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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 05:17

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-juillet-2012/arrivee-du-rafale-a-l-aia/1867080-1-fre-FR/arrivee-du-rafale-a-l-aia.jpg

Arrivée du Rafale à l'AIA

 

13/07/2012 Economie et technologie

 

Le 12 juillet 2012, l’atelier industriel de l’aéronautique (AIA) de Clermont-Ferrand a accueilli le premier avion de chasse Rafale par la voie des airs.

 

Cette arrivée résulte du contrat de modernisation des Rafale de l’armée de l’air, notifié à l’établissement en février 2011. Jusqu’à ce jour, ces travaux de modification étaient réalisés par un détachement de spécialistes clermontois sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan. Après une première phase de prise de compétences, le Rafale monoplace n° C106 devient le premier d’une série de 52 aéronefs à être modifié sur le site industriel de Clermont-Ferrand.

 

Après les travaux de remise au dernier standard des dix premiers Rafale de l’aéronautique navale, entrepris en novembre 2011, le domaine d’intervention de l’AIA sur ce type d’aéronef s’élargit et vient confirmer la place majeure de l’établissement dans la maintenance des flottes les plus récentes des armées.

 

Le chantier de modification de la flotte Rafale a vu ses débuts en février 2011 sur la base aérienne de Mont-de-Marsan. Depuis, treize avions monoplaces ont été mis à niveau. Aujourd'hui, pour favoriser l’augmentation de la cadence et après une période de formation auprès des utilisateurs, le premier avion s'est posé à l'AIA de Clermont-Ferrand. Ce chantier d'une durée de quatre ans, concernera des Rafale monoplaces et biplaces.

 

Les modifications apporteront au Rafale des capacités améliorées dans les domaines des communications, de l’interopérabilité et des échanges de données avec les troupes au sol.

 

L’AIA de Clermont-Ferrand est l’un des sites du service industriel de l’aéronautique (SIAé) avec ceux de Bordeaux, de Cuers-Pierrefeu, d’Ambérieu, de Bretagne et de l’administration centrale  à Paris.

 

Les principales missions confiées à cet AIA sont menées au profit des forces armées françaises. Elles consistent à la maintenance des aéronefs (Mirage 2000, Mirage F1, AlphaJet, Transall, Puma, Gazelle), la maintenance des équipements et la réalisation de modifications et rénovations d’aéronefs et d’installations spéciales au profit des forces

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 11:30

MdCN dsc 0174-dga-mv-702

 

13 July 2012 naval-technology.com

 

The French Direction Générale de l'Armement (DGA) has successfully conducted the first full test-firing of the missile de croisière naval (MdCN), a naval cruise missile at the DGA's Essais de missiles test range, Ile du Levant (Var), France.

 

Launched from a frigate, the MdCN missile guided itself autonomously by making use of its infrared scene recognition to hit a target with precision.

 

During the test-firing, the missile also validated its terminal phase while achieving all objectives of the in-flight test.

 

The MdCN missile provides a range of several hundred kilometres and can be carried on overtly or covertly on combat vessels, such as frigates and submarines, stationed at a safe standoff distance for extended periods within international waters.

 

Based on the air-launched SCALP cruise missile, the French Navy's MdCN is being developed by MBDA primarily to carry out deep strikes within enemy territory and destroy strategic infrastructure targets.

“The French Navy’s MdCN is being developed by MBDA primarily to carry out deep strikes within enemy territory and destroy strategic infrastructure targets.”

 

The naval variant of the Storm Shadow/SCALP air-launched cruise missile system is available in two configurations; the first being a vertical launch from the FREMM frigates using the compact A70 vertical launcher, while the other is a submarine configuration, where the weapon can be launched through torpedo tubes.

 

The first in-flight test of the MdCN missile was conducted from a vertical launcher in May 2010, while the first submarine test was completed in June 2011.

 

The DGA had placed orders with MBDA for the supply of 200 MdCN naval missiles in 2006.

 

MdCN is scheduled for deployment onboard the French Navy's FREMM multi-mission frigates and its Barracuda nuclear-powered attack submarines by 2014 and 2017 respectively

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 18:55

drapeaux-de-l-otan-de-la-france-et-de-l-union-ue defense go

 

13.07.2012 Par Nathalie Guibert - Le Monde.fr

 

La stratégie française de défense et de sécurité nationale sera redéfinie d'ici décembre 2012 : à l'occasion de la traditionnelle réception du ministère de la défense pour la fête nationale, le président François Hollande a, vendredi 13 juillet, donné le coup d'envoi de cette réflexion, qui débouchera sur un nouveau Livre blanc.

 

Dans un discours prononcé devant plusieurs centaines de militaires qui doivent participer samedi au défilé sur les Champs-Elysées, il a indiqué qu'une commission du Livre blanc présidée par Jean-Marie Guéhenno, conseiller à la Cour des comptes, devra lui remettre un rapport à la "fin 2012" pour ouvrir "la voie à une loi de programmation militaire qui sera soumise au Parlement en 2013".

 

Parmi les enjeux de ce Livre blanc, M. Hollande a notamment cité "la cohérence entre les missions", le format et les équipements des armées, "la politique industrielle et de recherche", et le recrutement et la formation du personnel de la défense. Evoquant "les inquiétudes" qui peuvent être celles des militaires à l'approche d'une nouvelle réforme, le chef de l'Etat a assuré que les besoins de notre défense nationale seraient pris en compte.

 

RÉAJUSTEMENT

 

Le Livre blanc décrira le rôle qu'entend jouer la France dans le monde, les menaces qu'elle estime devoir affronter et les moyens d'y répondre. Le précédent exercice datait de 2008. En quelques années, la donne a changé et oblige à réajuster les ambitions du pays avec ses capacités militaires.

 

Ce constat est partagé dans les milieux de défense. D'abord, la crise économique a accéléré les mouvements du monde, en posant la question des responsabilités stratégiques des grands pays émergents. Les changements de la politique américaine – retrait des guerres d'Irak et d'Afghanistan, rééquilibrage vers l'Asie – obligent les Européens à repenser leur place. Les printemps arabes ont bouleversé le paysage pour longtemps. Enfin, l'Europe, touchée en son cœur par la crise de la dette, semble avoir renoncé à toute ambition collective en matière de défense, regardant l'Asie, pour la première fois, dépenser plus qu'elle dans ses budgets militaires.

 

BUDGETS À LA BAISSE

 

La crise pose un défi inédit à la défense. En 2008, la France prévoyait de lui consacrer 377 milliards d'euros d'ici 2020. On pensait, alors, que l'équilibre des comptes publics serait rétabli en 2012. C'est sur cette base qu'avait été bâtie la loi de programmation militaire 2009- 2014. Aujourd'hui, selon la Cour des comptes, la progression nulle des dépenses de l'Etat, si elle est reconduite par le gouvernement, aboutira à une perte de crédits de 15 milliards à 30 milliards d'euros d'ici 2020. "Ce choc est sans précédent", analyse-t-on dans l'entourage du ministre Jean-Yves Le Drian. La défense, a promis l'exécutif, subira le même effort que les autres services de l'Etat. Et le président s'est engagé pour maintenir l'effort à un niveau "crédible". Mais dans ce contexte, impossible de se contenter de toiletter la stratégie nationale, il faut repenser le système, estime-t-on au ministère. Car la défense a déjà subi de lourdes réformes depuis 2008.

 

"Il faut partir du haut, définir ce que le pays veut pour son armée. La France est un grand pays, qui n'a jamais été aussi nombreux et donc potentiellement riche, il faut consacrer à la défense les ressources nécessaires", plaide le général Bertrand Ract-Madoux, chef d'état- major de l'armée de terre. Avec moins de 100 000 hommes pour la première fois de son histoire - ce qui était, note-t-il, la limite fixée par les vainqueurs aux Allemands dans le traité de Versailles pour que Berlin ne représente plus un danger - l'armée de terre risque de ne plus être visible. "Nous avons rogné sur l'entretien des matériels, sur les stocks de munitions. Nous n'avons pas le niveau pour tenir dans la durée les engagements du Livre blanc de 2008. Il faut arriver à un constat de réalisme et réfléchir en terme de " soutenabilité " de notre modèle d'armées", ajoute le général Ract-Madoux.

 

RÉFLEXION EUROPÉENNE

 

La commission du Livre blanc, qui va compter une quarantaine de membres, donnera des scénarios au président. Les chefs d'état-major participeront à ce travail, tout comme les responsables des grandes directions du ministère de l'intérieur et celles des services de renseignement, les parlementaires, des personnalités qualifiées. Pour la première fois, la France va associer à l'exercice des représentants européens, un Allemand, un Britannique, et la directrice de l'Agence européenne de défense.

 

Parmi les grandes questions abordées, celle des théâtres d'opérations futurs des armées figurera en bonne place, à l'heure du retrait d'Afghanistan. Depuis l'accident nucléaire de Fukushima, au Japon, évènement pour lequel ce pays a mobilisé 100 000 soldats de ses forces d'autodéfense, la réflexion est relancée en France sur les capacités de mobiliser les forces pour le territoire national. A l'extérieur, la question de la présence française en Afrique est sur la table. La crise du Sahel et la montée de la menace d'Al Qaida au Maghreb islamique mobilise l'attention. Le Livre blanc de 2008 prévoyait deux implantations, une sur la façade atlantique (Dakar) l'autre sur la côté est de l'Afrique (Djibouti). Il n'a pas été suivi, puisque Paris dispose de six points d'appui au lieu de deux.

 

Un sujet, abordé par M. Hollande pendant la campagne, ne sera pas traité dans le cadre de ce travail du Livre blanc, mais dans une mission parallèle qui aboutira à l'automne. Il s'agit de l'évaluation du retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, sujet sur lequel s'est également penchée la Cour des comptes.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 18:41

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/00/02/3829821346.jpg

 

13.07.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

François Hollande était à l'hôtel de Brienne ce soir, pour la garden party du ministère de la Défense.  Dans une courte allocution, il a précisé que c'est le diplomate Jean-Marie Guéhenno, ancien chef du département des opérations de maintien de la paix de l'Onu et actuel adjoint de Kofi Annan, le médiateur onusien en Syrie, qui présidera la commission chargée d'élaborer le Livre blanc sur la défense et la sécurité.

 

Dans la commission figureront deux experts l'un allemand, l'autre britannique. Le rapport sera remis à la fin de l'année et "ouvrira la voie à une LMP qui sera soumise au parlement en 2013".

 

Pour lire le discours du président de la République, dans son intégralité, cliquer ici.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 16:12

 NH90-NFH source info-aviation

Un Caïman Marine (NH90) de la marine française

 

13/07/2012 MER et MARINE

 

Mis en service en décembre dernier, le Caïman Marine, version navale française du de l'hélicoptère européen NH90, monte progressivement en puissance. Alors que 6 machines sont actuellement opérationnelles, une 7ème sera livrée cet été par NHIndustries à la Marine nationale, ce qui représente un quart du parc final, devant comprendre 27 appareils. Depuis huit mois, le Caïman est utilisé au sein de la flottille 33F de Lanvéoc-Poulmic, réactivée à l'occasion de la mise en service du nouvel hélicoptère, pour des missions d'action de l'Etat en mer. Livré au standard 1 (step A chez les industriels) il sert, notamment, au sauvetage maritime et aux missions de transport, avec déjà de belles missions de secours à son actif.


Caïman Marine (© : MARINE NATIONALE)


Sauvetage de l'équipage du TK Bremen en décembre (© : MARINE NATIONALE)


Entrainement avec les commandos marine (© : MER ET MARINE- CAROLINE BRITZ)
La mise en service prochaine du standard 2 (step B) va lui conférer ses capacités de combat. Il sera, ainsi, à même de mener des opérations de lutte anti-sous-marine et de lutte antinavire (futur missile antinavire léger). « Le step B n'est pas encore en service. Ce sera fait au cours du second semestre », explique-t-on chez les industriels.
De la classe 11 tonnes, le Caïman Marine dispose de deux turbines RTM 322 de Rolls-Royce et Turboméca, ce qui lui confère une vitesse de croisière de 150 noeuds. Son autonomie en vol est de 3H30, avec une distance franchissable de 400 milles. Dans le cockpit, deux personnes, le pilote et le « taco » (coordinateur tactique), également assistant-pilote. A l'arrière, un « senso » (opérateur multi-senseurs/treuilliste), auquel s'ajoute, pour les missions de service public, un plongeur et une équipe médicale. En dehors de l'équipage, la capacité d'emport est de 14 passagers.


A bord du Caïman (© : MER ET MARINE- CAROLINE BRITZ)


Mise à l'eau du sonar FLASH (© : ALEXANDRE DUBATH - EUROCOPTER)

Pour la lutte ASM, qu'il mènera notamment depuis les nouvelles frégates du type FREMM, l'hélicoptère pourra mettre en oeuvre deux torpilles MU90, un sonar trempé FLASH et des bouées acoustiques, ainsi qu'un système d'analyse spectrale. Dans le domaine de la lutte antinavire, son radar panoramique à longue portée, optimisé pour la détection en milieu maritime, doit être associé dans les prochaines années au futur missile antinavire léger, qui doit faire l'objet d'un programme en coopération avec les Britanniques.
Alors qu'un 9ème Caïman doit être livré d'ici la fin de l'année à l'aéronautique navale, celle-ci devrait ensuite toucher deux appareils par an. La 33F, à Lanvéoc, aura 9 machines à terme, dont une qui devrait être détachée à Cherbourg pour les missions de sécurité maritime et de sauvetage en mer. Une seconde flottille de NH90, la 31F, devrait être réactivée cet automne à Hyères, près de Toulon, avec une dotation finale de 12 machines. Le solde, soit 6 appareils, sera constitué des hélicoptères en maintenance ou utilisés pour les missions de formation.


Le Caïman sur une frégate de la marine (© : MER ET MARINE- VINCENT GROIZELEAU)

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 15:40

Rafale M

 

13/07/2012 MER et MARINE

 

Alors que le premier Rafale doté d'un radar à antenne active est en cours d'assemblage et que le retrofit du second Rafale au standard F1 a débuté, l'aéronautique navale française va recevoir le M35, réalisé par Dassault Aviation. Second Rafale Marine livré par le constructeur depuis le début de l'année, ce nouvel appareil va permettre de compenser la perte accidentelle du M24, qui s'est abîmé en Méditerranée le 1er juillet. Mais le parc de Rafale M plafonne toujours à une vingtaine d'avions en ligne (21 avec le M35) du fait de la perte de quatre machines depuis 2009 (M18, M22, M24 et M25) et dans l'attente de la mise à niveau des 10 premières (M1 à M10), livrées au standard F1 et devant être portées au standard F3 d'ici 2017.


Le fuselage du M10 au SIAE de Clermont-Ferrand (© : SIAE)

Les deux premiers F1 en cours de modernisation

Ces travaux de modernisation, qui ont commencé fin 2011 sur le M10, ont débuté en mai sur le M9. Dans le cadre de ce retrofit, les ailes des avions sont enlevées par les marins à la base d'aéronautique navale de Landivisiau, le fuselage étant ensuite envoyé au Service Industriel de l'Aéronautique de Clermont-Ferrand, avant de rejoindre l'usine Dassault d'Argenteuil. De son côté, la voilure est remise à niveau par l'avionneur sur son site de Martignas-sur-Jalle (Gironde), la dérive étant envoyée à Biarritz. Une fois les travaux effectués sur les différents éléments, l'ensemble reviendra à l'usine Dassault de Mérignac, où les ex-F1 seront intégrés à la chaîne d'assemblage des avions neufs. Les deux premiers appareils doivent revenir en flottilles en juin 2014 pour le M10 et en octobre 2014 pour le M9. Dernier à être modernisé, le M1, qui contrairement aux 9 autres F1 vole toujours pour les besoins liés aux expérimentations, doit être livré à l'aéronautique navale en août 2017.


Le M32 à l'appontage sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Trois flottilles opérationnelles d'ici 2016

En tout, 60 Rafale M ont été commandés pour la Marine nationale afin de renouveler le groupe aérien embarqué du porte-avions Charles de Gaulle, dont les derniers Super Etendard Modernisés (SEM) doivent être retirés du service en 2015. Le Rafale M équipe depuis 1999 la flottille 12F, qui l'a d'abord mis en oeuvre au standard F1 (missions de défense aérienne et ravitaillement en vol uniquement) avant de disposer des premières capacités d'attaque au sol avec le standard F2 en 2008 puis désormais le standard F3, qui est en vigueur sur tous les avions en ligne. Grâce à ce nouveau standard, les appareils peuvent mettre en oeuvre l'ensemble des équipements et armes pour lesquels ils ont été conçus : missiles air-air Mica EM et IR, bombes guidées laser GBU, armement air-sol modulaire (AASM), missile nucléaire ASMPA, missile antinavire Exocet AM39, missile de croisière Scalp EG, pod de reconnaissance Reco NG, nacelle de désignation d'objectif Damocles... Auparavant dotée de SEM, la flottille 11F est en cours de transformation sur Rafale, la troisième flottille de chasse de l'aéronautique navale, la 17F, devant suivre le même chemin en 2015 pour une qualification opérationnelle prévue l'année suivante 2016.


Rafale doté d'un radar RBE2 lors d'une campagne d'expérimentation (© : THALES)

Premier avion de série doté du radar à antenne active

Pour le Rafale, les prochaines grandes évolutions concernent l'armement et les moyens de détection. L'avion de combat français va, ainsi, être doté d'un radar RBE2 à antenne active développé par Thales. Alors que les essais menés jusqu'ici sont présentés comme « extrêmement satisfaisants », Thales et Dassault sont passés à la production en série. Ainsi, un premier Rafale neuf doté de cet équipement est en cours d'assemblage sur la chaîne de Mérignac. Il s'agit du C137, un monoplace destiné à l'armée de l'Air, qui sortira d'usine cet automne. Ce Rafale est le premier avion de série à antenne active produit en Europe. Le RBE2 présente, par rapport à son prédécesseur, une portée augmentée permettant la pleine utilisation de nouveaux armements tels que le missile air-air à longue portée Meteor, tout en donnant la possibilité de détecter des cibles à la signature réduite. Le nouveau radar offre également une agilité des formes d'onde permettant d'obtenir des images à ouverture de synthèse (SAR) de grande résolution et d'augmenter la résistance du radar au brouillage. Enfin, une fiabilité accrue permet, selon les industriels, d'envisager 10 ans d'utilisation de l'antenne active sans intervention de maintenance.


Le missile Meteor (© : MBDA)

Le missile air-air Meteor attendu en 2018

L'autre grande nouveauté attendue sur le Rafale sera le missile de supériorité aérienne à longue portée Meteor. Issu d'une coopération lancée en 2003 par l'Allemagne, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et la Suède, ce programme est porté industriellement par MBDA UK. Long de 3.65 mètres, le Meteor est propulsé par statoréacteur. Sa vitesse devrait être supérieure à Mach 4 et sa portée sera d'une centaine de kilomètres, avec une zone d'interception assurée dans laquelle la cible ne pourra s'échapper. Pour les missions de combat aérien, les Rafale de la Marine nationale et de l'armée de l'Air pourront embarquer jusqu'à quatre munitions de ce type, en complément des Mica EM et IR. En janvier 2011, la Direction Générale de l'Armement a commandé 200 Meteor à MBDA, la livraison des premiers missiles étant attendue en 2018.


Rafale après un catapultage (© : DASSAULT AVIATION)

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 14:59

le-contre-amiral-christophe-prazuck-prend-la-tete-des-fusil.jpg

 

13.07.2012 Propos recueillis par Caroline Britz - Mer et Marine, juillet 2012

 

Le vice-amiral Christophe Prazuck vient de passer deux ans à la tête de la force des fusiliers-marins et commandos. Il dresse le bilan de ce commandement dans une des unités les plus exigeantes de la Marine nationale.
__________________________________________________


MER ET MARINE : Vous êtes arrivés il y a deux ans au sein d'une force, un peu à part dans la Marine, dont vous n'êtes pas issu, comment vit-t-on un commandement de ce type ?

VA CHRISTOPHE PRAZUCK : C'est passionnant. C'est aussi une lourde responsabilité, celle de garantir que les hommes de la force, fusiliers-marins et commandos, soient bien entraînés, bien équipés et bien commandés... pas pour défiler, pas pour des actions anodines mais pour mener des opérations dangereuses ou les risques sont avérés. Lorsqu'il n'y a pas de risque on ne fait pas intervenir les commandos marine. Malheureusement, au cours de ces années, deux camarades sont tombés au combat en Afghanistan, le maître Benjamin Bourdet et le maître Jonathan Lefort. C'est ce qui m'a le plus marqué.
Les hommes qui s'engagent ici savent qu'ils viennent pour faire des choses difficiles. Pas pour la stabilité de l'emploi, pas pour un travail aisé. Ils viennent parce que c'est le plus dur. Cela exige et révèle évidemment des caractères forts, qui cherchent constamment le dépassement. Et ce qui est assez paradoxal, c'est qu'une fois qu'on a constaté leur volonté individuelle hors du commun, qu'ils l'ont démontrée, on leur apprend l'esprit d'équipe. On leur inculque qu'ils ne peuvent réussir qu'avec leurs camarades, leurs pairs, l'esprit d'équipage, finalement, au service des missions.

C'est également un des rares corps de la Marine, à côté des pilotes de chasse de l'aéronavale, qui est confronté à la notion de combat individuel, et parfois à la léthalité de son action ?

Ici les marins sont préparés à la situation dans laquelle ils exposent leur vie pour réussir la mission. Ou à la situation tout aussi difficile de prendre la vie d'un adversaire. C'est une approche très différente du combat naval auquel s'entraîne la Marine des grandes unités de surface ou les sous-marins. L'armement y est collectif. Et finalement, l'action d'engager une arme sera de la responsabilité du commandant, servi par tout un équipage. Pour les fusiliers marins les choses s'articulent différemment. Chacun a cette responsabilité de tuer et ce risque d'être tué. C'est une charge pesante. J'ai souvent été frappé par la gravité des hommes de retour de mission. Elle met plusieurs semaines, parfois plusieurs mois à s'estomper.

L'Afghanistan, la lutte contre le narco-trafic, la piraterie, les opérations relevant du Centre des opérations spéciales... les commandos marine sont sur tous les fronts et pourtant, ils ne sont que 400. Est-il nécessaire d'augmenter leur nombre ?

Actuellement, la force est bien taillée pour les missions qui lui sont confiées. Par ailleurs, ça ne sert à rien d'élargir les vannes du recrutement si c'est au prix de la qualité des fusiliers ou des commandos. Le coeur du savoir-faire ce sont les opérations navales et les opérations spéciales. Chaque fois qu'on travaille avec d'autres forces on s'enrichit et on progresse. Naturellement avec les autres composantes de la marine. Mais également en interarmées et en international. Il est indispensable pour notre force de se frotter en permanence aux autres : la devise des forces spéciales, c'est « faire autrement ». Ca suppose de l'imagination, de l'initiative, de l'innovation, de l'ouverture d'esprit, donc de se frotter aux autres, de se comparer à eux, d'apprendre d'eux et donc de leur donner en échange. Enfin, l'expérience du combat est importante en mer comme à terre. Elle peut être terrible. Elle apporte toujours de la maturité aux jeunes officiers et officiers mariniers. Elle est nécessaire pour des unités de combat tels que les commandos marine.

Comment voyez-vous la place de la force des fusiliers-marins et commandos sur l'échiquier des opérations militaires et navales du futur ?

Jamais les fusiliers marins et les commandos n'ont été plus employés qu'aujourd'hui. Et je ne vois rien dans l'évolution des menaces, dans la maritimisation croissante du monde, rien qui annonce une évolution de cet engagement. A l'époque de la guerre froide, la sécurité des lignes de communication maritime reposait sur des escadres de grands bâtiments et des flottes de sous-marins. Face aux menaces asymétriques, le combattant individuel fusilier marin entre désormais dans la palette des moyens indispensables qui vont du porte-avions à l'équipe de protection embarquée sur un pétrolier civil en océan Indien.

Durant votre commandement, ici, vous avez lancé plusieurs chantiers internes, notamment le développement du soutien aux familles, une nécessité ?

Mon prédécesseur, l'amiral Gillier, avait lancé le mouvement que j'ai poursuivi. Un vieux proverbe désuet de la Marine dit que « la femme ne fait pas partie du sac ». Ce genre de discours ne peut plus tenir actuellement, à cause des moyens de télécommunications, à cause de la sociologie de nos marins, à cause de la manière dont les femmes conduisent leurs carrières professionnelles ... Quand les opérations sont très dures, parfois longues, angoissantes pour ceux qui restent, il m'a semblé important et juste que nous apportions tout ce que nous pouvions aux familles, qu'elles ne soient pas éloignées, qu'elles sachent que nous étions là. Une jeune femme, officier marinier, a pris cette mission en charge. Elle travaille en liaison avec les psychologues militaires, les médecins, les assistances sociales, les responsables administratifs. Elle a su trouver le ton juste pour conseiller les familles et régler les éventuels problèmes. C'est quelque chose de très important le ton, autant sinon plus que la technique.

Vous avez également mené plusieurs actions de communication autour de la force pour mieux la faire connaître...

Cela m'a paru d'autant plus nécessaire que la plupart de nos opérations doivent rester discrètes, c'est juste une question de sécurité. Pourtant, nos voisins les plus immédiats doivent savoir qui nous sommes. Il y a tellement d'images déformées autour des fusiliers marins et commandos qui circulent, qu'il est parfois utile de montrer la réalité de ces hommes. Que nos concitoyens comprennent que ces hommes qui les défendent sont comme eux. Que ce n'est pas parce qu'ils font des choses très difficiles, qu'ils exposent leur vie, qu'ils ne partagent pas les même valeurs.
Et puis, il faut nous faire connaître pour donner envie aux jeunes de rejoindre la force. La sélection est tellement exigeante que pour obtenir un mince filet d'élus au bout, il faut qu'il y ait beaucoup d'appelés.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 13:20

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/preparation-defile-du-14-juillet-2012/20120711-defile-14-juillet-2012-23.jpg

 

13.07.2012 par G. Belan (FOB)

 

C’est sous un ciel bas et sombre que se seront entrainées les armées au défilé du 14 juillet. Des conditions somme toute assez réalistes, puisque le temps à Paris pour ce 14 juillet ne s’annonce pas meilleur. Depuis une semaine, 66 avions, 32 hélicoptères, près de 5000 hommes et 450 véhicules s’entrainent donc à marcher au pas et en musique pour ne pas rater ce grand rendez-vous annuel avec la Nation. Reportage en images sur la base aérienne de Bretigny, où les troupes motorisées se sont installées pour s’y préparer au mieux. La galerie est ici.

 

Le thème cette année se veut rassembleur : « Les armées au service de la Nation et de la paix dans le monde : hier, aujourd’hui, et demain. » Un thème donc extrêmement vaste et consensuel, qu’il n’en signifie plus grand chose…

 

L’ensemble des plateformes en service dans les armées est mis à contribution, du VAB au VBCI, en passant par les VBL ou PVP. Le char Leclerc, fer de lance de la dissuasion terrestre, sera de la partie. Le génie fait bonne figure, avec des matériels engagés en Afghanistan (Souvim, Buffalo, Aravis) ainsi qu’avec le dernier et imposant SPRAT, le nouveau poseur de pont.

 

Pour les détails du défilé, rendez-vous sur le site internet du Gouverneur militaire de Paris, ici.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 12:35

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

 

13.07.2012 lci.tf1.fr (Reuters)

 

La France doit faire un effort pour développer la technologie des drones, des avions militaires sans pilote de plus en plus utilisés dans les conflits modernes, a déclaré vendredi le ministre de la Défense. "La question des drones est une vraie question parce qu'elle impacte technologiquement notre pays", a dit Jean-Yves Le Drian sur Europe 1.

 

"Est-on capable d'en faire, et de qualité ? Ma réponse est oui, il faut s'y mettre. On a un gros retard sur ce type de capacité et elle est extrêmement utile dans le type de conflit que l'on voit apparaître aujourd'hui. Oui, nous ferons un effort", a-t-il ajouté.

 

La fabrication des drones est particulièrement adaptée à une coopération européenne, un axe de plus en plus suivi par la France en matière de défense en ces temps de contraintes budgétaires. Jean-Yves Le Drian se rendra à Londres le 24 juillet afin d'évoquer précisément avec les autorités britanniques la coopération sur les drones.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 11:40

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photo Var-Matin

 

13 juillet 2012 varmatin.com

 

À l’occasion de travaux préventifs, la société DCNS chargée de l’entretien des sous-marins nucléaires d’attaque de la Marine nous a permis de découvrir les entrailles du Casabianca

 

Étrange baleine noire échouée dans l'un des bassins du groupe DCNS* dans l'arsenal de Toulon et délestée de sa carcasse. Bardé d'échafaudages, le sous-marin rappelle Les Voyages de Gulliver avec tous ces hommes qui s'agitent autour de lui, et qui semblent microscopiques au vu de l'énormité de la bête.

 

La sirène hurle. « Attention ! Dégagez les abords ! » Une passerelle métallique relie le quai au sous-marin. L'entrée se fait par les écoutilles de pont via une échelle. Bienvenue à bord de la promiscuité.

 

Ici, où l'espace est un luxe, chaque mètre carré est optimisé. Claustrophobes et très grands gabarits, mieux vaut s'abstenir. Les échelles et couloirs sont étroits. Les tuyaux et gaines très nombreux et menacent le visiteur de passage, non averti.

 

Une bouffée d'air frais de quelques semaines

 

Actuellement en cale sèche pour entretien léger (« IE » dans le jargon militaire), le Casabianca s'offre une bouffée d'air frais avant de devoir replonger dans quelques mois jusqu'à 300 mètres de fond.

 

Profitant de cette escale forcée, DCNS, l'entreprise chargée, entre autres, de l'entretien des sous-marins nucléaires d'attaque et autres bâtiments de la Marine dont le Charles-de-Gaulle, nous permet la visite de ce gros « cétacé » pris au piège dans l'un de ses bassins de l'arsenal.

 

Seule recommandation : ne pas photographier l'hélice et le périscope. Secret défense oblige.

 

Pour le reste, nous nous offrons un petit tour du propriétaire. Chambrées, salles des repas et des réunions d'officiers, cuisine, salle des machines... Clou de la visite : le poste de commandement avec ses multiples écrans et le fauteuil du marin préposé au fameux périscope. On se croirait dans Octobre Rouge. Ailleurs, la salle des « berceaux » à torpilles avec ses quatre tubes à lancement est aussi impressionnante. Le sous-marin nucléaire d'attaque (SNA)** répond à la règle des trois « 7 » : 70 mètres de long, 7 mètres de large et 70 hommes d'équipage. Quant à la couleur vert d'eau affichée partout dans les couloirs, un marin nous apprend qu'« elle repose les yeux ».

 

Le moral, assurément, est primordial pour ces marins embarqués en mission quatre mois durant. Pince-sans-rire, le commandant nous résume ce qui constitue pour lui la vie à bord : « Travail, discipline et moral.» Et pour se faire, la nourriture est essentielle. Pour le reste : « On est tous au sein d'une petite et même maison où tout le monde se connaît », confie-t-il. Il faut aimer la vie en communauté !

 

Et si le sous-marin, qui produit lui-même son eau, son électricité, son oxygène, élimine les polluants comme le CO2, peut rester jusqu'à trois mois sous l'eau, ce sont les vivres, venant à manquer, qui l'oblige à faire escale environ tous les mois. « On part avec 45 à 65 jours de vivres », explique le commandant du Casabianca.

 

La chaufferie, le cœur du réacteur

 

Passée de nombreux sas d'accès, la visite nous conduit près de la « chaufferie », le cœur du réacteur nucléaire, le « moteur de propulsion ». « Les tuyaux d'admission vapeur alimentent les turbines. L'alternateur de propulsion en double permet à chacun de fonctionner individuellement », indique notre guide, Jean-Luc Hamon, directeur des programmes chez DCNS. Dans cinq semaines environ, la bête en sommeil reprendra la mer. « Trois grosses semaines pour l'entraînement du bateau, une semaine de reprise de travaux et une mission de trois bons mois avant de repasser le navire à un autre équipage », indique le commandant.

 

En sortant des entrailles du sous-marin noir, l'odeur fraîche et iodée de la mer nous appelle. Dans l'autre bassin mitoyen gît, en morceaux, la carcasse de la bête. Un dernier regard vers cette spectaculaire masse noire dans laquelle vivront bientôt soixante-dix marins confinés. Avec respect car il faut bien des volontaires pour vouloir vivre près d'un réacteur nucléaire à trois cents mètres par le fond.

 

*Le groupe DCNS à Toulon (soit 2 000 personnes) est chargé du maintien en condition opérationnelle des navires (sous-marins nucléaires d'attaque, bâtiments de surface) et porte-avions (Charles-de-Gaulle), de la fourniture et des réparations des pièces de rechange et de l'exploitation et de la maintenance des infrastructures de la base navale (réseaux électriques, bassins, grues).

**Les SNA ont droit à un contrôle complet tous les ans, ainsi que des contrôles préventifs tous les quatre mois pendant cinq semaines. Ils font encore l'objet de travaux de sécurité plongée tous les 3 ans et demi pour une durée de six mois. Le plus ancien SNA, le Rubis, a déjà dépassé les trente ans de service.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 11:35

Mindef

 

13.07.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

"On prépare une phase qui va durer six mois, que le Président de la République va annoncer ce soir, qui s'appelle un Livre blanc", a déclaré, ce matin, Jean-Yves Le Drian sur Europe 1. Le chef de l'Etat, chef des armées, doit intervenir ce vendredi à partir de 18h30, lors de la traditionnelle  réception dans le cadre du 14-juillet au ministère de la Défense. En fait d'annonce, des précisions... A moins que le Président ne sorte un lapin de son képi.

 

 "C'est une période de réflexion collective, à laquelle sont associés beaucoup d'acteurs et à laquelle je souhaite que l'ensemble des Français puissent prendre part (...) pour dire quelles sont nos priorités", a  aussi déclaré le ministre de la Défense, sans préciser comment "l'ensemble des Français" pourrait être associés à cette réflexion qui mériterait de prendre en compte certains risques "intérieurs" (quelle contribution des armées au maintien de l'ordre, par exemple) et de définir aussi quelle sera la politique en matière d'assistance aux armées étrangères (assistance qui s'externalise discrètement).

 

Après ces six mois de réflexion, une nouvelle LPM fixera "pour les six ans qui viennent quelles sont, financièrement et techniquement, nos capacités pour répondre aux risques et aux missions que l'on donne à nos forces". Et Jean-Yves Le Drian de réaffirmer que "chacun doit faire un effort" pour le redressement des comptes publics, "la défense comme les autres, mais pas plus que les autres. Donc, on n'aura pas une défense sacrifiée pour l'avenir".

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 18:09

Assemblée nationale française.svg

 

12.07.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

La commission des lois, présidé par Jean-Jacques Urvoas, a décidé la création d’une mission d’évaluation du cadre juridique applicable aux services de renseignement. Cette mission, où seront représentés tous les groupes parlementaires, se mettra en place d’ici le 25 juillet et débutera ses travaux dès le mois de septembre. Elle aura pour objet de déterminer le cadre juridique le plus adapté pour permettre aux services de renseignement français de travailler dans les meilleures conditions.

 

Il s'agit selon Jean-Jacques Urvoas d'aller au-delà du simple suivi actuel "sans mettre notre nez dans les actions des services". Mais, a poursuivi l'élu finistérien lors d'un rapide échange téléphonique, "nous sommes une démocratie encore balbutiante quand il s'agit des rapports entre les services et l'Etat de droit". Il s'agit donc que la nouvelle mission d'évaluation engage "une réflexion sur la cadre légal des actions des services pour les prémunir de toute mauvaise surprise".

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 16:18

Andrasta-sous-marin-cotier-de-DCNS.jpg

 

L'Andrasta a évolué depuis sa présentation il y a deux ans

crédits : DCNS

 

12/07/2012 MER et MARINE

 

Présenté pour la première fois en 2010, l'Andrasta, un petit sous-marin spécialement conçu par DCNS pour l'action littorale, a subi plusieurs modifications par rapport à son design initial. Tenant compte des retours de clients potentiels et de nouvelles évolutions techniques, le groupe français a apporté diverses améliorations au bâtiment. Allongé d'environ 1.5 mètre pour atteindre une longueur de près de 52 mètres, le « nouvel Andrasta », dont le déplacement en surface est d'environ 930 tonnes, présente une nouvelle architecture au niveau de la propulsion. L'unique moteur diesel d'origine (équivalent à celui du Scorpène de 1250 kW), auquel était associé un groupe de secours (pour alimenter les auxiliaires et assurer une navigation en surface) a été remplacé par deux moteurs diesels d'une puissance unitaire d'environ 500 kW. Cette disposition permet d'améliorer la redondance et la disponibilité de l'appareil propulsif. Son moteur de propulsion lui assure une vitesse maximale de l'ordre d'une quinzaine de noeuds en plongée.


Ecorchée de l'Andrasta dans sa version initiale (© : DCNS)

L'autonomie passe à 3 semaines et 4000 milles

Une autre amélioration significative porte sur l'autonomie. Les ingénieurs de DCNS ont, ainsi, augmenté les quantités de vivres et de gasoil pouvant être embarquées, permettant de porter la distance franchissable de 3000 à 4000 milles (à la vitesse de 4 noeuds) et la durée de patrouille à trois semaines au lieu de deux auparavant. L'équipage compte, quant à lui, 21 marins, contre 19 sur la première version. Et l'Andrasta peut toujours, en plus, accueillir 6 commandos pour les opérations spéciales. A ce titre, le bâtiment a la possibilité d'embarquer sur chaque côté des modules abritant des engins destinés aux commandos. Cette capacité fait partie des options pouvant être proposées aux marines grâce à une réserve de masse de l'ordre de 10 tonnes autorisant les évolutions du sous-marin en cours de vie ou l'ajout d'équipements. En dehors des engins pour commandos, ces options peuvent concerner par exemple une capacité de défense anti-aéronefs.


Nouveau design de l'Andrasta (© : DCNS)

Design optimisé

L'Andrasta compte toujours un sonar cylindrique principal situé à l'avant mais cette antenne d'étrave, comme sur les sous-marins du type Scorpène, a été déplacée en position basse, sous les tubes lance-torpilles. Ces derniers, au nombre de six, ne sont plus pénétrants. Ils sont désormais intégrés à la charpente, à l'extérieur de la coque épaisse. Cette solution simplifie les contraintes architecturales. Les six tubes amovibles sont chargés en atelier de torpilles ou de missile, puis embarqués à bord sans avoir à mettre le bateau à sec.
Le design a également légèrement évolué, avec des lignes de coque plus arrondies et fluides, ainsi que des profils de barres redessinés, ce qui engendre des gains en termes d'hydrodynamique. A l'arrière, les quatre barres de plongée sont toujours en forme de croix de Saint-André, avec en plus deux petits ailerons horizontaux permettant d'assurer la stabilité du bâtiment dans le plan vertical. La passerelle vitrée aménagée à l'origine dans le kiosque pour les navigations en surface a, pour sa part, disparu.


La version d'origine avait une passerelle vitrée (© : DCNS)

Les premières commandes pour bientôt ?

Grâce à l'ensemble des améliorations techniques ainsi apportées, DCNS s'attend à ce que l'Andrasta, qui sera présenté dans sa nouvelle version en octobre au salon Euronaval, rencontrera bientôt ses premiers contrats à l'export. Simple, robuste et peu coûteux en entretien comme en acquisition, l'Andrasta suscite de l'intérêt dans plusieurs régions du monde, notamment en Europe du Nord, Amérique latine, en Asie et au Moyen-Orient. Malgré le fait que son allonge ait été améliorée, ce bâtiment reste conçu avant tout pour les opérations littorales, où sa petite taille et sa grande manoeuvrabilité sont des atouts indéniables. Il est donc complémentaire du Scorpène, qui est lui parfaitement adapté aux missions océaniques et dispose, à cet effet, d'une endurance et d'une capacité d'emport d'armes supérieures.


Sous-marin du type Scorpène (© : DCNS)

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 13:32

Mindef

 

12/07/2012 Michel Cabirol - latribune.fr

 

La cour des comptes évalue entre 4,1 et 6,4 milliards d'euros les ressources budgétaires manquantes pour le budget de la Défense à fin 2013. Et entre 15 et 20 milliards à fin 2020. Fin 2011, elle avait déjà identifié un écart de 1,9 milliard sur la période 2009-2011 par rapport à la trajectoire de la loi de programmation militaire.

 

Sombres perspectives pour le budget du ministère de la Défense. La Cour des comptes évalue dans un bilan à mi-parcours de la Loi de programmation militaire (LPM) un manque à gagner pour les militaires en termes de crédits budgétaires évalué entre 4,1 et 6,4 milliards d'euros à fin 2013 en raison des nouvelles contraintes budgétaires liées à l'aggravation de la situation des finances publiques. Et entre 15 et 30 milliards à fin 2020. Un exercice très compliqué pour les militaires, les industriels et qui aura un impact sur l'influence de la France dans le monde. Car pendant ce temps, les dépenses militaires ont augmenté de moitié depuis 2001, rappelle la Cour des comptes. Les écarts entre "les efforts de défense dans le monde peuvent entraîner des ruptures technologiques et une évolution des rapports de puissance entre les Etats. la France ne peut donc pas rester indifférente à ces enjeux", assure le premier premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud.

 

1,9 milliard d'euros de ressources manquantes fin 2011

 

Comment la Cour des comptes en est arrivé à ces chiffres très (trop) alarmistes ? Les Sages de la rue Cambon ont d'ores et déjà identifié un écart de 1,89 milliard d'euro sur la période 2009-2011 par rapport à la trajectoire de la LPM. "L'utilisation de report de crédits (1,1 milliard d'euros) ainsi que l'ouverture de crédits complémentaires en loi de finances (289 millions) n'ont pas permis de résorber l'écart qui se creusait entre les dépenses prévues et les dépenses exécutée", précise le premier président de la Cour des comptes. Au final, il a été constaté une dérive de 2 % à fin 2011 par rapport au total des dépenses, qui auraient dû être engagées sur les trois années d'exécution budgétaire. Ce qui n'est pas si mal. D'autant plus que "cet écart tient à l'absence des recettes exceptionnelles ainsi qu'à d'autres hypothèses trop optimistes", regrette Didier Migaud. Alors que le ministère de la Défense tablait sur 3,5 milliards d'euros de recettes exceptionnelles, provenant de la vente de bandes de fréquence et de biens immobiliers, seul 1 milliard d'euros est venu abonder le budget de l'Hôtel de Brienne. Ce qui fait dire à Didier Migaud que "ce constat illustre le risque qui s'attache à construire une trajectoire budgétaire à partir d'hypothèse de recettes exceptionnelles, dont la réalisation ne dépend pas du ministère de la Défense". Et d'enfoncer le clou : "un tel choix a fait peser un risque sur l'exécution de la loi de programmation militaire dès sa conception".

 

Une bonne nouvelle mais à relativiser... Après plusieurs années de retard, la cession des bandes de fréquence des systèmes Rubis (450 millions) et Felin (600 millions), qui devait rapporter initialement 1,05 milliard d'euros au ministère de la Défense, s'est finalement conclu sur des montants bien plus importants : 936 millions pour les bandes de fréquence de Rubis et 1,42 milliard pour celles de Felin. Soit au total 2,356 milliards. Reste à savoir si le ministère de la Défense, qui n'a pu utiliser qu'une partie de cette manne (89 millions en 2011 et 630 millions en 2012), pourra in fine compter sur le reste de ces recettes exceptionnelles. Il a eu l'autorisation d'en consommer 1,1 milliard dès 2012, dont près de 500 millions restent à utiliser. Le succès de la vente des bandes de fréquence compense l'échec du projet Nectar qui consistait à céder l'usufruit des satellites Syracuse à des opérateurs privés pour un montant de 400 millions. Et surtout le manque à gagner des cessions immobilières qui devaient rapporter 2 milliards entre 2009 et 2012. Le montant qui a pu être être utilisé au profit de la défense s'est limité à 894 millions d'euros. Soit un écart de 1,15 par rapport aux prévisions.

 

Rafale : un surcoût de 700 millions d'euros sur les budgets entre 2012-2014 ?

 

L'absence de recettes exceptionnelles n'explique pas du tout. La Cour des comptes pointe également l'hypothèse "trop optimiste" d'une exportation rapide du Rafale de Dassault Aviation. Ce qui a conduit l'Etat, en application de ses engagements vis-à-vis du constructeur, à acquérir cinq avions de combat de plus que prévu entre 2009 et 2011. Soit un surcoût de l'ordre de 350 millions d'euros. Un surcoût pour le budget qui n'a pas été envisagé au moment de la construction de la LPM. "Onze appareils supplémentaires pourraient être commandés pour la même raison entre 2012 et 2014, pour un coût dépassant 700 millions d'euros", avertit Didier Migaud.

 

D'autres dépenses ont pesé sur le budget triennal 2009-2011. Ainsi, la participation de la France aux structures de commandement intégré de l'Otan ainsi que l'ouverture de la base d'Abu Dhabi n'ont pas été prises en compte lors de l'élaboration de la LPM. "Des dépenses pourtant prévisibles", souligne le premier président de la Cour des comptes. Sans compter la dérive de la masse salariale du ministère de 1 milliard d'euros alors que les suppressions de 23.000 emplois devaient faire économiser 1,1 milliard d'euros (voir "latribune.fr" de mercredi). Enfin, le surcoût des opérations extérieures a également exercé des tensions sur le budget de la défense. En dépit de crédits inscrits dans la loi de finances (510 millions en 2009, 570 millions en 2010 et 630 millions en 2011), ils demeurent "insuffisants pour couvrir un volume d'opérations extérieures récurrentes et prévisibles de l'ordre de 850 millions d'euros" (871 millions en 2009, 860 millions en 2010 et 1,2 milliard, dont 370 millions pour l'intervention en Libye), estime le rapport.

 

Un trou estimé entre 4,1 et 6,4 milliards à fin 2013

 

La cour des comptes prévoit un écart "d'au moins 4,10 milliards à fin 2013 sur la base des seuls arbitrages rendus avant mi-2012". Notamment celle de stabiliser en volume les dépenses de la mission Défense alors que la LPM prévoyait une croissance de 1 % en volume en 2012 et 2013. Conséquences, la défense perd mécaniquement 2,11 milliards en 2012 et 2,06 milliards en 2013. Un impact limité avec les recettes exceptionnelles (2,24 milliards). Mais "si les recettes de cession des fréquences devaient ne pas être attribuées à la défense, l'écart se creuserait davantage et atteindrait 6,4 milliards d'euros", explique Didier Migaud.

 

D'une façon plus globale, le maintien d'une trajectoire de stabilisation budgétaire en euros constants crée un écart de l'ordre de 15 milliards à l'horizon 2020 par rapport aux ambitions du Livre blanc. "S'il était décidé de renforcer la contrainte budgétaire, une stabilisation en valeur conduirait à une réduction de 30 milliards d'euros de l'effort cumulé d'ici à 2020 par rapport à ces mêmes ambitions", affirme le premier président de la Cour des comptes. Tout cela pourra être effacé d'un simple trait de plume avec, dans un premier temps, la rédaction d'un nouveau Livre blanc, qui déterminera de nouvelles priorités et objectifs capacitaires, puis dans un second temps, avec la rédaction d'une Loi de programmation militaire.

 

Pas si simple car les marges de manoeuvre pour les prochaines années sont limitées en raison de nombreux engagements fermes qui ont été signés. Ce qui "rigidifient considérablement la dépense", rappelle Didier Migaud. Car en contrepartie des réductions de volumes de matériels et des reports de calendrier de livraison, la précédente équipe du ministère a passé des commandes fermes sur la plupart des grands équipements. Ainsi, à la fin de 2011, les crédits de paiement nécessaires pour couvrir les engagements passés s'élèvent à 45,2 milliards d'euros, dont 13,4 milliards en 2012 et 8,2 milliards en 2013.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 12:46

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12/07/2012 Actu Marine

 

Le 9 juillet 2012, la Direction générale de l’armement (DGA) a réalisé avec succès le premier tir complet d’un missile de croisière naval (MdCN).

 

Effectué sur le site de Biscarrosse (Landes), cet essai représentatif d’un tir à partir d’une frégate a atteint tous ses objectifs, notamment la validation de la phase terminale avec guidage autonome par reconnaissance de scène infrarouge. Ce mode de guidage permet au missile de frapper sa cible avec une très grande précision.

 

Le MdCN équipera à partir de 2014 les frégates européennes multi-missions (FREMM) et les sous-marins Barracuda, à l’horizon 2017. Il est destiné à frapper des objectifs situés dans la profondeur du territoire adverse, particulièrement des infrastructures de haute valeur stratégique.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 12:24

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Premier tir complet du missile de croisière naval MdCN

à Biscarrosse

 

12/07/2012 DGA

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a réalisé sur le site de DGA Essais de missiles à Biscarrosse avec succès le premier tir complet d’un missile de croisière naval (MdCN) le 9 juillet 2012.

 

Ce 3e tir de développement, effectué sur le site de Biscarrosse (Landes) du centre « DGA Essais de missiles », est représentatif d’un tir à partir d’une frégate. Tous les objectifs ont été atteints, notamment la validation de la phase terminale avec guidage autonome par reconnaissance de scène infrarouge, qui assure une très grande précision d’impact. Le MdCN équipera à partir de 2014 les frégates multi-missions (FREMM) et les sous-marins Barracuda à l’horizon 2017.

 

Doté d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres, le MdCN est destiné à frapper des objectifs situés dans la profondeur du territoire adverse. Il est complémentaire du missile de croisière aéroporté Scalp dont il est dérivé. Embarqué sur des bâtiments de combat positionnés de façon prolongée à distance de sécurité dans les eaux internationales, ostensiblement (frégates) ou discrètement (sous-marins), le MdCN est adapté à des missions de destruction d’infrastructures de haute valeur stratégique.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 11:11

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photo FOB

 

12.07.2012par Guillaume Belan (FOB)

 

Invité hier par l’Association des Journalistes de Défense (AJD), le Chef d’État Major de l’Armée de Terre (CEMAT), le général Bertrand Ract-Madoux a tiré la sonnette d’alarme dans un contexte qui s’annonce tendu pour l’armée de terre. La procédure de révision du Livre Blanc, même si elle prend du retard, sera bientôt lancée et les arbitrages budgétaires restent à venir et devraient largement impacter l’armée de terre, qui sert traditionnellement de variable d’ajustement…

 

Alors que la population française n’a jamais été aussi importante, près de 65 millions d’habitants, « pour la première fois de son histoire l’armée de terre est passée au dessous du seuil des 100 000 hommes. » Ramené au pourcentage de la population, cela fait un chiffre de deux pour mille. Reconnaissant que « le modèle de l’armée de terre est aujourd’hui adapté » le CEMAT prévient « il faut consacrer à la défense les ressources nécessaires. »

 

Car les économies demandées à l’armée de terre la touchent aujourd’hui en plein cœur. C’est à dire « au fonctionement, au soutien, aux effectifs et à l’activité ». Des économies jugées très « difficiles et douloureuses ». En cause: la disponibilité technique des matériels, mais aussi les jours d’entrainement des unités ou les stocks de munitions, ce que décrit le CEMAT comme la « soutenabilité ». Le bilan tombe: « nous n’avons plus la capacité logistique de tenir dans la durée, au sens du Livre Blanc de 2008. L’armée de terre est arrivée à un un seuil plancher ».

 

Le message est clair, si d’avantage d’économies sont demandées, c’est le contrat opérationnel qu’il faut revoir à la baisse. Un contrat fixé par le Livre Blanc de 2008 et qui a du mal aujourd’hui à être tenu… Secouée par la crise financière, la France est ainsi aujourd’hui contrainte de reconsidérer ses ambitions militaires.

 

Afghanistan : « je crains encore de mauvaises nouvelles »

 

Saluant l’effort d’adaptation des unités à l’accélération du transfert des zones sous responsabilité française à l’armée afghane, le CEMAT n’a pas caché sa préoccupation lors de la délicate phase de retrait d’Afghanistan, « un défis technique et tactique, auquel il faut être très attentif ». De nouvelles attaques des talibans, cherchant à reprendre la main, sont ainsi à redouter: « je crains encore de mauvaises nouvelles » s’est alarmé le CEMAT.

 

Par ailleurs, avec la fermeture du théâtre afghan, le général Ract-Madoux a souligné que l’armée de terre va pouvoir baisser le rythme de sa préparation à l’engagement, « nous avons une armée sur-entrainée au théâtre afghan, il ne faut pas que l’Afghanistan soit une expérience qui nous déforme ». Formé à ce théâtre très particulier, l’enjeu est aujourd’hui que les terriens se préparent à d’autres types d’engagements.

 

Interrogé sur une possible intervention au Sahel, où l’on assiste aujourd’hui à une véritable déstabilisation régionale, le général Ract-Madoux a précisé que « l’armée de terre n’est pas sollicitée pour de la planification d’opération dans cette région. Il s’agit d’une zone très difficile due à l’élongation des distances. Les pays et leurs armées doivent s’unir et la France sera prête à les soutenir. »

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 08:15

eurosatory 2012

 

11/07/2012 22:16 SITTA

 

La dernière édition du salon international de la défense et de la sécurité terrestre "Eurosatory 2012" s'est déroulée au Parc des Expositions de Villepinte, du 11 au 15 juin 2012. Plus de 1400 exposants venus de 53 pays et 155 délégations de 84 pays ont fait spécifiquement le déplacement.

 

Le salon a été inauguré par Monsieur Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la défense chargé des anciens combattants, en présence de nombreuses autorités locales et délégations étrangères.

 

Des moyens conséquents ont été mobilisés pour le bon déroulement de cette édition. Deux halls, de nombreux chalets et des parkings ont ainsi été mis à la disposition des industriels pour recevoir les exposants venus en grand nombre ainsi qu’une zone de présentation dynamique particulièrement bien aménagée permettant des démonstrations très réalistes. En effet, avec plus de 1 416 exposants, 53 375 visiteurs professionnels et 684 journalistes, EUROSATORY confirme son rang dans le cercle restreint des grands salons internationaux de l’armement terrestre.

 

Les sociétés françaises étaient bien évidemment à l’honneur, regroupées autour du Groupement des Industries Françaises de Défense Terrestre (GICAT). Outre la présence des grands noms de l’industrie de défense

nationale (NEXTER, RENAULT TRUCK, SAFRAN, THALES etc.), les présentations dynamiques sur le stand du ministère de la défense ont constitué des moments forts du salon. La mise en œuvre, en première mondiale, du prototype de l’exosquelette Hercule produit par la PME française Rb3d (en collaboration avec la DGA) a fait forte impression auprès des professionnels.

 

A leurs côtés, les autres constructeurs et équipementiers majeurs du secteur étaient présents soit à titre individuel, soit regroupés au sein de 34 pavillons nationaux parmi lesquels figuraient ceux de l’Allemagne, de l’Italie, d’Israël, du Brésil, des Etats-Unis, de la Russie, du Royaume-Uni ou encore de la Turquie.

 

Parmi les nombreux matériels et équipements présentés lors de cette édition, il convient de souligner :

 

    le véhicule blindé EAGLE 6x6 de la société suisse GENERAL DYNAMICS ;

    le véhicule blindé type MRAP BMC KIRPI 6x6 de la société turque BMC Turquie ;

    le véhicule blindé NIMR 6x6 de la société de la société émiraties TAWAZUN ;

    le véhicule blindé chenillé multi-missions PMMC G5 de la société allemande FFG ;

    le véhicule blindé VN3 4x4 de la société chinoise NORINCO ;

    le véhicule de combat d’infanterie VBTP de la société italienne IVECO ;

    le canon automoteur DANA M1 du constructeur tchèque EXCALIBUR ;

    le mortier automoteur M120 de la société polonaise HSW ;

    le char moyen ANDERS CT-CV de la société belge CMI ;

    le système de déminage  MPLC de la société américaine EBAD ;

    le fusil de calibre 12 SAIGA 12 C EXP 01 de la société russe IZMASH ;

    le fusil d’assaut SIG 516 de la société suisse SIG SAUER ;

    la nouvelle version du tourelleau téléopéré KONGSBERG de la société norvégienne KONGSBERG ;

    la roquette anti-personelle ARFG-7 de la société bulgare ARCUS ;

    la roquette à guidage terminal CIRIT de la société turque ROKESTAN ;

    le missile MINI SPIKE de la société israélienne RAFAEL ;

    les grenades de 40 mm NT 906 et NT 901/M de la société brésilienne CONDOR ;

    la jumelle de vision nocturne GPNVG de la société américaine L3 ELECTRONICS USA ;

    le système optique de visée diurne AIMPOINT T1 2MOA de la société suédoise AIMPOINT.

 

Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour la prochaine édition du salon EUROSATORY qui se tiendra, comme il se doit, au Parc des Expositions de Villepinte du 16 au 20 juin 2014.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 08:15

eurosatory 2012

 

11/07/2012 SITTA

 

Le salon Eurosatory 2012 s’est  tenu au parc des expositions de Paris Nord (Villepinte). L’industrie de l’armement y était représentée par 1416 exposants, venus de 53 pays parmi lesquels figuraient la France, les Etats-Unis, l’Allemagne, la Russie, la Pologne, l’Italie, Israël, etc. Certaines sociétés, comme  la firme Pindad (Indonésie) étaient présentes pour la première fois. Le bilan semble globalement positif puisqu’on enregistre une augmentation de 10% du nombre d’exposants par rapport à 2011, en dépit de la morosité ambiante qui touche le secteur de la Défense.


De nombreux véhicules et équipements nouveaux étaient exposés, tel que le  MATV Ambulance, produit par Oshkosh, qui a fait l’objet d’une présentation dynamique.

VBTP (Iveco-Italie)

La firme IVECO présentait le châssis VBTP, dont les premiers exemplaires de présérie ont été livrés cette année à l’armée brésilienne sous l’appellation « Guarani ». Au total, 2044 engins devraient être livrés à cette armée d’ici 2030. Par ailleurs, une douzaine d’engins pourraient également équiper l’armée argentine pour ses opérations extérieures.

VBPT

VBTP (Italie)

Le VBTP est un châssis 6x6 permettant le transport de 11 soldats. Il mesure 6,91 mètres de long, 2,7 mètres de large et 2,34 mètres de hauteur (sans tourelle). Son autonomie est de 600 kilomètres.

Grace à son moteur de 208 KW, il peut atteindre une vitesse de 90 km/h. L’engin est doté d’une centralisation de gonflage des pneus. Plusieurs versions pourraient être produites, dont la version infanterie avec une tourelle armée d’un canon de 30 mm Bushmaster et d’une mitrailleuse coaxiale de 7,62 x 51 mm.

IWI GL 40 (IWI - Israël)

La firme israélienne IWI (Israel Weapon Industries) exposait un nouveau lance-grenades : l’IWI GL 40, dont il existe deux versions :

-   la version « standalone »,

-  la version UBGL (Under Barrel Grenade Launcher).

IWI 40 GL

IWI GL 40 (Israel)

Cette arme peut être utilisée avec des canons de longueurs différentes (10 pouces ou 12 pouces). Dans sa configuration « canon 12 pouces », il pèse 1,35 Kg et porte à 400 mètres.

L’ouverture latérale de sa culasse permet le chargement de tout type de grenades de 40 mm à basse vitesse, y compris les grenades éclairantes.

IWI 40 GL

IWI GL 40 (Israël)

Les organes de commande sont faciles d’accès (levier de sûreté et levier d’ouverture de culasse). Un rail picatinny est placé sous le canon pour le montage d'accessoires.

FNH SmartCore (FNH-Belgique)

La firme belge FN HERSTAL, présentait un module électronique qui pourra être placé dans la poignée pistolet des armes d’infanterie sans en modifier l’équilibre. Ce nouveau système est conçu et développé afin de fournir diverses informations, destinées notamment à l’entretien des armes.

FNH SmartCore

FNH SmartCore (Belgique)

Sa mise en place s’effectue sans modifications et son fonctionnement ne nécessite aucune intervention de l’utilisateur.

Bastion PATSAS  (ACMAT- France)

Le Bastion PATSAS a été développé pour assurer des missions de reconnaissance en profondeur. Conçu pour transporter 7 personnes, dont 2 membres d’équipage, le véhicule est équipé d’un moteur de 215 chevaux et d’une boîte de vitesses mécanique ou automatique en fonction de la demande de l’utilisateur. Sa vitesse maximale est de 110 km/h et son réservoir de 300 litres lui assure une autonomie de 1000 kilomètres.

La cellule monocoque du véhicule est réalisée en acier THD (Très Haute Dureté). Le Bastion PATSAS est disponible avec trois niveaux de protection balistique (N1, N2 et N3).

Son armement se compose soit d’une mitrailleuse lourde de type M2 QCB, soit d’un lance-grenades de type HK GMG.
Le véhicule dispose, par ailleurs, de deux supports pour des mitrailleuses de type MAG 58, ainsi que de lance-pots fumigènes.

Le Bastion PATSAS mesure 6 mètres de long, 2 mètres de large et une garde au sol de 60 centimètres. L’engin peut être aérotransporté par C 160, C 130, A 400 M ou CH 47.

Le véhicule peut monter une pente de 65%, rouler avec un dévers de 30% et traverser un gué jusqu’à un mètre de profondeur.

LWMMG (GDATP- Etats-Unis)

La firme General Dynamics présentait la  nouvelle mitrailleuse LWMMG (Lightweight Medium Machine Gun), dont les performances s’avèrent intéressantes :

  • portée de 1700 mètres,
  • capacité de perforation d’un gilet de protection de niveau 3 à 1000 mètres,
  • poids de 10,88 kg,
  • compatibilité avec trépied M 192.
LWMMG

LWMMG (États-Unis)

Son système d’amortissement réduit suffisamment l’effet de recul pour que l’arme puisse être épaulée.

LWMMG

LWMMG (Etats-Unis)

Cette mitrailleuse alimentée par bandes emmaillonées est chambrée pour la cartouche 338 Norma Magnum.
Au besoin, son canon peut être changé au cours de tirs d’appui de longue durée. L’arme dispose d’un rail de fixation picatinny sur le dessus de la boite de culasse qui se prolonge sur le couvercle, pour les montages de type clip-on. Elle dispose, également, d’une lunette de visée diurne Trijicon 6x48 et de rails de fixation placés sur la poignée garde-main pour le montage d’accessoires, comme un pointeur laser.
La cadence de tir de la mitrailleuse est de 500 cp/mn permettant une bonne maitrise de l'arme.

Gilboa APR (Gilboa - Israel)

Ce stand israélien était présent pour la première fois à Eurosatory. Parmi les armes exposées, le Gilboa APR (Assault Pistol Rifle) peut être classé dans la famille des PDW (Personal Defense Weapon).

GILBOA APR

GILBOA APR (Israël)

Chambré pour la munition 5,56 x 45 mm, le Gilboa APR dispose d’un canon court de 6,5 "(165 mm). Pesant 2,26 Kg sans chargeur, ce pistolet mitrailleur mesure 628 mm ou 378 mm selon que la crosse est repliée ou non. Cette dernière peut-être démontée pour convertir l’arme en une version pistolet ou pour la fixer sur un harnais ou une sangle. L’arme dispose d’un rail picatinny flat-top, permettant le montage du système de visée (mécanique ou optique), ainsi que de rails de fixation pour accessoires à 3H00, 6h00 et 9h00.

 

GILBOA APR

GILBOA APR (Israël)

Meslas (Pulso Intenco Systems Ltd - Israël)

Le système optronique MESLAS est un module comprenant une lunette de visée optique diurne X 10, un télémètre laser et un ordinateur balistique. Mesurant 362 mm de long et 120 mm de large, son poids est de seulement 1850 grammes.

MESLAS

MESLAS (Israël)

Ce système optronique, monté sur fusil de sniper, permet de donner la distance à laquelle se situe la cible avec une précision de 5 mètres.

L’ordinateur balistique indique les corrections à effectuer. Le télémètre laser single pulse (invisible au système de vision nocturne)  a une portée maximale de 2000 mètres avec une longueur d’onde de 1,54 µm. Il est  de classe 1 (eye-safe).

MESLAS

 MESLAS (Israël)

SR-3 PM (Tsniitochmash-Russie) 

La célèbre firme russe exposait une version modifiée du SR-3 PM notamment destinée aux forces spéciales du ministère de l’intérieur.

Cette arme se distingue de sa version standard par sa crosse squelette métallique placée à la base de la poignée pistolet. Ce montage facilite la prise de visée lorsque le tireur est équipé d’un casque avec une visière de protection balistique. Cette arme conserve ses autres atouts :

  • munition puissante (de calibre 9 x 39 mm),
  • possibilité de monter un modérateur de son,
  • possibilité de monter un système de visée optique diurne ou nocturne,
  • taille compacte lorsque la crosse est repliée (seulement 410 mm).

Le SR 3 PM peut tirer les munitions de type SP 5 (balle ordinaire) ou SP 6 (perforante).

L’arme peut utiliser des chargeurs de 20 ou 30 cartouches.

URAL-ZA (GAZ Group Trucks LLC- Russie)

Le camion URAL-ZA est un camion 6x6 blindé de transport de troupe, pouvant embarquer jusqu’à 12 personnes. La protection balistique du camion est efficace contre les munitions de petit calibre. Un tourelleau téléopéré peut-être monté sur le véhicule afin d’augmenter sa puissance de feu.

URAL ZA

URAL ZA (Russie)

Le châssis et l’habitacle ont été conçus pour limiter la menace RCIED Les pneus de l’URAL ZA sont protégés par des kits Hutchinson. Pouvant atteindre une vitesse de 105 km/h, ce camion est équipé d’un moteur de 450 chevaux et de deux réservoirs de 300 litres qui lui assurent une autonomie de 1800 kilomètres.

URAL ZA

URAL ZA (Russie)

FLIR Ranger HDC (FLIR-Etats-unis)

La caméra longue portée FLIR Ranger HDC dispose d’un capteur haute définition de 1280x720.

La qualité de l’image permet de détecter un homme à une distance de 10 kilomètres et un véhicule à une distance de 20 kilomètres.

FLIR RANGER HDC

FLIR RANGER HDC (États-Unis)

Cette caméra thermique permet d’assurer des missions de surveillance de frontières, de reconnaissance (sur véhicule par exemple) sur ballon captif, etc.…

Son zoom optique X 22 et son zoom électronique X 16  sont employés pour la surveillance lointaine.

Le bloc optronique est durci pour être utilisé dans les meilleures conditions.

La caméra thermique pèse 18 Kg pour un encombrement de 630 x 260 x 315 mm.

Le kit Deluxe Military Elite (OTIS-Etats-Unis)

La firme américaine, réputée pour ses kits de nettoyage d’armes d’infanterie, proposait un kit de nettoyage très complet pour des armes de différents calibres (9 mm - 5,56 mm - 7,62 mm - Calibre 12 - 40 mm). Il comporte, entre autres accessoires, des lubrifiants, des brosses de nettoyage, un ensemble d’outils, des chiffons et des pinceaux de nettoyage pour optiques, etc.…

Ce kit permet de nettoyer toutes les armes en dotation. Il est complété par un DVD expliquant l’utilisation des différents éléments de l’ensemble.

Le kit est rangé dans une trousse en cordura pour un transport facile.

KIT OTIS DELUXE MILITARY ELITE

Kit Deluxe Military Elite (États-Unis)

Camero Xaver 800 (Camero-Israël)

La firme israélienne Camero s’est spécialisée dans les systèmes radars permettant l’observation d’espaces au travers de murs.

XAVER 8000

CAMERO XAVER 800 (Israel)

Camero proposait différents systèmes en fonction de l’utilisation :

- le Xaver 100 (ultracompact),

- le Xaver 400 (compact) 

- le Xaver 800 (standard).

Le Xaver 800 est un système destiné aux forces de l’ordre. Il se monte sur un support que l’un plaque contre un mur. Le système permet de visualiser sur un écran couleur les objets ou personnes en mouvement et de voir jusqu’à 20 mètres derrière un mur. Le Xaver 800 pèse 14,5 kg et possède une autonomie de 2 heures.

Wildcat (Supacat – Angleterre)

La firme britannique présentait sur son stand les véhicules SPV 400, Jackal et Wildcat.
Le Wildcat est un véhicule de reconnaissance léger et rapide. Ce véhicule intègre l’expérience recueillie lors des rallyes raids. Il utilise un châssis tubulaire sur lequel peuvent être montés trois moteurs différents. Afin d’en réduire le poids au maximum, la carcasse du véhicule est en matières synthétiques.

SUPACAT WILDCAT

WILDCAT (Angleterre)

Le Wildcat ne pèse que 2580 kilogrammes et est propulsé par un moteur d’au moins 160 chevaux. Il dispose d’un réservoir de 365 litres de carburant ce qui lui assure une autonomie de 2970 kilomètres.

SUPACAT WILDCAT

WILDCAT (Angleterre)

Le véhicule est armé d’une tourelle téléopérée de type Kongsberg Protector Lite assurant son autodéfense, elle-même étant équipée d’une mitrailleuse de type FN MAG 58.

Saiga 12 C EXP 01 (Izhmash-Russie)

La firme Izhmash présentait de nombreuses armes dont le fusil en calibre 12 SAIGA 12 C EXP 01.
Cette arme, basée sur un mécanisme de fonctionnement de type Kalachnikov, est destinée aux forces de police et aux unités spéciales. Son principal intérêt réside dans sa puissance de feu ainsi que dans sa fiabilité dans des engagements en combat urbain. Elle peut, par ailleurs, utiliser la large gamme de munitions calibre12, telles que les munitions breaching door, destinées à ouvrir les portes ou à casser des cadenas rapidement.

SAIGA 12 C EXP 01

SAIGA 12 C EXP 01 (Russie)

Le SAIGA 12 C EXP 01 dispose d’une crosse squelette métallique repliable, pourvue d’un appui-joue (celui-ci facilite la prise de visée avec une optique).
Le couvre culasse articulé dispose d’un rail picatinny pour l’installation d’un système de visée optique diurne ou nocturne. La partie inférieure de la poignée garde-main est dotée de petits rails picatinny pour la fixation d’accessoires.

Sous le canon, un rail picatinny, sur lequel peut être fixée une lampe électrique par exemple, est monté au niveau de l’emprunt des gaz. Le canon est équipé d’un imposant cache-flammes cylindrique.

L’arme dispose de chargeurs en matière synthétique d’une contenance variant de 5 à 7 cartouches.

SAIGA 12 C EXP 01

SAIGA 12 C EXP 01 (Russie)

Kongberg Protector  RCWS (Kongsberg-Norvège)

Cette firme norvégienne présentait une variante de la tourelle Protector, dont la principale innovation porte sur l’adjonction d’un bloc optronique « voie jour » disposant de trois caméras. Ces caméras sont destinées à couvrir des zones de courte, moyenne et longue portée.

RCWS KONGSBERG PROTECTOR

KONGSBERG PROTECTOR  RCWS (Norvege)

Cette modification est optimisée, au niveau de l’écran, par la possibilité de fractionner la vision du secteur de surveillance, ce qui permet de fixer une cible potentielle tout en gardant une visibilité lointaine.

La tourelle conserve sa capacité de vision de nuit et par mauvaise visibilité grâce à sa caméra thermique.

Sur la version présentée, une mitrailleuse M2 HB était montée sur la tourelle téléopérée (La RCWS peut monté une large gamme d'armes allant de la mitrailleuse moyenne au lance grenades automatique).

RCWS KONGSBERG PROTECTOR

KONGSBERG PROTECTOR  RCWS (Norvège)

Thales F 90 (Thales – Australie)

La firme Thales Australia présentait le fusil F 90 M dérivé de l’EF 88 australien.

THALES F 90 M

Thales F 90 M (Australie)

Cette arme devrait participer au programme de remplacement du FAMAS. Elle est déclinée en 5 versions :

  • version standard avec un canon de 407 mm,
  • version standard avec un canon de 407 mm et un lance-grenades de 40 mm,
  • version DMR avec un canon de 508 mm,
  • version DMR avec un canon de 508 mm et un lance-grenades de 40 mm,
  • version CQB avec un canon de 360 mm.

Le lance-grenades UBGL (Under Barrel Grenade Launcher) est un lance-grenades 40 mm MWT (Madritsch Weapon Technology).

GPNVG (L3 Electronics-Etats-Unis)

La firme L3 Electronics présentait de nombreux systèmes de visée et de vision optronique dont la jumelle de vision nocturne GPNVG (Ground Panoramic Night Vision Google).

L 3 ELECTRONICS GPNVG

GPNVG (États-Unis)

La GPNVG est dotée d’une interface pour le montage sur casque. Elle comporte 4 tubes IL lui permettant de couvrir un secteur de 97°. Par comparaison les jumelles de vision nocturne standard ont un secteur de 40°.  Son poids est d’environ 800 grammes.

L 3 ELECTRONICS GPNVG

GPNVG (États-Unis)

Boomerang Warrior X  (Raytheon-Etats-Unis)

Lors du salon Eurosatory était présenté par la firme Raytheon, le système Boomerang Warrior X. Ce système est un détecteur acoustique de départ de coup portable.

BOOMERANG WARRIOR X

BOOMERANG WARRIOR X (États-Unis)

Le Boomerang Warrior X est constitué d’une antenne portée sur l’épaule et reliée par câble à un écran de visualisation.

Le système donne, par l’intermédiaire de l’écran de visualisation, la distance, l’azimut et l’élévation du tireur adverse.  Le système permet une détection au-delà de 500 mètres.

Ce système pèse environ 310 grammes et dispose d’une autonomie de 12 heures.

Grenades Condor (Condor- Brésil)

Cette firme brésilienne produit une large gamme de munitions à létalité réduite. Elle présentait, à l’occasion du salon Eurosatory, deux grenades de 40 mm basse vélocité, toutes deux compatibles avec les lanceurs de 40 x 46 mm (M 203, FN LG1, HK AG 36, etc..).

- La grenade NT 906.

Cette munition de grande taille est une munition éclairante sous parachute, pouvant éclairer une zone de 200 mètres de diamètre. Sa luminosité est de 80.000 candelas.

Son temps d’éclairage est d’environ 30 secondes. La grenade mesure 134 mm de hauteur pour un poids de 183 grammes.

CONDOR NT 906

 CONDOR NT 906 (Brésil)

- La grenade NT 901/M

Munition impact avec marqueur, la NT 901/M est notamment employée dans les opérations de maintien de l’ordre en « marquant » les individus dangereux. La tête en mousse du projectile comporte un gel colorant. Sa portée varie entre 20 et 50 mètres. Elle mesure 95 mm de long et pèse 96 grammes.

CONDOR NT 901/M

  CONDOR NT 901/M (Brésil)

Qioptiq Saker (Qioptiq-Angleterre)

La lunette de visée SAKER, qui utilise la technologie dite « Fusion », était présentée pour la première fois. Cette lunette est produite par la firme anglaise Qioptiq.
La technologie utilisée permet d’augmenter la portée et d’améliorer la qualité de l’image, notamment dans des conditions de basse luminosité. En raison de son faible encombrement, elle peut être montée sur un fusil d’assaut.

QIOPTIQ SAKER

QIOPTIQ SAKER (Angleterre)

Le système peut être utilisé en mode clip-on et est alimenté par des piles de type CR 123 ou AA.
 La lunette SAKER a obtenu le prix du meilleur équipement de surveillance lors de la dernière édition du « Soldier Technology Conference », le 29 mai 2012.

QIOPTIQ SAKER

QIOPTIQ SAKER (Angleterre)

Wegmann MPL 40 (KMW/NST/DIEHL – Allemagne/EAU)

Le système Wegmann MPL 40 résulte de la coopération des firmes KMW, NST et Diehl Defense.
Ce système léger est destiné à protéger le véhicule qui en est doté par un écran de fumée ou en tirant des munitions less lethal de type CS, CN, Flash bang (lors d’opérations de maintien de la paix, par exemple).

WEGMANN MPL 40

WEGMANN MPL 40 (Allemagne-EAU)

Le système Wegmann MPL 40 tire également des grenades de type 40 x 46 mm (basse vélocité) ou 40 x 123 mm.

Le rechargement s’effectue par la culasse, verrouillée par des grenadières.

En mode standard, le système comprend des modules de quatre canons. Le mécanisme de mise de feu est  électrique. Les principaux avantages de ce système résident dans sa simplicité d’utilisation et d’installation. Le Wegmann MPL 40 peut ainsi être monté sur la superstructure d’un véhicule ou sur un tourelleau téléopéré.

WEGMANN MPL 40

WEGMANN MPL 40 (Allemagne-EAU)

International SOTV  (Navistar-Etats-Unis)

Navistar présentait le SOTV (Special Operations Tactical Vehicle), véhicule léger polyvalent destiné aux unités de l’USSOCOM (United States Special Operations COMmand).
L’engin exposé était équipé d’une circulaire permettant le montage d’une mitrailleuse de type M2 HB.

NAVISTAR SOTV

NAVISTAR SOTV (États-Unis)

Disposant d’une protection balistique de niveau B 6 et d’une capacité d’emport de 2,9 tonnes, le SOTV est doté d’un moteur V8 diesel de 325 chevaux. Ce véhicule peut transporter 4 combattants et dispose d’une benne pour le transport du matériel. En raison de son encombrement relativement faible (5,334 mètres de long, 1,931 mètre de large et 1,829 mètre de haut), il peut être transporté dans la soute d’un hélicoptère de type CH -47. 

Le véhicule est disponible en plusieurs variantes.

NAVISTAR SOTV

NAVISTAR SOTV (États-Unis)

Aimpoint micro T1 2 MOA  (Aimpoint – Suède)

Cette firme suédoise présentait une évolution de la MICRO T1. En raison de ses dimensions réduites, cette optique peut être fixée sur des pistolets mitrailleurs ainsi que sur des armes de poing. S’agissant des fusils de sniper, elle est utilisée dans les engagements rapprochés, en complément d’une lunette de visée.

AIMPOINT MICRO T1 2 MOA

AIMPOINT MICRO T1 2 MOA (Suède)

La modification de la taille du point rouge permet une précision accrue. La technologie ACET(Advanced Circuit Efficiency Technology) permet, avec une pile de type CR 2032, une autonomie de 50.000 heures !

Son poids est de seulement 105 grammes, interface de fixation compris.

AIMPOINT MICRO T 1 2 MOA

AIMPOINT MICRO T1 2 MOA (Suède)

MPLC (EBAD-Etats-Unis)

La firme américaine EBAD (Ensign Bickford Aerospace & Defense)présentait le MPLC Tactical Line Charge. Ce système est destiné à dépolluer un couloir de 25 mètres de toutes munitions, mines, EEI, etc. Le système est transporté à dos d’homme dans un sac de 15 kg et est utilisable par un homme seul.

Le système MPLC est constitué d’une charge explosive placée au cœur d’une corde de 30 mètres, que l’on déploie à l’aide d’une petite fusée. La mise de feu se fait par un Skin Pack Detonator.

MPLC

MPLC (États-Unis)

SIG 553 7,62 x 39 mm (SIG Sauer – Suisse)

La firme SIG Sauer présentait une version originale du SIG 553 chambrée pour la munition russe 7,62 X 39 mm. L’arme conserve sa crosse squelette en matière synthétique repliable sur le côté droit.

SIG 553 7.62 X 39 MM

SIG 553 - 7,62 x 39 mm (Suisse)

Sur cette version, le dessus de la boîte de culasse est équipé d’un rail de fixation picatinny permettant le montage d’un système de visée optique (ici une lunette Trijicon ACOG 3x30).

Le canon de ce fusil dispose d’un cache-flammes ouvert. L’arme est dotée d’un chargeur cintre métallique de type AK 47contenant 30 cartouches.

SIG 553 7.62 X 39 MM

SIG 553 - 7,62 x 39 mm (Suisse)

LMV Special Forces (IVECO - Italie)

LMV SPECIAL FORCES

LMV SF (Italie)

La firme italienne IVECO présentait la version « Special Forces » du LMVdestinée aux opérations d’incursion en zone ennemie. Cette version, qui n’est pas blindée, permet de transporter 4 personnes et dispose d’une benne pouvant recevoir 2 tonnes de matériel. Le châssis tubulaire assure la protection des personnels embarqués en cas d’accident. Il permet également le montage d’accessoires, comme le système Wegmann MPL 40, photographié à l’arrière du véhicule. Une circulaire peut être placée sur le véhicule afin d’y adapter des armes collectives (mitrailleuses lourdes ou lance-grenades automatiques).

A l’avant, le radiateur est protégé par une grille sur laquelle sont montés 4 pots fumigènes. Le LMV « Special Forces »se déplace à une vitesse maximale de 110 k/h et peut être modifié pour des opérations conduites en zone désertique (refroidissement du moteur et filtrage du sable).

L’autre atout de ce véhicule réside dans ce qu’il peut être transporté dans la soute d’un hélicoptère de type CH 47.

LMV SPECIAL FORCES

LMV SF (Italie)

CBC Sniper Line (CBC-Brésil)

Une gamme de munitions haut de gamme, développée en collaboration avec la firme britannique « Extrême Performance », connue pour la qualité de réalisation de ses projectiles, était proposée pour la première fois.

Parmi ces munitions, figurait la 308 Limited Pénétration Hollow Point, dont la particularité est de ne pas percer la cible qu’elle atteint afin de limiter les dégâts collatéraux.

CBC SNIPER LINE

CBC Sniper Line (Brésil)

AQC 1 (MSE-Israël)

Cette lunette de visée diurne dispose de deux réticules de visée pour les tirs de courte et de moyenne portées. Il est possible de faire varier l’intensité lumineuse des réticules en fonction de la luminosité ambiante. Le système dispose d’un programme visant à mettre l’optique en veille lorsque celle-ci cesse d’être utilisée.

MSE AQC 1

MSE AQC 1 (Israël)

La lunette est alimentée par une pile AA lui permettant une autonomie de 1200 heures. Grâce à l’aluminium dont elle est constituée, cette lunette ne pèse que 366 grammes. L’écran de visée est de 30x35 mm. L’AQC1  peut être couplée avec une lunette de visée nocturne de type MSE Or Sight . 

MSE AQC 1

MSE AQC 1 (Israël)

Système MINI SPIKE (RAFAEL – Israël)

Le stand israélien présentait pour la première fois son système MINI SPIKE. Ce missile à vocation antipersonnel (charge à fragmentation) et d’une portée de 1500 m. ne pèse au total que 8 kg. Le tireur peut choisir deux modes de tir : Tire et Oublie, Tire-Observe et Oublie. Le missile peut être tiré à l’épaule mais peut également être monté avec le poste de tir sur trépied du SPIKE LR. La société RAFAEL propose à l’exportation le système complet, avec son simulateur.

MINI SPIKE

Mini Spike (Israël)

Roquette CIRIT (ROKETSAN – Turquie)

La compagnie turque (spécialisée notamment dans la production de munitions d’artillerie) présentait la version définitive de la roquette CIRIT2.75’’. Cette munition à guidage terminal peut être tirée à partir d’un aéronef lent mais également à partir d’une tourelle téléopérée. D'une portée maximale est de 8 km et existant en multiples versions, la CIRIT peut être employée en multi-missions. Son guidage par laser peut être effectué directement par le lanceur mais aussi en mode déporté dans le cadre d’un tir au-delà d’un obstacle. La CIRIT serait en service depuis le mois de mai 2012 dans les forces turques.

ROCKETSAN CIRIT

CIRIT (Turquie)

PMMC G5 (FFG – Allemagne)

Ce nouveau blindé chenillé était présenté pour la première fois dans une configuration « véhicule de reconnaissance ». Le châssis initial d’environ 25 tonnes est modulaire et peut être préparé en multiples versions, du transport de troupe jusqu’au véhicule de transmissions en passant par le véhicule sanitaire. La compagnie allemande a pris en compte l’ensemble des éléments importants quant à la protection balistique et individuelle, la mobilité, l’emport et la fonctionnalité. Enfin une étude sur le coût et la protection de l’environnement a été effectuée afin de répondre aux normes en vigueur.

PMMC G 5

PMMC G 5 (Allemagne)

DANA-M1 CZ(EXCALIBUR ARMY - République Tchèque)

Parmi les matériels majeurs présents sur le salon, le DANA-M1 CZ prenait une part importante. Prévu pour remplacer le M-77 originel, au moins dans les forces terrestres locales, ce système d’armes a été fortement remanié et modernisé, tant en mobilité qu’en capacité de tir : conduite de tir, chargement automatique, motorisation, modernisation du châssis. De même, EXCALIBUR présentait sa munition DN1 CZ, produite spécialement pour ce lanceur et pouvant atteindre 25 km.

DANA M1

DANA M 1 (République Tchèque)

Munition de Mortier 81 mm RCGM (GENERAL DYNAMICS)

Le groupe international présentait son obus de 81 mm à guidage terminal, produit en coopération avec BAE SYSTEM. Le RCGM (Roll Controlled Guided Mortar) permet d’atteindre une cible à près de 4 km avec 2 munitions au lieu de 18 jusqu’à présent, cela grâce à sa fusée équipée d’un module GPS et de gouvernes canards montées sur bague. Les derniers essais ont eu lieu en 2012, durant lesquels un tir de 16 munitions a été effectué avec une précision inférieure à 5 m.

MUNITION 81 RCGM

RCGM (Etats-Unis)

EAGLE 6x6 (GENERAL DYNAMICS)

Cette évolution du véhicule EAGLE 4x4, dont une grande partie a été reprise, a été très suivie sur le salon où le groupe GENERAL DYNAMICS a fait un effort particulier. Toutes les versions du 4x4 ont été reprises pour le 6x6. Une motorisation puissante (jusqu’à 300 ch.) permet au véhicule d’atteindre près de 110 km/h. en version transport de troupe, l’EAGLE 6x6 emporte 2 + 10 personnels équipés. C’était la première présentation de ce véhicule.

EAGLE 6X6

EAGLE 6x6

PIRANHA 3 CBRN  (GENERAL DYNAMICS)

Le PIRANHA 3 CBRN, que la Suisse vient de commander en 12 exemplaires, est un blindé chargé de détecter toute menace nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique, en zone contaminée avec une autonomie de 24 heures. Le « laboratoire CBRN » est monté sur véhicule DURO 3 8x8.

PIRANHA CBRN

PIRANHA 3 CBRN

ASCOD (GENERAL DYNAMICS)

Le blindé chenillé ASCODest équipé des dernières évolutions en matière de camouflage, de protection balistique ou encore d’armement, avec la mise en place de la tourelle biplace SP-30. Ce blindé vient d’être mis en service avec ces équipements au sein des armées espagnoles et autrichiennes et ce programme de revalorisation a récemment été validé pour l’armée britannique.

ASCOD

ASCOD

PIRANHA 5 RLS LANCE  (GENERAL DYNAMICS)

Dernier-né de la famille suisse, le PIRANHA 5 était présenté, équipé d’une tourelle de 30 mm RLS LANCE. Pouvant embarquer jusqu’à 8 personnels équipés, ce véhicule a bénéficié de nombreuses améliorations notamment dans le domaine de la survivabilité. Le PIRANHA 5a terminé les derniers essais technico-opérationnels il y a peu.

PIRANHA 5 RLS LANCE

PIRANHA 5 RLS LANCE

KIRPI 6x6 (BMC – Turquie)

Comme pour le véhicule EAGLE 6x6 de GENERAL DYNAMICS, la société turque BMC, grand spécialiste du véhicule logistique, présentait son KIRPI 6x6, dérivé de la version 4x4. Ce camion blindé certifié « combat proven » serait en service en Afghanistan. Il est capable d’emporter jusqu’à 15 personnels équipés, dans une enveloppe protégée des feux ennemis (niveau 3). Son moteur puissant et son autonomie (près de 1000 km) en font un concurrent sérieux dans cette gamme de produits.

KIRPI 6x6

KIRPI 6x6 (Turquie)

RCV SURVIVOR 1 (ACHLEITNER – Autriche)

Le SURVIVOR 1 avait déjà été présenté il y a quelques années, mais cette version a été largement améliorée. Ce véhicule blindé léger multifonctions (transmissions, reconnaissance, ambulance) est fortement protégé contre les tirs directs (niveau 3) mais également contre les mines et les EEI (niveau 2a et 2b). Enfin son empattement lui permet de passer nombre d’obstacles.

SURVIVOR 1

RCV SURVIVOR 1

ARFG-7 (ARCUS – Bulgarie)

Encore une nouvelle entrée dans la famille des roquettes tirées par le RPG-7, l’ARFG-7. Cette évolution de la roquette OG-7porte essentiellement sur la sécurité du tireur. La nouvelle fusée (AR-704M PD) garantit au tireur une sécurité de mise de feu d’au minimum 25 m après le départ. D’une portée maximale de 1000 m, son rayon d’efficacité est donné pour 14 m.

ARCUS ARFG 7

ARCUS ARFG 7 (Bulgarie)

SHAANXI BAOJI SPECIAL VEHICLES Co (Chine)

Cette société de production chinoise spécialisée dans la production de véhicules blindés présentait un panel de véhicules blindés destinés aux forces militaires et de maintien de l’ordre. Ainsi les blindés TIGRE 4x4 ou encore ZFB-05 en plusieurs versions ont pu être présentés, certes en maquettes. Concernant le TIGRE, le responsable chinois a affirmé que ce dernier était entièrement de conception chinoise et n’avait rien à voir avec le modèle russe.

Stand Shaanxi Baoji Vehicles Co (Chine)

AGM-114R (LOCKHEED MARTIN – Etats-Unis)

Le groupe américain présentait la dernière version des missiles de la famille HELLFIRE II, l’AGM-114R. Sur le stand était présentée la version A2 du missile. La munition est en résumé un mix de plusieurs missiles HELLFIRE en service : le « K » antichar, le « N » explosif amélioré et le « M » en version anti-navire avec fusée à retard. Ce missile abouti doit équiper les forces de l’US ARMY, et remplacer nombre de missiles en service au sein des unités HELLFIRE II dans le monde.

HELLFIRE AGM 114 R

AGM 114 R (Etats-Unis)

TARIAN (AMSAFE – Royaume-Uni)

Un nouveau filet anti-RPG, le TARIAN,était présenté sur le salon : Ce dernier est beaucoup plus léger que ceux observés jusqu’alors. Facile et rapide à poser, ce filet est monté sur des axes flexibles et mobiles en avant et en arrière, le TARIAN absorbe en partie la vitesse de la roquette et si cette dernière explose, ce ne sera pas au contact du blindage.

TARIAN

TARIAN (Royaume-Uni)

ANDERS CT-CV (CMI – Belgique)

La tourelle de 105 mm belge n'était pas présentée pour la première fois, mais elle était montée à l'(occasion du salon sur le véhicule blindé de production polonaise. La CT-CV est capable de prendre en compte des cibles de manière précise (tube de 53 calibres) à près de 10 km avec sa munition HEP. Elle tire également le missile antichar FALARICK à 5 km et est équipée d’un système de type BMS (battle management system) en mode C4I. Cette tourelle peut être montée sur un grand nombre de châssis chenillés comme à roues et il est prévu de la monter sur le blindé ROSOMAK.

ANDERS CT-CV

ANDERS CT-CV (Belgique)

NORINCO (Chine)

Le stand NORINCOprésentait, sous forme de maquettes plusieurs nouveautés parmi lesquelles :

- le MBT-3000, futur char chinois, doté d’un moteur de 1300 chevaux de conception nationale. Il devrait être en service en 2013.

MBT 3000

MBT 3000 (Chine)

- le VN 3 4x4,véhicule blindé léger pouvant emporter jusqu’à 8 personnes équipées, à une vitesse d’environ 100 km/h,

- l’UW 1, tourelle télé-opérée, pouvant être équipée de plusieurs versions d’armes de petit calibre de 7.62 à 14.5 mm en passant par le lance-grenades de 40 mm et pouvant prendre en compte des cibles de jour comme de nuit,

- le VN 11 est un blindé chenillé équipé d’un canon de 100 mm couplé à un canon de 30 mm. Si la tourelle ressemble à celle du blindé russe BMP-3, les responsables chinois assurent qu’il n’y a eu aucun accord ni aucun transfert de technologie.

NORINCO VN 11

VN 11 (Chine)

- SR 5 Le lance-roquettes multiple SR5a la particularité de pouvoir tirer deux calibres (220 et 122 mm) de roquettes d’artillerie à courte et moyenne portées. Il faut moins de 5 minutes pour recharger le lanceur et sa précision est annoncée comme étant inférieure à 3 m pour les munitions de 220 mm.

NORINCO SR 5

SR 5 (Chine)

VEHICULE 4x4 (PINHOL – Portugal)

C’était la première apparition de la compagnie portugaise sur le salon. Connue pour les remises à niveau ou les évolutions des véhicules légers de son armée, PINHOL présentait un nouveau véhicule blindé léger à roues dont le nom n’avait pas encore été défini. Ce 4x4 fait suite à une commande d’un pays d’Amérique du Sud. Son niveau de protection anti-mines à 6 kg et sa protection balistique de niveau 3 en font un véhicule entrant dans la gamme des MRAP light.

PINHOL 4x4

PINHOL 4x4 (Portugal)

RG-35 RPU (BAE SYSTEM-Afrique du Sud)

Petit véhicule blindé mufti-rôles, le RG-35 est le dernier-né des usines du groupe BAE Systems. Sa masse peu élevée (environ 12 tonnes) mais surtout son autorisation d’emport de près de 6 tonnes en font un véhicule adapté à de nombreuses missions en zones difficiles. Il correspond pleinement à l’ensemble des qualités des véhicules de la famille RG : mobilité, protection, emport et même puissance de feu.

RG 35 RPU

RG 35 RPU (Afrique du Sud)

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 08:00

CSFA.png

 

11/07/2012 Actus Air

 

Le 5 juillet 2012, le certificat de prestataire de services de navigation aérienne a été remis au général Jean-Marc Laurent, commandant le soutien des forces aériennes (CSFA), sur la base aérienne 107 de Villacoublay.

 

Le général Philippe Adam, directeur de la circulation aérienne militaire (DSAÉ/DIRCAM) et autorité nationale de surveillance défense pour le compte de la direction de la sécurité de l’aviation civile (DSAC), a certifié le CSFA en présence du général Bruno Clermont, directeur de la sécurité aéronautique d’État (DSAÉ/SP).

 

Conformément au règlement cadre du ciel unique européen, la fourniture des services de navigation aérienne à la circulation aérienne générale (CAG) est soumise à certification par les États membres. Dans le prolongement de la démarche engagée par la Défense vis-à-vis de ses prestataires de services de navigation aérienne, le commandement du soutien des forces aériennes (CSFA) a été identifié, en décembre 2009, comme fournisseur de services de communication, navigation et surveillance (CNS) à la CAG. La brigade aérienne d’appui à la manœuvre aérienne du CSFA s’est donc attachée à appliquer et respecter les exigences communes européennes relatives à la fourniture des services de navigation aérienne.

 

Un processus d’accompagnement et de contrôle de conformité a été mis en œuvre par le pilier DIRCAM de la DSAÉ/SP pour certifier le CSFA. Constitué d’audits des escadrons des systèmes d’information et de communication aéronautique de Dijon, de Creil, d’Orléans et de Tours ainsi que de l’échelon central du prestataire, il s’est achevé par la tenue du comité directeur «défense» de certification du CSFA, le 14 juin 2012.

 

L’analyse de conformité a conduit à déclarer le CSFA pleinement apte à fournir les services CNS à la circulation aérienne générale. La remise du certificat de "Prestataire de services de navigation aérienne" au CSFA, reconnu par tous les États membres de l’Union européenne, est le fruit de l’investissement consenti par ce commandement pour consolider et formaliser ses pratiques dans le domaine du management de la sécurité, contribuant ainsi au renforcement de la sécurité aérienne au sein de l’armée de l’air.

 

L’an dernier, le 25 juillet 2011, le CSFA avait reçu trois agréments qui le reconnaissait à la fois en tant qu’organisme de gestion du maintien de la navigabilité FRA M (flotte Caracal EC725), organisme d’entretien aéronautique FRA 145 (flotte E-3F) et organisme de formation à la maintenance des aéronefs FRA 147 (flotte Rafale F3). Le périmètre de l’agrément comprenait la structure de commandement ainsi que les bases aériennes de Cazaux, d’Avord et de Mont-de-Marsan, chargées d'exécuter les missions opérationnelles de soutien aéronautique.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 08:00

Mindef

 

11/07/2012 francetv.fr

 

La pilule a du mal à passer pour les militaires. Engagée en 2009, la réforme de la Défense bouscule l'armée française, selon un rapport sénatorial rendu public mercredi 11 juillet. Et la conclusion de sénateurs est sans appel : "une impression de désorganisation généralisée", comme le rapporte Le Monde (article payant). 


Le but de cette réfome est de mutualiser les moyens de l'armée pour faire des économies (un objectif de 6,6 milliards d'euros). Soixante bases de défense ont été créées regroupant régiments, formations et services dans une même région. Les personnels, les achats, le transport, la restauration, l'entretien sont ainsi mis en commun. Dix mille emplois ont déjà été économisés. 


Un vrai choc culturel pour les militaires, plutôt habitués à la "règle séculaire 'un chef, une mission, des moyens''", rapporte Le Monde. Trente mille personnes (militaires et civils) ont ainsi quitté leur armée d'origine pour rejoindre une base donnée. Résultat selon les sénateurs : c'est la "cacophonie zonale" qui provoque "désarroi". Et les parlementaires citent nombre d'"exemples rocambolesques", conséquences de cette réforme. 


"Plus personne ne s'y retrouve"


Le nouveau service de paie a eu des ratés. Aux achats, "plus personne ne s'y retrouve, les délais de paiement s'allongent, avec un arriéré de 18 000 factures, les PME se plaignent, les bases jonglent avec les procédures et les interlocuteurs". Le Monde cite aussi l'exemple d'un militaire de Carcassonne qui dépend de Toulon pour la plateforme achats-finances mais de Bordeaux pour sa reconversion et de Lyon pour l'action sociale. Pour faire des économies, certains bureaux ne sont plus chauffés. Ou encore la base de Metz-Frescaty, évaluée dans un premier temps à 20 millions d'euros qui devrait finalement partir pour un euro symbolique. Se rajoute à cela, la nouvelle carte militaire et ses fermetures de casernes qui accentue la desertification économique et sociale, notamment en Moselle et dans la Meuse. 

 

"On peut se demander si, dans une volonté de trancher dans le vif, le ministère de la Défense n'a pas mis en danger l'équilibre même du schéma initial", estiment les sénateurs. Quelle solution ? "Les militaires et civils ont absorbé un choc terrible, il faut leur dire quel en est le sens. Il faut asseoir la réforme", préconise le rapporteur (PS) Gilbert Roger.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 08:00

Cidef.png.jpg

 

11/7/2012 Jacques Marouani - ElectroniqueS

 

Le budget en recherche et technologie de la Défense a chuté depuis le début des années 1990, passant de 1,7 milliard d'euros à moins de 700 millions d'euros actuellement, alors que la concurrence des pays émergents se fait de plus en plus sentir.

 

"L'Etat doit consacrer un budget d'au moins un milliard d'euros par an à la recherche et aux technologies pour faire face à la concurrence accrue des pays émergents à bas coûts", estime le Cidef (Conseil des industries de défense françaises).

 

Dans un  livre blanc  qu'il vient de publier, ce puissant lobby de l'industrie de la Défense s’inquiète d’une baisse des budgets de Défense. Il appelle notamment à un soutien de l’exportation d’armements (la France est la quatrième exportateur d’armes au monde), aux choix de grands programmes d’armement et à un renforcement de l’investissement public de Défense qui a chuté de 40 % en vingt ans. Le budget en recherche et technologie de la Défense a chuté depuis le début des années 1990, passant de 1,7 milliard d'euros à moins de 700 millions d'euros actuellement, a dénoncé Christian Mons, président du Cidef.

 

Au moment où les pays occidentaux réduisent leurs dépenses sous la pression budgétaire, des pays comme la Corée du Sud, la Turquie, l'Afrique du Sud ou le Brésil montent en puissance avec des prix largement inférieurs. "Ces pays ne sont pas très très loin de nos niveaux de compétence dans certains domaines" tout en étant "deux fois moins chers", a expliqué Christian Mons lors d'une conférence de presse. "Un jour ou l'autre, les Etats majors qui ont des missions à remplir et des budgets contraints seront tentés de s'équiper dans ces pays-là", a-t-il ajouté. "Si nous n'avons pas un avantage compétitif et technologique déterminant, nous ne pourrons pas justifier nos coûts".

 

Le Cidef, fondé en 1990, représente 17,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2011, dont 35 % à l'exportation, et 165 000 emplois directs et indirects.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 07:55

cyber warfare

 

11 juillet 2012 par Emilien Ercolani, linformaticien.com

 

Deux cyber-attaques majeures semblent avoir touché l’Elysée, entre le 6 et le 15 mai dernier notamment. Elles mettent en évidence de graves défauts de sécurisation dans les systèmes de défense informatique de l’Etat, et un manque de coopération entre les ministères qui pourrait peser lourd.

 

C’est une information rapportée par Le Télégramme : l’Elysée aurait été récemment victime de deux cyber-attaques, dont la dernière entre le 6 et le 15 mai dernier. A tel point que les services informatiques auraient passé trois jours à tout remettre en ordre, justifiant leur intervention par la transition vers une nouvelle équipe gouvernementale.

 

Pour le sénateur Jean-Marie Bockel, qui rendra le 18 juillet un rapport d'information sur le sujet (uniquement aux sénateurs de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées), la défense n’est pas adaptée. « La coordination sur le sujet entre les différents ministères est trop faible, quand la porosité des systèmes est trop forte », affirme-t-il. Les procédures devront être améliorées au sein des ministères, continue-t-il.

 

Attaquants de haut vol «alliés»

 

Il semble que des « attaquants de haut vol » aient attaqué l’Elysée. Il seraient présentés par ailleurs comme « des alliés », sans plus de précision. Les informations s’arrêtent malheureusement ici, et personne n’est capable d’en dire plus.

 

Ceci confirme que le gouvernement, quel qu’il soit, et même les plus grandes entreprises, peinent encore à se protéger face aux attaques extérieures. Nous pouvons évoquer les derniers cas comme ceux de l’attaque de Bercy qui a duré des mois, pendant lesquels des hackers piochaient à la volée dans des documents confidentiels. Ou encore, l’attaque contre Areva, fin 2011.

 

Le message semble toutefois être passé, jusqu’aux élites. En mai 2011, l’ancien Premier ministre François Fillon annonçait le renforcement des moyens de l’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) dirigée par Patrick Pailloux. L’agence devait d’ailleurs passer de 170 personnes en 2011 à plus de 250 en 2012.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 07:50

les-forces-afghanes-en-vallee-d-alasay-2 jan 2012 source EM

 

11/07/2012 Par Véronique Guillermard – leFigaro.fr

Dans un rapport rendu public ce matin, la Cour des comptes estime à 1 milliard d'euros par an les économies raisonnables qui ne remettraient pas en cause la capacité opérationnelle des armées.

Les armées françaises peuvent, sans menacer leur mission et leur format, trouver plus de 1 milliard d'euros d'économies à réaliser par an.  Au-delà, elles basculeraient dans un régime d'économies lourdes qui relèvent d'un choix politique et d'un arbitrage entre budget et capacité opérationnelle. Tel est le verdict de la Cour des comptes dont le premier président, Didier Migaud, présente ce matin le bilan à mi-parcours, de la Loi de programmation militaire (LPM, 2009-2014) et une série de préconisations.

 

De quoi alimenter le débat à quelques semaines de la publication du nouveau Livre Blanc de la Défense qui définira la stratégie de la France pour les années à venir. Stratégie qui sera mise en œuvre dans la nouvelle LPM 2014-2019. Et nourrir la réflexion de Jean-Yves le Drian, le ministre de la Défense.

 

Les premières économies sont «raisonnables et affectent des activités qui ne sont pas cœur de métier. Elles peuvent être mises en œuvre tout de suite», souligne la Cour. À court terme, quatre types de mesures - certaines s'inspirant du monde de l'entreprise - non exhaustives ont été identifiées.

Réduire la masse salariale

La première porte sur une réduction de la masse salariale. Malgré la suppression de 29.000 postes (-10% des effectifs des armées) sur un total de 54.000 (-17%) à échéance de la LPM, elle a continué à progresser. «Au lieu de générer 1 milliard d'euros d'économies, elle a fait l'inverse», souligne la Cour qui dénonce le recours un peu trop systématique à l'avancement et à la promotion. Conséquence: le taux d'officiers, de généraux et de colonels ainsi que de cadres civils est passé de 14,5% en 2007-2008 à près de 16 % du total des effectifs. «Il faut revenir au taux de 2007 ce qui aura aussi un impact sur les retraites car moins de promus signifient des retraites moins fortes», insiste la Cour.

Elle préconise également de réduire le rythme de mutation des officiers à trois ans contre deux ans actuellement. Ces changements trop rapides génerant des surcoûts. De même, le rapport suggère une réforme de la formation. «Former un général, c'est trois à quatre ans à temps plein. Aucune entreprise ne met autant d'argent pour former ses hauts cadres», note-t-on rue Cambon au siège de la Cour.

 

À l'instar des industriels, le ministère de la Défense doit professionaliser sa politique d'achats. Il lui faut également, selon la Cour, doper les effectifs des équipes en charge de l'analyse des coûts de production des matériels où le fournisseur est en situation de monopole. De même, le ministère doit poursuivre sa politique d'externalisation de toutes les activités non militaires telles que l'habillement ou la restauration.

 

Réduire les dépenses d'infrastructures est l'une des préconisations de la Cour des comptes. Chaque année, les armées dépensent 1 milliard d'euros en infrastructures nouvelles. «Il ne s'agit pas de toucher aux dépenses opérationnelles comme la construction d'un nouveau quai pour un sous-marin mais sur le poste des bureaux et logements où il y a des économies à réaliser», précise-t-on rue de Cambon.

 

L'action doit également être portée sur les dépenses périphériques. L'histoire, la culture, la communication mobilisent beaucoup d'effectifs alors que le métier du militaire «n'est pas de raconter mais d'être prêt à se battre», selon l'expression de la Cour des comptes.

Renégociation de contrats

Pour aller au-delà, le gouvernement dispose de quelques leviers qui ne seront pas neutres en matière de format et de capacité opérationnelle. La Cour cite pêle-mêle la rénégociation avec les industriels de contrats déjà signés, le décalage de livraisons; l'achat sur étagère de matériels ainsi que les mutualisations européennes. Celles-ci n'ont pourtant pas vraiment démontré leur efficacité notamment financière. Comme en témoignent les quatre ans de retard et la dérive de plus de 5 milliards d'euros des coûts de l'Airbus A 400M, l'avion de transport militaire européen.

 

Si le gouvernement décide de «taper dans le dur», il serait avisé de «faire quelque chose de cohérent», espère la Cour. D'autant que, malgré un taux d'exécution encore jamais atteint de 98% à mi-parcours, la LPM ne tiendra pas tous ses engagements. Fin 2011, il manquait déjà 1,89 milliard d'euros par rapport à ce que prévoyait la loi en raison des retards de perception des recettes exceptionnelles. Et si ces recettes ne sont pas au rendez-vous, l'écart va s'agraver passant à 4,1 milliards fin 2013. Or, dans l'hypothèse d'une stabilisation du budget (en euros constants), l'écart culminera à 15 milliards d'euros en 2020 par rapport aux ambitions affichées dans le livre blanc.

 

Au final, note la Cour, la crise des finances publiques a stoppé net la croissance du budget de la Défense à partir de 2012. Tandis qu'un pilotage «insuffisant» des réformes n'a pas généré les économies escomptées. Et que les armées ne sont pas capables de remplir des contrats d'intervention revus à la baisse. «L'armée de terre est incapable de déployer 30.000 hommes pendant un an à 7000 km», constate la Cour. Pendant ce temps, les budgets militaires ont augmenté de 50% dans le monde et même de 80% aux États-Unis qui dépensent deux fois plus que l'Europe tout entière. Sans oublier des pays émergents comme la Chine qui s'arme à grande vitesse.

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 20:05

Sénat RF

 

11/7/12 – Antoine Fouchet – la-croix.com

 

Dans deux rapports distincts, les sénateurs préconisent de « consolider »  les bases de défense et de « maintenir à niveau »  la dissuasion nucléaire.

 

« Éviter les déséquilibres.  » Telle est pour le Sénat la ligne à suivre en matière militaire. Cette conclusion est le fruit de réflexions entamées à l’automne dernier sous l’impulsion de la majorité de gauche avec en perspective la rédaction, d’ici à 2013, d’un nouveau « livre blanc  » définissant la politique de défense de la France.

 

Elle court tout au long de deux rapports, l’un sur la dissuasion nucléaire, l’autre sur les bases de défense, qui ont été rendus publics hier par la Commission des affaires étrangères et de la défense.

 

Dissuasion nucléaire

 

La dissuasion nucléaire est la stratégie maîtresse de la défense française depuis 1960. Elle repose sur une arme qui fait l’objet, depuis 1996, non plus d’essais mais d’une simulation en laboratoire permettant une modernisation constante.

 

Son coût est de 3,5 milliards d’euros par an, soit 11 % du budget de la défense. L’absence de menace sur l’intégrité du territoire français alimente, ces dernières années, les critiques envers la dissuasion. Récemment, Michel Rocard a ainsi lancé l’idée de faire des économies dans ce secteur.

 

Les sénateurs Didier Boulaud (PS, Nièvre) et Xavier Pintat (UMP, Gironde) ne l’entendent pas ainsi. Ils recommandent « non seulement de conserver l’intégralité des forces de dissuasion, mais aussi de consentir les investissements nécessaires pour les maintenir à un niveau cohérent avec l’évolution prévisible de la menace ». 

 

Car selon eux, la probabilité d’une attaque conventionnelle ou nucléaire émanant d’un État contre notre pays est en réalité « faible, mais non nulle aujourd’hui ». 

 

Revaloriser les crédits militaires

 

Les bases de défense constituent l’ossature de l’organisation de la défense française depuis qu’elles ont été créées le 1er  janvier 2011 en remplacement des régions militaires. Elles servent à mutualiser le soutien aux armées pour réaliser des économies.

 

Au nombre de soixante, elles regroupent chacune des unités des diverses forces (régiments, bases aériennes ou navales, etc.). Leur création s’est accompagnée de la fermeture de 82 unités et du déménagement de plusieurs autres.

 

Dans leur rapport, les sénateurs Gilbert Roger (PS, Seine-Saint-Denis) et André Dulait (UMP, Deux-Sèvres) évaluent à 6,6 milliards d’euros les économies réalisées durant la période 2008-2014 (masse salariale non comprise), mais pointent « une impasse budgétaire de 130     millions d’euros »  qui manquerait aux bases pour terminer l’année 2012.

 

Ils proposent de redéfinir l’enveloppe des crédits pour le soutien aux armées et d’élargir le pouvoir budgétaire des commandants de base.

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