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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:55
photo FAA - Ministère de la Défense

photo FAA - Ministère de la Défense

 

29/10/2015 Par Michel Cabirol  - LaTribune.fr

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian est de plus en plus agacé par la gestion d’Airbus Group sur le programme de l’avion de transport de troupes européen, l’A400M.

 

Entre Airbus Group et le ministre de la Défense, les débats sont actuellement musclés sur l'A400M. Jean-Yves Le Drian n'a pas caché son irritation vis-à-vis du constructeur de l'avion de transport militaire européen au moment où les armées sont engagées sur plusieurs théâtres d'opérations exigeants. "J'entretiens avec l'industriel des relations quelque peu toniques...", a-t-il expliqué le 21 octobre à l'Assemblée nationale en réponse à deux députés qui l'interrogeaient sur les dernières difficultés de l'A400M. Car, selon lui, "la situation n'est pas satisfaisante" sur ce programme.

Qu'est-ce que reproche le ministre à Airbus ? De ne pas répondre à l'une de ses demandes qu'il estime légitime. "Aujourd'hui, a-t-il précisé, je n'ai pas de réponse à la nouvelle demande que j'ai formulée : nous souhaiterions disposer, à la fin de l'année 2016, de onze A400M, dont six dotés de capacités tactiques - autoprotection, largage, atterrissage sur terrain sommaire... J'espère que ce sera possible".

Pourtant cette demande a été formulée "avec rudesse dans le courant de l'été" par le ministre, a expliqué le 7 octobre le délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon. Jean-Yves Le Drian a même rencontré le président d'Airbus, Tom Enders. Mais au 21 octobre, Airbus n'avait pas, semble-t-il, répondu à Jean-Yves Le Drian. Bonne ambiance entre le ministère et Airbus...

 

Des livraisons qui se font attendre

Deux A400M doivent être livrés en 2015 et trois autres à la fin de l'année 2016 à l'armée de l'air. Les capacités de projection-mobilité et de soutien des armées seront maintenues grâce à la livraison de trois avions A400M notamment. "Mais, a rappelé le ministre, nous avons mis du temps à recevoir les livraisons 2015". Et de rappeler qu'il "y a des manques sur le largage, l'autodéfense ou encore le ravitaillement en vol des hélicoptères. Ces problèmes doivent être corrigés par Airbus, mais les démarches que j'ai pu entreprendre n'ont pas, à ce jour, trouvé de réponse satisfaisante. J'espère que les livraisons seront faites en temps et en heure".

C'est d'ailleurs pour cela que le ministre a lancé une étude en vue d'acquérir quatre C-130 supplémentaires afin de pallier les retards des capacités tactiques de l'A400M. Deux pourront ravitailler des hélicoptères. Je ne sais pas encore s'il s'agira d'avions neufs ou d'avions d'occasion rétrofités.

Des difficultés qu'avait déjà suggérées Laurent Collet-Billon. "Concernant l'A400M, se pose la question de la capacité de livraison d'Airbus et celle du standard des avions". Le ministre tient à disposer fin 2016 "de six avions au standard 1.5 disposant des capacités opérationnelles bien supérieures aux seules capacités de transport logistique". Pour recevoir ces appareils en temps et en heure, Laurent Collet-Billon a demandé "à Airbus de faire des efforts dans ses rythmes de développement, notamment sur les questions de parachutage, les derniers essais n'ayant pas été totalement satisfaisants, de logiciels de soute, pour extraire les charges de fort tonnage, et de mise au point du dispositif d'autoprotection. Le ravitaillement des hélicoptères sera traité dans un second temps".

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 12:35
Défense : Airbus compte-t-il pour du beurre au Japon ?

Airbus Helicopters a refusé de participer au Japon à un appel d'offres avec le NH90 dans sa version navale - photo Airbus HC

 

16/09/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les groupes américains sont il avantagés par rapport au géant européen au Japon? Après l'invraisemblable échec en juillet dans un appel d'offres portant sur des hélicopères, Airbus Group a successivement dû jeter l'éponge au Japon en ne participant pas à deux appels d'offres lancés par le ministère de la Défense japonais.


 

Le groupe Airbus vient de prendre trois grosses claques au Japon en très peu de temps dans la défense, et plus particulièrement dans des domaines où le géant européen a pourtant du succès : Airbus Helicopters deux fois et Airbus Defence and Space (avions ravitailleurs). Des déboires d'autant plus surprenants qu'ils interviennent au moment où l'Europe et le Japon vont prochainement conclure d'ici à la fin de l'année un ambitieux accord de libre-échange. Tokyo joue-t-il vraiment le jeu?

La filiale hélicoptères du groupe européen a d'abord perdu en juillet un contrat imperdable à sa très grande surprise. D'où le communiqué dépité fin août du constructeur de Marignane qui "confirme son extrême surprise à la suite de l'annonce faite par le ministère japonais de la Défense le 17 juillet".  Et pourtant Airbus Helicopters proposait à Tokyo de codévelopper et de cofabriquer le programme X9, un hélicoptère de 4 à 5 tonnes. Mais le ministère de la Défense japonais s'est tourné vers "une plate-forme existante et ancienne", le Bell 412. Les Etats-Unis ont-ils forcé la main aux Japonais pour ne pas perdre ce contrat au moment où les tensions en mer de Chine sont extrêmes?

 

Airbus Helicopters jette l'éponge

Puis mardi, Airbus Helicopters a annoncé avoir jeté l'éponge au Japon dans le cadre d'un appel d'offre de Tokyo qui souhaite s'équiper d'un hélicoptère naval destiné à la Force maritime d'auto-défense. Le constructeur franco-allemand, qui voulait vraisemblablement proposer le NH90 dans sa version navale (NFH), a estimé que la demande du ministère de la Défense japonais, qui privilégie "l'importance du contenu local par rapport à la performance opérationnelle réelle", ne lui permettait pas d'avoir des chances de succès.

"Il est presque impossible pour Airbus Helicopters de prendre part à cette compétition bien que nous estimons avoir la plate-forme la plus appropriée pour répondre aux besoins opérationnels" de la marine japonaise, a-t-il expliqué. D'où la "décision de ne pas participer à cet appel d'offres".

 

Airbus Defence and Space aussi

Enfin, Airbus Defence and Space a estimé en septembre que les chances de gagner de l'A330 MRTT au Japon étaient trop faibles compte tenu des conditions qui tendaient trop à orienter le choix vers les appareils du concurrent américain Boeing. Officiellement, le ministère japonais de la Défense pensait effectuer un choix entre le modèle KC-46A et les A330 MRTT. Mais Airbus ne souhaite pas jouer le lièvre dans cet appel d'offres. La date limite pour le dépôt des offres était le mercredi 9 septembre.

Dans un communiqué, Airbus DS a expliqué avoir été contraint de "conclure qu'il n'y avait pas de perspective réaliste de remporter cette compétition". L'avionneur a estimé que le fait de permettre à l'offre concurrente de passer par le système américain de ventes militaires à l'étranger "sans mécanisme permettant d'établir une comparaison équitable du prix rend extrêmement difficile pour toute autre compagnie de participer à la compétition". En outre, "l'efficacité de combat accrue de l'A330 MRTT doit être prise en compte dans toute comparaison avec un avion plus petit et moins efficace", a-t-il ajouté.

 

L'A330 MRTT, un best-seller à l'export

L'A330 MRTT a déjà gagné six contrats à l'export, tous presque face à son concurrent américain. Dernier en date en Corée du Sud, qui est le sixième pays à l'exportation à opter pour l'A330 MRTT, après Singapour, l'Australie, l'Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis et le Royaume-Uni, qui ont commandé 34 exemplaires au total. L'A330 MRTT a également été sélectionné par l'Inde (six appareils), le Qatar (deux) ainsi qu'une commande de l'Agence européenne de défense (AED) pour le compte des Pays-Bas, de la Pologne et de la Norvège (4 appareils). A chaque appareil vendu à l'export, la part française s'élève à un tiers du contrat sur ce type d'appareils. A ce jour, 24 A330 MRTT sont en service au sein de quatre pays.

L'A330 MRTT a rendu les armes seulement deux fois dans les compétitions auquel il a participé. Aux États-Unis en 2011 après un combat de titan face à Boeing pour le contrat du siècle qui représentait 179 avions ravitailleurs pour une valeur totale de 35 milliards de dollars. Plus récemment au Brésil, Airbus a dû affronter un concurrent israélien, qui proposait la modernisation de KC-767 de Boeing à des prix extrêmement bas. Mais la compétition a été finalement annulée par Brasília

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 12:20
photo Airbus Group

photo Airbus Group

 

15 Sept. 2015 LeParisienf.fr

 

L'avionneur européen Airbus espère s'appuyer sur son implantation aux Etats-Unis pour gagner de futurs contrats militaires dans le pays mais il lui faudra s'armer de patience pour arriver à ses fins, estiment des experts. Le groupe semble avoir tiré les leçons de son échec essuyé en 2011 face à Boeing sur une commande colossale de 35 milliards de dollars portant sur des avions ravitailleurs pour l'armée américaine.

 

"L'une des difficultés que nous avons rencontrées lors de la bataille des ravitailleurs était que nous disions +Oui nous allons produire aux Etats-Unis. Oui, nous allons assembler des avions aux Etats-Unis+. Comment pouvait-on nous croire alors que nous n'avions jamais produit sur le territoire américain. Nous étions peu crédibles comparé à des entreprises qui étaient installées sur le sol américain depuis des dizaines d'années", explique à l'AFP Tom Enders, le patron d'Airbus Group. L'inauguration lundi de la première unité d'assemblage du groupe aux Etats-Unis, à Mobile (Alabama, sud), ne fait donc "pas de mal", ajoute le dirigeant même si celle-ci est dédiée pour l'instant uniquement aux avions civils. Pour Hans Weber, qui a conseillé EADS, l'ancêtre d'Airbus Group, "il y a eu des appels d'offres auxquels le groupe n'avait même pas pris part après s'être rendu compte qu'il n'avait pas assez de soutien politique" local. Si le constructeur européen a réussi à combler une partie de son retard face à Boeing dans le civil - 60% de parts de marché contre 40%, selon ses chiffres -, il est encore à la traîne sur le plan militaire. Or les Etats-Unis représentent plus de 35% des dépenses militaires dans le monde, selon Hal Chrisman, expert au cabinet ICF International.

 

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 11:50
La baie propulsive réutilisable « Adeline » crédits: Airbus DS

La baie propulsive réutilisable « Adeline » crédits: Airbus DS

 

07 juin 2015 par Hassan Meddah – UsineNouvelle.com

 

Depuis 2010, le maître d’œuvre d'Ariane travaille sur des concepts de lanceurs réutilisables. Contrairement à SpaceX, Airbus imagine récupérer les deux étages principaux de la fusée. L'enjeu: baisser les coûts d'exploitation d'Ariane de l'ordre 30%.

 

Airbus cachait bien son jeu...dans un garage. Aux Mureaux dans les Yvelines, une poignée d'ingénieurs d'Airbus travaillent dans un hangar isolé, loin des installations où sont assemblés les éléments de l'étage principal d'Ariane 5. Et ce depuis 5 ans, dans le plus grand secret du reste des équipes afin d’éviter toute fuite. Leur mission: préparer un lanceur réutilisable dans le but de faire baisser drastiquement les coûts d'exploitation d'Arianespace.

 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 11:50
Airbus Group: résultat net T1 en hausse de 80%

 

30.04.2015 Romandie.com (AWP / AFP)

 

Paris  - Le bénéfice net d'Airbus Group a augmenté de 80% au premier trimestre à 792 millions d'euros, a annoncé jeudi le constructeur aéronautique qui se dit "en ligne pour atteindre ses prévisions 2015".

 

Sur l'ensemble de l'année, le groupe aéronautique "prévoit une progression de son chiffre d'affaires et cible une légère hausse de son EBIT avant éléments non récurrents" ainsi que des livraisons d'avions commerciaux "légèrement supérieures à celles de 2014".

 

Le chiffre d'affaires est stable au premier trimestre à 12,1 milliards d'euros en raison des calendriers de livraisons des avions commerciaux qui "devraient s'accélérer sur le reste de l'année 2015, en particulier pour les A350 XWB et A380", indique le groupe dans un communiqué.

 

Les prises de commandes sont également stables, à 21 milliards d'euros, et la valeur du carnet de commandes a progressé de 11% à 955 milliards d'euros au 31 mars 2015 contre 858 milliards d'euros à la même période l'an dernier, grâce au renforcement du dollar américain.

 

Le bénéfice avant intérêts et impôts (EBIT) s'établit à 651 millions d'euros, en retrait de 7% par rapport à l'année précédente (700 millions d'euros).

 

Par ailleurs, l'EBIT reporté (résultat opérationnel avant intérêts et impôts, écarts d'acquisition et éléments exceptionnels) a augmenté de 73% à 1,25 milliard d'euros, dont un gain net de 697 millions d'euros issu de la vente supplémentaire de 17,5% de la participation d'Airbus Group dans Dassault Aviation.

 

Le chiffre d'affaires des avions commerciaux ressort à 8,6 milliards d'euros, "favorisé par un effet de changes qui atténue le plus faible volume de livraisons".

 

"Nous avons bien commencé l'année 2015 avec de solides performances opérationnelles et une génération de trésorerie en hausse, elles-mêmes dopées par des cessions d'actifs", a déclaré Tom Enders, le président exécutif d'Airbus Group.

 

"Nous sommes bien partis pour réaliser nos objectifs de l'année, tout en restant concentrés sur la conduite des programmes et la mise en oeuvre de notre stratégie", a-t-il ajouté.

 

Tom Enders a par ailleurs indiqué que le groupe réexaminerait ses allocation de capital "vers la fin de l'année, en fonction de (ses) progrès sur la montée en puissance de l'A350, de la transition de l'A320 et de (ses) cessions d'actifs."

 

Il s'est également félicité que le carnet de commandes "offre une base robuste de croissance future".

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 16:55
Airbus Group ne détient plus que 24,6% de Dassault Aviation

 

26/03/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Après la cession d'une partie de sa participation dans Dassault Aviation, Airbus Group ne possède plus que 24,61% (contre 42,11% précédemment) du capital de l'avionneur. Groupe Industriel Marcel Dassault (GIMD) détient 55,55% du capital et 58,75% des droits de vote

 

Airbus Group a réalisé mercredi un placement privé portant sur 1.612.407 actions de la société Dassault Aviation, représentant 17,5% du capital. Conformément aux accords signés avec Airbus Group et à l'autorisation conférée par ses actionnaires lors de son assemblée générale du 28 janvier 2015, Dassault Aviation a acquis, dans le cadre de ce placement, 460.687 actions représentant 5% de son capital au prix de 980 euros par action pour un montant total de 451 millions d'euros. Le prix maximum d'achat des actions avait été fixé par l'Assemblée Générale des actionnaires du 28 janvier 2015 à 1.200 euros par action. C'est donc un bon prix de rachat pour Groupe Industriel Marcel Dassault (GIMD).

Le solde, soit 1.151.720 actions, représentant 12,5% de son capital, a été souscrit par des investisseurs institutionnels à un prix de 1.030 euros par action. "Cette opération fructueuse est un pas de plus dans la mise en œuvre de la stratégie et la revue de portefeuille du groupe, a estimé mercredi le directeur général délégué à la stratégie et au marketing d'Airbus Group, Marwan Lahoud. La forte demande exprimée par les investisseurs montre clairement la qualité sous-jacente des activités de Dassault Aviation, dont le capital flottant aura été sensiblement augmenté grâce à cette opération". La cotation du cours de l'action Dassault Aviation a repris ce jeudi à 9 heures.

 

Nouvelle répartition du capital de Dassault Aviation

Après l'opération de cession d'Airbus Group, GIMD détient 55,55% du capital et 58,75% des droits de vote. Pour sa part, Airbus Group ne possède plus que 24,61% (contre 42,11% précédemment) du capital de l'avionneur et 26,03% (contre 42,30%) des droits de vote. Enfin, le flottant a été augmenté à 14,40% (contre 1,90%). Enfin, Dassault Aviation détient en propre 5,44% de son capital (contre 0,44%). Pour autant, cette nouvelle répartition devrait évoluer, Dassault Aviation devrait annuler tout ou partie des actions achetée "afin d'accroître la rentabilité des fonds propres et le résultat par actions".

Dans ce cadre, Dassault Aviation, dont c'était l'un des objectifs recherchés, "se félicite" dans un communiqué "du succès de ce placement et de l'élargissement concomitant de son flottant à l'occasion de cette opération" et "remercie les nouveaux investisseurs de la confiance qu'ils placent dans la société". En 2014, le chiffre d'affaires s'est élevé à 3,68 milliards d'euros et compte compte près de 11.600 salariés.

Le 28 novembre dernier, Airbus Group avait cédé à Dassault Aviation une participation de 8% dans Dassault Aviation dans le cadre d'une cession de bloc de gré à gré hors marché. L'annulation d'environ 9% par Dassault Aviation de ses actions auto-détenues avait ramené la participation d'Airbus Group à environ 42%.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 13:50
Dassault Aviation : Airbus se désengage, le titre suspendu en Bourse

 

25/03 lesechos.fr

 

Airbus Group, qui avait déjà cédé 8 % du capital de Dassault Aviation, va céder un nouveau bloc de 15%. Le constructeur du Rafale a demandé à Euronext la suspension de la cotation de son titre en Bourse.

 

Dassault Aviation disparaît momentanément des radars boursiers. Le constructeur du Rafale a en effet annoncé mercredi avoir demandé à l’opérateur Euronext de suspendre la cotation de son titre en Bourse après qu’Airbus Group a rendu publique son intention de céder un nouveau bloc des actions qu’il détient.

 

Dans un communiqué diffusé mercredi, la maison-mère d’Airbus, qui avait déjà cédé 8% àdu capital de Dassault Aviation ... à Dassault Aviation en novembre , a en effet annoncé qu’elle prévoyait de céder un nouveau bloc de 1,38 million d’actions, soit 15% du capital de la société environ. « Suite à l’annonce faite par Airbus Group (...) et au vu de la taille relativement importante du nombre d’actions offertes compte tenu de son flottant actuel et de la liquidité des actions, Dassault Aviation a demandé à Euronext Paris la suspension immédiate de la cotation de son cours de bourse afin de faciliter le bon déroulement du placement », précise la société dans un communiqué. Elle ajoute se réjouir de l’opportunité que lui offre l’opération d’élargir son flottant.

Une participation évaluée à 1,7 milliard d’euros.

 

Le prix de cession sera déterminé à l’issue du processus de construction d’un livre d’ordres qui sera clos jeudi au plus tard. Sur la base du cours de l’action Dassault mardi soir (1.240 euros), la participation cédée par Airbus vaut 1,7 milliard d’euros. Ce dernier, qui prévoit d’utiliser l’argent encaissé pour ses « besoins généraux », précise qu’il a reçu des manifestations d’intérêt pour l’ensemble des actions offertes au prix de 980 euros.

 

A l’issue de l’opération, le constructeur de l’A320 détiendra toujours 27% du capital de Dassault Aviation. Il s’est engagé à conserver ces titres pendant une période minimale de 180 jours. Airbus restera le deuxième actionnaire de Dassault Aviation, derrière la famille Dassault qui détient environ 55% du capital. « L’Etat français a accepté de renoncer à ses droits au titre du pacte d’actionnaires conclu avec Airbus Group, prévoyant notamment un droit de première offre à son profit sur les actions à céder dans le cadre du placement », précise un communiqué.

 

Dassault Aviation se portera acquéreur d’environ 0,46 million d’actions au prix maximum unitaire de 980 euros (contre 1.240 euros à la clôture mardi), soit environ 33% du placement et 5% de son capital -il n’en détenait que 0,44% jusqu’ici (fin 2014). Pour le reste du placement, Airbus cible des investisseurs institutionnels. Une option de surallocation pouvant aller jusqu’à 10% des actions effectivement placées auprès des investisseurs institutionnels est prévue

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 13:55
H225M (previously named EC725 Super Puma -Cougar) – photo Airbus HC

H225M (previously named EC725 Super Puma -Cougar) – photo Airbus HC

 

20 mars 2015 Usinenouvelle.com (Reuters)


Les discussions sont dans l'impasse entre Airbus Group et l'Etat français sur le financement de l'hélicoptère qui doit remplacer le Super Puma, ce qui suscite des interrogations sur la localisation des centaines d'emplois induits par le projet, selon deux sources au fait du dossier.

 

Le remplaçant du Super Puma sera-t-il produit en France ? Airbus et l'Etat ne sont pas d'accord sur le mode de financement de ce futur programme d'hélicoptère militaire. Les discussions achoppent sur le mécanisme du financement dans le contexte d'austérité budgétaire, selon des sources proches du dossier.

 

Transfert du projet en allemagne ?

Le projet de renouvellement dénommé X6, confié à Airbus Helicopters, fait depuis des mois l'objet de négociations avec le gouvernement sur la mise en place d'un prêt similaire à ceux qu'Airbus Group utilise pour sa division d'avions Airbus, et qui pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d'euros. Un tel système a été mis en place pour des projets précédents d'hélicoptères, comme le X4 désormais appelé H160. "Les choses sont dans une impasse et Airbus a commencé à évoquer un transfert du projet en Allemagne", a dit l'une des sources.

Airbus Helicopters s'est refusé à tout commentaire. Le ministère français de Finances n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 12:55
Fabrice Brégier, Président et directeur exécutif d’Airbus, lors de la présentation du Bizlab. photo Airbus SAS

Fabrice Brégier, Président et directeur exécutif d’Airbus, lors de la présentation du Bizlab. photo Airbus SAS

 

09/03/2015 Par Laurence Boffet - france3-regions.francetvinfo.fr

 

Accélérer la mise sur le marché des idées innovantes, c'est l'objectif du Bizlab présenté ce lundi par Airbus à Toulouse. Cette structure qui réunira des start'ups et des entrepreneurs et des salariés d'Airbus se veut un accélérateur mondial de business pour l’industrie aéronautique et spatiale.

 

Un laboratoire de l'innovation

Innover pour mieux faire face à l'intensification de la concurrence dans l'industrie aéronautique et spatiale, c'est l'objectif de l'avionneur européen. Pour Fabrice Brégier, son président et directeur exécutif, "les idées nouvelles et l’innovation sont essentielles au maintien du leadership d’Airbus dans le secteur aéronautique. Le défi consiste à accélérer le processus de transformation des idées les plus prometteuses en projets concrets".

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 12:50
A400M : le coup de gueule du DGA contre Airbus

 

05 mars 2015 Par Patrick Déniel - Usinenouvelle.com

  

Accompagnant le chef de l’Etat lors de son déplacement à Mérignac sur les chaîne d’assemblage de Dassault, le DGA Laurent Collet-Billon s’en est violemment pris à Airbus, suite au retard du programme A400M.

 

"Qu’ils viennent voir comment on travaille chez Dassault à Mérignac !", lance Laurent Collet-Billon, le délégué général à l’Armement. "Ils", ce sont les gens d’Airbus Group.

Le DGA, visiblement très énervé, s’en est violemment pris, ce mercredi 4 mars, à Airbus à propos des retards du programme A400M, alors qu’il accompagnait le chef de l’Etat lors de sa visite de l’usine Dassault de Mérignac. François Hollande a visité la chaîne d’assemblage du Rafale suite au contrat gagné en Egypte par l’avion de chasse français.

La DGA a appris qu’elle ne recevrait cette année que deux avions contre les quatre initialement prévus. Et rien n’est certain : la livraison du deuxième exemplaire est prévue pour le mois de décembre. "Depuis le départ de Domingo Ureña-Raso [le directeur du programme limogé par Tom Enders, remplacé depuis par Fernando Alonso, ndlr], nous n’avons plus d’interlocuteur chez Airbus !", se plaint Laurent Collet-Billon, qui souligne que le problème de l’A400M n’est pas que dans la supply-chain : "Il y a aussi un retard dans le développement des fonctions militaires", explique le DGA à un groupe de journalistes présents.

 

Il ne tient pas ses promesses

On a en effet appris il y a peu que l’avion de transport militaire ne tiendra pas toutes ses promesses techniques et notamment qu’il ne pourra pas ravitailler en vol les hélicoptères militaires suite à des négligences de la part des ingénieurs de la conception qui n’ont pas tenu compte de la force des ventes tourbillonnants que peuvent créer les hélices des moteurs.

Furieux, Laurent Collet-Billon a regretté que l’industriel ne lui fasse aucune proposition "comme c’est le cas dans toute bonne négociation." Après la grogne du client allemand, Tom Enders va devoir affronter celle du client français...

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 17:50
Airbus Group vole de records en records

Fin 2014, le carnet de commandes d'Airbus Group représentait en valeur 857,5 milliards d'euros (680,6 milliards d'euros fin 2013) F

 

27/02/2015 Michel Cabirol, de Munich – LaTribune.fr

 

Airbus Group a enregistré en 2014 un chiffre d'affaires, un EBIT (résultat opérationnel) et un carnet de commandes records. Le chiffre d'affaires a progressé de 5%, à 60,7 milliards d'euros tandis que l'EBIT reporté est en hausse de 54% pour passer à 4 milliards d'euros.

 

Sans trop de surprise, Airbus Group a enregistré en 2014 un chiffre d'affaires, un EBIT (résultat opérationnel) et un carnet de commandes records. Les fondamentaux du groupe européen d'aéronautique et de défense sont solides. Le chiffre d'affaires a progressé de 5%, à 60,7 milliards d'euros (57,6 milliards en 2013) tandis que l'EBIT reporté est en hausse de 54% pour passer à 4 milliards d'euros (marge de 6,7 %). Et ce malgré une provision de 551 millions due aux retards sur le programme A400M.Enfin, le flux de trésorerie disponible est positif, à 2 milliards d'euros, incluant 900 millions d'euros issu des produits de cessions d'actifs.

"Nous avons nettement amélioré la rentabilité et la génération de trésorerie en 2014 grâce à une solide performance opérationnelle et un carnet de commandes record à la fin de l'année, a déclaré le président exécutif d'Airbus Group, Tom Enders, cité dans le communiqué publié ce vendredi par le groupe. Nous avons livré un nombre d'appareils commerciaux plus élevé que jamais, dont le premier A350, et nos commandes nettes ont représenté, une fois de plus, plus du double du nombre de livraisons. (...) Nous sommes mobilisés pour faire face aux différents défis opérationnels, notamment la montée en cadence et les coûts de l'A350 et de l'A400M, les premières livraisons de l'A320neo, pour stimuler les ventes d'hélicoptères et continuer à restructurer notre portefeuille dans la défense et l'espace".

De solides résultats qui reflètent une amélioration de la performance opérationnelle, avec des chiffres records en matière de livraisons d'appareils commerciaux, de chiffre d'affaires et de carnet de commandes. Ainsi, le résultat net a atteint 2,34 milliards d'euros (2013 : 1,47 milliard), avec une augmentation du bénéfice par action à 2,99 euros (2013 : 1,86 euro). La position de trésorerie nette fin 2014 s'élevait à 9,1 milliards d'euros (fin 2013 : 8,5 milliards d'euros), après prise en compte de 587 millions d'euros au titre du paiement du dividende 2013 et de 462 millions d'euros de cotisations versées au régime de retraites. La position de trésorerie brute au 31 décembre 2014 s'élevait à 16,4 milliards d'euros.

 

Des commandes dynamiques

Les prises de commandes d'Airbus Group se sont élevées en 2014 à 166,4 milliards d'euros (2013 : 216,4 milliards d'euros. Soit un carnet qui représentait en valeur 857,5 milliards d'euros fin 2014 (680,6 milliards d'euros fin 2013). Airbus a reçu 1.456 commandes nettes d'avions commerciaux (2013 : 1.503 commandes nettes), avec un ratio de commandes nettes et de livraisons supérieur (book-to-bill) à deux et un carnet de commandes de 6.386 appareils à la fin de l'année.

Les prises de commandes chez Airbus Helicopters portent sur 369 unités (2013 : 422 unités), incluant un ajustement dans le carnet de commandes de 33 NH90. La valeur des prises de commandes d'Airbus Defence and Space a progressé de 4 %, avec un fort dynamisme des activités spatiales et un bon niveau de commandes d'avions militaires moyens et légers.

 

Des perspectives à la hausse

Pour 2015, Airbus Group table sur des taux de croissance de l'économie mondiale et du trafic aérien international conformes aux prévisions indépendantes qui prévalent et sur l'absence de perturbation majeure. Dans ce cadre, les livraisons d'Airbus devraient être légèrement supérieures à 2014 et une augmentation du carnet de commandes des avions commerciaux est à nouveau anticipée. En 2015, avant les fusions et acquisitions (M&A), Airbus Group anticipe une augmentation des revenus et une légère hausse de son EBIT avant éléments non récurrents. "Nous confirmons que le seuil de rentabilité pour l'A380 sera atteint en 2015", a en outre affirmé Airbus Group. Le groupe aéronautique prévoit donc une augmentation supplémentaire de son bénéfice par action et de son dividende par action en 2015.

Sur la base de ses perspectives actuelles, Airbus Group prévoit une montée en cadence industrielle. "En raison d'une forte demande pour les monocouloirs, nous avons décidé d'augmenter la production de la famille des A320 à 50 appareils par mois à partir du premier trimestre 2017. Parallèlement, nous avons décidé de réduire temporairement la production d'A330 à six appareils par mois en 2016", a expliqué Tom Enders. Airbus a vendu plus de 11.500 Airbus monocouloirs et livrés plus de 6.400 appareils à 317 compagnies aériennes, la famille A320 - A319, A320 et A321.

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 13:51
photo RP Defense

photo RP Defense

 

27/02/2015 Michel Cabirol, à Munich – LaTribune.fr

 

Le président exécutif d'Airbus Group Tom Enders estime que le groupe pourrait livrer 16 A400M en 2015. En revanche, il n'a pas été en mesure de dévoiler un nouveau calendrier de livraisons.

 

Mais que fait Airbus Group avec l'A400M? Lors de la présentation des résultats du groupe aéronautique et de défense, le président exécutif d'Airbus Group Tom Enders n'a pas été en mesure de dévoiler le nouveau calendrier de livraisons de l'avion de transport de troupes européen A400M. Pourtant, certains dirigeants de la division d'Airbus Defence and Space estimaient en janvier que Tom Enders pourrait dévoiler le nouveau calendrier de livraisons fin février lors de la présentation des résultats du groupe de 2014.

 

Mais Tom Enders a simplement précisé que le groupe avait livré huit appareils en 2014 et il "pense" que Airbus Defence and Space "pourrait doubler les livraisons en 2015". Il a souligné que son groupe restait mobilisé "pour faire face aux différents défis opérationnels, notamment la montée en cadence et les coûts de l'A350 et de l'A400M". "Le planning des améliorations militaires progressives et des livraisons associées est actuellement en cours de négociation avec les clients, pour refléter la situation du programme et le calendrier des livraisons révisés", a seulement indiqué le groupe.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 08:50
Airbus restructures A400M programme over production delays

Fernando Alonso has been named as new head of military aircraft at Airbus Defence and Space. Photo Airbus DS

 

30 January 2015 airforce-technology.com

 

Airbus Defence and Space has announced plans to restructure the A400M Atlas aircraft programme amid increasing criticism from the European governments over production delays.

 

The A400M programme covers supply of 174 aircraft to seven Nato member countries, namely Belgium, Britain, France, Germany, Luxembourg, Spain, and Turkey.

 

Only 11 aircraft have been delivered to date, including six to France, one to Germany, while the UK and Turkey each received two airlifters, after production delays, cost overruns, and technical faults.

 

As part of the restructuring, Airbus has transferred A400M industrial activities to its Operations unit, which is led by Pilar Albiac-Murillo.

 

However, programme-related activities, such as development and customer deliveries, will continue to be overseen by Rafael Tentor-led military aircraft business unit.

 

The move follows the resignation of Airbus Defence and Space military aircraft division head Domingo Urena-Raso, who led the troubled A400M programme since 2009.

 

The resignation comes as German politicians asked Airbus managers to justify the delays to the Parliament, which they argue have damaged the company's reputation, as reported by The New York Times.

 

In addition, Turkey and France are believed to have expressed concerns on the ongoing problems associated with the project.

 

Airbus chief executive officer Bernhard Gerwert will serve as interim head of the division until 1 March, when Fernando Alonso, who is currently the head of Airbus flight test operations, would take over the responsibility.

 

Gerwert said the current aircraft in service are showing good performance and have also been deployed in military operations, but conceded that the company has failed to perform at the expected level in integration of military capabilities and the industrial ramp-up.

 

Gerwert said: "That is unacceptable and we will fix that. We are fully conscious of how dependent the customer nations are on this new airlifter and therefore take their concerns very seriously.

 

"We will do our utmost to overcome them so the customers receive the aircraft they need in the shortest time possible.

 

"I expect that the new team will rapidly address existing shortfalls in the most efficient way."

 

Airbus said: "The military capabilities consisting of aerial delivery, cargo handling system, defensive aids subsystems (DASS), and air-to-air refuelling with pods will be integrated in the second half of 2015, following certification and qualification for each capability.

 

"Additional military capabilities will be integrated gradually up until 2018, as contractually agreed.

 

"We are continuing our intense and constructive discussion with OCCAR and the customer nations regarding the delivery schedule, and will communicate on this once those have been concluded."

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 11:50
Le patron d'Airbus Defence and Space débarqué suite aux retards de l'A400M

 

29-01-2015 Par Challenges.fr

 

Les retards de livraisons de l'avion A400M auront coûté sa place à Domingo Ureña-Raso, le directeur de la branche militaire d'Airbus Defence and Space.

 

Airbus Defence and Space, filiale du groupe aéronautique européen Airbus, a annoncé jeudi 29 janvier le départ du directeur de sa branche militaire, Domingo Ureña-Raso, suite à la démission de ce dernier. Il sera remplacé par Fernando Alonso, lui aussi espagnol, qui dirigeait jusqu'à présent les essais en vol des avions militaires d'Airbus.

Le patron d'Airbus Group, Tom Enders, avait présenté des excuses mercredi 28 janvier pour les retards de livraisons de l'avion de transport militaire A400M, promettant d'en tirer les conséquences.

"J'espère que la nouvelle équipe répondra rapidement aux manquements actuels de la manière la plus efficace", a déclaré Bernhard Gerwert, directeur général d'Airbus DS, dans un communiqué.

 

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 13:55
Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)

Leclerc-VBCI (Nexter- photo G. Belan) - LEOPARD 2 A5 (KMW)


17.12.2014 LeFigaro.fr

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a jugé mardi que la position de fermeté de l'Allemagne en matière d'exportations d'armes pourrait poser un "problème" pour des projets franco-allemands, qu'il s'agisse des blindés Nexter ou du groupe EADS.

"Je suis parfaitement conscient des reticences du (ministre social-démocrate de l'Economie) Sigmar Gabriel sur le sujet des exports d'armement", a dit M. Macron devant des députés. Il était auditionné sur son projet de loi "pour la croissance et l'activité" , dont une disposition permet de lancer le rapprochement entre les constructeurs de blindés français Nexter et allemand KMW.

"Nous sommes en discussion au niveau politique et technique pour trouver des réponses à ce sujet", a-t-il poursuivi. "Si aujourd'hui les Allemands ne changent pas leur repli même en deçà des textes des accords Debré-Schmidt, nous aurions un problème non seulement pour ce rapprochement (entre les constructeurs de blindés français Nexter et allemand KMW) mais aussi pour certaines activités d'EADS", a-t-il assuré.

Les accords Debré-Schmidt de 1971 et 1972 avaient posé le cadre des relations franco-allemandes en matière de ventes d'armes. Selon Paris, Berlin s'en éloigne en adoptant désormais une politique plus restrictive de ventes d'armes.

Concernant le rapprochement Nexter-KMW, M. Macron a assuré: "On n'ira pas plus loin dans cette aventure si on n'a pas purgé ce sujet" franco-allemand.

En août dernier, M. Gabriel avait appelé l'industrie de la défense à se repositionner et se consolider, confirmant son intention de très strictement encadrer les exportations d'armes, même au détriment de l'emploi. Il souhaitait notamment que l'Allemagne cesse d'exporter vers les pays de la péninsule arabique, en particulier vers l'Arabie Saoudite, un gros client.

La loi allemande interdit les exportations d'armes vers les pays dits tiers, c'est-à-dire hors Union européenne, partenaires de l'Otan et pays assimilés, mais ouvre des possibilités d'exemptions au cas par cas.

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 11:50
Airbus Group et Safran lancent leur Joint-Venture

 

Amsterdam / Paris, le 3 décembre 2014Safran

 

Airbus Group et Safran annoncent la création de leur nouvelle Joint-Venture nommée Airbus Safran Launchers.

 

Avec un effectif initial de 450 personnes, Airbus Safran Launchers sera opérationnelle le 1er janvier 2015. Elle a pour objectif de maintenir le niveau exceptionnel de qualité et de fiabilité d’Ariane 5, tout en développant une famille de lanceurs spatiaux de nouvelle génération destinée à conforter le leadership de l’Europe dans l’industrie spatiale. La nouvelle entreprise réunira l’expertise d’Airbus Group et de Safran dans le domaine des lanceurs spatiaux sur leurs principaux sites industriels en France et en Allemagne. Le siège de la société sera situé à Issy-les-Moulineaux, près de Paris.

Cette création concrétise l’annonce faite en juin dernier par Airbus Group et Safran de leur intention de regrouper leurs activités Lanceurs respectives pour accroître la compétitivité et garantir la rentabilité de la filière européenne des lanceurs spatiaux face à une concurrence internationale accrue.

Airbus Group et Safran saluent la décision prise hier par l’Agence spatiale européenne (ESA) sur le développement et la production du nouveau lanceur Ariane 6. Les deux industriels avaient émis une proposition ambitieuse, dont l’approbation était essentielle au succès de la Joint-Venture. Cette proposition suppose de fait un accord de principe pour le transfert à la Joint-Venture des actions Arianespace détenues par le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) français.

« Avec cette Joint-Venture, l’industrie affirme son leadership et son profond engagement à garantir durablement l’accès autonome de l’Europe à l’espace. On se souviendra de la Conférence ministérielle de l’ESA qui s’est tenue hier comme de celle ayant scellé l’avenir de la nouvelle famille de lanceurs Ariane pour les prochaines décennies. Elle aura ouvert également un nouveau chapitre dans la manière dont l’Europe mène et gère ses ambitions spatiales. Si nous voulons contrer avec succès la concurrence internationale grandissante et éviter le risque de voir le secteur spatial européen marginalisé, beaucoup reste à faire. C’est pourquoi nous espérons que cette Conférence ministérielle de l’ESA serve de catalyseur pour transformer la manière dont les agences spatiales institutionnelles opèreront et interagiront avec l’industrie à l’avenir », a déclaré Tom Enders, CEO d’Airbus Group.

« La création d’Airbus Safran Launchers juste après la tenue de la Conférence ministérielle est plus qu’un symbole, c’est la marque de notre forte volonté et de notre capacité à nous mobiliser et tenir nos engagements d’industriels. C’est ce que nous continuerons à réaliser pour que nous tous, industriels et Etats européens, soyons en mesure de poursuivre l’incontestable succès du programme Ariane, en continuant de garantir à l’Europe un accès à l’espace indépendant, fiable et compétitif. J’en suis convaincu, Airbus Safran Launchers deviendra un fleuron mondial dans le domaine des lanceurs, capable de profiter de la croissance du marché et de mieux servir les clients institutionnels et commerciaux ; l’Europe a en effet tous les atouts pour faire la course en tête en matière de technologies, dont les retombées irrigueront tout comme par le passé l’ensemble du secteur aéronautique et spatial », a déclaré Jean-Paul Herteman, Président-directeur général de Safran.

Jean-Paul Herteman et Tom Enders remercient également leurs équipes qui, au cours de ces derniers mois, ont préparé l’établissement de cette nouvelle entreprise en un temps record. Avec le soutien des clients et des actionnaires, la plupart des procédures de consultation et d’approbation réglementaires ont pu être réalisées, auprès notamment des autorités de la concurrence, d’Arianespace et des Comités d’entreprise des Groupes, afin de valider cette création, dont la finalisation (closing) est prévue le 31 décembre 2014 à l’issue des dernières formalités.

La signature de la création d’Airbus Safran Launchers lance la première phase opérationnelle de la société. Dans un deuxième temps, toutes les activités Lanceurs d’Airbus Group et de Safran seront intégrées à la Joint-Venture.

****

Airbus Group est un leader mondial de l’aéronautique, de l’espace, de la défense et des services associés. En 2013, le Groupe - qui comprend Airbus, Airbus Defence and Space et Airbus Helicopters - a enregistré un chiffre d’affaires de 57,6 milliards d’euros (retraité) avec un effectif d’environ 138 000 personnes (retraité).

Safran est un groupe international de haute technologie, équipementier de premier rang dans les domaines de l’Aéronautique et de l’Espace (propulsion, équipements), de la Défense et de la Sécurité. Implanté sur tous les continents, le Groupe emploie 66 300 personnes pour un chiffre d’affaires de 14,7 milliards d’euros en 2013*. Composé de nombreuses sociétés, Safran occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés. Pour répondre à l’évolution des marchés, le Groupe s’engage dans des programmes de recherche et développement qui ont représenté en 2013 des dépenses de 1,8 milliard d’euros. Safran est une société cotée sur NYSE Euronext Paris et fait partie de l’indice CAC 40.
* Le chiffre d’affaires 2013 retraité des impacts IFRS11 s’établit à 14,4 milliards d’euros.

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 08:57
L’Etat s’assure que le Rafale ne tombera jamais dans de mauvaises mains

 

29/11 Alain Ruello – LesEchos.fr

 

L’Etat a profité du désengagement d’Airbus dans Dassault pour s’assurer de toujours pouvoir contrôler le fabricant du Rafale. Et sans débourser un euro  !

Le début du désengagement d’Airbus de Dassault n’est pas que le énième feuilleton de la re-composition de l’industrie aéronautique française. Pour l’Etat, qui a très habilement joué sa partition, l’opération lui a offert la possibilité qu’il recherchait depuis des lustres de s’assurer que le fabricant du Rafale ne tombe jamais entre de mauvaises mains. Et cela, sans débourser un centime !

Airbus a annoncé ce soir la vente de 8 % du capital de Dassault Aviation , sur les 46,32 % qu’il possède. Comme le stipule le pacte qui le lie à l’Etat, le groupe aéronautique européen a du au préalable notifier son intention aux pouvoirs publics, lesquels disposent d’un droit de premier refus. Après d’intenses réflexion, l’Etat a finalement décidé de ne pas suivre. Le coût de l’opération - un peu moins de 800 millions - l’en a peut-être dissuadé, d’autant qu’acheter ce premier bloc aurait très probablement impliqué d’acheter le second (jusqu’à 10 % cette fois-ci) qu’Airbus a l’intention de céder d’ici au 30 juin 2015.

Mais ce n’est finalement pas cet argument qui a amené l’Etat à renoncer à ses droits. Dassault allant racheter puis détruire les 8 % du premier bloc de ses actions mises en vente, et allant faire de même pour la moitié du second, Airbus conservera toujours la minorité de blocage. Vu de l’APE, tout est donc pour le mieux, car Airbus, c’est en partie l’Etat. Les intérêts de Dassault Aviation sont donc préservés.

Vu du ministère de la défense en revanche, cela ne suffit pas. Le Rafale c’est évidemment l’avion de combat, fer de lance de l’armée française. Mais c’est aussi - faut-il le rappeler - le vecteur de la composante nucléaire aéroportée. Bref, une entreprise stratégique pour la Nation. Et qui va le rester pour de nombreuses années encore. La relation actuelle entre Dassault Aviation et la Défense est suffisamment bonne pour qu’il n’y ait aucune crainte sur l’avenir de l’avionneur. Pas de risque de délocalisation, pas de risque d’arrêt de la production... Mais demain ? C’est à dire lorsque Serge Dassault décèdera ?

L’autre actionnaire, majoritaire, de Dassault Aviation au côté d’Airbus, c’est GIMD, autrement dit Groupe industriel Marcel Dassault (qui possède aussi l’éditeur de logiciels Dassault Systèmes, la maison de ventes aux enchères Artcurial ou encore le « Le Figaro »). Cet holding, qui regroupe donc tout l’empire Dassault, est contrôlé par Serge Dassault, et changera fatalement de main un jour où l’autre. Le secret de la succession étant très bien gardé, on ne peut que supputer que l’héritage reviendra dans les mains des quatre enfants. Lesquels qui sait, pourraient-être tentés de vendre au fil de l’eau (leur mésentente est de notoriété publique).

Bref, on ne peut exclure que le capital de Dassault Aviation évolue, et pas forcément dans le sens des intérêts stratégique de l’Etat. Pour se prémunir d’une telle éventualité, ce dernier a profité du désengagement d’Airbus pour négocier une convention avec GIMD. D’une durée de 20 ans, celle-ci a pour principal objet d’octroyer à l’Etat un droit de préemption sur tout transfert de titres Dassault Aviation par GIMD lui faisant franchir à la baisse le seuil de 40 % du capital de l’avionneur, ainsi que sur tout transfert de titres ultérieur en deçà de ce seuil.

Dit autrement, si l’actionnariat de Dassault Aviation venait à exploser (parce que les enfants se déchirent), alors la puissance publique aura le moyen de s’assurer de contrôler du fabricant du Rafale. Quitte, s’il le fallait, à monter à 100 %  !

Conclusion : l’Etat, qui actuellement ne dispose que d’une action Dassault, a renoncé à ses droits dans l’avionneur, mais (en échange ?) s’assure de peser indirectement lors de la succession de Serge Dassault.

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 19:50
Airbus a commencé à vendre ses actions dans Dassault

L'action Dassault Aviation, dont le Groupe industriel Marcel Dassault détient 50,55%, a clôturé vendredi en hausse de 0,66% à 1.079 euros, donnant une capitalisation de 10,93 milliards, après avoir atteint un plus haut de l'année à 1.225 euros en juillet.

 

28/11/2014 latribune.fr (avec Reuters)

 

D'après Le Monde, Dassault aurait racheté moins de 10% de ses propres actions. Selon deux sources proches du dossier, Airbus Group et Dassault Aviation ont pour objectif de conclure la vente de l'intégralité des 46,3% détenus par la maison-mère d'Airbus dans le constructeur du Rafale d'ici la fin 2015.

 

 

Dégagement du capital amorcé. Airbus Group a cédé vendredi 28 novembre 8% de Dassault Aviation à l'avionneur dans le cadre de son dégagement du capital du constructeur de l'avion de combat Rafale, selon un communiqué de presse publié par Dassault Aviation, confirmant des information du Monde.

Dassault a ainsi racheté un montant total d'environ 794 millions d'euros de ses propres actions, représentant une décote de 9,2 % par rapport au dernier cours de Bourse de ce jour, est-il écrit dans le communiqué. Il est précisé que le groupe détient désormais "9,4% de son capital".

 

Une opportunité "saisie"

La maison mère de l'avionneur européen avait indiqué début octobre réfléchir à la vente d'une première tranche d'environ 10%, avant de préciser à la mi-novembre qu'elle attendrait probablement des conditions de marché plus favorables en 2015 pour démarrer le processus.

"Une première tentative de cession avait été faite voici quelques semaines, mais elle avait été stoppée au dernier moment. Une autre opportunité s'est ouverte aujourd'hui. Elle a été saisie", précise Le Monde sur son site Internet.

 

Airbus voudrait sortir totalement de Dassault d'ici fin 2015

Selon deux sources proches du dossier, Airbus Group et Dassault Aviation ont pour objectif de conclure la vente de l'intégralité des 46,3% détenus par la maison-mère d'Airbus dans le constructeur du Rafale d'ici la fin 2015.

Les actionnaires de Dassault Aviation ont voté le 24 septembre en faveur du rachat par le groupe de ses propres actions dans la limite de 10% du capital et pour un prix plafond de 1.200 euros par action, soit un investissement maximal de 1,2 milliard d'euros.

L'action Dassault Aviation, dont le Groupe industriel Marcel Dassault détient 50,55%, a clôturé vendredi en hausse de 0,66% à 1.079 euros, donnant une capitalisation de 10,93 milliards, après avoir atteint un plus haut de l'année à 1.225 euros en juillet.

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 21:50
Défense : le patron d’Airbus fusille la politique de Berlin

Pour le patron d’Airbus Group, l’Allemagne va s’isoler encore plus en maintenant sa politique restrictive en matière d’exportation d’armements.

 

14/10 Alain Ruello / Chef de service adjoint – LesEchos.fr

 

Nul part en Europe, il n’existe un antagonisme aussi grand entre industrie de défense et politiciens qu’en Allemagne, a déclaré Tom Enders, le patron d’Airbus Group, lors d’une conférence sur la sécurité organisée par le Handelsblatt ce mardi.

 

Fidèle à son habitude, Tom Enders n’y va pas par quatre chemin pour dire ce qu’il pense. Ainsi sur la politique de l’Allemagne - son pays - en matière de défense. « Dans aucun autre grand pays européen que l’Allemagne il n’existeun tel antagonisme entre les industriels de défense et les politiciens », a déclaré le président exécutif d’Airbus Group lors d’une conférence sur la sécurité organisée par le quotidien allemand Handelsblatt ce mardi.

 

Au delà des seuls aspects industriels, c’est l’attitude globale de Berlin que Tom Enders critique sans prendre de gants, n’en déplaise aux élus de la CDU, de la CSU et du SPD. « La demande politique pour plus de coopération en Europe en matière de défense suit une approche très centrée sur l’Allemagne », a-t-il ajouté, prenant le soin de préciser, pour ceux qui n'auraient pas saisi : « En maintes occasions il a été suggéré que les façons de voir allemandes pourraient et devraient simplement s’appliquer au reste de l’Europe. »

 

Ce n’est pas la première fois que Tom Enders s’en prend à la politique du gouvernement d’Angela Merkel. Cette déclaration intervient dans un contexte de tension grandissante entre les industriels allemands et Sigmar Gabriel, le vice-chancelier et ministre de l’économie. « La politique allemande en matière d'exportation, telle qu’elle est menée actuellement, limite très sérieusement les options militaire, industrielle et politique de l’Allemagne en regard de toute coopération européenne future », a-t-il estimé.

 

La France en subit déjà les conséquences car cette politique ébranle les fondements même de la coopération franco-allemande, matérialisée par les accord dit « Debré-Schmidt » des années 70. Après MBDA dont le contrat de vente de missile terrestre Milan au Qatar est bloqué , et Renault Trucks pour des véhicules blindés destinés au même pays, c’est la vente de 14 hélicoptères par Airbus Helicopters à l’Ouzbékistan qui est touchée. Comme pour les missiles de MBDA, ces hélicoptères contiennent des pièces fabriquées en Allemagne, Berlin peut donc interdire leur sortie du territoire.

 

« A la fin, l’Allemagne va s’isoler un peu plus », a déploré Tom Enders. Bluff ou non, le patron de l’ex-EADS a laissé entendre à Reuters qu’il envisageait sérieusement d’implanter ses nouveaux programmes de construction d’hélicoptères en France plutôt qu’en Allemagne. « Nous y réfléchissons, a-t-il dit en marge de la conférence. Avec ces incertitudes sur la politique d’exportation, nous n’avons plus vraiment le choix. »

 

Ariane 6 : fin du psychodrame entre Airbus, Safran et l’Etat

 

Fin de la grève. Airbus et Safran ont ordonné à leurs troupes en charge du projet de création de leur co-entreprise de lanceurs spatiaux de reprendre le travail. Cinq jour après leur avoir enjoint de remiser les souris et d’éteindre les écrans, les deux industriels ont visiblement trouvé un accord avec l’Etat français. Les termes de l’accord, qui porte sur le contrôle des intérêts stratégique de la République (en clair, la dissuasion ), ne sont pas connus.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 14:55
photo Dassault

photo Dassault

 

08 octobre 2014 usinenouvelle.com

 

Airbus Group réfléchit à la vente aux institutions financières de 10% de Dassault Aviation, a déclaré le 7 octobre un porte-parole du constructeur aéronautique européen.

 

Airbus envisage de se désengager progressivement de Dassault Aviation. Dans un premier temps, il pourrait chercher à céder 10% de ses parts, selon un porte-parole de l'avionneur européen. Cette transaction serait la première étape vers une cession de la totalité des 46% détenus par Airbus dans Dassault Aviation.

 

La vente des 10%, si elle avait lieu, serait combinée à une réduction supplémentaire de la participation d'Airbus Group au moyen d'une participation à un rachat d'actions prévu par Dassault Aviation, a ajouté le porte-parole.

 

Le président d'Airbus Group, Tom Enders, avait déclaré en juillet que le désengagement d'Airbus n'était qu'une question de temps, refusant toutefois d'évoquer un calendrier précis. Le groupe Dassault a fait savoir pour sa part début septembre qu'il était prêt à racheter 10% des actions Dassault Aviation à Airbus Group dans le cadre du désengagement du groupe européen.

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 11:50
Le satellite d’étude de l’Environnement Sentinel-1A (programme Copernicus) photo Airbus DS

Le satellite d’étude de l’Environnement Sentinel-1A (programme Copernicus) photo Airbus DS

 

16 septembre 2014 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

ANALYSE  Le groupe d'aéronautique dit vouloir se concentrer sur les activités de défense où il peut être leader mondial d'ici à dix ans. Les cessions dans le domaine de l'électronique de défense et des communications sécurisées devraient attiser les convoitises, notamment de la part de Thales.

 

Au moment de la création de la division Defence and Space du groupe Airbus en début d'année, son PDG Tom Enders avait promis une révision du portefeuille d'activités. Les fuites sur les projets en cours ont précipité cette annonce et poussé le groupe à réunir,  ce mardi 16 septembre dans la matinée, un comité européen pour informer représentants du personnel et syndicats.

La ligne de démarcation entre les activités cédées ou non répond à deux critères. Primo, fidèle à son ADN, le groupe se spécialise dans ce qu'il sait faire de mieux : des objets qui volent. Secundo, il entend conserver les activités où il est ou peut devenir numéro un ou numéro deux mondial dans les dix ans à venir.

 

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 16:50
Airbus : Recentrer les activités de défense, des cessions en vue

 

20-09-2014 lemaghrebdz.com

 

Airbus Group va se concentrer sur les avions militaires, les missiles et les activités spatiales et les systèmes et services associés dans le cadre de la révision de son portefeuille d'activités de défense, qui passera également par des cessions, notamment dans les activités de communication.

 

"Suite à l'évaluation exhaustive et détaillée de son portefeuille d'activités, Airbus Defence and Space a défini les activités Espace (lanceurs et satellites), Avions militaires, Missiles ainsi que les systèmes et services associés comme ses cœurs de métier", annonce Airbus Group dans un communiqué. "La division continuera à investir dans ces secteurs afin de renforcer sa position de leader", précise-t-il. Le second volet de cette restructuration, qui intervient dans le cadre de la revue stratégique d'Airbus Group engagée en 2013, porte sur la cession d'activités de communication, de participations et filiales. Airbus Defence and Space, la branche née au 1er juillet du regroupement des activités défense de l'ex-EADS, prévoit ainsi "de céder certains secteurs d'activité ne correspondant pas à ses objectifs stratégiques et pour lesquels un meilleur développement serait possible dans des structures différentes". Airbus Defence and Space comprend les anciens Cassidian, Astrium et Airbus Military et constitue le deuxième pilier d'Airbus Group aux côtés de l'avionneur Airbus. Elle emploie à ce jour quelque 40 000 salariés pour un chiffre d'affaires annuel d'environ 14 milliards d'euros.

Le groupe n'avance pas de calendrier mais précise que le volume d'activité des entités à céder avoisine les 2 milliards d'euros, selon un porte-parole.

 

"Conséquence logique"

 

"Il s'agit tout d'abord des activités de communications commerciales et parapubliques (dont les radiocommunications mobiles professionnelles ainsi que des services commerciaux de communication par satellite), qui auront de meilleures perspectives de croissance en intégrant d'autres structures industrielles", précise le groupe. Parmi les actifs mis en vente figurent également certaines filiales et participations, dont Fairchild Controls, Atlas Elektronik, Rostock System-Technik, AvDef et ESG. Le conglomérat industriel allemand ThyssenKrupp a indiqué par la voix de son patron Heinrich Hiesinger avoir pris acte de l'intention d'Airbus de vendre sa part dans leur co-entreprise Atlas Elektronik, et qu'il allait "étudier toutes les options", y compris s'en porter acquéreur.

"Nous avons un droit de préemption, nous avons pris acte des annonces (d'Airbus) et nous étudions toutes les options, mais il n'y a pas encore de décision", a déclaré un porte-parole du groupe, rapportant des propos de M. Hiesinger. "Enfin, indique Airbus, toutes les alternatives industrielles seront explorées pour les secteurs Sécurité et Électronique de défense de la division afin d'assurer leur croissance future et la création de valeur". Autrement dit, cela passera par des partenariats ou des cessions. "Les décisions concernant le portefeuille d'activités d'Airbus Defence and Space sont la conséquence logique de la revue stratégique d'Airbus Group de 2013", a déclaré Tom Enders, P-DG d'Airbus Group, cité dans le communiqué. Elles permettront "de nous recentrer encore plus sur les cœurs de métier du groupe que sont l'aéronautique et l'espace", a-t-il ajouté. "Au vu du contexte budgétaire tendu dans nos pays et de la concurrence croissante sur les marchés mondiaux, l'examen de notre portefeuille d'activités apparaît comme un élément essentiel pour le développement futur de notre division défense et espace et l'amélioration de sa compétitivité", a fait valoir de son côté Bernhard Gerwert, patron d'Airbus Defence and Space. "Toutes ces décisions respecteront bien entendu les accords de sécurité nationale et feront l'objet de discussions franches et ouvertes avec les représentants du personnel", a-t-il assuré. Côté syndical en France, on estime que ces mesures "ne constituent pas une casse énorme, elles ne concerneraient en France que 200 personnes environ, essentiellement à Elancourt", a indiqué un responsable sous couvert de l'anonymat. Le périmètre exact des activités touchées en France ne sera connu que lors d'un comité d'entreprise mercredi à Elancourt, a-t-il précisé. L'ex groupe EADS, qui emploie quelques 144'000 salariés, se compose désormais de trois divisions: Airbus (aviation commerciale), Airbus Helicopters (ex-Eurocopter) et Airbus Defence and Space (ADS) qui regroupe les anciennes divisions Cassidian (défense), Astrium (espace) et l'activité avions de transport militaire d'Airbus. Pour sa partie Espace, le groupe a déjà entrepris en juin 2014 un rapprochement avec le groupe français Safran dans les lanceurs, notamment la fusée Ariane.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 16:50
Airbus fait le tri dans ses activités militaires et spatiales

 

16.09.2014 Alain Ruello - LesEchos.fr
 

Airbus se focalise sur les avions militaires, les satellites et Ariane, et les missiles. Pour le reste - radio sécurisée, électronique ou encore sécurité des frontières - ce sera la vente ou un partenariat. Bernhard Gerwert, le patron d’Airbus Defence & Space, explique pourquoi il tire un trait sur 2 milliards d’activités.

 

Pour le reste, c’est à dire radio sécurisée professionnelle (PMR), services commerciaux par satellites, ou encore radars sous-marins, ce sera la vente. Au passage, un certain nombre de filiales ou de participations dans des filiales vont changer de main. Parmi elles, on recense Fairchild Controls aux Etats-Unis, Rostock System-Technik, ESG ou Atlas Elektronik en Allemagne, AvDef en France. A ce stade, « nous n’avons pas encore engagé de discussion » avec des repreneurs potentiels, poursuit Bernhard Gerwert.

 

Numéro un ou deux

La branche équipements électroniques, l’une des quatre qui a émergé du rapprochement de Cassidian, d’Astrium et d’Airbus Military pour donner naissance à Airbus Defence & Space, ainsi que certaines activités de sécurité, contrôle des frontières par exemple, vont bénéficier d’un traitement spécial. Trop critiques, notamment car ses produits se retrouvent dans la plupart des plate-formes militaires ou spatiales conservées, elles ne peuvent pas être cédées d’un bloc. Mais comme elles ne sont pas assez dominantes sur leurs différents segments de marché, le groupe n’a pas jugé possible de les conserver dans son cœur de métier. Il va donc probablement s’appuyer sur des partenaires pour les développer.

Car c’est bien ce critère de la taille critique qui a prévalu pour parvenir à ce grand tamisage en ces temps de baisse des budgets militaires en Europe et de concurrence exacerbée dans le reste du monde. « Pour chaque activité nous voulons être le numéro un mondial, où au moins le numéro deux », explique Bernhard Gerwert. En clair : toute activité qui ne répondait pas à ce critère ou pour laquelle il a été jugé impossible d’y parvenir, sort du groupe. Quitte pour Airbus & Space à tirer un trait sur 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, exception faite des équipements électroniques. Et quitte à supprimer combien de postes ?

 

Impact social pas chiffré

Sur ce point, Bernhard Gerwert botte en touche. Voulant éviter toute mauvaise interprétation, il met en avant que certaines sociétés appelées à être cédées n’étant pas consolidées, il est difficile de chiffrer l’impact social précis. Réunis ce matin en comité européen, les syndicats, eux, ne devraient pas manquer de sortir leurs calculettes. D’autant que la branche Defence & Space est née dans la douleur puisqu’elle a dû consentir à perdre 13 % de ses effectifs .

Pour ce qui est du calendrier en revanche, les choses sont plus claires : Bernhard Gerwert veut disposer d’une première liste de repreneurs pour les actifs cédés en fin d’année, et aimerait avoir clôturé tout cela mi 2015. Les candidats ne devraient pas manquer.

Hervé Bry, délégué central CFTC de l’ex-Astrium, souligne d’abord que la « vérité éclate » au sujet des services de télécommunications civils, logés principalement dans Vizada, société achetée 673 millions à Apax en août 2011, la plus importante acquisition de l’ex-EADS. « On nous avait promis monts et merveilles, mais on a toujours eu des doutes », réagit-il, d’autant plus que la mariée s’est révélée moins belle que promise... Plus globalement, le syndicat craint que cette logique de recentrage n’appauvrisse la capacité du groupe à innover. Et que sur le plan social, le modèle de la co-entreprise mis en avant par Bernhard Gerwert dans sa lettre aux salariés, comme celle en cours de constitution avec Safran pour Ariane, ne soit défavorable à l’emploi. « Tout ces arbitrages se sont faits sans les syndicats », déplore-t-il.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 15:50
Airbus Group lance un grand ménage dans ses activités Défense

 

16/09/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Airbus Group a annoncé ce mardi une réorganisation de ses activités de défense et spatiales qui se traduira par des cessions de filiales ou de participations jugées non stratégiques. Elle permettra également au groupe aéronautique de se recentrer sur les avions militaires, les missiles, les lanceurs et les satellites.

 

C'est un vrai leitmotiv chez Airbus Group : "Nous ne sommes pas encore assez rentable". C'est donc à l'aune de cet objectif financier en grande partie que Airbus Defence and Space (ADS) prévoit "de céder certains secteurs d'activité ne correspondant pas à ses objectifs stratégiques et pour lesquels un meilleur développement serait possible dans des structures différentes", a confirmé ce mardi le géant européen de l'aéronautique. Beaucoup de ces activités sont basées en Allemagne. Ces cessions pourraient représenter jusqu'à 2 milliards d'euros pour le groupe. Le patron de ADS, Bernhard Gerwert, compte recueillir les premières marques d'intérêts pour les actifs à céder d'ici à la fin de l'année et finaliser les premières cessions au premier semestre 2015.

Cette restructuration constitue également un test des relations entretenues par le groupe avec le gouvernement allemand. Le PDG d'Airbus, Tom Enders a récemment mis en garde Berlin contre les effets sur l'emploi et l'investissement de sa politique restrictive en matière d'exportations d'armements. Bernhard Gerwert a toutefois relativisé l'impact sur l'emploi de cette restructuration. "Il ne s'agit pas seulement de supprimer des emplois et de fermer d'autres sites, c'est même plutôt le contraire, a-t-il expliqué à Reuters. Nous avons ciblé certaines activités, pour lesquelles nous cherchons des investisseurs qui sont prêts à mettre de l'argent et à développer ces activités".

 

Airbus trie ses activités

Il s'agit tout d'abord des activités de communications commerciales et parapubliques (dont les radiocommunications mobiles professionnelles ainsi que des services commerciaux de communication par satellite), qui "auront de meilleures perspectives de croissance en intégrant d'autres structures industrielles", a précisé le groupe. En outre, ADS envisage de céder certaines de ses filiales et participations, dont Fairchild Controls (équipementier et support), Rostock System-Technik (ingénierie, formation...), AvDef (société de transport privé, formation,), ESG l(systèmes et logiciels) et Atlas Elektronik (systèmes électroniques de sécurité et de défense maritime).

ThyssenKrupp, qui dispose d'un droit de préemption sur les 49 % d'Airbus Group dans Atlas Elektronik, va discuter avec le groupe européen de l'éventuel rachat de sa participation dans le spécialiste des systèmes électroniques de sécurité et de défense maritime. "Nous allons engager des discussions avec Airbus à propos de sa participation dans Atlas afin de trouver la meilleure solution", a assuré le président du directoire du conglomérat allemand, Heinrich Hiesinger lors d'une conférence de presse organisée ce mardi.

Enfin, "toutes les alternatives industrielles seront explorées pour les secteurs sécurité et électronique de défense de la division afin d'assurer leur croissance future et la création de valeur", a ajouté ADS. Les nouvelles activités d'Airbus Group, Sécurité/communications et Electronique, ont respectivement réalisé 2,7 milliards et 1,2 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2013. Bernhard Gerwert a souligné qu'Airbus Group ne souhaitait plus investir dans l'électronique de défense et la sécurité, des activités qui nécessitent des moyens importants pour devenir leader sur ce marché, actuellement dominé en Europe par Thales.

 

Airbus Group reste dans la défense

Pour autant, Airbus Group, à l'issue de son "évaluation exhaustive et détaillée" de son portefeuille d'activités, a décidé de continuer d'investir dans les activités espace - lanceurs et satellites (3,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2013) -, avions militaires (5,7 milliards d'euros), missiles ainsi que les systèmes et services associés. Des "cœurs de métier" que la division ADS devra renforcer pour rester dans ses positions de leader. ADS a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 13,7 milliards d'euros en 2013, hors missiles.

"Les décisions concernant le portefeuille d'activités d'Airbus Defence and Space sont la conséquence logique de la revue stratégique d'Airbus Group de 2013. Ces décisions renforceront les atouts de la division et permettront de nous recentrer encore plus sur les cœurs de métier du groupe que sont l'aéronautique et l'espace", a expliqué le président exécutif d'Airbus Group, Tom Enders.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 07:50
Airbus DS continues transformation with portfolio optimization

 

16 September 2014 Airbus Gtoup

 

    Activities in Space (Launchers and satellites), Military Aircraft, Missiles and related Systems and Services are core and to be strengthened

    Businesses in non-core segments will be divested

    Reinforce Airbus Defence and Space as a sustainable and successful pillar of Airbus Group

 

After a detailed and comprehensive portfolio assessment, Airbus Defence and Space has defined Space (Launchers & Satellites), Military Aircraft, Missiles and related Systems and Services as its future core businesses. These are the areas in which the Division will further invest to strengthen its leading position.

 

Some business areas are identified as divestment candidates as they do not fit the strategic goals and for which the company sees possibilities to increase their development potential in different set-ups.

 

This concerns, first of all, our commercial and para-public communication business (including Professional Mobile Radio and commercial satellite communications services activities), which will have better chances for growth and market success in different ownership structures.

 

Airbus Defence and Space further intends to sell some of its subsidiaries and participations, including Fairchild Controls, Rostock System-Technik, AvDef, ESG and Atlas Elektronik.

 

For the Division’s Security and Defence Electronics businesses further industrial alternatives will be explored in order to best develop and position these businesses for future growth and value creation.

 

"The portfolio decisions for Airbus Defence and Space are the logical follow-up to our Group‎ Strategy Review in 2013. They will foster the strengths of the division and, hence, will result in an even stronger focus on our Group's core activities, aeronautics and space," said Tom Enders, CEO of Airbus Group.

 

“Given the tight budgetary situation in our home countries and increasing competition on global markets, the portfolio review is an essential element to further develop our defence and space business and to ensure its competitiveness”, said Bernhard Gerwert, CEO of Airbus Defence and Space. “We have identified those segments where this is an achievable target and those where we should explore alternative options. In short, the portfolio review is a logical next step in the overall transformation process. It will strengthen Airbus Defence and Space’s business core, unlocking its full potential to drive the defence and space industry forwards, particularly on critically important international growth markets.

 

All these decisions will of course respect our national security agreements and will be discussed with employee representatives in a fair and open way”, added Bernhard Gerwert.

 

The first milestone of the Division’s transformation, as announced last year, was the reorganisation of the three former business entities – Astrium, Airbus Military and Cassidian – into one single organisation. This target was achieved on 1 July 2014, according to plan. A next significant milestone was to secure the future of the Division’s space launcher business, which received a major boost through the planned joint venture with Safran, as announced in June 2014, and which is currently being further developed.

 

About Airbus Group

 

Airbus Group is a global leader in aeronautics, space and related services. In 2013, the Group – comprising Airbus, Airbus Defence and Space and Airbus Helicopters – generated revenues of € 57.6 billion (restated) and employed a workforce of around 139,000 (restated).

About Airbus Defence and Space

 

Airbus Defence and Space is a division of the Airbus group, formed by a merger between the businesses of Cassidian, Astrium and Airbus Military. This new division is Europe' number one in the space and defence industry, the world's number two in the space industry and is one of the world's top ten defence industry companies. It has annual revenues of around €14 billion with a workforce of some 40,000 employees.

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