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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 12:20
Vue aérienne de la station radar américaine du réseau DEW à Point Lay en Alaska. (Photo: Sergent Donald L. Wetterman, US Air Force)

Vue aérienne de la station radar américaine du réseau DEW à Point Lay en Alaska. (Photo: Sergent Donald L. Wetterman, US Air Force)

 

5 juin 2015 par Bastien Duhamel – 45eNord.ca

 

Alors que l’attention internationale se porte sur les points chauds du monde au Moyen-Orient et ailleurs, le continent le plus hostile de la planète est en passe de devenir un nouveau centre névralgique de l’espionnage international sur fond de revendications territoriales.

 

Si aucunes menaces militaires sérieuses ne pèsent actuellement sur le contient glacé et que le Conseil de l’Arctique incite les nations du Grand Nord à coopérer, dans le même temps, celles-ci se livrent pourtant bel et bien à une compétition pour repousser leurs frontières territoriales toujours plus prêt du pôle.

Dans cette course pour légitimer leurs revendications territoriales dans la région, les nations arctiques font de plus en plus appel à leurs services de renseignement au point de faire du continent arctique un nouveau carrefour de l’espionnage international.

 

La fonte des glaces se poursuit … et réveille des appétits confrontés au droit international

Selon une étude effectuée par le US. Géological Survey, les glaces arctiques renferment encore 13% du pétrole mondial et 30% du gaz non découvert ce qui représenterait une valeur approximative de 17.2 billions de dollars.

Un montant que ne manque pas d’aiguiser l’appétit des cinq nations riveraines de l’Arctique que sont le Canada, la Russie, la Norvège, les États-Unis par l’Alaska et le Danemark via ses possessions au Groenland.

La fonte des glaces s’accentuant,  chacune de ces puissances entendent bien mettre la main sur ces énergies fossiles qui ne sont pas encore toute légalement attribuées. De plus, sur le long terme le contrôle d’une éventuelle voie maritime à travers le pôle arctique pourrait s’avérer très riche de retombées économiques.

Toutefois, le droit international a déjà posé des bases juridiques régissant le partage de ce trésor glacé. En vertu de la convention sur le droit de la mer de 1982, chaque nation doit venir prouver devant la Commission de délimitation de plateau continental des Nations Unies que ses revendications territoriales en arctique sont légitimes.

Sur les scènes domestiques respectives, cette lutte pour le contrôle des glaces arctiques encore libres de droit permet aussi d’expliquer la multiplication des discours nationaliste, voire populistes autour du thème la défense des souverainetés en Arctique. Une rhétorique que l’on voit fleurir aussi bien au Canada, qu’en Russie ou encore en Norvège.

 

Quand la bataille pour les ressources arctiques incite à l’espionnage.

Dans cette bataille juridique acharnée, tous les moyens sont bons pour venir gonfler les arguments de son plaidoyer devant les instances internationales. Cela peut passer par le lancement d’expéditions scientifiques (cartographie, prélèvements d’échantillons…) ou encore par la mise en avant d’une légitimité historique à l’image de Vladimir Poutine qui faisait valoir en 2013 «plusieurs siècles de souveraineté russe en Arctique».

Néanmoins, les procédures de requêtes devant les Nations Unies sont longues de plusieurs années de même que les explorations scientifiques sont compliquée à organiser et lourdes de préparatifs. Or, les grandes puissances qui bordent l’Arctique peinent de plus en plus à contenir leur avidité.

Dès lors, en marge des voies légales, les nations nordiques ont plus en plus recours à d’autres moyens pour prendre l’ascendant stratégique sur leurs voisins arctiques; le premier d’entre eux étant l’espionnage.

En effet, au cours de ces dernières années, les nations arctiques ont développé de véritables arsenaux de renseignement orientés vers le Grand Nord. Un moyen d’assurer la surveillance de leurs côtes septentrionales, mais également d’intercepter les communications étrangères  et d’analyser les mouvements  militaires et civils des autres nations dans la région.

Quand l’espionnage rencontre la technologie de pointe, l’espace arctique devient un véritable carrefour de l’espionnage international.

Imagerie satellite, drones de reconnaissance, centre d’interception des communications et autres sous-marins furtifs sont abondamment mis à contribution dans cette course aux renseignements au beau milieu de ces eaux glacées inhospitalières.

Symptôme d’une méconnaissance et d’une paranoïa réciproque, Russes et Occidentaux s’insurgent tours à tour contre cette hyperactivité de leurs services de renseignements respectifs dans la région arctique.

En décembre dernier lors d’une conférence de presse à Moscou, le général Viktor Bondarev, chef de l’armée de l’air russe annonçait avoir enregistré plus de 140 vols de reconnaissance «hostiles» dans la partie nord de la Russie en 2014 contre seulement 22 l’année précédente. Même son de cloche du côté de l’OTAN qui s’indignait d’avoir intercepté plus de 100 appareils russes, soit trois fois plus qu’en 2013.

Si le constat général est bien celui d’un accroissement significatif des activités de renseignement, il ne faut pas tomber dans une perception manichéenne de la rivalité russo-occidentale en Arctique; une erreur trop souvent rependue dans les médias et autres discours politiques.

En d’autre termes, comme l’explique James Bamford de Foreign policy dans un article intitulé «Frozen assets», en matière d’espionnage en Arctique, «Moscou ne fait rien que Washington ne fait pas lui-même. »

 

Une véritable course aux capacités de renseignement

Dans ce même article, James Bamford avance l’idée que de la même façon que Vienne était le carrefour de l’espionnage humain durant la guerre froide, il est juste de dire que l’Arctique est aujourd’hui devenu le carrefour de l’espionnage moderne.

En effet, nombreux sont les éléments qui semblent  accréditer la thèse qu’un nouveau centre névralgique des activités de renseignement se noue dans l’espace arctique.

Toujours prompt à ressortir les bons vieux réflexes d’espionnage de la guerre froide majorés des capacités technologiques actuelles, Washington et le Kremlin se livrent à une surenchère de capacités de renseignement.

En mars dernier, le Kremlin avait effectué une véritable démonstration de forces en menant un exercice militaire de 5 jours d’une envergure sans précédent en Arctique impliquant 38.000 soldats, 50 vaisseaux et pas moins de 110 appareils aériens. Quelques mois auparavant, le chef du Centre national de la Défense russe, Mikhaïl Mizintsev,  annonçait la construction de 10 centres radars à la frontière nord de la Sibérie.

Autre sujet d’inquiétude pour les chefs du NORAD,  la Russie s’apprête à construite une base de drones située à seulement un peu plus de 600 kilomètres des côtes d’Alaska. Une fois achevée, cette base fera du Kremlin la seule puissance à pourvoir déployer une telle technologie de drones de surveillance dans les cieux arctiques.

Impliqués dans les questions arctiques via l’Alaska, les Etats-Unis fondent quant à eux l’essentiel de leur stratégie de renseignement sur les observations et analyses satellites. En effet, les satellites américains effectueraient plus de 17.000 passages au-dessus de la circonférence arctique chaque année.

En la matière, les renseignements américains peuvent compter sur leur base de Thulé au Groenland de laquelle ne répondent pas moins de 149 satellites fournissant une précision d’imagerie considérable.

Avantage comparatif dans cet arsenal arctique, Washington dépasse Moscou en capacités sous-marine avec 72 sous-marins contre une soixantaine pour le Kremlin.

Néanmoins, il semble que la Russie soit en passe de rattraper son retard technologique en la matière grâce aux  nouveaux sous-marin de classe «Yasen» d’une furtivité inégalée et équipé de torpilles dont la vitesse peut excéder 200 nœuds.

Dans cette surenchère d’espionnage au Grand Nord, le Canada dispose lui aussi d’un atout de poids: une station d’écoute située dans les iles Ellesmere en Nunavut. Géographiquement plus proche de de Moscow que d’Ottawa, il s’agit de l’endroit habité en permanence le plus au nord de la planète.

Une position stratégique qui lui permet d’intercepter des communications et signaux des mouvements militaires russes en Arctique. En allié loyal, le Canada transmet bon nombre de ses données aux analystes de la NSA de son voisin continental.

Rappelons également que les Forces armées canadiennes tiennent chaque année depuis 2007 un exercice de souveraineté du territoire arctique canadien, l’Opération NANOOK. A cette occasion, les FAC y déploient également une équipe de contre-espionnage chargée de «détecter, identifier et réduire les menaces d’espionnage, de terrorisme, de sabotage » contre l’armée canadienne et ses infrastructures.

Par ailleurs, la grand projet de construction de 5 navires de patrouilles arctiques initiés par le gouvernement Harper n’est bien sûr pas innocent dans ce contexte et devrait venir compléter l’arsenal nord-américain en Arctique.

Alors que tous ses voisins revoient à la hausse leurs équipements de renseignement dans le Grand Nord, la Norvège entend, elle aussi ne pas être le parent pauvre de l’intelligence dans la région. Pour cela, elle a opté pour envoyer directement ses espions en mer.

En effet, en décembre 2014, la première ministre Erna Solberg a annoncé la mise en service en 2016 d’un vaisseau d’une valeur de 250 millions conçu dans le but de servir l’agence de renseignement norvégienne.

Il s’agit là du navire de patrouille arctique le plus techniquement élaboré au monde constituant «une pièce importante dans la poursuite des missions assignées aux services des renseignements» explique Kjell GrandHagen chef de l’intelligence norvégienne. Le «Marjata» sera capable de cartographier n’importe quelle activité militaire ou civile dans les zones arctiques proches de la Norvège.

À la lumière de ces observations, le constat global est donc bien celui d’une course aux capacités de renseignement en Arctique.

Tout semble indiquer que les moyens technologiques actuels ont non seulement changé les règles de l’espionnage tel qu’il pouvait être durant la guerre froide, mais ont permis de faire de du Grand Nord un nouveau carrefour mondial des activités de renseignement.

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 12:40
Russian nuclear submarine (Northern Fleet)  photo Vitaly Ankov

Russian nuclear submarine (Northern Fleet) photo Vitaly Ankov

 

March 12, 2015 by Kris Osborn - defensetech.org

 

Several U.S. lawmakers are warning U.S. military leaders about the pace and scope of Russia’s Arctic militarization, including the addition new brigades, ships and airfields to the fast-changing region.

 

Russian initiatives are making it increasingly difficult for the U.S. to successfully compete in the area as new sea lanes emerge, they say.

 

“When you look at what the Russians are doing in the Arctic, it is actually quite impressive –impressive, but disturbing,” Sen. Dan Sullivan, R-Ala., told military leaders at a recent Senate Armed Services Committee Navy budget hearing.

 

“The Russians are looking at adding four new combat brigades in the Arctic as our U.S. Army is thinking at pulling them out of there,” he said. “I think that would give Vladimir Putin a lot of joy. They are building 13 new airfields and conducting long-range air patrols off the coast of Alaska.”

 

Sullivan said the U.S. military is ill-advised to consider removing one or two Army Brigade Combat teams from Joint Base Elmendorf-Richardson and Fort Wainwright in Alaska.

 

“That we would even contemplate taking one soldier away from Alaska is lunacy given Putin’s recent actions in the Arctic,” he said. “Alaska’s Army BCTs are the best cold-weather and mountain-hardened BCTs in the country.  The training makes them uniquely valuable to the U.S. Army and their presence in Alaska hopefully ensures that other nations never make us use them.”

 

Experts say the pace of melting ice and rising water temperatures is expected to open more waterways in the region and possibly new sea-routes for commercial shipping, transport, strategic military presence and adventure tourism. The developments carry geopolitical and national-security risks, as well.

 

Chief of Naval Operations Adm. Jonathan Greenert said the U.S. needs to intensify its preparations for Arctic activity.

 

“We need to look at it deliberately and understand it,” he said. “We need to get industry up there and study the place and find out when it is going to melt. What are the sea lines that will open? Are there territorial disputes? Are there threats? Russia is increasing their military presence which sort of makes sense. Also, how do we survive up there with our ships our aircraft and our people?”

 

The Navy is researching technologies that will better enable sailors, ships, sensors and weapons to operate in such a harsh environment.

 

“We have to look at the hardening of our hulls,” he said. “It is not just surface ships. It is the aircraft and the undersea domain. I’ve directed the increase in our activity up there.”

 

The Office of Naval Research has deployed drones underneath the ice to assess the temperature and salt content of the water so as to better predict the pace of melting ice and the opening up of sea routes.

 

Greenert also said the Navy is increasing joint exercises with Canada and Scandinavian countries in preparation for increased Arctic activity.

 

Despite these measures, some lawmakers are still not convinced that the U.S. is doing enough to counterbalance Russian military initiatives in the region. Sen. Angus King, I-Maine, expressed concern that the U.S. only operates a handful of ice breaker ships compared to Russia’s large fleet of ice breakers.

 

“We have one heavy-duty and one medium-duty Coast Guard ice breakers,” he said. “The Russians have 17 ice breakers in the Arctic. If we are talking about innocent passage and trade, ice breakers are the highway builders and that is an example of how we are really not adequately developing our strategic interests in that region.”

 

Sullivan also echoed Sen. King’s concerns about the small U.S. fleet of ice breakers, adding that the Russians have six new icebreakers in development with five more planned.

 

The U.S. has more than 1,000 miles of Arctic coastline along its Alaskan border. However, Russia’s Northern Sea Route, which parallels the Arctic and Russian border, is by far the largest existing shipping route in the region.

 

Recognizing that the quickening pace of melting ice and warming water temperatures may open up sea lanes sooner than expected, the Navy last year released an Updated Arctic Road Map, which details the service’s preparations for increasing its presence in the region.

 

The Navy’s initial version of the document released in 2009 includes mission analysis and “fleet readiness” details for the environment, including search and rescue, maritime security, C4ISR, cooperation with the U.S. Coast Guard, strategic sealift and strategic deterrence, among other things.

 

“The Arctic is warming twice as fast as the rest of the globe,” the document states. “While significant uncertainty exists in projections for Arctic ice extent, the current scientific consensus indicates the Arctic may experience nearly ice-free summers sometime in the 2030s.”

 

An assessment by the Navy’s Task Force Climate Change determined the rate of melting has increased since the time of this report. As a result, Navy planners anticipate needing to operate there to a much greater extent by the middle of the 2020s instead of the 2030s.

 

Although the thinning of the Arctic ice was reported by Navy submarines in the 1990s, there have been considerable changes to the environment since that time, said Robert Freeman, spokesman for the oceanographer of the Navy.

 

While stressing that budget constraints might limit what preparations are possible, Navy Secretary Ray Mabus also said the service was increasing its exercises and preparations for greater activity in the region.

 

“As the ice melts in the Arctic our responsibilities go up. It is not just platforms and capabilities — it is what we are facing,” he said. “We not only have less ice but it is freezing in different ways. The ice is forming in different ways that are beginning to be a hazard to navigation. We’re upping our exercises and research into the area.”

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 12:40
Troops engage in an Arctic airmobile assault at Kotelny Island, within the New Siberian Islands (Photo Russia MoD)

Troops engage in an Arctic airmobile assault at Kotelny Island, within the New Siberian Islands (Photo Russia MoD)

 

March 11, 2015 By Matthew Bodner – Defense News

 

Moscow Revamps, Re-opens Former Soviet Bases To Claim Territories

 

MOSCOW — In order to secure its large swath of the resource-rich Arctic, Moscow has created a new Northern Command structure under which ground, sea and air units are being deployed to reopened Soviet-era bases along Russia's northern frontier.

 

The Soviet Union maintained a formidable presence in the Arctic. It established a stretch of air bases for long-range strategic bombers and radar stations and anti-air batteries to keep American bombers at bay.

 

With the Arctic becoming increasingly contested, and Russia's economy continuing its deep dependence on resource exports, Moscow has been beefing up its military presence in the region to assert control over as much territory as it can, reopening old Soviet bases and constructing new ones.

 

"These efforts cannot be explained by any requirements that exist today or will arise in the near future," Anton Lavrov, an analyst at the Moscow-based Center for the Analysis of Strategies and Technologies wrote in Moscow Defense Brief, the center's monthly publication.

 

"Russia is not facing any direct military threats from the north. Its military buildup in the Arctic pursues long-term goals rather than any immediate objectives," he added.

 

Northern Joint Strategic Command

 

The flagship project of Russia's Arctic pivot was President Vladimir Putin's announcement of April 2014 that a new Arctic command structure would be established to coordinate every military unit operating in the theater.

 

This command went live on Dec. 1, and is known as the Northern Joint Strategic Command.

 

Built upon the foundation of the Russian Northern Fleet, which was liberated from the Western Military District for the Northern Command, the new command will operate out of Murmansk and already wields a sizable naval force.

 

The Northern Fleet, with its long history of operating in the hostile waters of the Arctic, allows Russia to establish a presence in the region. It has a substantial fleet of surface ships and submarines, about 40 each. However, Dmitry Gorenburg, an expert on the Russian Navy at the Virginia-based CNA Corp., said that anywhere from 40 to 70 percent of those vessels are no longer operational.

 

Still, it is able to conduct about five deployments in the Arctic a year with its flagships — the Admiral Kuznetsov aircraft carrier and Pyotr Veliky battle cruiser — two Udaloy-class destroyers, five corvettes of the Grisha and Nanuchka class, two Ropucha-class landing ships and five smaller ships, according to Gorenburg.

 

These forces are backed up by a wing of naval aviation aircraft, such as Su-33 carrier-based fighters and land-based recon, anti-submarine and communications relay aircraft and helicopters.

 

No naval combat vessels are currently being built for Arctic-specific duty, Gorenburg said. However, the Navy's new Admiral Gorshkov frigates, which will serve with the Northern fleet, will be used for Arctic patrols, but will require icebreaker support beyond the summer months.

 

Gorenburg said that in terms of concrete plans for expansion, most of the sea-based action is focused on the Coast Guard, a key piece of infrastructure if Moscow is going to successfully commercialize the North Sea route.

 

Ten search-and-rescue stations are being constructed to supplement the existing 16 naval ports along Russia's 22,000-kilometer Arctic coast.

 

"For the Northern operations of the Coast Guard of the Border Guard Service, large Project 22100 border patrol ships with a standard displacement of 2,700 tons are being built," said Mikhail Barabanov, a Russian navy and military expert at CAST.

 

"The first ship, PolyarnayaZvezda, was launched at the Zelenodolsk plant in May 2014.

 

The Soviets built a large fleet of icebreakers, Gorenburg said, but most are set to retire in the early 2020s. "They have to basically rebuild their entire icebreaker fleet," he said. Russia plans on building three nuclear icebreakers and four diesel-powered.

 

Russia is focused on equipping not just sea units; the Arctic ground forces are being overhauled as well, though their operations will be intimately tied with the naval and air aspects of the Arctic command structure.

 

To meet the Northern Command's requirements for ground forces, it has absorbed the 200th Independent Motor Rifle Brigade in Murmansk, and two new special Arctic Motor Rifle Brigades, according to Moscow Defense Brief.

 

"For Arctic brigades [they are] developing a wide range of military equipment, including special Arktika family articulated all-terrain fighting and transport armored vehicles," Barabanov said. "As a means of transport, Russia has long produced a whole range of articulated all-terrain vehicles for various purposes."

 

Russia's new Arctic forces will be stationed at three new bases that can house up to 5,000 troops, built using prefabricated modules akin to those found at Antarctic research stations.

 

These bases were laid down at Wrangel Island, the New Siberian Islands and on the Franz Josef Archipelago. The largest of the bases, known as Northern Clover, is on an island within the New Siberian Islands.

 

The military also is constructing airbases to house interceptors, strategic bombers and other aircraft. From the Soviet-era, only six airbases remained active from a formidable network of 12. The six deactivated bases are being restored and upgraded, and a brand new airbase is being built in the New Siberian Islands.

 

Meanwhile, 10 air-defense radar stations are being built to help defend against enemy bombers.

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 12:21
Polar Epsilon 2 Radarsat-2 source ADGA

Polar Epsilon 2 Radarsat-2 source ADGA

 

March 11, 2015 By David Pugliese – Defense News

 

VICTORIA, British Columbia — Canada's military for years has had a wishlist of billions of dollars of new equipment designed to support Arctic operations. But this year it is actually moving ahead on those acquisitions, first with new patrol ships and then by upgrading utility aircraft for operations in the country's northern regions.

 

The first steel will be cut on the Royal Canadian Navy's Arctic offshore patrol ships in September. Five ships will be constructed by Irving Shipbuilding of Canada, while Lockheed Martin is handling onboard combat systems in the CAN $3.5 billion (US $3.4 billion) project.

 

This year will also see the release of a request for bids on an upgrade program for the Royal Canadian Air Force's CC-138 Twin Otter aircraft, which are used for utility transports in the Arctic. The project is expected to cost $20 million to $49 million.

 

"The CC-138 Twin Otter will undergo a life extension program to ensure the fleet remains safe and operationally effective until the UTA [utility transport aircraft] enters service," Air Force spokesman Maj. James Simiana said.

 

The UTA is a proposed new fleet of transport aircraft for the Arctic but isn't expected to be ready to replace the 40-year-old Twin Otters until 2025.

 

In the meantime, the upgrade will replace the Twin Otter's wing boxes and install cockpit voice/flight data recorders, improving supportability with a new supply chain of parts, according to the Air Force.

 

In addition, high frequency radios and aircraft spares will be acquired and training devices will be improved.

 

The Air Force expects the upgrade contract to be awarded in 2016, with final delivery of the modernized Twin Otters in 2020.

 

Navy League of Canada analyst Norm Jolin said the focus for new Arctic equipment shouldn't be weapon systems but the austere environment. Much of the Arctic is still uncharted and despite global warming, the region is often inaccessible, said Jolin, a retired Royal Canadian Navy captain.

 

"Up in the north, it's still about survival," he said.

 

With that in mind, the Canadian Army plans to outfit individual soldiers with new winter warfare equipment, including snowshoes, skis and toboggans. Up to $49 million will be spent on that gear with deliveries to begin in 2021.

 

Further into the future, the Army plans to purchase up to 100 all-terrain vehicles capable of operations in the snow. The vehicles would replace tracked BV-206s purchased in the 1980s. The program is estimated to cost between $100 million and $249 million, but the military doesn't expect to go to industry for bids until after 2021.

 

Increasing the Canadian government and military's presence in the resource-rich Arctic is a key defense platform for Conservative Party Prime Minister Stephen Harper. In January, he named Julian Fantino as associate defense minister with a focus on Arctic issues.

 

Harper contends that the increased military and government presence is needed because oil, gas and minerals in the Arctic are critical to the country's economic growth. The types of incidents the Canadian Forces would most likely have to respond to in the Arctic, Jolin said, would be a major environmental disaster or a search-and-rescue operation, such as aiding a commercial cruise ship that has capsized after hitting an uncharted obstacle.

 

"The biggest thing will be coordination, so you'll want to have the ability to mount a command post, have good radios and radars, good surveillance," he said. "It's about command and control, power generation and communications."

 

To meet the communications and surveillance needs, Canada's military plans to take part in two space programs to support Arctic operations.

 

The government will fund the construction of two polar communications and weather satellites. An analysis of various options for the project is expected to start this year, with a request for proposals to be issued to industry in 2018. A contact will be awarded in 2020.

 

The two spacecraft, which will provide the backbone of military and government communications in the Arctic as well as weather forecasting, are estimated to cost $1.5 billion.

 

The Canadian military also has an increased surveillance capability planned for the Arctic, dubbed Polar Epsilon 2. The system will use the data produced by the Canadian government's Radarsat Constellation Mission (RCM) spacecraft currently under design. The RCM satellites are scheduled for launch in 2018.

 

Polar Epsilon 2 will involve the construction of ground infrastructure and systems to collect and process data from the three RCM satellites. The project is estimated to cost between $100 million and $249 million. A contract is expected to be awarded in 2017, with delivery of the systems two years later.

 

The building of other Arctic infrastructure is also underway. In 2013 the Canadian Forces opened a $25 million Arctic Training Centre in Resolute Bay. Canada has also just started work on a naval refueling facility on Baffin Island, Nunavut, Department of National Defence spokeswoman Dominique Tessier said.

 

Originally the plan was to build a deep-water port at Nanisivik, but because of the high costs of construction in the Arctic that has been scaled back to a $130 million refueling site for the Royal Canadian Navy. The site will be used to support the new Arctic offshore patrol ships.

 

Early preparation work for construction began in September 2014, Tessier said. Full operational capability of the facility is planned for 2018, she added.

 

"This upcoming construction season [in] 2015 will involve jetty recapitalization and site material preparation," Tessier said.

 

Subsequent construction seasons in the north, from 2016 to 2018, will see construction of tank farm and road upgrades.

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 17:20
NCSM Goose Bay moored at the future site of the Nanisivik Naval Facility, during Operation Nanook 20 August 2010 – photo Goosepolish

NCSM Goose Bay moored at the future site of the Nanisivik Naval Facility, during Operation Nanook 20 August 2010 – photo Goosepolish

 

3 mars 2015 par Bastien Duhamel - 45eNord.ca

 

Initialement prévu en 2012, l’ouverture du port militaire à Nanisivik dans la région Arctique a été repoussée à 2018. D’abord pensée pour être une base permanente, on prévoit finalement de n’utiliser Nanisivik que 4 mois en été à des fins d’accueil et de ravitaillement.

 

Pour expliquer ce retard, les autorités militaires évoquent le nécessaire travail de nettoyage, de préparation et de décontamination du terrain qui abritait anciennement une mine de zinc et de plomb : «la date prévue a été ajustée à 2018 après que l’enquête du site ait révélé un nécessaire besoin de mise aux normes pour que les exigences que requiert une telle installation soient remplies» a déclaré la porte-parole Dominique Tessier.

À l’entrée du passage Arc tique du Nord-ouest à quelques 3.100 km au nord d’Ottawa, le futur port revêt une importance stratégique de premier ordre.

En effet, à l’heure où le réchauffement climatique et la fonte des glaces du nord qui l’accompagne rendent envisageable l’exploitation commerciale du passage dans un avenir proche, la diplomatie canadienne met un point d’honneur à affirmer et maintenir sa souveraineté dans les zones arctiques frontalières.

Une posture synthétisée par la formule Use it or leave it lancée par le premier ministre Stephen Harper, servant de ligne directrice à la politique étrangère canadienne en arctique notamment face aux velléités russes et américaines dans la région. Ces derniers réclamants que le passage du Nord-Ouest demeure sous le statut d’eaux internationales.

Le retard pris dans la construction de la base de Nanisivik illustre la difficulté qu’éprouve le Canada à faire concorder ses ambitions en Arctique avec ses capacités opérationnelles sur place et ses moyens financiers.

A leur arrivée au pouvoir en 2006, les conservateurs avaient annoncé la construction de trois brises-glaces armés pour être déployés dans la région. Un an plus tard, ils annonçaient les remplacer par entre 6 et 8 navires de patrouille extra-côtier et de l’arctique équipés pour naviguer dans des conditions de glace modérée. Nouveau revirement en janvier dernier avec une nouvelle révision à la baisse du projet où il n’est plus question que de 5 ou 6 vaisseaux.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 15:20
Navy Deploys Drones Under Arctic Ice Ahead of Increased Ship Presence

 

March 2nd, 2015 By Kris Osborn - dodbuzz.com

 

The Navy has deployed underwater drones beneath the ice in the Arctic Ocean to assess how quickly the ice is melting and understand how soon the U.S. and Russia will be competing for strategic waterways in the region.

The drones are measuring the temperature and salt content to help scientists develop more accurate computer models with which to predict the anticipated future pace of melting ice, Martin Jeffries, science advisor to the Office of Naval Research, or ONR, told Military​.com.

The Navy’s unveiled its Arctic Road Map that explains how increasing water temperatures and decreasing ice layers mean the service will need to increase the number of ships in the region over the next 20 years, Martin Jeffries, science advisor to the Office of Naval Research, or ONR, told Military.com.

 

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 17:50
Security in the Black Sea and Arctic - SEDE
 

15.01.2015 SEDE

 

SEDE will hold a first exchange of views on the draft report on the Strategic military situation in the Black Sea Basin following the illegal annexation of Crimea by Russia (Rapporteur: Ioan Mircea PASCU, S&D). It will also exchange views with experts on Emerging security challenges in the Arctic.

 

When: 21 January 2015

 

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:50
L'Arctique, la nouvelle frontière


17.11.2014 Fondation Robert Schuman

 

Michel Foucher a publié un livre sur "L'Arctique, la nouvelle frontière" dans lequel il décrit l'Arctique comme un enjeu stratégique et économique pour les Etats côtiers. Malgré le réchauffement climatique et le recul de la banquise, des ressources et opportunités inespérées s'annoncent. L'auteur, membre du comité scientifique, analyse les divers bouleversements en cours ou à venir avec l'aide de géographes, des politiques, des stratégistes et des juristes.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 16:40
Arctique: la Russie déploiera ses troupes dès 2014

 

MOSCOU, 21 octobre - RIA Novosti

 

La Russie déploiera ses troupes dans la zone arctique - du nord-ouest du pays à l'Extrême-Orient - dès 2014, a déclaré mardi à Moscou le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou lors d'une réunion du collège du ministère.

 

"Cette année, nous déploierons des unités militaires dans la zone arctique - de Mourmansk à la Tchoukotka", a indiqué le ministre.

 

Ces derniers temps, la Russie a pris plusieurs mesures pour défendre ses intérêts politiques, militaires, financiers et économiques en Arctique, compte tenu de l'intérêt grandissant porté à cette région par les pays de l'Otan. En avril dernier, le président russe Vladimir Poutine a ordonné de renforcer l'infrastructure frontalière en Arctique, de créer des bases pour les bâtiments de surface et les sous-marins de nouvelle génération et de créer un organe spécial pour la politique russe en Arctique.

 

La Russie envisage d'élargir son groupement militaire en Arctique d'ici la fin de 2014. Le 99e groupe tactique sera déployé sur l'île Kotelny (archipel de Nouvelle-Sibérie) et la 80e brigade autonome d'infanterie mécanisée dans le village d'Alakourtti (région de Mourmansk). Des radars et installations de guidage au sol seront installés sur l'archipel François-Joseph, en Nouvelle-Zemble, sur l'île Wrangel et sur le cap Schmidt. La Russie compte rétablir l'infrastructure de défense antiaérienne dans cette région d'ici octobre 2015. Le Service fédéral de sécurité (FSB) de Russie entend renforcer les troupes de gardes-frontières en Arctique.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 11:40
Armée russe: le groupement arctique Nord créé d'ici 2017

 

MOSCOU, 1er octobre - RIA Novosti

 

La Russie créera un nouveau groupement arctique baptisé Nord et composé de deux brigades d'ici 2017, a annoncé mercredi à Moscou le commandant en chef des troupes terrestres russes Oleg Salioukov.

 

"Nous créons un nouveau groupement interarmes chargé de défendre nos intérêts nationaux en Arctique. La formation d'une brigade d'infanterie motorisée (arctique) touche à sa fin dans la région de Mourmansk. La deuxième brigade arctique sera mise en place en 2016 dans le district autonome des Nenets du Iamal", a indiqué le général Salioukov.

 

Les brigades du commandement Nord effectueront des missions de patrouille dans la zone côtière, protégeront des sites et territoires au bord des mers septentrionales et de l'Océan glacial arctique, escorteront les navires sur la Voie maritime du Nord et démontreront la présence militaire russe en Arctique. Leurs armes et équipements seront adaptés aux conditions climatiques du Grand Nord.

 

"Les unités arctiques seront équipées de moyens de transport à haute mobilité - des véhicules chenillés articulés, des motoneiges et des navires sur coussin d'air", a ajouté le général.

 

Ces derniers temps, la Russie a pris plusieurs mesures pour défendre ses intérêts politiques, militaires, financiers et économiques en Arctique, compte tenu de l'intérêt grandissant porté à cette région par les pays de l'Otan. En avril, le président russe Vladimir Poutine a ordonné de renforcer l'infrastructure frontalière en Arctique, de créer des bases pour les bâtiments de surface et les sous-marins de nouvelle génération et de créer un organe spécial pour la politique russe en Arctique.

 

La Russie envisage d'élargir son groupement militaire en Arctique d'ici la fin de 2014. Le 99e groupe tactique sera déployé sur l'île Kotelny (archipel de Nouvelle-Sibérie) et la 80e brigade autonome d'infanterie mécanisée dans le village d'Alakourtti (région de Mourmansk). Des radars et installations de guidage au sol seront installés sur l'archipel François-Joseph, en Nouvelle-Zemble, sur l'île Wrangel et sur le cap Schmidt. La Russie compte rétablir l'infrastructure de défense antiaérienne dans cette région d'ici octobre 2015. Le Service fédéral de sécurité (FSB) de Russie entend renforcer les troupes de gardes-frontières en Arctique.

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 15:20
photo US Army

photo US Army

 

Oct. 3, 2014 – Defense News

 

Soldiers and their families should be warned the Islamic State is calling on its followers in the United States to use social media sites to “find the addresses of service members, show up [at their homes] and slaughter them,” according to the Army Threat Integration Center.

“ISIL [Islamic State of Iraq and the Levant] has called on lone offenders in the U.S. to use the “yellow pages,” social media sites like Facebook, Linkedin and Twitter to find the addresses,” states the ARTIC special assessment published Sept. 25.

The warning is “based on a law enforcement bulletin citing a jihadist tweet,” ARTIC states.

After U.S. began air strikes in Iraq in August and Syria in late September, IS supporters launched a Twitter campaign threatening to retaliate with violence in the U.S., according to the report.

“A recent audio message from an ISIL spokesman called, for the first time, for lone offender attacks in the Homeland in retaliation for U.S. military operations in Iraq and Syria,” the ARTIC report states. “According to the U.S. Government as many as 300 Americans are fighting with ISIL. ... There is concern that these Americans could return to the U.S. and commit attacks using the skills they learned overseas.”

Even before the U.S. airstrikes began, ARTIC said, Twitter posts showed Islamic State supporters in front of the White House and other spots in the U.S. states with the message “We are in your state, We are in your cities, We are in your streets” and “we are here #america near our #target…sooooooooooooon.”

The attacks may be “small scale” and targeting individuals with little advance planning or advance warning, rather than large-scale terrorist events, the report cautioned.

That means it’s important to watch out for any signs of surveillance or planned attack, and to take precautions online and particularly on social media, according to ARTIC, which advises taking these steps:

 

Social media precautions

■Think before you post and assume everyone in the world will be able to see what you are posting, or tweeting, even if the site limits your posts to your friends and family.

■Limit who can view your social media sites; but do not trust these settings as absolute.

■Avoid posting your home or work address and phone numbers; and any government or military affiliation.

■Avoid providing detailed accounts of your day (e.g., when you leave for or return from work).

■Never allow applications to geolocate your location.

 

At home

■Always lock doors, windows and garages.

■Make sure home entrances are well-lighted, and minimize bushes where intruders can hide before their ambush.

■Use the peephole before opening the door to anyone. Don’t use the chain latch to open the door part-way. Don’t open the door to solicitors or strangers.

■Install solid-core doors, heavy-duty locks and window security systems.

■Establish a safe haven.

■Hold a family meeting to work out home security plans.

 

What to watch for

■Unusual interest in sensitive information about security measures, personnel, entry points, peak days/hours of operation, and access controls such as alarms or locks.

■Someone engaging in overtly suspicious actions to provoke and observe responses by public safety personnel.

■Discreet use of cameras or video recorders, sketching, or note-taking consistent with surveillance.

■Observation of, or questions about facility air conditioning, heating, and ventilation systems.

■Repeated visits by the same subjects, including attempts to disguise appearance from visit to visit.

■Attempted or unauthorized access to rooftops or other sensitive areas.

■Observation of or unusual questions about security measures, such as staffing, barriers, restricted areas, cameras, and intrusion detection systems.

■Multiple false alarms or fictitious emergency calls to the same locations or similar venues.

■Unusual interest in speaking with building maintenance personnel.

■Observation of security reaction drills or procedures.

■Attention to or avoidance of surveillance cameras.

■Garments not appropriate for weather/seasons.

If you notice suspicious activity, report it to the appropriate authorities, ARTIC says. Report criminal threat information and suspicious activity to local law enforcement authorities and your chain of command.

According to ARTIC, its special assessment was a collaborative effort with Army CID Command Intelligence Operation Center (CIOC), and the Army CI Center (ACIC), and “does not represent the coordinated views of the U.S. Army.”

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 07:40
Géopolitique et enjeux internationaux autour de l’Arctique, interview de Victor Chauvet

 

1 Octobre 2014 enderi.fr

 

Longtemps délaissé, sauf par les marines de guerre et explorations scientifiques de guerre froide, l'Arctique suscite de plus en plus les convoitises. A la faveur du réchauffement climatique entre autres, sa position stratégique et ses ressources naturelles commencent à en faire l'enjeu d'équilibres régionaux en redéfinition. Victor Chauvet est l'auteur de « La Triangulaire Diplomatique : Danemark - Groenland - Union européenne, La politique énergétique, environnementale et l'intégration régionale dans l'espace polaire européen » dans la collection Inter-National des éditions L'Harmattan.

 

Lire l’article

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 11:40
MiG-31BM photo RIA Novosti. Vladislav Belogrud

MiG-31BM photo RIA Novosti. Vladislav Belogrud

 

 

MOSCOU, 17 septembre - RIA Novosti

 

L'aérodrome arctique russe aménagé sur l'archipel de Nouvelle-Zemble est prêt à accueillir les avions de combat, a annoncé mercredi à Moscou Oleg Kotchetkov, porte-parole de la région militaire de l'Ouest.

 

"Les spécialistes techniques de la région militaire de l'Ouest ont préparé l'aérodrome dans le cadre d'exercices tactiques spéciaux. A présent, les avions de combat peuvent se poser sur cet aérodrome, s'y ravitailler en combustible, en azote et en oxygène, y subir des travaux de maintenance, et les pilotes et les chasseurs peuvent se préparer au prochain vol", a indiqué M.Kotchetkov.

 

Selon lui, des chasseurs-intercepteurs MiG-31BM se sont déjà posés sur le nouvel aérodrome.

 

Plus de 150 spécialistes techniques et près de 20 véhicules spéciaux participent aux exercices tactiques spéciaux en Nouvelle-Zemble. Ces exercices se tiennent parallèlement aux manœuvres aériennes du régiment mixte de la région militaire de l'Ouest en Arctique, qui prendront fin la semaine prochaine.

 

Ces dernières années, la Russie explore activement ses territoires septentrionaux. Elle a pris plusieurs mesures pour défendre ses intérêts politiques, militaires, financiers et économiques en Arctique, compte tenu de l'intérêt grandissant porté à cette région par les pays de l'Otan.

 

Début avril dernier, le président russe Vladimir Poutine a ordonné de renforcer l'infrastructure frontalière en Arctique, de créer des bases pour les bâtiments de surface et les sous-marins de nouvelle génération et de créer un organe spécial pour la politique russe en Arctique.

 

Une unité des Troupes aéroportées russes a effectué début avril la première opération de parachutage sur les glaces dérivantes dans l'Océan glacial arctique, non loin du Pôle Nord. En août dernier, le commandant de l'Armée de l'air russe Viktor Bondarev a annoncé que l'aérodrome de Temp, remis en exploitation en octobre 2013 sur l'île Kotelny (archipel de Nouvelle-Sibérie), serait prochainement capable d'accueillir tous les types d'avions.

 

La Russie envisage d'élargir son groupement militaire en Arctique d'ici la fin de 2014. Le 99e groupe tactique sera déployé sur l'île Kotelny et la 80e brigade autonome d'infanterie mécanisée dans le village d'Alakourtti (région de Mourmansk). Des radars et installations de guidage au sol seront installés sur l'archipel François-Joseph, en Nouvelle-Zemble, sur l'île Wrangel et sur le cap Schmidt. La Russie compte rétablir l'infrastructure de défense antiaérienne dans cette région d'ici octobre 2015. Le Service fédéral de sécurité (FSB) de Russie entend renforcer les troupes de gardes-frontière en Arctique.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 16:55
Prochain colloque CESM - "L'Arctique : un enjeu global"

 

16 septembre 2014. Portail des Sous-Marins

 

« Si quelqu’un essayait d’envahir l’Arctique canadien, ma première mission serait de le secourir ». Cette affirmation du général canadien Walter Natynczyk en novembre 2009 illustre toute la complexité du grand Nord. Alors que l’intérêt pour cette région croît continuellement (hydrocarbures, tourisme, minerais, routes maritimes, …), nous sommes encore bien loin de maîtriser cet univers. Tout reste à faire.

Cette “Brève-Marine” est disponible à cette adresse.

 

Élaborées par le Centre d’études supérieures de la Marine (CESM), les Brèves Marines vous fournissent régulièrement de l’information privilégiée sur l’actualité et les enjeux de la Marine nationale.

 

L’Arctique, un enjeu global

Mercredi 12 novembre 2014 - 14h00 à 17h30 - Amphithéâtre Foch – École Militaire

 

Dans quinze ans, l’Arctique sera-t-il encore un rêve de grand navigateur ? 
Ce  sera  probablement  une  réalité  économique.  L’océan  glacé  du  cercle polaire, soumis à une réduction rapide de sa banquise, dévoile petit à petit ses potentiels d’exploitation :  de  vastes  nappes  d’hydrocarbures  off-shore,  des routes  de  navigation plus  courtes  pour  les grands  porte-conteneurs :  autant d’opportunités  pour  les armateurs  et  les  assureurs.  Et  pourquoi  pas  du tourisme, dans un paysage encore vierge de présence humaine ? Un nouveau théâtre  s’esquisse  donc,  avec  ses potentialités  comme  ses  particularités géographiques, qui  impose  de  repenser  les interventions  en  mer  comme  le sauvetage ou la lutte contre la pollution.
Le quatrième océan de la planète devient dès lors une question politique. Plusieurs  nations ont fait  état  de  revendications  de  Zones  économiques exclusives, les unes et les autres usant de diplomatie navale pour placer leurs intérêts. Un Conseil arctique rassemble les pays côtiers et devient un espace de négociation.  Le  pouvoir  soutient  et  prépare  les investissements.  Cet  espace contient-il  aussi  une  nouvelle  fenêtre  pour  les  forces navales ?  La  France,comme  l’Union  européenne,  doit  d’ores  et  déjà  s’intéresser à ce nouveau chapitre de l’expansion maritime. Le colloque du CESM « L’Arctique, un enjeu global »,  avec  Michel  Rocard  et  Hubert  Védrine,  réalise  cette  prospective en rassemblant  acteurs  privés  et  acteurs  publics,  qui  ensemble  sont  appelés  à décider de ce nouveau cap. 

 

Inscription obligatoire : 

colloques@cesm.fr en précisant vos nom, prénom et organisme

Prochain colloque CESM - "L'Arctique : un enjeu global"

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 16:40
La Marine russe réalise des exercices en Arctique

 

MOSCOU, 15 septembre - RIA Novosti

 

La Marine russe mène lundi des exercices en Arctique, a annoncé à Moscou le ministère russe de la Défense.

 

Plus de 20 matériels de guerre et spéciaux, ainsi que plus de 200 hommes ont débarqué sur l'île Kotelny faisant partie de l'archipel de Nouvelle-Sibérie.

 

"Les marins de la flotte du Nord ont effectué un débarquement sur une côte non équipée sous la protection de l'aviation embarquée. Deux hélicoptères Ka-27 ont décollé depuis un navire de lutte anti-sous-marine. Ils ont transporté des groupes de fusiliers marins sur la côte ouest de l'île Kotelny. Le grand navire de débarquement Guéorgui Pobedonossets a ensuite procédé à une opération de débarquement", a indiqué le ministère dans un communiqué.

 

Six bâtiments de guerre et navires de soutien ont mis huit jours pour parcourir près de 2.000 milles marins et arriver aux îles de Nouvelle-Sibérie. Deux brise-glaces nucléaires du groupe nucléaire public russe Rosatom ont escorté les navires de la flotte du Nord sur plus de 180 milles.

 

Ces dernières années, la Russie explore activement ses territoires septentrionaux. Elle a pris plusieurs mesures pour défendre ses intérêts en Arctique. En août dernier, le commandant de l'Armée de l'air russe Viktor Bondarev a notamment annoncé que l'aérodrome Temp, remis en exploitation en octobre 2013 sur l'île Kotelny (archipel de Nouvelle-Sibérie), serait prochainement capable d'accueillir tous types d'avions.

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 12:40
New Siberian Islands

New Siberian Islands

 

06.09.2014 Par La Voix de la Russie

 

Le ministère russe de la Défense crée une base permanente pour la Flotte du Nord sur les îles de Nouvelle-Sibérie dans l'Arctique, rapporte le commandant de la Flotte du Nord Vladimir Korolev.

 

Selon Korolev, un détachement de navires est parti de Severomorsk vers les îles de Nouvelle-Sibérie. « L'objectif principal du détachement de cette mission de la Flotte du Nord dans l'Arctique vise à transporter le personnel, du matériel et des biens de groupe tactique de la Flotte du Nord qui servira dans la zone des îles de Nouvelle-Sibérie en mode régulière à partir de cette année », a déclaré Korolev.

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 19:40
Russie: l'Armée de l'air renforcera sa présence en Arctique

 

MOSCOU, 10 août – RIA Novosti

 

L'Armée de l'air russe renforcera sa présence en Arctique, a annoncé samedi  sur les ondes de la radio RSN Viktor Bondarev, commandant des Forces aériennes du pays.  

"Pour le moment nous n'y possédons qu'une seule escadrille, mais à l'avenir des régiments et des divisions complètes y seront déployées", a indiqué M.Bondarev, tout en soulignant que pour le moment la Russie n'avait pas de rivaux réels en Arctique.  

"Mais nous sommes prêts à défendre cette région au cas où il serait nécessaire. Pratiquement 49% du territoire de l'Arctique doit appartenir à la Russie, et il faut protéger cette zone", a poursuivi le général.  

La Russie devant être prête à toute évolution, une série d'aérodromes ont été déployés ou sont en cours d'installation en Arctique.  

Et d'ajouter que la présence des troupes de la Défense aérospatiale russe sera augmentée: les stations radar couvriront le Grand Nord dans son ensemble.  

Depuis quelques années, la Russie met activement en valeur ses territoires septentrionaux et développe la Voie maritime du nord qui doit constituer au cours des prochaines années une alternative aux itinéraires traditionnels reliant l'Europe à l'Asie. De nombreuses mesures, y compris militaires, ont été mises en œuvre pour défendre les intérêts russes en Arctique compte tenu de l'intérêt grandissant porté à cette région par les pays de l'Otan.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 06:40
Les Russes débarquent au Pôle nord

 

 

MOSCOU, 9 avril - RIA Novosti

 

Un événement digne d'être inscrit dans le Livre des records de Guinness s'est produit mardi près du Pôle nord. Un détachement complet de la 98ème division des troupes aéroportées a débarqué sur une plaque de banquise dérivante de l'océan Arctique pour la première fois de l'histoire, écrit mercredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

 

Plus d'une cinquantaine de soldats et d'officiers ont été projetés d'Ivanovo dans les latitudes arctiques. Le détachement avait une mission précise – atterrir à proximité de la base polaire Barnéo, déployer un camp de base et organiser une opération de sauvetage en tant qu'exercice.

 

Il s'agit d'une mission unique en Arctique, c'est la raison pour laquelle l'opération a reçu le statut d'expérimentale. Ce qui, toutefois, n'a aucunement affecté les actions des troupes aéroportées. Si les soldats et les officiers étaient réellement chargés de retrouver sur la banquise un avion accidenté et d'évacuer ses passagers ou des explorateurs ayant besoin d'aide, ils auraient agi exactement de la même manière.

 

Du point de vue militaire également, plusieurs raisons ont poussé le commandement des troupes aéroportées à maîtriser une pratique aussi inédite. L'armée russe cherche à conquérir aujourd'hui le cercle polaire et il est important pour les généraux de savoir que l'unité arctique du ministère de la Défense aurait une liaison maritime mais aussi aérienne avec le continent dans toute situation, y compris en cas de force majeure. L'organisation de l'opération a été réalisée par les troupes aéroportées en collaboration avec le centre d'expédition de la Société géographique de Russie, ce qui indique la nature à la fois militaire et civile du projet.

 

Le lieu de déroulement de l'opération n'a pas été choisi au hasard. La base Barneo ouvre chaque année à 89 degrés de latitude nord, à environ 100 km du Pôle nord. La base dispose d'un aérodrome pour accueillir les avions Antonov An-74 et d'héliports pour les Mi-8. Les scientifiques et les amateurs du tourisme de l'extrême des quatre coins du monde y vivent pendant un mois.

 

Cette année, la base Barnéo accueille sa 13ème expédition. Un groupe de reconnaissance du commandement des troupes aéroportées s'y était rendu la semaine dernière. Les officiers ont prélevé des échantillons d'eau et d'air, ont mesuré l'épaisseur de la glace et ont recherché la présence de polynies dangereuses. Le débarquement de personnel et de fret tenu le 8 avril aurait été impossible sans ces recherches. Le containeur de 30-50 kg avec des équipements de premiers soins pour les "victimes" et les kits de survie en milieu extrême a été parachuté de l'avion de transport militaire Iliouchine Il-76MD après le groupe de reconnaissance.

 

L'appareil a effectué trois approches de la banquise – à chaque approche plusieurs dizaines de soldats et d'officiers quittaient son bord. Le père Savva – aumônier de la 98ème division – faisait partie de l'un des groupes débarqués, il s'agissait de son 751ème saut en parachute.

 

Les militaires ont utilisé le système Arbalet-2 pour atterrir sur la banquise. Il est possible de l'utiliser de -35°C à +35°C et l'avion se déplace à 350 km/h. La stabilité du système de parachutage est assurée par des coupoles à neuf sections de 27 m² chacune.

 

Il convient de rappeler que ce sont les soldats et les officiers de la division d'Ivanovo des troupes aéroportées qui ont débarqué pour la première fois sur l'île arctique Kotelny le mois dernier.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 17:40
Arctique: premier parachutage militaire russe sur les glaces en dérive

 

 

MOSCOU, 8 avril - RIA Novosti

 

Les Troupes aéroportées russes ont effectué mardi le premier parachutage sur des glaces en dérive près du Pôle Nord, a annoncé mardi à Moscou le porte-parole des Troupes aéroportées Evguéni Mechkov.

 

"Une unité des Troupes aéroportées a effectué mardi, à 14h00 (10h00 UTC), la première opération de parachutage sur les glaces dérivantes dans l'Océan glacial arctique, non loin du Pôle Nord", a indiqué le porte-parole.

 

Un avion de transport militaire Iliouchine Il-50 a largué plus de 50 hommes et des approvisionnements près de la station polaire dérivante russe Barnéo. Aucun parachutiste n'a été blessé pendant l'opération.

 

Selon le porte-parole, les parachutistes russes sont dotés de fusils de chasse et de couteaux qu'ils avaient reçus à la station polaire. Leur mission consiste à aménager un camp provisoire et à organiser un exercice de recherche et de sauvetage d'une expédition polaire du 9 au 11 avril. Des spécialistes de la Société géographique de Russie participent aussi à l'opération.

 

La base arctique de Barnéo doit son nom à l'île de Bornéo, dans le Pacifique. Elle a été baptisée ainsi par des pilotes russes, pas trop forts en orthographe, qui croyaient qu'il faisait toujours très chaud sur l'île de Bornéo. Au début des années 2000, la base a accueilli des touristes, ce qui a permis de financer les recherches scientifiques. La base, qu'on installe chaque mois d'avril à 89° de latitude Nord, soit à environ 100 km sous le Pôle Nord géographique, dérive un ou deux mois par an sur une banquise. Elle est dotée d'un petit aérodrome capable d'accueillir un avion Antonov An-74 et des hélicoptères Mi-8.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 16:20
Canadian satellites "on target" to revolutionise maritime domain awareness

 

04/02/2014 Richard de Silva – Defence IQ

 

The Canadian government under Prime Minister Stephen Harper is prioritising sovereignty as the top focus for its Arctic strategy, according to a public statement made this year at the World Economic Forum. It is also looking to strengthen regulations of the oil-and-gas and mining sectors and ocean shippers in the region.

 

To achieve this, a robust surveillance and communications network is a must but, with budgets as tight as they are, there remains anxiety over the ability to meet full expectations. In efforts to lower long-term costs and provide the widest coverage available, Canadians are looking to the stars. The RADARSAT Constellation Mission, an initiative to cover surveillance requirements from national defence through to environmental protection, continues to receive strong backing ahead of its completion deadline of 2018.

 

RADARSAT-2

As one of Canada’s most sophisticated satellites, RADARSAT-2 offers a next-generation synthetic aperture radar (SAR) earth observation satellite. Launched in December 2007, it provides all-weather, day-and-night coverage of the entire globe to support fishing, shipping, oil and gas exploration, offshore drilling, mapping and ocean research. To date, it has become an essential resource for protecting Canada’s territories, including its interests in the Arctic, a region that has a notorious lack of surveillance infrastructure compared to much of the other corners of the world.

There are some recent concerns that the success of RADARSAT-2 is proving to be a headache for the Canadian government. According to a November 2012 admission by the Department of National Defence (DND), estimates by the Canadian Space Agency (CSA) have indicated that the government’s “data allocation will expire by August 2017” due to the exponential growth of the demand for information in maritime domain awareness, a statement that has since been contradicted by sources at the CSA.

Federal departments had initially agreed to an allotment of $445 million worth of data in exchange for financial contribution to building the satellite, which is owned and operated by MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. of British Columbia. The company is open to selling more credits but budget approval is always an uphill struggle and other international organisations are also demanding a share.

 

Canada’s case for space

Canadian space assets are already used extensively in support of both domestic and expeditionary maritime domain awareness operations. Space-derived data, especially RADARSAT-2 and space-based collection from the automatic identification system (AIS) – including its integration into the terrestrial AIS and the occasional use of commercial electro-optical imagery – are all key components of Canada’s maritime domain awareness programme. It is therefore an undeniably integrated approach.

In essence, radars detect the majority of the targets within the country’s area of interest and the AIS is a key to identifying the targets detected. As an example, there are approximately 7,000 ships criss-crossing between Gibraltar and Halifax. If those trying to view the big picture were to use radar exclusively, they would not be able to discern which of those 7,000 targets are actually of a security concern. By overlaying the AIS on top of that, analysts are able to identify vessels. The problematic targets then can be the subject of additional scrutiny through the input of intelligence sources or civil agencies.

Of course, a ship may have a technical issue with its AIS which would prevent identification, so near real-time vessel detection is achieved through strategically placed satellite ground infrastructure and special radar processors that allow for the very rapid generation of ship detection reports.

While the Armed Forces are naturally concerned most with sovereignty issues, the same capabilities can be used to support whole of government missions, including safety and navigation resource monitoring, pollution control and so on. In particular, ice monitoring is a critical necessity for the safety of navigation.

 

Enhancing satellite value

Next to demand, the amount of SAR data that RADARSAT-2 collects per orbit has increased in recent years. Since the surveillance satellite programme first began, programme managers have anticipated this trend and have focussed efforts on automation. Analysts working in the maritime domain awareness area can collect and download within the Canadian AOR in an almost real-time fashion. The SAR processor and the software that it runs through to automatically detect ships first determines the characteristics of that ship and then converts it into an OTH-Gold track message that can be sent on to a recognised maritime picture command and control system. From the beginning of that process to the end, the system can guarantee to its end users, the Canadian Navy, that they will receive data within 30 minutes. On the vast majority of occasions, the time is less than 15 minutes and even running as little as 8 minutes.

The process is as efficient and as quick as one can get to using a common radar to see a ship in the ocean and then populating it on a radar plot. The upside of the OTH-Gold messages is that with each track, instead of being a 150 megabit image, offers a 30 kilobit OTH-Gold track, which includes an image chip so the Navy has some idea of what the ship looks like. This track can be easily moved through normal communications or even emailed to ships not connected to the command and control system, as demonstrated during a recent RIMPAC exercise. The dissemination of data can therefore be done in a flexible way, but the key remains in an automation process that boasts a very low error rate. Currently, the Canadian system has an error rate far less than 10 per cent.

 

Meeting the launch date

According to the CSA and DND, the RADARSAT Constellation Mission (RCM) “remains on target for a 2018 launch”. The paradigm shift compared to earlier methods lies in the deployment of three satellites, but with a constellation designed to be scalable up to six, should future requirements demand. In this way, the capabilities of the system are distributed across several satellites, increasing revisit, and introducing a more robust, flexible system that can be maintained at lower cost and launched into orbit using smaller, less expensive launch vehicles. RCM will provide complete coverage of Canada's land and oceans at least once a day, as well as daily access to 95 per cent of the world to Canadian and International users.

“In the majority of our area of interest, we will get ship reports at least every 12 hours and, in the strategically important Arctic, we will get the ship reports every eight hours,” says Colonel Andre Dupuis, Director of Space Requirements at the DND.

“That's all the way out to 2,000 nautical miles and that is, frankly, unheard of in the maritime domain awareness world, where your entire AOR can get a refresh to provide commanders and decision-makers with a real understanding of what the maritime environment looks like from a security and defence perspective.

“It will completely revolutionise how allied navies look at monitoring the open ocean.”

RCM developments will mean that 50 per cent of radar coverage is available to support expeditionary operations, be they in the Arctic or in the South China Sea, which will monitor ship traffic for both cooperative vessels using AIS or uncooperative targets. Everything that Canada is undertaking in the field of maritime domain awareness, particularly in its use of space assets, can be enacted at the unclassified side. Thus, a huge capability will emerge to allow for easily consumable information sharing between partners, allies, governments and private organisations.

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 12:20
La crise ukrainienne peut-elle influencer la coopération dans l’Arctique?

 

19 mars 2014 par Michael Delaunay – 45eNord.ca

 

Alors que la prochaine rencontre du Conseil de l’Arctique se tiendra au Canada, du 25 au 27 mars à Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest), réunissant les 8 pays circumpolaires dont les Etats-Unis, le Canada et la Russie, la crise ukrainienne en cours pourrait avoir des effets sur les relations et les négociations en cours et à venir entre la Russie et les autres pays membres du Conseil de l’Arctique. 

 

De possibles effets sur les relations commerciales

Les Etats-Unis ont décrété une série de sanctions dont le gel de capitaux appartenant à des responsables russes et la délivrance de visas à certains citoyens russes. L’Union Européenne (UE) a elle décidé de stopper les négociations en cours avec la Russie à propos des visas UE-Russie, ainsi que de geler les avoirs de certains ressortissants russes et menace d’appliquer d’autres sanctions, tout comme les Etats-Unis, après les résultats du référendum sur le rattachement de la Crimée à la Russie qui s’est tenu le 16 mars.

En réaction aux sanctions des pays occidentaux, la Fédération de Russie a menacé de geler à son tour les avoirs des sociétés occidentales en Russie, dans le cas où les sanctions étasuniennes et européennes seraient effectivement mises en oeuvre. Toutefois cette mesure risque de causer plus de tort à la Russie qu’aux entreprises occidentales concernées.

En effet, le pays s’est engagé dans une course à l’exploitation des ressources présentes sur son territoire et au large de ses côtes arctiques. Pour mener à bien ces projets, elle a besoin de l’expertise des sociétés occidentales telles que Statoil, Total et Technip.

Les entreprises françaises Total et Technip sont engagées dans le développement du champs gazier Yamal avec la société russe Novatek. Par ailleurs, Total et Novatek développent ensemble un autre projet d’exploitation de champ gazier dans le district autonome de Iamalo-Nenetsie (Nord), à Termokarstovoye. De plus, l’entreprise pétrolière d’État norvégienne Statoil est engagée avec Total dans le projet d’exploitation du champs gazier Chtokman.

Geler les avoirs de ces entreprises ne ferait que priver les société russes du savoir-faire et des technologies nécessaires et ainsi retarder la mise en exploitation de ces champs d’hydrocarbures, dont la Russie a pourtant bien besoin pour financer, entre autre, ses investissements dans son économie et dans la défense, et en premier lieu pour la modernisation de la Flotte du Nord.

 

Des effets à moyen et long terme sur les négociations au sein du Conseil de l’Arctique ?

Alors que les accords et négociations entre les pays de la région Arctique, restent assez éloignés et peu influencées par les grands désaccords qui animent la Russie et les Etats-Unis et de manière plus large les Occidentaux et la Russie, il semble pour le moment peu probable que la crise de Crimée empêche les pays du Conseil de l’Arctique de continuer leurs négociations sereinement.

Toutefois, comme l’a signalé le Premier ministre islandais Sigmundur Gunnlaugsson, alors en visite au Canada à Edmonton le 7 mars : «Clearly, it has made many players in the Arctic quite worried about developments and whether they might be a sign of what is to come

Sigmundur Gunnlaugsson poursuit en affirmant que l’envoi de troupes russes en Crimée, et donc l’utilisation de la force armée, pourrait affecter les négociations qui se tiennent au sein du Conseil de l’Arctique en faisant planer un climat de méfiance à l’égard des autorités russes. Cela pourrait impacter, selon le Premier ministre islandais, la signature d’accords portant sur l’environnement et le développement économique de la région Arctique: «It makes other governments more worried about what might happen in the future, so it creates a sense of insecurity and maybe lack of trust. If what we see in Ukraine turns out to be an exception and Russia goes back to friendly relations with its neighbours, then it shouldn’t have an effect. […] But if it is a sign of what it to come, it is quite worrying

Cette façon d’agir, de manière unilatérale, pourrait crisper les relations et les négociations entre la Russie et les sept autres pays du conseil de l’Arctique. La méfiance de ces pays à l’égard de la Russie pourrait ralentir la conclusion d’accords importants pour la région en terme d’environnement, de sécurité maritime, d’exploitation des ressources et de développement économique de la région Arctique.

Selon Rob Huebert, Professeur associé au Centre for Military and Strategic Studies de l’Université de Calgary,la Finlande et la Suède apparaissent « nerveuses » suite aux événements de Crimée dans laquelle la Russie est impliquée.

Jusqu’ici, les accords et négociations menés au sein du Conseil de l’Arctique ont été peu influencés par les désaccords des pays circumpolaires dans d’autres régions du monde, notamment par ce que la dimension militaire a été exclu des compétences du Conseil de l’Arctique mais aussi par ce que depuis 1996 une tradition de coopération forte existe dans la région Arctique. Cela peut-il changer avec cette crise ukrainienne ?

 

Des effets immédiats sur la coopération militaire

L’un des effets immédiats de cette crise dans la zone Arctique est l’arrêt de la coopération militaire entre les Etats-Unis, le Canada et la Russie. En effet, Chuck Hagel, le secrétaire à la Défense américain a ordonné l’arrêt de la coopération militaire avec la Russie.  Le Canada en a fait de même et a renvoyé en Russie tous les militaires russes présents sur son sol dans le cadre d’échanges.

L’exercice naval militaire Northern Eagle, impliquant la Russie, les Etats-Unis et la Norvège, supposé se tenir en mai 2014 en mer de Barents et dans les eaux norvégiennes est pour le moment fortement compromis d’après un responsable de la défense norvégien. L’exercice naval annuel FRUKUS, qui devait réunir la France, les Etats-Unis, la Russie et le Royaume Uni en avril 2014, est également menacé d’annulation. Il est à noter que ce dernier est l’exercice naval international le plus important auquel la Flotte du Nord russe n’ait jamais participé.

La France a quant à elle déclaré qu’elle étudiait l’option de sanctions en matière de coopération militaire avec la Russie alors qu’au début du mois de mars les chantiers Naval de Saint-Nazaire ont lancé la campagne d’essais en mer du BPC Vladivostock, un des deux Bateau de Projection et de Commandement acheté par la Russie à la France pour 1,2 milliards d’Euros.

Côté russe, le ministère russe de la défense a annoncé le 8 mars son intention d’interdire aux inspecteurs étrangers du désarmement nucléaire, qui opèrent dans le cadre du traité START, d’accéder aux sites nucléaires russes et notamment ceux situés dans l’Arctique russe dans la région de Mourmanksk à Gadzhievo, ainsi qu’à Severomorsk et dans toute la péninsule de Kola, terrain de jeu des sous-marins nucléaires soviétiques.

Enfin, hasard du calendrier, du 7 au 22 mars se tient en Norvège l’exercice de l’OTAN Cold Response, il réunit pas moins de 16 000 soldats de 16 pays occidentaux dont la Norvège, les Etats-Unis, le Canada, la France et la Suède. L’exercice qui se déroule au dessus du cercle polaire dans tout le nord de la Norvège, près des frontières suédoises et finlandaises, non loin de la frontière russe, a pour but d’entraîner les armées de l’OTAN au combat en conditions hivernales et aux manœuvres inter-armées.

 

Des mouvements de troupes et des annonces à but dissuasifs ?

Les annonces concernant le réinvestissement de l’Arctique par les forces armées russes sont devenues habituelles, toutefois en pleine crise entre l’Occident et la Russie, cela peut attirer davantage l’attention des décideurs politiques.

Les autorités russes ont annoncé il y a quelques jours vouloir rouvrir la base d’Alakourtti (Nord-Ouest), située à 70 km de la frontière finlandaise, et y installer un régiment de guerre électronique. Cette unité composée de 3 000 hommes, est spécialisée dans l’interception des communications afin de surveiller «l’OTAN et d’autres pays. Il s’agit plutôt d’une protection renforcée de la flotte Arctique. Mourmansk et Severodvinsk sont stratégiquement importantes pour la Russie» Il s’agirait également de contrôler les mouvements des aéronefs dans l’Arctique et notamment aux alentours de la Route Maritime du Nord, aussi appelée passage du Nord-Est.

Depuis quelques jours, dans le cadre d’un exercice militaire de grande ampleur dans la région Arctique russe, la 98éme division de la Garde s’est déployée sur l’île de Kotelny (Nord-Est) dans l’archipel de Novossibirsk située en plein dans le passage du Nord-Est. Durant cet exercice, 350 parachutistes ont été largués sur l’île, depuis l’aérodrome de Tiksi (situé sur le continent), pour simuler une attaque sur l’aérodrome de Temp. Au total ce sont près de 3 5000 parachutistes qui ont été largués dans la région depuis quelques jours. Cet exercice ne semble pas avoir été programmé avant la crise ukrainienne, comme les mouvements de troupes qui ont eu lieu à la frontière russo-ukrainienne.

Ces annonces et ces exercices militaire sont organisés alors que le 9 mars, le vice-premier ministre Dmitri Rogozin a posté le message suivant sur son compte Facebook: «After the overt threats by the United States and NATO nobody will doubt the necessity of rearming our army and fleet and of reviving our defense industry and military science.»

De vieux réflexes de la guerre froide semblent resurgir à l’occasion de cette crise ukrainienne, où « l’Occident impérialiste » menée par les Etats-Unis s’oppose à la Fédération de Russie, ex-empire soviétique.

Par ailleurs, les Etats-Unis ont renforcé leur soutien aux pays baltes par l’envoi d’avions F-15 supplémentaires et l’OTAN a annoncé le 10 mars l’envoi en Pologne et en Roumanie d’avions de surveillance aérienne E-3 AWACS afin de surveiller les mouvements d’aéronefs dans la région.

Les effets de cette crise, si elle dure, risquent de se faire sentir jusque sur le toit du monde, en plein océan Arctique. Jusqu’à maintenant le Conseil de l’Arctique a fonctionné loin des désaccords internationaux qui existent entre les 8 pays circumpolaires. La réunion de Yellowknife fin mars sera un test afin de jauger les réactions des différents pays suite à la crise ukrainienne.

Les tensions pourraient également êtres plus vives encore, à l’occasion du dépôt de la demande d’extension de la ZEE russe à 350 miles marins, qui doit être faite sous peu, elle vise à revendiquer, comme le Canada, une zone allant jusqu’au Pôle Nord.

Ce qui est sur c’est que Vladimir Poutine ne semble pas vouloir lâcher la Crimée alors que le président russe a signé le 18 mars un décret reconnaissant l’indépendance de la Crimée et a demandé à la Douma (Parlement russe) d’étudier la demande de rattachement à la Russie de cette dernière.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 13:40
Photo Vesti.Ru

Photo Vesti.Ru

 

16.03.2014 Boris Pavlichtchev - La Voix de la Russie

 

Pour la première fois dans le monde, les militaires russes ont effectué un parachutage massif dans les conditions de l'Arctique. Dans le cadre des exercices 350 parachutistes et du matériel militaire ont été largués depuis des avions de transport parti de l'aérodrome continental de Tiksi sur l’île Kotelny qui fait partie de l'archipel de Novossibirsk.

 

L'opération s’est déroulée dans les conditions météo défavorables : un vent fort et une température de presque moins 30 degrés. Personne, hormis les Russes, ne saute en parachute par un temps pareil, a noté le responsable des exercices, le général Vladimir Chamanov, commandant en chef des troupes aéroportées. Tout de suite après le parachutage, le personnel a simulé la prise d’un vieil aérodrome sur l'île, et engagé une bataille avec l'adversaire conventionnel. Une heure plus tard, la tâche était accomplie : l'aérodrome était prêt à accueillir les avions avec le personnel et le matériel lourd. Les manœuvres étaient sans précédent, comme en témoignait la présence de hauts gradés. C'est un signal symbolique : la Russie est prête à protéger ses intérêts en Arctique. L'intérêt des acteurs internationaux pour la région a augmenté fortement, explique le directeur du Centre des études politiques et sociales Vladimir Evseev.

 

« A mesure que les glaces de l'Arctique fondent, il deviendra de plus en plus accessible pour la navigation. La Russie s’intéresse aux types de bâtiments qui suivront la voie maritime du nord, à l’attitude des autres États. C'est pourquoi, elle veut gagner du temps. Elle ne créera pas ici un groupement puissant, mais veut s’implanter solidement en Arctique. Il faut avoir donc des aérodromes militaires, des lieux aménagés servant de bases pour la flotte, et des stations de surveillance. Nous nous attelons à cette tâche. »

 

L'aérodrome et la base de l'île Kotelny ont laissés à l’abandon pendant plus de 20 ans. L’automne dernier, on a commencé à les restaurer. Cela fait partie du programme de renouvellement de la présence militaire russe permanente en Arctique. Il ne s'agit pas de la militarisation de toute la région qui n'est pas adaptée pour le séjour des grandes unités. En premier lieu, on va ressusciter les sites principaux, explique Mikhaïl Khodarenok, rédacteur en chef de la revue Voïenno-promychlennyï kourier (Courrier militaro-industriel).

 

« Il faut réparer les aérodromes. Ce sont des points grâce auxquels on peut intensifier rapidement la présence militaire en Arctique, si cela devient nécessaire. Il me semble que cette tâche sera résolue avec l'aide de petites unités – sur les aérodromes, dans les bases navales de la flotte. »

 

Sur ce plan, au ne saurait surestimer l’importance de la base de l'île Kotelny qui se trouve à proximité directe de la Voie maritime du nord, souligne l'expert.

 

On peut seulement se demander si les exercices sur l'île sont liés avec l'information selon laquelle la Suède tente de contester la priorité de la Russie sur la Voie maritime du nord. Elle affirme que son expédition l’a empruntée la première. Soudain, la Norvège a avancé les mêmes arguments. En plus, récemment, les Américains ont organisé des exercices dans l'Alaska. Et le Pentagone a adopté une doctrine sur l'Arctique et a déclaré la nécessité d'intensifier la présence militaire dans la région.

 

Tout montre que la lutte pour l'Arctique va croissant. Mais les experts excluent la possibilité d’une aggravation de la situation militaire et politique dans la région – au moins, dans un proche avenir.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 07:40
Arctique: premier largage de véhicules militaires russes

 

ILE KOTELNY, 14 mars - RIA Novosti

 

L'armée russe a effectué le premier largage de véhicules en Arctique lors d'un exercice dans la nuit du 13 au 14 mars dernier, a annoncé vendredi le porte-parole des Troupes aéroportées russes Evguéni Mechkov.

 

"Nous avons décidé de procéder au largage au dernier moment en raison d'une mauvaise météo. Vous pouvez être fiers de nos parachutistes qui accomplissent leurs missions par tout temps. Personne au monde sauf les Russes n'effectue de sauts en parachute dans de telles conditions météorologiques", a précisé le porte-parole.

 

350 parachutistes et quatre véhicules ont été largués vendredi, à 03h30 heure de Moscou, sur l'aérodrome polaire Temp des îles de Nouvelles Sibérie.

 

Les parachutistes ont mis seulement 40 minutes pour "prendre le contrôle" de l'aérodrome en luttant contre des adversaires dotés de motoneiges et de parapentes, selon le porte-parole. En moins d'une heure, les parachutistes se sont préparés à accueillir des avions transportant des effectifs, véhicules militaires lourds et armements.

 

Selon le porte-parole, ces derniers jours, les Troupes aéroportées russes organisent également des exercices dans les régions de Rostov-sur-le-Don, de Iaroslavl, de Belgorod, de Koursk et de Tambov.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 17:40
Arctique: Moscou créera un groupement spécial de troupes en 2014 (Choïgou)

 

MOSCOU, 10 décembre - RIA Novosti

 

La Russie créera un groupement spécial de troupes pour défendre ses intérêts nationaux en Arctique en 2014, a annoncé mardi à Moscou le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

 

"Nous envisageons de créer un groupement de troupes chargé d'assurer la sécurité militaire et de défendre les intérêts nationaux russes en Arctique en 2014", a indiqué M.Choïgou lors d'une réunion élargie du collège du ministère russe de la Défense.

 

La Russie a déjà commencé à rétablir son infrastructure militaire dans la région arctique. "Nous comptons rétablir les aérodromes et les ports sur l'archipel François-Joseph et les îles de Nouvelle-Sibérie", ainsi que les aérodromes de Tiksi, de Narian-Mar, d'Alykel, d'Amderma, d'Anadyr, de Rogatchevo et de Nagourskaïa, a précisé le ministre.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 12:40
Poutine ordonne d'augmenter la présence militaire russe dans l'Arctique

 

 

10 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

MOSCOU - Le président russe Vladimir Poutine a ordonné mardi d'augmenter la présence militaire russe dans l'Arctique, après le lancement d'une procédure par le Canada pour étendre sa souveraineté dans la région.

 

Je demande d'accorder une attention particulière au déploiement d'infrastructures et d'unités militaires dans l'Arctique, a déclaré M. Poutine lors d'une réunion au ministère de la Défense retransmise à la télévision publique.

 

La Russie s'investit de plus en plus dans cette région d'avenir, y revient et doit y disposer de tous les leviers pour assurer sa sécurité et défendre ses intérêts nationaux, a ajouté le président.

 

Il a notamment indiqué qu'il s'agissait de remettre en service l'aéroport militaire de Tiksi, en zone polaire au nord de la Iakoutie (Sibérie orientale) et de mener des travaux sur celui de Severomorsk, sur la mer de Barents dans le nord-ouest de la Russie.

 

Le Canada a indiqué lundi avoir déposé un dossier devant une commission spécialisée de l'ONU pour étendre sa souveraineté sur le pôle Nord géographique, défiant en particulier la Russie qui y a déjà planté son drapeau.

 

Le Canada veut prouver que la dorsale de Lomonossov constitue une avancée du plateau continental canadien et revendiquer ainsi le pôle Nord, selon le dossier présenté lundi par le gouvernement et déposé vendredi à une commission spécialisée des Nations unies.

 

C'est au sommet de cette chaîne de montagne sous-marine qui traverse l'océan Arctique sur 1.800 km de long, entre les eaux sibériennes et l'île canadienne d'Ellesmere, qu'une mission russe avait déployé à l'été 2007, par 4.200 mètres de profondeur, à la verticale du Pôle Nord, le drapeau blanc, bleu et rouge de la Russie.

 

A l'époque, cette opération très médiatisée avait mis en valeur la suprématie russe dans le Grand Nord (Ottawa ne dispose d'aucun port en eau profonde à ces latitudes ni de brise-glace nucléaire) et suscité l'ire du gouvernement canadien.

 

La Russie a de son côté fait montre en septembre de la défense jalouse de ses intérêts dans l'Arctique, en faisant arraisonner par un commando héliporté un navire de l'association écologiste Greenpeace dont des membres avaient tenté d'escalader une de ses plateformes pétrolières en mer de Barents.

 

Les trente membre d'équipage, dont 26 étrangers, d'abord inculpés de piraterie, charge remplacée ensuite par l'accusation de hooliganisme qui leur fait encourir jusqu'à sept ans de prison, ont été maintenus en détention provisoire pendant deux mois malgré les protestations internationales, puis remis en liberté avec interdiction de quitter le territoire russe.

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