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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 12:20
Brazilian Navy H225M Naval Combat Configuration


17 nov. 2016 Airbus Helicopters

Helibras and Airbus Helicopters have opened a new chapter in the history of the H225M multirole utility helicopter with the official presentation of the first aircraft in naval combat configuration.


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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 16:55
[Euronaval 2016] NH90 - Caïman Marine


12 oct. 2016 Ministère de la Défense

 

Missions :
• Lutte anti-sous-marine (Sonar FLASH etTorpille Mu90)
• Lutte anti-surface
• Contre-terrorisme maritime (mitrailleuse de portière et fusil tireur d’élite) et lutte contre les trafics.
• Transports de personnel et de matériel (14 passagers ou 4 200 kg)
• Missions de secours maritime
• Evacuation sanitaire (12 civières)

Atouts majeurs :
• Avionique et capteurs de dernière génération (vol jour/nuit tout temps)
• Commandes de vol électrique de série
• Capacité monopilote validée par la Marine française
• Repliage automatique du pylône de queue et des pales
• Autodiagnostic de pannes et système de maintenance intégré

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 12:55
H145M, Tiger & H225M Caracal in action

7 sept. 2016 by Airbus HC

 

H145M, Tiger & H225M Caracal in action

The H225M Caracal is a heavy, modern and combat-proven platform able to perform the widest range of missions from special operations to combat search and rescue, tactical transport, medical evacuation as well as a large spectrum of maritime missions.

The Tiger is designed to perform armed reconnaissance, air or ground escort, air-to-air combat, ground firing support, destruction and anti-tank warfare, day or night and in adverse conditions.

Certified in 2015, the H145M is the latest member of the Airbus Helicopters 4-ton-class twin-engine rotorcraft product range – with built-in mission capability and flexibility, especially in high-and-hot operating conditions. In its military version, this economical and versatile helicopter covers the entire spectrum of military missions, from light utility to light attack.

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 08:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

05/03/2016 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le contrat Donas d'un montant de trois milliards de dollars signé par l'Arabie Saoudite (le financier), le Liban (le client) et la France (le vendeur) va se poursuivre. Selon le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Jubeir, "les contrats seront bien appliqués mais le destinataire sera l'armée saoudienne".

 

Ni arrêté, ni même suspendu... Le contrat Donas d'un montant de trois milliards de dollars signé par l'Arabie Saoudite (le financier), le Liban (le client) et la France (le vendeur) va se poursuivre. Avec néanmoins une nuance de taille comme l'a annoncé samedi lors d'une visite à Paris le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Jubeir : "Les contrats seront bien appliqués mais le destinataire sera l'armée saoudienne". Et non plus l'armée libanaise. En 2014, Ryad avait signé pour le compte du Liban 31 contrats avec une vingtaine de groupes français, par l'intermédiaire d'ODAS, une société qui intervient essentiellement dans le royaume pour le compte de l'Etat français.

"Nous sommes face à une situation où les décisions du Liban sont captées par le Hezbollah. (Les armes) iront à l'Arabie saoudite, pas au Hezbollah", le mouvement chiite favorable à l'Iran, a expliqué Adel al-Jubeir.

"Les discussions se poursuivent entre la France et l'Arabie Saoudite pour la continuation du contrat Donas", avait-on expliqué de source proche du dossier ces derniers jours à La Tribune. Entre Paris et Ryad, il y a eu quelques allers-retours de responsables français ces deux dernières semaines pour clarifier la position saoudienne et faire entendre celle de la France. Clairement les ponts n'ont pas été coupés entre les deux pays mais le courrier de Ryad reçu par Bercy le 19 février a jeté un froid sur les relations bilatérales. Notamment les milieux politiques français étaient agacés par l'attitude de Ryad : ils considéraient que Paris avait beaucoup soutenu politiquement Ryad sur la scène internationale ces derniers mois sans pour autant recueillir de contreparties économiques. A droite, on poussait pour un rééquilibrage des relations de la France et les autres pays du Moyen et Proche Orient.

 

La pression de Ryad sur Beyrouth

Pour l'Arabie Saoudite, explique-t-on à La Tribune, les livraisons des armes françaises à Ryad est aussi une façon de mettre la pression sur le gouvernement libanais pour qu'il s'éloigne de l'influence du Hezbollah. Le différend entre Beyrouth et Riyad est apparu en janvier, lorsque le Liban a refusé de voter un communiqué arabe condamnant les attaques de représentations diplomatiques saoudiennes en Iran après l'exécution d'un dignitaire chiite par le royaume wahhabite. Le porte-parole officiel à l'agence saoudienne SPA avait déploré les "campagnes politiques et de presse inspirées par le Hezbollah contre l'Arabie saoudite" et ses "actes terroristes contre les nations arabe et musulmane".

Au Liban donc de s'émanciper de l'influence du Hezbollah. En donnant des gages à l'Arabie Saoudite, il pourrait in fine recevoir les équipements militaires français à travers le contrat Donas, qui prévoit la livraison d'armes pour un montant de 2,1 milliards de dollars et 900 millions pour leur entretien.

 

Des moyens considérables

Le programme d'aide saoudien destiné à moderniser l'armée libanaise prévoit la livraison de différents types d'armement fabriqués par les industriels français. La première livraison est intervenue en avril 2015. La France a alors livré 48 missiles antichar Milan prélevés sur les stocks de l'armée française. Une série d'autres équipements - appareils de vision nocturne, véhicules blindés et légers, drones légers, moyens de déminage - devaient être initialement livrés en 2015 mais ce calendrier n'a pas été tenu.

Au total, 250 véhicules de combat ou de transport de troupes (Renault Trucks Defense), sept hélicoptères Cougar (Airbus helicopters), trois corvettes (CMN) équipées de missiles Mistral (MBDA), de l'artillerie comme 24 canons autotractés Caesar (Nexter Systems) et des équipements de reconnaissance, interception et communication (Thales) doivent être livrés dans les prochaines années, selon le schéma présenté en 2015.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:50
Airbus Helicopters aircraft in action 2016


25 janv. 2016 by Airbus Helicopters

 

Discover the Airbus Helicopters aircraft over their missions.

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 08:55
Airbus Helicopters résisterait mieux que ses concurrents à la crise du marché de l'hélicoptère. Au premier semestre 2015, il aurait gagné environ 10% de parts de marchés (Crédits : Airbus HC - Frédéric Lert)

Airbus Helicopters résisterait mieux que ses concurrents à la crise du marché de l'hélicoptère. Au premier semestre 2015, il aurait gagné environ 10% de parts de marchés (Crédits : Airbus HC - Frédéric Lert)

 

25/01/2016 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Après une année commerciale très difficile en 2015, le constructeur de Marignane doit impérativement vendre des hélicoptères militaires et civils lourds (NH90, H225, H225M, H175...). Car Airbus Helicopters va être déjà confronté à un problème de charge de travail dès cette année

 

Bis repetita pour Airbus Helicopters. A l'instar de 2015, le véritable enjeu de 2016 pour Airbus Helicopters sera de prendre à tout prix des commandes dans le segment des hélicoptères lourds même si le contexte macroéconomique restera encore très difficile cette année. Car en 2015, l'hélicoptériste européen n'est pas parvenu à atteindre son objectif prioritaire de gagner au moins deux gros contrats militaires. Du coup, le carnet de commandes s'effrite.

Hormis la Corée du Sud, où le constructeur a été choisi pour codévelopper et cofabriquer des hélicoptères légers militaires et civils sur la base d'une version d'un Dauphin 155 B1, le constructeur de Marignane n'a pas finalisé des ventes pourtant bien engagées dès la fin 2014 et au début 2015. C'est le cas du NH90 au Qatar (22), du Caracal au Koweït (24 + 6 en option) et en Pologne (50), et du H225 au Mexique (50), où une commande avait été envisagée sérieusement. Mais Mexico a été rattrapé par la chute vertigineuse du prix du baril de pétrole, et la commande a fait pschitt en dépit de la venue en France du président mexicain Enrique Peña Nieto qui était l'invité d'honneur du défilé du 14 juillet. Déception également au Japon, qui a décidé de choisir le Bell 412, une plate-forme de plus de 50 ans, face au programme X9, le nouvel hélicoptère de 4 à 5 tonnes que souhaite développer Airbus Helicopters.

Heureusement que le ministère de la Défense français a apporté une bouffée d'oxygène commerciale en commandant 7 Tigre et 6 NH90 supplémentaires. En outre, le Pentagone est lui aussi venu à la rescousse du constructeur de Marignane en passant commande de 53 hélicoptères légers UH-72A Lakota supplémentaires en deux fois (41 et 12) en 2015 pour un montant de près de 300 millions de dollars. Ils seront fabriqués dans l'usine du groupe à Columbus, aux Etats-Unis.

 

Un problème de charge de travail en 2016

Engagé dans six campagnes majeures en début de l'année - Pologne, Qatar, Koweït, Corée du Sud, Japon et Mexique -, le constructeur les avait toutes gagnées plus ou moins sur le papier. Mais au final, seule la Corée du Sud a signé en faveur d'Airbus Helicopters. en revanche, le Japon lui a tourné le dos, lui préférant à sa très grande surprise Bell. En conséquence, le bilan de l'année commerciale pose véritablement un problème de charge de travail en 2016 et début 2017. Et même au-delà si certains de ces contrats (Qatar, Koweït) ne gonflent pas rapidement son carnet de commandes. Enfin, Airbus Helicopters ne peut surtout pas se permettre une nouvelle année blanche commerciale ou presque avec le H225 (2 exemplaires vendus en 2015).

Mais la chute continue du pétrole (de 110 à 30 dollars le prix du baril) pénalise durement les constructeurs d'hélicoptères, notamment sur deux marchés à très forte valeur ajoutée : le marché pétrole et gaz (oil & gas) et le marché militaire vers les pays producteurs de pétrole. C'est bien sûr le cas d'Airbus Helicopters au Mexique, Koweït et Qatar. Enfin, le tout nouveau gouvernement conservateur polonais reste très hostile au choix de l'équipe précédente, qui avait choisi le constructeur de Marignane, face à l'américain Sikorsky et Finmeccanica Helicopters (ex-AgustaWestland). Ce qui n'est pas une surprise après les nombreuses déclarations très agressives prononcées lors de la campagne des législatives.

Enfin, le ministère de la Défense souhaiterait que le constructeur de Marignane privilégie un peu plus le Caïman NH90, au détriment du Caracal dont le prix est - il est vrai - plus attractif pour les pays intéressés par ce type d'appareils. Comme en Inde, où cet appareil a été choisi. Airbus Helicopters est entré en 2015 en négociations exclusives pour vendre aux gardes-côtes indiens 14 H225M (Caracal). Le contrat est estimé à plus de 400 millions d'euros. Avec un peu de chance, Airbus Helicopters pourrait finaliser cette vente en 2016. Il lorgne également un marché d'une centaine d'hélicoptères légers pour la Marine dans le cadre du programme NUH (hélicoptères utilitaires navals) et propose la dernière version militarisée du Dauphin, l'AS565 MBe Panther. L'appel d'offre est attendu depuis plusieurs mois.

 

Un marché qui s'effondre

Attendu en 2015, le rebond du marché civil n'a pas été du tout au rendez-vous. C'est le moins que l'on puisse dire. Entre le premier semestre 2014 et celui de 2015, le marché civil et parapublic s'est effondré de 45%. Double peine pour Airbus Helicopters avec l'Ecureuil (H125) qui commence à montrer quelques signes de faiblesse face au 407 de Bell même si en Chine, il peut retrouver une nouvelle jeunesse avec un possible contrat d'une centaine d'appareils en vue.

Au 1er semestre 2015, seulement 269 hélicoptères ont été vendus, contre 494 en 2014 et 518 en 2013 sur la même période. Des chiffres catastrophiques d'autant que le marché militaire a également plongé de 64% sur la même période. Il est passé de 526 appareils vendus à 188 entre le 1er semestre 2014 et celui de 2015. En revanche, le second semestre a semble-t-il été meilleur mais sans totalement compenser la chute brutale du début d'année

Airbus Helicopters peut toutefois trouver quelques motifs d'espérance. Il résisterait mieux que ses concurrents à la crise du marché de l'hélicoptère. Selon nos informations, au premier semestre 2015, il aurait gagné environ 10% de parts de marché grâce à un taux de change euro/dollar plus favorable et l'arrivée de nouveaux produits attractifs (H175 et la nouvelle version du H145).

 

Des raisons d'espérer

En dépit d'un environnement macroéconomique difficile, à l'exception du rééquilibrage du taux de change euro/dollar, Airbus Helicopters se montre toutefois relativement résilient. Au premier rang des satisfactions de l'année dernière, les ventes de H175, mis en service fin décembre 2014, ont décollé de façon raisonnable. Le constructeur devrait annoncer un peu moins d'une quarantaine de ventes de son nouveau modèle de transport civil (7 tonnes). Il en avait vendu 38 fin septembre à des opérateurs de référence (Bristow, Milestone Aviation Group, LCI, Government Flying Services...). Une bonne nouvelle qui pourrait peut être dérider la direction d'Airbus Group, très frileuse à lancer de nouveaux modèles (X6 le successeur du Super Puma, X9, voire X2, le successeur de l'Ecureuil). Dans ce contexte, il sera intéressant de voir comment le H160 va être accepté par le marché.

Par ailleurs, Airbus Helicopters, même s'il ne souhaite pas le claironner, mise beaucoup sur le H215 (Puma C1e), nouvelle version du Super Puma qui sera assemblée en Roumanie. Sa configuration standardisée visant à réduire les délais de livraison, les coûts d'exploitation et de maintenance a déjà séduit la Bolivie, l'Afrique du Sud et l'Albanie. Cet appareil vise le renouvellement des flottes russes de Mil, le Mi-8 et le Mi-17, qui sont très vieillissantes. Des flottes qui doivent être au fil des ans renouvelées comme en Europe de l'Est (600 appareils environ), Amérique latine (400) et dans d'autres pays asiatiques (une centaine). Le marché est évalué à 2,7 milliards d'euros par an par Airbus Helicopters.

En Chine, Airbus Helicopters a signé fin octobre une lettre d'intention pour installer une chaîne d'assemblage du H135. Si cette initiative se finalise, le marché chinois pourrait s'ouvrir en grand au constructeur européen. Le H135 est, selon Airbus Helicopters, l'un des hélicoptères légers biturbine les plus appréciés en Chine, notamment pour des missions médicales d'urgence et de police. L'installation d'une FAL H135 en Chine permettra de répondre idéalement à la demande croissante pour ces capacités EMS et maintien de l'ordre.

Enfin, en Inde, le constructeur mise sur un assouplissement de la réglementation de la gestion de l'espace aérien. New Delhi a un projet de directive qui pourrait être prête d'ici à la fin de cette année. En outre, les Indiens planchent sur une baisse des taxes sur les pièces détachées. Ce qui pourrait développer le support local (MRO). La libéralisation du ciel indien, le développement des infrastructures et la baisse des taxes pourrait faire doubler l'activité d'Airbus Helicopters en Inde.

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 17:55
Un Cougar rénové prêt pour ses premiers essais sol. On voit bien ici l’installation de la tourelle Flir, sous le radar météo. Photo Frédéric Lert - Aerobuzz.fr

Un Cougar rénové prêt pour ses premiers essais sol. On voit bien ici l’installation de la tourelle Flir, sous le radar météo. Photo Frédéric Lert - Aerobuzz.fr

 

14 janvier 2016 par Frédéric Lert – Aerobuzz.fr

 

Airbus Helicopters regroupe aujourd’hui dans une même structure toutes les capacités industrielles placées au service des opérateurs étatiques français. En bon français de Marignane, cela s’appelle le Military Support Center-France.

 

Si l’on regroupe les trois armées, la gendarmerie, la sécurité civile, les douanes, la DGA, le client étatique français représente un ensemble de 588 hélicoptères (dont une bonne moitié pour la seule armée de Terre). Ce chiffre global en fait le premier client mondial d’Airbus Helicopters, toutes catégories confondues. Client imposant, mais aussi essentiel pour les prises de commandes, le lissage du plan de charge industriel sur le long terme, l’aide au développement de technologies critiques, sans oublier aussi le soutien à l’exportation. Le tout sur fond de marché mondial en berne, avec une concurrence toujours aussi affutée.

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 08:55
Un NH 90 Caïman du GAMSTAT survol Valence lors de l'exercice "Spahi vaillant". Crédit : JR.Drahi/armée de Terre

Un NH 90 Caïman du GAMSTAT survol Valence lors de l'exercice "Spahi vaillant". Crédit : JR.Drahi/armée de Terre

 

12/01/2016 Armée de Terre

 

Fin décembre 2015, dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire 2014-2019, l’armée de Terre a vu ses équipements renforcés de 6 hélicoptères NH90-TTH Caïman. Une consolidation qui porte désormais à 74 le nombre de NH90-TTH commandés, dont 44 livrés d’ici 2019.

 

C’est donc une très bonne nouvelle pour l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) qui, avec ces aéronefs supplémentaires, pourra progressivement remplacer ses hélicoptères Puma. La technologie déployée dans cet appareil permet en effet une plus grande liberté d’action pour le chef et une meilleure permanence tout temps sur le terrain (emploi dans toutes les conditions, capacité de vol,…).

 

A ce jour, 17 TTH ont été livrés pour l’armée de Terre. Fer de lance de l’aérocombat, ces hélicoptères de dernière génération sont donc d’ores et déjà employés pour des missions de transport tactique de troupes (jusqu’à 20 personnels) et de matériels (jusqu’à 2,5 tonnes), d’évacuation sanitaire, ou encore en tant que poste de commandement héliporté. Ils sont dotés de l’ensemble des équipements de combat nécessaires tels que des casques de vision nocturne (pour les missions d’infiltration et de vol en conditions météorologiques dégradées), des systèmes de contre-mesures et de blindage, des dispositifs pour la descente en rappel et l’emport de charges sous élingue ainsi que des entrées d’air pour les opérations en environnement désertique.

 

Pleinement intégrée au sein de l’armée de Terre dont elle constitue un pion de manœuvre du contact, l’aviation légère de l’armée de Terre est une arme jeune, créée en 1954, qui a vu son emploi évoluer au fil de son histoire. Pour réaliser ses missions, elle dispose d’hélicoptères de combat parmi les plus performants et les plus modernes au monde.

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 13:55
La version terrestre de l'hélicoptère NH90 Caïman - photo Airbus HC

La version terrestre de l'hélicoptère NH90 Caïman - photo Airbus HC

 

07/01/2016 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a passé commande le 30 décembre 2015 de six hélicoptères de transport tactique NH90-TTH Caïman auprès de l’industriel NHI*.

 

Cette commande est une des traductions de l’effort sur les équipements décidée dans le cadre de l’actualisation de la Loi de programmation militaire 2014-2019 défendue par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Elle renforce de manière significative les équipements de l’armée de Terre et porte à 74 le nombre de NH90-TTH commandés, dont 44 livrés d’ici 2019.

 

Le NH90 est un hélicoptère biturbine de 11 tonnes développé en coopération européenne entre la France, l’Italie, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique. Premier hélicoptère militaire à commandes de vol électriques, le NH90 se décline en deux versions : le TTH (Tactical Transport Helicopter) pour les missions d’appui au forces terrestres, et le NFH (NATO Frigate Helicopter) pour les missions de lutte anti surface, anti sous-marine et pour le secours maritime. A ce jour, 15 NFH ont été livrés pour la marine nationale (sur 27 NFH commandés) et 17 TTH ont été livrés pour l’armée de terre.

 

Les NH90-TTH remplacent progressivement au sein de l’ALAT les hélicoptères Puma. Ils sont employés pour des missions de transport tactique de troupes (jusqu’à 20 personnels) et de matériels (jusqu’à 2,5 tonnes), d’évacuation sanitaire, ou encore en tant que poste de commandement héliporté. Ils sont dotés de l’ensemble des équipements de combat nécessaires tels que des casques de vision nocturne « HMSD », des systèmes de contre-mesures et de blindage, des dispositifs pour la descente en rappel et l’emport de charges sous élingue ainsi que des entrées d’air pour les opérations en environnement désertique.

 

En 2025 les NH90-TTH constitueront la principale flotte d’hélicoptères des forces armées et permettront d’atteindre l’objectif de 115 hélicoptères de manœuvre fixé par le Livre blanc de 2013, avec le complément des Cougar rénovés et des Caracal.

 

* Le programme NH90 est conduit pour la France par la DGA qui s’appuie sur l’agence exécutive NAHEMA (NATO HElicopter Management Agency) pour la gestion globale du programme. Le consortium NHI est composé du groupe Airbus Helicopters et des industriels AgustaWestland et Fokker. Les NH90 destinés aux forces françaises sont fabriqués sur le site de Marignane (Bouches du Rhône) d’Airbus Helicopters France.

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 08:55
Tigre HAD, équipé de 2 missiles Hellfire– photo André BOUR HelicoPassion

Tigre HAD, équipé de 2 missiles Hellfire– photo André BOUR HelicoPassion

 

22/12/2015 DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ARMEMENT

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a commandé via l’OCCAR (Organisation conjointe de coopération en matière d’armement), le 17 décembre 2015, sept hélicoptères de combat Tigre supplémentaires à Airbus Helicopters. Cette acquisition permettra de disposer d’un parc de 67 Tigre. Elle est conforme aux dispositions de la Loi de programmation militaire 2014-2019 actualisée l’été dernier. L’objectif est de renforcer la capacité des forces françaises à mener des opérations aéroterrestres, dans la bande sahélo-saharienne notamment.

 

Le programme Tigre est une coopération conduite dans le cadre de l’OCCAR (Organisation conjointe de coopération en matière d’armement) entre la France, l’Allemagne et l’Espagne. L’hélicoptère TIGRE est capable d’appuyer les troupes au sol, de détruire des objectifs terrestres (blindés et infrastructures), et d’intercepter des menaces aériennes (avions lents, hélicoptères, drones). Il peut accomplir ses missions, de jour et de nuit, en évoluant en vol tactique entre les obstacles.

 

Le Tigre français est décliné en une version appui-protection (HAP), équipée de missiles air-air, d’un canon de 30 mm et de roquettes de 68 mm, et en une version appui-destruction (HAD) qui, en plus de l’équipement du HAP, dispose de missiles air-sol et d’une motorisation accrue. Les sept appareils commandés sont du type HAD.

 

À ce jour, 55 Tigre ont été livrés à l’armée de Terre, dont 40 en version HAP, dont la plupart seront progressivement transformés en TIGRE HAD. Les sept HAD supplémentaires seront livrés en 2017-2018. Depuis 2008, le TIGRE a été engagé sur de nombreux théâtres d’opérations extérieures, avec d’excellents résultats opérationnels.

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 17:55
Et sept Tigre supplémentaires dans l'armée française

L'Aviation légère de l'armée de Terre (ALAT) aura 67 Tigre au standard unique HAD (Appui-Destruction) à l'horizon 2025

 

22/12/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le ministère de la Défense a commandé à Airbus Helicopters sept hélicoptères de combat Tigre supplémentaires conformément à l'actualisation au printemps de la loi de programmation militaire .


C'est un contrat qui va faire du bien à Airbus Helicopters, qui a vécu une année commerciale mitigée dans le domaine militaire. La direction générale de l'armement (DGA) a commandé jeudi 17 décembre, via l'Organisation conjointe de coopération en matière d'armement (OCCAR), sept hélicoptères de combat Tigre dans la version HAD (appui-destruction) supplémentaires au constructeur de Marignane. Cette acquisition permettra de disposer d'un parc de 67 Tigre au lieu de 60 machines, la cible qui était prévue dans la loi de programmation militaire (LPM) initiale. Le ministère de la Défense doit également encore signé une commande de 6 six NH90 supplémentaires.

Cette opération "est conforme aux dispositions de la Loi de programmation militaire 2014-2019 actualisée l'été dernier, a précisé le ministère de la Défense dans un communiqué publié ce mardi. L'objectif est de renforcer la capacité des forces françaises à mener des opérations aéroterrestres, dans la bande sahélo-saharienne notamment".

À ce jour, 55 Tigre ont été livrés à l'armée de Terre, dont 40 en version HAP (appui-protection), dont la plupart seront progressivement transformés dans une version multirôle, le Tigre HAD. Les sept HAD supplémentaires seront livrés en 2017-2018, a expliqué le ministère. Pour atteindre et conserver le format de 67 Tigre au standard unique HAD à l'horizon 2025, et compte tenu de l'attrition constatée et prévisible, la production totale sera de 71 appareils (25 Tigre au standard HAD seront livrés entre 2014 et 2019).

 

Le Tigre engagé sur de nombreux théâtres

Depuis 2008, le Tigre a été engagé sur de nombreux théâtres d'opérations extérieures, avec d'excellents résultats opérationnels. Cet hélicoptère est décliné en une version appui-protection (HAP), équipée de missiles air-air Mistral (quatre unités) d'un canon de 30 mm et de roquettes de 68 mm, et en une version appui-destruction (HAD) qui, en plus de l'équipement du HAP, dispose de missiles de destruction air-sol (Hellfire 2) et d'une motorisation accrue. Les sept appareils commandés sont du type HAD.

Le Tigre est un hélicoptère de combat pouvant assurer la lutte de jour comme de nuit contre des objectifs terrestres (blindés t infrastructures) ou aériens lents (hélicoptères, drones, avions lents). Sa vitesse élevée et sa manœuvrabilité sont optimales pour le vol tactique de jour comme de nuit. Il a un haut niveau de discrétion et de survivabilité.

 

Retrofit des Tigre HAP

Tous les appareils auront été livrés en 2019, le rétrofit HAP-HAD se poursuivant jusqu'à l'horizon 2025. Cette cible prend en compte la réalisation d'hélicoptères en version HAP et HAD puis la transformation progressive en un parc homogène de HAD à l'horizon 2025 (67 Tigre au standard HAD). La cible globale prévue par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013 est de 140 hélicoptères de reconnaissance et d'attaque.

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 12:55
Les sept hélicoptères Tigre HAD supplémentaires seront livrés en 2017-2018. photo Cosmao

Les sept hélicoptères Tigre HAD supplémentaires seront livrés en 2017-2018. photo Cosmao

 

22/12/2015 par Antony Angrand – Air & Cosmos

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a commandé via l’OCCAR (Organisation conjointe de coopération en matière d’armement), le 17 décembre 2015, sept hélicoptères de combat Tigre supplémentaires à Airbus Helicopters. Cette acquisition permettra de disposer d’un parc de 67 Tigre. Elle est conforme aux dispositions de la Loi de programmation militaire 2014-2019 actualisée l’été dernier. L’objectif est de renforcer la capacité des forces françaises à mener des opérations aéroterrestres, dans la bande sahélo-saharienne notamment.

Le programme Tigre est une coopération conduite dans le cadre de l’OCCAR (Organisation conjointe de coopération en matière d’armement) entre la France, l’Allemagne et l’Espagne. L’hélicoptère Tigre est capable d’appuyer les troupes au sol, de détruire des objectifs terrestres (blindés et infrastructures), et d’intercepter des menaces aériennes (avions lents, hélicoptères, drones). Il peut accomplir ses missions, de jour et de nuit, en évoluant en vol tactique entre les obstacles.

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 12:50
NH90 in Action


30 mai 2012 NHIndustries - Airbus HC

 

NH90 has been sized and conceived to be able to operate from any type of prepared or unprepared surfaces and to satisfy already in its basic design the entire specific feature requested by tactical transport requirements.

Sharing common basis, only the on-board mission system differentiates the two main versions TTH (Tactical Transport Helicopter) and NFH (NATO Frigate Helicopter).

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 12:50
First H145M delivered to the German Special Forces


08.12.2015 Airbus HC

Donauwörth – Today, Airbus Helicopters delivered the first two lightweight military multi-role H145M helicopters (LUH SOF) to the German Armed Forces (Bundeswehr). The helicopters will be used by the Kommando Spezialkräfte (KSK), the German Army’s Special Forces, in Laupheim. The Bundeswehr, which is the launch customer for the H145M, has ordered 15 of these helicopters.

 

“With its cutting-edge technologies, outstanding performance and true multi-role capabilities, the H145M answers to the challenging demands of our military customers in today´s missions”, said Wolfgang Schoder, CEO of Airbus Helicopters Germany. “We are very proud to hand over these aircraft on time and on budget. From contact signature to first delivery in just two years, this project is a benchmark of efficient cooperation between Bundeswehr, authorities and industry.”

The H145M is the military version of the civil H145 that entered service in summer 2014 and recently reached the milestone of 10,000 flying hours in customer operations. With a maximum take-off weight of 3.7 tons, the H145M can be used for a wide range of military operations including utility, reconnaissance, search and rescue, armed scout, and medical evacuation. The Bundeswehr H145M (LUH SOF) is equipped with a fast roping system for troops, cargo hooks, hoists, a pintle-mounted door gun, ballistic protection and an electronic countermeasures system, which offers new capabilities for KSK special operations.

The aircraft has also been designed for day and night missions as well as for those carried out in harsh weather conditions and difficult terrain. Its mission equipment range also includes a helmet mounted sight and display as well as a self-sealing supply tank. Powered by two Turbomeca Arriel 2E engines, the H145M is equipped with full authority digital engine control (FADEC). Its low acoustic footprint makes the H145 the quietest helicopter in its class.

Earlier this year, the Bundeswehr awarded Airbus Helicopters a seven-year comprehensive co-operative support and services agreement. Airbus Helicopters´ responsibilities include the management and implementation of maintenance and repair activities, material supply and airworthiness. “This co-operative full-service contract is a modern and proven answer to the Force´s claims for optimal availability, reliability and readiness of the helicopter fleet. It secures the level of autonomy of the KSK in crisis and war operations while using the best-practice support and service of the global civil H145 fleet”, said Wolfgang Schoder.

Building on the robustness, low operating costs and the especially high operational availability of the H145 family, the H145M is equipped with the Helionix® digital avionics suite, including the 4-axis autopilot developed by Airbus Helicopters. Helionix® significantly supports the pilot during the mission by intelligently providing the right information at the right time to reduce the pilots’ workload. It summarizes relevant flight parameters on single screens for intuitive flight management, thus optimizing the situational awareness in the cockpit and increases flight safety.

The H145 helicopter family has proven its value for military customers for many years. For instance, the US Armed Forces have ordered a total of 427 helicopters of the related model UH-72A Lakota for utility and training missions. All these rotorcrafts have been delivered on time and on budget. The UH-72A achieves operational availability rates of over 94 percent on average.

 

About Airbus Helicopters

Airbus Helicopters is a division of Airbus Group. The company provides the most efficient civil and military helicopter solutions to its customers who serve, protect, save lives and safely carry passengers in highly demanding environments. Flying more than 3 million flight hours per year, the company’s in-service fleet includes some 12,000 helicopters operated by more than 3,000 customers in 152 countries. Airbus Helicopters employs more than 23,000 people worldwide and in 2014 generated revenues of 6.5 billion Euros. In line with the company’s new identity, fully integrated into Airbus Group, Airbus Helicopters has renamed its product range replacing the former “EC” designation with an “H”.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 12:25
Helibras Successfully Concludes H225M Integration Tests with Exocet Missile

Armed with two AM-39 Exocet long-range anti-ship missiles, the Airbus H225M Caracal is arguably the most powerful naval strike helicopter presently in service, and will give the Brazilian navy an unprecedented anti-ship firepower. (Airbus HC photo)


December 3, 2015 (Issued in Portuguese; unofficial translation by Defense-Aerospace.com)

(Source: Helibras; issued December 3, 2015)


Helibras this week concluded the first phase of the integration tests of the AM39 Exocet missiles and the naval mission system developed especially for operational version of the H225M helicopter of the Brazilian navy. During the three weeks of activities in the laboratory, the team successfully completed several simulated firing of the missile.

This phase of testing was performed to validate the connection between the Naval Mission system and the missile launchers, to test different modes of operation, to verify the control logic and check the test instrumentation that will be used during the flight trials.

In early 2016, bench analysis will resume for the missiles to be flight-tested on the prototype aircraft, in Brazil. These activities are being coordinated by teams of Helibras Engineering Center and Airbus Helicopters professionals as well as MBDA, maker of the AM39 Exocet missile, Atech and Airbus Defence and Space.

"This was another stage planned in our schedule of work and shows the commitment of Helibras to the H-XBR program, as well as the increased training of its professionals and its plant in Brazil," said Richard Marelli, Helibras vice president of Operations.

The successful integration of the systems also demonstrates the maturity of the development of H225M and of the Naval Mission Systems for the Navy of Brazil, which has a completely new layout, designed in Brazil by Helibras, together with the customer, Airbus Helicopters and partner companies

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 12:50
photo Airbus HC

photo Airbus HC

 

16/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le constructeur de Marignane va annoncer cette semaine l'implantation d'une nouvelle chaîne d'assemblage (FAL) à Brasov en Roumanie. Ce sera la quatrième FAL d'Airbus Helicopters à l'international, en attendant celle de Qingdao en Chine.


Brisbane (Australie), Itajuba (Brésil), Colombus (Mississippi aux États-Unis) et maintenant Brasov (Roumanie) et Qingdao (Chine)... Cinq villes dans lesquelles Airbus Helicopters a installé des chaines d'assemblage ou va le faire en plus de celles de Marignane, de Donauwörth en Allemagne et d'Albacete en Espagne. Sans compter enfin celle du partenaire du constructeur européen en Corée du Sud, Korean Aerospace Industries (KAI), qui assemble le Surion, un hélicoptère de transport co-développé en coopération entre les deux groupes.

Et ce n'est peut-être pas fini. La filiale hélicoptériste d'Airbus Group prévoit d'en implanter une nouvelle à Lodz si le nouveau gouvernement polonais confirme le choix du Caracal. Et pourquoi pas aussi à Queretaro au Mexique et en Inde si le constructeur de Marignane gagne de grosses campagnes commerciales en cours. Une chaîne d'assemblage "est emblématique pour un pays qui l'accueille sur son sol, c'est la garantie d'un investissement local durable", estime le vice-président exécutif en charge des ventes et des services au niveau mondial, Dominique Maudet.

 

"On veille à la cohérence de nos capacités industrielles"

Finalement y a-t-il une cohérence industrielle de multiplier les chaines d'assemblage? "On y veille, assure Dominique Maudet. Nous ne mettons pas à risques nos capacités industrielles en multipliant les chaines d'assemblage. Pour autant, Airbus Helicopters souhaite être au plus près des clients pour gagner de nouvelles commandes. Enfin, nous devons faire de la place pour les nouveaux programmes à Marignane et à Donauwörth". Très clairement, le projet d'une implantation d'une nouvelle chaîne d'assemblage doit répondre à au moins une des quatre exigences du constructeur européen : le marché du pays, le volume de la commande, les coopérations et, enfin, les pays à meilleurs coûts, les fameux pays "best cost".

Dominique Maudet planche d'ailleurs sur un projet d'organisation pour les régions au niveau mondial. "Comment optimiser au niveau mondial nos capacités industrielles et de MRO, explique-t-il. Les sites de production doivent-ils produire pour un marché local ou un marché global? Par exemple, l'Espagne fabrique des poutres de queue de l'ensemble de la gamme pour le marché mondial et le site mexicain de Queretaro produit des éléments de structure pour les besoins globaux".

 

La Roumanie, tête de pont pour concurrencer les Russes

C'est décidé Airbus Helicopters, qui avait signé l'a dernier un protocole d'accord avec Bucarest, installe en Roumanie une chaine d'assemblage du Puma C1e, la nouvelle version du Super Puma qui offre une configuration standardisée visant à réduire les délais de livraison et les coûts d'exploitation et de maintenance. Cette version a déjà été vendue à l'Afrique du Sud, l'Albanie et la Bolivie.

Le constructeur doit faire cette semaine l'annonce de l'implantation de cette nouvelle chaine d'assemblage en Roumanie, un pays à meilleurs coûts, qui monte dans la chaine de valeur. Brasov était jusqu'ici un centre de MRO doté d'une main d'oeuvre qualifiée, de bonne qualité et compétitive. "Cette chaine va nous permettre d'attaquer le marché utilitaire avec un produit fiable et sûr‎ face à la concurrence russe", assure Dominique Maudet.

Assemblé à Brasov, cet appareil, propulsé par un moteur Makila 1A, doit permettre à Airbus Helicopters de mieux rivaliser face aux hélicoptères russes de Mil, le Mi-8 et le Mi-17, dont les flottes civiles et militaires sont très vieillissantes. Des flottes qui doivent être au fil des ans renouvelées comme en Europe de l'Est (600 appareils environ), Amérique latine (400) et dans d'autres pays asiatiques (une centaine). Le marché est évalué à 2,7 milliards d'euros par an par Airbus Helicopters, selon les syndicats. "Ce partenariat devrait entraîner une baisse du prix de vente de notre appareil", estime FO

Les syndicats ne sont d'ailleurs pas contre ce projet. "Cette stratégie sur le marché à bas coût doit être favorable également pour les emplois à Marignane", explique FO. La CGC rappelle de son côté que sur le marché visé, "les produits de très hautes technologies ne sont pas en adéquation avec les capacités financières des clients". Et de faire valoir que "l'allongement de la durée de vie du Puma, programme éprouvé, serait ainsi au bénéfice de nos investissements, comme cela a été fait avec l'ancienne gamme, telle l'Alouette".

La CGC considère "sans tabou toute initiative propre à générer de la charge supplémentaire, y compris dans le cadre d'une implantation chez nos partenaires et à des transferts de production si les gains engendrés par ce type d'opération sont réinjectés et dédiés au développement de nouveaux programmes, sources de création d'emplois en France".

 

Des chaines dans des pays au marché très porteur

Aux États-Unis, la division hélicoptères d'Airbus Group a décidé en 2013 d'installer en 2014 une chaine d'assemblage d'Écureuil (H125) au Mississippi, en vue de compenser la fin du contrat des UH-72A Lakota destinés à l'armée de terre américaine et des autres agences fédérales. Le site de Colombus continuera à fabriquer des H125 et à faire le support et à moderniser les Lakota.

Pourquoi avoir implanté une chaine d'Écureuil dans le Mississippi? "Les États-Unis sont le premier marché pour l'Écureuil, souligne Dominique Maudet. Airbus Helicopters en vend en moyenne 150 Écureuil par an ces dernières années, dont la moitié aux États-Unis". Le constructeur détient d'ailleurs "près de 50% du marché mondial civil et parapublic" sur ce segment, estime-t-il. Au total, il vend entre 60 et 80 machines par an aux États-Unis. "Nous sommes bien contents d'avoir une chaîne d'assemblage locale", note-t-il. Un hélicoptère avec le label "Made in USA"...

Pour gagner le marché militaire des Lakota, Airbus Helicopters avait décidé de créer une chaine de H145 aux États-Unis, qui d'ailleurs demandait aux constructeurs qu'au moins 50% de la valeur du contrat soit fabriqué localement. En outre, le constructeur européen peut bénéficier du programme FMS (Foreign Military Sales), une procédure de vente d'état à état de matériels, services et programmes d'entraînement militaires américains, pour vendre le Lakota à l'international. C'est d'ailleurs pour cela que Airbus Helicopters avait installé une chaine d'assemblage aux États-Unis.

C'est aussi le cas avec la Chine où le constructeur a prochainement prévu d'installer une nouvelle chaine de H135. Il va assembler au moins 100 H135 à Qingdao dans la province de Shandong (sud de Pékin) lors des dix prochaines années. Le H135 est, selon Dominique Maudet, l'un des hélicoptères légers biturbine les plus appréciés en Chine, notamment pour des missions médicales d'urgence et de police. "Le potentiel en Chine, entre autres pour les besoins EMS (services médicaux d'urgence, ndlr), est gigantesque. Elle est également désireuse d'acquérir un savoir-faire industriel", affirme-t-il.

 

Des chaines pour des méga-commandes

Pour gagner des compétitions, Airbus Helicopters peut proposer d'implanter des chaines d'assemblages locales dans le cadre de campagnes militaires. Cela a été le cas avec l'Australie (47 NH90 en 2005 et 9 NH90 néo-zélandais en 2006) et le Brésil (39 H225M fabriqués à Itajuba sur 50). Ce sera le cas pour la Pologne (50 Caracal), voire au Mexique (50 Caracal) si ces deux pays confirment leur expression d'intérêt.

Les pays en font aussi souvent la demande pour bénéficier de transferts de technologies. "Nous ne le faisons pas pour moins de 40-50 appareils", explique Dominique Maudet. Une fois la production terminée, ces chaines peuvent être reconvertie dans le MRO et le support.

 

Des coopérations dans des pays clés

Que ce soit en Chine (H175), en Corée du Sud avec Korean Aerospace Industries (Surion et maintenant LCH/LAH) et en Roumanie avec IAR Brasov, et prochainement en Inde avec l'industriel Mahindra, Airbus Helicopters travaille à mettre en œuvre des partenariats en vue de développer des hélicoptères, qui compléteront le portefeuille du constructeur européen. "Ces pays ont appris à travailler avec nous, rappelle Dominique Maudet. Ils savent que nous disons ce que nous faisons et nous faisons ce qu'on a dit".

En Corée du Sud, le programme LCH/LAH offre une seconde vie au Dauphin (H155), qui sera commercialisé à partir de l'usine Sacheon. Ce partenariat va aider Airbus Helicopters à vendre un Dauphin modernisé dans le monde entier. Et le départ de la chaine vers la Corée du Sud va libérer de la place pour industrialiser le tout nouveau programme H160.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 12:20
UH-72A Lakota  photo James Darcy  Airbus Helicopters Inc.

UH-72A Lakota photo James Darcy Airbus Helicopters Inc.

 

13 novembre, 2015 Nathan Gain - FOB

 

Douze nouveaux hélicoptères Lakota viendront, à partir d’août 2017, renforcer les 50 UH-72A déjà stationnés à Fort Rucker, et destinés à former la pierre angulaire du futur programme d’entraînement des pilotes , dont le lancement est prévu pour début 2016. À terme, l’armée américaine envisage d’acquérir un total de 187 UH-72A en version d’entraînement afin de remplacer les TH-67 fabriqués par Bell Helicopter et en service depuis plus de vingt ans. Un contrat évalué à 61 millions d’euros et une bonne nouvelle pour Airbus, dont l’implantation américaine peut maintenant envisager sereinement la consolidation de sa ligne de production au-delà de 2017.

 

« Maintes et maintes fois, l’UH-72A s’est avéré être la solution la plus rentable pour répondre à la grande variété des besoins de l’armée américaine et de nos alliés, » s’est félicité Allan McArtor, directeur général d’Airbus Group Inc. « L’exécution sans faille du programme Lakota par l’armée [américaine] a prouvé que, malgré l’environnement difficile dans lequel se trouve tout programme d’acquisition, il existe des success stories aussi bien pour le contribuable que pour le combattant, » a-t-il ajouté en marge de l’annonce du contrat.

 

Le Lakota (dont le nom, à l’instar des Chinook, Apache & co, est inspiré d’une tribu indienne), n’est rien de moins que le cousin militarisé et américain du EC145 en service dans la Gendarmerie nationale et la Sécurité civile française, dotées respectivement de 15 et 35 appareils.

 

Sélectionné en 2006 dans le cadre du programme « Light Utility Helicopter » (LUH), l’UH-72A est destiné à accomplir un large spectre de missions pour l’armée américaine et la garde nationale, à savoir l’entraînement des pilotes, des missions SAR, d’évacuation médicale, de surveillance des frontières, de C2 (command & control), de transport VIP et, en toute logique, de logistique au sens large. Près de 338 Lakota sont déjà sortis des chaînes d’assemblage d’Airbus HC situées à Columbus (Mississippi) pour être livrés aux forces armées américaines, sur les 423 commandés à ce jour par le Département de la Défense américain.

 

Conçu pour répondre aux besoins spécifiques de l’US Army, l’UH-72A est capable d’atteindre une vitesse de 269 km/h grâce à ses deux moteurs Turbomeca ARRIEL 1E2. Ses pales en matériau composite diminuent les vibrations et le bruit tout en augmentant l’aérodynamisme, donc les performances opérationnelles. Doté d’un design modulaire, cet hélicoptère multirôle est capable d’emporter jusqu’à six soldats en plus de l’équipage, ou deux brancards dans sa configuration MEDEVAC. Le Lakota est également équipé de la suite avionique Meghas produite par la Thales.

 

Preuve supplémentaire du succès de ce modèle, l’armée américaine envisage désormais, au-delà des commandes additionnelles, l’introduction d’une version « B » modernisée basée sur l’EC145 T2. Avec, logiquement, d’éventuelles commandes supplémentaires pour la filiale américaine du géant des voilures tournantes.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 12:20
UH-72A Lakota - photo Airbus HC

UH-72A Lakota - photo Airbus HC

 

12 novembre 2015 Aerobuzz.fr

 

L’US Army vient de transformer ses options d’achat portant sur 12 UH-72A Lakota en commandes fermes. Airbus Helicopters a déjà livré près de 350 exemplaires de ce modèle assemblé à Columbus (USA). Les livraisons débuteront en août 2017. Les appareils seront configurés pour la formation de début.

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 12:35
Light attack Helicopter (LAH), programme co-développé et co-produit par KAI et Airbus Helicopters

Light attack Helicopter (LAH), programme co-développé et co-produit par KAI et Airbus Helicopters

 

04/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Airbus Helicopters et Korean Aerospace Industries (KAI) se sont mis d'accord pour commercialiser à l'export le futur programme civil et militaire LCH/LAH. Un potentiel de ventes d'au moins 600 appareils.

 

Et un dossier quasi-bouclé pour le vice-président d'Airbus Helicopters pour l'Asie du Nord, Norbert Ducrot. Le sud-coréen KAI (Korean Aerospace Industries) et le constructeur de Marignane ont signé mercredi à l'occasion de la visite de François Hollande à Séoul, "un protocole d'accord pour commercialiser" sur le marché mondial les futurs hélicoptères civils (Light Civil Helicopter) et militaires (Light Armed Helicopter), des appareils co-développés à partir du Dauphin (H155) et co-produits. Ce MoU (Memorandum of Understanding) inclut aussi les services après-ventes et le soutien complet des appareils. Ce qui va permettre à Airbus Helicopters de rester implanter au moins 30 ans en Corée du Sud.

"La Corée est l'un des plus importants clients internationaux d'Airbus Helicopters. Avec ce protocole d'accord, nous allons construire une relation forte et mutuellement bénéfique avec KAI pour commercialiser conjointement la LCH / LAH dans le monde entier", a expliqué Norbert Ducrot, cité dans le communiqué. "En plus de cela, nous allons coopérer pour fournir un soutien et des services pour plus de 500 hélicoptères fabriqués localement, ce qui apportera des avantages énormes aux deux partenaires, KAI et Airbus Helicopters pour les 20 à 30 prochaines années".

KAI et Airbus Helicopters devraient créer une société commune pour commercialiser les deux appareils. Des groupes de travail ont été formés pour définir les participations des deux partenaires, notamment. Avec le Surion, un hélicoptère de transport également développé en commun à partir de 2005 avec KAI, le constructeur de Marignane va générer un volume très important de chiffre d'affaires pour le support et les services après-vente d'environ 500 appareils fabriqués en Corée du Sud.

 

Un potentiel à l'export

Airbus Helicopters estime le potentiel de vente mondiale du LCH et LAH a au moins de 600 appareils sur les 20 ans à venir. Ce qui pourrait représenter pour le constructeur un chiffre d'affaires de plusieurs milliards d'euros, y compris dans le support et les services après-ventes. Des hélicoptères qui pourraient être proposés à l'export à des prix compris entre 15 et 20 millions de dollars par LCH et entre 20 et 25 millions par LAH, un appareil de 5 tonnes qui n'est pas aujourd'hui dans la gamme d'Airbus Helicopters... et qui ne concurrence pas le Tigre.

Un bémol cependant, le Surion, qui est un vrai succès industriel et opérationnel, n'a pas encore été vendu à l'export. "Le Surion a un vrai potentiel à l'export", avait-on expliqué en octobre à Séoul à La Tribune. Soit plusieurs centaines d'appareils... sans plus de précision. Pour autant, KAI n'avait pas présenté le Surion sur le salon aéronautique de Séoul (ADEX) en vue de le promouvoir auprès de clients internationaux. Pour cet appareil, la Corée du Sud prévoit d'exporter 200 à 400 unités sur trente ans et anticipe la création de 20.000 emplois locaux.

 

Une success-story en Corée

Depuis dix ans, Airbus Helicopters a réussi une remarquable percée en Corée du Sud en gagnant avec KAI deux des trois compétitions majeures lancées par le ministère de la Défense sud-coréen (Surion et LAH). A terme, les deux industriels vont fournir à Séoul environ 80% de sa flotte militaire. Ce qui est une performance remarquable dans un pays où les Américains sont fortement implantés.

La division hélicoptères d'Airbus Group détient en valeur 50% du programme LCH et 20% du LAH. Sur un programme de 10 milliards de dollars, Airbus Helicopters devrait réaliser un chiffre d'affaires de l'ordre de 2 milliards pour environ 300 appareils, hors exportation. Le constructeur devrait gonfler son chiffre d'affaires de 3,5 milliards sur les 9 milliards de dollars estimés au total pour le support.

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 17:35
Airbus Helicopters va codévelopper et cofabriquer le futur hélicoptère léger d'attaque coréen (Crédits : Airbus Helicopters)

Airbus Helicopters va codévelopper et cofabriquer le futur hélicoptère léger d'attaque coréen (Crédits : Airbus Helicopters)

 

26/10/2015 Par Michel Cabirol, à Séoul – LaTribune.fr

 

Les industriels français ne partent pas favoris en Corée du Sud face à leurs rivaux américains et à l'émergence d'une industrie de l'armement sud-coréenne. Ils sont condamnés à faire des coups à l'image d'Airbus Helicopters.


Quand début novembre François Hollande atterrira le 3 novembre à Séoul pour l'année de la Corée en France, il ne sera pas trop embarrassé par les dossiers défense portés par les industriels de l'armement tricolores au pays du matin calme. Car la Corée du Sud reste encore très influencée par les Etats-Unis, notamment en matière de politique de défense. Et d'ailleurs Dassault Aviation en a payé le prix cher en 2002, Séoul rajoutant in extremis un critère politique pour faire triompher le F-15 face au Rafale, pourtant en tête à l'issue des évaluations techniques, financières et des offsets (compensations) réalisées par l'armée de l'air sud-coréenne.

Au salon aéronautique et de défense de Séoul (ADEX), qui a fermé ses portes dimanche, les Américains ont évidemment débarqué en force, emmenant même dans leur valise deux F-22 Raptor de Lockheed Martin, que les visiteurs ne pouvaient approcher à moins de 20 mètres. A moins de défier des Marines qui prenaient très à coeur leur job de cerbères... Ces fameux F-22 surprotégés ont pourtant été gênés lors de leurs démonstrations en vol par un voile de brume persistant en raison de la pollution, qui a enveloppé Séoul la semaine dernière. Bref, les industriels et l'armée américaine, qui ont exposé et/ou font voler tout ce que compte l'US Air Force dans ses rangs, ont fait tout ce qu'il fallait pour rappeler à leurs rivaux leur position hégémonique en Corée du Sud.

 

La montée en puissance de l'industrie coréenne

Vaincre la concurrence américaine n'assure plus un succès de fait. Car la montée en puissance de l'industrie sud-coréenne est aujourd'hui une réalité à laquelle va être de plus en plus confrontés les industriels occidentaux. Séoul a d'ailleurs déjà vendu son avion d'entrainement et de combat léger T-50 à quatre pays (Indonésie, Irak, Philippines et enfin Thaïlande). Le dernier rapport du cabinet d'experts IHS Janes, basé à Londres, présente également la Corée du Sud, qui a exporté pour 740 millions de dollars d'équipements en 2014, comme "l'étoile montante" des vendeurs d'armes en Asie.

Et ce n'est pas fini. Les Sud-Coréens veulent exporter les hélicoptères réalisés en partenariat avec Airbus Helicopters. C'est ce dernier qui a négocié des accords pour le Surion et est en train de le faire pour le programme LCH (Light Civil Helicopter) et LAH (Light Armed Helicopter). Si le Surion n'a pas jusqu'ici rencontré de succès à l'export, cela ne semble être qu'une question de temps... même s'il est étonnant que l'armée de l'air n'a pas profité d'ADEX pour le présenter aux délégations présentes.

En revanche, c'est déjà le cas pour MBDA qui se retrouve de plus en plus en compétition face à des missiles sud-coréens. En Colombie, Séoul a vendu dans le cadre d'un accord de gouvernement à gouvernement (G to G) des missiles antinavires dérivés du programme américain Harpoon de Boeing et embarqués sur des navires d'occasion sud-coréens. En revanche, la proposition sud-coréenne a été rapidement éliminée en Inde dans le cadre de l'appel d'offres sur des missiles antiaériens de courte portée Shorad (Short Range Air Defense).

 

Les Français condamnés à des coups d'éclat ?

Que peuvent donc espérer les industriels français dans un environnement aussi verrouillé par les Américains et face à la montée en puissance de l'industrie sud-coréenne? Elle peut jouer sur quelques-uns de leurs points forts. L'un des rares groupes à pouvoir contester les groupes américains, c'est Airbus Group avec Thales, qui a développé depuis plusieurs décennies un partenariat avec Samsung, racheté en avril dernier par Hanwha. En tout cas, le géant européen a réussi à devenir un fournisseur crédible auprès du ministère de la Défense sud-coréen, qui a récemment choisi les avions ravitailleurs A330 MRTT d'Airbus Defence and Space (quatre appareils) face à ceux de Boeing.

Surtout, Airbus Helicopters a réalisé par deux fois (2005 et 2015) "le casse du siècle" au nez et à la barbe des Américains en s'imposant comme le partenaire industriel de KAI (Korean Aerospace Industries) pour développer deux programmes majeurs pour l'armée sud-coréenne (l'hélicoptère de transport Surion, puis les versions civiles et militaires du LCH/LAH). François Hollande pourrait d'ailleurs visiter l'usine ultramoderne de KAI à Sacheon que les dirigeants d'Airbus Helicopters envient.

Enfin le constructeur de Marignane entraine derrière lui toute une série de fournisseurs, très intéressés de participer à ce programme en cours de développement, comme Turbomeca (groupe Safran), prêt à motoriser le LAH ainsi que le LCH avec la turbine Arriel, la PME Rafaut, présente à Adex et qui propose des pylônes pour accrocher les missiles du LAH, ou encore Nexter (canon de 20 mm). D'ailleurs, les industriels comptent sur un coup de pouce avec la visite de François Hollande en Corée du Sud. Notamment Turbomeca qui pourrait signer des accords à cette occasion.

 

Des opportunités dans l'espace et les missiles

Airbus Defence and Space (DS) nourrit de grandes ambitions dans l'espace. Il lorgne un projet de satellite radar (SAR) et surtout il pourrait proposer avec Thales un système de détection de départ de missiles balistiques à partir du programme spatial Spirale, un démonstrateur développé pour le compte du ministère de la Défense français. Les Sud-Coréens paraissent intéressés d'autant que les Américains semblent être hors de prix. Mais ils voudraient étendre le périmètre opérationnel de ce système à l'ensemble de la région alors que les Français ne proposent qu'une détection axée sur son voisin turbulent, la Corée du Nord.

Par ailleurs, Airbus DS attend le résultat d'une compétition dans les prochaines semaines portant sur un drone à voilure tournante positionné sur une frégate. Le groupe propose au ministère de la Défense sud-Coréen, qui a besoin de trois systèmes pour un montant d'une quinzaine de millions d'euros, le programme Tanan. Enfin, Séoul a exprimé une « marque d'intérêt » pour l'avion de transport A400M mais ce projet n'est pas encore inscrit dans les plans budgétaires du ministère de la Défense. A suivre ...

Pour sa part, le missilier MBDA, qui a vendu il y a une vingtaine d'année des Mistral, a bon espoir de vendre à nouveau en 2016 le missile de croisière allemand Taurus. Il lorgne un marché d'une centaine d'unités pour les mettre sous les ailes des F-15 sud-coréens. Et à plus long terme, il proposera le Meteor pour les F-35 de Séoul. En revanche, MBDA, qui souhaitait proposer son nouveau programme de missile antichar (Missile moyenne portée ou MMP) pour le mettre à bord du LAH, a dû baisser pavillon devant la volonté des Sud-Coréens de développer un programme national.

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 11:55
photo F. Lert Airbus HC

photo F. Lert Airbus HC

 

21 octobre 2015 Par Anne-Katell Mousset -  Usinenouvelle.com

 

 Après trois jours de visite officielle, le premier ministre du Koweit s'est engagé fermement pour l'achat de 24 hélicoptères H225M. Des lettres d'intention ont également été signées pour des véhicules blindés légers et la modernisation de huit patrouilleurs P37. 

 

Après trois jours de visite officielle en France, le premier ministre du Koweït, le cheikh Jaber Al Moubarak Al Hamad Al Sabah repart après s'être engagé fermement sur la commande de 24 hélicoptères H225M (appelés Caracal dans l'armée françaises) d'Airbus Helicopters, et six appareils en option, pour un montant d'un milliard d'euros. Ils devraient être livrés dans 2 ans et demi.  

En juin dernier, le Koweït avait déjà indiqué son intention d'acheter cet hélicoptère, conçu pour la recherche et le sauvetage au combat, le transport tactique et le transport de matériel ou le secours aux civils. 

Le ministère de la Défense, interrogé par l'Usine Nouvelle, a indiqué que des lettres d'intention ont également été signées. Elles portent sur l'achat de véhicules blindés légers de Renault Trucks Defense ainsi que sur la modernisation et l'armement de huit patrouilleurs P37 par DCI (Défense conseil international). 

Le Koweït est le premier du golfe avec lequel la France a signé un accord de défense, en 1992. Un "partenaire historique" qui réalise en moyenne chaque année 10% de ses achats d'armement en France, soit un montant d'environ 1,5 milliard d'euros. 

La France participe également à la formation de 170 cadets du Koweït, futurs cadres de l’armée du pays.

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 07:50
photo NHIndustries

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13.10.2015 by NHIndustries


NHIndustries celebrated the delivery of the 250th NH90 military helicopter today. The event took place in Viterbo,Italy during the annual NH90 users conference in presence of Brigadier General Antonio Bettelli commander of Italian Army Aviation.

“We are committed, at NHI, to delivering our helicopters on-time to our customers. The delivery of the 250th aircraft today is an important milestone and it highlights the technical and commercial success of this European program” declared Vittorio Della Bella Managing Director of NHIndustries.
“The NH90 is today the most modern combat proven helicopter in its class. We are proud to fulfill the expectations of our customers every day, and we keep on working closely with them in order to make sure the NH90 remains the reference for the XXIst century operations“ added Vittorio Della Bella.

The helicopter delivered in Viterbo is a Tactical Transport helicopter optimized for land-based missions. It will be operated by the Italian Army aviation special forces. The Italian Armed Forces already operate a fleet of 30 NH90 TTH and 17 NH90 NFH.

The NH90 is the optimal choice for modern operations thanks to its large full composite airframe, its excellent power to weight ratio; and its wide range of rôle equipment. It features a redundant Fly-by-Wire flight control system for reduced Pilot’s workload and enhanced flight characteristics.

The NH90 is proposed in two main variants, one dedicated to naval operations, the NH90NFH (Nato Frigate Helicopter) and a Tactical Transport Variant for land based operations. As of today, 249 helicopters have been delivered in Naval and Tactical transport variants. A total of more than 95000 flight hours have been achieved. The NH90 is operated in Germany, France, Italy, The Netherlands, Sweden, Finland, Norway, Greece, Oman, Belgium, Australia and New Zealand.

The twin-engine, medium-size NH90 helicopter program is managed by the consortium NHIndustries, the Company owned by AgustaWestland (32%), Airbus Helicopters (62.5%), and Fokker (5.5%).

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 07:55
[web série] Furtivité: le Tigre (3/5)


1 oct. 2015  par Ministère de la Défense

 

#Furtivité : Depuis les guerres menées dans les années 50, en Indochine, en Algérie, ou au Vietnam, l’hélicoptère est devenu incontournable pour les missions de secours, d’assistance aux blessés, de transport de troupes et de combat. Pour optimiser ses interventions, l’hélicoptère doit désormais être le plus furtif possible en échappant aux détections des radars.

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 07:50
Le Caracal sur le stand Airbus à MSPO 2015 photo Airbus HC

Le Caracal sur le stand Airbus à MSPO 2015 photo Airbus HC

 

29/09/15 lesechos.fr ( Reuters)

 

GLIWICE, Pologne - La Pologne ne signera probablement pas avant les élections législatives du 25 octobre un contrat de trois milliards de dollars (2,7 milliards d'euros) avec Airbus Helicopters sur la fourniture de 50 hélicoptères à l'armée polonaise, a déclaré mardi le vice-Premier ministre, Janusz Piechocinski.

 

Favori du scrutin, le parti d'opposition Droit et Justice (PiS) a prévenu lundi qu'il bloquerait la signature de ce contrat s'il parvenait au pouvoir.

 

Antoni Macierewicz, vice-président du PiS, juge l'hélicoptère H225M Caracal d'Airbus dépassé et il ajoute que l'industrie de la défense polonaise ne tirera aucun profit de ce marché parce qu'elle en perdra des emplois.

 

"De mon point de vue, il est impossible que ce contrat (..) soit préparé dans le mois qui nous sépare des élections", a dit à Reuters Janusz Piechocinski, qui est également ministre de l'Economie, faisant référence à la partie du marché qui est négociée par son ministère.

 

PiS a dit à plusieurs reprises qu'il souhaiterait voir le contrat attribué à des sociétés qui produisent localement.

 

Le ministère polonais de la Défense avait choisi en avril de négocier avec la filiale d'Airbus Group pour ce contrat, au détriment de l'américain Sikorsky et de l'italien AgustaWestland.

 

Ces derniers ont implanté des sites en Pologne.

 

Airbus Helicopters avait dit en avril qu'il comptait embaucher directement 1.250 personnes en Pologne d'ici 2020 et créer en outre 2.000 emplois dans le secteur en lien avec ce marché.

 

Airbus n'a pas répond aux sollicitations de commentaires dans l'immédiat.

 

Le gouvernement polonais, dominé par le parti Plateforme civique (PO) depuis 2007, s'est lancé dans un vaste programme de modernisation de l'armée nationale.

 

A partir de 2016, la première économie d'Europe de l'est, veut porter le budget de la Défense à 2% du PIB contre 1,95% garanti actuellement.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 16:55
Réception du 15ème NH90 par le CEPA/10S

 

24/09/2015 Sources :  Marine nationale

 

Le 21 septembre 2015, le centre d’expérimentations pratiques de l’aéronautique navale (CEPA/10S) a réceptionné auprès d’Airbus Helicopters, le quinzième NH90 Caïman Marine, premier appareil livré au standard FRC (Final Radar Capability).

 

Pour la circonstance, le sous-chef d’état-major « plans-programmes » de l’état-major de la marine et l’amiral commandant la force de l’aéronautique navale (ALAVIA) ont participé à la cérémonie de réception de cet appareil, puis à son transfert en vol vers la base d’aéronautique navale de Hyères.

 

Le NH n°15 va entamer une série de vols d’expérimentation au CEPA/10S afin d’en évaluer les nouvelles capacités : cartographie, enregistrement optronique et nouvelles fonctionnalités du radar. Cet hélicoptère est ensuite appelé à rejoindre une des deux flottilles Caïmanafin notamment de pouvoir être en mesure d’armer les détachements sur frégates de type FDA et FREMM.

 

Cette livraison arrive à point nommé pour la Marine. En effet, le NH n°2 repartant chez Airbus Hélicopter en rétrofit dans quelques semaines, elle permet à la Force de disposer d’un nombre de Caïman inchangé.

 

Le Caïman Marine est un hélicoptère capable de conduire l’ensemble des missions de combat aéro-maritimes (lutte anti-sous-marine, lutte antisurface et contre-terrorisme maritime) et qui a vocation à être embarqué sur les bâtiments de la Marine (de façon permanente : FDA, FREMM et occasionnellement : PA, BPC (capacité de 12 NH90) et TCD.

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