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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 07:20
photo-Jason-Reed

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3 juillet 2014 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca

 

Marquée par de récents scandales PRISM et autres révélations d’Edward Snowden (qui vient par ailleurs de fêter sa deuxième année enfermé à l’ambassade d’Equateur à Londres), la National Security Agency (NSA) vient de publier son premier rapport de transparence, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est… opaque!

 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 07:55
Google renforce la sécurité des emails contre l'espionnage

 

04/06/2014 Par Lucie Ronfaut – LeFigaro.fr
 

L'entreprise a lancé un outil permettant à ses utilisateurs de chiffrer leurs mails, afin d'empêcher les personnes malveillantes d'accéder à leur contenu.

 

Un an après les révélations d'Edward Snowden sur le programme de surveillance Prism, l'ombre de la NSA plane toujours sur Internet. C'est dans ce climat d'inquiétude que Google a présenté mardi un outil permettant à ses utilisateurs de mieux protéger leur correspondance électronique. Baptisé «End-to-End» («De Bout en bout» en français), il prend la forme d'une extension à ajouter au navigateur Google Chrome. Une fois installée, elle permet de chiffrer le contenu d'un mail, c'est-à-dire de le rendre illisible entre l'envoi et la réception du message par son destinataire. Seul ce dernier peut lire le mail qui lui est adressé, à condition qu'il utilise lui aussi l'extension.

 

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 07:20
source johnbrownnotesandessays

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29/03/2014 - JDD

 

Si Angela Merkel n'est pas naïve, elle était néanmoins sorti de sa réserve pour réagir aux révélation de l'affaire Snowden montrant que la chancelière était une cible prioritaire des services de renseignement américains. Les dernières révélations rapportés samedi par le magazine Der Spiegel ne vont pas faciliter les relations entre les Etats-Unis et l'Allemagne. Ces documents montrent notamment que l'agence de renseignement américaine NSA a rassemblé plus de... 300 rapports sur la chancelière.

 

L'ampleur de l'espionnage se précise. L'agence de renseignement américaine NSA a rassemblé plus de 300 rapports sur la chancelière Angela Merkel, a affirmé samedi le magazine Der Spiegel en citant des informations transmises par l'ancien consultant américain Edward Snowden. Le nom de la chancelière figurait parmi ceux de 122 chefs d'Etat et de gouvernement sur lesquels la NSA collectait des informations en mai 2009, écrit le site internet du magazine allemand.

 

Ces révélations ont suscité un tollé en Allemagne, où le respect de la vie privée est un sujet extrêmement sensible, et ont profondément affecté la relation entre les deux pays, traditionnellement très forte.

 

Des poursuites en préparation ? Ces fichiers étaient stockés sur une base de données de la NSA qui "pourrait être un élément de preuve important" aux yeux de la justice allemande, laquelle "veut décider dans les jours à venir si elle ouvre une information judiciaire portant sur des soupçons d'espionnage", relate le magazine. A moins que la diplomatie ne précède les juges, l'Allemagne étant l'un des principaux alliés des Etats-Unis.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 22:20
Pentagone: vers une "retenue" de la web-surveillance


28.03.2014 arcinfo.ch
 

Le Pentagone prône désormais la "retenue" dans ses opérations conduites sur internet. Le secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, appelle les autres pays à suivre l'exemple américain.

 

Se défendant de vouloir militariser le cyberespace, ce nouveau théâtre d'affrontements entre nations, le chef du Pentagone a prôné la transparence sur les moyens et la doctrine militaire américaine dans un discours prononcé au siège de la NSA à Fort Meade (Maryland, est) à l'occasion du départ en retraite du patron de l'agence du renseignement, le général Keith Alexander.

"Le département de la Défense poursuivra son approche faite de retenue pour toutes ces opérations dans le cyberespace en dehors des réseaux gouvernementaux américains. Nous appelons les autres pays à faire de même", a déclaré M. Hagel, qui s'embarque la semaine prochaine dans une tournée en Asie et en Chine. La question de l'espionnage sur internet sera au coeur des discussions avec Pékin.

 

6000 collaborateurs militaires

Le chef du Pentagone a promis de "continuer à prendre des mesures pour être ouverts, transparents sur nos capacités dans le cyberespace". L'idée est d'"utiliser le minimum de forces possible et seulement lorsque cela permet d'éviter un conflit, de conduire à une désescalade", a décrypté un haut responsable américain de la défense sous couvert de l'anonymat.

Le budget dévolu au Cyber Command, le commandement chargé de la sécurité informatique pour l'armée, est de 5,1 milliards de dollars pour l'exercice 2015. Le Cyber Command doit compter 6000 militaires d'ici 2016.

Interrogé sur le fait de savoir si cette "retenue" s'étendait aux opérations d'espionnage électronique américaines, le haut responsable de la défense a reconnu que l'espionnage et les opérations dans le cyberespace étaient de nature différente mais que Washington "faisait très attention à ce qu'il (faisait) en dehors de (ses) propres réseaux".

Le général Alexander sera remplacé dans les jours à venir par l'amiral Michael Rogers, qui continuera de coiffer la double casquette de chef du Cyber Command et de la NSA, l'agence chargée des interceptions de communications mise sur la sellette par les révélations de son ancien consultant Edward Snowden.

Evoquant la controverse frappant la NSA, sur laquelle il a autorité, le secrétaire à la Défense s'est félicité de la décision du président Barack Obama de faire en sorte que les données téléphoniques récoltées aux Etats-Unis ne soient plus collectées ni stockées par la NSA.

Cette décision reflète selon Chuck Hagel "à la fois l'importance du renseignement électromagnétique (la surveillance des communications) et la tradition de notre pays pour le respect de la vie privée".

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 08:50
Ecoutes US: l'Allemagne veut renforcer son contre-espionnage

 

 

BERLIN, 16 février – RIA Novosti

 

L'Office fédéral de protection de la constitution d'Allemagne compte réformer son service de contre-espionnage suite aux écoutes menées par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sur le territoire allemand, annonce dimanche le journal Spiegel.

 

Selon le Spiegel, l'Office fédéral de protection de la constitution, un des trois principaux services de renseignement allemands, compte élargir son quatrième bureau en charge du contre-espionnage et renforcer le contrôle sur les sites des pays alliés se trouvant sur le territoire allemand.

 

Le journal indique que le projet ne prévoit pas d'espionner les ambassades et les consulats au moyen d'écoutes et d'agents, mais d'obtenir des données plus précises sur les membres des services secrets accrédités auprès des ambassades et l'équipement technique des missions diplomatiques.

 

Le Service de contre-intelligence militaire allemand envisage lui aussi de renforcer son contrôle sur les services de renseignement alliés, indique le Spiegel.

 

La presse a relayé des informations faisant état d'écoutes du téléphone portable de la chancelière allemande Angela Merkel par les services secrets américains. Ce scandale a été déclenché par des journalistes travaillant sur les données révélées par Edward Snowden, qui ont demandé au gouvernement allemand des explications. Une série de responsables allemands, dont la ministre allemande de la Justice Sabine Leutheusser-Schnarrenberge, ont alors déclaré que Snowden devait comparaître comme témoin dans l'affaire des écoutes de Mme Merkel.

 

Edward Snowden est recherché aux Etats-Unis pour avoir notamment divulgué des informations sur le programme de surveillance électronique Prism permettant à la NSA de recueillir les données personnelles d'utilisateurs d'Internet dans le monde entier.

 

Le 1er août 2013, l'ex-agent de la CIA a obtenu l'asile temporaire en Russie.

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 12:20
Le renseignement US va continuer à espionner les étrangers, prévient Obama

 

18 janvier 2014 Romandie.com (AFP)

 

BERLIN - Le président Barack Obama a prévenu que les services de renseignement américains allaient continuer à s'intéresser aux intentions des gouvernements de part le monde, dans un entretien à la télévision allemande diffusé samedi.

 

Nos agences de renseignement, comme les agences allemandes et toutes les autres, vont continuer à s'intéresser aux intentions des gouvernements de part le monde, cela ne va pas changer, a-t-il dit lors de cette interview à la télévision publique ZDF, enregistrée vendredi.

 

Il a toutefois assuré que la chancelière Angela Merkel n'avait pas à s'inquiéter de cette surveillance, alors qu'un de ses téléphones portables aurait été écouté par l'agence de renseignement NSA, ce qui a fait scandale en Allemagne. Et il insisté sur la relation d'amitié et de confiance qui lie selon lui les deux pays.

 

Mais loin de lui l'idée de renoncer à des pratiques dont la révélation l'an dernier par l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden a profondément entaché la relation transatlantique.

 

La collecte de données par le renseignement américain, est au service de nos objectifs diplomatiques et politiques, a expliqué le président.

 

Et ce n'est pas la peine d'avoir un service de renseignement si il se limite à (collecter) ce qu'on peut lire dans le (quotidien américain) New York Times ou dans (le magazine allemand) Der Spiegel. La vérité c'est que par définition le travail du renseignement est de découvrir: que pensent les gens? que font-ils?, a-t-il poursuivi.

 

Les révélations l'an dernier d'écoutes supposées sur le portable de dirigeants européens, dont celui de la chancelière allemande, avaient provoqué un scandale en Europe et particulièrement en Allemagne.

 

Les annonces de M. Obama vendredi, qui a promis de rogner sur les compétences de la NSA en la matière, ont été accueillies avec scepticisme en Allemagne, comme un premier pas mais insuffisant.

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 12:20
Obama rogne les grandes oreilles de la NSA

 

17/01/2014 Par Laure Mandeville

 

Le président américain promet de limiter l'espionnage des dirigeants étrangers amis ou alliés des États-Unis.

 

Il est peu probable que l'on assiste à un démontage du Big Brother sécuritaire mis en place après le 11 Septembre à Washington. Beaucoup en doutent, notamment en ce qui concerne les pratiques d'espionnage à l'étranger. La défense farouche de l'importance des programmes de la NSA et de ses professionnels «dédiés à la nation», présentée par Obama ce vendredi - qui a rappelé que cette exigence de surveillance remontait au révolutionnaire Paul Revere - laisse peu d'illusions sur un changement majeur. Mais répondant à la levée de boucliers suscitée par les révélations de l'ancien contractant de la National Security Agency, Edward Snowden, Barack Obama a annoncé ce vendredi plusieurs changements substantiels dans les règles de surveillance de la NSA, lors d'un grand discours au ministère de la Justice.

 

Les fortes pressions visant à mieux encadrer l'État sécuritaire américain ont été entendues au sommet d'une Maison-Blanche qui reconnaît avoir elle-même été prise de court par l'ampleur des écoutes. «L'absence croissante de limites techniques à ce que nous pouvons faire exige de réfléchir à ce que nous devrions faire», a dit Obama, appelant à travailler «sur les détails». Le ton du discours en disait long sur la volonté du président de montrer au monde et à son peuple qu'il prenait le sujet au sérieux. C'était clairement une victoire pour Edward Snowden, même si Barack Obama n'a pas été tendre à son égard.

 

Première annonce importante: Le président a décidé de «mettre fin au programme de collecte de données téléphoniques de la NSA tel qu'il existe actuellement». Ce programme découle de l'article 215 du Patriot Act, ensemble de lois sécuritaires votées après le 11 Septembre. Il force les opérateurs téléphoniques américains à fournir à l'Agence de sécurité nationale les métadonnées (numéro appelé, durée de l'appel, lieu) de l'ensemble des appels téléphoniques passés aux États-Unis.

 

Concilier sécurité et liberté

 

En attendant qu'un programme supposément plus restreint se mette en place, la consultation de la base de données sera soumise désormais à une autorisation de justice des cours secrètes créées par le Foreign Intelligence Surveillance Act (Fisa), sauf «en cas d'urgence réelle». Cette décision, sur laquelle le président hésitait encore à la veille de son discours, est un coup porté à la NSA qui pouvait accéder quasi automatiquement à ces données via les lettres de sécurité nationale. L'agence plaidait pour le maintien du système, invoquant des exigences de rapidité pour identifier des complots potentiels. Mais le président n'a pas tranché sur le programme futur.

 

Décidé à consulter le Congrès, il demande au ministre de la Justice, Eric Holder, et aux dirigeants des agences de renseignement de lui remettre un rapport d'ici au 28 mars, «sur la façon de préserver les capacités nécessaires du programme, sans que l'État détienne les métadonnées». Certains avocats de la vie privée plaident pour laisser la garde des données aux compagnies téléphoniques ou à une institution indépendante. Mais la bataille est à venir.

 

Le président Obama a aussi fait plusieurs gestes importants sur la surveillance américaine au-delà des frontières, reconnaissant que les exigences de sécurité devaient être tempérées là où elles détruisaient la confiance des alliés. Il annonce notamment que les conversations des chefs d'État étrangers amis «ne seront plus écoutées» et que des garde-fous seront instaurés au sein de l'exécutif pour étendre certaines protections de la vie privée aux citoyens non américains. La forte pression exercée à la fois par les grands géants de l'informatique américains qui craignent de perdre leurs clients, de même que l'indignation des dirigeants étrangers, et notamment celle d'Angela Merkel, semble avoir été entendue. Il promet que ces opérations de surveillance auront un cadre limité et ne seront pas menées par exemple pour donner un avantage compétitif aux compagnies américaines. On a du mal à le croire mais les pays étrangers devront se contenter de croire à la parole de l'exécutif sur ce point. Barack Obama a en effet insisté sur le fait que les programmes de la NSA protégeaient aussi les alliés et qu'il n'avait pas l'intention d'y mettre fin.

 

Depuis qu'il occupe le Bureau ovale, cet ancien professeur de droit constitutionnel a pris conscience de l'immense responsabilité qu'il doit assumer sur les questions de sécurité nationale et la difficulté qu'il y a, dès lors, à poser des limites claires à l'action des agences de renseignement. «Quand on reçoit le rapport du matin sur les menaces, ça met de l'acier dans votre colonne vertébrale», a confié son ancien conseiller David Plouffe au New York Times. Le président se retrouve donc à tracer une route incertaine pour définir le délicat équilibre entre sécurité et libertés. Son inévitable numéro d'équilibrisme entre ces deux exigences conflictuelles a été plutôt convaincant ce vendredi. Mais il devrait faire beaucoup d'insatisfaits.

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 12:20
USA: une réforme des services secrets évoquée le 17 janvier (Obama)

 

WASHINGTON, 11 janvier - RIA Novosti

 

Le président Barack Obama présentera le 17 janvier un projet de réforme portant sur les méthodes utilisées par les services secrets américains pour recueillir les informations, a annoncé vendredi aux journalistes le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney.

 

Il a refusé de citer les détails du projet.

 

En décembre dernier, le président a reçu le rapport d'un groupe d'experts chargés de formuler des propositions concernant la collecte d'informations par les services secrets.

 

La Maison Blanche affirme que la surveillance électronique révélée par l'ex-consultant de la CIA et de la NSA Edward Snowden était conforme à la législation américaine en vigueur. Cependant, estime M. Obama, la surveillance ne doit pas être effectuée pour la seule raison qu'il en existe la possibilité technique.

 

Selon les révélations faites par M. Snowden, l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) a intercepté les conversations téléphoniques et le courrier électronique de centaines de millions de personnes aussi bien aux Etats-Unis que dans le reste du monde. Les services secrets américains ont en outre mis sur écoute les téléphones portables de nombreux dirigeants étrangers, dont la chancelière allemande Angela Merkel et la présidente brésilienne Dilma Rousseff. Les lois américaines n'imposent aucune restriction à la NSA quant à la surveillance pratiquée à l'extérieur des Etats-Unis.

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 12:30
Les satellites français, les composants américains et les soupçons des Émirats arabes unis

 

09/01 Par François Chignac - euronews.com

 

La NSA et son programme tentaculaire de surveillance Prism vont-ils faire capoter un important contrat de défense signé en juillet dernier entre la France et les Émirats arabes unis (EAU) ? Un site américain spécialisé n’affirme rien d’autre.

 

DefenseNews avance que les émiratis ont décelé une part “obscure” au sein de deux satellites français d’observation qui doivent être livrés aux Émirats arabes unis en 2018. Ils contiendraient des “mouchards”. En d’autres termes, des composants d’origine américaine dotés de porte-dérobées informatiques – backdoor – permettant d’intercepter les communications entre les satellites et la station de réception au sol. De quoi compromettre la sécurité des transmissions et conforter les révélations “orwelliennes” d’Edouard Snowden.

 

L’information est distillée par un haut responsable émirati. Sous couvert d’anonymat, il affirme au site américain que la découverte a été signalée en septembre et qu’il aurait été demandé à la France de changer ces composants. “Si ce problème n’est pas résolu, nous sommes prêts à annuler tout le contrat” ajoute-t-il.

 

Des révélations qui interviennent un peu moins de six mois après un succès personnel du ministre français de la Défense. Le 22 juillet, Jean-Yves Le Drian ramenait des Émirats arabes unis un contrat de 700 millions d’euros portant sur la livraison des deux satellites d’observation construits par Airbus Defence and Space (ex EADS Astrium) et Thales Alenia Space (TAS). Signature que Paris se targuait d’avoir soufflé à l’américain Lockheed-Martin, réputé coriace en la matière. Pour ce faire, le ministre français de la Défense s‘était rendu à plusieurs reprises aux Émirats et n’avait pas lâché l’affaire, malgré la perspective d’un échec à la mi-juillet. Signature, enfin, qui mettait un terme à cinq années de contrats moins ambitieux sur le marché des ventes d’armement de la France aux Émirats arabes unis.

 

Mais ces révélations en étonnent plus d’un. La source de DefenseNews affirme que les Émirats arabes unis se sont tournés vers des entreprises russes et chinoises après avoir découvert le pot aux roses. Leurs satellites sont moins chers, certes, mais n’offrent aucune garantie supplémentaire en matière de sécurité. Par ailleurs, Moscou et Pékin entretiennent de bonnes relations avec l’Iran ce qui est loin d‘être le cas d’Abu Dhabi.

 

Les américains seraient-ils donc à la maneouvre pour faire capoter le contrat connu sous le nom de Falcon Eye ? On voit mal leur intérêt. Les backdoors existent dans bon nombre d‘équipements livrés à l‘étranger. Ils permettent de rendre inopérant un matériel si l’acquéreur se retourne contre le vendeur. Dans le cas des satellites, ils seraient utilisés pour empêcher certaines fonctions d’observation bien plus que pour les détourner. Pourquoi une agence de renseignement américaine voudrait intercepter des images obtenues via un satellite d’observation étranger ? Le Pentagone est déjà bien pourvu en la matière. Par ailleurs, les Émirats arabes unis sont de bons clients de l’industrie américaine de l’armement. Les composants américains sont déjà légions dans le ciel des Émirats. Et si les Américains souhaitent vraiment savoir quelles sont les zones qui intéressent les EAU, l’information est peut-être simple à obtenir d’un pays allié comme les Émirats arabes unis.

 

Reste l’hypothèse commerciale. Le contrat Falcon Eye était initialement d’un montant supérieur. En juillet dernier, les industriels français ont revu leurs prix à la baisse. Sous quelles conditions ? Et quels accords d’offsets – échange industriels, investissements et productions sur place – ont-ils été consentis ?

 

Il se murmure que les étranges informations de DefenseNews pourraient relever de l’intoxication. En vue, peut-être, de renégocier les termes de l’accord.

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 08:20
Les actes de Snowden peuvent avoir des "conséquences mortelles" (élus américains)

 

WASHINGTON, 09 jan 2014 marine-oceans.com (AFP)

 

Les 1,7 million de documents secrets volés par Edward Snowden ont le potentiel de mettre en danger les militaires américains déployés dans le monde, selon des parlementaires américains jeudi, citant un rapport confidentiel du Pentagone sur les fuites.

 

Le département de la Défense américain a rédigé et envoyé à plusieurs membres importants du Congrès un rapport confidentiel sur l'impact potentiel du vol de documents par l'ex-consultant informatique de l'Agence nationale de sécurité (NSA), l'agence d'écoutes des Etats-Unis. Le rapport lui-même n'a pas été rendu public.

 

"Ce rapport confirme mes plus grandes craintes, à savoir que les actes de trahison de Snowden mettent en grand danger les soldats américains", a déclaré Mike Rogers, président de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, dans un communiqué. "Les actes de Snowden auront probablement des conséquences mortelles pour nos soldats sur le terrain".

 

"Bien que M. Snowden et ses défenseurs affirment qu'il ne fait que défendre les libertés civiques, la vérité est que la plupart des documents volés par Snowden concernent des opérations vitales de l'armée, de l'US Navy, des Marines et de l'Air Force. Snowden a fourni des informations précieuses à nos adversaires, ce qui met en danger chaque Américain. Ne vous y trompez pas, Snowden n'est pas un patriote, et il n'y a aucune excuse possible pour les dommages irréparables subis par l'Amérique et ses alliés", a ajouté M. Rogers.

 

Le rapport semble s'intéresser à l'ensemble des fichiers récupérés par Edward Snowden, dont seule une faible partie a été publiée dans la presse, et à l'impact potentiel de leur éventuelle publication. Selon les élus citant le rapport, de nombreux documents en possession de M. Snowden concernent des opérations militaires en cours, qui risqueraient d'être compromises en cas de fuites.

 

Les élus se sont gardés de conclure que les fuites avaient d'ores et déjà provoqué des dommages en terme de sécurité nationale. Ils réaffirment toutefois que les révélations avaient alerté les terroristes sur les méthodes d'écoutes des Etats-Unis.

 

"Snowden a fourni aux terroristes une copie du manuel de notre pays, et nous en payons aujourd'hui le prix, ce que ce rapport confirme", a déclaré le démocrate Dutch Ruppersberger, membre de la même commission et habilité au secret défense. "Nous avons commencé à voir que les terroristes changeaient leurs méthodes grâce aux fuites, et ce rapport indique que le notre pays et nos citoyens vont continuer à en subir les conséquences".

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 07:20
Snowden a dérobé 1,7 million de documents secrets (Pentagone)

 

MOSCOU, 10 janvier - RIA Novosti

 

Edward Snowden, ex-agent de la CIA à l'origine des fuites sur le programme de surveillance américain PRISM, a dérobé environ 1,7 millions de documents secrets relatifs aux opérations de renseignement menées par les Forces armées US, rapporte l'agence Associated Press se référant au Pentagone. 

 

La plupart des documents dérobés par le lanceur d'alerte contiennent des informations sur les opérations courantes de l'armée de Terre, de l'US Air Force et de l'US Navy, est-il indiqué dans un rapport secret du département militaire américain, dont certains détails ont été révélés à la presse par deux membres du Congrès, Mike Rogers et Dutch Ruppersberger. 

 

Ces derniers ont précisé que la divulgation de certains documents avait d'ores et déjà porté préjudice à l'activité de renseignement menée par Washington.

 

Début juin, Edward Snowden, informaticien de 29 ans, a révélé à deux quotidiens, le Guardian et le Washington Post, l'existence d'un programme informatique secret baptisé PRISM, permettant aux Etats-Unis de surveiller des échanges par mail, messageries instantanées, téléphone et réseaux sociaux des utilisateurs aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde. 

 

Ce programme permet à la NSA et au FBI d'accéder à des données concernant des personnes vivant hors Etats-Unis via neuf géants de l'Internet, dont AOL, Apple, Facebook, Google, Microsoft, PalTalk, Skype, Yahoo! et YouTube et l'opérateur téléphonique Verizon. 

 

Depuis ses révélations, M.Snowden est recherché par la justice américaine. Le 1er août 2013, l'ex-agent de la CIA a obtenu l'asile temporaire en Russie.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 18:55
La loi de programmation militaire du gouvernement n'est pas liberticide

 

08.01.2014 Par Jean-Jacques Urvoas * et Jean-Pierre Sueur* - Le Monde.fr

 

La France dispose, comme les Etats-Unis avec le système Prism, d'un dispositif d'espionnage à grande échelle des télécommunications.

 

Grâce à la loi de programmation militaire (LPM), les géants de l'internet auront réussi à faire oublier leurs errements dans l'affaire PRISM, les liens qu'ils nourrissent avec la NSA ainsi que leur faible intérêt pour la protection des libertés individuelles. En effet, ils se sont appliqués à alimenter une polémique injustifiée autour de l'article 13 (devenu l'article 20) permettant aux services de renseignement d'accéder aux données techniques de connexion (y compris en temps réel) de personnes suspectées de mettre en danger la sécurité nationale, de pratiquer l'espionnage, de concevoir des projets terroristes, d'appartenir à des réseaux de criminalité organisée ou à des mouvements visant à renverser la forme républicaine des institutions.

 

Ainsi, depuis plus de quinze jours, des exégètes amateurs et de mauvaise foi s'associent-ils pour tenter de démontrer une prétendue démarche liberticide orchestrée par le gouvernement et soutenue par un Parlement complice afin de soumettre nos concitoyens à une surveillance généralisée à la mode américaine. Et depuis lors, nous nous efforçons d'opposer une analyse dépassionnée du droit à cette théorie du complot, au soupçon qui tient lieu de raisonnement.

 

En premier lieu, il semble pour le moins aventureux de tirer prétexte des cibles concernées par ce dispositif pour invoquer une « surveillance généralisée », à moins de considérer qu'une majorité de nos concitoyens œuvre à la destruction de notre système démocratique. Rappelons-le, seuls les terroristes, les espions ou les factieux seraient légitiment en mesure de se plaindre d'une potentielle atteinte à leurs libertés individuelles ! Et à ceux qui pointent du doigt la dérive opérée par la NSA sur la base des mêmes motifs, nous rappellerons que la France n'a jamais institué un régime d'exception (à l'instar du Patriot Act) et qu'elle n'en aurait d'ailleurs pas les moyens constitutionnels ou juridiques – en raison notamment des obligations découlant de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales que notre pays a signée et ratifiée.

 

En outre, il convient une fois de plus d'insister sur le fait que le texte adopté, en même temps qu'il octroie des capacités juridiques à nos services spécialisés, les encadre très strictement. En effet, aux deux dispositifs qui régissaient le recueil des données techniques de connexion (le premier découlant de l'interprétation de la loi de 1991 relative aux interceptions de sécurité tandis que le second avait été introduit par la loi relative à la lutte antiterroriste de 2006 et pour ce seul domaine) a succédé un seul et même régime. De ce fait, la loi ne crée pas de nouveaux moyens, elle unifie et clarifie le droit, condition indispensable pour un contrôle démocratique, en particulier un contrôle citoyen.

 

De même, il importe de rappeler que le secret des correspondances est sanctuarisé par l'article L241-1 du code la sécurité intérieure, alors que les articles 226-1 et suivants du code pénal protègent la vie privée de nos concitoyens. Or, ces deux verrous n'ont en aucune façon été affectés par la LPM. En conséquence, les services de renseignement ne pourront accéder aux contenus mais uniquement aux données techniques de connexion (titre du chapitre créé qui limite le champ de l'article avec une valeur normative aussi forte que celui-ci). De même, les opérateurs omettent opportunément de rappeler que jamais les agents des services spécialisés n'accéderont directement à leur réseau, comme le souligne fort explicitement l'article L.246-3 institué par la LPM : de fait, celui-ci dispose que les données de connexion seront transmises par les opérateurs aux services.

 

Alors même que les modalités de contrôle font l'objet d'un évident renforcement, on ne peut que s'étonner des doutes formulés quant à l'indépendance de la commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), elle dont les services de renseignement connaissent l'intransigeance, elle qui s'est refusée avec constance à toute forme de complaisance à l'égard du pouvoir exécutif au motif précisément qu'elle relève de la catégorie des autorités administratives indépendantes dont le rôle positif a été reconnu depuis les années 1980 par le Conseil constitutionnel.

 

A ce titre, la CNCIS exercera sur les réquisitions des données techniques de connexion le même contrôle que celui prévu pour les interceptions de sécurité aux articles 243-8 et suivants du code de la sécurité intérieure. Les exégètes précités apprécieront en particulier la capacité de saisine dont dispose tout citoyen au titre de l'article 243-9. Comment dès lors invoquer une absence de recours ? En définitive, nous assumons ouvertement le fait d'améliorer le cadre juridique applicable à nos services de renseignement, eux qui ne peuvent aujourd'hui recourir qu'aux interceptions de sécurité (devenues quasi inutiles), aux réquisitions de données techniques de connexion et, de manière très restreinte, aux fichiers de souveraineté. Le but ici n'est pourtant pas de les satisfaire. Nous agissons de la sorte non pour contenter les services, mais dans l'intérêt de nos concitoyens eux-mêmes qui nous ont élus à cette fin. Il s'agit au final de s'assurer que les administrations de l'Etat œuvrent à préserver la sécurité nationale et luttent pour maintenir la forme républicaine de nos institutions. Nous ne sacrifions pas les libertés individuelles à l'impératif de sécurité mais créons les conditions du plein exercice des premières face aux menaces pesant sur notre société.

 

* Jean-Jacques Urvoas est Président de la commission des lois de l'Assemblée nationale et député du Finistère. Jean-Pierre Sueur est Président de la commission des lois du Sénat et sénateur du Loiret.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 12:20
Shopping for Spy Gear: Catalog Advertises NSA Toolbox

 

December 29, 2013 By Jacob Appelbaum, Judith Horchert and Christian Stöcker – Spiegel.de

 

After years of speculation that electronics can be accessed by intelligence agencies through a back door, an internal NSA catalog reveals that such methods already exist for numerous end-user devices.

 

Editor's note: This article accompanies our main feature story on the NSA's Tailored Access Operations unit. You can read it here.


When it comes to modern firewalls for corporate computer networks, the world's second largest network equipment manufacturer doesn't skimp on praising its own work. According to Juniper Networks' online PR copy, the company's products are "ideal" for protecting large companies and computing centers from unwanted access from outside. They claim the performance of the company's special computers is "unmatched" and their firewalls are the "best-in-class." Despite these assurances, though, there is one attacker none of these products can fend off -- the United States' National Security Agency.

 

Specialists at the intelligence organization succeeded years ago in penetrating the company's digital firewalls. A document viewed by SPIEGEL resembling a product catalog reveals that an NSA division called ANT has burrowed its way into nearly all the security architecture made by the major players in the industry -- including American global market leader Cisco and its Chinese competitor Huawei, but also producers of mass-market goods, such as US computer-maker Dell.

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 12:55
Attention : cyber ! Vers le combat cyber-électronique : parution

2 janvier 2014 http://attentioncyber.blogspot.fr/

 

L'année 2013 fut marquée par les révélations d'Edward Snowden (PRISM) qui apprennnent au grand public qu'il existe un système d'écoute mondialisé. Dans la continuité du précédent Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale, celui de 2013 érige la cyberdéfense en priorité ce qui se traduit par une augmentation des effectifs et une adaptation législative avec la loi de programmation militaire.

 

Attention : cyber ! commencé en 2012 et dont l'essentiel de la rédaction fut achevé à l'été 2013, vous montrera que le cyber ne peut être séparé de la guerre électronique dans une optique opérationnelle. Vous comprendrez que les actions actuelles s'inscrivent dans une histoire vieille de 150 ans, notamment pour les écoutes anglo-saxonnes. Vous découvrirez un autre monde, en évolution perpétuelle, qui modèle les sociétés.

 

Le domaine cyber-électronique n'en est qu'à ses débuts. Bonne lecture !

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 08:20
Affaire Snowden: un rapport demande une meilleure protection de la vie privée par les Etats-Unis

 

19 décembre 2013 Anne-Marie Capomaccio - RFI

 

La Maison Blanche vient de rendre public le rapport du groupe d’experts sur la NSA. Cette étude avait été mandatée par Barack Obama à la suite des révélations d’Edward Snowden. Les informations diffusées au compte-gouttes par l’ancien agent réfugié en Russie avaient devoilé un programme de stockage des données à grande échelle, et l’écoute de portables de leaders étrangers, comme celui de la chancelière Merkel.

 

Si le rapport préconise des changements dans la gestion de la NSA, les experts ne vont pas aussi loin que le souhaitaient les libéraux. Ils expliquent en préambule que la sécurité des Etats-Unis reste la priorité, dans un monde où la menace terroriste est réelle.

 

Cette sacro-sainte sécurité doit toutefois être assurée en respectant le droit à la vie privée des citoyens. L’utilisation des données doit passer par la justice écrivent les experts, et les Etats-Unis doivent s’interdire tout acte qui sortirait de la légalité comme l’espionnage industriel.

 

Déontologie de la surveillance

 

Cela peut sembler évident, mais les rapporteurs consacrent un chapitre à ce que l’on pourrait appeler la déontologie de la surveillance.

 

Concernant d’éventuelles écoutes de leaders étrangers, pas de préconisation définitive, elles peuvent se justifier si la sécurité nationale est en jeu, le rapport propose un travail de concertation avec les alliés des Etats-Unis afin d’établir un code de conduite commun.

 

Quant au directeur de la NSA, les experts estiment que Barack Obama serait bien inspiré de nommer un civil.

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 08:20
La NSA doit réviser en profondeur ses programmes de surveillance

 

18 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

WASHINGTON - L'agence américaine de renseignements NSA doit réviser en profondeur ses programmes controversés de surveillance, ont estimé des experts mandatés par le président Barack Obama dans un rapport rendu public mercredi.

 

La NSA, dont l'étendue et le contenu des programmes ont été révélés par l'ancien consultant Edward Snowden, ne doit pas conserver les métadonnées téléphoniques (date de l'appel, lieu etc), telles que celles interceptées dans le cadre du programme Prism, suggèrent notamment les experts qui formulent 46 recommandations.

 

Le tribunal chargé d'autoriser et de juger ces programmes (Fisa, Foreign Intelligence Surveillance Court) doit aussi être contrôlé, estiment-ils.

 

La NSA doit aussi mieux coopérer avec les alliés proches des Etats-Unis en matière d'espionnage, et les critères présidant à la surveillance de dirigeants étrangers devraient être resserrés, suggère par ailleurs le groupe de travail.

 

La révélation selon laquelle le téléphone portable de la chancelière allemande Angela Merkel avait été écouté par les services secrets américains avait notamment provoqué une tempête diplomatique.

 

Washington devrait, avec un petit groupe d'alliés proches (...), étudier la possibilité de sceller des accords et des ententes concernant les règles de collecte de renseignements sur nos citoyens respectifs, affirment les experts.

 

Sans se prononcer sur le fond de ces recommandations, Barack Obama, qui a rencontré les membres du groupe d'experts mercredi matin à la Maison Blanche, a pris note du fait que le rapport du groupe représente une opinion consensuelle.

 

Ce dernier point est particulièrement important étant donné l'autorité de ses membres en matière d'anti-terrorisme, de renseignement, de supervision, de vie privée et de libertés publiques, poursuit le président, dont les propos étaient rapportés par l'exécutif.

 

Nous ne disons pas que la lutte contre le terrorisme est finie, a souligné lors d'un point de presse Richard Clarke, ancien conseiller anti-terroriste à la Maison Blanche et membre du groupe d'experts.

 

Cependant, a-t-il ajouté, nous pensons que certains mécanismes peuvent être plus transparents et peuvent faire l'objet d'une supervision plus indépendante afin de susciter dans la population un sentiment de confiance plus fort que celui qui existe aujourd'hui.

 

Dans un communiqué, la Maison Blanche a précisé que le président travaillerait dans les prochaines semaines avec son équipe de sécurité nationale pour étudier le rapport et déterminer quelles recommandations doivent être appliquées.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 22:09
USA: rapport sur la réforme des pratiques de la NSA diffusé mercredi

 

18 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

WASHINGTON - La Maison Blanche a décidé de publier dès mercredi l'intégralité d'un rapport sur les pratiques de surveillance de l'Agence américaine du renseignement (NSA) remis au président Barack Obama, a annoncé son porte-parole.

 

Ce porte-parole, Jay Carney, a justifié cette publication par l'apparition de fuites selon lui erronées dans la presse depuis que le document a été livré vendredi à M. Obama par un groupe d'étude, créé dans la foulée des révélations de l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden l'été dernier.

 

Ce rapport détaille plus de 40 recommandations que la Maison Blanche est en train d'examiner. M. Obama, qui a rencontré mercredi les auteurs de ce document à la Maison Blanche, doit prononcer en janvier un discours sur la régulation des activités de la NSA, a rappelé M. Carney.

 

Le président américain avait promis dès le mois d'août plus de transparence, tout en mettant en avant la nécessité de ces programmes.

 

Mardi, il avait reçu à la Maison Blanche des dirigeants de grandes sociétés informatiques et d'internet, qui l'avaient justement exhorté à la transparence.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 18:20
Main dans la main, Canada et États-Unis ont espionnés ensemble

 

10 décembre 2013 Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

Selon de nouveaux documents d’Edward Snowden, le Canada a mis en place des postes d’espionnage et a espionné à la demande de l’Agence de sécurité nationale des États-Unis.

 

C’est par le biais d’un document de quatre pages, est étampé de la mention «ultrasecret» daté du 3 avril 2013, que Radio-Canada/CBC révèle les dessous d’une collaboration à double sens entre les deux pays nord-américains.

La bonne réputation du Canada à l’étranger fait en sorte que ses ambassades et ses consulats sont souvent bien situés et, surtout, moins surveillés que ceux des États-Unis.

Ainsi, à la demande de la NSA américaine, le Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CSTC) a organisé des opérations d’espionnage à l’étranger, bien souvent à l’intérieur même des ambassades et consulats canadiens.

Le CSTC a réalisé aussi bien de la collecte, que le traitement et l’analyse des renseignements, incluant l’installation de postes d’écoute à la demande des Américains.

Dans la plus récente fuite, la NSA brosse un portrait flatteur de l’agence canadienne, décrite comme une agence sophistiquée, compétente et hautement respectée.

 

 

Le document que Radio-Canada/CBC s’est procuré révèle que la NSA et le CSTC coopèrent en ciblant une vingtaine de pays hautement prioritaires, dont certains sont des partenaires commerciaux du Canada.

La collaboration entre les deux agences de renseignements nord-américaines n’est pas nouvelle et remonte même à 1949!

Cependant, les dernières révélations montrent qu’elles ont poussé leur collaboration encore plus loin que par le passé, allant jusqu’à «l’échange d’agents de liaison», ce qui laisse entendre que des agents du CSTC auraient travaillé à l’intérieur de la NSA, et vice-versa.

Cette relation étroite, les deux parties souhaiteraient même l’«étendre et [la] renforcer», dit encore le document.

 

Révélations erronées

Quelques heures plus tôt, le commissaire du Centre de la sécurité des télécommunications du Canada (CSTC) a affirmé que plusieurs révélations récentes au sujet du réseau de surveillance du Groupe des cinq sont prises hors contexte par les médias.

Jean-Pierre Plouffe, qui est chargé d’examiner les activités du CSTC, estime que les révélations diffusées dans les médias sont souvent erronées.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 12:20
Espionnage : appel à une réforme de la législation américaine

 

09.12.2013 Le Monde.fr (AFP)

 

Huit géants américains des nouvelles technologies, dont Twitter, Facebook et Apple, ont publié lundi 9 décembre une lettre ouverte au président Barack Obama demandant une « réforme des pratiques de surveillance » des Etats-Unis? après les révélations de l'ex-consultant de la NSA, Edward Snowden.

« Les révélations de cet été ont mis en évidence le besoin urgent de réformer les pratiques de surveillance des gouvernements à l'échelle mondiale », écrivent AOL, Apple, Facebook, Google, LinkedIn, Microsoft, Yahoo! et Twitter. « L'équilibre dans de nombreux pays a basculé de façon excessive en faveur de l'Etat au détriment des droits des individus, droits qui sont inscrits dans notre Constitution. Cela ébranle les libertés que nous chérissons. Il est temps de changer. »

 

Lire : La NSA localise plusieurs centaines de millions de portables par jour

 

CONFIANCE ÉBRANLÉE DES UTILISATEURS

Les huit signataires « exhortent les Etats-Unis à prendre l'initiative et à engager des réformes pour que les efforts de surveillance de la part du gouvernement soient clairement encadrés par la loi, proportionnels aux risques, transparents et l'objet d'une surveillance indépendante ». « Les révélations récentes sur les activités de surveillance des gouvernements ont ébranlé la confiance de nos utilisateurs , explique la présidente-directrice générale de Yahoo!, Marissa Mayer. Il est temps pour le gouvernement des Etats-Unis de restaurer la confiance de nos utilisateurs, et il est temps pour le gouvernement des Etats-Unis d'agir pour restaurer la confiance des citoyens dans le monde. »

Des articles publiés depuis juin par plusieurs journaux, dont le Washington Post et le Guardian, à partir des révélations d'Edward Snowden, ont mis au jour l'ampleur du système de surveillance, entre autres aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, provoquant l'ire de Washington et l'embarras de Londres.

Lire l'éditorial du Monde : La NSA, le « Guardian » et la liberté d’informer

Une majorité d'Américains (54 %) se déclaraient hostiles à la surveillance par leur gouvernement, selon un sondage rendu public le 12 novembre par le German Marshall Fund.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 17:20
La NSA géolocalise des centaines de millions de téléphones portables

 

5 décembre 2013 par 45eNord.ca (AFP)

 

La NSA, l’agence américaine chargée des interceptions de communications, intercepte les données de géolocalisation de centaines de millions de téléphones portables dans le monde, a révélé mercredi le Washington Post, s’appuyant sur des documents fournis par l’ancien consultant Edward Snowden.

Six mois après les premières révélations de Snowden notamment sur la collecte des métadonnées téléphoniques (durée des appels, numéros appelés etc.), cette nouvelle révélation semble montrer que l’agence américaine est également capable de suivre des personnes à la trace grâce à leur portable, même quand celui-ci n’est pas utilisé.

L’agence stocke des informations sur « au moins des centaines de millions d’appareils » et enregistre « près de 5 milliards » de données de localisation par jour, affirme le quotidien sur son site internet.

« Nous obtenons de vastes volumes » de données de géolocalisation partout dans le monde, a confirmé un haut responsable de cette collecte cité par le Post.

L’agence y parvient en se connectant aux câbles qui relient les différents réseaux mobiles dans le monde et collecte « incidemment » des données de géolocalisation de citoyens américains.

L’intérêt de cette collecte, permise par le dialogue constant entre un téléphone et l’antenne-relai la plus proche et de puissants algorithmes mathématiques, est de « retracer les mouvements et de mettre en lumière des relations cachées entre des personnes », explique le quotidien.

Le volume de données enregistrées et stockées par la NSA atteindrait 27 térabytes, soit deux fois le volume de l’ensemble du contenu de la bibliothèque du Congrès, la plus importante du monde.

Ce volume d’informations serait tel qu’il « surpasse notre capacité à digérer, traiter et stocker » les données, affirme le Washington Post, citant un document interne de la NSA datant de 2012.

« Les capacités de la NSA pour géolocaliser sont ahurissantes (…) et indiquent que l’agence est capable de rendre la plupart des efforts pour avoir des communications sécurisées futile », croit encore savoir le Washington Post.

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 20:50
Le Pentagone, mécène des universités... allemandes

 

27 November 2013 Hajnalka Vincze

 

Vingt-deux universités et instituts de recherche allemands ont été financés par le Pentagone, à hauteur de plus de 10 millions de dollars depuis l’an 2000. Ce qui n’est pas sans poser quelques problèmes à la fois pratiques et déontologiques.

 

Certes, il s’agit d’une somme dérisoire par rapport aux milliards par an avec lesquels le Département de la défense US irrigue les universités américaines en permanence. Mais pas aussi dérisoire que ça, si l’on la compare aux 46 millions d’euros que Berlin avait accordés, de 2000 à 2010, à ses propres chercheurs dans les domaines relatifs à la défense. Ce qui veut dire que le Pentagone finance à peu près un sixième de ce type de recherches sur fonds publics dans les universités allemandes.

 

Laissons les chercheurs d’outre-Rhin se débrouiller avec le casse-tête posé par les « clauses civiles » en vigueur dans beaucoup de leurs universités. Tirons au clair juste deux choses à ce sujet. D’une part, l’argument de « recherche fondamentale », donc soi-disant innocente, ne tient pas debout dans ce cas, puisque le Pentagone est statutairement obligé de n’accorder des contrats que s’il y a des applications militaires en vue. Point final. 

 

D’autre part, on est admiratif devant le zèle atlantiste du chercheur allemand (sur des explosifs, à Munich, dans le cadre d’un programme financé par le Pentagone à hauteur d’un demi-million de dollars) qui se justifie en disant que « si vous croyez en l’alliance OTAN, il n’y a pas de mal » à se laisser financer par le Département de la défense américain. Certes. Par contre, si ça se trouve que vos commanditaires étrangers espionnent vos propres responsables politiques, du coup cela devient quand même un peu plus problématique…

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 12:55
Le réseau de stations d'écoute de la DGSE, surnommé Frenchelon - V. Lamigeon

Le réseau de stations d'écoute de la DGSE, surnommé Frenchelon - V. Lamigeon

 

30 novembre 2013 Par RFI

 

Contrairement à ce que l'indignation du président François Hollande en octobre laissait croire, la France n'est peut-être pas qu'une victime dans l'affaire d'espionnage mondial révélée par Edward Snowden. De nouveaux documents révélés par le quotidien Le Monde le 29 novembre tendent même à montrer que les services secrets français ont été des partenaires zélés et efficaces de la NSA dans l'échange des données privées de leurs concitoyens. La France a, en effet, une position géographique stratégique dans l'architecture d'internet.

 

D'après les notes d'Edward Snowden, l'ancien consultant de la NSA, Agence nationale de sécurité américaine, c'est à partir du mois d'août 2006 que les relations entre les services secrets américains et leurs homologues français se sont sérieusement réchauffées. L'enjeu, c'est comme souvent la lutte contre le terrorisme, et en particulier sur des dossiers que la France suit de très près : le Hezbollah libanais, et Aqmi, al-Qaïda au Maghreb islamique.

 

La DGSE française, Direction générale des services extérieurs, et la NSA, vont ainsi nouer une collaboration fructueuse, qui va aller crescendo jusqu'à la fin 2011, début 2012, moment, où l'on change d'échelle. De simples échanges d'informations, on passe à un protocole d'interception massif de données numériques, transitant par la France. Parce que la France occupe une position géographique stratégique dans l'architecture du réseau internet.

 

Avec l'Atlantique à l'Ouest et la Méditerranée au Sud, de nombreux câbles sous-marins de communication partent ou arrivent sur les côtes françaises. Ainsi, pour envoyer un courriel depuis l'Algérie vers les Etats-Unis, il est très probable que les données passent par la France.

 

Toute cette matière première comme l'appelle la NSA, est ainsi interceptée massivement par la DGSE. Techniquement, elle ne peut pas lire le contenu d'une conversation, mais elle peut, en revanche, obtenir toutes les données qui y sont attachées, comme sa date, son lieu, ou ses participants. Ce qui reste une mine d'or pour tous les espions.

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 17:20
La NSA a espionné les participants du G20 et du G8 au Canada

 

 

MOSCOU, 28 novembre - RIA Novosti

 

L'Agence de sécurité nationale des Etats-Unis (NSA) a intercepté les conversations téléphoniques de participants des sommets du G20 et du G8 au Canada avec le consentement du gouvernement canadien, a annoncé jeudi le site internet de la chaîne de télévision CBS News.

 

La chaîne se réfère aux documents secrets fournis aux journalistes par l'ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden. Selon CBS News, la NSA a utilisé l'ambassade des Etats-Unis à Ottawa pour espionner les participants de ces sommets tenus en 2010. Ceci étant, l'agence opérait "en contact étroit avec ses partenaires canadiens", notamment avec le Centre de la sécurité des télécommunications du Canada (CSTC).

 

Le porte-parole du premier ministre canadien, Jason MacDonald, a refusé de commenter cette information.

 

"Nous ne commentons pas les questions liées à la sécurité nationale", a indiqué M. MacDonald cité par Reuters.

 

La NSA est au cœur d'un scandale depuis que l'ancien informaticien des services secrets américains Edward Snowden, actuellement réfugié en Russie, a dévoilé l'existence du programme Prism permettant d'intercepter les messages transitant sur les plus grands sites web tels que Google et Facebook.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 12:20
Espionnage: Westerwelle rencontrera la délégation du Sénat américain

 

 

22 novembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

BERLIN - Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, rencontrera lundi une délégation du Congrès des Etats-Unis en visite à Berlin, sur fond de tensions suscitées par les révélations sur les agences de renseignement américaines, a-t-on appris jeudi auprès du ministère.

 

Il y aura une rencontre, a indiqué à l'AFP une porte-parole du ministère.

 

Le démocrate Chris Murphy, président de la sous-commission Europe du Sénat américain, qui conduit cette délégation, a expliqué dans un entretien à l'AFP à Washington jeudi que sa visite était une mission visant à démontrer la bonne volonté des parlementaires américains pour résoudre les tensions suscitées par les révélations d'Edward Snowden sur l'Agence nationale de sécurité (NSA).

 

Ce voyage est l'occasion de dire aux Allemands et au gouvernement allemand que la plupart des inquiétudes qu'ils ont manifestées ne sont pas étrangères aux élus du Congrès, a dit Chris Murphy. Mais, selon lui, les pires craintes sur les Etats-Unis qui écouteraient quotidiennement les conversations et liraient les emails des Européens ne correspondent pas à la réalité.

 

La délégation américaine, qui inclut deux autres élus, se rendra mardi à Bruxelles pour une rencontre avec les membres de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen.

 

Selon le site internet du magazine Der Spiegel, l'élu démocrate du Connecticut avait souhaité une rencontre avec la chancelière Angela Merkel et le président fédéral Joachim Gauck.

 

Mais, indique le journal dans un article intitulé Affaire NSA: Merkel et Gauck éconduisent la délégation américaine, les sénateurs ne rencontreront à la chancellerie que le responsable du département de politique étrangère, Christoph Heusgen, et aucun rendez-vous n'a été organisé à la présidence de la République fédérale.

 

Chris Murphy et son bureau n'ont pas voulu confirmer le détail de ses rendez-vous.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 08:50
NSA: la Grande-Bretagne a accepté l'espionnage de ses citoyens

 

21/11/2013 Par Hélène Pillon - lexpress.fr (AFP)

 

Au Royaume-Uni comme dans d'autres pays, la NSA a collecté des données sur des citoyens innocents. Oui, mais cet espionnage a été possible grâce à l'autorisation des autorités britanniques en 2007.

 

Nouveau rebondissement dans le feuilleton de la NSA. Les autorités britanniques ont joué un rôle crucial dans l'activité de l'agence américaine au Royaume-Uni, ont révélé le Guardian et Channel 4, mercredi. La NSA a pu espionner des citoyens de sa Majesté grâce à un accord secret avec les services de renseignements anglo-saxons, selon des documents communiqués aux médias par Edward Snowden

Cette annonce fait écho aux révélations du Monde sur les informations fournies par le renseignement français à la NSA, mais reste surprenante. En effet la convention des "five eyes" signée par la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada, est censée protéger les citoyens de ces états d'éventuelles mesures de surveillance menées par les autres nations contractantes. 

 

"Travailler ensemble"

Cependant, un mémo de mai 2007 sur l'espionnage électronique révélé par le Guardian et Channel 4 indique que les autorités britanniques et américaines ont conclu un accord allant à l'encontre de cette convention. Alors que Tony Blair était toujours Premier ministre, le bureau de liaison à Washington des services britanniques d'espionnage électronique et la NSA ont décidé "de travailler ensemble pour mettre en oeuvre une nouvelle politique étendant l'utilisation des informations britanniques interceptées incidemment" décrit le document. 

"A présent, les analystes du SID (le service d'espionnage électronique de la NSA) peuvent exploiter toutes les données britanniques collectées incidemment concernant les identifiants des contacts, y compris les adresses IP et les adresses e-mail, les numéros de fax et de téléphone" de personnes non-suspectées de terrorisme, précise le mémo. 

 

Besoin de réponses

Les autorités américaines n'ont pas réagi à la publication de ces nouvelles informations. En revanche, outre-Manche ce nouveau scandale fait grand bruit et de nombreux responsables demandent des explications.  

Sir Malcolm Rifkind, le président de la commission parlementaire sur la sécurité et les renseignements, a d'ores et déjà affirmé au Guardian qu'il exigeait un rapport des services de renseignements électroniques du gouvernement britannique sur ces activités d'espionnage. Un besoin de réponses partagé par Nick Clegg, vice-président du Royaume-Uni, qui s'inquiète quant à lui de l'effritement du soutien de la population pour le travail des agences de renseignements après ces dernières révélations

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