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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 11:45
photo EMA

photo EMA

 

21.01.2016 source Etat-major des Armées

 

Dans la BSS, la semaine a été marquée, par une attaque terroriste à Ouagadougou.

 

C’est la deuxième fois en l’espace de moins de deux mois qu’une attaque d’une telle nature est conduite dans une capitale africaine de la zone sahélienne. C’est aussi la deuxième fois en l’espace de moins de 2 mois que les forces spéciales françaises interviennent, avec et en appui des forces de sécurité des pays concernés, dans une opération toujours très délicate de libération d’otages dans un contexte de contre-terrorisme en zones urbaines.

Ces attaques, sont la preuve que les groupes djihadistes sont décidés à frapper tous ceux qui s’opposent à leurs aspirations hégémoniques. En réponse, l’armée française est engagée dans une lutte qui sera longue, face à une menace militarisée et manœuvrière.

 

Pour contrer le dessein des groupes armés terroristes (GAT), la stratégie sahélienne de la France s’inscrit dans une approche globale (politique, sécuritaire et de développement), aux côtés de la communauté internationale (ONU, UE) et avec les pays partenaires du G5 Sahel. Cette stratégie vise à renforcer ces Etats pour leur permettre d’assurer en commun leur sécurité.

 

Porté par l’opération Barkhane, le volet militaire de la stratégie française comporte deux volets :

- Favoriser la coopération militaire régionale des pays du G5 Sahel (opérations multilatérales transfrontalières) et renforcer leurs capacités d’action (coopération bilatérale et participation  aux actions de formation et de de conseil  de type EUTM/Mali);

- Lutter contre les GAT en exerçant sur eux une pression constante, afin d’interdire la reconstitution de sanctuaires terroriste au Nord de la zone sahélo-saharienne.

 

Barkhane opère sur le temps court et le temps long : ARADOU

L’opération ARADOU permet d’illustrer ces principes.

 

credits EMA

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Conduite du 4 au 18 janvier 2016 dans la région du Ténéré à l’Ouest de Madama au Niger, cette opération bipartite franco-nigérienne visait à perturber les flux logistiques des GAT.

Commandée à partir d’un poste de commandement conjoint, les sections nigériennes et françaises ont  réalisé des missions de reconnaissance et de contrôle de zone. Les appuis spécialisés apportés par les moyens de renseignement de Barkhane ont été mis à la disposition de notre partenaire. Au bilan, les forces franco-nigériennes ont intercepté 6 pick-up, de l’armement et des munitions. Ce type d’opération permet de maintenir la pression sur les GAT et de porter régulièrement des coups aux flux logistiques qui alimentent les terroristes.

 

Bilan des sorties aériennes

Depuis le 13 janvier 2016, les équipages de l’opération Barkhane ont réalisé 72  sorties : 13 chasse,  20 sorties ravitaillement et renseignement, 39 sorties transport.

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 20:45
photo EMA

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14/01/2016 Sources : Etat-major des armées

 

La situation sécuritaire est restée stable dans l’ensemble de la bande sahélo-saharienne au cours de la semaine.

La semaine a été marquée par des opérations de contrôle de zone sur l’ensemble de la zone d’opération.

En parallèle, les équipages de la force Barkhane ont réalisé 57 sorties aériennes depuis le 06 janvier.

Ces opérations ont permis de mener 12 sorties chasse et 20 sorties transport ainsi que 25 dédiées aux ravitaillements et aux vols de reconnaissance.

Au total, 3 500 militaires français sont déployés en permanence au Sahel pour lutter contre la menace terroriste.

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 13:45
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

08/01/2016 Sources : Etat-major des armées

 

La situation sécuritaire dans la BSS n’a pas connu d’évolution particulière au cours des trois dernières semaines.

 

Avec les armées partenaires du G5 Sahel, la force Barkhane reste engagée dans un tempo opérationnel important.

 

Au Mali, la situation est marquée par des avancées concernant les accords de paix.

 

2015 : 150 opérations majeures contre les GAT au Sahel avec les armées du G5 Sahel

 

L’année 2015 a été marquée par la réalisation croissante d’opérations conjointes, le plus souvent transfrontalières, qui ont été planifiées et conduites par les forces partenaires.

 

Au total, Barkhane a mené 150 opérations, le plus souvent en partenariat. Elles ont conduit à la découverte de 100 caches d’armes et ont ainsi permis la destruction de 16 tonnes de munitions ou d’explosifs. Ces opérations, de nature et de durée très variées, permettent d’exercer une pression continue sur les flux logistiques des groupes terroristes et contribuent à réduire leur liberté d’action.

 

Focus : bilan des 3 dernières opérations

 

Au cours du mois de décembre, 3 opérations permettent d’illustrer la complémentarité des actions.

 

GOUGOUA : de la logique de partenariat

Du 8 au 22 décembre 2015, cette opération tripartite  (France-Niger-Tchad) s’est déroulée au Nord du Niger dans la zone des trois frontières à l’Est de Madama. Conduite depuis un poste de commandement tripartite situé à Madama, cette mission de contrôle de zone avait pour objectif de perturber les flux logistiques des GAT. Au total : 9 pick-up, de l’armement, des munitions et 650 kg de cannabis ont été saisis, permettant ainsi de porter un nouveau coup aux flux logistiques qui alimentent les terroristes.

 

Opération Ménaka : action de force contre les GAT

Dans la nuit du 19 au 20 décembre 2015 dans la région de Ménaka, au Mali, les forces armées françaises sont  intervenues de vive force contre un élément du groupe terroriste « Al Mourabitoune ».

Au bilan, après 4 heures de combats violents, les forces françaises ont neutralisé une dizaine de terroristes. Elles ont également saisi une quantité très importante d’armement, d’explosifs et de munitions ainsi que deux pick-up et une dizaine de motos.

 

 De Ménaka à Beaumont : opérations dans la continuité

A l’issue de cette action de force, Barkhane et les forces armées maliennes (FAMa) se sont déployés du 21 décembre 2015 au 3 janvier 2016 sur cette zone d’opération—la région de Ménaka au Mali.

Après avoir neutralisé des GAT, il s’agissait de maintenir la pression en effectuant des missions de contrôle de zone.

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 08:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

29/12/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Les forces partenaires et internationales demeurent particulièrement vigilantes face aux menaces que les groupes armés terroristes (GAT) font peser sur la BSS—territoire situé à 3 500 km de nos frontières. Afin de contrer leurs actions, les forces mènent en permanence des opérations dans des zones susceptibles d’être exploitées par les terroristes ou leur servant de points de passage.

 

Mali : une dizaine de terroristes neutralisés

Dans la nuit du 19 au 20 décembre, les forces françaises ont conduit une opération dans la région de Ménaka, au Mali, contre des éléments affiliés au groupe terroriste « Al Mourabitoun », responsable de nombreux attentats à l’encontre des populations malienne et nigérienne, des forces armées locales et des forces internationales

Au terme de combats violents qui ont duré près de quatre heures, deux pick-ups et une dizaine de motos ont été saisis. Une dizaine de terroristes ont été neutralisés. Une quantité importante d’armements et d’explosifs a été récupérée.

 

Frontière nigéro-tchadienne : opération Gougoua

Du 8 au 22 décembre 2015, au Nord de la frontière nigéro-tchadienne, la Force Barkhane a appuyé une opération conjointe planifiée par les forces armées nigériennes et tchadiennes. L’opération Gougoua a réuni plus de 200 militaires nigériens, tchadiens et français, dans la région « des trois frontières », avec pour objectif de perturber les flux logistiques des GAT.

Au bilan, 9 pick-up, de l’armement, des munitions et de la drogue ont été saisis, permettant de porter un nouveau coup aux flux logistiques qui alimentent les terroristes.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 11:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre


29 déc. 2015 Sources EMA

 

Du 8 au 22 décembre 2015, au Nord de la frontière nigéro-tchadienne, la Force Barkhane a appuyé une opération conjointe transfrontalières de lutte contre les groupes armés terroristes, planifiée et conduite par les forces armées des pays du G5 Sahel.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 11:45
« Ici, nous combattons à la racine un ennemi que nous pouvons retrouver en France. » (Photo État-major des armées)

« Ici, nous combattons à la racine un ennemi que nous pouvons retrouver en France. » (Photo État-major des armées)

 

28.12.2015 centre-presse.fr

 

Dernier volet de notre série sur les militaires du RICM en opération Barkhane, loin de Poitiers où les fêtes de fin d'année battent leur plein.

 

Quelle est votre mission dans l'opération Barkhane?

« Je commande un peloton composé de six engins blindés légers. Les principales missions qui me sont dévolues en opération sont des missions de reconnaissance, d'escorte de convois, de surveillance et d'interception. L'objectif est de porter atteinte aux flux terroristes dans la zone du nord Niger, en coopération directe avec nos partenaires nigériens. En découvrant les caches d'armes des terroristes, en nous plaçant sur leurs itinéraires et en arrêtant leurs pick-up, nous perturbons les flux logistiques qui les alimentent et les affaiblissons. »

Suite de l'article

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 08:45
Barkhane : Engagement d’un Atlantique 2 en renfort dans l’opération Vignemale

 

22/12/2015 Sources : Ministère de la Défense

 

À partir de mi-octobre 2015, un avion de patrouille maritime Atlantique 2(ATL2) a renforcé pendant un mois le dispositif Barkhane dans le cadre de l’opération Vignemale. Son action est venue compléter les moyens ISR déployés à Niamey (Niger) et engagés dans le cadre d’une large opération couvrant le Nord de la Bande sahélo-saharienne (BSS).

 

Le détachement aérien de Niamey dispose habituellement de trois drones Reaper, deux drones Harfang et quatre Mirage 2000. Mi-octobre, un ATL2 de la Marine nationale a été déployé dans le cadre de l’opération Vignemale, en vue d’acquérir du renseignement sur les activités des groupes armés terroristes dans la BSS.

 

« La plus-value de l’ATL2, outre le fait de multiplier les missions et donc les informations récoltées, c’est sa capacité multi-capteurs » explique le capitaine de corvette Fabrice, chef du détachement ATL2 au Niger. En effet, l’ATL2 permet de collecter du renseignement avec différents capteurs au profit du Poste de commandement (PC) de l’opération à N’Djaména (Tchad), mais également directement au profit des troupes déployées. Ses capacités de détection 360° sur de grandes distances permettent de couvrir des zones d’action importantes et constituent un véritable atout, particulièrement sur un théâtre aussi vaste que la BSS.

 

La présence d’analystes à bord a permis de diffuser en temps réel vers le PC, le renseignement acquis et l’évaluation de la situation tactique. Autre capacité, le contrôleur aérien avancé embarqué dans l’ATL2 est capable de coordonner les vols de plusieurs avions, et de guider les avions de chasse de Barkhanesur des cibles identifiées ou d’opportunité. Enfin, les hélicoptères engagés dans l’opération ont bénéficié des moyens optroniques de l’ATL2, permettant de désigner des zones de poser.

 

Au total, 140 heures de vol ont été effectuées par cet ATL2 durant l’opération Vignemale.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 500 militaires dont la mission, avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 12:55
Les sénateurs au chevet des opex et du Sahel, mais aussi de la Turquie et de la France en Australie

 

20.12.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

La commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, que préside Jean-Pierre Raffarin, a constitué cinq groupes de travail pour 2016:

 

Le premier groupe de travail dressera un "bilan des opérations extérieures". À l’heure où les forces armées françaises sont engagées sur plusieurs théâtres d’opération particulièrement exigeants, le groupe de travail dressera un bilan de ces engagements, en vue d’en dégager des principes pour guider l’action politique. Il assurera le suivi de la crise au Levant et de la lutte contre Daech (opération Chammal ).
Co-présidents : Jacques Gautier (Hauts-de-Seine, Les Républicains) et Daniel Reiner (Meurthe-et-Moselle, Socialiste et Républicain) ; sont également membres de ce groupe : Jean-Marie Bockel (Haut-Rhin, UDI-UC), Jeanny Lorgeoux (Loir-et-Cher, Socialiste et Républicain), Cédric Perrin (Territoire de Belfort, Les Républicains) et Gilbert Roger (Seine-Saint-Denis, Socialiste et Républicain).

 

- "Quelle approche globale au Sahel ?". Ce rapport évaluera, à partir de l’exemple du Mali, l’efficacité de l’aide au développement apportée au Sahel pour stabiliser dans le long terme une région fragilisée par la pauvreté, le terrorisme et les trafics.
Co-présidents : Henri de Raincourt (Yonne, Les Républicains) et Hélène Conway-Mouret (Français établis hors de France, Socialiste et Républicain).

 

- "La Turquie, puissance émergente, pivot géopolitique". La Turquie, qui préside actuellement le G20, est aussi au carrefour de graves crises régionales. Le rapport étudiera également l’évolution politique et la question de l’ancrage à l’Europe de cet État pivot.
Co-présidents : Claude Malhuret (Allier, Les Républicains) et Claude Haut (Vaucluse, Socialiste et Républicain) ;

 

- "Australie : Quelle place pour la France dans le "Nouveau monde" ? ". Dans une région tout autant marquée par l’émergence chinoise face à la traditionnelle présence américaine, que par une vive croissance économique, le rapport se penchera sur la place de la France dans la région Pacifique.
Co-présidents : Christian Cambon (Val de Marne, Les Républicains) et Marie-Françoise Pérol-Dumont (Vienne, Socialiste et Républicain) ;

 

La commission a également constitué un Groupe de travail sur la crise des réfugiés pour en analyser les causes profondes, en lien avec les crises qui secouent les pays-source. Co-présidents : Gaétan Gorce (Nièvre, Socialiste et Républicain), Jacques Legendre (Nord, Les Républicains).

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 12:45
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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 07:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

17/12/2015 Sources : État-major des armées

 

Cette semaine, la situation dans la Bande sahélo-saharienne (BSS) n’a pas connu d’évolution particulière. La zone du Nord-Mali est sous contrôle, en dépit des actions de harcèlement des groupes armés terroristes contre les forces internationales.

 

Focus sur la stratégie sahélo-saharienne

La stratégie sahélo-saharienne de la France, dont Barkhane porte le volet militaire, est fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la BSS : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso. A ce titre, depuis le lancement de l’opération Barkhane, plus de 100 opérations ont été menées en liaison avec les forces partenaires. Cette stratégie qui s’inscrit dans le temps long, constitue une priorité pour les armées françaises. Elle repose par ailleurs sur une logique de coordination avec les forces de la MINUSMA.

 

Opération conjointe transfrontalière

L’opération Lukcham conduite dans l’Ouest de la BSS du 6 au 19 décembre 2015,  illustre une nouvelle fois ce travail de partenariat. Elle a impliqué les forces armées maliennes, mauritaniennes avec l’appui d’un détachement de Barkhane et de la MINUSMA. Organisée, coordonnée et conduite par les forces armées maliennes et mauritaniennes, cette opération était centrée sur la région de la forêt de Ouagadougou, au Sud-Ouest de Tombouctou. Elle a essentiellement été marquée par des missions de reconnaissance de zone.

 

Bilan hebdomadaire des opérations aériennes

Entre le 9 et le 15 décembre 2015, 70 sorties aériennes ont réalisées par la force Barkhane : 18 sorties chasse, 22 sorties de ravitaillement/renseignement et 30 sorties dédiées au transport.

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 12:45
photo  État-major des armées / armée de l'Air

photo État-major des armées / armée de l'Air

 

11/12/2015 Sources : État-major des armées

 

Engagée durant un mois dans le Nord de la Bande sahélo-saharienne (BSS), la force Barkhane a mobilisé l’ensemble de ses moyens dans une opération baptisée Vignemale dont l’objectif était d’épuiser les capacités de manœuvre des Groupes armés terroristes (GAT) au nord du Mali et du Niger. Plus de 1 000 soldats ont ainsi été engagés sur le terrain, soit un tiers de la force. Les deux zones d’actions que sont le Nord-Mali et le Nord-Niger ont amené la force Barkhane à employer des modes opératoires spécifiques en adéquation avec le terrain et la menace.

 

L’emploi de l’infanterie à l’Ouest

Le Nord-Mali est une zone montagneuse soumise à des températures extrêmes, qui se caractérise par son terrain très difficile d’accès. Près de 700 militaires ont été déployés au cœur de l’Adrar des Ifoghas pour y mener des opérations de bouclage et de ratissage de zone. Les éléments d’infanterie de la force Barkhane ont apporté mobilité et capacité de déplacement dans des zones rocailleuses, où la circulation des véhicules terrestres était très limitée. La spécificité de l’infanterie a ainsi permis d’atteindre des zones isolées et de mener de longues patrouilles nécessitant endurance physique et rusticité.

 

L’emploi des blindés à l’Est

Le Nord-Niger est une zone désertique difficilement praticable, à la fois du fait de l’aridité du terrain, mêlant zones sableuses et caillouteuses, mais aussi et surtout du fait de son étendue. Pour perturber les flux logistiques des GAT dans cette zone, la force Barkhane a employé les éléments blindés. Après un raid de 300 kilomètres pour se rendre sur la zone d’action, les véhicules ont parcouru plus de 1 000 kilomètres chacun pour couvrir un terrain d’opération aussi vaste que la Belgique. Près de 80 véhicules blindés et logistiques ont été engagés permettant de couvrir les élongations de cette vaste zone d’opération tout en apportant rapidité d’action à la force.

 

Le génie en appui permanent de la force

La BSS est connue pour être l’une des zones les plus minées d’Afrique. Barkhane a déployé plus de 100 sapeurs du génie au Nord-Mali et au Nord-Niger. Au Nord-Mali, la menace principale se présente sous forme d’engins explosifs improvisés posés par l’ennemi. Au Nord-Niger, en revanche, la menace principale est la mine anti-char. Insérés aux unités de combat, les sapeurs du génie ont mis en œuvre leur expertise au profit des troupes déployées au sol principalement dans des actions de protection de la force, de fouille de caches et de déminage.

 

La logistique, soutien des hommes et des matériels

Sur des terrains difficiles tant pour les hommes que pour les véhicules, l’appui logistique des unités est primordial. Celui-ci a été assuré par l’unité logistique qui a appuyé le ravitaillement des unités déployées au sol en denrées alimentaires, en eau et en pièces mécaniques. Les véhicules logistiques ont transporté les ressources dans la limite de leur capacité d’emport, et ont pu bénéficier d’un renfort grâce aux livraisons par air. L’unité logistique disposait également d’un stock de pièces mécaniques, en mesure de faire face aux aléas du terrain et aux pannes. Les mécaniciens blindés et logistiques ont quant à eux assuré le maintien en condition opérationnelle des véhicules, avant, tout au long et à l’issue des opérations.

 

Au terme de cette opération majeure, une vingtaine de caches ont été découvertes, six pick-up ont été interceptés. Deux terroristes ont été mis hors de combat au cours d’un accrochage et plusieurs individus ont été appréhendés par les autorités locales.

 

La complémentarité, la simultanéité et la coordination des actions menées au Mali et au Niger ont permis d’obtenir ces résultats.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 500 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

photo  État-major des armées / armée de l'Airphoto  État-major des armées / armée de l'Airphoto  État-major des armées / armée de l'Air
photo  État-major des armées / armée de l'Air

photo État-major des armées / armée de l'Air

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 08:45
EU appoints new European Union Special Representative for the Sahel

 

07/12/2015 Press release 900/15 - Foreign affairs & international relations

 

The Council appointed Angel Losada Fernandez as the EU Special Representative (EUSR) for the Sahel until 28 February 2017.

Mr Losada replaces Mr Michel Dominique Reveyrand - De Menthon, who was appointed on 18 March 2013.

EUSRs promote the EU's policies and interests in troubled regions and countries and support the work the High Representative of the Union for Foreign Affairs and Security Policy, Federica Mogherini. Mr Losada will lead the EU's contribution to regional and international efforts for lasting peace, security and development in the Sahel. He will also coordinate the EU's comprehensive approach to the regional crisis, on the basis of the EU Strategy for Security and Development in the Sahel.

Mr Losada is a senior Spanish diplomat with more than 30 years' experience. He recently served as ambassador of Spain to Nigeria and Kuwait.

 

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 19:45
photo EMA / ECPAD

photo EMA / ECPAD

 

26/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

La situation sécuritaire dans la bande sahélo-saharienne (BSS) n’a pas connu d’évolution majeure, en dépit de l’attaque terroriste qui a frappé la capitale malienne le vendredi 20 octobre 2015. L’action combinée des forces du G5 Sahel, de la MINUSMA et de la force Barkhane permet de contenir la menace que fait peser les groupes armés terroristes (GAT) sur cette zone qui fait 9 fois la France.

 

Après avoir chassé les GAT de leurs zones refuges, l’objectif de la force Barkhane est de leur dénier la possibilité de reconstituer des sanctuaires et d’assécher leurs flux logistiques. Dans ce cadre, à partir de la fin du mois d’octobre 2015, la force Barkhane a engagé plus de 1000 soldat dans une opération baptisée « Vignemale »dont l’objectif était d’épuiser les capacités de manœuvre des GAT au nord du Mali et du Niger. Au terme de cette opération, une vingtaine de caches ont été découvertes : 2 mortiers, une dizaine d’armes automatiques, plusieurs dizaines de kilos de matière explosive et des munitions ont été détruits. Six pick-up ont été interceptés. Par ailleurs, deux terroristes ont été tués au cours d’un accrochage et plusieurs individus ont été appréhendés par les autorités locales. La simultanéité et à la coordination des actions menées au sol et dans l’espace aérien malien et nigérien ont permis d’obtenir ces résultats.

 

Vendredi 20 novembre 2015 en fin de matinée, les forces maliennes sont intervenues dans le cadre d’une prise d’otages à l’hôtel « Radisson Blu » de Bamako. A la demande du gouvernement malien, un groupe d’une quarantaine d’opérateurs des forces spéciales françaises a été déployé en urgence auprès des forces malienne, afin d’appuyer leur intervention. Vers 16h30, les militaires français sont passés à l’assaut aux côtés des forces de sécurité maliennes, contribuant à la réduction des points de résistance et accompagnant la reprise du contrôle de l’hôtel. Cette action a permis la neutralisation des deux terroristes et la libération des otages encore retenus dans l’hôtel.

 

Faisant preuve d’une très grande réactivité, les forces spéciales françaises ont confirmé leur aptitude à intervenir dans le contexte toujours critique d’une prise d’otage.

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 08:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

24/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

A partir de la fin du mois d’octobre 2015, la force Barkhane a engagé à terre plus de 1 000 soldats au nord du Mali et du Niger pour assécher les flux logistiques des groupes armés terroristes (GAT) et leur dénier la possibilité de reconstituer des sanctuaires.  Au total, une vingtaine de caches d’armes ont été découvertes, plusieurs terroristes neutralisés et six pick-up ont été interceptés. Focus sur l’opération Vignemale.

 

Surprendre l’adversaire terroriste, c’est le contraindre, en réduisant la liberté d’action dont il pourrait disposer, à moins de 3000 km de nos frontières, s’il demeurait libre de ses mouvements. Accentuant la pression qu’elle exerce sur l’adversaire de façon continue, la force Barkhane a mobilisé pendant plus d’un mois l’ensemble de ses moyens dans une importante opération de lutte contre les GAT. Étendue aux régions Nord-Ouest et Nord-Est de la bande sahélo-sahérienne (BSS), l’opération Vignemale a été marquée par sa durée, ainsi que par la simultanéité et la coordination des actions menées sur une vaste zone géographique.

 

Après avoir interdit aux GAT, depuis plus d’un an, de disposer de zones refuges, l’objectif était d’éviter que les terroristes ne puissent tenter d’en reprendre le contrôle. Cette opération minutieuse sur un terrain très difficile d’accès, avait en particulier pour objectif de démanteler les caches d’armes dont peuvent encore disposer les GAT dans ce secteur.

 

Dans le Nord du Mali, le Groupement tactique désert-Ouest (GTD-Ouest) s’est déployé au cœur de l’Adrar des Ifoghas pour y mener des opérations de bouclage et de ratissage de zone. Appuyées par l’ensemble des moyens 3D et ISR (intelligence, surveillance et reconnaissance), les troupes au sol ont découvert une vingtaine de caches.

 

Parallèlement une opération bipartite franco-nigérienne était conduite dans le nord du Niger.  Déployé dans une vaste zone de transit situé au nord du Niger, le GTD-Est a mené des actions visant à perturber les flux logistiques des GAT, tout en marquant la présence de la force dans cette zone.

 

Au cours de l’opération Vignemale, les soldats de l’opération Barkhane ont découvert une vingtaine de caches, détruit de l’armement (dont 2 mortiers, une dizaine d’armes automatiques et plusieurs dizaines de kilos de matière explosive), ainsi que des munitions (dont 10 000 cartouches de mitrailleuse et une quinzaine de roquettes). Six pick-up ont été interceptés, deux terroristes tués au cours d’un accrochage et plusieurs individus appréhendés par les autorités locales.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 500 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 20:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

19/11/2015 Sources : État-major des armées

 

La situation sécuritaire dans la Bande sahélo-saharienne (BSS) n’a pas connu d’évolution particulière. Face à une menace transfrontalière et transnationale, les forces partenaires sont particulièrement mobilisées. Barkhane et les alliés internationaux poursuivent leur appui aux forces partenaires. Leader au sein de cet engagement, Barkhane maintient la pression sur les Groupes armés terroristes (GAT).

En permanence, Barkhane prolonge son action de harcèlement des GAT dans les zones où les terroristes tentent de se réfugier. Surprendre l’adversaire, c’est lui interdire toute liberté d’action à moins de 3 000 km de nos frontières. Du 12 au 19 novembre 2015, les aéronefs de la force Barkhane ont réalisé 82 sorties.

Du 18 au 20 novembre 2015, à N’Djamena au Tchad, se déroule le sommet du G5 Sahel réunissant l’ensemble des acteurs politiques et militaires engagés contre le terrorisme dans la BSS. La charte du partenariat militaire de coopération transfrontalière sera présentée à cette occasion.

 

En savoir plus.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 19:45
photo EMA Armée de l'Air

photo EMA Armée de l'Air

 

12/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Dans la bande sahélo-saharienne (BSS), la force Barkhane poursuit, aux côtés des forces partenaires, les opérations visant à réduire la liberté d’action des groupes armés terroristes en asséchant leurs flux logistiques.

 

Les forces partenaires appuyées par les forces internationales poursuivent leurs opérations de lutte contre les groupes armés terroristes.

 

Au cours de la semaine, les activités de la force Barkhane ont été marquées par le premier ravitaillement en vol d’un hélicoptère Caracal par un C 130 Hercules américain et la mise en place d’un cycle d’instructions opérationnelles au profit de 150 soldats maliens déployés à Gao au Mali. Réalisée dans le cadre de la coordination des opérations multipartites, cette mission d’instruction vise à harmoniser les procédures de travail entre militaires français et maliens.

 

Les 3 et  4 novembre 2015, répondant à l’invitation de ses homologues, le général d’armée Pierre de Villiers était à Ouagadougou au Niger pour assister à la 4e réunion des chefs d’état-major du « G5 Sahel », instance au sein de laquelle les pays de la BSS coordonnent leurs efforts pour lutter contre le terrorisme. Lors de cette réunion, les chefs d’état-major du G5 ont signé une charte précisant le volet militaire de leur coopération transfrontalière (« Charte de fonctionnement du partenariat militaire de coopération transfrontalière des forces armées du G5 Sahel »). De son côté, le général de Villiers a rappelé que l’opération Barkhane constitue l’effort prioritaire des armées françaises. Elle s’inscrit dans une double logique : une logique de « défense de l’avant » de notre territoire national et une logique de solidarité vis-à-vis des forces armées partenaires.

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 17:45
G5 Sahel: les chefs d'état-major signent une charte de coopération

 

05-11-2015 Par RFI

 

Les cinq chefs d'état-major généraux des armées du Burkina Faso, du Niger, du Tchad, du Mali et de la Mauritanie (G5 Sahel) étaient réunis à Ouagadougou mercredi 4 novembre, pour réfléchir à la situation sécuritaire dans leur zone. Les travaux de cette quatrième rencontre ont porté sur la coopération bilatérale et multilatérale dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière. Elle a abouti à la signature d'une charte sur le partenariat militaire de coopération transfrontalière.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 19:45
Barkhane : Record d’endurance en vol battu par le drone Reaper

 

30/10/2015 Sources : État-major des armées

 

À la fin du mois d’octobre 2015, le drone Reaper a battu un nouveau record d’endurance en effectuant un vol de 25 heures et 6 minutes. Depuis janvier 2014, dans le cadre des opérations Serval puis Barkhane, ces drones opèrent au sein du détachement air de Niamey pour renforcer les capacités de surveillance et de renseignement de la force.

 

Afin de s’affranchir de la contrainte géographique liée à l’immensité du théâtre sahélo-saharien, la France a mis en place à Niamey des drones Reaper et Harfang. Leurs capacités « intelligence, surveillance et reconnaissance » s’inscrivent au cœur de la mission aérienne et viennent en appui et en complément des autres capteurs.

Le drone Reaper MALE (Moyenne altitude, longue endurance) a la particularité de pouvoir effectuer des vols de très longue durée qui permettent d’offrir une capacité de présence aérienne quasi-permanente. Depuis leur arrivée au Niger en janvier 2014, les missions opérationnelles des Reaper se succèdent à un rythme soutenu et permettent la transmission en temps réel des informations renseignement vers les postes de commandement et des forces terrestres déployées au sol.

« Fin octobre, dans le cadre d’une mission où le drone Reaper assure pour la force Barkhane une permanence de vol long sur une zone d’intérêt désignée, ce dernier a battu son record avec plus de 25 heures et 6 minutes de temps de vol - le précédent record, datant de décembre 2014 était de 24 heures et 30 minutes » annonce le lieutenant-colonel Richard qui a participé en tant que pilote à cette mission au profit de la force.

Les trois équipages issus de l’escadron de drones 01.33 Belfort de l’armée de l’air sont composés de personnel navigant, d'officiers renseignement et d'interprétateurs d'images. Très sollicités, ils se relaient aux commandes des trois Reaper qui assurent à tour de rôle la permanence des missions de surveillance aérienne pouvant s’échelonner sur cinq jours.

Dans le cadre de l’opération Barkhane, les drones Reaper ont effectué plus de 5 200 heures de vol. Leur vitesse de déplacement et la qualité des images prises par les capteurs sont devenues un atout indéniable dans la réalisation des missions d'appui renseignement aux opérations de lutte contre le terrorisme menées par Barkhane.

L’opération Barkhane regroupe 3 500 militaires dont la mission, avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

Barkhane : Record d’endurance en vol battu par le drone Reaper
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 18:45
Barkhane : Point de situation au 29 octobre 2015

 

29/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

La situation dans la Bande sahélo-saharienne (BSS) est restée calme. Au Mali, les discussions en faveur de la paix se poursuivent.

 

Sur le plan opérationnel, les Forces armées des pays du G5 Sahel poursuivent leurs opérations à dominante transfrontalière pour endiguer les capacités d’action des groupes armés terroristes.

 

La force Barkhane conserve un rythme opérationnel soutenu. Cette semaine, a été marquée par l’achèvement de la montée en puissance de la composante aéromobile.

 

Disposant désormais de 17 hélicoptères (Tigre, Puma, Caïman, Cougar, Gazelle, Caracal),  cette composante est déployée au Mali, au Niger et au Tchad, où sont respectivement stationnés 2 sous-groupements aéromobiles (Gao et Madama) et un détachement hélicoptères de manœuvre à N’Djamena. Barkhane dispose ainsi d’un outil lui permettant de s’affranchir des contraintes liées à l’immensité désertique et à l’étendue de la zone d’action. A cet égard, la composante aéromobile occupe un rôle majeur dans la conduite des opérations. Permettant d’accroître la mobilité et d’inverser le principe d’incertitude, elle confère à la force la capacité de mener, à l’endroit et au moment qu’elle choisit, des actions de feu, de renseignement ou de mouvement, en appui et en complément des troupes déployées au sol. Au total, la composante aéromobile a réalisé 5 000 heures de vol depuis le 1eraoût 2014, lancement de Barkhane.

 

De façon complémentaire, la composante Air a assuré la permanence des actions aériennes. Depuis le 22 octobre, les équipages ont réalisé 73 sorties dont 27 dédiées aux vols de renseignement/surveillance (ISR) et 12 sorties chasse. Fin octobre, le drone Reaper a battu son record le plus long avec près de 25h06 de temps de vol.

 

En savoir + : lien vers dossier

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 17:45
photo EMA / Armée de terre

photo EMA / Armée de terre

 

29/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

L’immensité désertique et l’étendue de la zone d’action figurent parmi les contraintes dont doit s’affranchir la force Barkhane. Dans ce contexte, la composante aéromobile occupe un rôle majeur dans la conduite des opérations. Permettant d’accroître la mobilité et d’inverser le principe d’incertitude, elle apporte à la force la capacité de mener, à l’endroit et au moment qu’elle choisit, des actions de feu, de renseignement et de mouvement, en appui et en complément des troupes déployées au sol.

 

Barkhane dispose d’un potentiel aéro-combat de 17 hélicoptères de manœuvre, de reconnaissance et d’attaque, répartis sur les bases de Gao, N’Djaména et Madama. Armée par deux sous-groupements aéromobiles (les 1er et 5erégiments d’hélicoptères de combat) et un groupement tactique air (armée de l’Air), la composante aéromobile apporte ses moyens et son expertise aux différentes missions menées par Barkhane, dans la conduite et l’exécution des actions en profondeur.

 

Mis en place pour appuyer la force dans la lutte contre les groupes armés terroristes, le groupement aéromobile couvre six missions. Les hélicoptères de manœuvre permettent d’assurer un appui à la mobilité au profit de la force Barkhane, notamment en termes de transport tactique d’unités ou de transport logistique.

 

Le groupement aéromobile est également composé d’hélicoptères de reconnaissance et d’attaque couvrant quatre missions spécifiques permettant de déceler et de neutraliser l’adversaire. Il effectue des missions de reconnaissance et de recherche de renseignements, en autonomie ou en évoluant en amont des forces. Il peut aussi réaliser des missions de protection ou être déployé sur des missions d’appui feu en complémentarité et en coordination avec les troupes du terrain avant d’effectuer leurs missions.

 

Depuis le lancement de l’opération Barkhane, la composante aéromobile a réalisé plus 5 000 heures de vol, permettant ainsi d’appuyer et de compléter l’engagement de la force sur la bande sahélo-saharienne.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 500 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 13:45
Convoyage des deux Mirage 2000C vers Niamey, au Niger. Photo R. Nicolas-Nelson Armée de l'Air

Convoyage des deux Mirage 2000C vers Niamey, au Niger. Photo R. Nicolas-Nelson Armée de l'Air

 

27 Octobre 2015 par Loïc - Defens'Aero

 

Le 05 Juillet 2015, l'Armée de l'Air a déployé, sur la base aérienne 101 de Niamey, au Niger, deux Mirage 2000C de l'Escadron de Chasse 2/5 «Ile de France» afin de les intégrer dans l'opération Barkhane, qui vise à lutter contre les différents groupes terroristes au sein de la bande sahélo-saharienne.

Ce déploiement a pour principal objectif, tout comme l'envoi de trois Mirage 2000N en Jordanie pour l'opération Chammal, de réduire la cadence des rotations des Mirage 2000D, de leurs équipages, et des mécaniciens qui les mettent en oeuvre au sol, puisque la 3ème escadre, tout comme l'ensemble de l'Armée de l'Air, est victime d'une «suractivité» et d'une «surintensité» en raison des nombreuses opérations extérieures qui se prolongent dans la durée et des détachements permanents, comme à Djibouti.

C'est donc dans ce cadre là, selon mes informations, que le Mercredi 21 ou le Jeudi 22 Octobre 2015, qu'un Mirage 2000C aurait effectué une «passe-canon» contre des individus afin de soutenir les militaires français qui se trouvaient au sol dans le cadre d'une opération dans la bande sahélo-saharienne.

Pour l'instant, peu d'informations sont disponibles au sujet de cette frappe aérienne, dont elle serait la première pour les Mirage 2000C engagés dans la région. Contactée par téléphone hier Lundi 26 Octobre 2015, la communication de l'Etat-Major des Armées n'a pas souhaité s'exprimer à ce sujet, en rappelant uniquement que les différentes sorties aériennes et les bilans des opérations sont évoqués à chaque point-presse hebdomadaire.

Afin de mener à bien les missions qui leurs sont confiées, les pilotes de chasse des Mirage 2000C peuvent emporter deux bombes air-sol guidées laser GBU-12 ou des Mk 82 non guidées en point ventral, et ils ont aussi la capacité de tir canon, qui n'est malheureusement pas, pour l'instant, disponible sur la flotte des Mirage 2000D étant donné que ce sont des appareils biplaces.

Avant leur déploiement sur place, le lieutenant-colonel Gauthier Dewas, commandant du 2/5 «Ile de France» et de ce détachement de Mirage 2000C, a indiqué que lui et ses aviateurs de l'escadron se sont entraînés au tir air-sol, en coopération avec les équipages des Mirage 2000D de la 3ème escadre de la base aérienne 133 de Nancy. C'est la première fois que des Mirage 2000C sont engagés en MFE (Mixed Fighters Element) avec des Mirage 2000D pour des opérations air-sol.

Cet entraînement qui a eu lieu avant le déploiement était relativement important puisque les patrouilles de Mirage 2000 qui évoluent désormais au sein de la bande sahélo-sahaerienne sont mixtes, et composées d'un Mirage 2000C aux côtés d'un Mirage 2000D. Ces patrouilles se complètent puisque le 2000D peut illuminer une cible au sol grâce à sa nacelle de désignation laser, que le 2000C ne peut emporter, et les Mirage 2000C peuvent effectuer une «passe-canon», qui est un bon compromis entre le Show Of Force (démonstration de force, en français) et le tir d'une bombe guidée laser.

La base aérienne de Niamey, au Niger, est notamment armée par deux Mirage 2000C, deux Mirage 2000D, des drones Harfang et trois MQ-9 Reaper, un ravitailleur C-135FR de l'Armée de l'Air, des avions de transport, et enfin, un Atlantique II de la Marine Nationale.

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 17:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

22/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

La situation dans la Bande sahélo-saharienne (BSS) n’a pas connu d’évolution particulière cette semaine. La menace terroriste transfrontalière demeure présente.

 

Au Mali, les Forces armées maliennes (FAMa) concentrent leurs efforts au centre du pays afin d’endiguer les Groupes armés terroristes (GAT). Ces actions sont préparées et conduites soit en autonomie, soit avec l’appui des forces de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA).

 

La force Barkhane reste engagée de façon ininterrompue en soutien des forces partenaires. Cette semaine, les activités de la force ont été marquées par la poursuite des opérations conjointes dans les zones d’effort de la BSS et par l’achèvement de l’opération La Madine 4. Celle-ci a réuni du 9 au 15 octobre 2015 les FAMa, la MINUSMA et Barkhane dans la région de Gourma au sud-est de Tombouctou.

 

Près de 200 militaires maliens étaient déployés lors de cette opération de contrôle de zone afin d’entraver la circulation des GAT et les priver de leurs moyens d’action. La MINUSMA et Barkhane les ont appuyés en fournissant des capacités spécifiques, tels que des moyens 3D. Une trentaine de soldats français du détachement de liaison et appui opérationnel 4 de Tombouctou étaient aux côtés des FAMa afin de leur apporter des appuis spécialisés (guidage aérien, franchissement) et les accompagner sur des opérations de fouille de zones de stockage. Grâce à ses hélicoptères Tigre et Caïman, la force Barkhane a apporté des appuis complémentaires : appui-feu, transport tactique et renseignement. La Madine4a ainsi permis aux FAMa de conduire des missions nécessitant une importante coordination entre leurs troupes et les capacités interarmées fournies par les alliés.

 

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 14:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

16/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Du 30 septembre au 11 octobre 2015, l’opération Djiguifa a réuni les Forces armées maliennes (FAMa) et les Forces armées nigériennes (FAN), avec l’appui de Barkhane, afin de lutter contre les groupes armés terroristes dans la région frontalière dont la zone d’action de 11 700 km² s’étendait du Sud-Est d’Ansango au nord de Niamey.

 

Cette opération transfrontalière a réuni près de 350 militaires dont 210 militaires maliens, 90 nigériens et 40 français. Sur le plan tactique, les forces partenaires et Barkhane ont conduit conjointement l’opération à partir du poste de commandement tripartite déployé à Gao dans le camp des FAMa. Cette mission consistait à contrôler les principales zones de passage de la frontière entre le Mali et le Niger par des actions simultanées et coordonnées, des deux côtés de la frontière.

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photo EMA / Armée de Terre
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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 18:45
Barkhane : Point de situation au 15 octobre 2015 *

 

15/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

La situation dans la Bande sahélo-saharienne (BSS) n’a pas connu d’évolution particulière cette semaine *. Pour autant, la menace terroriste transfrontalière demeure présente.

 

Mardi 13 octobre 2015 en fin de journée, un véhicule des forces spéciales a sauté sur une mine dans une zone située au nord du Mali. Les 3 militaires qui étaient à bord de ce véhicule ont été grièvement blessés. Ils ont été évacués en France hier soir (dans la nuit de mercredi à jeudi). Ils sont désormais  pris en charge par le service de santé des armées à Paris.

 

Les activités de la force Barkhane ont été marquées par la poursuite des opérations aériennes avec 59 sorties depuis le 8 octobre, dont 10 effectuées par les avions de chasse, 21 dédiées aux opérations de ravitaillement et de renseignement, ainsi que 28 aux missions de transport. Par ailleurs, la force a été engagée dans des opérations multipartites, en particulier l’opération transfrontalière Djiguifa. Regroupant 350 militaires, cette opération a été planifiée, préparée et conduite par les forces armées maliennes et nigériennes. Ainsi, du 30 septembre au 11 octobre 2015, 210 soldats des Forces armées maliennes (FAMa), 90 soldats des Forces armées nigériennes (FAN) et 40 militaires Français de la force Barkhane ont été déployés à la frontière malo-nigérienne dans une zone d’action de 11 700 km².

 

La mission des forces partenaires consistait à contrôler les zones de passage susceptibles d’être employées par des groupes armés terroristes. Cette opération a été conduite à partir du poste de commandement tripartite déployé dans le camp des FAMa à Gao. Djiguifa témoigne de la capacité des forces partenaires à se coordonner dans un cadre interallié et transfrontalier.

 

* Note RP Defense : voir Trois militaires des forces spéciales françaises blessés par une mine au Mali

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 11:57
Trois militaires des forces spéciales françaises blessés par une mine au Mali

 

15 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Trois militaires des forces spéciales françaises déployées au Mali dans le cadre de l'opération Barkhane ont été blessés cette semaine par une mine, a révélé jeudi le ministère français de la Défense.

 

Trois membres des forces spéciales ont été blessés dans le cadre de l'opération Barkhane cette semaine, a déclaré lors d'un point presse le porte-parole du ministère, Pierre Bayle. Ils ont sauté sur une mine dans le nord du Mali mardi en fin d'après-midi, a précisé le porte-parole de l'état-major français, le colonel Gilles Jaron.

 

Le ministère s'est refusé à toute précision sur l'état de gravité des blessés et les circonstances précises dans lesquelles ils ont été touchés.

 

L'opération Barkhane compte 3.000 militaires français, dont environ 1.300 au Mali. Elle est concentrée sur la lutte, notamment transfrontalière, contre les groupes jihadistes.

 

Elle a succédé à l'opération Serval, lancée en janvier 2013 pour traquer les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda qui occupaient depuis plus de neuf mois le nord du Mali.

 

Neuf soldats français sont morts au combat au Mali dans ces opérations, le dernier en juillet 2014 dans un attentat suicide.

 

Fin août, un soldat de 23 ans était par ailleurs décédé à la suite d'un tir accidentel effectué par l'un de ses camarades dans l'enceinte d'un camp de la force Barkhane, à Gao.

 

Des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l'année vers le centre, puis à partir de juin au sud du pays.

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