le fossé à combler semble gigantesque entre les deux grandes puissances. Dimanche, le ministre russe des Affaires étrangères a de nouveau émis l'idée d'un compromis sur la base d'une "fédéralisation" donnant une plus grande autonomie aux régions de l'est et du sud de l'ex-république soviétique.

 

Selon Moscou, les russophones voient leurs droits bafoués par les autorités pro-européennes au pouvoir depuis la destitution fin février de Viktor Ianoukovitch. Il a appelé à un dialogue national et il a dénoncé l'attitude de Kiev qui rejette cette idée.

 

Médiation suisse précieuse

 

Dans ce contexte, la Suisse peut se profiler comme médiatrice dans les crises internationales comme en Crimée et en Ukraine, assure l'ancien haut diplomate suisse Michael Ambühl dans une interview parue dans la "Schweiz am Sonntag".

 

Les bons offices en la matière constituent un "marché compétitif", déclare M. Ambühl. "La Confédération présente certains avantages par rapport à ses concurrents: elle est neutre, n'est membre ni de l'Union européenne (UE) ni de l'OTAN, n'a pas de passé colonial, et pas de programme caché", a-t-il souligné.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 07:40
Crimée: réunion Kerry-Lavrov dimanche à Paris

 

29/03/2014 – JDD

 

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry rencontrera le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dimanche à Paris pour des discussions sur la crise ukrainienne, a annoncé samedi à Shannon, en Irlande, le département d'Etat.

 

"La rencontre a lieu à Paris demain soir", a déclaré aux journalistes la porte-parole du département d'Etat, Jen Psaki, lors d'une escale technique de l'avion de John Kerry. Elle avait annoncé peu auparavant que John Kerry, dans un changement de programme de dernière minute, était en route pour Paris en vue d'un éventuel entretien sur la crise ukrainienne avec Sergueï Lavrov.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 21:50
Stoltenberg, partisan d’un plus grand effort militaire de l’Europe, bientôt à la tête de l’OTAN

Le Secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen et le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg [Photo prise lors de la visite du Secrétaire général de l'OTAN en Norvège, en mai 2013] (Archives/OTAN)

 

28 mars 2014 par Jacques N. Godbout

 

 



Le Norvégien Jens Stoltenberg, partisan lui aussi du renforcement de la coopération atlantique et d’un meilleur partage des responsabilités, succédera au Danois Fogh Rasmussen à la tête de l’OTAN.

 

Ce vendredi 28 mars, le Conseil de l’Atlantique Nord a décidé de nommer Jens Stoltenberg Secrétaire général de l’OTAN et président du Conseil de l’Atlantique Nord, en remplacement de d’Anders Fogh Rasmussen. Il assumera ses fonctions de secrétaire général à partir du 1er Octobre 2014, lorsque le mandat de Fogh Rasmussen expirera après 5 ans et 2 mois à la tête de l’Alliance.

 

Fogh Rasmussen: «La Russie, adversaire ou partenaire?» 

Anders Fogh Rasmussen, avait pris ses fonctions en tant que 12ème secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord le 1er Août 2009.

Né en Ginnerup, Jutland, le 26 Janvier 1953, devenu membre du Parlement danois représentant le Parti libéral en 1978, il a occupé de nombreux postes au sein du gouvernement et de l’opposition tout au long de sa carrière politique.

Après les élections législatives danoises en 2001, il a formé son premier gouvernement Réélu en 2005 et 2007 respectivement, et il a occupé le poste de Premier ministre jusqu’à ce qu’il a été élu en tant que futur secrétaire général de l’OTAN lors du sommet de Strasbourg-Kehl en Avril 2009.

Au cours de la présidence danoise de l’Union européenne de Juillet à Décembre 2002, Fogh Rasmussen avait joué un rôle clé dans le processus menant à la conclusion des négociations d’adhésion avec 10 candidats pour adhésion à l’UE lors de la réunion du Conseil européen de Copenhague en Décembre 2002.

Partisans, bien sûr, d’un renforcement de la coopération atlantique, Fogh Rasmussen, qui redoute une intervention de Moscou dans l’est de l’Ukraine, a déclaré lors d’une récente allocution sur la crise ukrainienne que le rattachement de la Crimée à la Russie constitue la «plus grave» menace pour la stabilité de l’Europe depuis la Guerre froide.

On ne sait plus si la Russie est un partenaire ou un «adversaire», s’était  interrogé Fogh Rasmussen, précisant que les prochaines réunions de l’OTAN devaient «se pencher sur les conséquences à long-terme de l’agression russe sur notre propre sécurité».

 

Jens Stoltenberg, pour un plus grand effort de l’Europe

Jens Stoltenberg, lui, est né à Oslo le 16 Mars 1959. Il a passé son enfance à l’étranger, avec son père diplomate, sa mère et ses deux sœurs.

Plusieurs noms avaient été auparavant évoqués, dont celui du ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski ou le ministre belge de la Défense Pieter De Crem, mais Stoltenberg a reçu le soutien des dirigeants des principaux pays de l’Alliance, notamment États-Unis, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni.

Stoltenberg a été nommé Premier ministre de son pays pour la première fois en 2000, à l’âge de 40 ans. Il a démissionné après l’élection de l’année suivante et a été chef de l’opposition jusqu’en 2005, quand il est redevenu Premier ministre, cette fois pour un gouvernement de coalition, un poste qu’il a occupé jusqu’en Octobre 2013.

Il est actuellement chef du Parti travailliste norvégien, ainsi que chef du groupe parlementaire du parti.

Le futur Secrétaire général de l’OTAN a eu un certain nombre de missions internationales, notamment de la présidence du Groupe de haut niveau des Nations Unies sur la cohérence du système et le Groupe consultatif de haut niveau sur le financement du changement climatique. Il est actuellement envoyé spécial des Nations unies sur les changements climatiques.

Alors que M. Stoltenberg était Premier ministre,souligne-t-on dans sa biographie sur le site de l’OTAN, les dépenses de défense de la Norvège a augmenté régulièrement, avec le résultat que la Norvège est aujourd’hui l’un des membres de l’Alliance dont les dépenses sont les plus élevées par habitant de la défense.

Il a également joué un rôle dans la transformation des forces armées norvégiennes, mettant l’accent sur les capacités de déploiement.

Sous sa direction, le gouvernement norvégien les forces norvégiennes ont contribué à diverses opérations de l’OTAN.

En outre, durant son mandat à la tête du Danemark, Jens Stoltenberg a souvent appelé l’OTAN à de se concentrer sur les défis de sécurité à proximité du territoire de l’Alliance.

 

En pleine crise ukrainienne

Le futur Secrétaire général de l’OTAN est un fervent partisan du renforcement de la coopération transatlantique, y compris un meilleur partage de la charge par tous les membres de l’Alliance atlantique.

Il voit l’OTAN et l’Union européenne comme des organisations complémentaires pour garantir la paix et le développement en Europe et ailleurs dans le monde.

La nomination de Jens Stoltenberg intervient au moment où l’OTAN, qui va célébrer ses 65 ans, est confrontée à la crise ukrainienne et où l’Amérique presse l’Europe de faire sa part et d’augmenter ses dépenses militaires, la crise ukrainienne illustrant éloquemment pour certains que «la liberté a un prix».

Le Premier ministre canadien Stephen Harper pour sa pars’est réjoui de cette nomination, déclarant avoir «hâte de travailler en étroite collaboration avec le nouveau Secrétaire général aux dossiers liés à la défense et à la sécurité qui touchent la région euro-atlantique» et soulignant clairement qu’à ses yeux «Compte tenu de l’occupation militaire illégale russe en Crimée et de la violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, c’est d’autant plus important aujourd’hui que l’OTAN démontre sa solidarité et renforce sa capacité à prévoir les défis liés à la sécurité de l’Alliance et à y répondre rapidement».

Dans la crise ukrainienne, l’Alliance atlantique se retrouve en première ligne bien que l’Ukraine ne soit pas l’un de ses membres.

Pour rassurer ses membres voisins de l’Ukraine et de la Russie, l’OTAN a déployé début mars avions-radars AWACS pour effectuer des missions de reconnaissance au-dessus de la Pologne et de la Roumanie, dans le cadre de «la surveillance» de la crise» tandis que les États-Unis dépêchaient des avions de chasse et de surveillance dans la zone.

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