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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 16:55
Remaniement : qui pour remplacer Le Drian à la Défense ?

 

26 Octobre 2015 par Meddy Mensah - planet.fr

 

Le ministre de la Défense a de grandes chances de devenir le prochain président de la Bretagne à l'issue des régionales de décembre. Dans ce cas, il devra quitter ses fonctions ministérielles.

 

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 16:55
photo BMPM / Marine Nationale

photo BMPM / Marine Nationale

 

10/09/2015 Sources : BMPM / Marine Nationale

 

M. Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, a assisté ce jeudi 10 septembre 2015, à une démonstration de mise en œuvre du module du BMPM, unique en France, lors d'un sinistre à bord d'un navire.

 

Cette démonstration consistait à reproduire, sur le simulateur Feu de navire du centre d’entraînement du BMPM, un sinistre d’ampleur (explosion puis propagation d’un incendie à bord d’un ferry contenant plusieurs centaines de passagers et de véhicules), faisant plusieurs victimes et nécessitant la projection du module de renfort du Bataillon. Via un hélicoptère de l’armée de l’air, une première partie du module, composée de 12 marins-pompiers et médecins urgentistes du BMPM est aérocordée (descente sur corde lisse depuis l’hélicoptère). Les marins-pompiers mettent en œuvre les premières mesures de lutte contre l’incendie et entament en parallèle l’installation du poste médical avancé et la prise en charge des victimes.

 

Ce module est composé d'un pool de 40 marins-pompiers aérocordables ou hélitreuillables, mobilisables en 2h, et projetables sur toutes les façades maritimes françaises métropolitaines via les moyens de la sécurité civile ou de l'armée. Pivot de la capacité nationale de réponse aux sinistres à bord des navires et répondant aux objectifs du contrat territorial de réponse aux risques et aux effets de la menace du ministère de l'Intérieur, ce module peut être rapidement complété par plusieurs centaines de marins-pompiers selon la nature et l'ampleur du sinistre.

 

Leur ADN de marins et l'expérience terrain des opérations de secours, font des marins-pompiers de Marseille, des experts de l'intervention à bord des navires, en mer, en rade, ou à quai.

Référent national feu de navire, le BMPM dispose d'une capacité de projection de marins-pompiers experts en sinistres à bord des navires, en commandement des opérations de secours, en dépollution, en risques technologiques, ainsi que de médecins urgentistes, capables de traiter plusieurs dizaines de victimes en totale autonomie pendant 24h.

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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 13:55
L'entreprise Nexter a renforcé sa sûreté - Credits Nexter Munitions

L'entreprise Nexter a renforcé sa sûreté - Credits Nexter Munitions

 

18/07/2015 Th. J - ladepeche.fr

 

Après la double explosion qualifiée de criminelle sur le site pétrochimique de Berre-l'étang, le 15 juillet, Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, a demandé aux industriels et notamment aux sites classés Seveso de renforcer leurs mesures de sûreté. «Suite aux instructions du ministre, les services de l'état ont contacté les sites industriels du département et en particulier les deux sites Seveso, Arkema et Nexter. Il s'agissait de procéder - avec les référents sûreté police et gendarmerie et la DREAL notamment- à une inspection minutieuse des installations et à l'intégrité de leur enceinte et de vérifier aussi le bon fonctionnement de la vidéoprotection. Le message passé à ces sites est celui d'une grande vigilance. J'ai demandé par ailleurs aux services de police et de gendarmerie de renforcer les patrouilles et rondes aux abords de ces sites sensibles», indique Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, préfète des Hautes-Pyrénées.

Rappelons que les deux sites seveso, seuil haut, des Hautes-Pyrénées, Nexter à Bordères et Arkema à Lannemezan sont déjà réglementés au titre des Installations classées pour l'environnement avec des dispositions particulières sur les moyens de prévention des accidents majeurs et notamment des dispositifs de limitation et de contrôle des accès. Le seuil de sûreté est encore monté d'un cran mais pas question de dévoiler en détail les mesures mises en œuvre.

 

Clôtures renforcées à Arkema

«Nous avons renforcé notre personnel de surveillance. Les contrôles visuels des véhicules entrant sur le site sont plus stricts. Seuls les véhicules habilités pénètrent dans l'entreprise, les véhicules occasionnels ne rentrent pas. Nous renforçons également des clôtures en réalisant notamment des enrochements», précise Bertrand Le Roux, directeur d'Arkema.

Du côté de chez Nexter, on rappelle que le site fait l'objet d'un gardiennage 7/7 jours et 24 heures/24. «Nous continuons à travailler normalement. Il y a un renforcement de la vigilance et de l'attention de tous, employés de la société et de l'entreprise de surveillance. Nous avons reçu des consignes de la part de la préfecture en ce sens. Nous sommes en contact permanent avec toutes les instances : préfecture, police, gendarmerie. L'important, c'est que tous les services soient bien coordonnés», explique Hervé Lebreton, directeur de Nexter. «Nous sommes encore plus vigilants au moindre événement», ajoute Valérie Fourel, en charge également de la sûreté du site. Les véhicules entrant à Nexter sont contrôlés de manière systématique.

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 08:50
Terrorisme/migrations : Conseil justice-affaires interieures de l’UE (Bruxelles, 12-13 mars 2015)



12.03.2015 source rpfrance.eu
 

Déclarations de M. Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur, en marge du Conseil Justice-Affaires intérieures (Bruxelles, 12 mars 2015)

 

Nous avons eu une réunion ce matin qui nous a permis de ré-aborder un certain nombre de questions qui avaient été évoquées au Conseil européen, et cela a été l’occasion pour moi de rappeler la force de notre engagement sur un certain nombre de sujets, et l’urgence du règlement de ces questions, notamment sur 3 aspects :

 

Le premier aspect est celui de la réforme du code Schengen. Il n’est pas besoin, pour avoir des contrôles plus systématiques et plus coordonnés d’engager cette réforme, mais nous avons besoin, dès à présent, de ces contrôles systématiques et coordonnés. Pourquoi ? Parce que c’est la condition de l’efficacité de l’Europe face au risque terroriste dans le contexte où il y a un nombre de plus en plus important de ressortissants de nos pays qui s’engagent sur le théâtre d’opération terroristes en Irak ou en Syrie. Et si nous voulons être en situation de judiciariser dans de bonnes conditions la situation de ceux qui reviennent pour les mettre hors d’état de nuire, il est indispensable que nous puissions à leur retour, au moment du franchissement des frontières extérieures de l’UE, les mettre hors d’état de nuire. C’est donc un outil dont nous avons besoin.

Il n’est pas nécessaire de réformer le code Schengen pour avoir ces contrôles systématiques et coordonnés. Il serait nécessaire de le faire pour avoir des contrôles obligatoires, mais avoir des contrôles systématiques et coordonnés dès à présent serait déjà une étape très importante qui a été réaffirmée comme une urgence par le Conseil européen du mois de février et qu’il faut mettre en œuvre désormais rapidement.

 

Le deuxième point sur lequel j’ai rappelé la position française avec beaucoup de force, en insistant aussi sur l’urgence, c’est sur la question du PNR. Vous savez que je me suis rendu devant la commission LIBE du Parlement européen il y a de cela quelques semaines. Il y a aujourd’hui un rapport qui a été déposé par le rapporteur devant la Commission LIBE. Il y a une possibilité autour de ce rapport de présenter des amendements, et une volonté de la France d’arriver à un compromis. Ce compromis est possible en trouvant les conditions d’un équilibre entre la nécessité de protéger les ressortissants européens contre le risque terroriste, et la nécessité aussi de protéger les libertés publiques -sur la question notamment de la rétention des données- et sur ce sujet il est possible de faire un compromis en définissant plus précisément ce qui peut faire l’objet de la mise en place de d’une surveillance accrue dans le cadre du PNR, et en précisant aussi ce que seront les règles déontologiques qui s’appliqueront au service à compétence nationale qui aura en charge la gestion de ces données. La France souhaite ce compromis. Ce compromis est possible si chacun prend le temps de le construire avec les Parlementaires européens. Et nous préférons un compromis tout de suite à un processus législatif relancé à travers une nouvelle proposition de la Commission européenne.

 

Enfin j’ai rendu compte du déplacement que j’ai effectué aux Etats-Unis, notamment en Californie, pour rencontrer les grands opérateurs internet, il y a de cela 10 jours . Cela m’a permis d’insister sur trois sujets qui sont d’ailleurs des préoccupations des autres pays de l’UE.

Le premier sujet est celui du retrait des contenus appelant au terrorisme : vidéos, sites et blogs. La plateforme « check the web » d’Interpol, la plateforme « Pharos » en France, d’autres plateformes européennes, signalent des contenus qui sont de plus en plus souvent retirés. Depuis les attentats du mois de janvier, nous avons vu une augmentation très significative des réponses apportées par les opérateurs internet aux demandes formulées par la plateforme française Pharos.

Le deuxième sujet porte sur les enquêtes qui sont conduites par les juges et qui peuvent appeler des réponses rapides de la part des opérateurs internet. Il faut pour cela que les commissions rogatoires internationales aillent plus vite -les discussions que j’ai eues avec mes homologues américains ont permis sur ce point d’avancer- et que les requêtes adressées directement par les opérateurs puissent faire l’objet de réponses plus diligentes.

Enfin, j’ai beaucoup insisté aussi sur la nécessité de mettre en place un code de bonne conduite concernant la cryptologie. Il ne s’agit pas pour nous d’obtenir les clefs, qui sont la garantie pour les opérateurs dans le cadre de leurs relations contractuelles avec leurs clients que la protection des libertés sera totalement assurée. Il s’agit simplement de façon ponctuelle d’obtenir les messages échangés sur internet, lorsque ces messages visent à commettre des actes terroristes.

Enfin la coopération avec internet peut permettre de développer très significativement le contre-discours, qui est une bonne manière de faire de la pédagogie sur ce qu’est la réalité du terrorisme dans le monde, d’appeler l’attention des plus jeunes et des plus vulnérables de nos ressortissants sur les risques qui s’attachent à leur implication sur le théâtre d’opérations terroristes. Ce sont tous des sujets sur lesquels il y a urgence.

Je voudrais conclure en disant que la menace terroriste reste à un niveau extrêmement élevé dans notre pays, mais pas seulement dans notre pays : partout en Europe. Il faut prendre la mesure de ce risque. Il ne faut pas le minorer. Il ne faut pas, parce que les derniers évènements s’éloignent, laisser la vigilance s’altérer, laisser l’exigence de mobilisation se relâcher dans le temps. Il faut être au contraire totalement mobilisé, et c’est la raison pour laquelle il y a urgence sur les trois sujets que j’ai évoqués : le code Schengen, le PNR et la relation avec les opérateurs internet.

Vous dites cela parce que vous avez l’impression qu’avec le temps qui passe, vos partenaires européens ressentent moins le caractère d’urgence, notamment sur la question du PNR ?

Je dis cela parce que je suis convaincu, après avoir été ministre des affaires européennes et comme ministre de l’Intérieur, que l’Europe est un combat. Et dans ce combat, pour qu’une décision soit prise rapidement parce qu’il y a urgence, la France est à l’avant-garde. Et sur la question du terrorisme, je pense qu’il faut agir en Europe sans trêve, ni pause. Il ne faut jamais relâcher l’effort, en étant constamment sur le métier, en étant en relation constante avec nos partenaires de l’UE. La France ne baissera pas la garde au sein de l’UE sur la question du terrorisme, et elle sera extrêmement pugnace dans toutes les institutions.

Et c’est la raison pour laquelle j’ai tenu à aller devant la Commission LIBE du Parlement européen. C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité qu’on renforce nos relations avec les Etats Unis, non seulement avec le gouvernement américain, mais aussi avec les opérateurs internet. Ils reviennent d’ailleurs à Paris le 20 avril pour que nous poursuivions le travail que nous avons engagé en Californie.

Et au sein des instances de l’UE, il n’y a pas de temps à perdre. Aujourd’hui la lutte contre le terrorisme c’est une lutte contre la montre. C’est une lutte contre le temps. Chaque minute que l’on perd en atermoiements, c’est une opportunité supplémentaire que l’on donne aux terroristes de frapper nos valeurs et nos pays. Ça n’est pas acceptable.

 

Vous poussiez jusqu’ici pour une modification du code Schengen. Visiblement vous avez changé d’avis.

Non je n’ai pas changé d’avis. Il y a deux étapes. D’abord il y a une urgence, or la modification du code Schengen ça prend du temps ; la lutte contre le terrorisme c’est une lutte contre la montre, donc il faut agir tout de suite. Pour agir tout de suite nous n’avons pas besoin de changement du code Schengen. Il faut simplement que les contrôles soient plus systématiques et qu’ils soient davantage coordonnés. Des contrôles systématiques et coordonnés, cela nous permet déjà dès à présent de franchir une étape très significative.

Mais je pense aussi que ces contrôles systématiques et coordonnés seraient plus efficaces encore s’ils étaient obligatoires. Je propose, très pragmatiquement, qu’on mette en place des contrôles coordonnés et systématiques dès à présent, et que l’efficacité de ces contrôles étant démontrée, on puisse, par une réforme du code Schengen, faire en sorte qu’ils deviennent obligatoires. Voilà quelle est notre proposition, et pour cela, il faut simplement mettre en œuvre les décisions du Conseil européen du 12 février. Maintenant, pas demain, pas après-demain, maintenant, parce qu’il y a urgence et qu’il faut, sur la question du terrorisme, ne jamais céder le pas.

Les lignes directrices sont claires. Il s’agit de faire en sorte que sur la question du code Schengen, les polices de l’air et des frontières, qui ont l’habitude de travailler ensemble, travaillent ensemble pour définir les modalités du contrôle des passagers. Il y a des systèmes européens qui existent et qui sont d’ailleurs extrêmement efficaces pour faire en sorte que davantage de contrôles ne signifie pas davantage de temps passé dans les aéroports. Je pense au système « parafe » qui permet une interrogation facile des passeports au moment de l’arrivée dans les aéroports européens.

Si l’on veut être efficace en Europe, il faut être pragmatique. On n’a pas besoin d’être dans la posture. On n’a pas besoin d’être dans la complexité administrative et parfois technocratique. L’Europe a tous les outils, par exemple à travers le système Schengen, pour être efficace. Il y a un signalement dans le système d’information Schengen, et il y a un code Schengen qui permet de procéder à des contrôles. Il s’agit simplement d’utiliser les outils dont on dispose. Or l’Europe est dans une situation où elle s’est dotée de tous les outils, et parfois elle hésite à les utiliser. Nous nous voulons que les outils dont l’Europe s’est dotée, soient utilisés systématiquement et chaque fois que cela est utile. Si nous ne le faisons pas, nous donnerons des arguments aux populistes qui passent tout leur temps à expliquer que l’Europe n’est pas la solution mais qu’elle est le problème. Et moi je suis Européen, et je souhaite que l’Europe soit la solution. Et il n’est pas difficile qu’elle soit la solution car elle a tous les instruments pour être efficace et utile.

Vous croyez à un accord d’ici la fin de l’année sur le PNR ?

Je continue à penser qu’il est possible d’avoir un accord avant la fin de l’année. Je constate d’ailleurs que les discussions qui ont été engagées ont eu quelque effet. Vous avez vu que le Parlement européen a voté une résolution le 11 février. Vous avez vu que le rapporteur a déposé son rapport. Moi j’ai constaté avec satisfaction que le temps du dépôt des amendements a été doublé, ce qui témoigne de la volonté de ceux qui ont mis le rapport sur la table de faire en sorte qu’il puisse être amendé pour qu’un compromis soit possible. Donc je vois des signaux positifs. Mais encore une fois, comme le dit un proverbe normand : « une grande confiance n’exclut pas une petite méfiance ». Et donc il faut travailler toujours, travailler jusqu’au bout, de manière à ce que nous puissions atteindre notre but.
 

M. Cazeneuve, votre collègue italien Alfano vient de passer nous expliquer ses préoccupations sur les migrations. Je voulais avoir votre sentiment sur ce sujet et où on en est sur l’idée de créer des centres d’accueil et de transit en Afrique du Nord mais aussi dans les pays du pourtour de la Syrie. Est-ce faisable, et dans quels délais ?

Sur la question des migrations en Méditerranée centrale, qui ne résume pas seule la question migratoire en Europe, nous nous sommes rencontrés avec Angelino Alfano il y a dix jours puisqu’il y a eu un sommet franco-italien à Paris, et ces questions ont été abordée de façon approfondie entre nous.

Nous nous sommes rencontrés ce matin avec un certain nombre de collègues de l’UE. La position française est claire, et c’est un sujet de préoccupation très fort pour nous puisque nous avions proposé un non-papier au mois d’août à nos partenaires européens, qui a alimenté les décisions du Conseil. Nous avons par exemple d’ores et déjà obtenu qu’on substitue l’opération sous l’égide de Frontex, l’opération « Triton », à l’opération « Mare Nostrum ». Nous avons souhaité que cette opération Frontex soit une opération de contrôle des frontières extérieures de l’UE. Nous avons souhaité qu’il y ait une discussion qui s’engage entre la Commission et les pays de provenance –les pays dont vous parlez- de manière à ce que nous puissions avec eux créer des conditions d’une meilleure maîtrise des flux migratoires. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ceux qui sont entre les mains de passeurs, d’organisations internationales de la traite des êtres humains, qui prélèvent un véritable impôt sur la mort sur les migrants pour les conduire en Europe, qui entretiennent l’immigration économique, ces filières doivent être démantelées. C’est le premier point sur lequel il faut que les polices, Europol, travaillent ensemble. Il faut démanteler résolument les filières de l’immigration irrégulière. Vous avez remarqué qu’à Calais, il y a 48 heures, nous avons démantelé 4 filières de l’immigration irrégulière. Le nombre de filières de l’immigration irrégulière démantelées en France au cours de l’année 2014 est de 30% supérieure à ce que nous avions fait en 2013. Mais il faut que cette politique de la France, résolue à démanteler les filières de l’immigration irrégulière, devienne la politique de l’Europe, en liaison avec les pays de provenance. C’est le premier point.

Deuxième point : il faut qu’avec le HCR, les pays de provenance, et l’UE, nous définissions les conditions du traitement de la situation de ceux qui relèvent de l’asile en Europe, de manière à ce que plutôt que de prendre des bateaux, avec des risques pour leurs vies, ils puissent être accueillis en Europe dans des conditions dignes, avec un partage de l’effort entre les pays de l’UE dans l’accueil des demandeurs d’asile. Je pense aux chrétiens d’Orient, aux minorités persécutées, à tous ceux qui font aujourd’hui l’objet de persécutions, d’emprisonnement, de torture, d’exécution de la part de Daech et des autres groupes terroristes. Nous devons pouvoir les accueillir. Et nous devons pouvoir les accueillir sans qu’ils fassent ce voyage de la mort. Et pour cela il faut un travail Commission-HCR-pays de provenance. Il faut aussi que la réinsertion des populations qui ne relèvent pas de l’asile dans les pays de provenance soit favorisée par un programme européen puissant.

Enfin, et c’est un sujet je suis également en accord avec mes collègues italiens et sur lequel nous voulons travailler avec eux : il faut aussi qu’un certain nombre de pays de transit –je pense au Niger- soient contactés et que nous puissions travailler avec eux pour créer les conditions de la maitrise des flux migratoires.

Donc ce que vous a dit Angelino Alfano est une préoccupation italienne mais aussi européenne. C’est absolument et totalement une préoccupation française. Sur ce sujet comme sur d’autres, nous sommes dans la proposition et dans la volonté de faire en sorte que les choses soient maitrisées.

D’ailleurs en France, vous le savez, un texte sur l’asile est en discussion. Une première lecture a eu lieu à l’Assemblée, une première lecture aura lieu au Sénat, et nous allons présenter au cours de l’année 2015, le texte sur l’immigration, de manière à ce que nous ayons aussi une législation nationale qui fasse échos à ce que sont nos préoccupations au sein de l’Union.

 

Sur la modification du code Schengen, plusieurs Etats membres semblent réticents et la Commission n’y est pas favorable. Comment comptez-vous vous y prendre ?

Comme nous le faisons : il faut convaincre. Sur tous les sujets sur lesquels la France a une position, qui est d’ailleurs souvent rejointe par d’autres, il faut convaincre. Mais il faut convaincre en étant pragmatique. Encore une fois, je souhaite que nous puissions faire maintenant ce qui est susceptible d’être fait dans le cadre de l’actuel code Schengen. Et ce qui peut être fait maintenant c’est quoi ? Ce sont des contrôles systématiques et coordonnés. Si déjà nous avons cela, nous serons efficaces face au risque terroriste. Et si nous avons cela, nous aurons fait la démonstration de l’utilité de ce que nous proposons, et par conséquent nous serons plus légitimes et plus forts à aller au-delà en proposant la modification du code Schengen./.

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 21:55
photo DICOM Jean-Luc ZIEGLER

photo DICOM Jean-Luc ZIEGLER

 

04/03/2015 Par Eric Pelletier - L'Express.fr

 

Sur le modèle de la cellule de crise mise en place au moment des attentats de janvier, Bernard Cazeneuve préside désormais deux fois par mois une "réunion d'état-major élargie" aux représentants de la police judiciaire, du renseignement territorial et parisien et de l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste.

 

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 17:45
Relation France-Maroc: Paris va décorer le patron du contre-espionnage marocain

 

14 février 2015 Romandie.com (AFP)

 

Rabat - Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, en visite au Maroc, a annoncé samedi que Paris décorerait prochainement le patron du contre-espionnage marocain, visé par une plainte pour torture en France, ce qui avait entraîné une crise diplomatique entre les deux pays.

 

Le Maroc et la France, deux proches alliés, viennent de tourner la page d'une année de brouille née du dépôt d'une plainte à Paris pour torture contre Abdellatif Hammouchi. Rabat avait aussitôt suspendu la coopération judiciaire, qui n'a été rétablie que fin janvier, à la faveur d'un accord entre les deux gouvernements.

 

Alors que la coopération sécuritaire a également été fortement entravée durant cette crise, Bernard Cazeneuve a loué samedi l'expertise et l'efficacité du Maroc dans l'échange de renseignements, évoquant un partenaire clé.

 

Je veux à cet égard tout particulièrement saluer l'action menée par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), dont le rôle est déterminant dans la coopération contre le terrorisme, a-t-il ajouté, lors d'un point de presse conjoint avec son homologue marocain Mohamed Hassad.

 

M. Cazeneuve a rendu hommage en premier lieu à Abdellatif Hammouchi, le patron de la DGST.

 

La France avait déjà eu l'occasion de distinguer monsieur Hammouchi en 2011 en lui attribuant le titre de Chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur. Elle saura prochainement lui témoigner à nouveau son estime en lui remettant cette fois les insignes d'Officier, a-t-il indiqué.

 

L'annonce de cette future décoration a fait l'objet de critiques à Paris.

 

Décorer Abdellatif Hammouchi dans ces circonstances me paraît un véritable scandale, une honte pour la France, a clamé Me Patrick Baudouin, avocat d'un des plaignants et président d'honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH).

 

- 'Perdre son âme' -

 

Il a jugé avilissant (...) d'avoir cédé dans le cadre d'un deal passé avec les autorités marocaines pour permettre un rétablissement de la coopération militaire et sécuritaire, évoquant une façon de perdre son âme.

 

Les deux pays ont un rôle particulier à jouer ensemble pour dire un non implacable au terrorisme et à l'intolérance, a pour sa part plaidé Bernard Cazeneuve devant la presse.

 

Premier officiel français à se rendre au Maroc depuis la fin de la brouille, il s'est ensuite entretenu avec le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, avant de quitter le Maroc pour se rendre sur les lieux de l'attentat de Copenhague.

 

Paris et Rabat sont engagés dans la lutte contre le terrorisme, les deux pays comptant plus d'un millier de ressortissants chacun --dont une part de binationaux-- dans les rangs d'organisations telles que le groupe Etat islamique (EI).

 

La crise diplomatique avait débuté en février 2014 lorsque des policiers français s'étaient rendus à la résidence de l'ambassadeur du Maroc près de Paris pour notifier à M. Hammouchi une demande d'audition de la justice française, qui agit en vertu du principe de compétence universelle.

 

La réconciliation a finalement été scellée le 9 février 2015 à l'Elysée par le président François Hollande et le roi Mohammed VI, actuellement en France.

 

A la faveur de ce nouveau climat, nous avons convenu de multiplier les contacts et les rencontres entre les responsables en charge de la sécurité des deux pays, a souligné Mohamed Hassad.

 

Les deux chefs d'Etat ont de leur côté annoncé un intense programme de visites ministérielles, afin de préparer une prochaine réunion de haut niveau en présence des deux chefs de gouvernement. Elle doit avoir lieu avant l'été.

 

La France est le premier partenaire économique du royaume où vivent entre 60.000 et 80.000 Français, tandis que plus de 1,3 million de Marocains résident en France.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:58
Renseignement : enfin, le premier débat public à l'Assemblée nationale !

 

10.02.2015 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord – Défense Globale
 

Oyez, oyez, pour la première fois de l'histoire de France, s'est déroulé ce mardi 10 février 2015, un événement considérable : un débat public à l'Assemblée nationale sur le rapport relatif à l'activité de la délégation parlementaire au renseignement pour l'année 2014. Dans l'hémicycle, s'il vous plaît. C'est vous dire si le contrôle et le développement d'une vraie culture du renseignement restent embryonnaires en France. Mais encourageons nos hommes politiques volontaires.

 

Comme le dit le député PRG de Béthune, Stéphane Saint-André, " le renseignement devient une politique publique ". C'est la promesse d'un cadre juridique pour les agents en service et d'un contrôle parlementaire qui seront définis dans une prochaine loi sur l'activité au printemps.  Mais qui sont attendus par les hommes de l'art depuis longtemps...

On assiste donc à une prise de conscience de nos élus. Tout est à discuter et les options politiques se voient clairement, de Jacques Myard qui dénonce sans nuances par exemple " les réticences criminelles du Parlement européen sur le PNR (Passenger Name Record) " jusqu'à l'écologiste François de Rugis plus enclin à " avoir recours au pouvoir judiciaire " pour tout ce qui peut concerner les données personnelles. Le communiste du Nord, Jean-Jacques Candelier, dénonce " un problème de représentation des groupes politiques au sein de la Délégation parlementaire au renseignement ". Voyez comme le sujet intéresse soudain...

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a salué " un débat utile et sans précédent ". De son côté, il a insisté sur " le renforcement de la partie cyber du renseignement qui sera amplifié après la révision de la Loi de programmation militaire qui sera présentée avant l'été ". Une constante comme une évidence : " La priorité est donnée au renseignement dans toutes les opérations. " Ajoutant, " l'enjeu cyber est devenu un enjeu de souveraineté ".

Depuis son arrivée au ministère en 2012, les attaques cybernétiques ont doublé chaque année. " Je veux une culture de la cybersécurité dans le ministère de la Défense. Il y a désormais une quatrième armée, terme symbolique, l'armée cyber ", insiste Le Drian.

Avec la future loi, une nouvelle autorité administrative indépendante de contrôle des services verra le jour (renforcée par des parlementaires), héritière de la CNCIS (Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité).

Au milieu de tout cela et du champ numérique, le ministre de l'Intérieur, Bernard cazeneuve, jongle délicatement avec la notion de " confiance ". Pour lui, " un espace de liberté comme Internet ne signifie pas un espace de non droit, pas régulé ".

 

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

10 février 2015 Laure EQUY – Liberation.fr

 

Le ministre de l'Intérieur défend l'échange au niveau européen des données transmises aux compagnies aériennes. Un projet de fichier rejeté par le parlement européen en 2013.

 

Certainement pas une solution miracle, mais un élément indispensable de l’arsenal antiterroriste. C’est ainsi que Bernard Cazeneuve a défendu le «Passenger Name Record» (PNR) européen, ce mardi à l’Assemblée nationale, lors d’un débat sur le rapport de la délégation parlementaire au renseignement et sur le futur projet de loi renforçant le cadre d’action et les moyens des services de renseignement. «Ce n’est pas un outil qui règle tout, mais un outil qui nous manque dès lors que l’on veut être efficient dans la traçabilité du parcours» emprunté par les terroristes, a assuré le ministre de l’Intérieur.

 

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 12:56
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

08.02.2015 par JDD

 

INDISCRET - Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian réfléchit toujours à mener la liste PS en Bretagne, pour les régionales de décembre. Il devrait prendre sa décision après les départementales du mois prochain.

 

Le ministre de la Défense décidera entre les élections départementales, fin mars, et l'été, s'il quitte le gouvernement pour prendre la tête de liste socialiste aux régionales de décembre 2015 en Bretagne. En tout état de cause, Jean-Yves Le Drian ne partira pas avant l'examen des nouvelles priorités budgétaires antiterroristes. La plupart de ses collaborateurs ont été informés qu'ils pouvaient chercher à "se recaser". Parmi les favoris pour lui succéder, "l'autre Breton", Jean-Jacques Urvoas, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve ou le hollando-hollandais Stéphane Le Foll.

 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 07:55
Terrorisme : ça se précise pour le blocage administratif de sites Web

 

4 février 2015 Clément Bohic - itespresso.fr

 

Le ministre de l’Intérieur a présenté un décret précisant la procédure qui doit permettre d’empêcher l’accès à des sites Internet « faisant l’apologie du terrorisme ».

 

Le 4 novembre 2014, les parlementaires, par un ultime vote au Sénat, adoptaient le projet de loi renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme.

Porté par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, le texte prévoit la création d’un dispositif permettant d’interdire administrativement la sortie du territoire (article 1) et l’entrée de ressortissants d’un pays membre de l’Union européenne présentant « une menace réelle pour la société » (article 2). Il instaure aussi un renforcement des mesures d’assignation à résidence (article 3) et des dispositions de nature répressive (articles 4 à 8).

Le volet principal de cette loi no 2014-1353 du 13 novembre 2014 concerne le renforcement des moyens de prévention et d’investigations. L’une des problématiques abordées est celle du blocage administratif des sites Internet « provoquant à des actes de terrorisme ou en faisant l’apologie ». Ce dispositif entrera en vigueur « dans des délais extrêmement rapides », d’après le ministre de l’Intérieur, qui a présenté un décret d’application ce mercredi 4 février 2015.

Les dispositions en question sont inscrites à l’article 12 de la loi no 2014-1353, qui consiste en fait en une modification de l’article 6 de la loi no 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique.

Selon la nouvelle version du texte, lorsque les nécessités de la lutte contre la provocation à des actes terroristes ou l’apologie de tels actes relevant de l’article 421-2-5 du code pénal le justifient, « l’autorité administrative [gendarmerie, police administrative, ndlr] peut demander à toute personne […] de retirer les contenus qui contreviennent à cet article« .

Dans la pratique, l’autorité administrative devra adresser à l’éditeur du site ou à son hébergeur une demande formelle de retrait du contenu incriminé. En l’absence de réaction dans un délai de 24 heures, elle pourra transférer la liste des URL ciblées aux FAI ; lesquels devront « empêcher l’accès sans délai » et rediriger l’internaute vers une page d’information.


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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 20:55
Communiqué conjoint - agression d'un militaire à Nice

 

3 février 2015 Ministère de la Défense

 

Communiqué de presse de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, et de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur

 

Aujourd’hui, peu après 14 heures, un individu a violemment agressé à l’arme blanche un militaire du 54ème Régiment d’Artillerie, en faction devant un centre communautaire juif à Nice, le blessant au visage.

Deux autres militaires du même régiment, également présents dans le cadre de la mission VIGIPIRATE, sont immédiatement intervenus aux côtés du soldat attaqué pour maitriser l’agresseur. Un deuxième soldat était à son tour blessé au bras, avant que l’agresseur soit interpellé par les forces de police arrivées en renfort.

Les militaires blessés ont été évacués vers le service des urgences de l’hôpital Saint-Roch. Leur pronostic vital n’est heureusement pas engagé.

L’auteur des faits, âgé d’une trentaine d’années et originaire de la région parisienne, est très défavorablement connu des services de police.

Jean Yves le Drian, ministre de la Défense et Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, condamnent avec la plus grande fermeté cette attaque commise contre les forces armées. Les ministres adressent leurs vœux de rétablissement aux soldats lâchement blessés et réitèrent leur détermination à assurer la protection de notre territoire et de nos compatriotes.

L’enquête conduite sous l’autorité de la section antiterroriste du parquet de Paris permettra d’établir les motivations et les circonstances de cet acte criminel.

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 19:55
Agression à l'arme blanche d'un militaire du 54e Régiment d'Artillerie

 

3 février 2015 Communiqué de presse de M. Bernard Cazeneuve

 

Aujourd’hui, peu après 14 heures, un individu a violemment agressé à l’arme blanche un militaire du 54ème Régiment d’Artillerie, en faction devant un centre communautaire juif à Nice, le blessant au visage.

 

Deux autres militaires du même régiment, également présents dans le cadre de la mission VIGIPIRATE, sont immédiatement intervenus aux côtés du soldat attaqué pour maîtriser l’agresseur. Un deuxième soldat était à son tour blessé au bras, avant que l’agresseur soit interpellé par les forces de police arrivées en renfort.

 

Les militaires blessés ont été évacués vers le service des urgences de l’hôpital Saint-Roch. Leur pronostic vital n’est heureusement pas engagé.

 

L’auteur des faits âgé d’une trentaine d’années et originaire de la région parisienne, est très défavorablement connu des services de police.

 

Jean Yves le Drian, ministre de la Défense et Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur condamnent avec la plus grande fermeté cette attaque commise contre les forces armées.

 

Les ministres adressent leurs vœux de rétablissement aux soldats lâchement blessés et réitèrent leur détermination à assurer la protection de notre territoire et de nos compatriotes.

 

L’enquête conduite sous l’autorité de la section antiterroriste du parquet de Paris permettra d’établir les motivations et les circonstances de cet acte criminel.

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 08:50
Cyberdéfense : Berlin et Paris vont-elles réveiller l'Europe ?

 

21/01/2015 par Guerric Poncet - Le Web en ligne / Le Point.fr

 

La France et l'Allemagne renforcent leur coopération dans le cyber et espèrent fixer un cap. Mais pas forcément au sein de l'UE, par manque de confiance...

 

Le symbole était fort, mardi matin à Lille. Le Forum international de la cybersécurité (FIC 2015) a été inauguré par les ministres de l'Intérieur allemand et français, Thomas de Maizière et Bernard Cazeneuve. Main dans la main (ou presque), ils ont arpenté les allées du salon, après avoir insisté sur leur volonté de renforcer la coopération cyber entre les deux pays. Objectif : poser les bases d'une cyberdéfense paneuropéenne.

Petit bémol, toutefois : leurs discours regorgeaient de clichés et de généralités que l'on croyait oubliés depuis le passage à l'an 2000. En résumé, "Internet, c'est nouveau, c'est bon pour l'économie, mais cela peut aussi être dangereux". On vous épargne les détails à base de terrorisme et de pédopornographie, mais vous pouvez (re)lire notre article de l'année dernière sur le discours au FIC 2014 du ministre de l'Intérieur d'alors, Manuel Valls : c'était à peu de choses près le même. Heureusement, l'important résidait ailleurs : dans les déclarations des chefs des deux agences de cyberdéfense, eux aussi réunis autour d'une table.

 

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 12:54
Sivens : Publication du rapport des inspections générales de la police et de la gendarmerie nationale
 
13 novembre 2014 Interieur.gouv.fr
 

Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, a annoncé, le jeudi 13 novembre, lors d'une conférence de presse, la publication du premier rapport des inspections générales de la police et de la gendarmerie nationales sur l'emploi des munitions dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre.

 

Au cours de cette même conférence, le ministre a annoncé une série de mesures destinées à prévenir tout nouveau drame :

  • L'interdiction de l'utilisation par les forces de l'ordre des grenades offensives dans les opérations de maintien de l'ordre.
  • Le durcissement des modalités d'emploi des grenades lacrymogènes à effet de souffle, dites GLI [pour grenade lacrymogène instantanée]. L'utilisation de ces munitions devra désormais se faire en binôme, un binôme composé du lanceur lui-même et d'un superviseur ayant le recul nécessaire pour évaluer la situation et guider l'opération.
  • L'enregistrement vidéo de toutes les opérations de maintien de l'ordre à risques.
  • La mise en place d'un groupe de travail commun police et gendarmerie nationales afin d'améliorer la doctrine du maintien de l'ordre.
  • Dans le souci d'informer clairement les manifestants sur l'évolution de postures des forces de l'ordre, une information plus claire sera dispensée. Le libellé des sommations faites au cours des opérations sera revu pour mieux faire la distinction entre les différents degrés de réponse des forces. Une annonce visuelle complètera cette information clarifiée.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 19:55
Sivens : Publication du rapport des inspections générales de la police et de la gendarmerie nationale

 

13 novembre 2014 interieur.gouv.fr

 

Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, a annoncé, le jeudi 13 novembre, lors d'une conférence de presse, la publication du premier rapport des inspections générales de la police et de la gendarmerie nationales sur l'emploi des munitions dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre.

 

Au cours de cette même conférence, le ministre a annoncé une série de mesures destinées à prévenir tout nouveau drame :

  • L'interdiction de l'utilisation par les forces de l'ordre des grenades offensives dans les opérations de maintien de l'ordre.
  • Le durcissement des modalités d'emploi des grenades lacrymogènes à effet de souffle, dites GLI [pour grenade lacrymogène instantanée]. L'utilisation de ces munitions devra désormais se faire en binôme, un binôme composé du lanceur lui-même et d'un superviseur ayant le recul nécessaire pour évaluer la situation et guider l'opération.
  • L'enregistrement vidéo de toutes les opérations de maintien de l'ordre à risques.
  • La mise en place d'un groupe de travail commun police et gendarmerie nationales afin d'améliorer la doctrine du maintien de l'ordre.
  • Dans le souci d'informer clairement les manifestants sur l'évolution de postures des forces de l'ordre, une information plus claire sera dispensée. Le libellé des sommations faites au cours des opérations sera revu pour mieux faire la distinction entre les différents degrés de réponse des forces. Une annonce visuelle complètera cette information clarifiée.

 

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 17:45
Paris et Tunis renforcent leur coopération pour contrer les djihadistes

 

11.11.2014 Par Marie-Amélie Lombard envoyée spéciale à Tunis – LeFigaro.fr

 

Le ministre français de l'intérieur était lundi à Tunis pour coordonner la lutte contre le terrorisme et prévenir le départ de ressortissants français ou tunisiens vers la Syrie et l'Irak.

 

La lutte contre le terrorisme était au centre du déplacement qu'a fait lundi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve en Tunisie. A plusieurs titres, Paris et Tunis sont en première ligne face à la menace djihadiste et au phénomène des départs de leurs ressortissants pour la guerre sainte en Syrie. Quelques chiffres l'illustrent. Les Français sont les plus nombreux parmi les Européens à rejoindre les rangs de l'Etat islamique ou d'Al Nosra. Au total, un millier d'entre eux ont réalisé ce projet ou tenté de le faire. Les Tunisiens forment, eux, le plus gros contingent parmi les combattants étrangers en Syrie. Selon les évaluations officielles, entre 2 000 et 3 000 Tunisiens sont concernés, parmi lesquels environ 500 ont trouvé la mort au Moyen-Orient et 500 sont revenus.

 

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 12:55
La lutte contre le terrorisme

 

4 novembre 2014 - gouvernement.fr

 

Le projet de loi, définitivement adopté le 4 novembre 2014 par le Parlement, vise à renforcer les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme. Les événements récents ont mis en lumière certains manques de notre législation qu’il importait de combler afin de mieux prévenir et mieux réprimer de tels actes.

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 16:56
Photo MinInt

Photo MinInt

 

09/07/2014 gouvernement.fr

 

Bernard Cazeneuve a présenté en Conseil des ministres le projet de loi visant à renforcer le plan gouvernemental de lutte contre la radicalisation violente et les filières terroristes. La mesure phare : l'interdiction de sortie du territoire pour mineurs ou majeurs convaincus de vouloir rejoindre une terre de djihad.

 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 06:55
Intelligence économique : un "cyberpréfet" pour lutter contre des "cybermenaces"

 

04/06/2014 Boursorama

 

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé mercredi le lancement de "plans d'action" en matière d'intelligence économique et la nomination prochaine d'un "cyberpréfet".

 

Le ministre, qui ouvrait les travaux des 6e Rencontres parlementaires de la Sécurité nationale à Paris, a insisté sur l'action de la place Beauvau "dans l'animation du réseau territorial de l'intelligence économique" notamment sous l'autorité des préfets de région, spécialement formés à cet égard selon lui.

 

Il a aussi insisté sur l'action des services de police, de gendarmerie et de renseignement sous son autorité, évoquant notamment la nouvelle Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dont la "cyberdéfense compte parmi les priorités" avec la lutte contre le terrorisme.

 

"Des menaces contre nos entreprises sont multiples", a dit Bernard Cazeneuve évoquant les "cyberattaques" dont sont victimes plus d'un tiers des sociétés françaises de moins de 250 salariés, selon des estimations qu'il a reprises à son compte.

 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 12:30
Deux français de l'EIIL en Syrie - Apr 2014

Deux français de l'EIIL en Syrie - Apr 2014

 

30/04/2014 Par Jean-Marc Leclerc, lefigaro.fr



Devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a estimé mercredi que 120 candidats au djihad sont actuellement en transit entre la France et la Syrie.

 

Bernard Cazeneuve était mercredi matin devant la commission des lois de l'Assemblée nationale. Le ministre de l'Intérieur présentait aux parlementaires son plan de lutte contre les filières djihadistes, annoncé la semaine dernière. À cette occasion, il a exposé plusieurs chiffres qui révèlent l'importance du phénomène. Selon lui, 285 ressortissants français se trouvent actuellement sur le territoire syrien. L'évolution de ce chiffre sur le long terme inquiète Bernard Cazeneuve. Le nombre de combattants a connu une nette augmentation avec une hausse de 75 % en l'espace de quelques mois. Ainsi, 120 candidats au djihad sont actuellement en transit entre la France et la Syrie, précise le ministre. Une centaine de combattants sont pour leur part revenus dans l'Hexagone alors que 25 djihadistes français ont péri depuis le début des combats en Syrie.

 

Pour enrayer ce phénomène, Bernard Cazeneuve a présenté la semaine dernière une quinzaine de mesures, promettant une mise en place rapide. La principale d'entre elle est déjà effective. Les Français qui souhaitent signaler un candidat au djihad disposent depuis mardi d'un numéro vert, le 0 800 005 696, pour prévenir les autorités. Ce numéro est destiné aux familles. L'objectif est «qu'un dispositif soit mobilisé pour éviter qu'un départ se produise quand des familles sentent que l'un des leurs est en train de basculer», a expliqué mercredi sur France 2 le ministre.

 

Au bout de la ligne, les hommes du Centre national d'assistance et de prévention de la radicalisation répondent de 9 heures à 17 heures, cinq jours sur sept. Un formulaire de signalement est également en ligne depuis la fin de la semaine dernière. Une fois traitée, l'information sera transmise aux préfets concernés. À ces derniers, ensuite, de mobiliser les moyens de l'État pour accompagner la famille concernée. Ce dispositif laisse de nombreux experts sceptiques. «Dans la plupart des cas, les familles n'ont rien vu. Il ne suffit pas qu'un mineur ou qu'un jeune adulte se laisse pousser la barbe ou arrête de boire de l'alcool. Aujourd'hui, plus aucun terroriste un peu malin ne porte la barbe», explique une source proche du renseignement à l'AFP.

 

En plus de ce volet préventif, la place Beauvau souhaite également inscrire le nom de candidats au djihad sur le système d'information Schengen et sur le fichier des personnes recherchées, faire passer les interceptions de sécurité de 10 jours à un mois, que des enquêteurs puissent aller sur le net de «façon anonyme» pour entrer sur les réseaux et les démanteler. Le ministre de l'Intérieur doit encore préciser dans le détail les modalités d'application de ces mesures.

 

L'agenda de Bernard Cazeneuve s'annonce donc chargé. Il est attendu ce mercredi après-midi à Londres pour y rencontrer ses homologues britannique, belge et allemand. Ils doivent préparer une grande réunion sur le sujet qui doit se tenir la semaine prochaine à Bruxelles.

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 11:55
France: L'industrie de la défense s'alarme de nouvelles coupes budgétaires

 

08/11/2013 boursorama.com (AFP)

 

L'industrie de la défense est très inquiète de voir le ministre du Budget préparer des coupes dans le budget de la défense que le président François Hollande s'était engagé à préserver, a déclaré vendredi le président du syndicat qui la représente.

 

"On parle d'annuler 600 millions d'euros de crédits sur le budget de la défense 2013 (...) L'impact immédiat sur le tissu industriel va être colossal", a déclaré à l'AFP Marwan Lahoud, président du Gifas, qui regroupe les sociétés spécialiste du secteur de l'industrie aéronautique, spatiale et militaire.

 

Le ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve a annoncé jeudi dans une interview au journal Les Echos que des économies de 3 milliards d'euros seraient "réparties sur l'ensemble des ministères".

 

"C'est une inquiétude très forte de toute l'industrie", a poursuivi M. Lahoud, également chef de la stratégie du groupe d'aéronautique et de défense EADS.

 

"Ces annulations vont porter sur les dépenses d'équipement, elles ne vont pas porter sur les dépenses incompressibles, comme les opérations extérieures ou la rémunération".

 

Et d'après lui, ce ne sont pas tellement les grands groupes qui seront touchés, les deux tiers des annulations affecteront les équipementiers avec qui ils sous-traitent. "On attaque directement le tissu de la sous-traitance", a prévenu le dirigeant d'EADS.

 

"Le président de la République a déclaré solennellement qu'on conserverait ces crédits là, avant même que l'exécution de la Loi de programmation militaire 2014-2019 ait commencé, on voit qu'elle n'est pas garantie".

 

L'industrie de la défense avait accepté contrainte et forcée la réduction des crédits militaires qui va entraîner des réductions et des étalements de programme dans les années à venir.

 

"On savait qu'il y avait des adaptations nécessaires et on était prêt à les gérer, mais ce qui est en train de se passer c'est qu'on va sortir du cadre de ce qui est gérable et maîtrisable", a insisté M. Lahoud

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