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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 07:48

Mindef

 

14/07/2012 Par Jean Guisnel - Défense ouverte

 

En lançant les études sur un futur livre blanc, le président de la République fixe un cadre rigide : on ne touche ni au nucléaire ni au renseignement.

 

À l'occasion de son premier 14 Juillet en tant que chef des armées, François Hollande a confirmé l'analyse stratégique déjà présentée durant la campagne électorale. Mais il est, cette fois, aux responsabilités : la situation est toute différente. La veille, vendredi 13 juillet, il tenait un discours au ministère de la Défense et dévoilait la feuille de route de la commission du livre blanc, dont il a confié la présidence à Jean-Marie Guéhenno. Le calendrier est précis et la ligne d'arrivée est fixée à la fin de l'année, afin que le texte soit examiné en conseil de défense "au tout début de l'année 2013". Soit avant que ne s'engage la partie difficile : la discussion sur la nouvelle loi de programmation militaire.

Le premier point de la ligne stratégique du chef de l'État n'est autre que la stratégie nucléaire française. Il s'est agi pour lui, lors de sa récente visite du SNLE le Terrible, de "réaffirmer solennellement l'attachement irréductible de la France à sa force de dissuasion". Cette position n'est pas nouvelle, mais les exégètes de la doctrine nucléaire française en concluent déjà que si le budget de la défense devait être touché peu ou prou dans le cadre des discussions budgétaires en cours, les crédits nucléaires ne seraient pas affectés. D'ailleurs, pour François Hollande, le nucléaire ne saurait faire l'objet de trop longues discussions, la seule opportunité de débat offerte à la commission du livre blanc concernant "la meilleure articulation, aujourd'hui et demain, entre cette stratégie et les autres volets de notre politique générale de défense et de sécurité".

 

Respect du dogme ou immobilisme ?

 

Qu'on analyse cette position sur la stratégie nucléaire comme un simple respect du dogme ou comme une forme d'immobilisme, force est de constater que François Hollande ne s'inscrit pas dans les pas de ses prédécesseurs de l'après-guerre froide : François Mitterrand avait réduit la panoplie en supprimant les missiles à courte portée Hadès, Jacques Chirac avait décidé la fermeture et le démantèlement du plateau d'Albion ainsi que l'arrêt des essais nucléaires et Nicolas Sarkozy avait réduit le nombre de têtes nucléaires à 300 exemplaires. Un temps suspecté de vouloir supprimer la composante aérienne de la force de dissuasion, François Hollande ne l'a apparemment jamais envisagé. Mais s'il reste sur cette position, il sera le premier président de la Ve République à ne pas avoir marqué de son empreinte la politique nucléaire militaire. Même Alain Poher, qui n'occupa l'Élysée que du 2 avril au 27 mai 1974, marqua son mandat en lançant dans la plus grande discrétion le missile nucléaire M4 à têtes multiples.

 

Quatre champs d'intervention

 

Le nucléaire ne faisant pas l'objet de son étude, que reste-t-il à la commission du livre blanc ? Quatre sujets. Le premier est la question de cours : comment "rétablir" (ce qui implique qu'elle n'existerait pas) la cohérence entre "les missions, le format et les équipements des armées". Comme on pense bien que la réponse ne se trouvera pas dans les milliards d'euros qui manquent à l'actuelle loi de programmation militaire, ainsi que l'a officialisé la Cour des comptes en début de semaine, il s'agira pour la commission du livre blanc de trouver les arguments permettant de réduire les budgets. Classique. Deuxième sujet : le renseignement. La menace du terrorisme est plus que jamais d'actualité. Les ordinateurs permettant de traiter les interceptions électromagnétiques et de percer les codes secrets coûtent de plus en plus cher ; le personnel recruté par la DGSE est d'un niveau technique de plus en plus élevé ; les satellites d'observation et le traitement de leurs productions sont budgétivores. Les forces spéciales sont en phase ascendante.

 

Peu de marges de manoeuvre

 

Mais, là non plus, la commission n'a pas de marge de manoeuvre puisque le président lui indique à l'avance qu'elle doit accorder la priorité aux "capacités qui assurent à notre pays une liberté d'appréciation, de décision et d'action, en particulier dans des domaines-clés tels que le renseignement et les capacités d'action spécialisées". Mais, comme un expert allemand et un britannique vont participer aux travaux de la commission, est-il envisageable que celle-ci mette tout sur la table, au risque de dévoiler des pans entiers de la stratégie nationale de renseignement, l'un des noyaux durs de l'indépendance stratégique française ? Troisième sujet, absolument incontournable : la politique industrielle, préoccupation majeure du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui a sur la question quelques idées bien à lui, que le président de la République partage. Elles devraient apparaître lors de la première décision militaro-industrielle publique du quinquennat : celle portant sur la nouvelle génération de drones, qui devrait être annoncée fin juillet.

 

Le monde a changé depuis 2008

 

Le quatrième volet de la feuille de route de Jean-Marie Guéhenno porte sur les personnels. Ceci ne constitue pas non plus une surprise. Dans ces conditions, pourquoi préparer un nouveau livre blanc ? Les réponses ont été apportées samedi matin par Jean-Yves Le Drian sur France Inter. Il voit la nécessité d'un nouveau livre blanc dans la "nouvelle situation" établie depuis la publication du précédent, en juin 2008, dont il énumère les éléments : les printemps arabes "et aussi quelques hivers" ; la crise économique et financière ; la réduction des budgets militaires "sauf en Asie-Pacifique", région vers laquelle les États-Unis dirigent davantage leur regard. Il évoque aussi "l'inaction complète de l'Europe de la défense", dont il date à 2008 le début de la vacuité. Autant de nouvelles "menaces" auxquelles il importe de réfléchir, selon le ministre de la Défense. Jean-Marie Guéhenno sait sur quoi on l'attend. Mais l'exercice n'est pas si facile. Il n'y a pas si longtemps, une commission spécialisée du secrétariat général de la défense nationale et de la sécurité avait planché sur un exercice similaire, pour déboucher sur un résultat bien médiocre.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 07:46

Mindef

 

14.07.2012 Florent de Saint-Victor - atlantico.fr

 

Le récent point d’étape de la Cour des comptes sur la loi de programmation militaire est une nouvelle occasion pour pointer du doigt le budget consacré à la Défense. Beaucoup a déjà été fait pour le rationaliser et le réduire, mais il devra connaître des coupes supplémentaires, que cela soit comme variable d’ajustement ou au titre de la rigueur. Leur ampleur reste à déterminer.

 

Les autorités militaires le rappellent inlassablement : après avoir attaqué la graisse, c’est aux muscles et aux os de l’appareil de défense que nous nous apprêtons à toucher. Gardons nous de réduire ces mises en garde à de simples pensées conservatrices de parties prenantes de cet outil de défense. Ces futures réductions conduiront indubitablement à des pertes de capacités, et non uniquement à des pertes d’échelles. Il ne sera plus alors possible de faire comme avant, c’est à dire autant avec moins, car cela était fait autrement. Différentes missions ne devraient plus être du domaine du possible. C’est déjà en partie le cas aujourd’hui avec certaines briques, comme l’incapacité française de réduire au silence des défenses anti-aériennes. Cela rend d’ailleurs caduque l’aptitude française affichée à entrer en premier, sans aide extérieure, sur un théâtre d’opérations. Il sera donc nécessaire de choisir. Des proches voisins ont connu des situations similaires. C’est le cas du Royaume-Uni qui, sans beaucoup de concertation avec d’autres États, a fait le choix de ne plus entretenir certaines capacités (en particulier pour des missions de service public ou pour les patrouilles de surveillance maritime).

 

Or, les forces armées sont un réel système où toute perturbation d’une variable conduit à des modifications liées les unes ou autres, avec des changements plus ou moins maîtrisés et prévisibles (« l’effet papillon »). Réduire les budgets consacrés aux équipements actuels ou futurs hypothèque ainsi les heures d’entraînement disponibles sur ces matériels, donc leur meilleure maîtrise. Cela affecte les compétences humaines, les structures les utilisant, rend incertain leurs doctrines d’emploi, sclérose l’innovation. En somme, tous les capitaux qui, mis bout à bout, forment un tout cohérent. Aussi, il ne faudrait pas oublier que les hommes et les femmes de la Défense, civils ou militaires, composent bien un corps social vivant. Il est donc nécessaire de faire attention aux discours les pointant du doigt, tout en étant honnête pour ne pas miser uniquement sur leurs capacités d’adaptation. Bien que des marges de progression existent encore que cela soit dans la manière de procéder, les structures, etc. Les récentes réformes, en éclatant les cadres traditionnels, ont déjà grandement entamé le capital immatériel « confiance et moral ».

 

Ainsi, après avoir été une armée de petite série pour différents matériels, le risque est de devenir une armée spécialisée avec, en conséquence, une perte d’autonomie stratégique. Cela sans réel palliatif. En effet, dans toute coalition (UE, Otan, bilatéral, etc.), la capacité de décider est de facto proportionnelle à ce que chaque actionnaire apporte au pot commun. De même, le palliatif de la remontée en puissance est plus qu’hypothétique. Le réapprentissage de compétences est un processus à la fois coûteux et long : l’environnement international nous autorise-t-il à miser sur de tels délais ? Nous allons aussi sans douter payer une professionnalisation inachevée, car menée, depuis le début, sans lui adjoindre vraiment le réservoir de compétences que sont les réservistes. Enfin, l’externalisation via les partenariats public-privé, bien qu’attirante et une voie à explorer, n’est pas exempte de reproches.

 

Sans volonté politique (et donc prise de conscience de nos intérêts en tant que puissance), il semble peu envisageable de ne pas assister à une baisse de notre ambition affichée et réelle. Il est donc nécessaire d’être prêt à en assumer les conséquences : déclassement stratégique, perte de notre clientèle via nos accords de partenariat, perte de notre liberté de manœuvre sur l’ensemble du spectre des opérations, possibles pénalités suite à des engagements contractuels passés mais non tenus, conséquences sur notre industrie de défense couvrant encore l’ensemble des filières stratégiques, etc. Parmi d’autres, le récent drame en Guyane nous le rappelle, la France est un archipel international et non un simple hexagone, en plus de ne pas être un sanctuaire à l’abri de toutes menaces. Sauf si nous nous cantonnons à l’hypothétique retour à des situations similaires aux deux guerres mondiales. La France a des intérêts dans les outre-mer, tout comme elle en a au moins autant à l’étranger, en particulier via ses ressortissants.

 

En trop montrant l’utilité de la Défense comme une réponse à des menaces (cf. le précédent Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale), nous avons sans doute sous-estimé les opportunités permises par cet outil. D’autant plus que les menaces devenaient de moins en moins tangibles et donc moins admissibles, bien que réelles, aux yeux des opinions et des décideurs. À trop subir la conjoncture actuelle, nous en serions presque arrivés à oublier qu’il était possible de la façonner ou de l’influencer, et d’en faire bénéficier une infinité d’acteurs. L’utilité d’une organisation (qui ne se décrète pas mais qui se construit et s’explique) étant central pour la prise de risque initial d’investissement, il est encore et toujours temps de l’expliquer et de faire comprendre le possible retour sur investissement. Et cela, malgré le fait que c’est rarement suite à un choix politique fondé sur des considérations autres qu’économiques que de telles décisions budgétaires sont prises. Gageons que cette fois ci cela soit le cas. Le ministre de la Défense l’a encore promis récemment.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 07:42

Rade de Brest. L'île Longue source LeTelegramme

source leTelegramme

 

14.07.2012 Loic Venance - leparisien.fr

 

François Hollande "ne sera pas le président de la République qui remettra en cause la dissuasion nucléaire", a affirmé samedi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, pour qui la force de dissuasion est "une priorité majeure", "un élément essentiel" de la souveraineté française.

 

"Nous vivons en paix depuis plusieurs dizaines d'années, parce que nous avons la sécurité que nous offre la dissuasion", a déclaré le ministre, interrogé sur France Inter avant le début des cérémonies du 14 juillet.

 

"François Hollande ne sera pas le président de la République qui remettra en cause la dissuasion. C'est clair", a-t-il martelé.

 

Le débat sur le maintien de la force de dissuasion nucléaire française a rebondi mi-juin après que l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard a suggéré de la supprimer pour faire des économies budgétaires.

 

"Nous avons 300 têtes nucléaires, les Russes et les Américains en ont dix mille", a souligné M. Le Drian. "Nous avons fait effort de réduction. Nous avons gardé notre stricte suffisance", a-t-il poursuivi, évoquant les pays qui comme l'Iran veulent quant à eux "se doter de l'arme nucléaire".

 

"Il faut assurer dans ce monde instable une sécurité pour notre pays. C'est un instrument aussi de souveraineté au niveau mondial. Nous ne remettrons pas en cause ce concept", a-t-il dit.

 

Le président Hollande s'est rendu le 4 juillet à bord d'un sous-marin nucléaire lanceur d'engins en plongée au large de la Bretagne, d'où il réaffirmé son attachement au maintien de la dissuasion nucléaire dans ses deux composantes, sous-marine et aéroportée.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 07:37

Mindef

 

14/07/2012 Patrick Coquidé - bfmbusiness.com

 

Alors que François Hollande préside son premier défilé du 14 juillet, les militaires s'attendent à des coupes dans leur budget pour respecter l'objectif de réduction du déficit. La Cour des comptes estime possible un milliard d'économies par an.

 

C'est une certitude : les militaires devront faire avec moins de crédits dans les années à venir. Le chef de l'Etat pourrait d'ailleurs évoquer le sujet lors de son interview télévisée du 14 juillet.

 

Même si la défense constitue un domaine spécifique qui possède ses propres lois de programmation afin de sanctuariser les moyens financiers mis à sa disposition, il paraît évident qu'elle n'échappera pas à la rigueur budgétaire imposée par le gouvernement Ayrault. Lors de la campagne, François Hollande avait pourtant assuré que la défense ne servirait pas de "variable d'ajustement" budgétaire...

 

En tout cas, Jean-Yves Le Driant, le nouveau ministre de la Défense, a annoncé la préparation d'un Livre blanc sur l'avenir de la défense qui servira de base à une nouvelle loi de programmation 2014-2019 qui succèdera à celle votée sous Nicolas Sarkozy en 2008.

 

Cette loi devrait être votée avant l'été 2013. Elle précisera en particulier les programmes et les équipements militaires qui seront abandonnés ainsi que ceux qui seront maintenus.

 

17% des effectifs supprimés en cinq ans


A vrai dire, le dégraissage a déjà commencé. Au terme de la loi de programmation Sarkozy, en 2014, la défense aura perdu 54 000 militaires et civils, soit 17% de ses effectifs. L'armée devra tourner avec moins de 300 000 personnes. De 2008 à 2014, les économies de fonctionnement déjà engagées devraient atteindre 6,7 milliards d'euros.

Concernant les moyens financiers, le gouvernement Fillon a également amputé la loi de programmation de près de trois milliards d'euros sur 180 milliards.

 

Comment réaliser de nouvelles économies ? Dans un rapport présenté le 11 juillet, la Cour des comptes pointe des gisements potentiels n'affectant pas "la capacité opérationelle de nos armées", selon son expression.

Premier gisement : la renégociation de contrats d'achat de matériels. La Cour estime que les militaires devraient davantage se fournir en matériels standards.

 

Autre source d'économie : la masse salariale (20 milliards sur 38). La Cour juge indispensable de revoir le mécanisme trop généreux des avancements qui entraîne des surcoûts.

 

Reste la question centrale de la poursuite des grands programmes militaires (nouveaux hélicoptères ou blindés... ). La Cour recommande la mutualisation avec d'autres pays européens de certains d'entre eux. Le programme d'avion gros porteur, A 400M, ou l'hélicoptère de combat Tigre en sont les premiers exemples.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 07:29

Mindef

 

13/07/2012 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

Le chef de l'État lance le quatrième livre blanc de la Ve République.

 

Cela faisait cinq ans qu'un président de la République ne s'était pas rendu à la réception donnée le 13 juillet dans les jardins du ministère de la Défense. Nouvellement élu, François Hollande ne pouvait faire défaut. Sous un ciel gris, devant de nombreux ministres et un parterre de personnalités civiles et militaires, le président a donné le coup d'envoi à un nouveau livre blanc de défense et de sécurité nationale, le quatrième de la Ve République. Ce livre blanc, dont l'objectif est de «définir notre stratégie de défense et les capacités de nos forces pour les quinze ans à venir», permettra de doter notre pays d'une nouvelle loi de programmation militaire pour la période 2014-2019.

 

Le président veut que la concertation soit «plus ouverte que lors des exercices précédents», souligne-t-on à l'Hôtel de Brienne, en insistant sur le fait que «la communauté militaire sera davantage écoutée». Dès la semaine prochaine, une commission sera installée, avec à sa tête le conseiller maître à la Cour des comptes Jean-Marie Guéhenno. Elle réunira de façon permanente des représentants du Sénat et de l'Assemblée nationale issus de la majorité et de l'opposition ainsi que des militaires des trois armes: terre, air et marine. Malgré sa demande,le Conseil des industries de défense françaises n'y siégera pas de façon permanente mais sera invité à participer à des groupes de travail. En revanche, et c'est une innovation majeure, des représentants gouvernementaux du Royaume-Uni et de l'Allemagne seront associés aux travaux. Tout comme certains pays asiatiques partenaires de la France, comme la Malaisie ou l'Inde. Cette ouverture permet à Hollande d'envoyer un signal politique clair en plaçant la construction de la politique de défense française dans un cadre européen et en confirmant l'importance de la relation avec ses deux principaux partenaires européens.

 

Pour l'Élysée, la défense du Vieux Continent doit s'appuyer sur quatre pays associés à la France: l'Allemagne, le partenaire historique de la construction européenne ; la Grande-Bretagne, le premier partenaire militaire ; l'Italie, le plus important allié industriel, et la Pologne, première puissance en Europe orientale. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sera d'ailleurs à Varsovie le 23 juillet puis à Londres le lendemain pour y rencontrer ses homologues.

 

Un nouveau contexte géopolitique

 

Les travaux devront notamment prendre en compte le nouveau contexte géopolitique et l'état des menaces. Le printemps arabe a entraîné une déstabilisation de la rive sud de la Méditerranée, créant une menace potentielle. La décision des États-Unis de déplacer la majorité de ses moyens militaires vers le Pacifique et la Chine au détriment de l'Atlantique doit inciter les Européens à mieux organiser leur défense sur leur flanc occidental. En outre, la crise économique fragilise l'Occident et met sous tension les budgets militaires. «Les dépenses militaires augmentent partout dans le monde, sauf en Europe», a rappelé Hollande.

 

Le livre blanc sera présenté fin 2012 afin qu'il puisse être adopté en conseil restreint en janvier 2013. Ce texte servira de base de travail à la rédaction de la nouvelle loi de programmation militaire, dans laquelle seront détaillés les crédits, les moyens capacitaires ainsi que le contrat opérationnel des armées. La loi doit être présentée au Parlement au second semestre 2013.

 

Malgré les contraintes, Hollande veut tenir son engagement de campagne: la Défense ne sera pas «la variable d'ajustement» du budget. «Chacun prendra sa part à l'effort de redressement national mais rien ne sera fait au prix de notre sécurité, de notre souveraineté, de notre puissance», a-t-il prévenu mercredi soir. La Défense sera mise à contribution, comme les autres ministères. «Ni plus. Ni moins», a précisé Hollande.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 07:25

VBCI couv-tim-dossier-equipement

photo TIM - Armée de Terre

 

15-07-2012 Par Sarah Diffalah - nouvelobs.com

 

Faire des économies sans affecter les missions de l'armée ne sera pas chose aisée. Louis Gautier, ancien conseiller à la Défense de Lionel Jospin, livre quelques pistes. Interview.

 

Le président François Hollande a lancé vendredi 13 juillet la préparation du nouveau Livre blanc de la défense, qui doit redéfinir les menaces et les priorités stratégiques de la France pour les quinze années à venir. Les militaires craignent de subir des coupes drastiques. Louis Gautier, ancien conseiller pour la défense de Lionel Jospin, estime que les consultations à venir seront décisives. Interview.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian assure qu'il n'y aura pas de "coupes sombres" dans le budget et que la Défense ne sera pas une variable d'ajustement. Quelle est la véritable marge de manœuvre du gouvernement ?


- Elle est limitée. L'année 2012 sera une année de transition. Ce qui est important, c'est la préparation de l'année 2013. C'est un exercice extrêmement contraint mais je pense que le budget de la Défense ne sera ni une variable d'ajustement, ni mis en pièces par les contraintes budgétaires. Ce ministère va participer à l'effort de manière importante parce que c'est, de fait, un budget important [le quatrième budget de l'Etat, ndlr].

 

Comment faire des économies sans affecter les missions de l'armée ?


- Je pense qu'il faut étudier la manière dont on peut freiner les titres de rémunérations, de charges sociales et de fonctionnement. C'est d'ailleurs ce que dit le dernier rapport de la Cour des comptes. En effet, en dépit de la baisse des formats, on ne constate pas de décélération des dépenses liées aux personnels.

Il faut également passer en revue les restructurations pour vérifier si elles sont créatrices d'économies et si dans la période actuelle il faut en accentuer le rythme.

Je pense enfin, que nous allons assister à une baisse de la surchauffe des opérations extérieures, bien que nous ne soyons pas à l'abri de nouvelles interventions militaires. Même si le désengagement d'Afghanistan va coûter cher, le retrait va représenter une pause opérationnelle. Le contexte international a évolué, les manœuvres stratégiques des Occidentaux sont plus compliquées. On est passé d'une période dans laquelle on envisageait des engagements au nom de la sécurité du système international et au nom de l'ingérence humanitaire pour protéger les populations, à une période où l'accord collectif est de plus en plus compliqué. On le voit bien avec la Syrie. Et puis les pays occidentaux méditent leurs échecs comme en Irak et en Afghanistan.

 

La question de la mutualisation des moyens au niveau européen peut-elle être une solution ?


- Je pense qu'un des axes de la réflexion sera en effet de rationaliser les appareils de défense européen. Aujourd'hui, nous avons une juxtaposition d'armées un peu disparates faisant un peu toutes les mêmes choses. En Libye, cela s'est plutôt bien passé grâce à la collaboration franco-britannique, mais on ne peut pas dire que les pays européens aient été au rendez-vous. Il y a eu à la fois un problème de coopération politique mais aussi un problème de capacités. On s'est aperçu que les moyens européens ne permettaient pas de mener seuls des opérations de ce type. Il manquait des capacités de surveillance aérienne, de ravitaillement et de renseignement. La coalition a eu besoin d'un énorme soutien américain.

Pour pallier à ce problème, il faudrait une répartition précise des spécialisations entre les différents pays. Puis une mutualisation des moyens et la programmation d'équipement en commun.

 

Dans un tel contexte, une intervention au Mali est exclue ?


- Cela n'a rien à voir. Avec un budget de plusieurs milliards d'euros, il faut se laisser la possibilité d'engager des opérations. Il faut traiter la question du Mali, non pas sur le plan économique et financier, mais sur le plan stratégique : est-ce les conditions sont réunies pour une intervention ? Quels en sont les risques ? Que fera-t-on au Mali ? Ramener le pouvoir à Bamako ? Libérer le nord ? Chasser Al-Qaïda au Maghreb islamique. Pour l'instant, on n'a pas encore dégagé de réponses mais il y aura sans doute des arbitrages.

 

Samedi, l'ancien ministre socialiste, Paul Quilès, a emboité le pas à Michel Rocard en prônant l'abandon de la dissuasion nucléaire pour des raisons éthiques mais aussi économiques. François Hollande a clos le débat en affirmant que la question n'était pas posée. A-t-il raison ?


- C'est un débat qui n'est pas d'actualité. D'abord parce que les forces sont en train de réceptionner les programmes qui ont été modernisés. Les voix qui s'élèvent contre la dissuasion nucléaire auraient dû le faire plus tôt, il y a dix ou quinze ans.

Ensuite parce que supprimer des composantes ne procure pas d'économies importante. Enfin, l'abandon de la dissuasion nucléaire ne procure pas d'avantages en terme d'effet sur le désarmement multilatéral. La France aurait tort de se priver des atouts qu'elle s'est constitués et qui fait qu'elle dispose d'une force nucléaire des plus modernes au monde. C'est quand même une garantie.

 

François Hollande avait fait part de ses réserves sur le projet de bouclier anti-missile prôné par les Etats-Unis. La France a-t-elle les moyens de s'y opposer ?


- Les choses sont encore très incertaines. Si on ne connaît pas la réalité du chiffrage de ce programme annoncé, cela devrait atteindre au moins des centaines de millions d'euros. Est-ce les Européens doivent s'engouffrer dans un programme aussi couteux ? Est-ce qu'ils doivent s'y engouffrer sans avoir réfléchi à ce que cela signifie en termes d'indépendance stratégique et de retombées pour leurs propres industries ?

Il y a un risque que ce projet à très long terme, qui n'apportera pas forcément la sécurité attendue, détourne beaucoup de moyens qui pourraient régler des impasses européennes. D'autant qu'il n'y a aucune certitude que cet investissement n'aille pas financer l'industrie américaine…

Toutes ces questions sont sur la table. François Hollande a l'air d'avoir pris le dossier avec prudence et discernement. Des décisions de principes ont été prises avant lui, elles n'ont pas été remises en cause frontalement mais il a raison de poser un diagnostic sur l'avancement de ce projet, voir comment on s'y engage financièrement alors qu'on est dans une période de vaches maigres pour l'ensemble des pays européens.

 

La France risque-t-elle le déclassement militaire ?


- La défense française et européenne est dans un nouveau paradigme. Les deux puissances européennes que sont la France et le Royaume-Uni sont restées de grandes puissances militaires dans les vingt première années de l'après-guerre. Est-ce que demain, il est imaginable qu'elles puissent continuer à peser autant ? L'émergence de nouvelles puissances qui consacrent beaucoup de moyens à leur défense permet d'en douter. Les Européens vont-ils être assez intelligents pour s'entendre et agir collectivement ? Il y a une grande incertitude. Les consultations qui vont aboutir à l'élaboration du Livre Blanc, sont décisives.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 07:22

Mindef

 

14/07/2012 Gérard Bon RMC.fr(Reuters)

 

PARIS (Reuters) - Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a écarté samedi "des coupes sombres, de manière aveugle" dans le budget de la Défense tout en maintenant la nécessité de redéfinir les priorités à travers un nouveau Livre blanc.

 

"Ce que je ne veux pas, c'est que l'on envisage le budget de la Défense par des coupes sombres, de manière aveugle, sans assurer la cohérence, la cohésion de notre outil de défense", a-t-il dit sur France Inter.

 

Jean-Yves Le Drian souligne que c'est "bien l'enjeu du Livre blanc" dont le président François Hollande a lancé la préparation vendredi.

 

Il faut faire en sorte "que notre format corresponde aux missions que l'on veut donner à la défense de notre pays face aux menaces nouvelles qui apparaissent", dit-il.

 

"La Défense ne sera pas sacrifiée, ce ne sera pas une variable d'ajustement des engagements financiers futurs. Mais il faut que la défense redéfinisse son propre périmètre et ses propres priorités", ajoute le ministre.

 

Après l'ex-Premier ministre Michel Rocard, l'ancien ministre socialiste de la Défense Paul Quilès lève samedi le tabou sur la dissuasion nucléaire, dont il prône l'abandon.

 

"La bombe nucléaire s'apparente à une assurance-mort", dit-il dans Libération, regrettant que les politiques ne veuillent pas débattre sur le sujet au nom d'un consensus qu'il juge "mystificateur".

 

"Aujourd'hui, il n'est plus besoin de nucléaire pour assurer notre défense face à des attaques conventionnelles, du reste fort improbables", explique-t-il.

 

Pour Paul Quilès, la dissuasion coûte 3,5 milliards d'euros par an. "Cela fait beaucoup d'argent consacré à quelque chose qui n'est pas censé servir", dit-il.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 07:21

drapeaux-de-l-otan-de-la-france-et-de-l-union-ue defense go

 

juil 14, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

La rédaction d’un nouveau Livre blanc sur la Défense a été lancée à Paris, le 13 juillet, la veille de la fête nationale. « La succession des chocs financiers internationaux, les révolutions politiques et sociales dans le monde arabe, les inflexions de la politique étrangère des Etats-Unis, les interrogations sur l’Europe de la défense, l’apparition de nouvelles zones d’instabilité, ou les caractéristiques nouvelles des conflits et des crises auxquelles nous sommes confrontés doivent nous conduire à mener une réflexion rénovée et approfondie » écrit le président de la République à Guéhenno Jean-Marie Guéhenno qui présidera la commission du Livre Blanc.

 

Ce livre « devra prendre en compte l’objectif que j’ai fixé de relance de l’Europe de la défense ». Une « attention particulière devra être donnée à la perception qu’ont les Etats émergents du rapport entre leur puissance nouvelle et leur responsabilité en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationale, ainsi qu’à leur montée en puissance industrielle… ». Dans le même temps, une mission sur l’évaluation des suites de la décision, prise en 2009, de réintégration de la France dans les structures militaires de l’OTAN, qui devra rendre ses travaux le 31 octobre.

 

Cette commission comprendra un Allemand et un Britannique, des responsables des ministères de la Défense, des Affaires étrangères, de l’Économie, du Redressement productif, de l’Intérieur, des Outre-mer et de la Recherche, et du Parlement. On aurait pu souhaité puisqu’une inflexion était annoncée sur l’Europe de la défense, qu’un représentant de l’Union européenne soit en tant que telle présent parmi les 40 membres. Elle devrait rendre son rapport début 2013. Ce qui donnera le ton pour la future loi de programmation militaire de la période 2014-2019.

 

Télécharger : la Lettre de mission pour le Livre Blanc adressée par le président de la République à Jean-Marie Guéhenno

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 05:27

drapeaux-de-l-otan-de-la-france-et-de-l-union-ue defense go

 

13.07.2012 Par Nathalie Guibert Le Monde.fr

 

La stratégie française de défense et de sécurité nationale sera redéfinie d'ici décembre 2012 : à l'occasion de la traditionnelle réception du ministère de la défense pour la fête nationale, le président François Hollande a, vendredi 13 juillet, donné le coup d'envoi de cette réflexion, qui débouchera sur un nouveau Livre blanc.

 

Dans un discours prononcé devant plusieurs centaines de militaires qui doivent participer samedi au défilé sur les Champs-Elysées, il a indiqué qu'une commission du Livre blanc présidée par Jean-Marie Guéhenno, conseiller à la Cour des comptes, devra lui remettre un rapport à la "fin 2012" pour ouvrir "la voie à une loi de programmation militaire qui sera soumise au Parlement en 2013".

 

Parmi les enjeux de ce Livre blanc, M. Hollande a notamment cité "la cohérence entre les missions", le format et les équipements des armées, "la politique industrielle et de recherche", et le recrutement et la formation du personnel de la défense. Evoquant "les inquiétudes" qui peuvent être celles des militaires à l'approche d'une nouvelle réforme, le chef de l'Etat a assuré que les besoins de notre défense nationale seraient pris en compte.

 

RÉAJUSTEMENT

 

Le Livre blanc décrira le rôle qu'entend jouer la France dans le monde, les menaces qu'elle estime devoir affronter et les moyens d'y répondre. Le précédent exercice datait de 2008. En quelques années, la donne a changé et oblige à réajuster les ambitions du pays avec ses capacités militaires.

 

Ce constat est partagé dans les milieux de défense. D'abord, la crise économique a accéléré les mouvements du monde, en posant la question des responsabilités stratégiques des grands pays émergents. Les changements de la politique américaine – retrait des guerres d'Irak et d'Afghanistan, rééquilibrage vers l'Asie – obligent les Européens à repenser leur place. Les printemps arabes ont bouleversé le paysage pour longtemps. Enfin, l'Europe, touchée en son cœur par la crise de la dette, semble avoir renoncé à toute ambition collective en matière de défense, regardant l'Asie, pour la première fois, dépenser plus qu'elle dans ses budgets militaires.

 

BUDGETS À LA BAISSE

 

La crise pose un défi inédit à la défense. En 2008, la France prévoyait de lui consacrer 377 milliards d'euros d'ici 2020. On pensait, alors, que l'équilibre des comptes publics serait rétabli en 2012. C'est sur cette base qu'avait été bâtie la loi de programmation militaire 2009- 2014. Aujourd'hui, selon la Cour des comptes, la progression nulle des dépenses de l'Etat, si elle est reconduite par le gouvernement, aboutira à une perte de crédits de 15 milliards à 30 milliards d'euros d'ici 2020. "Ce choc est sans précédent", analyse-t-on dans l'entourage du ministre Jean-Yves Le Drian. La défense, a promis l'exécutif, subira le même effort que les autres services de l'Etat. Et le président s'est engagé pour maintenir l'effort à un niveau "crédible". Mais dans ce contexte, impossible de se contenter de toiletter la stratégie nationale, il faut repenser le système, estime-t-on au ministère. Car la défense a déjà subi de lourdes réformes depuis 2008.

 

"Il faut partir du haut, définir ce que le pays veut pour son armée. La France est un grand pays, qui n'a jamais été aussi nombreux et donc potentiellement riche, il faut consacrer à la défense les ressources nécessaires", plaide le général Bertrand Ract-Madoux, chef d'état- major de l'armée de terre. Avec moins de 100 000 hommes pour la première fois de son histoire - ce qui était, note-t-il, la limite fixée par les vainqueurs aux Allemands dans le traité de Versailles pour que Berlin ne représente plus un danger - l'armée de terre risque de ne plus être visible. "Nous avons rogné sur l'entretien des matériels, sur les stocks de munitions. Nous n'avons pas le niveau pour tenir dans la durée les engagements du Livre blanc de 2008. Il faut arriver à un constat de réalisme et réfléchir en terme de " soutenabilité " de notre modèle d'armées", ajoute le général Ract-Madoux.

 

RÉFLEXION EUROPÉENNE

 

La commission du Livre blanc, qui va compter une quarantaine de membres, donnera des scénarios au président. Les chefs d'état-major participeront à ce travail, tout comme les responsables des grandes directions du ministère de l'intérieur et celles des services de renseignement, les parlementaires, des personnalités qualifiées. Pour la première fois, la France va associer à l'exercice des représentants européens, un Allemand, un Britannique, et la directrice de l'Agence européenne de défense.

 

Parmi les grandes questions abordées, celle des théâtres d'opérations futurs des armées figurera en bonne place, à l'heure du retrait d'Afghanistan. Depuis l'accident nucléaire de Fukushima, au Japon, évènement pour lequel ce pays a mobilisé 100 000 soldats de ses forces d'autodéfense, la réflexion est relancée en France sur les capacités de mobiliser les forces pour le territoire national. A l'extérieur, la question de la présence française en Afrique est sur la table. La crise du Sahel et la montée de la menace d'Al Qaida au Maghreb islamique mobilise l'attention. Le Livre blanc de 2008 prévoyait deux implantations, une sur la façade atlantique (Dakar) l'autre sur la côté est de l'Afrique (Djibouti). Il n'a pas été suivi, puisque Paris dispose de six points d'appui au lieu de deux.

 

Un sujet, abordé par M. Hollande pendant la campagne, ne sera pas traité dans le cadre de ce travail du Livre blanc, mais dans une mission parallèle qui aboutira à l'automne. Il s'agit de l'évaluation du retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, sujet sur lequel s'est également penchée la Cour des comptes.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 05:23

Mindef

 

13.07.2012 Par Nathalie Guibert - Le Monde.fr

 

 C'est un diplomate qui pilotera le nouveau Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale. L'homme désigné par le président François Hollande, Jean-Marie Guéhenno, 62 ans, a été secrétaire général adjoint du département des opérations de maintien de la paix de l'ONU et assistait depuis le printemps Kofi Annan dans la mission en Syrie. Il est conseiller maître à la Cour des comptes, une institution que les militaires voient avec appréhension beaucoup travailler dans les armées en ces périodes de réforme et de restriction budgétaire.

 

Le travail de redéfinition de la stratégie de défense durera jusqu'à la fin de 2012. La lettre de mission insiste sur quatre sujets : la " cohérence " à établir entre les missions et les équipements des armées, pour que celles-ci puissent s'engager dans la durée ; la définition des capacités qui assurent la souveraineté et l'indépendance de la France ; les enjeux de politique industrielle dans le secteur de la défense ; la gestion des ressources humaines des armées.

 

Point notable, la commission ne fera pas de la dissuasion nucléaire un point de débat, mais celle-ci devra être clairement articulée à la politique de défense : "J'ai confirmé le maintien de la stratégie de dissuasion nucléaire, écrit le président de la République à M. Guéhenno dans sa lettre de mission, votre réflexion portera donc aussi bien sur la meilleure articulation, aujourd'hui et demain, entre cette stratégie et les autres volets de notre politique générale de défense et de sécurité nationale, que sur la doctrine d'engagement de nos armées sur les théâtres extérieurs ou pour la protection de notre territoire."

 

Lire La lettre de mission présidentielle adressée à M. Guéhenno 


Lire Francois Hollande lance la nouvelle stratégie de défense française

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 05:17

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-juillet-2012/arrivee-du-rafale-a-l-aia/1867080-1-fre-FR/arrivee-du-rafale-a-l-aia.jpg

Arrivée du Rafale à l'AIA

 

13/07/2012 Economie et technologie

 

Le 12 juillet 2012, l’atelier industriel de l’aéronautique (AIA) de Clermont-Ferrand a accueilli le premier avion de chasse Rafale par la voie des airs.

 

Cette arrivée résulte du contrat de modernisation des Rafale de l’armée de l’air, notifié à l’établissement en février 2011. Jusqu’à ce jour, ces travaux de modification étaient réalisés par un détachement de spécialistes clermontois sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan. Après une première phase de prise de compétences, le Rafale monoplace n° C106 devient le premier d’une série de 52 aéronefs à être modifié sur le site industriel de Clermont-Ferrand.

 

Après les travaux de remise au dernier standard des dix premiers Rafale de l’aéronautique navale, entrepris en novembre 2011, le domaine d’intervention de l’AIA sur ce type d’aéronef s’élargit et vient confirmer la place majeure de l’établissement dans la maintenance des flottes les plus récentes des armées.

 

Le chantier de modification de la flotte Rafale a vu ses débuts en février 2011 sur la base aérienne de Mont-de-Marsan. Depuis, treize avions monoplaces ont été mis à niveau. Aujourd'hui, pour favoriser l’augmentation de la cadence et après une période de formation auprès des utilisateurs, le premier avion s'est posé à l'AIA de Clermont-Ferrand. Ce chantier d'une durée de quatre ans, concernera des Rafale monoplaces et biplaces.

 

Les modifications apporteront au Rafale des capacités améliorées dans les domaines des communications, de l’interopérabilité et des échanges de données avec les troupes au sol.

 

L’AIA de Clermont-Ferrand est l’un des sites du service industriel de l’aéronautique (SIAé) avec ceux de Bordeaux, de Cuers-Pierrefeu, d’Ambérieu, de Bretagne et de l’administration centrale  à Paris.

 

Les principales missions confiées à cet AIA sont menées au profit des forces armées françaises. Elles consistent à la maintenance des aéronefs (Mirage 2000, Mirage F1, AlphaJet, Transall, Puma, Gazelle), la maintenance des équipements et la réalisation de modifications et rénovations d’aéronefs et d’installations spéciales au profit des forces

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 11:30

MdCN dsc 0174-dga-mv-702

 

13 July 2012 naval-technology.com

 

The French Direction Générale de l'Armement (DGA) has successfully conducted the first full test-firing of the missile de croisière naval (MdCN), a naval cruise missile at the DGA's Essais de missiles test range, Ile du Levant (Var), France.

 

Launched from a frigate, the MdCN missile guided itself autonomously by making use of its infrared scene recognition to hit a target with precision.

 

During the test-firing, the missile also validated its terminal phase while achieving all objectives of the in-flight test.

 

The MdCN missile provides a range of several hundred kilometres and can be carried on overtly or covertly on combat vessels, such as frigates and submarines, stationed at a safe standoff distance for extended periods within international waters.

 

Based on the air-launched SCALP cruise missile, the French Navy's MdCN is being developed by MBDA primarily to carry out deep strikes within enemy territory and destroy strategic infrastructure targets.

“The French Navy’s MdCN is being developed by MBDA primarily to carry out deep strikes within enemy territory and destroy strategic infrastructure targets.”

 

The naval variant of the Storm Shadow/SCALP air-launched cruise missile system is available in two configurations; the first being a vertical launch from the FREMM frigates using the compact A70 vertical launcher, while the other is a submarine configuration, where the weapon can be launched through torpedo tubes.

 

The first in-flight test of the MdCN missile was conducted from a vertical launcher in May 2010, while the first submarine test was completed in June 2011.

 

The DGA had placed orders with MBDA for the supply of 200 MdCN naval missiles in 2006.

 

MdCN is scheduled for deployment onboard the French Navy's FREMM multi-mission frigates and its Barracuda nuclear-powered attack submarines by 2014 and 2017 respectively

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 18:55

drapeaux-de-l-otan-de-la-france-et-de-l-union-ue defense go

 

13.07.2012 Par Nathalie Guibert - Le Monde.fr

 

La stratégie française de défense et de sécurité nationale sera redéfinie d'ici décembre 2012 : à l'occasion de la traditionnelle réception du ministère de la défense pour la fête nationale, le président François Hollande a, vendredi 13 juillet, donné le coup d'envoi de cette réflexion, qui débouchera sur un nouveau Livre blanc.

 

Dans un discours prononcé devant plusieurs centaines de militaires qui doivent participer samedi au défilé sur les Champs-Elysées, il a indiqué qu'une commission du Livre blanc présidée par Jean-Marie Guéhenno, conseiller à la Cour des comptes, devra lui remettre un rapport à la "fin 2012" pour ouvrir "la voie à une loi de programmation militaire qui sera soumise au Parlement en 2013".

 

Parmi les enjeux de ce Livre blanc, M. Hollande a notamment cité "la cohérence entre les missions", le format et les équipements des armées, "la politique industrielle et de recherche", et le recrutement et la formation du personnel de la défense. Evoquant "les inquiétudes" qui peuvent être celles des militaires à l'approche d'une nouvelle réforme, le chef de l'Etat a assuré que les besoins de notre défense nationale seraient pris en compte.

 

RÉAJUSTEMENT

 

Le Livre blanc décrira le rôle qu'entend jouer la France dans le monde, les menaces qu'elle estime devoir affronter et les moyens d'y répondre. Le précédent exercice datait de 2008. En quelques années, la donne a changé et oblige à réajuster les ambitions du pays avec ses capacités militaires.

 

Ce constat est partagé dans les milieux de défense. D'abord, la crise économique a accéléré les mouvements du monde, en posant la question des responsabilités stratégiques des grands pays émergents. Les changements de la politique américaine – retrait des guerres d'Irak et d'Afghanistan, rééquilibrage vers l'Asie – obligent les Européens à repenser leur place. Les printemps arabes ont bouleversé le paysage pour longtemps. Enfin, l'Europe, touchée en son cœur par la crise de la dette, semble avoir renoncé à toute ambition collective en matière de défense, regardant l'Asie, pour la première fois, dépenser plus qu'elle dans ses budgets militaires.

 

BUDGETS À LA BAISSE

 

La crise pose un défi inédit à la défense. En 2008, la France prévoyait de lui consacrer 377 milliards d'euros d'ici 2020. On pensait, alors, que l'équilibre des comptes publics serait rétabli en 2012. C'est sur cette base qu'avait été bâtie la loi de programmation militaire 2009- 2014. Aujourd'hui, selon la Cour des comptes, la progression nulle des dépenses de l'Etat, si elle est reconduite par le gouvernement, aboutira à une perte de crédits de 15 milliards à 30 milliards d'euros d'ici 2020. "Ce choc est sans précédent", analyse-t-on dans l'entourage du ministre Jean-Yves Le Drian. La défense, a promis l'exécutif, subira le même effort que les autres services de l'Etat. Et le président s'est engagé pour maintenir l'effort à un niveau "crédible". Mais dans ce contexte, impossible de se contenter de toiletter la stratégie nationale, il faut repenser le système, estime-t-on au ministère. Car la défense a déjà subi de lourdes réformes depuis 2008.

 

"Il faut partir du haut, définir ce que le pays veut pour son armée. La France est un grand pays, qui n'a jamais été aussi nombreux et donc potentiellement riche, il faut consacrer à la défense les ressources nécessaires", plaide le général Bertrand Ract-Madoux, chef d'état- major de l'armée de terre. Avec moins de 100 000 hommes pour la première fois de son histoire - ce qui était, note-t-il, la limite fixée par les vainqueurs aux Allemands dans le traité de Versailles pour que Berlin ne représente plus un danger - l'armée de terre risque de ne plus être visible. "Nous avons rogné sur l'entretien des matériels, sur les stocks de munitions. Nous n'avons pas le niveau pour tenir dans la durée les engagements du Livre blanc de 2008. Il faut arriver à un constat de réalisme et réfléchir en terme de " soutenabilité " de notre modèle d'armées", ajoute le général Ract-Madoux.

 

RÉFLEXION EUROPÉENNE

 

La commission du Livre blanc, qui va compter une quarantaine de membres, donnera des scénarios au président. Les chefs d'état-major participeront à ce travail, tout comme les responsables des grandes directions du ministère de l'intérieur et celles des services de renseignement, les parlementaires, des personnalités qualifiées. Pour la première fois, la France va associer à l'exercice des représentants européens, un Allemand, un Britannique, et la directrice de l'Agence européenne de défense.

 

Parmi les grandes questions abordées, celle des théâtres d'opérations futurs des armées figurera en bonne place, à l'heure du retrait d'Afghanistan. Depuis l'accident nucléaire de Fukushima, au Japon, évènement pour lequel ce pays a mobilisé 100 000 soldats de ses forces d'autodéfense, la réflexion est relancée en France sur les capacités de mobiliser les forces pour le territoire national. A l'extérieur, la question de la présence française en Afrique est sur la table. La crise du Sahel et la montée de la menace d'Al Qaida au Maghreb islamique mobilise l'attention. Le Livre blanc de 2008 prévoyait deux implantations, une sur la façade atlantique (Dakar) l'autre sur la côté est de l'Afrique (Djibouti). Il n'a pas été suivi, puisque Paris dispose de six points d'appui au lieu de deux.

 

Un sujet, abordé par M. Hollande pendant la campagne, ne sera pas traité dans le cadre de ce travail du Livre blanc, mais dans une mission parallèle qui aboutira à l'automne. Il s'agit de l'évaluation du retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, sujet sur lequel s'est également penchée la Cour des comptes.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 18:41

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/00/02/3829821346.jpg

 

13.07.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

François Hollande était à l'hôtel de Brienne ce soir, pour la garden party du ministère de la Défense.  Dans une courte allocution, il a précisé que c'est le diplomate Jean-Marie Guéhenno, ancien chef du département des opérations de maintien de la paix de l'Onu et actuel adjoint de Kofi Annan, le médiateur onusien en Syrie, qui présidera la commission chargée d'élaborer le Livre blanc sur la défense et la sécurité.

 

Dans la commission figureront deux experts l'un allemand, l'autre britannique. Le rapport sera remis à la fin de l'année et "ouvrira la voie à une LMP qui sera soumise au parlement en 2013".

 

Pour lire le discours du président de la République, dans son intégralité, cliquer ici.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 16:12

 NH90-NFH source info-aviation

Un Caïman Marine (NH90) de la marine française

 

13/07/2012 MER et MARINE

 

Mis en service en décembre dernier, le Caïman Marine, version navale française du de l'hélicoptère européen NH90, monte progressivement en puissance. Alors que 6 machines sont actuellement opérationnelles, une 7ème sera livrée cet été par NHIndustries à la Marine nationale, ce qui représente un quart du parc final, devant comprendre 27 appareils. Depuis huit mois, le Caïman est utilisé au sein de la flottille 33F de Lanvéoc-Poulmic, réactivée à l'occasion de la mise en service du nouvel hélicoptère, pour des missions d'action de l'Etat en mer. Livré au standard 1 (step A chez les industriels) il sert, notamment, au sauvetage maritime et aux missions de transport, avec déjà de belles missions de secours à son actif.


Caïman Marine (© : MARINE NATIONALE)


Sauvetage de l'équipage du TK Bremen en décembre (© : MARINE NATIONALE)


Entrainement avec les commandos marine (© : MER ET MARINE- CAROLINE BRITZ)
La mise en service prochaine du standard 2 (step B) va lui conférer ses capacités de combat. Il sera, ainsi, à même de mener des opérations de lutte anti-sous-marine et de lutte antinavire (futur missile antinavire léger). « Le step B n'est pas encore en service. Ce sera fait au cours du second semestre », explique-t-on chez les industriels.
De la classe 11 tonnes, le Caïman Marine dispose de deux turbines RTM 322 de Rolls-Royce et Turboméca, ce qui lui confère une vitesse de croisière de 150 noeuds. Son autonomie en vol est de 3H30, avec une distance franchissable de 400 milles. Dans le cockpit, deux personnes, le pilote et le « taco » (coordinateur tactique), également assistant-pilote. A l'arrière, un « senso » (opérateur multi-senseurs/treuilliste), auquel s'ajoute, pour les missions de service public, un plongeur et une équipe médicale. En dehors de l'équipage, la capacité d'emport est de 14 passagers.


A bord du Caïman (© : MER ET MARINE- CAROLINE BRITZ)


Mise à l'eau du sonar FLASH (© : ALEXANDRE DUBATH - EUROCOPTER)

Pour la lutte ASM, qu'il mènera notamment depuis les nouvelles frégates du type FREMM, l'hélicoptère pourra mettre en oeuvre deux torpilles MU90, un sonar trempé FLASH et des bouées acoustiques, ainsi qu'un système d'analyse spectrale. Dans le domaine de la lutte antinavire, son radar panoramique à longue portée, optimisé pour la détection en milieu maritime, doit être associé dans les prochaines années au futur missile antinavire léger, qui doit faire l'objet d'un programme en coopération avec les Britanniques.
Alors qu'un 9ème Caïman doit être livré d'ici la fin de l'année à l'aéronautique navale, celle-ci devrait ensuite toucher deux appareils par an. La 33F, à Lanvéoc, aura 9 machines à terme, dont une qui devrait être détachée à Cherbourg pour les missions de sécurité maritime et de sauvetage en mer. Une seconde flottille de NH90, la 31F, devrait être réactivée cet automne à Hyères, près de Toulon, avec une dotation finale de 12 machines. Le solde, soit 6 appareils, sera constitué des hélicoptères en maintenance ou utilisés pour les missions de formation.


Le Caïman sur une frégate de la marine (© : MER ET MARINE- VINCENT GROIZELEAU)

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 15:40

Rafale M

 

13/07/2012 MER et MARINE

 

Alors que le premier Rafale doté d'un radar à antenne active est en cours d'assemblage et que le retrofit du second Rafale au standard F1 a débuté, l'aéronautique navale française va recevoir le M35, réalisé par Dassault Aviation. Second Rafale Marine livré par le constructeur depuis le début de l'année, ce nouvel appareil va permettre de compenser la perte accidentelle du M24, qui s'est abîmé en Méditerranée le 1er juillet. Mais le parc de Rafale M plafonne toujours à une vingtaine d'avions en ligne (21 avec le M35) du fait de la perte de quatre machines depuis 2009 (M18, M22, M24 et M25) et dans l'attente de la mise à niveau des 10 premières (M1 à M10), livrées au standard F1 et devant être portées au standard F3 d'ici 2017.


Le fuselage du M10 au SIAE de Clermont-Ferrand (© : SIAE)

Les deux premiers F1 en cours de modernisation

Ces travaux de modernisation, qui ont commencé fin 2011 sur le M10, ont débuté en mai sur le M9. Dans le cadre de ce retrofit, les ailes des avions sont enlevées par les marins à la base d'aéronautique navale de Landivisiau, le fuselage étant ensuite envoyé au Service Industriel de l'Aéronautique de Clermont-Ferrand, avant de rejoindre l'usine Dassault d'Argenteuil. De son côté, la voilure est remise à niveau par l'avionneur sur son site de Martignas-sur-Jalle (Gironde), la dérive étant envoyée à Biarritz. Une fois les travaux effectués sur les différents éléments, l'ensemble reviendra à l'usine Dassault de Mérignac, où les ex-F1 seront intégrés à la chaîne d'assemblage des avions neufs. Les deux premiers appareils doivent revenir en flottilles en juin 2014 pour le M10 et en octobre 2014 pour le M9. Dernier à être modernisé, le M1, qui contrairement aux 9 autres F1 vole toujours pour les besoins liés aux expérimentations, doit être livré à l'aéronautique navale en août 2017.


Le M32 à l'appontage sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Trois flottilles opérationnelles d'ici 2016

En tout, 60 Rafale M ont été commandés pour la Marine nationale afin de renouveler le groupe aérien embarqué du porte-avions Charles de Gaulle, dont les derniers Super Etendard Modernisés (SEM) doivent être retirés du service en 2015. Le Rafale M équipe depuis 1999 la flottille 12F, qui l'a d'abord mis en oeuvre au standard F1 (missions de défense aérienne et ravitaillement en vol uniquement) avant de disposer des premières capacités d'attaque au sol avec le standard F2 en 2008 puis désormais le standard F3, qui est en vigueur sur tous les avions en ligne. Grâce à ce nouveau standard, les appareils peuvent mettre en oeuvre l'ensemble des équipements et armes pour lesquels ils ont été conçus : missiles air-air Mica EM et IR, bombes guidées laser GBU, armement air-sol modulaire (AASM), missile nucléaire ASMPA, missile antinavire Exocet AM39, missile de croisière Scalp EG, pod de reconnaissance Reco NG, nacelle de désignation d'objectif Damocles... Auparavant dotée de SEM, la flottille 11F est en cours de transformation sur Rafale, la troisième flottille de chasse de l'aéronautique navale, la 17F, devant suivre le même chemin en 2015 pour une qualification opérationnelle prévue l'année suivante 2016.


Rafale doté d'un radar RBE2 lors d'une campagne d'expérimentation (© : THALES)

Premier avion de série doté du radar à antenne active

Pour le Rafale, les prochaines grandes évolutions concernent l'armement et les moyens de détection. L'avion de combat français va, ainsi, être doté d'un radar RBE2 à antenne active développé par Thales. Alors que les essais menés jusqu'ici sont présentés comme « extrêmement satisfaisants », Thales et Dassault sont passés à la production en série. Ainsi, un premier Rafale neuf doté de cet équipement est en cours d'assemblage sur la chaîne de Mérignac. Il s'agit du C137, un monoplace destiné à l'armée de l'Air, qui sortira d'usine cet automne. Ce Rafale est le premier avion de série à antenne active produit en Europe. Le RBE2 présente, par rapport à son prédécesseur, une portée augmentée permettant la pleine utilisation de nouveaux armements tels que le missile air-air à longue portée Meteor, tout en donnant la possibilité de détecter des cibles à la signature réduite. Le nouveau radar offre également une agilité des formes d'onde permettant d'obtenir des images à ouverture de synthèse (SAR) de grande résolution et d'augmenter la résistance du radar au brouillage. Enfin, une fiabilité accrue permet, selon les industriels, d'envisager 10 ans d'utilisation de l'antenne active sans intervention de maintenance.


Le missile Meteor (© : MBDA)

Le missile air-air Meteor attendu en 2018

L'autre grande nouveauté attendue sur le Rafale sera le missile de supériorité aérienne à longue portée Meteor. Issu d'une coopération lancée en 2003 par l'Allemagne, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et la Suède, ce programme est porté industriellement par MBDA UK. Long de 3.65 mètres, le Meteor est propulsé par statoréacteur. Sa vitesse devrait être supérieure à Mach 4 et sa portée sera d'une centaine de kilomètres, avec une zone d'interception assurée dans laquelle la cible ne pourra s'échapper. Pour les missions de combat aérien, les Rafale de la Marine nationale et de l'armée de l'Air pourront embarquer jusqu'à quatre munitions de ce type, en complément des Mica EM et IR. En janvier 2011, la Direction Générale de l'Armement a commandé 200 Meteor à MBDA, la livraison des premiers missiles étant attendue en 2018.


Rafale après un catapultage (© : DASSAULT AVIATION)

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 14:59

le-contre-amiral-christophe-prazuck-prend-la-tete-des-fusil.jpg

 

13.07.2012 Propos recueillis par Caroline Britz - Mer et Marine, juillet 2012

 

Le vice-amiral Christophe Prazuck vient de passer deux ans à la tête de la force des fusiliers-marins et commandos. Il dresse le bilan de ce commandement dans une des unités les plus exigeantes de la Marine nationale.
__________________________________________________


MER ET MARINE : Vous êtes arrivés il y a deux ans au sein d'une force, un peu à part dans la Marine, dont vous n'êtes pas issu, comment vit-t-on un commandement de ce type ?

VA CHRISTOPHE PRAZUCK : C'est passionnant. C'est aussi une lourde responsabilité, celle de garantir que les hommes de la force, fusiliers-marins et commandos, soient bien entraînés, bien équipés et bien commandés... pas pour défiler, pas pour des actions anodines mais pour mener des opérations dangereuses ou les risques sont avérés. Lorsqu'il n'y a pas de risque on ne fait pas intervenir les commandos marine. Malheureusement, au cours de ces années, deux camarades sont tombés au combat en Afghanistan, le maître Benjamin Bourdet et le maître Jonathan Lefort. C'est ce qui m'a le plus marqué.
Les hommes qui s'engagent ici savent qu'ils viennent pour faire des choses difficiles. Pas pour la stabilité de l'emploi, pas pour un travail aisé. Ils viennent parce que c'est le plus dur. Cela exige et révèle évidemment des caractères forts, qui cherchent constamment le dépassement. Et ce qui est assez paradoxal, c'est qu'une fois qu'on a constaté leur volonté individuelle hors du commun, qu'ils l'ont démontrée, on leur apprend l'esprit d'équipe. On leur inculque qu'ils ne peuvent réussir qu'avec leurs camarades, leurs pairs, l'esprit d'équipage, finalement, au service des missions.

C'est également un des rares corps de la Marine, à côté des pilotes de chasse de l'aéronavale, qui est confronté à la notion de combat individuel, et parfois à la léthalité de son action ?

Ici les marins sont préparés à la situation dans laquelle ils exposent leur vie pour réussir la mission. Ou à la situation tout aussi difficile de prendre la vie d'un adversaire. C'est une approche très différente du combat naval auquel s'entraîne la Marine des grandes unités de surface ou les sous-marins. L'armement y est collectif. Et finalement, l'action d'engager une arme sera de la responsabilité du commandant, servi par tout un équipage. Pour les fusiliers marins les choses s'articulent différemment. Chacun a cette responsabilité de tuer et ce risque d'être tué. C'est une charge pesante. J'ai souvent été frappé par la gravité des hommes de retour de mission. Elle met plusieurs semaines, parfois plusieurs mois à s'estomper.

L'Afghanistan, la lutte contre le narco-trafic, la piraterie, les opérations relevant du Centre des opérations spéciales... les commandos marine sont sur tous les fronts et pourtant, ils ne sont que 400. Est-il nécessaire d'augmenter leur nombre ?

Actuellement, la force est bien taillée pour les missions qui lui sont confiées. Par ailleurs, ça ne sert à rien d'élargir les vannes du recrutement si c'est au prix de la qualité des fusiliers ou des commandos. Le coeur du savoir-faire ce sont les opérations navales et les opérations spéciales. Chaque fois qu'on travaille avec d'autres forces on s'enrichit et on progresse. Naturellement avec les autres composantes de la marine. Mais également en interarmées et en international. Il est indispensable pour notre force de se frotter en permanence aux autres : la devise des forces spéciales, c'est « faire autrement ». Ca suppose de l'imagination, de l'initiative, de l'innovation, de l'ouverture d'esprit, donc de se frotter aux autres, de se comparer à eux, d'apprendre d'eux et donc de leur donner en échange. Enfin, l'expérience du combat est importante en mer comme à terre. Elle peut être terrible. Elle apporte toujours de la maturité aux jeunes officiers et officiers mariniers. Elle est nécessaire pour des unités de combat tels que les commandos marine.

Comment voyez-vous la place de la force des fusiliers-marins et commandos sur l'échiquier des opérations militaires et navales du futur ?

Jamais les fusiliers marins et les commandos n'ont été plus employés qu'aujourd'hui. Et je ne vois rien dans l'évolution des menaces, dans la maritimisation croissante du monde, rien qui annonce une évolution de cet engagement. A l'époque de la guerre froide, la sécurité des lignes de communication maritime reposait sur des escadres de grands bâtiments et des flottes de sous-marins. Face aux menaces asymétriques, le combattant individuel fusilier marin entre désormais dans la palette des moyens indispensables qui vont du porte-avions à l'équipe de protection embarquée sur un pétrolier civil en océan Indien.

Durant votre commandement, ici, vous avez lancé plusieurs chantiers internes, notamment le développement du soutien aux familles, une nécessité ?

Mon prédécesseur, l'amiral Gillier, avait lancé le mouvement que j'ai poursuivi. Un vieux proverbe désuet de la Marine dit que « la femme ne fait pas partie du sac ». Ce genre de discours ne peut plus tenir actuellement, à cause des moyens de télécommunications, à cause de la sociologie de nos marins, à cause de la manière dont les femmes conduisent leurs carrières professionnelles ... Quand les opérations sont très dures, parfois longues, angoissantes pour ceux qui restent, il m'a semblé important et juste que nous apportions tout ce que nous pouvions aux familles, qu'elles ne soient pas éloignées, qu'elles sachent que nous étions là. Une jeune femme, officier marinier, a pris cette mission en charge. Elle travaille en liaison avec les psychologues militaires, les médecins, les assistances sociales, les responsables administratifs. Elle a su trouver le ton juste pour conseiller les familles et régler les éventuels problèmes. C'est quelque chose de très important le ton, autant sinon plus que la technique.

Vous avez également mené plusieurs actions de communication autour de la force pour mieux la faire connaître...

Cela m'a paru d'autant plus nécessaire que la plupart de nos opérations doivent rester discrètes, c'est juste une question de sécurité. Pourtant, nos voisins les plus immédiats doivent savoir qui nous sommes. Il y a tellement d'images déformées autour des fusiliers marins et commandos qui circulent, qu'il est parfois utile de montrer la réalité de ces hommes. Que nos concitoyens comprennent que ces hommes qui les défendent sont comme eux. Que ce n'est pas parce qu'ils font des choses très difficiles, qu'ils exposent leur vie, qu'ils ne partagent pas les même valeurs.
Et puis, il faut nous faire connaître pour donner envie aux jeunes de rejoindre la force. La sélection est tellement exigeante que pour obtenir un mince filet d'élus au bout, il faut qu'il y ait beaucoup d'appelés.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 13:20

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/preparation-defile-du-14-juillet-2012/20120711-defile-14-juillet-2012-23.jpg

 

13.07.2012 par G. Belan (FOB)

 

C’est sous un ciel bas et sombre que se seront entrainées les armées au défilé du 14 juillet. Des conditions somme toute assez réalistes, puisque le temps à Paris pour ce 14 juillet ne s’annonce pas meilleur. Depuis une semaine, 66 avions, 32 hélicoptères, près de 5000 hommes et 450 véhicules s’entrainent donc à marcher au pas et en musique pour ne pas rater ce grand rendez-vous annuel avec la Nation. Reportage en images sur la base aérienne de Bretigny, où les troupes motorisées se sont installées pour s’y préparer au mieux. La galerie est ici.

 

Le thème cette année se veut rassembleur : « Les armées au service de la Nation et de la paix dans le monde : hier, aujourd’hui, et demain. » Un thème donc extrêmement vaste et consensuel, qu’il n’en signifie plus grand chose…

 

L’ensemble des plateformes en service dans les armées est mis à contribution, du VAB au VBCI, en passant par les VBL ou PVP. Le char Leclerc, fer de lance de la dissuasion terrestre, sera de la partie. Le génie fait bonne figure, avec des matériels engagés en Afghanistan (Souvim, Buffalo, Aravis) ainsi qu’avec le dernier et imposant SPRAT, le nouveau poseur de pont.

 

Pour les détails du défilé, rendez-vous sur le site internet du Gouverneur militaire de Paris, ici.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 12:35

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

 

13.07.2012 lci.tf1.fr (Reuters)

 

La France doit faire un effort pour développer la technologie des drones, des avions militaires sans pilote de plus en plus utilisés dans les conflits modernes, a déclaré vendredi le ministre de la Défense. "La question des drones est une vraie question parce qu'elle impacte technologiquement notre pays", a dit Jean-Yves Le Drian sur Europe 1.

 

"Est-on capable d'en faire, et de qualité ? Ma réponse est oui, il faut s'y mettre. On a un gros retard sur ce type de capacité et elle est extrêmement utile dans le type de conflit que l'on voit apparaître aujourd'hui. Oui, nous ferons un effort", a-t-il ajouté.

 

La fabrication des drones est particulièrement adaptée à une coopération européenne, un axe de plus en plus suivi par la France en matière de défense en ces temps de contraintes budgétaires. Jean-Yves Le Drian se rendra à Londres le 24 juillet afin d'évoquer précisément avec les autorités britanniques la coopération sur les drones.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 11:40

SNA-Casabianca--S-603--photo-Var-Matin.jpg

photo Var-Matin

 

13 juillet 2012 varmatin.com

 

À l’occasion de travaux préventifs, la société DCNS chargée de l’entretien des sous-marins nucléaires d’attaque de la Marine nous a permis de découvrir les entrailles du Casabianca

 

Étrange baleine noire échouée dans l'un des bassins du groupe DCNS* dans l'arsenal de Toulon et délestée de sa carcasse. Bardé d'échafaudages, le sous-marin rappelle Les Voyages de Gulliver avec tous ces hommes qui s'agitent autour de lui, et qui semblent microscopiques au vu de l'énormité de la bête.

 

La sirène hurle. « Attention ! Dégagez les abords ! » Une passerelle métallique relie le quai au sous-marin. L'entrée se fait par les écoutilles de pont via une échelle. Bienvenue à bord de la promiscuité.

 

Ici, où l'espace est un luxe, chaque mètre carré est optimisé. Claustrophobes et très grands gabarits, mieux vaut s'abstenir. Les échelles et couloirs sont étroits. Les tuyaux et gaines très nombreux et menacent le visiteur de passage, non averti.

 

Une bouffée d'air frais de quelques semaines

 

Actuellement en cale sèche pour entretien léger (« IE » dans le jargon militaire), le Casabianca s'offre une bouffée d'air frais avant de devoir replonger dans quelques mois jusqu'à 300 mètres de fond.

 

Profitant de cette escale forcée, DCNS, l'entreprise chargée, entre autres, de l'entretien des sous-marins nucléaires d'attaque et autres bâtiments de la Marine dont le Charles-de-Gaulle, nous permet la visite de ce gros « cétacé » pris au piège dans l'un de ses bassins de l'arsenal.

 

Seule recommandation : ne pas photographier l'hélice et le périscope. Secret défense oblige.

 

Pour le reste, nous nous offrons un petit tour du propriétaire. Chambrées, salles des repas et des réunions d'officiers, cuisine, salle des machines... Clou de la visite : le poste de commandement avec ses multiples écrans et le fauteuil du marin préposé au fameux périscope. On se croirait dans Octobre Rouge. Ailleurs, la salle des « berceaux » à torpilles avec ses quatre tubes à lancement est aussi impressionnante. Le sous-marin nucléaire d'attaque (SNA)** répond à la règle des trois « 7 » : 70 mètres de long, 7 mètres de large et 70 hommes d'équipage. Quant à la couleur vert d'eau affichée partout dans les couloirs, un marin nous apprend qu'« elle repose les yeux ».

 

Le moral, assurément, est primordial pour ces marins embarqués en mission quatre mois durant. Pince-sans-rire, le commandant nous résume ce qui constitue pour lui la vie à bord : « Travail, discipline et moral.» Et pour se faire, la nourriture est essentielle. Pour le reste : « On est tous au sein d'une petite et même maison où tout le monde se connaît », confie-t-il. Il faut aimer la vie en communauté !

 

Et si le sous-marin, qui produit lui-même son eau, son électricité, son oxygène, élimine les polluants comme le CO2, peut rester jusqu'à trois mois sous l'eau, ce sont les vivres, venant à manquer, qui l'oblige à faire escale environ tous les mois. « On part avec 45 à 65 jours de vivres », explique le commandant du Casabianca.

 

La chaufferie, le cœur du réacteur

 

Passée de nombreux sas d'accès, la visite nous conduit près de la « chaufferie », le cœur du réacteur nucléaire, le « moteur de propulsion ». « Les tuyaux d'admission vapeur alimentent les turbines. L'alternateur de propulsion en double permet à chacun de fonctionner individuellement », indique notre guide, Jean-Luc Hamon, directeur des programmes chez DCNS. Dans cinq semaines environ, la bête en sommeil reprendra la mer. « Trois grosses semaines pour l'entraînement du bateau, une semaine de reprise de travaux et une mission de trois bons mois avant de repasser le navire à un autre équipage », indique le commandant.

 

En sortant des entrailles du sous-marin noir, l'odeur fraîche et iodée de la mer nous appelle. Dans l'autre bassin mitoyen gît, en morceaux, la carcasse de la bête. Un dernier regard vers cette spectaculaire masse noire dans laquelle vivront bientôt soixante-dix marins confinés. Avec respect car il faut bien des volontaires pour vouloir vivre près d'un réacteur nucléaire à trois cents mètres par le fond.

 

*Le groupe DCNS à Toulon (soit 2 000 personnes) est chargé du maintien en condition opérationnelle des navires (sous-marins nucléaires d'attaque, bâtiments de surface) et porte-avions (Charles-de-Gaulle), de la fourniture et des réparations des pièces de rechange et de l'exploitation et de la maintenance des infrastructures de la base navale (réseaux électriques, bassins, grues).

**Les SNA ont droit à un contrôle complet tous les ans, ainsi que des contrôles préventifs tous les quatre mois pendant cinq semaines. Ils font encore l'objet de travaux de sécurité plongée tous les 3 ans et demi pour une durée de six mois. Le plus ancien SNA, le Rubis, a déjà dépassé les trente ans de service.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 11:35

Mindef

 

13.07.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

"On prépare une phase qui va durer six mois, que le Président de la République va annoncer ce soir, qui s'appelle un Livre blanc", a déclaré, ce matin, Jean-Yves Le Drian sur Europe 1. Le chef de l'Etat, chef des armées, doit intervenir ce vendredi à partir de 18h30, lors de la traditionnelle  réception dans le cadre du 14-juillet au ministère de la Défense. En fait d'annonce, des précisions... A moins que le Président ne sorte un lapin de son képi.

 

 "C'est une période de réflexion collective, à laquelle sont associés beaucoup d'acteurs et à laquelle je souhaite que l'ensemble des Français puissent prendre part (...) pour dire quelles sont nos priorités", a  aussi déclaré le ministre de la Défense, sans préciser comment "l'ensemble des Français" pourrait être associés à cette réflexion qui mériterait de prendre en compte certains risques "intérieurs" (quelle contribution des armées au maintien de l'ordre, par exemple) et de définir aussi quelle sera la politique en matière d'assistance aux armées étrangères (assistance qui s'externalise discrètement).

 

Après ces six mois de réflexion, une nouvelle LPM fixera "pour les six ans qui viennent quelles sont, financièrement et techniquement, nos capacités pour répondre aux risques et aux missions que l'on donne à nos forces". Et Jean-Yves Le Drian de réaffirmer que "chacun doit faire un effort" pour le redressement des comptes publics, "la défense comme les autres, mais pas plus que les autres. Donc, on n'aura pas une défense sacrifiée pour l'avenir".

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 18:09

Assemblée nationale française.svg

 

12.07.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

La commission des lois, présidé par Jean-Jacques Urvoas, a décidé la création d’une mission d’évaluation du cadre juridique applicable aux services de renseignement. Cette mission, où seront représentés tous les groupes parlementaires, se mettra en place d’ici le 25 juillet et débutera ses travaux dès le mois de septembre. Elle aura pour objet de déterminer le cadre juridique le plus adapté pour permettre aux services de renseignement français de travailler dans les meilleures conditions.

 

Il s'agit selon Jean-Jacques Urvoas d'aller au-delà du simple suivi actuel "sans mettre notre nez dans les actions des services". Mais, a poursuivi l'élu finistérien lors d'un rapide échange téléphonique, "nous sommes une démocratie encore balbutiante quand il s'agit des rapports entre les services et l'Etat de droit". Il s'agit donc que la nouvelle mission d'évaluation engage "une réflexion sur la cadre légal des actions des services pour les prémunir de toute mauvaise surprise".

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 16:18

Andrasta-sous-marin-cotier-de-DCNS.jpg

 

L'Andrasta a évolué depuis sa présentation il y a deux ans

crédits : DCNS

 

12/07/2012 MER et MARINE

 

Présenté pour la première fois en 2010, l'Andrasta, un petit sous-marin spécialement conçu par DCNS pour l'action littorale, a subi plusieurs modifications par rapport à son design initial. Tenant compte des retours de clients potentiels et de nouvelles évolutions techniques, le groupe français a apporté diverses améliorations au bâtiment. Allongé d'environ 1.5 mètre pour atteindre une longueur de près de 52 mètres, le « nouvel Andrasta », dont le déplacement en surface est d'environ 930 tonnes, présente une nouvelle architecture au niveau de la propulsion. L'unique moteur diesel d'origine (équivalent à celui du Scorpène de 1250 kW), auquel était associé un groupe de secours (pour alimenter les auxiliaires et assurer une navigation en surface) a été remplacé par deux moteurs diesels d'une puissance unitaire d'environ 500 kW. Cette disposition permet d'améliorer la redondance et la disponibilité de l'appareil propulsif. Son moteur de propulsion lui assure une vitesse maximale de l'ordre d'une quinzaine de noeuds en plongée.


Ecorchée de l'Andrasta dans sa version initiale (© : DCNS)

L'autonomie passe à 3 semaines et 4000 milles

Une autre amélioration significative porte sur l'autonomie. Les ingénieurs de DCNS ont, ainsi, augmenté les quantités de vivres et de gasoil pouvant être embarquées, permettant de porter la distance franchissable de 3000 à 4000 milles (à la vitesse de 4 noeuds) et la durée de patrouille à trois semaines au lieu de deux auparavant. L'équipage compte, quant à lui, 21 marins, contre 19 sur la première version. Et l'Andrasta peut toujours, en plus, accueillir 6 commandos pour les opérations spéciales. A ce titre, le bâtiment a la possibilité d'embarquer sur chaque côté des modules abritant des engins destinés aux commandos. Cette capacité fait partie des options pouvant être proposées aux marines grâce à une réserve de masse de l'ordre de 10 tonnes autorisant les évolutions du sous-marin en cours de vie ou l'ajout d'équipements. En dehors des engins pour commandos, ces options peuvent concerner par exemple une capacité de défense anti-aéronefs.


Nouveau design de l'Andrasta (© : DCNS)

Design optimisé

L'Andrasta compte toujours un sonar cylindrique principal situé à l'avant mais cette antenne d'étrave, comme sur les sous-marins du type Scorpène, a été déplacée en position basse, sous les tubes lance-torpilles. Ces derniers, au nombre de six, ne sont plus pénétrants. Ils sont désormais intégrés à la charpente, à l'extérieur de la coque épaisse. Cette solution simplifie les contraintes architecturales. Les six tubes amovibles sont chargés en atelier de torpilles ou de missile, puis embarqués à bord sans avoir à mettre le bateau à sec.
Le design a également légèrement évolué, avec des lignes de coque plus arrondies et fluides, ainsi que des profils de barres redessinés, ce qui engendre des gains en termes d'hydrodynamique. A l'arrière, les quatre barres de plongée sont toujours en forme de croix de Saint-André, avec en plus deux petits ailerons horizontaux permettant d'assurer la stabilité du bâtiment dans le plan vertical. La passerelle vitrée aménagée à l'origine dans le kiosque pour les navigations en surface a, pour sa part, disparu.


La version d'origine avait une passerelle vitrée (© : DCNS)

Les premières commandes pour bientôt ?

Grâce à l'ensemble des améliorations techniques ainsi apportées, DCNS s'attend à ce que l'Andrasta, qui sera présenté dans sa nouvelle version en octobre au salon Euronaval, rencontrera bientôt ses premiers contrats à l'export. Simple, robuste et peu coûteux en entretien comme en acquisition, l'Andrasta suscite de l'intérêt dans plusieurs régions du monde, notamment en Europe du Nord, Amérique latine, en Asie et au Moyen-Orient. Malgré le fait que son allonge ait été améliorée, ce bâtiment reste conçu avant tout pour les opérations littorales, où sa petite taille et sa grande manoeuvrabilité sont des atouts indéniables. Il est donc complémentaire du Scorpène, qui est lui parfaitement adapté aux missions océaniques et dispose, à cet effet, d'une endurance et d'une capacité d'emport d'armes supérieures.


Sous-marin du type Scorpène (© : DCNS)

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 13:32

Mindef

 

12/07/2012 Michel Cabirol - latribune.fr

 

La cour des comptes évalue entre 4,1 et 6,4 milliards d'euros les ressources budgétaires manquantes pour le budget de la Défense à fin 2013. Et entre 15 et 20 milliards à fin 2020. Fin 2011, elle avait déjà identifié un écart de 1,9 milliard sur la période 2009-2011 par rapport à la trajectoire de la loi de programmation militaire.

 

Sombres perspectives pour le budget du ministère de la Défense. La Cour des comptes évalue dans un bilan à mi-parcours de la Loi de programmation militaire (LPM) un manque à gagner pour les militaires en termes de crédits budgétaires évalué entre 4,1 et 6,4 milliards d'euros à fin 2013 en raison des nouvelles contraintes budgétaires liées à l'aggravation de la situation des finances publiques. Et entre 15 et 30 milliards à fin 2020. Un exercice très compliqué pour les militaires, les industriels et qui aura un impact sur l'influence de la France dans le monde. Car pendant ce temps, les dépenses militaires ont augmenté de moitié depuis 2001, rappelle la Cour des comptes. Les écarts entre "les efforts de défense dans le monde peuvent entraîner des ruptures technologiques et une évolution des rapports de puissance entre les Etats. la France ne peut donc pas rester indifférente à ces enjeux", assure le premier premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud.

 

1,9 milliard d'euros de ressources manquantes fin 2011

 

Comment la Cour des comptes en est arrivé à ces chiffres très (trop) alarmistes ? Les Sages de la rue Cambon ont d'ores et déjà identifié un écart de 1,89 milliard d'euro sur la période 2009-2011 par rapport à la trajectoire de la LPM. "L'utilisation de report de crédits (1,1 milliard d'euros) ainsi que l'ouverture de crédits complémentaires en loi de finances (289 millions) n'ont pas permis de résorber l'écart qui se creusait entre les dépenses prévues et les dépenses exécutée", précise le premier président de la Cour des comptes. Au final, il a été constaté une dérive de 2 % à fin 2011 par rapport au total des dépenses, qui auraient dû être engagées sur les trois années d'exécution budgétaire. Ce qui n'est pas si mal. D'autant plus que "cet écart tient à l'absence des recettes exceptionnelles ainsi qu'à d'autres hypothèses trop optimistes", regrette Didier Migaud. Alors que le ministère de la Défense tablait sur 3,5 milliards d'euros de recettes exceptionnelles, provenant de la vente de bandes de fréquence et de biens immobiliers, seul 1 milliard d'euros est venu abonder le budget de l'Hôtel de Brienne. Ce qui fait dire à Didier Migaud que "ce constat illustre le risque qui s'attache à construire une trajectoire budgétaire à partir d'hypothèse de recettes exceptionnelles, dont la réalisation ne dépend pas du ministère de la Défense". Et d'enfoncer le clou : "un tel choix a fait peser un risque sur l'exécution de la loi de programmation militaire dès sa conception".

 

Une bonne nouvelle mais à relativiser... Après plusieurs années de retard, la cession des bandes de fréquence des systèmes Rubis (450 millions) et Felin (600 millions), qui devait rapporter initialement 1,05 milliard d'euros au ministère de la Défense, s'est finalement conclu sur des montants bien plus importants : 936 millions pour les bandes de fréquence de Rubis et 1,42 milliard pour celles de Felin. Soit au total 2,356 milliards. Reste à savoir si le ministère de la Défense, qui n'a pu utiliser qu'une partie de cette manne (89 millions en 2011 et 630 millions en 2012), pourra in fine compter sur le reste de ces recettes exceptionnelles. Il a eu l'autorisation d'en consommer 1,1 milliard dès 2012, dont près de 500 millions restent à utiliser. Le succès de la vente des bandes de fréquence compense l'échec du projet Nectar qui consistait à céder l'usufruit des satellites Syracuse à des opérateurs privés pour un montant de 400 millions. Et surtout le manque à gagner des cessions immobilières qui devaient rapporter 2 milliards entre 2009 et 2012. Le montant qui a pu être être utilisé au profit de la défense s'est limité à 894 millions d'euros. Soit un écart de 1,15 par rapport aux prévisions.

 

Rafale : un surcoût de 700 millions d'euros sur les budgets entre 2012-2014 ?

 

L'absence de recettes exceptionnelles n'explique pas du tout. La Cour des comptes pointe également l'hypothèse "trop optimiste" d'une exportation rapide du Rafale de Dassault Aviation. Ce qui a conduit l'Etat, en application de ses engagements vis-à-vis du constructeur, à acquérir cinq avions de combat de plus que prévu entre 2009 et 2011. Soit un surcoût de l'ordre de 350 millions d'euros. Un surcoût pour le budget qui n'a pas été envisagé au moment de la construction de la LPM. "Onze appareils supplémentaires pourraient être commandés pour la même raison entre 2012 et 2014, pour un coût dépassant 700 millions d'euros", avertit Didier Migaud.

 

D'autres dépenses ont pesé sur le budget triennal 2009-2011. Ainsi, la participation de la France aux structures de commandement intégré de l'Otan ainsi que l'ouverture de la base d'Abu Dhabi n'ont pas été prises en compte lors de l'élaboration de la LPM. "Des dépenses pourtant prévisibles", souligne le premier président de la Cour des comptes. Sans compter la dérive de la masse salariale du ministère de 1 milliard d'euros alors que les suppressions de 23.000 emplois devaient faire économiser 1,1 milliard d'euros (voir "latribune.fr" de mercredi). Enfin, le surcoût des opérations extérieures a également exercé des tensions sur le budget de la défense. En dépit de crédits inscrits dans la loi de finances (510 millions en 2009, 570 millions en 2010 et 630 millions en 2011), ils demeurent "insuffisants pour couvrir un volume d'opérations extérieures récurrentes et prévisibles de l'ordre de 850 millions d'euros" (871 millions en 2009, 860 millions en 2010 et 1,2 milliard, dont 370 millions pour l'intervention en Libye), estime le rapport.

 

Un trou estimé entre 4,1 et 6,4 milliards à fin 2013

 

La cour des comptes prévoit un écart "d'au moins 4,10 milliards à fin 2013 sur la base des seuls arbitrages rendus avant mi-2012". Notamment celle de stabiliser en volume les dépenses de la mission Défense alors que la LPM prévoyait une croissance de 1 % en volume en 2012 et 2013. Conséquences, la défense perd mécaniquement 2,11 milliards en 2012 et 2,06 milliards en 2013. Un impact limité avec les recettes exceptionnelles (2,24 milliards). Mais "si les recettes de cession des fréquences devaient ne pas être attribuées à la défense, l'écart se creuserait davantage et atteindrait 6,4 milliards d'euros", explique Didier Migaud.

 

D'une façon plus globale, le maintien d'une trajectoire de stabilisation budgétaire en euros constants crée un écart de l'ordre de 15 milliards à l'horizon 2020 par rapport aux ambitions du Livre blanc. "S'il était décidé de renforcer la contrainte budgétaire, une stabilisation en valeur conduirait à une réduction de 30 milliards d'euros de l'effort cumulé d'ici à 2020 par rapport à ces mêmes ambitions", affirme le premier président de la Cour des comptes. Tout cela pourra être effacé d'un simple trait de plume avec, dans un premier temps, la rédaction d'un nouveau Livre blanc, qui déterminera de nouvelles priorités et objectifs capacitaires, puis dans un second temps, avec la rédaction d'une Loi de programmation militaire.

 

Pas si simple car les marges de manoeuvre pour les prochaines années sont limitées en raison de nombreux engagements fermes qui ont été signés. Ce qui "rigidifient considérablement la dépense", rappelle Didier Migaud. Car en contrepartie des réductions de volumes de matériels et des reports de calendrier de livraison, la précédente équipe du ministère a passé des commandes fermes sur la plupart des grands équipements. Ainsi, à la fin de 2011, les crédits de paiement nécessaires pour couvrir les engagements passés s'élèvent à 45,2 milliards d'euros, dont 13,4 milliards en 2012 et 8,2 milliards en 2013.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 12:46

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12/07/2012 Actu Marine

 

Le 9 juillet 2012, la Direction générale de l’armement (DGA) a réalisé avec succès le premier tir complet d’un missile de croisière naval (MdCN).

 

Effectué sur le site de Biscarrosse (Landes), cet essai représentatif d’un tir à partir d’une frégate a atteint tous ses objectifs, notamment la validation de la phase terminale avec guidage autonome par reconnaissance de scène infrarouge. Ce mode de guidage permet au missile de frapper sa cible avec une très grande précision.

 

Le MdCN équipera à partir de 2014 les frégates européennes multi-missions (FREMM) et les sous-marins Barracuda, à l’horizon 2017. Il est destiné à frapper des objectifs situés dans la profondeur du territoire adverse, particulièrement des infrastructures de haute valeur stratégique.

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