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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 16:45
La France se prépare à intervenir en Libye

 

23.12.2015

 

Alors que l'Etat islamique prospère en Libye, une coalition militaire pourrait voir le jour pour combattre l'organisation.

 

Une intervention militaire en Libye se prépare. Ce serait même une question de semaines pour qu'une coalition ne vienne combattre l'Etat islamique, qui prospère depuis près d'un an sur place. Fin novembre, des vols de reconnaissance au sud de Tripoli ont confirmé l'existence de camps d'entraînement de l'Etat islamique dans lesquels se trouvaient des djihadistes français. Selon Le Canard Enchaîné, une petite coalition a déjà vu le jour, regroupant les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne. Les Américains prépareraient déjà des vols de reconnaissance avant d'éventuels bombardements. Mais rien ne se fera sans un accord politique.

 

France, Italie et Grande-Bretagne en première ligne

C'est pourquoi Laurent Fabius s'est entretenu mardi avec Fayyez al-Sarraj, futur Premier ministre d'un gouvernement d'union nationale libyen censé se mettre en place avant mi-janvier. Ce gouvernement doit voir le jour à Tripoli au terme d'un fragile accord conclu en décembre sous l'égide des Nations unies. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit adopter dans les jours qui viennent une résolution l'entérinant. La charge reviendrait alors à ce gouvernement de mener la lutte contre l'Etat islamique en s'appuyant sur ses propres milices ou "grâce aux pays qui proposeront leurs troupes", note Le Figaro. "Il faut jouer cette option à fond", poursuit un membre de l'entourage de Jean-Yves Le Drian dans la quotidien.

Faute d'accord, la France poursuivrait ses efforts pour mettre sur pied une coalition militaire. L'Italie et la Grande-Bretagne seraient prêts à s'engager. Rome voudrait même assumer le leadership des opérations, dans un pays qu'il colonisé sous le fascisme. L'Italie a d'ailleurs proposé le nom du général Paolo Serra, actuellement conseiller militaire de Ban Ki-moon à l'ONU, pour prendre la tête de la force internationale. Dans le même temps, la Grande-Bretagne enverrait 6.000 hommes, précise Le Figaro, pour "assister" et "former les forces légitimes du gouvernement d'union nationale". Quant à la France, elle devra faire des choix. "Nous avons des ressources limitées", note dans les colonnes du quotidien le général Richard Dannatt. "Le gouvernement doit décider quelle est sa priorité."

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 18:45
photo Libya Air Force

photo Libya Air Force

 

 

Sur demande d'une milice locale, des hommes des forces spéciales américaines ont été refoulés d'une base aérienne libyenne après la publication de leurs photos sur la page Facebook de l'armée de l'air libyenne.

 

Un groupe de soldats américains, identifiés comme des membres des forces spéciales des Etats-Unis, est arrivé en Libye le 14 décembre dernier afin d'effectuer une mission de formation. Mais les photos postées sur Facebook, qui montrent un petit groupe d'hommes armés en tenue civile, ont révélé à l'armée de l'air libyenne la présence de ces combattants et ont soulevé la question de la légalité de leur mission.

 

Un responsable du département américain de la Défense a confirmé que la photo représentait bien "des militaires américains" et a indiqué que les militaires étaient venus en Libye "avec l'accord de responsables libyens" afin de "développer les relations et d'améliorer les communications avec leurs homologues de l'armée nationale libyenne".

Néanmoins, à peine arrivés sur la base, des membres d'une milice locale ont demandé que les soldats américains repartent, n'ayant pas d'autorisation de présence sur la base.

​"Pour éviter un conflit" les militaires américains "sont repartis sans incidents", a ajouté le responsable, cité par NBC New.

 

Celui-ci a également indiqué que "ce n'était pas la première fois" que des militaires américains menaient ce genre de visite en Libye, sans vouloir donner plus de détails.

A l'heure actuelle, presque tout le territoire libyen est en proie à un chaos absolu en matière de sécurité. Le pays est dirigé par deux gouvernements distincts, et chaque ville possède de facto ses propres administrations indépendantes et sa propre "milice populaire" subordonnée aux chefs des tribus locales. Réunis dans la ville marocaine de Skhirat, les représentants des parties impliquées dans le conflit libyen doivent signer ce jeudi un accord prévoyant la mise en place d'un gouvernement d'unité nationale.

De nouvelles régions tombent sous le contrôle des terroristes de l'Etat islamique sur le littoral libyen de la Méditerranée. Les djihadistes ont déjà annoncé leur intention de faire de Syrte la première base importante de Daech à l'extérieur de l'Irak et de la Syrie.

 

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 17:45
photo Présidence de la République - L. Blevennec

photo Présidence de la République - L. Blevennec

 

16/12/2015 Par Alain Barluet - LeFigaro.fr

 

Depuis septembre 2014, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, alerte la communauté internationale sur les répercussions du chaos dans ce pays et sur les risques de voir se créer un «arc de la terreur» avec la jonction des groupes terroristes du Proche-Orient et ceux d'Afrique sahélienne.

 

«L'année 2016 sera l'année de la Libye»: autour de Jean-Yves Le Drian, on annonce clairement la couleur sur le grand défi des mois à venir. Ce n'est qu'une demi-surprise. Tandis que le Levant accapare le devant de la scène, le ministre de la Défense n'a pas cessé d'avoir dans son viseur la Libye, où l'État islamique (EI) ne cesse de gagner du terrain. Dès septembre 2014, le ministre de la Défense avait entrepris d'alerter la communauté internationale sur les répercussions du chaos dans ce pays et sur les risques de voir se créer un «arc de la terreur» avec la jonction des groupes terroristes du Proche-Orient et ceux d'Afrique sahélienne.

Suite de l’article

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 09:45
Two F-15 aircraft were used in the strike - photo USAF

Two F-15 aircraft were used in the strike - photo USAF

 

14 November 2015 BBC Africa

 

A US air strike has targeted the leader of the Islamic State (IS) group in Libya and probably killed him, the Pentagon says.

 

Iraqi national Abu Nabil, also known as Wissam Najm Abd Zayd al-Zubaydi, was a "long-time al-Qaeda operative", it said. The strike took place on Friday and targeted a compound in Derna. The Pentagon said the strike showed that it would go after IS leaders "wherever they operate"

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 19:45
Egypt's Sisi says Britain, other NATO members must do more in Libya

 

04 November 2015 defenceWeb (Reuters)

 

.Britain and other NATO members involved in toppling Muammar Gaddafi must do more to help prevent the spread of Islamist extremism in Libya, Egyptian President Abdel Fattah al-Sisi told the Daily Telegraph newspaper ahead of a visit to London.

 

Britain took part in 2011 air strikes in Libya, which is now caught up in a conflict between two rival governments and their armed factions, leaving a security vacuum that has allowed Islamic State militants to gain ground.

 

"It was a mission that was not completely accomplished ... Libya was left without the leadership when it needed our help most. Now we have the situation where the will of the Libyan people is being held hostage by militant groups," Sisi, who is due to begin a visit to Britain on Wednesday, told the paper.

 

"We need to stop the flow of funds and weapons and foreign fighters to the extremists. All the members of NATO, including Britain, who took part in the mission to overthrow Gaddafi need to give their help."

 

Sisi said more also needed to be done to tackle the spread of Islamic State militants in Iraq and Syria.

 

"The map of extremism and instability is expanding and not retreating. We need to reassess our priorities," he said.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 07:45
source info-aviation

source info-aviation

 

June 3, 2015 by Adam Szczepanik – Strategy Page

 

Libya’s air force has effectively ceased to exist soon after NATO aircraft began supporting local rebels in 1991. What aircraft didn’t get destroyed by NATO airstrikes were hidden and abandoned without maintenance. However as the rebellion evolved into a civil war some of the larger factions realized that a small number of combat aircraft would be a major battlefield asset.

 

However building an air force was not easy mainly because an international arms embargo was still in effect. The most obvious source for aircraft, munitions and other necessary equipment was what remained of old Libyan air force. The deposed dictator (Moamar Kaddafy) has spent decades building a large, if poorly run and largely ineffective air force. It turned out that there were many intact warplanes, some in reinforced bunkers or hidden in the desert that survived. However, the aircraft in question were in poor shape even before the war, and few years of absolute neglect didn’t make their situation any better.

 

There is one internationally recognized government, elected in 2014 and based in the eastern port city of Tobruk. This faction managed to gain the allegiance of many personnel from the old Libyan Air Force. Neighboring Egypt supported the Tobruk government and unofficially supplied a few of its obsolete jets and helicopters. The bulk of Libya’s rebuilt air force is made of Kaddafi era Mig-21bis fighters and Mig-21MF provided by Egypt after the war.

 

Then there were the twelve Su-22’s ground attack aircraft. These were decommissioned years before the war and NATO deemed them not worth attacking. The Tobruk government’s Free Libyan Air Force soon had two operational MiG-21st. While old and obsolete, they are still a very useful mainly because they aren’t fighters, but fighter-bombers by design, with specialized bombing sights, and good payload capacity, which makes them far more useful than the fighters.

 

The Free Libyan Air Force also has a handful of Mirage F.1 fighters. Most of these are not flyable but two operational ones were returned from Malta. During the war these aircraft were flown there by pilots who defected from Kaddafi’s forces. At least one more was made operational by cannibalizing other grounded aircraft. One fighter bomber variant, Mirage F.1AD was also made operational by the Free Libyan Air Force even though the model was decommissioned for 2 decades. France has promised assistance in overhauling and modernizing ten Mirage F.1s for the Free Libyan Air Force in the future.

 

Another of very few operational fighter-bombers is a Mig-23UB, which avoided NATO bombings thanks to getting captured by the rebels early in the conflict. The Tobruk government also has two operational Mig-23MLs (fighter variant of the same aircraft). While not as well equipped for ground attack as the UB variant, they still can use unguided bombs, though with even lesser precision.

 

The largest rival to the Tobruk government is based in Tripoli. The largest militia belonging to the Tripoli faction, Libya Dawn managed to scrounge up three operational Mig-23’s, one Mig-23UB and two Mig-23MLs. However one of these MiG-23s was shot down bombing a Free Libyan Air Force airbase and one crashed during combat operations for unknown reasons.

 

Libya Dawn’s only operational Mig-25 has met a similar fate. It was not such a big loss though, as this was a two seat trainer, without radar or proper bombsights, capable of only carrying two unguided bombs and dropping them with very poor accuracy, allowing it to only bomb large area targets like oil refineries, airfields and cities, and even that would achieve more of a morale effect than meaningful damage, as it would be hard to intercept due to the high service ceiling and speed Mig-25 s are famous for.

 

Libya Dawn, as well as the Tobruk government each also have a few J-21 Jastreb light attack planes, L-39 Albatross and G-2 Galeb light attack\trainer planes. While useful both for ground attack and pilot training, they don’t have the supersonic speed, electronic defenses and advanced bombsights of aircraft like the Su-22 or Mig-23UB, making them less effective in performing their missions, while at the same time they are at higher risk from the most anti- aircraft weapons many factions have (shoulder fired heat-seeking surface-to-air missiles and truck mounted or towed 23mm autocannons.)

 

The Free Libyan Air Force also operates a handful of helicopters, including few Mi-8 utility helicopters, including some armed variants delivered by Egypt, few Mi-24 Hind attack helicopters and it’s updated Mi-35 variant, and a single CH-47 Chinook transport helicopter. The Tobruk government has also captured few transport aircraft in the course of war, most of them are not airworthy though.  The operational ones are notably a BAe 146 regional airliner and C-130 Hercules medium transport, both of which are used to move medical and military supplies to remote locations. A purchase of additional C-130s and spare parts is being discussed with the U.S.  government.

 

Without assistance from foreign aviation industry, no faction will be able to get more than a handful of operational aircraft operational. That small that number will dwindle as the few flyable aircraft are destroyed because of enemy fire or poor maintenance and piloting. Some will be grounded when there are no more spare parts, or require advanced maintenance services like engine overhauls

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 16:45
Vers un Etat islamique en Afrique du Nord ?

 

09.04.2015 CLES : Notes d'Analyse Géopolitique

 

Le chaos en Libye menace directement l’Europe

 

Moins de quatre ans après le renversement par l’OTAN du régime de Mouammar Kadhafi, l’heure n’est plus à la désillusion, mais à la franche inquiétude. Instabilité politique et affrontements armés entre factions rivales ont plongé la Libye dans un indescriptible chaos.

La sécurité publique ne cesse de s’y dégrader, et le pays semble plus que jamais au bord de l’implosion, tandis que le ralliement de groupes armés à l’Etat islamique fait craindre le pire, comme le souligne une étude publiée dans la dernière lettre bimensuelle géostratégique La Vigie (28/03/2015).

Déjà fragilisées, les frontières méridionales de l’Europe sont directement menacées. La question n’est plus de savoir s’il va falloir de nouveau intervenir, mais quand, comment, et surtout pour quelle solution politique. Pour ne surtout pas reproduire l’erreur de 2011.

« Toute réflexion quant à l’avenir de la Libye nécessite de revenir sur les événements ayant conduit à la disparition de Kadhafi », prévient dans Le Monde diplomatique Patrick Haimzadeh, diplomate français en poste à Tripoli de 2001 à 2004.

« Huit mois d’un conflit fratricide, doublé de l’implication directe d’une coalition étrangère, ont abouti à l’écroulement du régime. Cette chute, seul objectif politique consensuel des insurgés de l’époque, peut au mieux être qualifiée d’‘issue révolutionnaire’. Mais aucun ordre sociopolitique stable ni à plus forte raison aucun État n’a pu émerger. Cela tient au retour en force des ‘identités primaires’, façonnées et définies par les appartenances locales et les particularismes propres à chaque groupe, ou sous-groupe, ethnique ou tribal ». Comment réunir de nouveau ce qui a ainsi explosé, métastasé ?

 

Un « pays mosaïque » au bord de l’explosion

Pour l’envoyé spécial des Nations unies pour la Libye, Bernardino Leon, l’objectif est d’aboutir à une réconciliation entre les deux principales coalitions politico- militaires: « Aube de la Libye », d’une part, qui tient Tripoli et son parlement, s’inscrivant dans l’héritage de la « Révolution » anti-Kadhafi, et d’autre part le gouvernement réfugié à Tobrouk, reconnu par la communauté internationale et proclamant sa volonté d’éradiquer les « milices extrémistes et terroristes ».

Le général Khalifa Haftar, un ex-officier du régime de Kadhafi entré en dissidence à la fin des années 1980, soutenu par l’Egypte voisine, domine l’appareil militaire du gouvernement de Tobrouk, dont il souhaite faire l’embryon d’une force authentiquement nationale, à même de désarmer les milices et autres gangs qui sévissent dans le pays depuis l’intervention occidentale.

Vue sous cet angle, la situation se bornerait à une querelle de légitimité politique, à la gestion de ce que les Américains nomment le Nation Building. Ce serait oublier, non seulement la dynamique jihadiste à l’œuvre, ainsi que l’ancienneté de l’ancrage islamiste, mais aussi la fragilité intrinsèque de la « nation » libyenne.

Lorsqu’elle accède à l’indépendance en 1951, la Libye regroupe trois grandes régions historiquement et culturellement très hétérogènes. La Cyrénaïque, colonisée par les Grecs dès leVe siècle av. J.-C., qui a longtemps appartenu à l’Egypte hellénistique avant d’être rattachée à l’Empire romain, et regarde naturellement vers Le Caire. La Tripolitaine, anciennement romaine et de nouveau italienne en 1912 puis de 1923 à 1943, dont l’ouest (Zentan et jebel Nefusa) reste dominé par les Berbères.

Le « Grand Sud » enfin, avec notamment le Fezzan, où Touareg et Boutou contestent l’autorité des Arabes de la côte… Les Frères musulmans, établis dans le pays depuis 1935, sont particulièrement influents, en particulier autour de leur fief de Benghazi. Soutenu par Londres, c’est d’ailleurs le chef de la confrérie qui est intronisé à l’indépendance sous le nom d’Idriss 1er.

Parvenu au pouvoir à l’issue d’un coup d’État militaire en 1969, qui dépose Idriss, Kadhafi met en place une structure étatique d’apparence moderne. Mais elle ne repose en fait que sur des alliances temporaires avec les principales tribus du pays.

« En échange de leur fidélité, il leur octroyait des postes au sein de l’armée, de l’administration et leur redistribuait une partie des ressources d’hydrocarbures », expliquent Gregor Mathias et Thomas Flichy de La Neuville dans une analyse publiée par la La Vigie (28/03/2015).

« L’État libyen se superposait en réalité sur les appartenances tribales qui avaient l’essentiel du pouvoir. En 27 ans de pouvoir, la base de soutien tribal de M. Kadhafi s’est progressivement réduite. En intervenant militairement en 2011, la coalition dirigée par la France et le Royaume-Uni a fait s’écrouler ce fragile équilibre tribal et a contribué à relancer l’opposition islamiste radicale muselée par M. Kadhafi. »

 

La menace islamiste

Dans une récente tribune pour Le Monde (31/03/2015), Jean-Marie Guéhenno, PDG de l’International Crisis Group et Issandr El Amrani, son directeur de projet pour l’Afrique du Nord, soulignent « la réalité d’un enjeu stratégique de premières importances »: « Si l’État libyen n’est pas préservé, c’est un croissant jihadiste, de Boko Haram au Nigeria à l’Etat islamique en Syrie qui se dessine aux portes de l’Europe ».

Et d’estimer que « diplomatie, retenue militaire et patience sont les seuls remèdes pour la Libye », avec l’engagement de négociations politiques sous l’égide de l’ONU. Sauf que, loin de s’apaiser, la situation ne cesse de se dégrader sur le terrain.

Les deux auteurs n’écartent d’ailleurs pas le risque que l’EI, qui ne représenterait aujourd’hui qu’un millier de combattants autour de quelques villes (Derna, Benghazi, Syrte et Sabratha), « puisse attirer des individus en mal de protection, d’autres groupes islamistes, des criminels, des anciens fidèles de Kadhafi ou des membres de tribus qui ont perdu leur influence après 2011. Des combattants étrangers se sont réfugiés dans des villes comme Derna, où des campements d’entraînement jihadistes ont été implantés. Des groupes radicaux venus des pays du Sahel ont été repérés au sud-ouest de la Libye. »

Le danger est de voir s’opèrer une jonction entre les combattants de l’EI, au Nord, et ceux d’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique), implantés aux confins du Niger et de l’Algérie, et dont l’action vers le Sud est pour partie entravée par le déploiement de la force militaire française Barkhane.

Sachant que bien d’autres bandes « islamo-mafieuses » à recrutement tribal opèrent sur le territoire, comme le Groupe islamique de combat libyen (GICL), fondé en 1995 par des moudjahidins de retour d’Afghanistan, ou Ansar al Charia, proche d’Al Qaida.

La « Libye utile » étant concentrée sur la côte, c’est dans cette région que se joue pour une bonne part l’avenir du pays. Notamment en Cyrénaïque, devenue « à la fois le point d’aboutissement de tous les trafics transsahariens et la plaque tournante de leurs exportations à destination de l’Europe, dont celui de la cocaïne qui, venant d’Amérique du Sud, transite désormais par le Bénin et le Nigeria avant d’être transportée vers le Nord par les islamistes de Boko Haram puis par les jihadistes qui tiennent le sud libyen. Ces mêmes réseaux islamo-mafieux contrôlent le flux de l’immigration clandestine qui aboutit à Malte et à Lampédusa » (L’Afrique réelle n°50, 02/2014).

 

Vers une nouvelle intervention militaire…

Vaste et sous-peuplée (1759540 km2 pour 6,5 millions d’habitants), à 90 % désertique, la Libye est un couloir traditionnel d’échanges entre l’Afrique subsaharienne et la Méditerranée. Ce sont en particulier les enjeux migratoires qui avaient permis au régime khadafiste de renouer avec l’Europe (accord de lutte contre l’immigration irrégulière avec l’Italie en 2003, instauration d’un visa libyen pour les étrangers en 2007…).

L’afflux de migrants sur les côtes italiennes depuis la chute de Kadhafi (231314 ces 7 dernières années, dont 170000 rien qu’en 2014, et encore 3 528 pour le seul mois de janvier 2015), les drames qui en résultent souvent, témoignent de l’urgence à agir.

« À la question sécuritaire des islamistes s’ajoute celle, centrale, du trafic transsaharien, notamment dans le couloir entre Niger et Libye », confirment Gregor Mathias et Thomas Flichy de La Neuville.

La situation est d’autant plus explosive que les puissances régionales interfèrent déjà dans les conflits tribaux et religieux. La Turquie et le Qatar soutiennent le gouvernement de Tripoli. Le Soudan est soupçonné de livrer des armes à l’Etat islamique et aux Frères musulmans.

Et l’Egypte arme le gouvernement de Tobrouk pour sécuriser sa frontière. Elle est d’ailleurs déjà intervenue militairement le 16 février 2015, à la suite de l’assassinat de 21 Coptes égyptiens par l’EI.

En cas d’échec de la médiation de l’ONU, la dégradation de la situation sécuritaire au nord de la Libye rend pratiquement inévitable une intervention étrangère. Vraisemblablement via une coalition régionale (Niger, Tchad, Égypte, Algérie) soutenue par des États occidentaux (France, Royaume-Uni, Italie, États-Unis).

Reste qu’une telle intervention nécessite la définition préalable d’une solution politique acceptable, tant par les Libyens que par les puissances régionales aux intérêts divergents. « Si une personnalité consensuelle n’était pas trouvée, le pays risque immanquablement d’éclater en plusieurs morceaux, préviennent Gregor Mathias et Thomas Flichy de La Neuville. L’Égypte aura alors tout intérêt à créer une zone tampon en Cyrénaïque, de même que l’Algérie dans sa zone frontalière, tandis que la côte de Tripoli à Syrte risquera de se transformer en un émirat islamiste de non-droit sur le modèle de la Somalie. »

Et pouvant fédérer des groupes islamistes jusqu’alors antagonistes, réalisant le risque que toutes les puissances cherchent à éviter.

 

Vers un Etat islamique en Afrique du Nord ?

 

Pour aller plus loin :

  • « Quelle solution à la crise libyenne ? », par Gregor Mathias et Thomas Flichy de La Neuville, note du groupe Synopsis publiée par La Vigie n°13, www.lettrevigie.com, 28/03/2015 ;
  • « En Libye, ce n’est pas le chaos, c’est la guerre », par Patrick Haimzadeh, Le Monde diplomatique, avril 2015 ;
  • « Libye : Jusqu’où peut aller la dissociation territoriale ? », L’Afrique réelle n°50, février 2014.
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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 17:45
U.S. fears Islamic State is making serious inroads in Libya

 

23 March 2015 defenceWeb (Reuters)

 

Islamic State insurgents in Libya.The United States is increasingly concerned about the growing presence and influence of the Syria-based Islamic State movement in Libya, according to U.S. officials and a State Department report.

 

The officials said what they called "senior" Islamic State leaders had travelled to the country, which is whacked by civil war, to help recruit and organize militants, particularly in the cities of Derna and Sirte.

 

Since late January, Islamic State militants have carried out attacks, including a car bombing and siege at the Corinthia, a luxury hotel in Tripoli, and an attack on the Mabruk oilfield south of Sirte, according to a report circulated this week by the State Department's Diplomatic Security Bureau.

 

The militants also posted on the Web images of the beheading of 21 abducted Egyptian Coptic Christians on a Libyan beach.

 

The State Department document said estimates of the number of Islamic State fighters operating in Libya ranged from 1000 to 3000.

 

Around 800 fighters were based in the Derna area alone, the report said, including up to 300 who previously fought in Syria or Iraq.

 

U.S. officials said that because of its strategic position, Libya had become a springboard for would-be fighters from across North Africa wanting to link up with the Islamic State. They could travel from there to Syria for frontline experience.

 

The State Department assessment, whose existence was first reported by the Washington Free Beacon website, said that the disintegration of central authority in Libya "has given ISIL an opening to establish a legitimate foothold."

 

The report said Islamic State had only had limited success in capturing and holding territory in Libya.

 

U.S. officials said Libya Dawn, an Islamist, but non-Jihadist, movement based in the city of Misurata, was mounting a counter-attack against Islamic State forces, a development which the United States considered encouraging.

 

Islamic State has also endorsed, or received expressions of loyalty, from other militants around the region, including factions based in Nigeria, Yemen, Afghanistan, Pakistan and Egypt's Sinai Peninsula.

 

U.S. agencies are evaluating evidence that appears to tie Islamic State to the militants who killed 20 foreign tourists on Wednesday at a museum in Tunis, the capital of Libya's western neighbor Tunisia.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 08:45
Le gouvernement libyen appuie ses rivaux dans leur combat contre Daesh

 

19 mars 2015 45eNord.ca (AFP)

 

Le ministre libyen des Affaires étrangères Mohamed Al-Dayri s’est félicité jeudi des combats livrés par ses rivaux au sein des milices de Fajr Libya aux jihadistes du groupe Etat islamique (EI) dans l’est du pays.

 

Il s’agit de la première réaction du gouvernement reconnu internationalement aux combats qui opposent depuis une semaine par intermittence des miliciens de Fajr Libya à la branche libyenne de l’EI dans la région côtière de Syrte, à 450 km à l’est de Tripoli.

Livrée aux milices, la Libye est plongée dans le chaos où deux autorités se disputent le pouvoir: un gouvernement et un Parlement reconnus internationalement siégeant dans l’est du pays, et un gouvernement et un Parlement parallèles installés à Tripoli après la prise en août de la capitale Tripoli par la coalition de milices de Fajr Libya.

S’adressant à des journalistes dans son lieu de résidence dans la ville d’Al-Bayda (est), le chef de la diplomatie libyenne a dit accueillir favorablement la direction prise par des factions de Fajr Libya qui combattent la branche libyenne de l’EI à Syrte.

Cette position renforce l’une des principales bases du consensus national auquel nous aspirons (…) et qui est la lutte contre le terrorisme, a-t-il ajouté.

Après l’entrée en février des jihadistes de l’EI à Syrte, Fajr Libya, une coalition de milices notamment islamistes, avait envoyé des renforts pour défendre la ville. Les combats se déroulent dans l’est de Syrte et dans des localités situées à proximité.

Selon des responsables à Tripoli, l’EI s’est allié avec des partisans du régime de Mouammar Kadhafi, renversé par une révolte en 2011, pour l’aider à s’emparer des secteurs dans cette région où se trouvent des champs pétroliers.

Fajr Libya et le gouvernement reconnu tentent de contrer l’influence de l’EI, qui a revendiqué ses premières attaques en Libye en janvier avec un assaut spectaculaire contre un hôtel à Tripoli (neuf morts), puis en février avec la décapitation de 21 chrétiens, la plupart égyptiens.

La déclaration du ministre libyen est intervenue avant la reprise au Maroc d’un nouveau round de pourparlers prévu vendredi, sous l’égide de l’ONU, entre délégations des deux Parlements rivaux pour tenter d’arracher un accord sur un gouvernement d’unité nationale.

Des membres des deux Parlements rivaux sont depuis jeudi soir à Skhirat, station balnéaire proche de la capitale marocaine Rabat, ont constaté des journalistes de l’AFP.

L’émissaire onusien Bernardino Leon doit faire un point vendredi matin sur l’état d’avancée des négociations. Un premier round de ces pourparlers s’était déroulé début mars.

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 13:45
Daesh fighters in Libya battle militia near Sirte

 

15 March 2015 BBC MidEast

 

Fighting has been raging in Libya between Islamic State (IS) fighters and a militia alliance from the west of the country, near the city of Sirte.

 

A spokesman for militia brigades told the BBC that two of their men had been killed in the clashes.

 

Jihadists affiliated to Islamic State seized government buildings and a state radio station in Sirte last month.

 

Their main base is in eastern Libya where the elected government and army have battled extremists for months.

 

In February, a video was released appearing to show the beheadings of 21 Egyptian Christians kidnapped by IS militants in Sirte.

 

The country has been beset by chaos since the overthrow and death of Col Muammar Gaddafi, with powerful militia alliances in the east and west fighting for control of territory and resources.

 

Militia forces and the self-proclaimed government ruling western Libya deny IS has a significant presence in Libya, saying the fighters are former Gaddafi loyalists.

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 12:45
Algeria: The Peaceful Solution Soaked In Blood

 

March 13, 2015: Strategy Page

 

Algeria has offered to host peace talks for the mess in Libya, as has neighboring Morocco. So far this year Libyan factions have held negotiating sessions in both countries, but no peace deal has yet been agreed to. Despite the appearance of ISIL (Islamic State in Iraq and the Levant) in Libya Algeria and most Western nations (especially the EU) still see a negotiated settlement as the best way to deal with the Libya civil war. The Libyan Tobruk (officially recognized by the UN) government goes along with this, mainly because they cannot afford to annoy the UN and risk losing international recognition as the legitimate government.

 

While the government continues to call for an “Algerian solution” to the chaos in Libya, less well publicized are the details of how Algeria achieved that solution. Algeria finally got a political deal with its surviving Islamic terrorists only after a decade of horrific violence. Because of all that slaughter Islamic radicalism lost most of its popular appeal by the late 1990s. This came after Islamic terrorists organized a rebellion earlier in the 1990s and murdered over 100,000 civilians who did not agree with them (or enthusiastically aid them). That bloodbath ended in 2005 with an amnesty deal that attracted most of the remaining Islamic terrorists. Some of the Islamic terrorists still operating in Algeria seem to acknowledge that connection and avoid further antagonizing civilians with the kind of mayhem still popular in places like Libya, Iraq and Syria. Despite the 2005 peace deal there still about a hundred armed Islamic terrorists killed in Algeria during 2014. So far this year it appears that number will be lower for 2015.

 

The increased Algerian border security, especially on the Mali and Libyan borders has led to more arrests, but almost all of those caught are smugglers, not Islamic terrorists. Most of the smugglers are moving consumer goods (cheap fuel, expensive alcohol, gadgets and low level drugs like cannabis, for use in Algeria) and illegal migrants headed for Europe. More valuable shipments like drugs headed for Europe (cocaine and heroin), precious metals (usually gold), illegal weapons (especially large quantities of explosives, RPGs and assault rifles), illegal migrants (who can afford to pay high fees) and known Islamic terrorists are rarely caught. This shows that these cargoes are relatively rare compared to food, fuel, consumer goods  and people smuggling and that many of the high-end smugglers who move these expensive items still have their arrangements with border security commanders to allow those who can pay large bribes to get through without interference. The border guards have incentives to catch smugglers as they get some of the value of the seized vehicles (usually expensive all-terrain models) and cargo as well as bribes from smugglers carrying items (like cocaine or hashish headed for Europe) that will not cause a unwanted publicity (about lax border security) inside Algeria.  Weapons are often carried by smugglers for self-defense against bandits, but the border guards make a big deal out of each arrested smuggler caught with self-defense weapons as being an “arms smuggler.” The increased border security effort has become a major problem for the low-end smugglers who have had to find new smuggling routes as the traditional ones (some used for centuries) are now patrolled by aircraft and troops on the ground. Because of the Islamic terror threat the government has made it more difficult for the smugglers to bribe their way past the security forces, which has simply led to higher bribes being paid by those (like Islamic terrorist groups that dominate drug smuggling in the region) who can afford it. The low value smugglers still get through, but in fewer numbers and via more difficult routes. The security forces are still detecting or arresting Islamic terrorists in the south and north who got smuggled in successfully or were recruited locally. Most of the smugglers arrested are not Algerians although Algerians tend to be the most common nationality found to be involved.

 

March 12, 2015: A court sentenced a blogger to six months in jail for posting a 2012 comment that the army considered insulting. The prosecutor wanted a ten year sentence and the accused was released after the trial because he had already been in jail awaiting trial for seven months. The blogger showed no regret for what he had done and the trial divided the country with many Algerians believing the government had gone too far in this case.

 

March 11, 2015: In the capital two days of UN sponsored peace talks between the major factions in the Libyan civil war ended with sweet words and eagerness to keep talking, but nothing that would end the fighting. The Libyan factions did admit that these talks are not just an effort to bring back peace and prosperity but also a matter of survival. The appearance of ISIL (Islamic State in Iraq and the Levant) in Libya has caused thousands of the more fanatic Islamic terrorists to sign in as affiliates of this highly destructive and uncompromising group. This has not created a united ISIL force and ISIL appears to spend most of its time raiding and looting just to get fed and resupplied with fuel and ammo. There are still organized Islamic terrorists groups fighting government (both Tripoli and Tobruk) forces but there is less of that because of the need to find something to eat.

 

March 10, 2015: Three Islamic terrorists were killed (and weapons and ammo seized) in a clash with soldiers 145 kilometers west of the capital.

 

March 4, 2015: In neighboring Tunisia police killed two Islamic terrorists near the Algerian border in the Chaambi Mountains. This came in the midst of another major sweep of the area to find hidden Islamic terrorist camps. Algeria moved more troops to the border area opposite the Chaambi Mountains in 2014 to prevent Islamic terrorists from entering Algeria. These big sweeps in the Chaambi Mountains have been going on since 2013 when, for the first time since 2007, Tunisa had to deal with organized groups of Islamic terrorists. The recent sweeps have found more weapons and other supplies hidden by Islamic terrorists for later user. Unoccupied camps have also been uncovered but there appear to be fewer and fewer Islamic terrorists up in the hills. The terrorists are often found to have moved, sometimes across the border, because they detected the approaching troops. Tunisia believes the Islamic terrorists in these mountains are sustained by supporters in cities and towns who get supplies and new recruits to them. Thus Tunisia is now paying more attention to the Islamic terrorist support network in the cities and towns. Not surprisingly there’s a lot more Islamic terrorist activity on the Libyan border, where the same types of sweeps are conducted but more frequently.

 

March 1, 2015: Troops ambushed Islamic terrorists near Beni Douala (95 kilometers east of the capital) and killed one of them.

 

February 28, 2015: In the south (near Tamanrasset, 2,000 kilometers south of the capital) 40 policemen were injured while dealing with hundreds of young Tuareg men violently demonstrating against government attempts to drill exploratory shale oil wells in the desert area. The Tuareg (the southern branch of the Berbers) are the majority in this thinly populated area and fear that the fracking process required to recover the oil trapped in shale rock will pollute the limited local water supply. In addition to fighting with police the protestors burned down the home of the local mayor. The Tuareg are nomads and their language and genetic makeup are similar to the Berbers. Most Algerians are genetically Berber but only about 20 percent of Algerians are culturally Berber and about 15 percent of these Berbers are Tuareg living down south. Although the Berbers are largely farmers and urban dwellers living along the coast most Tuareg are still nomads (or consider themselves such). Over two thousand years of invasions and conquests by foreigners has resulted in most Algerians becoming culturally Arab. These cultural differences are often a source of conflict. Genetic studies have shown the Tuareg to be more Berber than those in the north, apparently because there was less intercourse with invaders. During the ice age (and until a few thousand years ago) the Sahara was a well-watered plain where the ancestors of the Berbers and Tuareg were dominant. As the area turned to desert after the last ice age ended 12,000 years ago many of these people fled to the Nile River and became the ancient Egyptians. 

 

February 24, 2015: In Tunisia security forces arrested over a hundred Islamic terrorism suspects after uncovering an ISIL plot to launch numerous attacks inside Tunisia. That sort of violence has few fans in Tunisia and many locals willing to call the police with reports of suspicious behavior.

 

February 18, 2015: In neighboring Tunisia four policemen were ambushed and killed by Islamic terrorists near the Algerian border in the Chaambi Mountains. This was the first such Islamic terrorist activity in this area this year. Police assured the public that they would hunt down and find the attackers.

 

February 16, 2015: The fifth round of peace talks began in Algeria between the Mali government and an alliance of six northern rebel groups. This round of talks featured the personal participation of the Mali prime minister for the first time. These talks have been making slow progress because of the reluctance of the majority of Malians (black Africans in the south) to grant the degree of autonomy the lighter skinned Arab and Tuareg minority in the north want. Getting the Mali prime minister personally involved is seen as a step forward but there is still no final agreement.  After three days of negotiations there was still deadlock but the Tuareg rebels agreed to an immediate ceasefire to halt the fighting that has been going on for weeks.

 

February 14, 2015: In the northeast troops killed an Islamic terrorists near the Tunisian border.

 

February 13, 2015: Soldiers searching for terrorists about 100 kilometers southeast of the capital found and destroyed twelve structures (some of them fortified) along with twenty bombs and grenades as well as some electronic equipment. Also found was the decomposing body of a man later identified as a wanted Islamic terrorist leader.

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 08:45
UN report accuses foreign governments of arming both sides in Libyan civil war

 

12 March 2015 by Oscar Nkala - defenceWeb

 

A new United Nations Panel of Experts report on the Libyan arms embargo has singled out the Sudanese and Egyptian governments as being among the top foreign arms suppliers accused of fuelling the Libyan civil war through the transfer and sale of small arms, ammunition and aircraft to the government and rebel militias.

 

In a comprehensive report released on February 23, experts said companies from the Ukraine, Belarus, Bulgaria, Hungary, Greece, Jordan, South Africa, the United Arab Emirates, Pakistan, Qatar and Turkey are arming different factions in Libyan in violation of a United Nations arms embargo imposed in 2011.

 

It says although the UN allows the sale of weapons to Libya subject to approval by the Security Council, an analysis of transfers done between 2011 and August 2014 shows that most deals violated the arms embargo as the parties never sought UN permission for sales.

 

"Analysis of all such notifications shows that large quantities of materiel were subject to the notification process, including more than 60 000 handguns, 65 000 assault rifles, 15 000 sub-machine guns and 4 000 machine guns of various calibres, as well as more than 60 million rounds of ammunition for small arms and machine guns (9x19 mm to 14.5 mm).

 

"However, in the absence of any post-delivery notification system until recently, it is difficult to assess how much notified materiel has actually been transferred to Libya," the report says.

 

The report notes that neighbours Sudan and Egypt have escalated the supply of military equipment to opposing sides since the outbreak of full-scale civil war in May last year: "Interviews with Libyan officials, representatives of intelligence services and diplomats indicate that Egypt has been supporting the House of Representatives in Tobruk, including through the transfer of military materiel to Karama (militias) and/or the Libyan army. In addition, the Panel noted a statement by a Pentagon spokesperson and media reports regarding the involvement of Egypt in airstrikes operated in Libya in August 2014," reads part of the report.

 

The panel said confidential sources in Libya also confirmed the offloading of a large quantities of Egyptian-sourced small arms, ammunition and light weapons by an Egyptian vessel which docked in the military section of the port of Tobruk sometime in October last year.

 

Another convoy of Egyptian military supplies is reported to have entered Libya by road in the third week of September 2014. The panel said despite denials from the government in Cairo, it has evidence which proves that the Egyptian Air Force has transferred at least two Mi-8 helicopters and some refurbished MiG-21 fighter jets to the Tobruk-based Libyan government faction.

 

"A number of new aircraft are in use in the Libyan air force, including some whose features appear to be consistent with aircraft used by the Egyptian air force, such as some MiG-21MF aeroplanes and a Mi-8 helicopter. For example, the identity features of the Mi-8 helicopter were obviously concealed on purpose and painted over, but the locations of these exactly match those of Egyptian aircraft.

 

"The Panel wrote to Egypt asking whether Egypt had ever transferred the Mi-8 helicopter to Libya. In its response, Egypt stated that it had not provided Libya with any Mi-8 helicopters nor any MiG-21MF aeroplanes. However, the Panel concludes from the analysis above that this Mi-8 helicopter is originally from the Egyptian fleet," the report says.

 

The UN said Sudan remains the principal supplier of military materials and weapons to the Fajr Libya militant group, a pro-government militia which has controlled Mitiga airport since the revolution.

 

"Since the outbreak of the conflict in 2014, the Sudan has been transferring military materiel to Libya in violation of the arms embargo. Interviews with knowledgeable Libyan and foreign sources indicate that the Sudan has been supporting armed groups aligned with Fajr Libya, including through the transfer of military materiel by air to Mitiga airport. The arrival of a Sudanese Air Force C-130 aircraft was reported on several occasions on social media platforms during the past six months (June to December 2014)," the report said.

 

Libyan air force aircraft are alleged to have made numerous trips to from Sudan to the Mitiga airport carrying military supplies. In addition, Sudan is also accused of transferring an unknown number of Mi-24 helicopters to the Libyan Air Force. The report also accused the Qatari government of heavy involvement in the Libyan civil war through the provision of weapons, financial and logistical support to anti-government militias.

 

The panel said it is presently investigating allegations that a military aircraft from the Middle Eastern nation delivered an unknown consignment of goods in late 2014 but the lack of government co-operation is stalling investigations. The report also accuses Turkey of supplying arms, ammunition and financing to anti-government armed groups.

 

Other shady weapons transfers to Libya include the sale of 3 000 tonnes of ammunition to the Ministry of Defence by Belarus. The order included 10 million rounds of 7.62x39 mm ammunition, 15 million rounds of 7.62x54 mm ammunition, 7.2 million rounds of 12.7x108 mm ammunition, 4.25 million rounds of 14.5x114 mm ammunition and 3 million rounds of 23 mm ammunition.

 

The panel noted that most of the material was seized on arrival at Tripoli International Airport by militia brigades while some of the deliveries appear to have been made directly to autonomous armed groups. Belarus is also accused of delivering part of the consignment directly to the Zintan brigades militia on February 6, 2014.

 

The report also notes the November 2014 seizure of a Ukrainian cargo vessel in Greece after it was found to be loaded with more than 32 million rounds of ammunition for assault rifles and machine guns for delivery to the government forces in Tripoli.

 

According to the report, EU Border Assistance Mission to Libya (EUBAM) lost 70 handguns, 23 assault rifles and more than 42 000 rounds of ammunition when militias ransacked its headquarters at Tripoli International Airport in April last year.

 

The report said most of the weapons which were delivered to Libya have made their way to Tunisia, Egypt, Algeria and parts of the Maghreb where they have considerably increased the military capabilities of militant groups.

 

Among other recommendations, the panel said the UN Security Council should consider setting up a special maritime taskforce to operate on Libyan waters if the implementation of the arms embargo is to succeed.  

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 17:45
U.N. delays approval of Libya request for weapons, jets

 

10 March 2015 defenceWeb (Reuters)

 

.At least eight United Nations Security Council members delayed approval on Monday of a request by Libya to import weapons, tanks, jets and helicopters to take on Islamic State militants and monitor its borders, diplomats said.

 

Spain - supported by Lithuania, Chile, New Zealand, Britain, France, Angola and the United States - placed a so-called "hold" on the request to the Security Council committee that oversees an arms embargo imposed on the North African state in 2011, said council diplomats, speaking on condition of anonymity.

 

"Spain would appreciate further information on the point of origin of the weapons requested and the arrangements established for transportation," the Spanish U.N. mission wrote to the chair of the committee in a note seen by Reuters.

 

Libya wants to import 150 tanks, two dozen fighter jets, seven attack helicopters, tens of thousands of assault rifles and grenade launchers and millions of rounds of ammunition from Ukraine, Serbia and Czech Republic.

 

If agreement is not reached to lift the hold, it could leave the request in limbo indefinitely. The 15-member committee works on the basis of consensus.

 

The internationally recognised government is allowed to import arms with approval of the committee. Libya said it needs the weapons and equipment to take on Islamist militants and to control borders.

 

"Without strengthening the air force we cannot do anything about it," Libya's U.N. Ambassador Ibrahim Dabbashi told Reuters, adding that he was disappointed by the delay.

 

U.N. sanctions monitors say they are concerned that if the committee approves the request, then some of the weapons and equipment could be diverted to militia groups.

 

"Spain is also deeply concerned about the major threat to international peace and security posed by the proliferation of weapons in the region," the Spanish U.N. mission said.

 

Libya's internationally recognised government has operated out of the east since a rival armed faction called Libya Dawn took over Tripoli in fighting last year and set up its own administration.

 

The rival governments are battling for control of Libya four years after Muammar Gaddafi was ousted. The chaos has allowed Islamic State and Ansar al-Sharia militants to strengthen their foothold in Libya, an OPEC member.

 

Libya has called for the arms embargo on the government to be lifted entirely. The council committee has long urged Libya to improve monitoring of its weapons over concerns that arms were being diverted to militant groups

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 13:45
(weo 2005)

(weo 2005)

Depuis plusieurs semaines, la Libye est le théâtre d'une série d'attaques revendiquées ou attribuées au groupe djihadiste EI qui contrôle des pans entiers de territoire en Syrie et en Irak.

 

09.03.2015 Le Monde.fr

 

Neuf personnes – quatre Philippins, deux Bangladeshis, un Ghanéen, un Tchèque et un Autrichien – ont été enlevés lors d'une attaque vendredi 6 mars contre le champ pétrolier Al-Ghani, dans le sud de la Libye, ont annoncé lundi les autorités philippines. L'attaque a été imputée aux djihadistes du groupe Etat islamique (EI), qui a fait huit morts parmi les gardes. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères philippin, qui s'appuyait sur un rapport de l'ambassade des Philippines en Libye, a déclaré qu'il n'était pas en mesure de confirmer l'identité des ravisseurs, ajoutant qu'aucune demande n'avait été formulée par les ravisseurs.

 

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 22:45
credits Carnegie Endowment

credits Carnegie Endowment

Recent attacks in Libya by the so-called Islamic State, including the brutal slaughter of Egyptian Copts, the Corinthia Hotel attacks, car bombings in Qubbah that killed at least 45 people, and an attack on the Iranian embassy, have brought the spread of extremism in Libya to the forefront. While the Islamic State has intensified its activity in recent weeks, its spread into Libya began early in 2014 as Libyan jihadists began to return from Syria.

Jihadi groups in Libya were already deeply fragmented and localized, but the rise of the Islamic State in Iraq and Syria in 2013 and 2014 sparked new debates, eventually dividing the Libyan jihadis between supporters of the Islamic State and supporters of al-Qaeda and its regional affiliates—mainly al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) in North Africa and the Nusra Front in Syria.

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 12:45
La Libye presse l’ONU d’assouplir l’embargo sur les armes

 

5 mars 2015 45eNord.ca (AFP)        

 

Le gouvernement libyen a de nouveau demandé instamment mercredi au Conseil de sécurité d’assouplir l’embargo sur les armes en Libye afin de lui permettre de mieux lutter contre les groupes jihadistes.

 

Selon l’ambassadeur libyen à l’ONU Ibrahim Dabbashi, qui intervenait devant le Conseil, le gouvernement internationalement reconnu a présenté une nouvelle demande d’exemption à cet embargo. Il s’agit, a-t-il précisé, de renforcer la capacité de l’armée de l’air libyenne de surveiller le territoire et les frontières du pays afin d’empêcher les terroristes d’atteindre les champs et les installations pétrolifères.

Il a fait valoir que le gouvernement avait renforcé les contrôles afin d’éviter tout détournement de ces armes. Les demandes d’exemption doivent passer par un Comité des sanctions qui dépend du Conseil.

Selon des documents auxquels l’AFP a eu accès, les demandes libyennes d’exemption ont été adressées le 15 décembre et le 26 février au Comité. La première concerne une commande à l’Ukraine pour six hélicoptères d’attaque et leurs munitions, 150 chars T-72 et une trentaine d’avions de chasse Sukhoi et MIGs.

La seconde porte sur du matériel de provenance tchèque et serbe (notamment des dizaines de milliers de fusils d’assaut et de mortiers et leurs munitions). Les membres du Conseil se sont donné jusqu’à lundi pour prendre une décision.

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 08:45
Libya - oil gas fields (weo 2005)

Libya - oil gas fields (weo 2005)

 

04.03.2015 Le Monde.fr

 

La Compagnie nationale de pétrole libyenne (NOC) a déclaré mercredi 4 mars « l'état de force majeure » dans onze champs pétrolifères du centre du pays, après la multiplication des attaques contre les sites pétrolifères de cette région. L'état de « force majeure », invoqué dans des circonstances exceptionnelles, permet une exonération de la responsabilité de la NOC en cas de non-respect des contrats de livraison de pétrole.

La NOC a évoqué dans un communiqué les attaques perpétrées ces derniers jours notamment contre les champs d'Al-Mabrouk et Al-Bahi, situés à 200 kilomètres au sud de Syrte. Après deux jours de combats, des miliciens islamistes ont pris mardi leur contrôle.

 « L'état de force majeure » concernent Al-Mabrouk, Al-Bahi, Al-Dahra, Al-Joufra, Tibesti, Al-Ghani, Al-Samah, Al-Baïda, Al-Waha, Al-Dafa, Al-Naqa. La NOC a menacé par ailleurs de « fermer tous les champs et ports pétroliers » du pays si la sécurité ne s'améliorait pas sur les sites

 

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 17:45
General Khalifa Haftar photo Magharebia

General Khalifa Haftar photo Magharebia

 

3 mars 2015 BBC Afrique

 

Parallèlement, le Parlement a décidé de reprendre le dialogue politique sous l’égide de l'ONU.

 

Une semaine auparavant, ce parlement avait annoncé la suspension de sa participation aux négociations, suite à une rencontre avec le représentant de l'ONU en Libye, Bernardino Leon. Agé de 72 ans, Haftar s'était autoproclamé commandant en chef de l'Armée nationale libyenne (ANL), une force paramilitaire composée d'anciens officiers ayant fait défection de l'armée de Mouammar Kadhafi mais engagée dans des combats contre les islamistes dans l'est du pays. Selon le colonel Ahmed al-Mesmari, porte-parole du chef d'état-major de l'armée, Khalifa Haftar, promu lieutenant-général, devrait prêter serment ce mardi.

 

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 08:45
General Khalifa Haftar photo Magharebia

General Khalifa Haftar photo Magharebia

 

2 March 2015 BBC Africa

 

A controversial anti-Islamist, General Khalifa Haftar, has been named head of the Libyan army.

 

Libya's internationally recognised government controls only a small part of the country, with Tripoli controlled by rivals Libya Dawn. The country has been blighted by fighting between the factions, as well as attacks by jihadist groups. Gen Haftar launched Operation Dignity last year, a self-declared war on Islamists in the city of Benghazi. On Monday there were reports of fighting between Haftar-controlled troops and Islamists in the city. The former general is a divisive figure amongst Libyans. He has drawn praise for attempts to bring order to the chaos in the country but criticism for his aggressive use of force, including air strikes. His critics say he targeted both moderate and hardline Islamist groups in the east, which further radicalised some people, according to BBC Libya correspondent Rana Jawad.

 

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 13:45
Libya's PM says Turkey supplying weapons to rival Tripoli group

 

02 March 2015 defenceWeb (Reuters)

 

Libya's internationally recognized Prime Minister Abdullah al-Thinni said his government would stop dealing with Turkey because it was sending weapons to a rival group in Tripoli so "the Libyan people kill each other".

 

Two administrations, one in the capital and Thinni's in the east, have been battling for power since the armed group Libya Dawn seized Tripoli in July and reinstated lawmakers from a previous assembly, four years after Muammar Gaddafi was ousted.

 

"Turkey is a state that is not dealing honestly with us. It's exporting weapons to us so the Libyan people kill each other," Thinni told Egyptian TV channel CBC late on Thursday.

 

A spokesman for Turkey's Foreign Ministry strongly denied Thinni's allegations.

 

"Instead of repeating the same baseless and untrue allegations we advise them to support U.N. efforts for political dialogue," spokesman Tanju Bilgic said.

 

"Our policy vis-a-vis Libya is very clear. We are against any external intervention in Libya and we fully support the ongoing political dialogue process under U.N. mediation."

 

Turkey is one of a handful of countries which has publicly received officials from the Tripoli government and parliament.

 

Thinni's government said this week it would exclude companies from future deals, accusing Ankara of backing the Tripoli government.

 

He repeated that Turkish firms would be excluded from contracts in territory controlled by his government in the CBC interview, noting that any outstanding bills would be paid.

 

"We don't say we are hostile to Turkey but we say we don't deal with it," he said.

 

Critics of Ankara say its Libya policy is an extension of a pro-Islamist agenda which has already seen relations sour with other former allies, notably Egypt.

 

Thinni also accused Qatar of giving "material" support to the rival side in the Libyan conflict. He did not elaborate.

 

Army general Khalifa Haftar, who merged his forces with the army in the east to fight Islamist militants, is seen as a potential rival to Thinni. While the alliance has enabled them to win back territory, Haftar has been criticized for air strikes on civilian airports.

 

On Wednesday, a spokesman for Thinni's parliament said the assembly's president would appoint Haftar as top army commander.

 

In the eastern city of Benghazi on Friday, unknown gunmen shot with what appeared to be anti-aircraft guns at a protest supporting the army and Haftar.

 

Nobody was hurt but three nearby buildings were hit, a Reuters reporter at the scene said.

 

The protesters had demanded classifying the Muslim Brotherhood as a "terrorist" organization, like in Egypt.

 

The Brotherhood has a presence in the rival parliament in Tripoli and western Libya.

 

Thinni's government accuses it of having ties to militant groups such as Ansar al-Sharia, blamed by Washington for an attack on the U.S. consulate in Benghazi where the U.S. ambassador died.

 

The Brotherhood in Libya says it is a peaceful organization. No more details were immediately available.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 19:45
La Libye menacée de devenir une nouvelle Syrie, craint son chef de la diplomatie

 

25 février 2015 45eNord.ca (AFP)

 

La montée en puissance des groupes extrémistes menace de transformer la Libye en une nouvelle Syrie, juge le ministre libyen des Affaires étrangères, Mohammed al-Dairi, pour qui les Occidentaux doivent armer les forces libyennes qui combattent les djihadistes.

 

« Le temps presse », a déclaré dans un entretien accordé à l’AFP M. Dayri lors d’une brève visite mardi soir à Paris. « Le terrorisme ne constitue pas un danger pour la Libye et les seuls pays voisins, il s’agit d’une menace qui s’intensifie contre l’Europe ».

 

« En l’absence d’une solution politique, le pays peut être entraîné dans une véritable guerre civile comme en Syrie », a averti le ministre, dont le pays, en proie aux milices rivales, a sombré dans le chaos.

 

La Libye, riche pays pétrolier, est aujourd’hui dirigé par deux parlements et deux gouvernements rivaux, l’un proche des milices islamistes qui contrôle la capitale Tripoli et l’autre reconnu par la communauté internationale qui siège à Tobrouk (est).

 

Le ministre, qui fait partie de cet exécutif à Tobrouk, a souligné que le groupe de l’État islamique contrôlait déjà deux villes, Derna (est) et Syrte (centre), qu’il « tient en otages », et qu’il était présent à Tripoli où il a mené le mois dernier un attentat contre un hôtel abritant des responsables et des étrangers.

 

Les combattants djihadistes sont estimés, selon lui, à environ 5.000 actuellement et comme en Syrie, un grand nombre d’entre eux, notamment à des postes de commandement, sont des étrangers.

 

Ainsi, « l’émir » autoproclamé de la Cyrénaïque, dont la capitale est Derna, est Yéménite, celui de Tripoli est Tunisien, deux des trois kamikazes ayant mené le dernier attentat suicide de l’EI vendredi dans l’est du pays seraient Saoudiens, a précisé le ministre.

 

M. al-Dairi a souligné que son gouvernement ne plaidait pas « pour une nouvelle intervention militaire occidentale », à l’instar de celle qui avait délogé le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, mais pour « le renforcement des capacités de l’armée libyenne ».

 

Il avait déjà appelé la semaine dernière, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, à une levée de l’embargo imposé depuis 2011 aux armes destinées à la Libye. Plusieurs membres du Conseil, dont la Russie, sont réticents à lever cet embargo, évoquant le risque de voir des armes tomber entre de mauvaises mains.

 

La communauté internationale réclame une solution politique en Libye avant toute chose, et s’inquiète, outre la montée en puissance des djihadistes, de l’afflux de l’immigration clandestine à destination de l’Italie notamment.

 

« La formation d’un gouvernement d’union nationale est une priorité libyenne, avant d’être une demande internationale », a assuré le ministre. « Mais si nous parvenons dès demain à former un tel gouvernement, il nous faut de l’aide pour l’armée libyenne. Or je n’ai trouvé aucune réponse convaincante aux États-unis ou en Europe, seulement des assurances qu’il y aurait une action internationale et non une intervention ».

 

L’armée et la police régulières sont profondément divisées et affaiblies en Libye. Mais pour le ministre, les forces du général controversé Khalifa Haftar, qui combattent depuis des mois les groupes islamistes dans l’est du pays, constituent « un embryon d’armée nationale ».

 

Le Parlement libyen reconnu par la communauté internationale a d’ailleurs décidé mardi d’instaurer un poste de « chef général de l’armée », créé sur mesure pour le général Haftar.

 

Le gouvernement de Tripoli étant très hostile au général Haftar, cette création risque de compliquer le dialogue politique entre les deux camps, mené sous l’égide de l’ONU.

 

Un nouveau round de discussions était prévu jeudi au Maroc, mais le Parlement libyen reconnu par la communauté internationale a décidé de suspendre sa participation à ce dialogue « après les attentats terroristes » vendredi commis par l’EI à Al-Qoba (est) et qui ont fait plus de 40 morts.

 

Le gouvernement de Tobrouk reproche à son rival de Tripoli de ne pas « condamner assez fermement le terrorisme », a dit le ministre. Mais Mohammed al-Dairi a cependant assuré qu’il n’y avait « pas de remise en cause du dialogue » venant de son camp. Il reviendra à la table des négociations, a-t-il dit, sans préciser quand.

 

« Notre condition sine qua non pour former un gouvernement d’union nationale est l’engagement à combattre le terrorisme », a-t-il insisté.

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 17:45
Libyan PM criticizes U.S., UK and EU for failing to supply weapons

 

26 February 2015 defenceWeb (Reuters)

 

Libya's official Prime Minister Abdullah al-Thinni on Tuesday criticized the United States, Britain and European Union for failing to supply arms to his forces as they battle those of a rival government.

 

The tough comments come a day after Libya's elected parliament, allied to Thinni, suspended its participation in U.N.-sponsored talks to try to end the power struggle between the two rival administrations and assemblies.

 

Thinni has been confined to a rump state in the east since a rival faction called Libya Dawn seized the capital Tripoli last year, reinstating an old assembly known as the GNC and setting up a rival government.

 

Thinni and the House of Representatives, also based in the east, enjoy the recognition of world powers but anti-Western sentiment has been building up. Many normal people demand military support in the power struggle with Tripoli, four years after the NATO-backed ousting of Muammar Gaddafi.

 

"Unfortunately, the international community and especially the United States, Britain and the European Union have refused to arm the Libyan army," Thinni told pan-Arab channel Al-Arabiya.

 

"Libya Dawn is part of militant Islamists which get weapons, ammunition and supplies from all over the world," he said. "But America and Britain have other ideas against the interest of the Libyan people."

 

Libya is still under a U.N. arms embargo dating from the 2011 uprising, though the country is awash with weapons and dominated by armed factions.

 

Thinni has been facing pressure from army general Khalifa Haftar who has merged his forces with army troops in the east to fight Islamist groups. While the alliance has managed to win back some territory in Benghazi, Haftar has drawn criticism for calling in air strikes on civilian airports and seaports.

 

Frustrated with hardships in the east, where the conflict has made petrol, electricity and medicines scarce, protesters have demanded Thinni quit and hand power to a military council headed by Haftar.

 

In another sign of pro-military sentiment, a committee of the House of Representatives on Tuesday voted to create the position of top military commander, its spokesman Farraj Hashem said.

 

Lawmakers did not name anyone but analysts expect Haftar to get the job. Some of his senior officers have already received official positions.

 

In Tripoli, the rival General National Congress (GNC) urged all parties to join the U.N. talks, its second deputy speaker Saleh Makhzoum told reporters.

 

The United Nations had planned to hold a new round in Morocco this week, after several sessions inside and outside Libya made little progress.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 20:30
Les quatre cibles de l'Etat islamique en Libye

 

23 février 2015 par Antoine Malo - JDD

 

Des djihadistes venus de Syrie attirent de nouveaux combattants sur le sol libyen. y multiplie démonstrations de force, attaques et décapitations d’otages.

 

La Libye, nouvelle terre de conquête de Daech? Les images de la décapitation des 21 coptes égyptiens ont brutalement mis en lumière la place de l'organisation État islamique (EI) en Libye. À la différence de la Syrie et de l'Irak, elle ne contrôle pas un territoire homogène, mais son expansion est indéniable. "Daech devient un pôle d'attraction pour la jeunesse libyenne, spécialement celle des campagnes", prévient Omar Altwati, journaliste libyen aujourd'hui exilé aux États-Unis. L'EI a repris le découpage historique du pays en trois provinces, Barqa (Cyrénaïque, Est), Fezzan (Sud) et Tarabulus (Tripolitaine, Ouest), comme autant de territoires à conquérir.

 

Derna, le quartier général

C'est dans cette ville côtière de l'Est, bastion historique du radicalisme religieux, que l'organisation est apparue il y a plusieurs mois à travers le Majlis Shura Shabab al-Islam (conseil consultatif de la jeunesse islamique), un rassemblement de djihadistes. Le noyau dur de Daech à Derna est composé de combattants revenus de Syrie, ­appartenant à la brigade Al-Batar : 200 à 300 hommes, libyens mais aussi algériens, tunisiens, yéménites… "Ce sont des professionnels, capables de commettre des attentats-suicides", assure Muftar D.*, un avocat de la ville. Une autre source évoque la présence d'une deuxième brigade revenue de Syrie, qui compterait quelque 500 combattants. L'organisation n'est pas la seule à régner sur Derna puisqu'elle doit composer avec un Conseil consultatif de la Choura des moudjahidin. On y retrouve des groupes plus ou moins liés à Al-Qaida, comme Ansar al-Charia, mais aussi la Brigade des martyrs d'Abou Salim, dirigée par une figure de la révolution, Salim Derbi. Un vétéran du djihad libyen jouerait les intermédiaires entre Daech et ce Conseil de la Choura.

L'EI, pourvu d'un arsenal considérable, contrôle le centre-ville, et les autres groupes plutôt la périphérie. Un Yéménite répondant au nom de guerre d'Abou Bara Al-Azdi serait arrivé il y a six mois et jouerait un rôle prépondérant dans l'organisation. À ses côtés officierait un cheikh saoudien, responsable du tribunal et de la police islamiques. Comme en Syrie, la vie des habitants est régie par une application stricte de la charia. "Les magasins qui vendent des cigarettes ont été fermés, les femmes doivent sortir couvertes, les coiffeurs ne peuvent plus couper les barbes et les échoppes doivent fermer aux heures de prière", résume une habitante qui a préféré garder l'anonymat.

Les djihadistes disposent de différents camps d'entraînement dans et à l'extérieur de la ville. Selon un habitant, l'un d'eux aurait été la cible des bombardements égyptiens. En représailles, l'EI a revendiqué des attentats-suicides qui ont tué au moins 40 personnes vendredi à Al-Qoba, à quelques dizaines de kilomètres de Derna.

 

Objectif pétrole?

Les plus grandes inquiétudes entourent aujourd'hui la ville de Syrte. Jusqu'ici, l'ancien fief de ­Kadhafi vivait sous la coupe de divers groupes dont Ansar al-Charia. Mais ses membres semblent se rallier peu à peu à Daech. Jeudi, l'EI s'est emparé de l'université et aurait mis sur pied, selon le journaliste Omar Altwati, un tribunal islamique. Il y a dix jours, ils ont aussi mis la main sur des radios locales et diffusent depuis des versets du Coran et des discours de leur "calife" Baghdadi. Un peu plus à l'est, aux abords du village de Nofilia, Daech a fait récemment une démonstration de force en organisant un convoi de plusieurs dizaines de pick-up surmontés de drapeaux noirs.

"Nofilia est un village stratégique, un carrefour routier important", s'inquiète-t-on chez le général Haftar. C'est aussi une porte d'entrée vers les terminaux pétroliers de Ben Jawad, Ras Lanouf, Al-Sedra et Brega : les prochaines cibles de Daech? "C'est une possibilité à envisager", explique le géographe Ali Bensaad, spécialiste de la Libye. L'objectif? Peut-être moins mettre la main sur l'or noir que de plonger un peu plus le pays dans le chaos en empêchant l'exploitation pétrolière, déjà perturbée par la guerre que se livrent les gouvernements de Tobrouk et de Tripoli. Le 4 février, une attaque contre le champ pétrolier d'Al-Mabrouk, à 180 km au sud de Syrte, était ainsi attribuée à l'EI. Le 13, c'est le site d'Al-Bahi, à une trentaine de kilomètres, qui étaient la cible de tirs de roquettes.

 

À la conquête de l'Ouest

La Tripolitaine est l'autre nouveau terrain de chasse de l'EI : fin novembre, des images circulant sur les réseaux sociaux montraient la naissance d'une cellule dans la ­région de Tripoli. N'y figuraient que quelques pick-up, une dizaine de "combattants" portant de vieux lance-roquettes.

En trois mois, ­l'organisation s'est distinguée par plusieurs attentats revendiqués contre des bâtiments publics ou des ambassades étrangères. Le 27 janvier, ce sera le coup d'éclat avec l'attaque-­suicide contre le ­Corinthia, un hôtel de luxe, qui fera 9 morts. Mais il est difficile d'évaluer la force de Daech dans la région, d'autant que les autorités de Tripoli niaient jusqu'à récemment son existence.

 

Les mystères du Sud

L'EI serait-il aussi implanté dans cette zone de non-droit où pullulent groupes djihadistes et trafiquants sahéliens? "Il y a là un risque de connexion entre les terroristes d'Aqmi [Al-Qaida au Maghreb islamique] et ceux de l'EI", explique-t-on côté français. Début janvier, 14 soldats libyens loyaux au gouvernement de Tobrouk étaient tués près de la ville de Sebha dans une embuscade revendiquée par l'EI.

Le géographe Ali Bensaâd tempère : "Il y a peut-être du passage des combattants de l'EI dans la zone, mais pour qu'ils s'y implantent, il leur faudrait d'abord négocier avec les diverses tribus qui la contrôlent." Le Sud libyen semble être encore et surtout une base de repli pour Aqmi et ses affidés. Mokhtar Belmokhtar, chef du groupe djihadiste des Signataires par le sang, s'y serait installé avec ses hommes. Selon une source à Paris, il y aurait pris femme et y aurait eu, très récemment, un enfant.

* Nom modifié pour des raisons de sécurité.

 

Lire aussi : L'Égypte sur le front de l'extrémisme religieux contre l'Etat islamique

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 12:45
 source Sénat r12-72011

source Sénat r12-72011

 

16/02/2015 Par Frédéric Saint Clair  - Figaro Vox Monde

 

Dans une vidéo diffusée ce week-end, l'État islamique revendique la décapitation de 21 coptes égyptiens sur une plage proche de Tripoli. Pour Frédéric Saint Clair *, l'intervention française en Libye ne doit cependant pas être militaire mais diplomatique.

 

La question d'une potentielle intervention militaire française en Libye se pose à nouveau. Elle se posera encore, probablement dans tous les pays où l'implantation d'organisations terroristes est engagée et se développe. Cette volonté d'intervenir est compréhensible, car la nature et l'ampleur des massacres perpétrés suscitent une indignation telle qu'il est difficile de n'être pas tenté de réagir. A plus forte raison dès lors qu'est acté le principe d'une guerre contre le terrorisme, c'est-à-dire dès lors que l'approche stratégique prend le pas sur l'approche diplomatique, comme c'est le cas désormais. Et pourtant, rien n'est plus contraire à la fois à nos intérêts et aux intérêts des pays concernés. Pourquoi?

Le Général De Gaulle, en 1965, rappelait la position de la France en ces termes: «Nous faisons le nécessaire pour n'être […] intégrés dans aucune guerre qui ne serait pas la nôtre». Disons-le donc clairement: Ces guerres ne sont pas les nôtres; et pourtant, de façon incompréhensible, nous nous positionnons constamment en première ligne. Ceux qui croient se revendiquer du gaullisme en donnant faussement à la France une position de premier plan sur les théâtres d'opérations extérieures de Lybie, de Syrie, d'Irak, etc., et en engageant une guerre sans fin contre un soit-disant État islamique, lequel n'a d'ailleurs aucune des caractéristiques d'un État, se trompent lourdement. Ils ne grandissent pas la France mais l'affaiblissent. Cela ne signifie pourtant pas que nous devions demeurer inactifs.

La clef de l'influence internationale n'est pas tant stratégique que diplomatique. Les États-Unis, dont la tendance est bien souvent de vouloir gendarmer le monde par la force armée, semblent en avoir perdu la notion. Et pourtant la victoire peut-être la plus emblématique de la diplomatie sur la stratégie militaire brute a été celle de JFK en 1962 dans le cadre de la crise des missiles de Cuba. La leçon à tirer était celle-ci: quel que soit l'opposant, aussi déterminé soit-il, aussi idéologisé soit-il, il est possible de trouver, en combinant des approches diplomatiques différenciées et subtiles, un réseau d'intérêts à même de faire taire les armes. Nous n'en avons pas tiré les leçons. Les États-Unis n'en ont pas tiré les leçons, et plus particulièrement les républicains, dont l'attitude va-t-en-guerre n'est plus à démontrer. Depuis plus de dix ans, les bombardements aériens et les déploiements de forces terrestres sont les seules réponses occidentales apportées aux problématiques moyen-orientales. Cela ne peut plus durer.

Par notre volonté d'établir, par les armes, la démocratie au Moyen-Orient et au Maghreb, nous avons contribué non seulement à déstabiliser la région, mais également à favoriser le développement de groupes islamistes terroristes et à placer notre pays en première ligne en matière de représailles. Le claquement des kalachnikovs dans les rues occidentales est en partie la conséquence de notre inconséquence en matière stratégique. Si l'intention de prévenir les troubles dans ces régions était louable, si l'intervention militaire se devait d'être envisagée, la façon dont nous nous sommes positionnés était dépourvue de toute prudence et de tout pragmatisme; elle a été contraire à nos intérêts et probablement aussi contraire à l'intérêt des populations locales. Si, pour reprendre le slogan des «neo-cons» américains, choc des civilisations il y a, alors nous l'aggraverons en ne tenant pas compte des enjeux locaux et des spécificités culturelles régionales.

Ces régions sont fragmentées, culturellement, politiquement et religieusement. C'est donc la proximité culturelle, religieuse et politique qui doit servir de base à une compréhension nouvelle de la manière d'intervenir, y compris militairement, mais pas seulement. Cette triple proximité implique obligatoirement une proximité géographique. Si l'armement aveugle de factions opposées n'est jamais une solution, l'implication des acteurs locaux demeure un préalable à toute intervention -de second plan- de l'Occident. Si la diplomatie échouait -comme cela a déjà été le cas- à susciter l'intérêt des pays directement concernés par ces conflits, c'est qu'elle ne serait pas allée assez loin, et l'option militaire n'en deviendrait pas pour autant envisageable. Il faudrait alors redoubler d'efforts, sortir de nos conceptions limitées et étroites des enjeux régionaux et internationaux, et remettre sur la table des propositions politiquement plus offensives et mieux adaptées. Ainsi les interventions stratégiques deviendraient de plus en plus ponctuelles, coordonnées et donc efficaces.

 

* Frédéric Saint Clair est mathématicien et économiste de formation. Il a été chargé de Mission auprès du Premier ministre pour la communication politique (2005-2007). Il est aujourd'hui Consultant Free Lance.

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 10:45
How Egypt sees the IS threat in Libya

 

16 February 2015 by Jane Kinninmont Senior research fellow, Chatham House  - BBC Middle East

 

Egypt will have extensive support in the West for its actions against the Islamic State in Libya this week, in response to the killing of Egyptian Christians there.

 

Its wider policies towards Libya are more controversial, however. Egypt has been intervening in Libya for months, backing one of the two rival coalitions that claim to represent the country's legitimate government. As militants in both countries develop closer ties, Egypt has become increasingly concerned about instability in Libya spilling over to its own Sinai peninsula. Support for Egypt from European countries was underscored this week when Egypt announced it had concluded a deal to buy 24 Rafale fighter jets from France, at an estimated cost of $5.9bn (£4bn). And the US has been keen to emphasise the role of Sunni Arab nations like Egypt in combating jihadists in the region.

 

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