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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 11:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

Paris, le lundi 7 novembre 2016 - GMP

 

Le général de corps d’armée Bruno Le Ray, gouverneur militaire de Paris, vous informe des honneurs militaires qui seront rendus au maréchal des logis-chef Fabien Jacq le mercredi 9 novembre 2016 en l’Hôtel national des Invalides, Paris 7e.

 

Engagé au Mali depuis le mois d’octobre 2016, le maréchal des logis-chef Fabien Jacq a été mortellement blessé le 4 novembre 2016 par un engin explosif au cours d’une mission opérationnelle de ravitaillement dans la région de Kidal au Nord Mali. Il appartenait au 515e régiment du Train de La Braconne (Charente).

 

Une cérémonie intime d’honneurs militaires réservée à la famille et aux proches sera présidée par le général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, à l’Hôtel national des Invalides à 11h45.

 

Auparavant, le cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III entre 11h15 et 11h30.

 

En cette circonstance, le général de corps d’armée Bruno Le Ray invite le plus grand nombre de nos concitoyens à manifester leur hommage au maréchal des logis-chef Fabien Jacq et leur solidarité avec sa famille, par une présence digne, silencieuse et fraternelle sur le pont Alexandre III, à 11h15.

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 12:45
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air


8 sept. 2016  par CEAM

 

Le CEAM et le 25ème RGA travaillent au posé de l’Atlas sur terrain sommaire à Madama

L’EMATT, du CEAM, a été mandatée en juillet 2015 par l’EMAA pour expérimenter l’Atlas sur terrains sommaires afin qu’il soit employable sur ces terrains, dans des conditions acceptables de sécurité, en définissant un cadre d’emploi adapté, et garantissant une préservation optimale de l’intégrité de l’avion, de son équipage, de ses passagers et des matériels transportés.

Des méthodes de travail précises…
Il s’agit ici d’évaluer l’A400M sur terrains sommaires, selon une méthode incrémentale. Dans un premier temps, l’équipe de marque réalise l’expérimentation sur un terrain, à haut CBR (le California Bearing Ratio mesure la résistance de la piste) de jour, puis de nuit. Pour l’A400M, la méthode de mesure de résistance d’une piste est le CBR4, qui a l’avantage d’être utilisé par de nombreuses nations. Dans un deuxième temps, l’expérimentation se déroule sur une piste présentant des conditions de sécurité acceptables permettant l’accès facile et sûr aux personnels au sol.
C’est pour cela que le terrain de Madama a été choisi, du 24 au 31 août 2016, remplissant toutes ces conditions et présentant, de surcroit, l’avantage d’être entretenu au quotidien par les équipes du 25e RGA.

Affaire à suivre…

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 11:55
Cérémonie d’honneurs militaires aux soldats français du 511e RT morts au Mali

 

Paris, le lundi 18 avril 2016 - source GMP

 

Le général de corps d’armée Bruno Le Ray, gouverneur militaire de Paris, vous informe des honneurs militaires qui seront rendus au soldat de 1ère classe Mickaël POO-SING, au maréchal des logis Damien NOBLET et au brigadier Michaël CHAUWIN le mercredi 20 avril 2016, en l’Hôtel national des Invalides, Paris 7e.

Appartenant au 511ème Régiment du train d’Auxonne (Côte d’or), ces trois militaires sont morts pour la France le mardi 12 avril 2016 dans l’accomplissement de leur mission au sein de l’opération Barkhane.

Une cérémonie intime d’honneurs militaires, réservée à la famille et aux proches, sera présidée par le général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, à l’Hôtel national des Invalides à 10h00.

 

Auparavant, le cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III entre 09h15 et 09h30.

En cette circonstance, le général de corps d’armée Bruno Le Ray invite le plus grand nombre de nos concitoyens à manifester leur hommage et leur solidarité au soldat de 1ère classe Mickael POO-SING, au maréchal des logis Damien NOBLET et au brigadier Mickael CHAUWIN, par une présence digne, silencieuse et fraternelle à partir de 09h00.

 

Les honneurs nationaux leur seront ensuite rendus à 14h00, dans la cour d’honneur des Invalides, au cours d’une cérémonie présidée par monsieur François Hollande, président de la République.

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 16:45
photo EMA / ECPAD

photo EMA / ECPAD

 

12/04/2016 Sources : Etat-major des armées

 

Le vendredi 8 avril 2016, un convoi logistique de la force Barkhane composé d’une soixante de véhicules a quitté Gao pour rejoindre Tessalit au nord du Mali.

 

Le mardi 12 avril, vers 9 h 20 (heure française), un véhicule de l’avant blindé qui progressait en tête de ce convoi a été frappé par une charge explosive à proximité de la ville de Tessalit. À son bord, un soldat français a été tué et trois autres blessés.

 

Le soldat de 1re classe Mickaël POO-SING du 511e régiment du train d’Auxonne est mort sur le coup.

 

Les trois militaires blessés ont immédiatement été secourus par les équipes médicales de la force et ont été transportés à Gao. Ils sont pris en charge par la structure chirurgicale militaire française installée sur cette plateforme.

 

Le soldat de 1re classe POO-SING est le cinquième militaire français à mourir au combat depuis le lancement de l’opération Barkhane le 1er août 2014.

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 16:45
phoot EMA / ECPAD

phoot EMA / ECPAD

 

12 avril 2016 17h43 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Un soldat français a été tué et trois autres blessés mardi matin au cours d'une opération de la force française Barkhane au nord du Mali, par l'explosion d'une mine contre leur véhicule blindé, ont annoncé les autorités françaises.

 

Parti de Gao (nord du Mali) vendredi, le convoi composé d'une soixantaine de véhicules approchait de sa destination, la ville septentrionale de Tessalit, plus au nord, lorsque le véhicule de tête a explosé sur une mine, a expliqué le ministère de la Défense dans un communiqué.

 

Un soldat a été tué sur le coup et trois autres, présents dans ce même véhicule, ont aussi été touchés, dont deux grièvement, selon le ministère.

 

Les blessés ont été transportés sur la base française de Gao, en vue de leur évacuation vers la France, a-t-on précisé de même source.

 

Le président François Hollande a exprimé son profond respect pour le sacrifice de ce jeune soldat de la force française Barkhane, déployée dans cinq pays de la bande saharo-sahélienne, menacés par les groupes jihadistes.

 

Depuis le lancement de Barkhane, le 1er août 2014, c'est le 5e militaire tué au combat, a-t-on précisé au ministère de la Défense. Dix soldats français avaient également été tués pendant une précédente opération française menée au Mali, baptisée Serval (janvier 2013-juillet 2014).

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a adressé toutes ses condoléances à la famille et au proche du soldat tué. Le Premier ministre Manuel Valls a également fait part de sa profonde tristesse.

 

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes qui ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale lancée à l'initiative de la France en janvier 2013, qui se poursuit actuellement.

 

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, impliquant des troupes de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma, déployée depuis juillet 2013).

 

La force de la Minusma compte près de 11.700 militaires et policiers, selon les effectifs à la mi-décembre 2015.

 

La force française Barkhane mobilise quant à elle 3.500 hommes déployés dans cinq pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie,Niger et Tchad).

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 10:55
photo EMA

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08/04/2016 Etat-Major des Armées

 

IRAK / SYRIE : CHAMMAL

 

Les lignes de front évoluent progressivement en faveur des forces locales. Le recul de Daech se confirme en plusieurs points du théâtre.

 

En Irak, dans la région de Qayyarah au nord, Daech est en défense ferme pour empêcher les forces Irakiennes de s’approcher de Mossoul. A l’ouest, dans l’Anbar, le groupe terroriste mène des actions retardatrices (EEI, sniper, attaques suicides) pour freiner l’avance des forces irakiennes qui, après avoir libéré Ramadi, progressent désormais vers Hit.

En Syrie, la semaine a été marquée par la reprise de Palmyre. La perte de cette ville prive Daech du contrôle d’un nœud de communication essentiel à sa manœuvre dans cette zone du théâtre.

Les zones d’effort de la coalition

L’effort de la coalition porte principalement sur trois zones, l’Anbar, la région de Mossoul et le Nord de la Syrie. La campagne aérienne vise affaiblir les capacités militaires des terroristes et appuyer les combattants au sol. En Irak, les bombardements se concentrent sur la vallée de l’Euphrate entre Falloujah et Hit, ainsi que dans la zone de Qayyarah au sud de Mossoul.

 

Activités de la force Chammal

La force Chammal a concentré ses frappes sur les zones d’effort de la Coalition, en particulier dans les secteurs de Sinjar / Mossoul / Qayyarah sur le front nord, et dans la vallée de l’Anbar à l’ouest de Bagdad. Depuis le 30 mars, les équipages ont réalisé 55 sorties aériennes dont 12 dédiées aux vols de renseignement, 1 de contrôle de l’espace aérien réalisé par l’E3F au profit de la coalition et 42 sorties de bombardement. Chammal a mené 8 frappes qui ont permis de détruire 11 objectifs de Daech en Irak.

Le 1er avril 2016 au matin, 4 Mirage 2000D ont participé à un raid conjoint d’une dizaine d’aéronefs dans la vallée du Tigre au nord de Baïji. Au cours de cette mission, un dépôt d’armement de l’organisation terroriste a été détruit à proximité du secteur de Sharqat sur l’axe menant de Baiji à Mossoul.

 

Bilan frappe chammal

A Bagdad, la force Chammal a poursuivi ses actions de formation et de conseil au profit des troupes irakiennes. Depuis le 19 mars 2016, une centaine de forces spéciales irakiennes suit une instruction spécialisée au combat en zones urbaines réalisée par la Task Force Narvik dont le détachement est armé par la 11e brigade parachutiste (11e BP). Au terme de six semaines d’entraînement, les commandos irakiens seront déployés en opération pour combattre Daech.

L’opération compte près de 1 000 militaires déployés sur les bases aériennes en Jordanie et aux EAU, dans les états-majors de la coalition, au sein des TF Monsabert et Narvik à Bagdad ainsi qu’en méditerranée orientale (MEDOR) à bord de la FAA Jean-Bart. Depuis le 31 mars 2016, un E3F Awacs est déployé au Qatar d’où il opère au profit de la coalition.

 

 

BANDE SAHELO-SAHARIENNE : BARKHANE

 

photo EMA

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Dans la BSS, la situation sécuritaire est stable.

 

Les activités de la force Barkhane ont été marquées au Mali par la fin de l’opération Ossau, la poursuite des missions de contrôle de zone en appui de la MINUSMA à Kidal, où un sous groupement tactique interarmes (SGTIA) est déployé depuis le 28 février, ainsi que par la sécurisation de l’inauguration d’un barrage filtrant à Tessalit le 6 avril.

Ces missions illustrent la logique de partenariat dans laquelle est engagée Barkhane, tant dans le domaine sécuritaire (forces partenaires du G5 Sahel et MINUSMA), que dans le domaine du développement. Il s’agit de deux volets complémentaires et indispensables d’une approche globale visant à lutter contre les groupes armés terroristes (GAT).

 

Fin de l’opération Ossau

Du 28 février au 28 mars 2016, 600 soldats français et plus de 200 soldats maliens ont été engagés entre le Gourma et Ménaka dans une opération de contrôle d’une zone de près de 1 200 km². Ossau avait pour objectifs de restaurer une situation sécuritaire dégradée, réduire la liberté d’action des GAT et participer à la remontée en puissance des forces partenaires.

L’opération a été marquée par un engagement important des forces maliennes, tant dans la phase de planification, que  dans des phases plus techniques comme à l’occasion de manœuvres héliportées sur des zones susceptibles d’être tenues par les GAT. Ossau a également permis de renforcer les procédures de coordination avec les forces de la MINUSMA au nord-Mali, mais aussi avec les forces armées du Burkina Fasso et du Niger avec lesquelles un échange de renseignements s’est effectué tout au long de l’opération.

 

Barkhane aux côtés des acteurs du développement : lutter contre la pauvreté et contre les GAT

Le succès des opérations contre les GAT passe aussi par l’aide au développement au profit des populations. En cela, l’aide au développement et les opérations « coercitives » sont complémentaires de l’approche globale du règlement d’une crise.

Le 6 avril 2016, la force Barkhane a sécurisé l’inauguration du barrage filtrant de Tessalit. Ce projet est né dès 2014. La force Serval avait alors identifié les besoins de la population de cette commune de près de 6 500 habitants. Compte tenu de la nature du projet, il a été porté par l’Agence Française de Développement (AFD) qui l’a expertisé et financé. Les forces françaises ont assuré la sécurité des missions de l’AFD et ont suivi régulièrement l’évolution du chantier par le biais des équipes d’action civilo-militaire (ACM) de la force Barkhane. Ces équipes avaient pour missions de faciliter la coopération entre les acteurs sécuritaires locaux et internationaux, l’entreprise locale et l’AFD. Les travaux ont débuté en août 2015 et se sont achevés six mois plus tard.

 

Sorties aériennes

Depuis le 30 mars 2016, 44 sorties aériennes ont été réalisées par les équipages de la force Barkhane dont 5 sorties chasse, 13 dédiées aux opérations de ravitaillement et aux vols de renseignement et 26  sorties de transport.

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : SANGARIS

 

photo EMA

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En province comme à Bangui, la situation sécuritaire est apaisée. Sur le plan politique, la semaine écoulée a été marquée par l’investiture du Président Touadéra le 30 mars, ainsi que par le second tour des élections législatives le 31 mars. Aucun incident n’est venu troubler ces deux rendez-vous essentiels dans le processus de sortie de crise.

 

Activités de la force Sangaris : réarticulation du dispositif

La force poursuit la réarticulation de son dispositif, initié depuis fin 2014, en réponse au déploiement de la MINUSCA dans l’ensemble de la Centrafrique. Les éléments de Sangaris encore présents en province sont ainsi en train de se recentrer sur Bangui. Les activités des forces françaises ont par ailleurs été marquées par la préparation du retour en France des premiers VBCI (véhicule blindés de combat d’infanterie) et des interactions avec la MINUSCA dans le domaine l’aéromobilité. Le rapatriement des 16 VBCI présents à Bangui marque la volonté de la France d’adapter les moyens de combat de Sangaris à la réalité de la situation sécuritaire de la Centrafrique. Depuis mi-mars 2016, une situation jugée apaisée a ainsi permis de remplacer les VBCI par des VAB (véhicule de l’avant blindé). Transportés par voie aérienne vers le port de Douala, les premiers VBCI ont commencé à quitter le théâtre le 6 avril.

 

Passer le relais à la MINUSCA dans le domaine de la 3D

Le 30 mars, la protection aérienne de la cérémonie d’investiture du nouveau président Touadéra a été assurée par la MINUSCA.

La veille, l’équipage d’un MI35 de la force de l’ONU et du FENNEC de Sangaris, ainsi que les contrôleurs aériens avancés (FAC ou forward air controller – responsables au sol du guidage tactique des avions ou des hélicoptères armés) sénégalais de la MINUSCA et français, avaient travaillé ensemble sur la préparation de la mission.

D’autres activités ont été réalisées entre les FAC sénégalais et français, notamment en termes de partages de savoir-faire sur les procédures utilisées et le dialogue entre les forces au sol et les équipages. L’objectif est d’améliorer les capacités d’appui air/sol des MI35. Il s’agit d’accompagner la montée en puissance de la capacité aérienne de la MINUSCA, pour faciliter le transfert d’autorité entre Sangaris et l’ONU dans le domaine de l’aéromobilité.

Au total, la force dispose de 11 hélicoptères, dont 2 MI35, 6 MI17 et 3 MI8.

 

Exercice de l’Ecole de guerre Coalition 2016

 

Le contre-amiral Loïc Finaz,  directeur adjoint et directeur de l’enseignement de l’École de guerre a présenté l’exercice « Coalition 2016 », qui a débuté le 21 mars et s’achèvera le 15 avril 2016.

Cet exercice de synthèse est réalisé dans le cadre de la formation des 227 officiers stagiaires français et étrangers de la promotion « Verdun »de l’Ecole de guerre. Il vise à mettre en application l’enseignement dispensé, notamment dans les domaines de la stratégie, de la géopolitique, des relations internationales, du droit, de la planification et de la conduite des opérations.

Pendant un mois, les stagiaires sont confrontés aux réalités liées à la résolution d’une crise fictive. Le scénario oppose deux coalitions s’affrontant sur des thématiques territoriales, ethniques et économiques. Pendant un mois à l’Ecole militaire à Paris, près de 600 acteurs, stagiaires ou mentors, sont impliqués dans la résolution de cette crise.

« Coalition 2016 » réunit des militaires, des diplomates, des journalistes et des représentants d’ONG. Il accueille également des représentants de 17 écoles de guerre étrangères.

Une visite est ouverte à la presse le lundi 11 avril après-midi.

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 12:45
Conférence du général de division Bernard Barrera

 

10/03/2016 Armée de Terre

 

Les Balkans (Bosnie et Kosovo), l'Afrique (Tchad, République de côte d'Ivoire), le général de division Bernard Barrera a connu, au cours de sa carrière, de nombreux théâtres d'opération. Mais c'est SERVAL, au Mali, qui l'a le plus marqué.

 

Cette opération fut déclenchée, en janvier 2013, sur ordre du président de la République pour libérer le pays du joug des groupes armés terroristes. De son expérience en tant que commandant de la composante terrestre, il en a tiré un ouvrage, Opération Serval, Notes de Guerres. Le général Bernard Barrera livre avec sincérité et humilité un récit de guerre, un témoignage pour l'histoire au nom de la liberté.

 

Lors de la conférence organisée à l'espace de conférences du Salon du livre, le samedi 19 mars de 16h30 à 18h, Livre Paris, il sera question de liberté et d'engagement. Le général Barrera nous délivrera son analyse sur l'action des soldats de l'armée de Terre, engagés au nom de la Nation, pour répondre aux menaces ici et là-bas.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 17:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

01/02/2016 Sources : État-major des armées

 

Alterner modes et zones d’actions pour surprendre les Groupes armés terroristes (GAT), tel est le défi que poursuit Barkhane sans relâche, partout, tout le temps. Pendant trois semaines, les efforts de la force au Nord-Niger se sont concentrés sur deux zones distinctes au cours d’une même opération, mettant en œuvre des capacités complémentaires, judicieusement employées et finement coordonnées, afin de produire le maximum d’effets.

 

Déployée au Nord-Niger, vaste zone de transit, le Groupement tactique désert Est (GTD-E) Douaumont a mené en janvier 2016 avec son partenaire nigérien l’opération Aradou, qui visait à perturber les flux logistiques des GAT et à entraver leur liberté d’action. Cette opération a été menée, selon un tempo légèrement décalé, à la fois dans la partie Nord du désert du Ténéré et dans le massif de l’Aïr, au Nord-Est d’Arlit. 400 militaires nigériens et français et 90 véhicules blindés et logistiques ont été engagés.

 

La région du Ténéré se caractérise par de grands espaces à la surface sableuse mais dure, très favorable à la progression des engins blindés. Leur combinaison avec la composante aéromobile, qui offre une allonge complémentaire significative, a permis de couvrir une zone de plus 50 000 km². Rapidité d’action dans la profondeur, forte mobilité et autonomie logistique totale ont été les clefs de cette manœuvre.

 

La région de l’Aïr est quant à elle une zone plus difficile d’accès, montagneuse, caillouteuse, où des moyens aéroportés ont été discrètement mis en place de nuit. Après une infiltration sous vision nocturne et une phase de surveillance, l’arrivée d’un échelon motorisé a permis de poursuivre la mission de recherche pendant plusieurs jours.

 

Pendant toute la durée de l’opération, les moyens aériens de Niamey et N’Djamena ont fourni en permanence des moyens ISR (intelligence, surveillance, reconnaissance), indispensables afin d’optimiser l’engagement des moyens aéroterrestres, mais également des possibilités d’appui feu.

 

L’efficacité de cette opération a enfin reposé sur le partenariat entre Barkhane et les Forces armées nigériennes (FAN). Chacun a ainsi contribué à la réussite collective : Barkhane a apporté son expérience des opérations complexes, tandis que les FAN ont apporté leur parfaite connaissance du terrain. La vitesse de leurs véhicules, en phase d’interception de pick-ups suspects, s’est également avéré un atout considérable.

 

La répétition des opérations, menées successivement ou simultanément depuis plus d’un an par Barkhane, est l’expression de l’ambition de la force de ne laisser aucun répit aux terroristes, leur interdisant toutes zones refuges.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 500 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 11:45
photo 31e RG / Armée de Terre

photo 31e RG / Armée de Terre


31/01/2016 Armée de Terre

 

Une dizaine de Dragons de la 2e compagnie de combat du génie du 31e régiment du génie (31e RG) a effectué une formation de fouille opérationnelle complémentaire (FOC) du 12 au 14 janvier 2016.  

 

Formés par leurs chefs de groupe, ils ont profité du matériel et des locaux du pôle interarmées munitions et explosifs (PIAM) pour travailler principalement la fouille de zone et le prélèvement des ressources, en vue de leur projection en République de Côte d’Ivoire puis en bande sahélo-saharienne. 

Cette formation nécessite la participation de chaque membre du groupe. Chacun est ainsi en mesure de prendre des photos, de fouiller un point particulier comme des caches d’armes, de prélever les ressources sans les polluer, avec son binôme, en autonomie. Malgré un délai restreint, les Dragons ont su adapter leur formation en fonction des retours d’expérience de l'opération BARKHANE, en travaillant avec des ressources retrouvées au Sahel, ainsi que sur des mises en situation réelle. 

Cette formation marque le début de la préparation opérationnelle pour la Côte d'Ivoire.

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 08:45
photo EMA / Armée de l'Air

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 26/01/2016 Sources : État-major des armées

 

À la fin du mois de décembre 2015, le détachement C135 de Niamey a changé d’équipages et d’aéronef. Composé d’un avion et d’un équipage d’une vingtaine de personnes, il est doté, pour la première fois en opération extérieure, d’un des trois avions de ravitaillement KC 135 RG nouvellement livré sur la base aérienne d’Istres.

 

Trois exemplaires de C135 ont été acquis en 1995 auprès de l’US Air Force avant de faire l’objet en 2014 d’un programme de rénovation piloté par la Direction générale de l’armement (DGA). L’objectif visé est de moderniser l’avionique du cockpit ainsi que la totalité des moyens de communication et de navigation. Cette évolution offre de nouvelles capacités opérationnelles et une totale conformité aux exigences actuelles de circulation aérienne. Elle permet ainsi d’obtenir des normes de navigation identiques à celle des KC 135 américains et une intégration plus efficace et sécurisée dans la circulation aérienne générale. Après une campagne d’expérimentation en métropole ainsi que des vols de qualification assurés par les experts de l’équipe de marque ravitaillement en vol et transport stratégique, le premier KC 135 RG est déployé en opération extérieure.

Si l’on prend le cas des Mirage 2000 présents à Niamey, le ravitailleur peut leur délivrer en vol près de cinq tonnes de kérosène, soit 1 h et demi de potentiel supplémentaire. Sur une même opération, le KC 135 RG pourra assurer plusieurs ravitaillements aux mêmes chasseurs, leur permettant de prolonger d’autant leur mission.

Le capitaine Eric en témoigne : « Un Mirage 2000 a une autonomie de près de 2 h en vol avec les réservoirs pendulaires, ce qui est la plupart du temps insuffisant, compte tenu des distances très importantes à couvrir sur la bande sahélo-saharienne. C’est pourquoi ils ont besoin du ravitailleur, qui est en fait une grosse station-service volante. La manœuvre de ravitaillement reste un moment particulièrement délicat pour les chasseurs comme pour l’opérateur de ravitaillement, mais en 10 minutes il permet au chasseur de pouvoir poursuivre sur zone sa mission. »

Le détachement C 135 soutient les actions menées sur l’ensemble de la zone d’opération des forces françaises en assurant le ravitaillement en vol des Mirage 2000 et des Rafale de la force Barkhane, qui assurent des missions de renseignement et d’appui au profit des troupes au sol.

L’opération Barkhane regroupe 3 500 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:20
photo EMA / ECPAD

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25/01/2016 Sources : Etat-major des armées

 

Le 22 janvier 2016, le général Pierre de Villiers a reçu à Paris son homologue américain, le général Joseph F. Dunford Jr. (Chairman of the Joint Chiefs of Staff). Les deux chefs d’état-major se sont entretenus de la coopération militaire bilatérale entre la France et les États-Unis, en particulier dans le cadre de la lutte contre les groupes armés terroristes au Levant et au Sahel. Cette rencontre constituait une occasion supplémentaire de renforcer le dialogue déjà étroit entre les deux chefs militaires.

 

Au lendemain de rendez-vous politico-militaires majeurs (rencontre entre MM. Carter et Le Drian / réunion ministérielle de sept des membres de la coalition au Levant), cette rencontre visait à faire le point sur les engagements opérationnels dans l’objectif d’intensifier la lutte contre la menace terroriste.

 

Lors d’un point de situation qui s’est tenu au centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) à Balard, le général de Villiers et le général Dunford ont partagé leur perception des menaces et de la stratégie militaire mise en œuvre pour contrer les groupes armés terroristes.

Leurs réflexions se sont concentrées sur deux théâtres d’opérations principaux : la bande sahélo-saharienne avec l’opération Barkhane, pour laquelle la France agit en qualité de « leader » et où les forces américaines apportent leur soutien ; l’action conduite par la coalition menée par les Américains en Irak et en Syrie, où la France intervient en qualité « d’équipier » dans le cadre de l’opération Chammal.

photo EMA / ECPADphoto EMA / ECPAD

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 11:45
photo EMA

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21.01.2016 source Etat-major des Armées

 

Dans la BSS, la semaine a été marquée, par une attaque terroriste à Ouagadougou.

 

C’est la deuxième fois en l’espace de moins de deux mois qu’une attaque d’une telle nature est conduite dans une capitale africaine de la zone sahélienne. C’est aussi la deuxième fois en l’espace de moins de 2 mois que les forces spéciales françaises interviennent, avec et en appui des forces de sécurité des pays concernés, dans une opération toujours très délicate de libération d’otages dans un contexte de contre-terrorisme en zones urbaines.

Ces attaques, sont la preuve que les groupes djihadistes sont décidés à frapper tous ceux qui s’opposent à leurs aspirations hégémoniques. En réponse, l’armée française est engagée dans une lutte qui sera longue, face à une menace militarisée et manœuvrière.

 

Pour contrer le dessein des groupes armés terroristes (GAT), la stratégie sahélienne de la France s’inscrit dans une approche globale (politique, sécuritaire et de développement), aux côtés de la communauté internationale (ONU, UE) et avec les pays partenaires du G5 Sahel. Cette stratégie vise à renforcer ces Etats pour leur permettre d’assurer en commun leur sécurité.

 

Porté par l’opération Barkhane, le volet militaire de la stratégie française comporte deux volets :

- Favoriser la coopération militaire régionale des pays du G5 Sahel (opérations multilatérales transfrontalières) et renforcer leurs capacités d’action (coopération bilatérale et participation  aux actions de formation et de de conseil  de type EUTM/Mali);

- Lutter contre les GAT en exerçant sur eux une pression constante, afin d’interdire la reconstitution de sanctuaires terroriste au Nord de la zone sahélo-saharienne.

 

Barkhane opère sur le temps court et le temps long : ARADOU

L’opération ARADOU permet d’illustrer ces principes.

 

credits EMA

credits EMA

Conduite du 4 au 18 janvier 2016 dans la région du Ténéré à l’Ouest de Madama au Niger, cette opération bipartite franco-nigérienne visait à perturber les flux logistiques des GAT.

Commandée à partir d’un poste de commandement conjoint, les sections nigériennes et françaises ont  réalisé des missions de reconnaissance et de contrôle de zone. Les appuis spécialisés apportés par les moyens de renseignement de Barkhane ont été mis à la disposition de notre partenaire. Au bilan, les forces franco-nigériennes ont intercepté 6 pick-up, de l’armement et des munitions. Ce type d’opération permet de maintenir la pression sur les GAT et de porter régulièrement des coups aux flux logistiques qui alimentent les terroristes.

 

Bilan des sorties aériennes

Depuis le 13 janvier 2016, les équipages de l’opération Barkhane ont réalisé 72  sorties : 13 chasse,  20 sorties ravitaillement et renseignement, 39 sorties transport.

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 17:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

18/01/2016 Sources : État-major des armées

 

Le sergent Baptiste est spécialiste informatique et participe actuellement à sa première opération extérieure, dans le cadre de l’opération Barkhane.

 

En France, le sergent Baptiste gère l’ensemble du matériel informatique du 2e régiment d’infanterie de Marine, situé au Mans, et fournit également une aide quotidienne aux usagers. Engagé dans l’opération Barkhane, ce jeune sous-officier est détaché au groupement tactique désert Ouest, implanté à Gao au Mali.

 

Élément-clé dans la transmission des informations au cours des opérations, il s’assure en permanence que le poste de commandement sur le terrain est bien relié aux échelons de commandement supérieurs, à quelque endroit que ce soit dans l’immensité de la bande sahélo-saharienne. Après un déplacement tactique, dès que les matériels nécessaires sont déployés, il procède à la configuration de tous les programmes sur chacun des postes connectés, et à la mise en réseau des téléphones opérationnels sécurisés.

 

« Je me sens complètement informaticien et complètement militaire. Mon travail quotidien est un travail de spécialiste, mais je suis comme tous mes camarades un soldat engagé dans le désert sahélien, avec un gilet pare-balles sur le dos, un casque lourd sur la tête, et mon Famas à portée de main ».

 

Une fois la connexion établie, un travail de maintenance permanent est vital : « Le sable et les températures extrêmes éprouvent nos matériels qui peuvent parfois se mettre en défaut et ainsi couper temporairement les accès. C’est un travail de tous les instants, car perdre la liaison nous isole du reste de la force et peut donc potentiellement nous faire perdre en efficacité. Il s’agit donc de s’adapter au terrain et à l’environnement et de trouver des solutions pour rétablir la connexion au plus vite.».

 

Sa formation militaire à l’École nationale des sous-officiers d’active de Saint-Maixent (ENSOA), et ses quelques mois de formation spécialisée à Cesson-Sévigné l’avaient-ils préparé à cela ? « Je n’avais aucune formation en informatique avant de m’engager en 2013, j’ai tout appris au sein de l’institution. Exercer ce métier ici, être intégré au cœur d’un convoi de 58 véhicules traversant le désert, évoluer dans des conditions rustiques où la température avoisine les 40°C à l’ombre, voir du pays, c’est pour ça que je me suis engagé ».

 

Cette première opération extérieure marquera, sans aucun doute, une étape importante de la vie de militaire de ce jeune sous-officier. Dès le retour, un nouveau défi l’attend : il a choisi de se présenter au concours d’entrée à l’École militaire interarmes (EMIA) afin d’accéder au corps des officiers.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 20:45
photo EMA

photo EMA

 

14/01/2016 Sources : Etat-major des armées

 

La situation sécuritaire est restée stable dans l’ensemble de la bande sahélo-saharienne au cours de la semaine.

La semaine a été marquée par des opérations de contrôle de zone sur l’ensemble de la zone d’opération.

En parallèle, les équipages de la force Barkhane ont réalisé 57 sorties aériennes depuis le 06 janvier.

Ces opérations ont permis de mener 12 sorties chasse et 20 sorties transport ainsi que 25 dédiées aux ravitaillements et aux vols de reconnaissance.

Au total, 3 500 militaires français sont déployés en permanence au Sahel pour lutter contre la menace terroriste.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 17:55
Le numéro de décembre 2015 - janvier 2016 d'Armées d'aujourd'hui est en ligne


07/01/2016 source: DICOD

 

Comme tous les mois, retrouvez dès maintenant la revue du ministère en version numérique sur notre site.

 

Excellente année 2016 !

Ce mois-ci, dans le numéro 403 de décembre 2015 - janvier 2016 d'Armées d'Aujourd'hui, la rédaction vous propose de revenir dès les premières pages sur les attentats du 13 novembre 2015 avec les témoignages forts des sapeurs-pompiers de Paris et des équipes soignantes des hôpitaux d'instruction des armées d'Ile-de-France.

Plus loin, c'est en images que vous découvrirez seize pages consacrées à la rétrospective des opérations et des exercices incontournables de l'année 2015.

Qu'il se déroule dans les sables et les roches à plus de 50° C, en pleine jungle inhospitalière, dans une ville assiégée, sous l'eau ou encore en montagne, le combat demande une préparation, des schémas tactiques spécifiques, un entraînement et des équipements adaptés à chacun de ces milieux. L'occasion pour la rédaction de vous emmener, avec le dossier « Combattre en milieu hostile », dans les centres d’entraînements spécifiques créés au cours des cinquante dernières années et dont le but est de perpétuer les savoir-faire acquis des expériences passées et permettre au combattant projeté d'être prêt à agir et à survivre dans les milieux les plus hostiles.

Au fil de votre lecture, vous partirez à bord d'un sous-marin pour découvrir les moyens mis en place pour être indétectable et visionnerez la websérie consacrée à la furtivité ; suivrez le stage de préparation aux responsabilités opérationnelles de haut niveau dispensé par l’État-major interarmées de force et d’entraînement ; rencontrerez des délégués militaires départementaux ou encore Mariusz Nowakowski, le premier légionnaire devenu français « par le sang versé ».

Enfin, rappelez-vous Trafalgar, la marche manquée de l'épopée napoléonienne en 1805, et participez activement à la restauration des deux premiers chars de combat de l'armée française, le Schneider et le Saint-Chamond. Ils souffleront leur centième bougie en 2017 et prendront part aux commémorations du centenaire de la Grande Guerre.

Bonne lecture !

 

  >>> Lire le magazine

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 08:45
Barkhane : Un laboratoire de génie

 

07/01/2016 Sources : Ministère de la Défense/EMA

 

La lutte contre les engins explosifs improvisés (EEI ou IED en anglais) est partie intégrante de la protection des forces. Spécialité de l’armée de Terre, c’est à Angers que nos militaires sont formés à la lutte contre EEI. Afin d’affuter leurs connaissances techniques dans la lutte contre EEI, un laboratoire d’expertise français a été créé il y a un an. Déployé pour la première fois en opération extérieure en novembre et décembre 2015, il permet aux terriens du génie d’apporter leur expertise à la force Barkhane.

 

Le laboratoire CIEL, Counter-IED Exploitation Laboratory ou laboratoire d’exploitation contre les engins explosifs improvisés, est né de l’expérience européenne en Afghanistan. Composé de quatre spécialistes, équipé d’un matériel d’analyse de haute technologie, léger et transportable, il est conçu pour être déployé très rapidement en cas de besoin sur un théâtre d’opération extérieure.
 Partie intégrante de la protection de la force, la lutte contre les EEI est destinée à garantir et préserver la liberté de mouvement et de manœuvre des troupes sur le terrain.

 

Cette lutte regroupe l’ensemble des activités de nature offensive et défensive menées par les forces pour prévenir cette menace, la traiter et réduire ses effets. 
Déployé au Mali pendant deux mois, ce laboratoire a pu exploiter les éléments collectés par les équipes du génie de l’armée de Terre récemment engagées dans la vallée des Ifoghas, zone particulièrement concernée par la présence de mines et d’engins explosifs improvisés. Chaque militaire spécialiste réalise une recherche dans son domaine d’expertise : chimie, électronique, technique d’investigation criminelle et déminage. Les éléments explosifs en particulier sont ainsi analysés afin de récolter de précieux indices sur leur origine et leur nature.
Selon l’ONU, pour la seule année 2015, pas moins d’une centaine d’incidents mines et engins explosifs improvisés ont été enregistrés au Mali. Après huit semaines de recherches sur une trentaine de cas, qui ont donné lieu à plus de cent cinquante analyses, le laboratoire CIEL a accumulé des renseignements précieux, partagés avec les forces de sécurité maliennes et la MINUSMA, afin de progresser ensemble dans la lutte contre le terrorisme.


 

L’opération Barkhane compte 3 500 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 17:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

05/01/2016 Armée de Terre

 

Du 30 novembre au 14 décembre dernier, l’exercice MASSILIA a mobilisé 350 militaires d’active et de réserve. La manœuvre a pour objectif de familiariser les militaires de l’état-major de force n° 3 (EMF3) de Marseille avec les procédures d’engagement des troupes sur les différents théâtres d’opérations extérieures comme BARKHANE ou intérieures comme SENTINELLE.

 

Exercice de niveau de poste de commandant opérationnel, MASSILIA illustre la montée en puissance de l’EMF3 et de sa transformation imminente en 3e division, à savoir 25 000 hommes projetés et travaillant ensemble contre un ennemi commun. Cette transformation s’inscrit dans le nouveau modèle de l’armée de Terre « Au Contact » répondant ainsi à l’évolution des menaces dans le monde actuel.

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 12:55
photo 501e RCC

photo 501e RCC

 

07.01.2016 501e RCC - Armée de Terre

 

La mise en condition avant projection (MCP) a débuté au début du 2nd semestre 2015 pour les « bérets noirs » afin de se préparer au théâtre africain ! Une préparation qui s’est voulue dense et cadencée par de nombreuses sorties terrains, pour que le 3e escadron puisse travailler sa polyvalence et sa réactivité.


Après un CENTAC, des entrainements variés à Mourmelon, Mailly le Camp et Saumur, des tirs sur Sagaie, et différents exercices au sein du régiment, les équipages du 3e escadron se sont appropriés les savoir-faire nécessaires à leur projection. Le 501e régiment de chars de combat, réputé pour sa maîtrise du char Leclerc, ne néglige pas les entrainements sur Sagaie, sur véhicules blindés légers et même à pieds. Les hommes du 501 se veulent être opérationnels et polyvalents en combat embarqué comme débarqué, tout en conservant leur spécificité de tankistes !

D’août à décembre, la préparation des tankistes du 3e escadron se veut dense !

Du 31 août au 12 septembre 2015, deux pelotons du 3e escadron ont effectué une formation d’adaptation (FA) pour s’approprier la Sagaie. Cette formation, alliant tir et tactique, a été dispensée par le maitre de tir du 501 avec l’appui essentiel de l’école de cavalerie qui a mis à la disposition du régiment ses matériels et ses installations. . Le 2e et 3e peloton ont excellé lors des tirs équipages sur Sagaie prouvant qu’ils avaient bien acquis les différents savoir-faire. Après deux semaines intensives et profitables à l'ensemble du personnel du 3e escadron, l’école de cavalerie a validé cette formation. Le mois d’octobre, a été aussi particulièrement riche pour les bérets noirs du 501, qui ont effectué une préparation opérationnelle décentralisée (POD) pour renforcer leurs savoir-faire de tankistes puis une rotation, avec le 4e escadron, au centre d’entrainement tactique à Mailly le Camp. Lors de cette rotation, l’ensemble des composantes qui seront déployées au TCHAD et au NIGER étaient présentes ! Cavaliers, fantassins, sapeurs et artilleurs ont donc pu, nuit et jour, se retrouver confrontés à des situations qu’ils sont susceptibles de rencontrer sur le terrain africain.
Afin de maîtriser parfaitement la tactique, le 3e escadron a poursuivi sa préparation opérationnelle décentralisée (POD) à Fontevraud et à Saumur tout en préparant les tirs de niveau 6 qui ont eu lieu en décembre à Mailly le Camp. Ces tirs, de niveau peloton, ont été effectués selon un scénario bien précis avec l’aide du 1° RCA. Ils ont fait appel à la rigueur des équipages tant au niveau tactique que technique dans la précision des tirs et des comptes-rendus.
Ces différents entraînements ont fait appel à une grande capacité d’adaptation des militaires et à la cohésion des équipages.
De plus, lors de tous ces rendez-vous, la condition physique et mentale des hommes a été mise à l’épreuve car ces militaires, rappelons-le, ne peuvent se permettre la moindre erreur en opération extérieure, nécessitant dès lors un très haut niveau d’exigence lors de cette préparation …

 

Reportage photos

photo 501e RCC

photo 501e RCC

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 13:45
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

08/01/2016 Sources : Etat-major des armées

 

La situation sécuritaire dans la BSS n’a pas connu d’évolution particulière au cours des trois dernières semaines.

 

Avec les armées partenaires du G5 Sahel, la force Barkhane reste engagée dans un tempo opérationnel important.

 

Au Mali, la situation est marquée par des avancées concernant les accords de paix.

 

2015 : 150 opérations majeures contre les GAT au Sahel avec les armées du G5 Sahel

 

L’année 2015 a été marquée par la réalisation croissante d’opérations conjointes, le plus souvent transfrontalières, qui ont été planifiées et conduites par les forces partenaires.

 

Au total, Barkhane a mené 150 opérations, le plus souvent en partenariat. Elles ont conduit à la découverte de 100 caches d’armes et ont ainsi permis la destruction de 16 tonnes de munitions ou d’explosifs. Ces opérations, de nature et de durée très variées, permettent d’exercer une pression continue sur les flux logistiques des groupes terroristes et contribuent à réduire leur liberté d’action.

 

Focus : bilan des 3 dernières opérations

 

Au cours du mois de décembre, 3 opérations permettent d’illustrer la complémentarité des actions.

 

GOUGOUA : de la logique de partenariat

Du 8 au 22 décembre 2015, cette opération tripartite  (France-Niger-Tchad) s’est déroulée au Nord du Niger dans la zone des trois frontières à l’Est de Madama. Conduite depuis un poste de commandement tripartite situé à Madama, cette mission de contrôle de zone avait pour objectif de perturber les flux logistiques des GAT. Au total : 9 pick-up, de l’armement, des munitions et 650 kg de cannabis ont été saisis, permettant ainsi de porter un nouveau coup aux flux logistiques qui alimentent les terroristes.

 

Opération Ménaka : action de force contre les GAT

Dans la nuit du 19 au 20 décembre 2015 dans la région de Ménaka, au Mali, les forces armées françaises sont  intervenues de vive force contre un élément du groupe terroriste « Al Mourabitoune ».

Au bilan, après 4 heures de combats violents, les forces françaises ont neutralisé une dizaine de terroristes. Elles ont également saisi une quantité très importante d’armement, d’explosifs et de munitions ainsi que deux pick-up et une dizaine de motos.

 

 De Ménaka à Beaumont : opérations dans la continuité

A l’issue de cette action de force, Barkhane et les forces armées maliennes (FAMa) se sont déployés du 21 décembre 2015 au 3 janvier 2016 sur cette zone d’opération—la région de Ménaka au Mali.

Après avoir neutralisé des GAT, il s’agissait de maintenir la pression en effectuant des missions de contrôle de zone.

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 11:45
Gergovie: une vaste opération militaire coordonnée FAMA/MINUSMA dans le Secteur Ouest

 

8 janv. 2016 par MINUSMA

 

Du 8 au 18 décembre, la Force de la MINUSMA a mené une opération dénommée “Gergovie” dans les zones de Nampala, Diabaly, Léré et Lerneb. L’objectif visait à gêner les activités des groupes armés hostiles et protéger les populations de ces zones.

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 11:55
Le 501e RCC au CENTAC

 

4 janv. 2016 Armée de Terre

 

Préparer les forces au combat interarmes, tel est le rôle du centre d'entraînement au combat (CENTAC) situé a Mailly-le-camps. Projeté très prochainement à Barkhane, le 501e régiment de chars de combat nous embarque dans sa préparation opérationnelle.

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 12:55
En cas d'urgence, le 1er régiment de Tirailleurs est prêt. La preuve...


29/12/2015 Armée de Terre

 

Dès les attentats, le 1er régiment de Tirailleurs, comme la majorité de l'armée de Terre, a participé au renfort de l'opération Sentinelle à Paris

 

Pour ce faire, le régiment peut s'appuyer sur sa forte expérience opérationnelle (12 projections ces 15 dernières années) et sur ces équipements (le régiment est doté du FELIN et de VBCI depuis 2010).

Le régiment revient d'ailleurs tout juste de République centrafricaine, Mali et Côte d'Ivoire ; les militaires étaient donc parfaitement aguerris avant leur déploiement parisien, efficacité permise également par son instruction au quotidien dans les Vosges (3 champs de tir à proximité, 3 terrains de manoeuvre, 1 camp d'entraînement, etc.).

Outre Sentinelle, prochain fait marquant pour le régiment, cette fois-ci prévisible : dans le cadre du nouveau modèle de l'armée de Terre "Au Contact", le régiment se verra renforcer d'une 5e compagnie à l'été 2016.

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 08:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

29/12/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Les forces partenaires et internationales demeurent particulièrement vigilantes face aux menaces que les groupes armés terroristes (GAT) font peser sur la BSS—territoire situé à 3 500 km de nos frontières. Afin de contrer leurs actions, les forces mènent en permanence des opérations dans des zones susceptibles d’être exploitées par les terroristes ou leur servant de points de passage.

 

Mali : une dizaine de terroristes neutralisés

Dans la nuit du 19 au 20 décembre, les forces françaises ont conduit une opération dans la région de Ménaka, au Mali, contre des éléments affiliés au groupe terroriste « Al Mourabitoun », responsable de nombreux attentats à l’encontre des populations malienne et nigérienne, des forces armées locales et des forces internationales

Au terme de combats violents qui ont duré près de quatre heures, deux pick-ups et une dizaine de motos ont été saisis. Une dizaine de terroristes ont été neutralisés. Une quantité importante d’armements et d’explosifs a été récupérée.

 

Frontière nigéro-tchadienne : opération Gougoua

Du 8 au 22 décembre 2015, au Nord de la frontière nigéro-tchadienne, la Force Barkhane a appuyé une opération conjointe planifiée par les forces armées nigériennes et tchadiennes. L’opération Gougoua a réuni plus de 200 militaires nigériens, tchadiens et français, dans la région « des trois frontières », avec pour objectif de perturber les flux logistiques des GAT.

Au bilan, 9 pick-up, de l’armement, des munitions et de la drogue ont été saisis, permettant de porter un nouveau coup aux flux logistiques qui alimentent les terroristes.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 11:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre


29 déc. 2015 Sources EMA

 

Du 8 au 22 décembre 2015, au Nord de la frontière nigéro-tchadienne, la Force Barkhane a appuyé une opération conjointe transfrontalières de lutte contre les groupes armés terroristes, planifiée et conduite par les forces armées des pays du G5 Sahel.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 11:45
« Ici, nous combattons à la racine un ennemi que nous pouvons retrouver en France. » (Photo État-major des armées)

« Ici, nous combattons à la racine un ennemi que nous pouvons retrouver en France. » (Photo État-major des armées)

 

28.12.2015 centre-presse.fr

 

Dernier volet de notre série sur les militaires du RICM en opération Barkhane, loin de Poitiers où les fêtes de fin d'année battent leur plein.

 

Quelle est votre mission dans l'opération Barkhane?

« Je commande un peloton composé de six engins blindés légers. Les principales missions qui me sont dévolues en opération sont des missions de reconnaissance, d'escorte de convois, de surveillance et d'interception. L'objectif est de porter atteinte aux flux terroristes dans la zone du nord Niger, en coopération directe avec nos partenaires nigériens. En découvrant les caches d'armes des terroristes, en nous plaçant sur leurs itinéraires et en arrêtant leurs pick-up, nous perturbons les flux logistiques qui les alimentent et les affaiblissons. »

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