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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 17:50
photo Armée de l'Air

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06/01/2016 Armée de l'air

 

Du 30 novembre au 11 décembre 2015, la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan a accueilli cinq F16 belges de Florennes.

 

En collaboration avec les Rafale du régiment de chasse 2/30 « Normandie-Niémen » et de l’escadron de chasse et d’expérimentation 5/330 « Côte d’argent », les F16 belges ont participé à des missions aériennes et d’entraînement au CAS (Close Air Support : appui aérien rapproché) dans les zones de combat de Mont-de-Marsan.

 

Ces missions ont été réalisées dans le cadre d’« Eurofight », accord signé entre nations alliées (Belgique, Espagne, Italie, et Allemagne).

photo Armée de l'Air
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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 17:55
photo Baudouin Frippiat - MIL.be

photo Baudouin Frippiat - MIL.be

 

13/12/2015 Texte : Vincent Maniet – MIL.be

 

Un détachement comprenant cinq F-16 et une cinquantaine de personnes du 2 Wing Tactique de Florennes se déployait sur la Base Aérienne 118 (BA 118) de Mont-de-Marsan du 30 novembre au 11 décembre 2015.

 

Ce déploiement planifié dans un délai très court répond à une opportunité d'entraînement mutuel dans le cadre de l'European Air Group (EAG). Ce groupe, dont l'état-major restreint est basé à High Wycombe au Royaume-Uni, ne possède pas de forces préaffectées et ne constitue donc pas une force multinationale à proprement parler. Il favorise par ailleurs la coopération, la standardisation et l'entraînement entre les forces aériennes des pays membres qui le constitue. L'EAG comprend le Royaume-Uni, la France, l'Italie, l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Espagne et la Belgique.

photo Baudouin Frippiat - MIL.be

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L'EAG a élaboré un Technical Arrangement (TA) EUROFIGHT en 2000, ratifié depuis par tous ses Etats membres et qui permet à ceux-ci de s'entraîner mutuellement. Ceci, en particulier dans le domaine Air-to-Air, de façon flexible et en déployant des avions pour une période définie sur l'une des bases aériennes des pays membres. Dans ce contexte, les cinq F-16 du 2 Wing Tactique déployés sur la base de Mont-de-Marsan s'entraînent à des missions aux profils divers et variés (Dissimilar Air Combat Training (DACT), Mixed Force Fighter Operations (MFFO), etc.) avec les Rafales de l' Escadron (Régiment) de chasse 2/30 Normandie-Niemen ainsi qu'avec les avions de l'Escadron de chasse et d'expérimentation 5/330 Côte d'Argent stationnés sur la Base BA 118.

 

Par ailleurs, des Mirage 2000D de la base de Nancy (BA 133), des Mirage 2000-5 de la base de Luxeuil (BA 116) ainsi que des Alpha-Jet de la base de Cazaux (BA 120) participent également aux missions qui se déroulent dans les zones de travail de l'Armée de l'Air française. La compatibilité et la mise en commun des données de restitution après vol, développées en outre par l'EAG, permettent d'optimaliser au maximum les débriefings entre les équipages et de mieux exercer l'interopérabilité entre nos deux forces aériennes. Cette mission n'est pas sans rappeler la même qualité d'entraînement que lors des nombreuses périodes ACMI (Air Combat Maneuvering Instrumentation) de la Composante Air sur la base RAF Waddington au Royaume-Uni dans les années 1990 et 2000.

 

Malgré les délais de préavis très courts avant le déploiement, la qualité de l'accueil et du soutien de la base de Mont-de-Marsan sont à mettre à l'honneur car ils ont grandement contribué au succès de cette mission.

photo Baudouin Frippiat - MIL.be

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 17:50
Un F-16 en vol avec un F-35. (Archives Lockheed Martin)

Un F-16 en vol avec un F-35. (Archives Lockheed Martin)


30.09.2015 par T. Mignon - RTBF.be
 

En juillet dernier, le commandant des Marines américains, le général Joseph Dunford, l'assurait : le nouvel avion F-35 "Joint Strike Fighter" est prêt au combat. Cet appareil à atterrissage et décollage vertical est la version B de l'avion pointé comme l'un des candidats potentiels au remplacement des F-16 vieillissants de l'armée belge

Lors de son développement et depuis son premier vol d'essai, ce F-35 avait été sans cesse dénigré, jusqu'à être affectueusement surnommé "l'avion qui a mangé le Pentagone". Autrement dit, le plus cher de l'histoire. Avec les années de retard, son prix d'achat initialement prévu a même doublé, atteignant 400 millions de dollars (environ 357 millions d'euros). Pièce, bien entendu.

Mais, contrairement à ce que Joseph Dunford clamait haut et fort en juillet, les ennuis ne sont pas terminés. Une note du directeur des tests et évaluations opérationnels des nouveaux systèmes d'armement du Pentagone, J. Michael Gilmore, indique que les conditions des essais simulaient à peine les combats en conditions réelles. "L'avion ne transportait par exemple pas de missiles ou de bombes durant les évaluations et a atterri sur une plateforme libérée de tous les autres avions", écrit ainsi l'hebdomadaire américain Newsweek.

 

Une déclaration pour s'assurer des fonds publics ?

Par conséquent, le test "n'a pas – et ne peut pas démontrer" que l'avion du constructeur Lockheed Martin "est efficace d'un point de vue opérationnel, ou que son utilisation est adaptée dans n'importe quel type d'opération de combat limité, ou qu'il est prêt pour des déploiements opérationnel en situation réelle", conclut Gilmore.

Il apparait, écrit Newsweek, que le feu vert donné par Dunford dans un premier temps était uniquement destiné à apporter un soutien public de poids au développement de cet avion critiqué de toutes parts, et ainsi assurer un flux de fonds continu de la part du Congrès américain.

Initié en 2001, le projet F-35 était destiné à créer trois versions de l'avion de combat le plus polyvalent et le plus meurtrier de tous les temps. Ambitieux. Peut-être trop ambitieux.

 

Un duel embarrassant entre F-35 et F-16

Les problèmes techniques se sont multipliés au cours de son développement. "Un rapport mentionnait des défauts de conception dans son réservoir de carburant et dans ses systèmes hydrauliques, ce qui augmentent la vulnérabilité de l'avion vis-à-vis de la foudre et du feu de l'ennemi, en particulier à basse altitude."

Un autre rapport a minimisé sa vitesse, sa capacité d'accélération et sa capacité de virage. Les pilotes d'essai ont par ailleurs critiqué la mauvaise visibilité offerte par le cockpit, un paramètre qui selon eux pourrait causer leur perte en combat. Ils citent également des logiciels et radar défectueux, ainsi que les sièges éjectables qui ne fonctionnent tout simplement pas.

En 2014, un incendie moteur a conduit à clouer au sol l'ensemble de la flotte de F-35, tandis que "deux rapports gouvernementaux statuaient que les moteurs de Pratt & Whitney n'étaient pas fiables". Enfin, le casque du pilote, sculpté sur mesure pour 400 000 dollars (357 000 euros), est muni d'un système sophistiqué qui permet d'offrir une vue à 360 degrés au pilote, mais le système de reconnaissance a des difficultés à distinguer les alliés des ennemis.

Et, comme si cela ne suffisait pas, en juillet dernier, un duel a opposé le F-35 en développement au vieux F-16 lors d'un test. Un duel qui a vu l'ancien modèle l'emporter...

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 16:50
Futurs F-16: Lockheed rassure les industriels belges

 

17 septembre 2015 Alain Lallemand – LeSoir.be (Belga)

 

Signature d’un accord de principe entre Lockheed et des industriels belges de l’aéronautique, au cas où la Belgique achèterait des F-35.

 

Le géant américain de l’industrie de défense Lockheed Martin, constructeur du chasseur F-35, a signé ce jeudi avec quatre sociétés belges - Esterline Belgium (anciennement Barco), Sonaca, Sabca et Ilias Solutions - des accords de principe (memorandum of understanding) pour l’exploration de possibles «partenariats industriels» dans l’éventualité où la Belgique, d’une part, confirmerait son intention de remplacer ses chasseurs F-16 et, d’autre part, décidait de les remplacer par le F-35 de Lockheed.

 

Selon l’avionneur américain, «ce protocole d’accord démontre la volonté de Lockheed Martin d’explorer toutes les opportunités de coopération industrielle dans les domaines des technologies avancées de la défense, de l’aéronautique, de l’informatique et de la sécurité». «Ce protocole d’accord soutient toutes les possibilités de partenariats industriels que Lockheed Martin pourrait poursuivre en Belgique» en cas de choix du F-35 «Lightning» par le gouvernement fédéral, a ajouté le groupe dans un communiqué.

 

C’est un pas symbolique mais très intelligent de la part de Lockheed, à un moment de grande interrogation de la part de l’industrie. Non seulement le gouvernement belge n’a pas confirmé d’appel d’offre, mais le plan stratégique militaire qui justifierait un maintien de la capacité de combat aérien de la Belgique n’existe pas encore. Tant Lockheed que les industriels belges ne savent même pas, à l’heure actuelle, dans quel cadre juridique un éventuel contrat d’achat pourrait être contrebalancé par des partenariats industriels favorables à la Belgique. Le protocole donne au moins une indication symbolique sur l’ancrage que souhaite Lockheed en Belgique.

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 16:50
photo MIL.be

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7/09/15 – 7sur7.be (Belga)

 

Aucun des 54 chasseurs-bombardiers F-16 en service en Belgique n'a encore atteint le seuil des 6.000 heures de vol, alors que la durée de vie maximale fixée par le constructeur, le groupe américain Lockheed Martin, est de 8.000 heures, a indiqué le ministre de la Défense, Steven Vandeput, en réponse à une question parlementaire.

L'appareil ayant accumulé le plus d'heures de vol était, au 31 mai dernier, le FA-94, un monoplace livré le 31 janvier 1985 et faisant partie de la commande initiale passée en 1975 pour 116 avions (96 F-16A monoplaces et 20 F-16B biplaces). Il comptait 5.811 heures de vol et était en service au 10e wing tactique de Kleine-Brogel (Limbourg), a précisé M. Vandeput (N-VA) en réponse à une question écrite du député Sébastian Pirlot (PS).
 

Sute de l'article

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 16:30
photo Mil.be

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4/09/15 – 7sur7.be (Belga)

 

La composante Air ira, pour la première fois de son histoire, s'entraîner cet automne aux Émirats arabes unis (EAU) pour participer notamment à un cours avancé organisé par la force aérienne émiratie, de plus en plus engagée dans des opérations à l'étranger, a-t-on appris vendredi de source militaire.

 

Les bases aériennes de Florennes et de Kleine-Brogel déploieront ainsi huit chasseurs-bombardiers F-16 et, par rotations, quelque 45 pilotes sur la base émiratie d'al Dhafra, proche d'Abou Dhabi, du 11 octobre au 19 novembre pour trois périodes d'entraînement "dans un environnement le plus proche possible des théâtres d'opération actuels", a précisé l'état-major de la composante Air, dans une référence à l'Irak.

 

Une partie de ces pilotes - six - participeront au 25ème "Advanced Tactical Leadership Course" (ATLC), un cours de haut niveau organisé du 25 octobre au 19 novembre par l'"Air Warfare Center" de la force aérienne émiratie.

 

Le but de l'ATLC est d'améliorer les connaissances tactiques et les qualités de leader des équipages engagés lors de vols en grandes formations multinationales - appelées en jargon "Composite Air Operations", COMAO). Les participants à ce cours proviendront des Émirats, d'Égypte, d'Arabie saoudite, de France - qui dispose d'une base permanente à al-Dhafra -, de Grande-Bretagne, des États-Unis et, pour la première fois, de Belgique.

 

Afin de rentabiliser ce déploiement aux Émirats, la composante Air a décidé d'organiser en parallèle à l'ATLC trois "block trainings" à Al Dhafra pour permettre à une quarantaine d'autres pilotes de maintenir leurs qualifications, dont le premier se déroulera du 11 au 23 octobre.

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 16:50
Photos : Ritchie Sedeyn – MIL.be

Photos : Ritchie Sedeyn – MIL.be

 

10/07/2015 Johan Lievens – MIL.be

 

Le 8 juillet, des canonniers du Bataillon d’Artillerie de Brasschaat ont effectué le saut de leur vie. Ils ont été parachutés d’un C-130 au-dessus du terrain d’Elsenborn avec deux mortiers de 120mm. Ils ont pu ouvrir le feu peu après. L’expérience est unique car ces pièces sont tractées normalement par un véhicule. 

 

Photos : Ritchie Sedeyn – MIL.bePhotos : Ritchie Sedeyn – MIL.bePhotos : Ritchie Sedeyn – MIL.be
Photos : Ritchie Sedeyn – MIL.bePhotos : Ritchie Sedeyn – MIL.be

Photos : Ritchie Sedeyn – MIL.be

Un ballon rouge prend de l’altitude. Pas dans le cadre d’une fête mais bien pour évaluer la dérive du vent. « Parachuter du matériel procure un avantage stratégique », explique Tom Hey, commandent de batterie du Bataillon d’Artillerie. « C’est surtout au début d’une opération que peu de pistes sont accessibles ou que les possibilités de se déployer via les routes sont limitées. Nous pouvons alors choisir d’emprunter les voies aériennes ». 

 

Vidéo : Erwin Ceuppens - MIL.be

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 16:30
La Belgique a assuré 5,5% des missions d'attaque contre l'EI (20.07.2015)

 

20/07/15 7sur7.be

 

La composante Air a effectué, en neuf mois d'opération en Irak au profit de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, 163 attaques au sol contre des objectifs terrestres du groupe terroriste sunnite Etat islamique (EI) en 796 sorties, a indiqué lundi un haut responsable militaire, trois semaines après la fin de cette mission, qui devrait reprendre d'ici un an en alternance avec les Pays-Bas.

 

Six chasseurs-bombardiers F-16 belges ont opéré  uniquement en Irak  entre début octobre 2014 et fin juin dernier au départ de la Jordanie, notamment pour appuyer les troupes irakiennes au sol qui s'opposent à l'avancée de l'EI (alias Daech en arabe). Ils ont effectué 3.552 heures de vol dont une partie de nuit, attaquant 163 objectifs de Daesh, parfois avec plusieurs bombes de 250 kilos, ce qui représente 5,5% de l'effort de la coalition internationale.

"Sans causer de dommages collatéraux", grâce aux précautions prises, a assuré le commandant de la composante Air, le général Frederik Vansina, au cours d'un point presse sur la base aérienne de Kleine-Brogel (Limbourg) à l'occasion d'un vol en F-16 du ministre de la Défense, Steven Vandeput.

 

Un système d'alternance avec les Pays-Bas

La campagne aérienne produit ses effets et l'avancée de Daech a été stoppée, le mouvement ayant perdu 30% des territoires qu'il contrôlait en dépit de quelques "succès tactiques temporaires", a-t-il ajouté, tout en admettant que la lutte contre l'EI serait de "longue haleine".

La participation belge aux opérations aériennes a été suspendue fin juin, pour des raisons budgétaires, avec un retour des avions quelques jours plus tard à Florennes.

La Belgique et les Pays-Bas ont toutefois convenu d'un système d'alternance qui font que les deux forces aériennes se relèveront mutuellement à partir de l'été 2016.

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 20:30
Photo Jürgen Braekevelt MIL.be

Photo Jürgen Braekevelt MIL.be

 

03/07/2015 Johan Lievens – MIL.be

 

Les six F-16 belges sont rentrés sains et saufs ce 2 juillet à la base de Florennes. Depuis octobre 2014, ils exécutaient des missions contre le groupe terroriste État Islamique (EI) en Irak depuis une base jordanienne. L’opération Desert Falcon est terminée.

 

Le vol retour a duré six heures. Les pilotes ont souhaité garder l’anonymat vu les circonstances. « Cela fait du bien d’être de retour », raconte l’un d’eux. « L’ambiance était bonne et chacun a pu rentrer sain et sauf. »

 

Outre les missions de reconnaissance, les F-16 ont effectué des opérations cinétiques depuis le ciel irakien. Les interventions sont racontées avec grande prudence. « Nous menions les missions quotidiennes généralement entre Belges et parfois avec d’autres partenaires de la coalition », raconte le pilote. « Les vols duraient environ cinq heures chacun de jour comme de nuit. Cette alternance se faisait ressentir mais il y avait assez de moments prévus pour se reposer. » Les pilotes étaient constamment tenus au courant des activités ainsi que des troublantes images publiées par l’EI sur les médias sociaux. « Quand tu vois ce genre de choses, tu sais pourquoi tu es là », affirme un pilote.

 

Le Conseil des ministres avait décidé, le 24 septembre dernier, d’envoyer six F-16 et un groupe de 120 personnes en appui en Jordanie.

Photo Jürgen Braekevelt MIL.bePhoto Jürgen Braekevelt MIL.be
Photo Jürgen Braekevelt MIL.be

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 16:50
photo Patrick Brion – MIL.be

photo Patrick Brion – MIL.be

 

02/07/2015 Johan Lievens –MIL.be

 

Malbork, Pologne. L’alarme est déclenchée pour deux F-16 belges. Un avion non identifié est entré dans l’espace aérien de l’OTAN. Nos avions sont envoyés pour l’intercepter en plein vol au-dessus de la mer Baltique. Depuis janvier 2015, la Belgique a déployé quatre F-16 et cinquante personnes dans le cadre de la mission de surveillance aérienne de l’OTAN Enhanced Air Policing Mission (EAPM).

 

Suite à la crise ukrainienne et l’annexion de la Crimée par la Russie, l’OTAN a décidé de renforcer ses activités dans la région de la mer Baltique. La Belgique, ayant beaucoup d’expérience en matière de surveillance aérienne, a fourni un appui. Le détachement mène des interventions d’urgence (Quick Reaction Alert -QRA) dont le nombre est déjà grimpé à quatorze. Dans la plupart des cas, il s’agit d’avions russes ne communiquant pas leur plan de vol ou ne prenant pas contact avec le contrôle aérien de l’espace survolé. « C’est un peu plus rude que durant la guerre froide », lâche le commandant de la Composante Air, le général-major aviateur Frederic Vansina. « À l’époque, nous étions pilotes avant tout et les relations étaient amicales. Mais actuellement, ils osent entreprendre des manœuvres fatigantes pour rendre la vie dure à nos  pilotes. »

 

photo Patrick Brion – MIL.bephoto Patrick Brion – MIL.be
photo Patrick Brion – MIL.bephoto Patrick Brion – MIL.be

photo Patrick Brion – MIL.be

Le but d’un QRA est d’identifier l’appareil et de communiquer cette information aux contrôleurs aériens. L’avion qui ne communique pas son plan de vol sera escorté par le F-16 jusqu’à sa sortie de la zone contrôlée. « Je pense qu’il est important de montrer que nous n’acceptons pas n’importe quoi », explique le ministre de la Défense Steven Vandeput. Dans la majorité des cas, les pilotes belges sont tombés sur des pilotes russes occupés à effectuer des vols de reconnaissance le long des frontières allemandes, suédoises, danoises et polonaises. Un pic d’activité russe a été constaté du 16 au 18 juin pendant l’exercice OTAN BALTOPS 2015. Les Belges sont de permanence QRA pendant une semaine. La suivante, ils rentabilisent au mieux leur présence en s’entraînant au combat aérien avec les MIG-29 polonais. L’espace aérien polonais est bien plus grand et offre bon nombre de possibilités impensables en Belgique. « Le MIG-29 est un peu le « meilleur » ennemi du F-16 et, avec ces combats simulés, nous apprenons à découvrir les points faibles de l’adversaire »,  explique le général Vansina.

 

En date du 30 juin 2015, le détachement belge avait déjà contribué pour quelque 25% dans les efforts fournis par l’OTAN dans la région. La contribution belge à cette mission de surveillance aérienne s’achèvera début août.

Vidéo : Clint Soete

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 11:50
photo: Sébastien Richard

photo: Sébastien Richard

 

02/06/2015 Kurt Verwilligen – MIL.be

 

Les 27 et 28 mai, un hélicoptère NH90 belge (version marine) a participé à un important exercice multinational au large des côtes normandes et bretonnes. Au cours de cet exercice « état en mer », l’équipage a effectué des opérations d’assistance, de sauvetage et de lutte antipollution dans la zone entre Bréhat et les îles anglo-normandes.

 

De nombreux moyens, tels que des avions et navires provenant de France, de Grande-Bretagne et de Belgique ont été mobilisés. Les ressources belges provenaient de la base aérienne de Coxyde. Il y a une coopération intense entre les garde-côtes et les services de secours dans les pays autour de la Manche.

 

L’exercice a été baptisé « Roches Douvres ». Les manœuvres ont été dirigées par la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, ainsi que celle de l’Atlantique. Un navire de commerce était, en outre, affrété afin de jouer le rôle de bateau en difficulté.

photo: Sébastien Richard

photo: Sébastien Richard

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 14:50
Photos: Patrick Brion – MIL.be

Photos: Patrick Brion – MIL.be

 

21/05/2015 Tiffany Mestdagh – MIL.be

 

Les nouveaux hélicoptères NH90 de la Défense sont fins prêts à mener des opérations en envionnement non-hostile. La base aérienne de Beauvechain a entendu le chef de la Composante Air déclarer ce 20 mai la 18me escadrille "initial operational capable".

 

"Nous sommes heureux d'enfin disposer d'une nouvelle capacité opérationelle", s'enthousiasme le général-major aviateur Frederik Vansina, chef de la composante Air. "Avec les Sea King, nous ne pouvions mener que des opérations de sauvetage en mer. À présent, nous sommes également capables de transporter des unités terrestres, par exemple. L'hélicoptère peut également transporter du matériel lourd."

Les pilotes NH90 ont réalisé une démonstration des capacités de leur appareil à l'occasion d'un scénario fictif se déroulant à Beauvechain. Quelques rebelles avaient caché un important prisonnier politique dans un complexe de trois conteneurs oranges. Depuis un vol stationnaire, une descente rapide via une corde (fast roping), puis un hissage (hoisting), les militaires ont réussi à libérer rapidement le prisonnier.

"Avec le NH90, nous pouvons facilement larguer des personnes sur des positions où il serait impossible d'atterrir: sur des toits ou des navires, notamment", explique le capitaine aviateur Bart Vanhauwaert. Il est l'un des dix pilotes pouvant voler sur NH90. "Nous sommes également en mesure de transporter des objets lourds, jusqu'à quatre tonnes. Très pratique pour l'aide humanitaire." Aucune opération n'est actuellement prévue. Mais s'il devait y avoir une décision politique en ce sens, les hélicoptères seraient disponibles.

Les hélicoptères seront complètement opérationnels fin de l'année prochaine. "Nous devons avant tout rendre l'armement fonctionnel afin que les hélicoptères puissent également être opérationnels en environnement hostile." Un hélicoptère peut aujourd'hui évacuer des personnes et transporter des militaires ou de lourdes charges.

 

Repérer des aéronefs

La démonstration opérationnelle s'est tenue en même temps qu'un exercice international d'hélicoptères belges et étrangers. Ceci a attiré beaucoup d'observateurs. Afin que le tout se déroule sans heurt, la base avait organisé un concours photo. "Nous en attendions 200", raconte le capitaine aviateur Bart Vanhauwaert. "Finalement, nous avons dû limiter les inscriptions à 400 participants, et ce pour des raisons de sécurité." Parmi eux se trouvaient notamment des amateurs venus des Pays-Bas, de France et de Grande-Bretagne. Grâce à une navette, les observateuirs ont eu l'occasion de photographier une variété d'hélicoptères dans différentes zones de la base. Ils ont également eu la chance d'assister à une démonstration F-16, en parallèle bien entendu avec celle du NH-90.

 

Photos: Patrick Brion – MIL.bePhotos: Patrick Brion – MIL.bePhotos: Patrick Brion – MIL.be
Photos: Patrick Brion – MIL.be

Photos: Patrick Brion – MIL.be

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 16:30
photo Malek AZOUG - MIL.be

photo Malek AZOUG - MIL.be

 

24/04/2015 MIL.be

 

Jusqu’à présent, les F-16 belges ont détruit 107 cibles terrestres en Irak. Ces vols sont effectués au sein de la coalition internationale dans le cadre de la lutte contre l’État Islamique (EI) et à la demande de l’armée irakienne.

 

Le général-major aviateur Frederik Vansina, commandant de la Composante Air, l’a confirmé. « L’élimination des cibles au sol s’est effectuée sans dommage collatéral », explique-t-il encore.

 

Les F-16 belges opèrent au-dessus de l’Irak, pas dans le ciel syrien. En six mois, ils ont effectué 600 sorties, soit environ 5% des missions aériennes de l’ensemble de la coalition.

 

Notre pays a encore une trentaine de militaires sur place. Ils forment les soldats irakiens qui seront à leur tour engagés dans la lutte contre l’EI. Selon le commandant de la Composante Terre, le général-major Jean-Paul Deconinck, ces instructeurs belges exécutent leurs missions sur un lieu « hautement sécurisé » à proximité de l’aéroport de Bagdad.

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 11:50
Le cockpit dispense un nombre incalculable d’informations. Photo Daniel Orban – MIL.be

Le cockpit dispense un nombre incalculable d’informations. Photo Daniel Orban – MIL.be

 

31/03/2015 Virginie Flawinne – MIL.be

 

Les pilotes de la version navale du NH90 suivaient un entraînement intensif les deux dernières semaines du mois de mars en Italie. Ils s’y sont entraînés à affronter toutes sortes de situations qu’ils risqueraient de rencontrer au-dessus de la mer du Nord lors de missions de sauvetage.

 

La société Rotorsim abrite le simulateur NH90 de la Défense néerlandaise. Les pilotes de la base de Coxyde s’y exercent comme en pleine mer. « C’est très réaliste, on s’y croirait », vante le capitaine aviateur Eline Leurs. « On peut y simuler à peu près tout. C’est très utile, surtout pour cet appareil qui est l’un des plus complexes actuellement. »

 

 Photo Daniel Orban – MIL.be
 Photo Daniel Orban – MIL.be Photo Daniel Orban – MIL.be Photo Daniel Orban – MIL.be
 Photo Daniel Orban – MIL.be Photo Daniel Orban – MIL.be
 Photo Daniel Orban – MIL.be Photo Daniel Orban – MIL.be

Photo Daniel Orban – MIL.be

Eline est la plus jeune pilote de la version navale du NH90, l’hélicoptère remplaçant prochainement le Sea King. NH90 NFH et Sea King commenceront à alterner les vols de Search and Rescue (SAR) dès septembre. Il est donc temps que les pilotes soient fins prêts à maîtriser la nouvelle perle technologique, qu’un fossé sépare des précédents hélicoptères de la Défense.

 

« L’intérêt de la formation sur simulateur est notamment qu’il est des situations trop dangereuses à tester en conditions réelles », avance le major aviateur Kristof Geerts, responsable NH90 NFH de la base de Coxyde. Les pilotes apprennent à affronter toutes les situations pour continuer à sauver des vies lors de leurs missions SAR en mer du Nord.

Vidéo : Erwin Ceuppens

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 20:40
Photo Patrick Brion – MIL.be

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23/03/2015 Johan Van Herck –MIL.be

 

Du 16 au 21 mars 2015, la Fédération russe a effectué un vol d'observation au-dessus du territoire du Benelux et de l'Allemagne. Cela s'est déroulé dans le cadre du traité Open Skies.

 

Open Skies est un traité signé en 1992 par l'OTAN et les anciens États membres du pacte de Varsovie afin d'ouvrir l'espace aérien à leurs avions d'observation. En prenant des images des territoires de chacun, les participants tentaient de maintenir la paix et d'éviter les conflits.

 

Le lundi 16 mars à 16 heures, l'avion russe Antonov 30B atterrissait à la base de Melsbroek, l'unique terrain d'aviation belge à partir duquel les avions d'observation peuvent décoller. Mardi, les spécialistes de la Benelux Arms Control Agency (BACA) ont contrôlé le plan de vol prévu et l'ont coordonné avec les contrôleurs du trafic aérien belge, néerlandais et allemand. Mercredi, jeudi et vendredi, les vols d'observation ont eu lieu.

 

Un premier vol est parti de Melsbroek vers la base aérienne allemande d'Ingolstadt en passant par les Pays-Bas. Un deuxième depuis Ingolstadt vers Cologne-Bonn et un troisième et dernier depuis Cologne-Bonn pour revenir à Melsbroek.

 

Les collègues russes ont été dirigés par le personnel de la Benelux Arms Control Agency (BACA) et quelques collègues allemands.

 

Trois semaines avant le vol russe Open Skies, plusieurs membres de la BACA ont été préparés au cours d'un vol d'entraînement avec des militaires provenant des États-Unis et du Royaume-Uni.

 

Samedi 21 mars dernier, à 10 heures, l'avion d'observation russe quittait à nouveau le territoire belge.

 

Photo Patrick Brion – MIL.be
Photo Patrick Brion – MIL.be

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 13:50
Un UAV en vol, piloté depuis la ground control station.  Photo Patrick Brion –MIL.be

Un UAV en vol, piloté depuis la ground control station. Photo Patrick Brion –MIL.be

 

19/03/2015 Victoria Timmermans –MIL.be

 

 

Ces 17 et 18 mars, la base aérienne de Florennes a mis à l’honneur les UAV (unmanned aerial vehicle), plus communément appelés drones. Des représentants allemands, français, luxembourgeois, néerlandais, finlandais et suisses ont fait le déplacement pour assister à cette deuxième édition des UAV Days.

 

Ils se sont retrouvés au 80 UAV Squadron de Florennes afin de débattre sur l’utilité des drones dans le domaine militaire.« En tant que seule unité de la Défense qui utilise les UAV, nous manquons d’expériences extérieures, de regards critiques et recherchons de nouvelles idées pour développer davantage de capacités » explique l’organisateur de l’événement, le lieutenant Eric Lenaerts.

 

Photos : Patrick Brion –MIL.bePhotos : Patrick Brion –MIL.be
Photos : Patrick Brion –MIL.be
Photos : Patrick Brion –MIL.bePhotos : Patrick Brion –MIL.bePhotos : Patrick Brion –MIL.be

Photos : Patrick Brion –MIL.be

Ce mercredi 18 mars, les échanges portaient sur la sécurité aérienne. Durant toute la matinée, les différents pays ont pu exposer les incidents déjà rencontrés ainsi que les solutions mises en place afin d'y remédier. Une parfaite occasion de partager leurs expériences quant aux engagements opérationnels des drones ainsi que de parler sécurité dans l’espace aérien européen.

 

Venu tout droit d’Allemagne, le capitaine Spressler espère apprendre des erreurs des autres. « Je vais partager mon expérience, puis transmettre mon apprentissage à mon équipe. Nous pourrons ainsi éviter des erreurs que nous aurions pues commettre autrement. »

 

Au programme des échanges : les problèmes techniques et météorologiques, les emplois tactiques… Tant de sujets de discussions bénéfiques à toutes les nationalités représentées.

Vidéo : DG Com

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:50
Photos : Malek Azoug - MIL.be

Photos : Malek Azoug - MIL.be

 

13/03/2015: Johan Van Herck – MIL.be

 

Le ministre de la Défense Steven Vandeput s’est rendu en Pologne du 11 au 12 mars. Il y a visité le détachement belge des F-16 et rencontré son homologue polonais.

 

Dans la ville septentrionale de Malbork, le ministre Vandeput a rendu visite au détachement belge des F-16. Celui-ci participe momentanément à l’opération de l’OTAN Enhanced Air Policing Mission afin de surveiller l’espace aérien des pays Baltes. Le deuxième jour, à Varsovie, le ministre a rencontré son collègue polonais Tomasz Siemoniek. Il a ensuite rendu hommage au monument du Soldat Inconnu.

 

Photos : Malek Azoug - MIL.bePhotos : Malek Azoug - MIL.be
Photos : Malek Azoug - MIL.be
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Photos : Malek Azoug - MIL.be

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 17:40
 Photo Malek Azoug – MIL.be

Photo Malek Azoug – MIL.be

 

16/03/2015 Kurt Verwilligen –MIL.be

 

Les F-16 belges qui concourent à la surveillance du ciel de la Baltique à partir de la base polonaise de Malbork depuis le début de cette année ont déjà intercepté trois avions russes. Ceci a été déclaré par le ministre de la Défense lors de sa visite au détachement EAPM.

 

L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie (Etats baltes) ne possèdent pas d’avions de chasse. C’est pourquoi, les Etats-membres de l’OTAN assurent à tour de rôle la surveillance de leur espace. L’OTAN a réparti les avions de chasse nécessaires sur trois bases dont celle de Malbork au nord-est de la Pologne. Depuis le début de cette année, quatre avions de chasse belges opèrent depuis celle-ci. Une cinquantaine de militaires y sont également déployés en soutien.

 

Cet investissement démontre le rôle important que jouent nos avions. En plus des vols quotidiens d’entraînement, les appareils belges ont effectué six vols d’interception sur, notamment, trois appareils russes.

 

Malbork n’a pas été choisie au hasard. Elle se situe à proximité de l’enclave de Kaliningrad, à peine à soixante kilomètres de la mer Baltique. Une semaine sur deux, nous sommes de permanence pour la Quick Reaction Alert (QRA). Cela signifie que sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, deux pilotes et une équipe technique sont prêts à réagir. À la moindre alerte, ils doivent décoller au plus vite afin d’identifier un éventuel avion inconnu entré dans l’espace aérien de l’OTAN.

 

Le ministre de la Défense, Steven Vandeput est venu personnellement vérifier la situation le 11 mars. Il a visité les installations du détachement de Malbork. Au cours de cette visite, il a également été informé en détail des missions effectuées par nos pilotes.

 

Les avions russes n’échappent pas à la vigilance belge
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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 11:50
photo Defensie.be

photo Defensie.be

 

10/03/15 Le Vif (Belga)

 

Les exigences précises auxquelles devront répondre les avions qui succéderont aux chasseurs-bombardiers F-16 seront déterminée dans le plan stratégique de la Défense, a indiqué mardi le ministre Steven Vandeput en commission de la Chambre. Ce plan est attendu pour l'été.

 

Parmi les critères auxquels devra satisfaire le nouveau chasseur pourrait figurer la capacité de transporter et de larguer des bombes nucléaires, comme peut le faire actuellement le F-16 avec les B-61 américaines supposées entreposées sur la base aérienne de Kleine-Brogel (Limbourg).

 

La Belgique a demandé à cinq agences étatiques de répondre à un questionnaire avant d'entamer des négociations pour acquérir un nouvel avion. L'exigence nucléaire pourrait s'avérer déterminante dans le choix belge, à croire le député Georges Dallemagne (cdH).

 

"Si les nouveaux avions devaient avoir les mêmes missions nucléaires qu'aujourd'hui, cet appel n'a aucun sens. Jamais, l'armée américaine ne partagera ses codes de mise à feu et de largage", a affirmé le député humaniste, qui a mis en garde le ministre contre un appel d'offres "pour la galerie".

 

Actuellement, cinq avions - dont deux américains - sont en lice, représentés par cinq agences: le Joint Program Office (JPO), qui pilote le programme de chasseur F-35 Lightning II du groupe Lockheed Martin, le US Navy PMA 265 pour le F/A-18E/F Super Hornet de Boeing, la Direction générale de l'Armement (DGA) du ministère français de la Défense pour le Rafale de l'avionneur Dassault, la Swedish Defence and Security Export Agency (FXM) pour le JAS-39 Gripen de Saab et le UK Trade and Investment Defence and Security Organisation (UKTI DSO) du ministère britannique de la Défense pour l'Eurofighter d'Airbus.

 

"Les spécifications techniques dépendront du 'level of engagement' (niveau d'engagement) et on en décidera dans le plan stratégique qui définira ce qu'on attend exactement d'un avion de chasse", a répondu M. Vandeput (N-VA), sans donner d'autre précision sur ce point.

 

La présence d'ogives nucléaires américaine en Belgique, supposée mais jamais confirmée officiellement, fait l'objet d'un débat politique récurrent et de nombreuses voix se sont déjà exprimées pour mettre en cause l'utilité d'un tel arsenal dans le pays depuis la fin de la guerre froide.

 

Selon M. Dallemagne, il est temps que le gouvernement se pose la question. "Si l'on veut avoir un appel d'offres ouvert aux pays européens, il est important de mener le débat", a-t-il dit. Autre élément invoqué mercredi: la surveillance conjointe de l'espace aérien du Benelux par les forces aériennes belge et néerlandaise, en principe à partir de la mi-2017.

 

Le PS et le cdH craignent que cette coopération renforcée, annoncée la semaine passée lors d'une réunion conjointe des gouvernements belge et néerlandais, soit aussi le prélude à l'acquisition du F-35, les Pays Bas ayant collaboré au programme qui a mené à sa conception.

 

Dans un entretien accordé au journal 'La Libre Belgique', le député Sebastian Pirlot (PS) a dit même redouter l'avènement d'une armée "des Plats pays" qui ferait la part belle à la Flandre. "La surveillance n'aura pas de conséquence sur les achats militaires", a indiqué le ministre. Selon lui, des "effets d'échelle" seront toutefois recherchés. Mais cela ne signifie pas que la Belgique fera le même choix que les Pays Bas, a-t-il assuré. Les effets d'échelle seront déterminés en fonction du choix de l'avion et pourraient donc être recherchés dans d'autres pays.

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 17:50
Photo Daniel - MIL.be

Photo Daniel - MIL.be

 

03/03/2015 Victoria Timmermans –MIL.be

 

Deux NH90 occupaient le ciel de Brasschaat ce lundi 2 mars. Les pilotes de la 18e Escadrille y testaient les capacités de leurs appareils dans le cadre d’une phase de formation.

 

Les NH90 ont débuté leur phase de formation en janvier 2014. « À l’époque, la 18e Escadrille a développé les vols de base, de jour comme de nuit », explique le lieutenant-colonel Michel Gelders, commandant de l’escadrille. Ce lundi 2 mars, pour la deuxième étape de leur formation, c’est sur une plaine de Brasschaat que les hélicoptères se sont exercés à l’appui aéromobile. Pour être totalement opérationnels, les appareils doivent subir un programme comportant quatre aspects. Aujourd’hui, dans le cadre de l’operation testing & evaluation, les NH90 doivent soulever de lourdes charges. « Pour cet exercice, nous avons trois charges différentes : un canon, un mortier et une jeep. Ainsi nous connaîtrons la résistance des NH90 » ajoute-il.

 

En début d’après-midi, les hélicoptères prennent leur envol. Malgré la pluie et la grêle, leur mission consiste à récupérer le personnel et à hélitreuiller ensuite du matériel jusqu’à l’aérodrome de Zoersel. Une équipe au sol doit accrocher la cargaison grâce à l’aide du cabin operator. En effet, ce dernier a pour mission de préciser au pilote à quelle hauteur se positionner afin que l’équipe au sol puisse procéder à l’accrochage sans danger.

 

Arrivés à Zoersel, les NH90 déposent leur charge et débarquent ensuite les hommes qui quittent les appareils tactiquement, comme en situation réelle de combat. Un exercice nécessaire pour se préparer à un engament opérationnel. Mais un entraînement qui demande maîtrise et concentration. « C’est une procédure avancée qui requiert des pilotes qualifiés » conclut le lieutenant-colonel Gelders.

 

Les NH90 et leurs équipages ont poursuivi leur entraînement jusqu’à la tombée de la nuit. Mais ces machines volantes ont, d’ores et déjà, prouvé leur puissance.

Les NH90 testent leur puissanceLes NH90 testent leur puissance
Les NH90 testent leur puissance
Les NH90 testent leur puissanceLes NH90 testent leur puissanceLes NH90 testent leur puissance
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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 17:50
Photo Nicolas Deplanque MIL.be

Photo Nicolas Deplanque MIL.be

 

05/03/2015 Virginie Flawinne – MIL.be

 

Le ministre de la Défense Steven Vandeput, en visite à la Haye avec le gouvernement belge, signait ce mercredi 4 mars un traité sur la surveillance commune de l'espace aérien du Benelux.

 

L'armée luxembourgeoise ne disposant d'aucun avion de chasse, la Belgique s'occupait déjà de la protection du ciel grand-ducal. La signature par les gouvernements belge et néerlandais d'un traité instaurant une surveillance conjointe de l'espace aérien du Benelux est cependant une première. Cette démarche s'inscrit dans la tendance actuelle de fédération des ressources et de partage des responsabilités, illustrée par les opérations de police du ciel dans les pays baltes.

 

Le décollage d'alerte des chasseurs, l'identification et l'interception d'avions suspects ainsi que l'accompagnement d'avions civils en perdition seront donc réalisés sur l'ensemble du territoire du Benelux. L'accord trilatéral porte réellement sur l'aspect Renegade, qui vise les activités aériennes civiles, alors que le décollage d'alerte et les interceptions militaires d'urgence (QRA) sont régis par l'OTAN.

 

Le traité définit ainsi un contexte clair et efficace. Cette collaboration, déjà très forte dans le domaine de la Marine, prendra donc une nouvelle dimension d'ici mi-2017, lors de l'entrée en vigueur de cet accord avant-gardiste.

Composante Air

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 13:50
Un traité belgo-néerlandais pour assurer la "police aérienne" au-dessus du Benelux

Une police aérienne belgo-néerlandaise pour assurer la surveillance du Bénélux ?

 

26 Février 2015 LeSoir.be

 

Les gouvernements belge et néerlandais doivent conclure mercredi prochain un traité visant à instaurer d’ici 2016 une surveillance conjointe de l’espace aérien du Benelux par leurs avions de chasse respectifs, renforçant ainsi la coopération militaire entre Bruxelles et La Haye, a-t-on appris mercredi auprès du ministère de la Défense.

 

Cet accord doit être signé à La Haye lors d’une réunion conjointe des deux gouvernements – baptisée « Thalassa III » d’après le nom du bateau sur lequel s’est tenu la première édition d’une telle rencontre. Il fait suite à une « lettre d’intention » (LoI) signée en octobre 2013 par les ministres de la Défense des deux pays, Jeanine Hennis-Plasschaert et, à l’époque, Pieter De Crem.

 

Il s’agit d’assurer conjointement et en alternance la mission de « police aérienne » au-dessus du territoire du Benelux, en particulier pour les tâches de décollage d’alerte (en anglais « Quick Reaction Alert », QRA) et de procédure appelée « Renegade » (destinée à identifier un avion « suspect » – qui s’avère la plupart du temps être un appareil civil en panne de radio ou dont le pilote n’utilise pas les bonnes fréquences).

 

Un traité, qui nécessite une ratification parlementaire, est requis car les implications juridiques d’une telle coopération sont nombreuses, non seulement en termes d’abandon de souveraineté mais aussi de responsabilités si les avions de chasse doivent abattre un appareil, par exemple détourné, a-t-on expliqué au cabinet du ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA).

 

L’ordre d’abattre un avion militaire a, dans le cadre de l’Otan, été délégué par les deux pays au centre d’opérations aériennes combinées (CAOC) de Uedem (Allemagne).

 

Mais pour un appareil civil, la responsabilité revient en Belgique au Premier ministre, alors qu’aux Pays-Bas elle incombe au ministre de la Sécurité et de la Justice.

 

Bruxelles et La Haye s’attendent à ce que cette coopération débute en 2016, après ratification.

 

Les chasseurs F-16 néerlandais, en voie de remplacement par des F-35 « Lightning II » du groupe américain Lockheed Martin, sont occasionnellement appelés à effectuer un décollage d’alerte pour identifier des bombardiers russes s’approchant de l’espace aérien néerlandais via la mer du Nord. Cela a été le cas à dix-huit reprises entre 2007 et août 2014, quand deux Tupolev TU-95 (« Bear » dans la terminologie de l’Otan) y avaient pénétré dans cet espace aérien.

 

Selon La Haye, cette nouvelle forme de coopération militaire est rendue nécessaire par l’achat de F-35 pour remplacer ses F-16 vieillissants à partir de 2019.

 

La force aérienne néerlandaise ne disposera en effet que de 32 F-35 (alias « Joint Strike Fighter », JSF) sur le territoire national – les cinq autres étant basés aux Etats-Unis « de manière permanente » pour l’entraînement – et de 29 pilotes « combat ready » (pleinement opérationnels). Ce qui est insuffisant pour effectuer à la fois les vols d’entraînement au quotidien aux Pays-Bas, assurer la permanence liée au QRA 24 heures sur 24 et participer avec quatre avions à une mission à l’étranger (ce qui exige huit pilotes), selon Mme Hennis-Plasschaert.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 17:50
photo Comopsair IPR

photo Comopsair IPR

 

24/02/2015 Texte & photos: Comopsair IPR

 

Le 23 février 2015, l’équipage de la version transport d’un NH90 a exécuté un exercice d’entraînement et d’évaluation (OT&E) à Schaffen et sur l’aérodrome de Sanicole à Bourg-Léopold.

 

Pendant l’OT&E, l’équipage s’exerce aux procédures de soulèvement de charges lourdes sous l’hélicoptère. Cet exercice test est réalisé dans le cadre de la conversion des équipages et de la préparation de l’aéronef.

 

Lors des premiers vols de la journée, l’hélicoptère immatriculé RN-05 a soulevé quelques palettes. Une cargaison pesant environ 500 kg placée dans des filets et préparée par des équipes spécialisées en chargement. Dans le cas présent, le cabin operator joue un rôle important. Il doit, en effet, déterminer avec précision la bonne hauteur de l’hélicoptère de manière à permettre l’accrochage de la charge par les équipes au sol en toute sécurité.

 

Plus tard dans la journée, 13 passagers du 2e Bataillon Commandos ont été embarqués à Schaffen et transportés à Sanicole avec leur équipement complet. Ils y ont effectué un débarquement tactique. En d'autres termes : ils ont quitté l’hélicoptère en situation de combat. Le cabin operator doit, pendant ce temps, surveiller en permanence la répartition du poids pour assurer la stabilité de l’appareil. Il est également responsable de l’embarquement et du débarquement rapide des passagers. Il doit aussi veiller à ce que les charges y soient bien attachées.

 

Plus tard dans la journée, des vols se sont succédé avec de plus lourdes charges comme, par exemple, un mortier ou un véhicule léger tout terrain. Les équipages ont poursuivi leur entraînement après le coucher du soleil. L’équipage a utilisé, alors, les jumelles de vision nocturne pour les approches tactiques.

photos: Comopsair IPRphotos: Comopsair IPR

photos: Comopsair IPR

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 13:55
Photo Ritchie Seyden – MIL.be

Photo Ritchie Seyden – MIL.be

 

24/02/2015 Victoria Timmermans / Kurt Verwilligen – MIL.be

 

Le commandant de la Composante Air belge, le général-major aviateur Frederik Vansina, a attribué une mention honorifique au capitaine aviateur de l’Armée de l’Air française Grégory Odeyer. Cet instructeur pilote a su garder son sang-froid pour assister un élève pilote belge en difficulté lors de son vol retour vers la base de Cazaux.

 

Les pilotes belges et français s’entraînent dans un programme commun de pilotes de jets. Ils formeront les futurs équipages sur Alpha-Jet. Cet avion opère depuis la base de Cazaux. Chaque année, les pilotes belges et français reçoivent les ailes qui symbolisent également l’accès à leur brevet dans le cadre de ce programme binational.   

 

Le capitaine Odeyer a fait preuve d’un « sens poussé du devoir et des responsabilités, dépassant l’exécution normale des tâches qui lui sont confiées habituellement » précise le général-major aviateur Frederik Vansina. C’est la raison pour laquelle il a été récompensé de la mention Good Show. C’est son « attitude exceptionnelle au profit de la Force Aérienne belge » qui a été saluée. Un mérite que ce capitaine n’est pas prêt d’oublier.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 13:51
photo MIL.be

photo MIL.be

 

24 février 2015 lalibre.be

 

La Défense devra faire une économie de 1,5 milliard d'euros durant la législature. L'arrivée des sept avions Airbus A400M sur le sol belge ne tombe pas à pic.

 

Avant 2019 et la livraison de ces avions qui remplaceront les C-130, l'armée va en effet devoir investir pour adapter ses hangars. Selon une info du Het Laatste Nieuws, reprise par RTL, les nouveaux avions ne rentrent dans aucun des hangars de l'armée belge. Ces derniers sont trop courts et trop bas.

 

L'armée va donc devoir trouver une base pour les accueillir. La base de Melsbroek serait retenue dans la mesure où elle possède déjà des pistes adaptées au nouveau gros porteur. Trois nouveaux hangars et des parkings devront être construits.

 

Het Laatste Niews cite un commandant de l'armée qui évoque un prix de 150 millions d'euros pour l'ensemble de ces travaux.

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