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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 08:45
FAZSOI : Visite de parlementaires à bord de la FS Floréal

 

16/12/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 8 décembre 2015, dans le cadre d’une visite officielle à la Réunion, une délégation de parlementaires s’est déplacée sur la frégate de surveillance Floréal afin de mieux appréhender les spécificités des bâtiments des Forces armées de la zone Sud de l’océan Indien (FAZSOI) et leurs missions. Membres pour la plupart du groupe d’études sur l’Arctique, l’Antarctique et les Terres Australes au Parlement, ils étaient intéressés par les spécificités des missions « Terres australes et antarctiques françaises » (TAAF), mais aussi leurs enjeux et le mode d’action.

 

Le capitaine de vaisseau Waroux et son état-major ont d’abord présenté le bâtiment, ses missions et les enjeux de la zone au carré commandant, avant d’entamer la visite du bord.

 

Menée par Madame Cécile Pozzo di Borgo, préfet administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises et accompagnée par le capitaine de vaisseau Henri Levet, commandant la zone maritime sud océan indien, la délégation s’est montrée très intéressée. Elle était composée de Monsieur Laurent Furst, député du Bas-Rhin, président du groupe d’études sur l’Arctique, l’Antarctique et les Terres Australes à l’Assemblée nationale, Monsieur Philippe Folliot, député du Tarn, secrétaire de la Commission de la Défense et des forces armées, Monsieur Jean-Luc Bleuven, député du Finistère, membre de la Commission des Affaires étrangères, Monsieur Christophe-André Frassa, sénateur des Français de l’étranger, président du groupe d’études sur l’Arctique, l’Antarctique et les Terres australes au Sénat.

 

La visite de ces décideurs politique a permis de renforcer leur connaissance du terrain, en leur offrant une dimension particulièrement concrète des moyens dont dispose la Marine nationale pour opérer dans la zone Sud de l’océan Indien et particulièrement dans les TAAF.

 

Les FAZSOI garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis La Réunion et Mayotte. Elles constituent le point d’appui principal du théâtre « océan Indien » pour lutter contre de nouvelles menaces comme la piraterie ou l’immigration illégale, assurer la surveillance des zones économiques exclusives associées à l’ensemble des îles de la zone de responsabilité et conserver une capacité régionale d’intervention rapide.

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 19:55
photo Marine Nationale

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20/11/2015 EV C. M. - DICOD

 

A deux semaines de la COP 21, le Centre d’études stratégiques de la Marine était partenaire, le mardi 17 novembre, d’une soirée organisée par le BIPE sur le thème « L’Arctique face au réchauffement climatique ». A cette occasion de nombreux spécialistes, dont deux officiers supérieurs de la Marine nationale, ont débattu sur les enjeux climatiques et géostratégiques de l’Arctique.

 

A deux semaines de la 21e conférence des parties de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) , qui s’ouvrira à Paris le 30 novembre prochain, le Centre d’études stratégiques de la Marine était partenaire, le mardi 17 novembre, d’une soirée organisée par le BIPE (société de conseil en stratégie) sur le thème « L’Arctique face au réchauffement climatique ». Au cœur du Pavillon Tara, Océan & Climat, situé à côté de la célèbre goélette scientifique Tara, au pied du Grand Palais, trois tables rondes se sont succédées pour tenter de saisir les enjeux climatiques et géostratégiques de l’Arctique.

 

Le dérèglement climatique transforme progressivement le contexte stratégique mondial en accroissant les tensions dans certaines zones et en exacerbant les rivalités pour l’accès aux ressources naturelles. Pour y faire face le ministère de la Défense souligne l’importance des politiques publiques de développement durable et souhaite notamment développer la recherche stratégique sur les questions climatiques. Acteur majeur, la Marine nationale mène régulièrement des missions « Grand Nord » (voir encadré). Le déploiement régulier des bâtiments de la Marine en Arctique contribue à mieux connaître cette zone, dans le cadre de la défense des intérêts de la France.

Pour le capitaine de vaisseau Laurent de Jerphanion, chef du bureau Stratégie politique de l’état-major de la Marine, les intérêts que représente l’Arctique sont énormes : « C’est un espace de flux maritimes, de ressources potentielles et un espace de liberté géostratégique. Beaucoup de pays, comme la Russie et les Etats-Unis, anticipent déjà sur le long terme en ce qui concerne la territorialisation des ressources. Heureusement le droit international de la mer permet d’apporter des réponses. » L’Arctique, bien commun aux Etats, représente aujourd’hui un intérêt majeur et doit bénéficier du développement durable. D’autant que c’est la première zone impactée par le réchauffement climatique et la fonte des glaces. L’Arctique, zone non concernée par les émissions de gaz à effet de serre, ne sera pas traité par la COP21. Néanmoins, il est impossible de ne pas évoquer cette région, à l'approche de cette conférence mondiale.

 

photo Marine Nationale

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Le monde d'après-demain

« Le Grand Nord, c’est le monde d’après-demain, a souligné au cours de cet évènement le capitaine de vaisseau Jean-Marin d’Hébrail, commandant de la frégate anti-sous-marine Primauget, déployée pour une mission Grand Nord en juin et en juillet 2015. Cependant il y a beaucoup de choses à apprendre sur l’Arctique, qui est un monde hostile pour tout navigateur. Nous avons donc découvert lors de notre périple la fameuse dérive des glaces et ses dangers avec les growlers (petits icebergs). Dans cette zone, le Nord magnétique varie et le compas n’est plus fiable. Les cartes marines sont mal cartographiées et les tempêtes sont rudes. Nous ne pouvons pas naviguer en Arctique sans une expertise ni un matériel adapté. »

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 17:20
« Canada is back! »

 

 

Le potentiel insoupçonné de « quelques arpents de neige »…

 

La victoire du Parti libéral aux dernières élections législatives ne sonne pas seulement le glas de dix ans de pouvoir conservateur à Ottawa. Elle annonce le « retour » du Canada sur la scène internationale, et un changement de cap sur un certain nombre de dossiers (arrêt des frappes aériennes contre l’Etat islamique, participation à la COP21 et plus généralement meilleure prise en compte des enjeux environnementaux…).

« Le Canada est de retour » a ainsi lancé le vainqueur, Justin Trudeau, dès le lendemain du scrutin, aux « amis (du Canada) à travers le monde » qui « se sont inquiétés du fait que le Canada avait perdu sa compassion et sa voix constructive dans le monde au cours des dix dernières années ».

Un réalignement sur la politique « internationaliste » que menait l’ancien Premier ministre Pierre-Eliott Trudeau, père de Justin Trudeau, est donc à prévoir. La situation incite à s’intéresser de nouveau au Canada, une puissance moyenne mais aux fondamentaux solides et à l’influence croissante.

La campagne électorale a semblé un temps se focaliser, via l’islam, la menace terroriste et surtout la question de l’accueil des réfugiés syriens, sur les problèmes du « multiculturalisme » qui caractérise à la fois la société et l’organisation politique canadiennes.

Mais il semble que le choix se soit opéré pour l’essentiel sur l’économie, socle sur lequel le premier ministre sortant a voulu capitaliser.

« Avec une récession sur les six premiers mois de l’année, en raison de la chute des prix du pétrole, Justin Trudeau a promis au prix de trois prochaines années en déficit budgétaire, de relancer l’activité avec un programme d’infrastructures et des emplois à la clé », relève Le Figaro (20/10/2015).

La production pétrolière ayant largement redéfini l’économie canadienne au cours des quinze dernières années, la baisse des cours de l’or noir a eu des effets directs sur la croissance, et finalement sur le moral du corps électoral.

Suite de l'article

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 10:50
photo Marine Nationale

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04/09/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 26 août au 1er septembre 2015, une opération inédite franco-danoise a été menée au Groenland. Pour y participer, un équipage de Falcon50 Marine de la Flottille 24F, basée à Lann Bihoué, s'est déployé à Kangerlussuaq, accompagné d’un équipage de Challenger danois.

 

Le but premier était d'acquérir des connaissances sur la route maritime stratégique à l'Ouest du Groenland, en corrélant les observations de l'équipage avec les données satellites en termes de concentration d'icebergs et d'évaluation du trafic maritime dans cette zone. Ce déploiement constitue la première concrétisation du partenariat stratégique établi entre la France et le Danemark.

 

Dans un second temps, la flottille étant spécialisé en missions de recherche et sauvetage en mer, il s'agissait de reconnaître cette zone immense et peu habituelle pour les équipages basés en Bretagne, en cas d'accident maritime. Ainsi, conjointement avec l'équipage de Challenger danois - lui aussi spécialisé dans la recherche et le sauvetage en mer - et un bâtiment de la Marine danoise, le Tulugaq, un exercice SAREX a été effectué, consistant en la recherche d'un homme à la mer dans la région Sud du Groenland, dans les fjords près de Narssarssuaq. Ce fut un très bon entraînement pour l'équipage français puisque le lendemain il fut engagé par le Joint Arctic Command (MRCC local) dans une recherche réelle d'homme à la mer, un pêcheur canadien tombé dans les eaux peu hospitalières de l'Ouest groenlandais, qui fut retrouvé sain et sauf.

 

Enfin, les missions de reconnaissance des glaces ont également amené le Falcon 50M à se poser pour la première fois sur la base américaine de Thule située au Nord du Groenland, afin d’effectuer un avitaillement avant de repartir vers Kangerlussuaq.

 

Ce déploiement fut un succès tant sur le plan de la coopération avec les Danois que sur les résultats obtenus suite aux vols effectués par l'équipage français.

 

Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une présence permanente des forces françaises dans le Grand Nord. Cet exercice s’est déroulé dans un contexte où, sous l’effet de la fonte des glaces, le trafic maritime des routes arctiques s’intensifie pour relier les zones Atlantique et Pacifique. Elles sont actuellement utilisables 60 jours par an, mais l’accentuation du réchauffement devrait permettre un allongement progressif de la période de navigation. Néanmoins, si la navigation est possible actuellement, elle n’en demeure pas moins difficile. Le risque d’accident y est donc élevé et il existe peu d’infrastructures pour assurer la sécurité maritime de la zone. C’est pourquoi les forces françaises, en lien avec les autres nations présentes, s’entraîne sur les procédures de sauvetage en mer dans le Grand Nord et améliore sa connaissance de la zone.

photo Marine Nationale

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 12:20
Vue aérienne de la station radar américaine du réseau DEW à Point Lay en Alaska. (Photo: Sergent Donald L. Wetterman, US Air Force)

Vue aérienne de la station radar américaine du réseau DEW à Point Lay en Alaska. (Photo: Sergent Donald L. Wetterman, US Air Force)

 

5 juin 2015 par Bastien Duhamel – 45eNord.ca

 

Alors que l’attention internationale se porte sur les points chauds du monde au Moyen-Orient et ailleurs, le continent le plus hostile de la planète est en passe de devenir un nouveau centre névralgique de l’espionnage international sur fond de revendications territoriales.

 

Si aucunes menaces militaires sérieuses ne pèsent actuellement sur le contient glacé et que le Conseil de l’Arctique incite les nations du Grand Nord à coopérer, dans le même temps, celles-ci se livrent pourtant bel et bien à une compétition pour repousser leurs frontières territoriales toujours plus prêt du pôle.

Dans cette course pour légitimer leurs revendications territoriales dans la région, les nations arctiques font de plus en plus appel à leurs services de renseignement au point de faire du continent arctique un nouveau carrefour de l’espionnage international.

 

La fonte des glaces se poursuit … et réveille des appétits confrontés au droit international

Selon une étude effectuée par le US. Géological Survey, les glaces arctiques renferment encore 13% du pétrole mondial et 30% du gaz non découvert ce qui représenterait une valeur approximative de 17.2 billions de dollars.

Un montant que ne manque pas d’aiguiser l’appétit des cinq nations riveraines de l’Arctique que sont le Canada, la Russie, la Norvège, les États-Unis par l’Alaska et le Danemark via ses possessions au Groenland.

La fonte des glaces s’accentuant,  chacune de ces puissances entendent bien mettre la main sur ces énergies fossiles qui ne sont pas encore toute légalement attribuées. De plus, sur le long terme le contrôle d’une éventuelle voie maritime à travers le pôle arctique pourrait s’avérer très riche de retombées économiques.

Toutefois, le droit international a déjà posé des bases juridiques régissant le partage de ce trésor glacé. En vertu de la convention sur le droit de la mer de 1982, chaque nation doit venir prouver devant la Commission de délimitation de plateau continental des Nations Unies que ses revendications territoriales en arctique sont légitimes.

Sur les scènes domestiques respectives, cette lutte pour le contrôle des glaces arctiques encore libres de droit permet aussi d’expliquer la multiplication des discours nationaliste, voire populistes autour du thème la défense des souverainetés en Arctique. Une rhétorique que l’on voit fleurir aussi bien au Canada, qu’en Russie ou encore en Norvège.

 

Quand la bataille pour les ressources arctiques incite à l’espionnage.

Dans cette bataille juridique acharnée, tous les moyens sont bons pour venir gonfler les arguments de son plaidoyer devant les instances internationales. Cela peut passer par le lancement d’expéditions scientifiques (cartographie, prélèvements d’échantillons…) ou encore par la mise en avant d’une légitimité historique à l’image de Vladimir Poutine qui faisait valoir en 2013 «plusieurs siècles de souveraineté russe en Arctique».

Néanmoins, les procédures de requêtes devant les Nations Unies sont longues de plusieurs années de même que les explorations scientifiques sont compliquée à organiser et lourdes de préparatifs. Or, les grandes puissances qui bordent l’Arctique peinent de plus en plus à contenir leur avidité.

Dès lors, en marge des voies légales, les nations nordiques ont plus en plus recours à d’autres moyens pour prendre l’ascendant stratégique sur leurs voisins arctiques; le premier d’entre eux étant l’espionnage.

En effet, au cours de ces dernières années, les nations arctiques ont développé de véritables arsenaux de renseignement orientés vers le Grand Nord. Un moyen d’assurer la surveillance de leurs côtes septentrionales, mais également d’intercepter les communications étrangères  et d’analyser les mouvements  militaires et civils des autres nations dans la région.

Quand l’espionnage rencontre la technologie de pointe, l’espace arctique devient un véritable carrefour de l’espionnage international.

Imagerie satellite, drones de reconnaissance, centre d’interception des communications et autres sous-marins furtifs sont abondamment mis à contribution dans cette course aux renseignements au beau milieu de ces eaux glacées inhospitalières.

Symptôme d’une méconnaissance et d’une paranoïa réciproque, Russes et Occidentaux s’insurgent tours à tour contre cette hyperactivité de leurs services de renseignements respectifs dans la région arctique.

En décembre dernier lors d’une conférence de presse à Moscou, le général Viktor Bondarev, chef de l’armée de l’air russe annonçait avoir enregistré plus de 140 vols de reconnaissance «hostiles» dans la partie nord de la Russie en 2014 contre seulement 22 l’année précédente. Même son de cloche du côté de l’OTAN qui s’indignait d’avoir intercepté plus de 100 appareils russes, soit trois fois plus qu’en 2013.

Si le constat général est bien celui d’un accroissement significatif des activités de renseignement, il ne faut pas tomber dans une perception manichéenne de la rivalité russo-occidentale en Arctique; une erreur trop souvent rependue dans les médias et autres discours politiques.

En d’autre termes, comme l’explique James Bamford de Foreign policy dans un article intitulé «Frozen assets», en matière d’espionnage en Arctique, «Moscou ne fait rien que Washington ne fait pas lui-même. »

 

Une véritable course aux capacités de renseignement

Dans ce même article, James Bamford avance l’idée que de la même façon que Vienne était le carrefour de l’espionnage humain durant la guerre froide, il est juste de dire que l’Arctique est aujourd’hui devenu le carrefour de l’espionnage moderne.

En effet, nombreux sont les éléments qui semblent  accréditer la thèse qu’un nouveau centre névralgique des activités de renseignement se noue dans l’espace arctique.

Toujours prompt à ressortir les bons vieux réflexes d’espionnage de la guerre froide majorés des capacités technologiques actuelles, Washington et le Kremlin se livrent à une surenchère de capacités de renseignement.

En mars dernier, le Kremlin avait effectué une véritable démonstration de forces en menant un exercice militaire de 5 jours d’une envergure sans précédent en Arctique impliquant 38.000 soldats, 50 vaisseaux et pas moins de 110 appareils aériens. Quelques mois auparavant, le chef du Centre national de la Défense russe, Mikhaïl Mizintsev,  annonçait la construction de 10 centres radars à la frontière nord de la Sibérie.

Autre sujet d’inquiétude pour les chefs du NORAD,  la Russie s’apprête à construite une base de drones située à seulement un peu plus de 600 kilomètres des côtes d’Alaska. Une fois achevée, cette base fera du Kremlin la seule puissance à pourvoir déployer une telle technologie de drones de surveillance dans les cieux arctiques.

Impliqués dans les questions arctiques via l’Alaska, les Etats-Unis fondent quant à eux l’essentiel de leur stratégie de renseignement sur les observations et analyses satellites. En effet, les satellites américains effectueraient plus de 17.000 passages au-dessus de la circonférence arctique chaque année.

En la matière, les renseignements américains peuvent compter sur leur base de Thulé au Groenland de laquelle ne répondent pas moins de 149 satellites fournissant une précision d’imagerie considérable.

Avantage comparatif dans cet arsenal arctique, Washington dépasse Moscou en capacités sous-marine avec 72 sous-marins contre une soixantaine pour le Kremlin.

Néanmoins, il semble que la Russie soit en passe de rattraper son retard technologique en la matière grâce aux  nouveaux sous-marin de classe «Yasen» d’une furtivité inégalée et équipé de torpilles dont la vitesse peut excéder 200 nœuds.

Dans cette surenchère d’espionnage au Grand Nord, le Canada dispose lui aussi d’un atout de poids: une station d’écoute située dans les iles Ellesmere en Nunavut. Géographiquement plus proche de de Moscow que d’Ottawa, il s’agit de l’endroit habité en permanence le plus au nord de la planète.

Une position stratégique qui lui permet d’intercepter des communications et signaux des mouvements militaires russes en Arctique. En allié loyal, le Canada transmet bon nombre de ses données aux analystes de la NSA de son voisin continental.

Rappelons également que les Forces armées canadiennes tiennent chaque année depuis 2007 un exercice de souveraineté du territoire arctique canadien, l’Opération NANOOK. A cette occasion, les FAC y déploient également une équipe de contre-espionnage chargée de «détecter, identifier et réduire les menaces d’espionnage, de terrorisme, de sabotage » contre l’armée canadienne et ses infrastructures.

Par ailleurs, la grand projet de construction de 5 navires de patrouilles arctiques initiés par le gouvernement Harper n’est bien sûr pas innocent dans ce contexte et devrait venir compléter l’arsenal nord-américain en Arctique.

Alors que tous ses voisins revoient à la hausse leurs équipements de renseignement dans le Grand Nord, la Norvège entend, elle aussi ne pas être le parent pauvre de l’intelligence dans la région. Pour cela, elle a opté pour envoyer directement ses espions en mer.

En effet, en décembre 2014, la première ministre Erna Solberg a annoncé la mise en service en 2016 d’un vaisseau d’une valeur de 250 millions conçu dans le but de servir l’agence de renseignement norvégienne.

Il s’agit là du navire de patrouille arctique le plus techniquement élaboré au monde constituant «une pièce importante dans la poursuite des missions assignées aux services des renseignements» explique Kjell GrandHagen chef de l’intelligence norvégienne. Le «Marjata» sera capable de cartographier n’importe quelle activité militaire ou civile dans les zones arctiques proches de la Norvège.

À la lumière de ces observations, le constat global est donc bien celui d’une course aux capacités de renseignement en Arctique.

Tout semble indiquer que les moyens technologiques actuels ont non seulement changé les règles de l’espionnage tel qu’il pouvait être durant la guerre froide, mais ont permis de faire de du Grand Nord un nouveau carrefour mondial des activités de renseignement.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 18:20
 photo N Laffont 45e Nord

photo N Laffont 45e Nord

... et souligne les efforts déployés par Forces armées canadiennes en matière de cybersécurité

 

20 février 2015  nouvelles.gc.ca

 

OTTAWA — L’honorable Julian Fantino, ministre associé de la Défense nationale, a prononcé une allocution aujourd’hui dans le cadre de la Conférence sur la sécurité et la défense de 2015, un événement organisé par l’Institut de la Conférence des associations de la défense (ICAD).

Concentrant son discours sur la souveraineté dans l’Arctique et sur la cybersécurité, le ministre Fantino a réaffirmé la volonté du Canada de veiller à la sécurité et à la protection des frontières nordiques du Canada, et a fait ressortir l’importance de protéger les réseaux canadiens contre les cyberattaques.

 

Faits en bref

  • L’ICAD est un organisme caritatif et impartial ayant pour mandat de soutenir la recherche de la Conférence des associations de la défense ainsi que de favoriser les débats publics éclairés sur les enjeux relatifs à la sécurité nationale et à la défense.
  • Le ministère de la Défense nationale a élargi son rôle dans l’Arctique, en y incluant notamment
    • la construction imminente de navires de patrouille extracôtiers/de l’Arctique;

    • la construction de l’installation navale de Nanisivik, sur la portion nord de l’île de Baffin; 

    • l’achèvement du Centre de formation des Forces armées canadiennes dans l’Arctique, à Resolute Bay, au Nunavut;

    • l’expansion et la modernisation des Rangers canadiens. 

 

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 14:55
Rendez-vous en terre glacée pour l’A400M Atlas

 

11/12/2014 LTN C. Hingant – Armée de l’Air

 

Du 1er au 4 décembre 2014, le centre d’expériences aériennes militaires et son équipe de marque avions de transport tactique (EMATT) ont mené une mission d’expérimentation sur l’A400M Atlas. Le nouvel avion de transport de l’armée de l’air, ses équipages et ses mécaniciens avaient rendez-vous au Nord de la planète.

 

Découvrez [ce magnifique] dossier d'informations sur cette grande première pour le mastodonte de l'armée de l'air. Articles, photos et vidéo vous plongent en immersion autour de l'océan Arctique.

 

 

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:50
L'Arctique, la nouvelle frontière


17.11.2014 Fondation Robert Schuman

 

Michel Foucher a publié un livre sur "L'Arctique, la nouvelle frontière" dans lequel il décrit l'Arctique comme un enjeu stratégique et économique pour les Etats côtiers. Malgré le réchauffement climatique et le recul de la banquise, des ressources et opportunités inespérées s'annoncent. L'auteur, membre du comité scientifique, analyse les divers bouleversements en cours ou à venir avec l'aide de géographes, des politiques, des stratégistes et des juristes.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 12:40
L'Artique, un nouvel "Or Blanc" ?


27 Octobre 2014 Aspirant David Aubron, Centre d'études stratégiques de la Marine

 

Alors que l’intérêt pour l’Arctique grandit et que les projets les plus divers voient le jour, l’homme est encore bien loin de maîtriser cet univers, la banquise et ses glaces dérivantes. Tout reste à faire.

 

Durant la guerre froide, l’océan Arctique revêt un intérêt avant tout stratégique. États-Unis et Union Soviétique s’y font face, séparés par les 92 kilomètres du détroit de Béring et les 30 minutes qu’un missile balistique intercontinental - passant au plus court par le pôle nord - pourrait mettre à atteindre sa cible. Dès 1959, un sous-marin américain perce la glace au pôle, rendant plus concret la menace d’un « hiver nucléaire ». L’Arctique devient alors le témoin du ballet aérien des « ours » soviétiques[1] tandis que ses fonds abritent un réseau d’écoute sous-marine américain (Sound Surveillance System : SOSUS) s’étendant du Groenland à l’Écosse.

La fin de la guerre froide marque un désintérêt pour la zone. Il faudra attendre 2007 et une expédition plantant un drapeau russe au fond de l’océan pour que le monde se souvienne de son Grand Nord. La publication du rapport de l’US Geological Survey[2] en 2008 change la donne : un cinquième des réserves mondiales de pétrole à découvrir y serait caché ! Si ces chiffres sont aujourd’hui revus à la baisse, la course est néanmoins lancée.

Avec la fonte des glaces, sol, pergélisol (couche de sol gelé en permanence) et sous-sol laissent entrevoir de nombreuses ressources (pétrole, gaz, minerais). Le réchauffement climatique joue aussi sur des réserves halieutiques en croissance du simple fait de la migration d’un certain nombre d’espèces vers les eaux plus froides de l’Arctique. La disparition progressive de la banquise offre, quant à elle, la possibilité de naviguer dans la région l’été, par le passage du Nord‑Ouest le long du Canada, mais surtout par la Route du Nord le long de la Russie (Cf. encadré).

 

L'Artique, un nouvel "Or Blanc" ?

 

IMBROGLIOS POLAIRES ? Long d'environ 1 500 km, le passage du Nord-Ouest relie l'océan Atlantique à l'océan Pacifique en passant entre les îles arctiques du grand Nord Canadien. Quant au passage du Nord-Est (ou « route maritime du nord » pour les Russes), il relie l'Atlantique au Pacifique en longeant la côte nord de la Sibérie. Considéré  comme le plus court chemin de l'Europe à l'Asie, il n'est cependant navigable qu’une partie de l’été. Chevauchements de ZEE, extension du plateau continental, statut juridique du passage du Nord-Ouest[3] (le Canada considère ces eaux comme une mer intérieure tandis que d’autres pays, États-Unis en tête, estiment que c’est un détroit international) ou du passage du Nord-Est (la même question se pose entre la Russie et les États-Unis)… Autant de défis à relever pour les acteurs étatiques de la zone.

 

UN MONDE EN MUTATION

Ces possibles exploitations sont prometteuses mais rencontrent un certain nombre de difficultés. L’océan Arctique reste un milieu hostile : naviguer dans ses eaux nécessite des matériels et une connaissance spécifiques. Les cartes marines de la zone étant encore peu fiables, les riverains de l’Arctique ou encore la Chine se sont lancés dans la réalisation de programmes de cartographie. La Marine nationale elle-même envoie régulièrement des navires dans ces eaux, à l’instar du remorqueur de haute mer Tenace, déployé dans le cadre de la mission Grand Nord, d’aout à octobre 2014. De plus, son intérêt économique réel est à relativiser : la zone est libre de glace pendant une courte période de l’année seulement et le gain de temps est relatif, tant la navigation est contrainte par les glaces dérivantes ou la brume, pièges pouvant être mortels. D’autre part, la réduction des distances n’est pas forcément le facteur décisif dans le choix d’une route maritime : les armateurs préfèrent le plus souvent disposer de nombreux ports sur une seule route, afin de rentabiliser le transit. Le commerce maritime dans l’Arctique pourrait donc se limiter au transfert des ressources provenant de cette région. Enfin, installer des plates-formes d’exploitation pétrolière capables de résister au mouvement de la banquise requiert une expertise poussée.

 

QUEL AVENIR POUR L'ARCTIQUE

Milieu hostile mais mieux maîtrisé par l’homme, l’exploitation des ressources de l’Arctique déstabilise l’équilibre établi. L’augmentation de la présence humaine multiplie les risques qu’un incident se transforme en catastrophe dans une région où les secours ne peuvent parvenir rapidement.

Le futur de l’Arctique reste à construire entre les rivalités des acteurs, l’impact environnemental et le défi technologique. Au final, le Grand Nord apparaît comme une promesse qu’il convient de continuellement relativiser.

 

[1] Le bombardier stratégique Tu-95 a pour nom de code Bear, « ours » en anglais et dans la nomenclature de l’OTAN.

[2] L’US Geological Survey est un organisme gouvernemental américain qui se consacre aux sciences de la Terre et fournit des informations concernant la santé de notre écosystème et de notre environnement.

[3] Le Canada, la Russie et le Danemark devraient tous déposer, au plus tard fin 2015, leur dossier à la Commission on the Limits of the Continental Shelf (CLCS).

 Pour info

 

 

 

 

L'Artique, un nouvel "Or Blanc" ?

Le centre d'études stratégiques de la Marine organise le 12 novembre 2014 un colloque sur le thème "L'Arctique : un enjeu global", avec la participation de Michel Rocard et d'Hubert Védrine.

Pour tout renseignement et inscription, vous pouvez contacter le CESM à l'adresse suivante : colloques@cesm.fr.

 

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 16:40
Arctique: la Russie déploiera ses troupes dès 2014

 

MOSCOU, 21 octobre - RIA Novosti

 

La Russie déploiera ses troupes dans la zone arctique - du nord-ouest du pays à l'Extrême-Orient - dès 2014, a déclaré mardi à Moscou le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou lors d'une réunion du collège du ministère.

 

"Cette année, nous déploierons des unités militaires dans la zone arctique - de Mourmansk à la Tchoukotka", a indiqué le ministre.

 

Ces derniers temps, la Russie a pris plusieurs mesures pour défendre ses intérêts politiques, militaires, financiers et économiques en Arctique, compte tenu de l'intérêt grandissant porté à cette région par les pays de l'Otan. En avril dernier, le président russe Vladimir Poutine a ordonné de renforcer l'infrastructure frontalière en Arctique, de créer des bases pour les bâtiments de surface et les sous-marins de nouvelle génération et de créer un organe spécial pour la politique russe en Arctique.

 

La Russie envisage d'élargir son groupement militaire en Arctique d'ici la fin de 2014. Le 99e groupe tactique sera déployé sur l'île Kotelny (archipel de Nouvelle-Sibérie) et la 80e brigade autonome d'infanterie mécanisée dans le village d'Alakourtti (région de Mourmansk). Des radars et installations de guidage au sol seront installés sur l'archipel François-Joseph, en Nouvelle-Zemble, sur l'île Wrangel et sur le cap Schmidt. La Russie compte rétablir l'infrastructure de défense antiaérienne dans cette région d'ici octobre 2015. Le Service fédéral de sécurité (FSB) de Russie entend renforcer les troupes de gardes-frontières en Arctique.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 11:40
Armée russe: le groupement arctique Nord créé d'ici 2017

 

MOSCOU, 1er octobre - RIA Novosti

 

La Russie créera un nouveau groupement arctique baptisé Nord et composé de deux brigades d'ici 2017, a annoncé mercredi à Moscou le commandant en chef des troupes terrestres russes Oleg Salioukov.

 

"Nous créons un nouveau groupement interarmes chargé de défendre nos intérêts nationaux en Arctique. La formation d'une brigade d'infanterie motorisée (arctique) touche à sa fin dans la région de Mourmansk. La deuxième brigade arctique sera mise en place en 2016 dans le district autonome des Nenets du Iamal", a indiqué le général Salioukov.

 

Les brigades du commandement Nord effectueront des missions de patrouille dans la zone côtière, protégeront des sites et territoires au bord des mers septentrionales et de l'Océan glacial arctique, escorteront les navires sur la Voie maritime du Nord et démontreront la présence militaire russe en Arctique. Leurs armes et équipements seront adaptés aux conditions climatiques du Grand Nord.

 

"Les unités arctiques seront équipées de moyens de transport à haute mobilité - des véhicules chenillés articulés, des motoneiges et des navires sur coussin d'air", a ajouté le général.

 

Ces derniers temps, la Russie a pris plusieurs mesures pour défendre ses intérêts politiques, militaires, financiers et économiques en Arctique, compte tenu de l'intérêt grandissant porté à cette région par les pays de l'Otan. En avril, le président russe Vladimir Poutine a ordonné de renforcer l'infrastructure frontalière en Arctique, de créer des bases pour les bâtiments de surface et les sous-marins de nouvelle génération et de créer un organe spécial pour la politique russe en Arctique.

 

La Russie envisage d'élargir son groupement militaire en Arctique d'ici la fin de 2014. Le 99e groupe tactique sera déployé sur l'île Kotelny (archipel de Nouvelle-Sibérie) et la 80e brigade autonome d'infanterie mécanisée dans le village d'Alakourtti (région de Mourmansk). Des radars et installations de guidage au sol seront installés sur l'archipel François-Joseph, en Nouvelle-Zemble, sur l'île Wrangel et sur le cap Schmidt. La Russie compte rétablir l'infrastructure de défense antiaérienne dans cette région d'ici octobre 2015. Le Service fédéral de sécurité (FSB) de Russie entend renforcer les troupes de gardes-frontières en Arctique.

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 07:40
Géopolitique et enjeux internationaux autour de l’Arctique, interview de Victor Chauvet

 

1 Octobre 2014 enderi.fr

 

Longtemps délaissé, sauf par les marines de guerre et explorations scientifiques de guerre froide, l'Arctique suscite de plus en plus les convoitises. A la faveur du réchauffement climatique entre autres, sa position stratégique et ses ressources naturelles commencent à en faire l'enjeu d'équilibres régionaux en redéfinition. Victor Chauvet est l'auteur de « La Triangulaire Diplomatique : Danemark - Groenland - Union européenne, La politique énergétique, environnementale et l'intégration régionale dans l'espace polaire européen » dans la collection Inter-National des éditions L'Harmattan.

 

Lire l’article

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 10:55
Mission Grand Nord : Michel Rocard à bord du Tenace

 

26.09.2014 Marine Nationale

 

Dans le cadre de sa mission Grand Nord, le remorqueur de haute mer (RHM) Tenace a accueilli Michel Rocard, ambassadeur chargé des relations internationales concernant les régions polaires, accompagné de son adjoint, Laurent Mayet.

«Avec le retrait des glaces et l’ouverture de nouvelles routes maritimes, l’Arctique devient une zone d’intérêt majeure. La Marine nationale doit se préparer à la navigation dans les régions polaires afin d’être capable d’effectuer ses missions dans cet environnement extrême», explique l’ambassadeur.

Comment cette mission permet-elle de se préparer face aux conditions climatiques particulières de l’Arctique?

«Nos objectifs sont multiples», répond le capitaine de corvette Eric Fauquet, commandant du RHM Tenace depuis le 17 juillet 2013. «En premier lieu, notre devons  reconnaître le terrain et appréhender de nouvelles routes potentielles dans la zone maritime Nord-Est. Il nous faut également évaluer les capacités techniques du bâtiment à travailler en environnement polaire. Cela comprend la mise en œuvre de la drome avec des tenues adaptées aux conditions froides, des moyens de communication en fonction de la zone géographique, des différents instruments de navigation et du fonctionnement général du bâtiment. Nous avons aussi du personnel et du matériel scientifique à bord afin de parfaire notre connaissance du milieu Arctique».

Le retour de la mission Grand Nord pour le RHM Tenace est prévu à la mi-octobre.

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 11:40
MiG-31BM photo RIA Novosti. Vladislav Belogrud

MiG-31BM photo RIA Novosti. Vladislav Belogrud

 

 

MOSCOU, 17 septembre - RIA Novosti

 

L'aérodrome arctique russe aménagé sur l'archipel de Nouvelle-Zemble est prêt à accueillir les avions de combat, a annoncé mercredi à Moscou Oleg Kotchetkov, porte-parole de la région militaire de l'Ouest.

 

"Les spécialistes techniques de la région militaire de l'Ouest ont préparé l'aérodrome dans le cadre d'exercices tactiques spéciaux. A présent, les avions de combat peuvent se poser sur cet aérodrome, s'y ravitailler en combustible, en azote et en oxygène, y subir des travaux de maintenance, et les pilotes et les chasseurs peuvent se préparer au prochain vol", a indiqué M.Kotchetkov.

 

Selon lui, des chasseurs-intercepteurs MiG-31BM se sont déjà posés sur le nouvel aérodrome.

 

Plus de 150 spécialistes techniques et près de 20 véhicules spéciaux participent aux exercices tactiques spéciaux en Nouvelle-Zemble. Ces exercices se tiennent parallèlement aux manœuvres aériennes du régiment mixte de la région militaire de l'Ouest en Arctique, qui prendront fin la semaine prochaine.

 

Ces dernières années, la Russie explore activement ses territoires septentrionaux. Elle a pris plusieurs mesures pour défendre ses intérêts politiques, militaires, financiers et économiques en Arctique, compte tenu de l'intérêt grandissant porté à cette région par les pays de l'Otan.

 

Début avril dernier, le président russe Vladimir Poutine a ordonné de renforcer l'infrastructure frontalière en Arctique, de créer des bases pour les bâtiments de surface et les sous-marins de nouvelle génération et de créer un organe spécial pour la politique russe en Arctique.

 

Une unité des Troupes aéroportées russes a effectué début avril la première opération de parachutage sur les glaces dérivantes dans l'Océan glacial arctique, non loin du Pôle Nord. En août dernier, le commandant de l'Armée de l'air russe Viktor Bondarev a annoncé que l'aérodrome de Temp, remis en exploitation en octobre 2013 sur l'île Kotelny (archipel de Nouvelle-Sibérie), serait prochainement capable d'accueillir tous les types d'avions.

 

La Russie envisage d'élargir son groupement militaire en Arctique d'ici la fin de 2014. Le 99e groupe tactique sera déployé sur l'île Kotelny et la 80e brigade autonome d'infanterie mécanisée dans le village d'Alakourtti (région de Mourmansk). Des radars et installations de guidage au sol seront installés sur l'archipel François-Joseph, en Nouvelle-Zemble, sur l'île Wrangel et sur le cap Schmidt. La Russie compte rétablir l'infrastructure de défense antiaérienne dans cette région d'ici octobre 2015. Le Service fédéral de sécurité (FSB) de Russie entend renforcer les troupes de gardes-frontière en Arctique.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 16:55
Prochain colloque CESM - "L'Arctique : un enjeu global"

 

16 septembre 2014. Portail des Sous-Marins

 

« Si quelqu’un essayait d’envahir l’Arctique canadien, ma première mission serait de le secourir ». Cette affirmation du général canadien Walter Natynczyk en novembre 2009 illustre toute la complexité du grand Nord. Alors que l’intérêt pour cette région croît continuellement (hydrocarbures, tourisme, minerais, routes maritimes, …), nous sommes encore bien loin de maîtriser cet univers. Tout reste à faire.

Cette “Brève-Marine” est disponible à cette adresse.

 

Élaborées par le Centre d’études supérieures de la Marine (CESM), les Brèves Marines vous fournissent régulièrement de l’information privilégiée sur l’actualité et les enjeux de la Marine nationale.

 

L’Arctique, un enjeu global

Mercredi 12 novembre 2014 - 14h00 à 17h30 - Amphithéâtre Foch – École Militaire

 

Dans quinze ans, l’Arctique sera-t-il encore un rêve de grand navigateur ? 
Ce  sera  probablement  une  réalité  économique.  L’océan  glacé  du  cercle polaire, soumis à une réduction rapide de sa banquise, dévoile petit à petit ses potentiels d’exploitation :  de  vastes  nappes  d’hydrocarbures  off-shore,  des routes  de  navigation plus  courtes  pour  les grands  porte-conteneurs :  autant d’opportunités  pour  les armateurs  et  les  assureurs.  Et  pourquoi  pas  du tourisme, dans un paysage encore vierge de présence humaine ? Un nouveau théâtre  s’esquisse  donc,  avec  ses potentialités  comme  ses  particularités géographiques, qui  impose  de  repenser  les interventions  en  mer  comme  le sauvetage ou la lutte contre la pollution.
Le quatrième océan de la planète devient dès lors une question politique. Plusieurs  nations ont fait  état  de  revendications  de  Zones  économiques exclusives, les unes et les autres usant de diplomatie navale pour placer leurs intérêts. Un Conseil arctique rassemble les pays côtiers et devient un espace de négociation.  Le  pouvoir  soutient  et  prépare  les investissements.  Cet  espace contient-il  aussi  une  nouvelle  fenêtre  pour  les  forces navales ?  La  France,comme  l’Union  européenne,  doit  d’ores  et  déjà  s’intéresser à ce nouveau chapitre de l’expansion maritime. Le colloque du CESM « L’Arctique, un enjeu global »,  avec  Michel  Rocard  et  Hubert  Védrine,  réalise  cette  prospective en rassemblant  acteurs  privés  et  acteurs  publics,  qui  ensemble  sont  appelés  à décider de ce nouveau cap. 

 

Inscription obligatoire : 

colloques@cesm.fr en précisant vos nom, prénom et organisme

Prochain colloque CESM - "L'Arctique : un enjeu global"
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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 16:40
La Marine russe réalise des exercices en Arctique

 

MOSCOU, 15 septembre - RIA Novosti

 

La Marine russe mène lundi des exercices en Arctique, a annoncé à Moscou le ministère russe de la Défense.

 

Plus de 20 matériels de guerre et spéciaux, ainsi que plus de 200 hommes ont débarqué sur l'île Kotelny faisant partie de l'archipel de Nouvelle-Sibérie.

 

"Les marins de la flotte du Nord ont effectué un débarquement sur une côte non équipée sous la protection de l'aviation embarquée. Deux hélicoptères Ka-27 ont décollé depuis un navire de lutte anti-sous-marine. Ils ont transporté des groupes de fusiliers marins sur la côte ouest de l'île Kotelny. Le grand navire de débarquement Guéorgui Pobedonossets a ensuite procédé à une opération de débarquement", a indiqué le ministère dans un communiqué.

 

Six bâtiments de guerre et navires de soutien ont mis huit jours pour parcourir près de 2.000 milles marins et arriver aux îles de Nouvelle-Sibérie. Deux brise-glaces nucléaires du groupe nucléaire public russe Rosatom ont escorté les navires de la flotte du Nord sur plus de 180 milles.

 

Ces dernières années, la Russie explore activement ses territoires septentrionaux. Elle a pris plusieurs mesures pour défendre ses intérêts en Arctique. En août dernier, le commandant de l'Armée de l'air russe Viktor Bondarev a notamment annoncé que l'aérodrome Temp, remis en exploitation en octobre 2013 sur l'île Kotelny (archipel de Nouvelle-Sibérie), serait prochainement capable d'accueillir tous types d'avions.

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 10:55
Arctic Thunder, les Rafale en campagne de tir au Cap Nord

 

26/08/2014 Capitaine Karim Djemaï - Armée de l'air

 

Jamais encore les Rafale de l'armée de l'air ne s’étaient aventurés autant au Nord ! Du 24 août au 05 septembre 2014, onze avions de chasse Rafale participent à l’exercice Arctic Thunder organisé sur la base aérienne de Banak, en Norvège.

 

Près de 200 aviateurs composent le détachement français, dont une trentaine du personnel navigant issu des escadrons de chasse 1/7 «Provence», 1/91 «Gascogne» et 2/30 «Normandie-Niemen». Du personnel de soutien technique, des fusiliers-commandos, des techniciens des systèmes d’information et de communications, ainsi que du personnel dédié au soutien de l’homme complètent le dispositif. «Il s’agit d’une première à plusieurs titres, explique le lieutenant-colonel François Tricot, directeur de l’exercice. C’est tout d’abord la première campagne de tir menée par l’armée de l’air française au-dessus du cercle polaire arctique. C’est aussi la première fois qu’autant d’équipages de Rafale participent à une campagne de tir air/sol commune et qu’ils s’entraînent à délivrer à l’étranger de l’armement air/sol modulable (A2SM), notamment dans sa version à guidage laser.»

 

Durant l’exercice, les autorités norvégiennes mettent à la disposition des aviateurs français de nombreuses installations, dont le champ de tir d’Halkavarre situé à proximité de la base. Équipé de plusieurs types de cibles, ce terrain permet de délivrer plusieurs sortes d’armement : munitions d’entraînement, obus de canon, A2SM et armement guidé laser (GBU 12). Il offre également la possibilité de multiplier les scénarios tactiques envisagés. « Une campagne de tir permet d’appréhender la difficulté de délivrer de l’armement dans des conditions réalistes, explique le lieutenant-colonel Yann Malard, commandant l’escadron «Normandie-Niemen». Grâce à ce type d’entraînement, les jeunes équipages, comme les plus expérimentés, rencontrent des situations qu’ils sont susceptibles de vivre par la suite en opérations. D’une façon générale, cela renforce notre capacité permanente à intervenir.»

 

En relation avec leurs homologues norvégiens, des spécialistes du centre d’expertise de l’armement embarqué (CEAE) s’assurent du bon déroulement des opérations depuis le champ de tir d’Halkavarre. Grâce à leur analyse, les équipages bénéficient d’une précieuse évaluation de terrain.

 

Après une première semaine d’entraînement, une relève intermédiaire du personnel navigant est programmée, samedi 30 août, afin de permettre à un maximum de pilotes et de navigateurs évoluant sur Rafale de prendre part à l’exercice Arctic Thunder.

Arctic Thunder, les Rafale en campagne de tir au Cap NordArctic Thunder, les Rafale en campagne de tir au Cap Nord
Arctic Thunder, les Rafale en campagne de tir au Cap Nord
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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 12:40
New Siberian Islands

New Siberian Islands

 

06.09.2014 Par La Voix de la Russie

 

Le ministère russe de la Défense crée une base permanente pour la Flotte du Nord sur les îles de Nouvelle-Sibérie dans l'Arctique, rapporte le commandant de la Flotte du Nord Vladimir Korolev.

 

Selon Korolev, un détachement de navires est parti de Severomorsk vers les îles de Nouvelle-Sibérie. « L'objectif principal du détachement de cette mission de la Flotte du Nord dans l'Arctique vise à transporter le personnel, du matériel et des biens de groupe tactique de la Flotte du Nord qui servira dans la zone des îles de Nouvelle-Sibérie en mode régulière à partir de cette année », a déclaré Korolev.

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 19:40
Russie: l'Armée de l'air renforcera sa présence en Arctique

 

MOSCOU, 10 août – RIA Novosti

 

L'Armée de l'air russe renforcera sa présence en Arctique, a annoncé samedi  sur les ondes de la radio RSN Viktor Bondarev, commandant des Forces aériennes du pays.  

"Pour le moment nous n'y possédons qu'une seule escadrille, mais à l'avenir des régiments et des divisions complètes y seront déployées", a indiqué M.Bondarev, tout en soulignant que pour le moment la Russie n'avait pas de rivaux réels en Arctique.  

"Mais nous sommes prêts à défendre cette région au cas où il serait nécessaire. Pratiquement 49% du territoire de l'Arctique doit appartenir à la Russie, et il faut protéger cette zone", a poursuivi le général.  

La Russie devant être prête à toute évolution, une série d'aérodromes ont été déployés ou sont en cours d'installation en Arctique.  

Et d'ajouter que la présence des troupes de la Défense aérospatiale russe sera augmentée: les stations radar couvriront le Grand Nord dans son ensemble.  

Depuis quelques années, la Russie met activement en valeur ses territoires septentrionaux et développe la Voie maritime du nord qui doit constituer au cours des prochaines années une alternative aux itinéraires traditionnels reliant l'Europe à l'Asie. De nombreuses mesures, y compris militaires, ont été mises en œuvre pour défendre les intérêts russes en Arctique compte tenu de l'intérêt grandissant porté à cette région par les pays de l'Otan.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 16:40
La Russie renforce le contrôle de ses frontières en Arctique

 

4 juillet, Tatiana Tabunova - La Voix de la Russie

 

La Russie renforce le contrôle de sa frontière aérienne dans l’Arctique. Les plans du ministère de la Défense prévoient pour cette année l’installation de postes de défense antiaérienne et des centres de contrôle de l’aviation de combat sur le littoral arctique. Ce renouvellement de l’infrastructure de défense antiaérienne sera achevé à l’automne 2015.

 

Il est prévu d’installer très prochainement des équipements fixes de détection ainsi que des centres de contrôle aérien sur cinq îles de l’Arctique. Chaque site sera doté d’un radar de défense antiaérienne et d’une tour de contrôle du trafic aérien civil et militaire. Toutes les informations relatives aux mouvements dans l’espace aérien au-dessus du littoral arctique seront transmises vers le centre de commandement de la défense aérienne dans la région de Moscou. L’armée de terre n’étant pas implantée dans cette région glacée, et la navigation y étant difficile, c’est à l’armée de l’air qu’il incombe d’assurer la défense de la zone, indique Vladimir Evseev, directeur du Centre de recherches sur les politiques publiques :

 

« Je ne pense pas que nous devions nous attendre à des actions armées de grand ampleur dans la zone de l’Arctique. Mais tous nos voisins et nos partenaires doivent comprendre que la Russie serait prête, s’il le fallait, à défendre sa position dans la région. Imaginons que la Russie fasse l’objet d’une attaque aérienne ou par missile : il est clair que dans le cas, par exemple, d’un affrontement avec les Etats-Unis, les missiles viendraient précisément du nord, c'est-à-dire de la région polaire. Il en irait de même pour les avions, les bombardiers stratégiques par exemple, puisque c’est le trajet le plus court. C’est pourquoi il est important pour la Russie de contrôler la zone de l’Arctique. »

 

À l’époque de l’URSS, des centres de défense antiaérienne et des postes de commandement de l’aviation de combat étaient installés sur tout le littoral septentrional du pays. Cependant, la majorité d’entre eux a été abandonnée dans les années 1990. La zone arctique est devenue très vulnérable. Dans le contexte géopolitique actuel, avec l’intérêt croissant de différents pays pour les ressources naturelles du plateau arctique, cette situation est inacceptable, souligne Vladimir Evseev :

 

« Le renforcement du contrôle de la Russie sur l’espace aérien dans la zone arctique est motivé en premier lieu par le fait que l’exploitation de diverses ressources sur le plateau continental a commencé de façon active, mais également par l’augmentation du trafic maritime sur la route du nord. Beaucoup d’Etats, qui ne sont d’ailleurs pas tous riverains de l’océan Arctique, montrent un intérêt pour la zone. On y constate des tentatives d’entrée illégale, en particulier de la part des Etats-Unis. La Russie ne doit donc pas se contenter d’affirmer ses droits sur le plateau continental mais doit également pouvoir garantir la sécurité dans cette zone. »

 

Ces derniers temps, la présence en Arctique des forces armées de l’OTAN a été de plus en plus fréquente. En particulier, en 2012, l’Alliance a conduit au nord de la Norvège l’exercice « Cold Response » avec la participation de 16 000 militaires de 16 pays. Des forces aériennes et navales ont été engagées. En mars 2014, l’US Navy a effectué l’exercice « Ice Exercise », au cours duquel un camp a été établi sur la banquise. Des sous-marins ont pris part aux exercices.

 

La Russie revendique une partie du plateau continental, qui inclue les dorsales de Mendeleïev et de Lomonossov. Pour la fin de l’année 2014, les chercheurs doivent rassembler les preuves que ces dorsales constituent bien un prolongement du plateau continental de la Russie, et adresser à l’ONU une requête sur l’extension de la juridiction russe. Au mois de mars de cette année, la commission de l’ONU statuant sur les limites du plateau continental a reconnu qu’une partie de la mer d’Okhotsk, d’une surface de 52 000 mètres carré, était russe.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 06:40
Les Russes débarquent au Pôle nord

 

 

MOSCOU, 9 avril - RIA Novosti

 

Un événement digne d'être inscrit dans le Livre des records de Guinness s'est produit mardi près du Pôle nord. Un détachement complet de la 98ème division des troupes aéroportées a débarqué sur une plaque de banquise dérivante de l'océan Arctique pour la première fois de l'histoire, écrit mercredi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

 

Plus d'une cinquantaine de soldats et d'officiers ont été projetés d'Ivanovo dans les latitudes arctiques. Le détachement avait une mission précise – atterrir à proximité de la base polaire Barnéo, déployer un camp de base et organiser une opération de sauvetage en tant qu'exercice.

 

Il s'agit d'une mission unique en Arctique, c'est la raison pour laquelle l'opération a reçu le statut d'expérimentale. Ce qui, toutefois, n'a aucunement affecté les actions des troupes aéroportées. Si les soldats et les officiers étaient réellement chargés de retrouver sur la banquise un avion accidenté et d'évacuer ses passagers ou des explorateurs ayant besoin d'aide, ils auraient agi exactement de la même manière.

 

Du point de vue militaire également, plusieurs raisons ont poussé le commandement des troupes aéroportées à maîtriser une pratique aussi inédite. L'armée russe cherche à conquérir aujourd'hui le cercle polaire et il est important pour les généraux de savoir que l'unité arctique du ministère de la Défense aurait une liaison maritime mais aussi aérienne avec le continent dans toute situation, y compris en cas de force majeure. L'organisation de l'opération a été réalisée par les troupes aéroportées en collaboration avec le centre d'expédition de la Société géographique de Russie, ce qui indique la nature à la fois militaire et civile du projet.

 

Le lieu de déroulement de l'opération n'a pas été choisi au hasard. La base Barneo ouvre chaque année à 89 degrés de latitude nord, à environ 100 km du Pôle nord. La base dispose d'un aérodrome pour accueillir les avions Antonov An-74 et d'héliports pour les Mi-8. Les scientifiques et les amateurs du tourisme de l'extrême des quatre coins du monde y vivent pendant un mois.

 

Cette année, la base Barnéo accueille sa 13ème expédition. Un groupe de reconnaissance du commandement des troupes aéroportées s'y était rendu la semaine dernière. Les officiers ont prélevé des échantillons d'eau et d'air, ont mesuré l'épaisseur de la glace et ont recherché la présence de polynies dangereuses. Le débarquement de personnel et de fret tenu le 8 avril aurait été impossible sans ces recherches. Le containeur de 30-50 kg avec des équipements de premiers soins pour les "victimes" et les kits de survie en milieu extrême a été parachuté de l'avion de transport militaire Iliouchine Il-76MD après le groupe de reconnaissance.

 

L'appareil a effectué trois approches de la banquise – à chaque approche plusieurs dizaines de soldats et d'officiers quittaient son bord. Le père Savva – aumônier de la 98ème division – faisait partie de l'un des groupes débarqués, il s'agissait de son 751ème saut en parachute.

 

Les militaires ont utilisé le système Arbalet-2 pour atterrir sur la banquise. Il est possible de l'utiliser de -35°C à +35°C et l'avion se déplace à 350 km/h. La stabilité du système de parachutage est assurée par des coupoles à neuf sections de 27 m² chacune.

 

Il convient de rappeler que ce sont les soldats et les officiers de la division d'Ivanovo des troupes aéroportées qui ont débarqué pour la première fois sur l'île arctique Kotelny le mois dernier.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 17:40
Arctique: premier parachutage militaire russe sur les glaces en dérive

 

 

MOSCOU, 8 avril - RIA Novosti

 

Les Troupes aéroportées russes ont effectué mardi le premier parachutage sur des glaces en dérive près du Pôle Nord, a annoncé mardi à Moscou le porte-parole des Troupes aéroportées Evguéni Mechkov.

 

"Une unité des Troupes aéroportées a effectué mardi, à 14h00 (10h00 UTC), la première opération de parachutage sur les glaces dérivantes dans l'Océan glacial arctique, non loin du Pôle Nord", a indiqué le porte-parole.

 

Un avion de transport militaire Iliouchine Il-50 a largué plus de 50 hommes et des approvisionnements près de la station polaire dérivante russe Barnéo. Aucun parachutiste n'a été blessé pendant l'opération.

 

Selon le porte-parole, les parachutistes russes sont dotés de fusils de chasse et de couteaux qu'ils avaient reçus à la station polaire. Leur mission consiste à aménager un camp provisoire et à organiser un exercice de recherche et de sauvetage d'une expédition polaire du 9 au 11 avril. Des spécialistes de la Société géographique de Russie participent aussi à l'opération.

 

La base arctique de Barnéo doit son nom à l'île de Bornéo, dans le Pacifique. Elle a été baptisée ainsi par des pilotes russes, pas trop forts en orthographe, qui croyaient qu'il faisait toujours très chaud sur l'île de Bornéo. Au début des années 2000, la base a accueilli des touristes, ce qui a permis de financer les recherches scientifiques. La base, qu'on installe chaque mois d'avril à 89° de latitude Nord, soit à environ 100 km sous le Pôle Nord géographique, dérive un ou deux mois par an sur une banquise. Elle est dotée d'un petit aérodrome capable d'accueillir un avion Antonov An-74 et des hélicoptères Mi-8.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 13:40
Photo Vesti.Ru

Photo Vesti.Ru

 

16.03.2014 Boris Pavlichtchev - La Voix de la Russie

 

Pour la première fois dans le monde, les militaires russes ont effectué un parachutage massif dans les conditions de l'Arctique. Dans le cadre des exercices 350 parachutistes et du matériel militaire ont été largués depuis des avions de transport parti de l'aérodrome continental de Tiksi sur l’île Kotelny qui fait partie de l'archipel de Novossibirsk.

 

L'opération s’est déroulée dans les conditions météo défavorables : un vent fort et une température de presque moins 30 degrés. Personne, hormis les Russes, ne saute en parachute par un temps pareil, a noté le responsable des exercices, le général Vladimir Chamanov, commandant en chef des troupes aéroportées. Tout de suite après le parachutage, le personnel a simulé la prise d’un vieil aérodrome sur l'île, et engagé une bataille avec l'adversaire conventionnel. Une heure plus tard, la tâche était accomplie : l'aérodrome était prêt à accueillir les avions avec le personnel et le matériel lourd. Les manœuvres étaient sans précédent, comme en témoignait la présence de hauts gradés. C'est un signal symbolique : la Russie est prête à protéger ses intérêts en Arctique. L'intérêt des acteurs internationaux pour la région a augmenté fortement, explique le directeur du Centre des études politiques et sociales Vladimir Evseev.

 

« A mesure que les glaces de l'Arctique fondent, il deviendra de plus en plus accessible pour la navigation. La Russie s’intéresse aux types de bâtiments qui suivront la voie maritime du nord, à l’attitude des autres États. C'est pourquoi, elle veut gagner du temps. Elle ne créera pas ici un groupement puissant, mais veut s’implanter solidement en Arctique. Il faut avoir donc des aérodromes militaires, des lieux aménagés servant de bases pour la flotte, et des stations de surveillance. Nous nous attelons à cette tâche. »

 

L'aérodrome et la base de l'île Kotelny ont laissés à l’abandon pendant plus de 20 ans. L’automne dernier, on a commencé à les restaurer. Cela fait partie du programme de renouvellement de la présence militaire russe permanente en Arctique. Il ne s'agit pas de la militarisation de toute la région qui n'est pas adaptée pour le séjour des grandes unités. En premier lieu, on va ressusciter les sites principaux, explique Mikhaïl Khodarenok, rédacteur en chef de la revue Voïenno-promychlennyï kourier (Courrier militaro-industriel).

 

« Il faut réparer les aérodromes. Ce sont des points grâce auxquels on peut intensifier rapidement la présence militaire en Arctique, si cela devient nécessaire. Il me semble que cette tâche sera résolue avec l'aide de petites unités – sur les aérodromes, dans les bases navales de la flotte. »

 

Sur ce plan, au ne saurait surestimer l’importance de la base de l'île Kotelny qui se trouve à proximité directe de la Voie maritime du nord, souligne l'expert.

 

On peut seulement se demander si les exercices sur l'île sont liés avec l'information selon laquelle la Suède tente de contester la priorité de la Russie sur la Voie maritime du nord. Elle affirme que son expédition l’a empruntée la première. Soudain, la Norvège a avancé les mêmes arguments. En plus, récemment, les Américains ont organisé des exercices dans l'Alaska. Et le Pentagone a adopté une doctrine sur l'Arctique et a déclaré la nécessité d'intensifier la présence militaire dans la région.

 

Tout montre que la lutte pour l'Arctique va croissant. Mais les experts excluent la possibilité d’une aggravation de la situation militaire et politique dans la région – au moins, dans un proche avenir.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 07:40
Arctique: premier largage de véhicules militaires russes

 

ILE KOTELNY, 14 mars - RIA Novosti

 

L'armée russe a effectué le premier largage de véhicules en Arctique lors d'un exercice dans la nuit du 13 au 14 mars dernier, a annoncé vendredi le porte-parole des Troupes aéroportées russes Evguéni Mechkov.

 

"Nous avons décidé de procéder au largage au dernier moment en raison d'une mauvaise météo. Vous pouvez être fiers de nos parachutistes qui accomplissent leurs missions par tout temps. Personne au monde sauf les Russes n'effectue de sauts en parachute dans de telles conditions météorologiques", a précisé le porte-parole.

 

350 parachutistes et quatre véhicules ont été largués vendredi, à 03h30 heure de Moscou, sur l'aérodrome polaire Temp des îles de Nouvelles Sibérie.

 

Les parachutistes ont mis seulement 40 minutes pour "prendre le contrôle" de l'aérodrome en luttant contre des adversaires dotés de motoneiges et de parapentes, selon le porte-parole. En moins d'une heure, les parachutistes se sont préparés à accueillir des avions transportant des effectifs, véhicules militaires lourds et armements.

 

Selon le porte-parole, ces derniers jours, les Troupes aéroportées russes organisent également des exercices dans les régions de Rostov-sur-le-Don, de Iaroslavl, de Belgorod, de Koursk et de Tambov.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 17:40
Arctique: Moscou créera un groupement spécial de troupes en 2014 (Choïgou)

 

MOSCOU, 10 décembre - RIA Novosti

 

La Russie créera un groupement spécial de troupes pour défendre ses intérêts nationaux en Arctique en 2014, a annoncé mardi à Moscou le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

 

"Nous envisageons de créer un groupement de troupes chargé d'assurer la sécurité militaire et de défendre les intérêts nationaux russes en Arctique en 2014", a indiqué M.Choïgou lors d'une réunion élargie du collège du ministère russe de la Défense.

 

La Russie a déjà commencé à rétablir son infrastructure militaire dans la région arctique. "Nous comptons rétablir les aérodromes et les ports sur l'archipel François-Joseph et les îles de Nouvelle-Sibérie", ainsi que les aérodromes de Tiksi, de Narian-Mar, d'Alykel, d'Amderma, d'Anadyr, de Rogatchevo et de Nagourskaïa, a précisé le ministre.

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