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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 19:35
Mitsubishi F-2

Mitsubishi F-2

 

4 avril Par Edouard Pflimlin, chercheur associé à l’IRIS, et Yann ROZEC, diplomé d’IRIS Sup’

 

Le Japon a adopté mardi 1er avril de nouveaux principes concernant les exportations d’armes. La situation économique difficile du Japon et l’arrivée au pouvoir du conservateur Shinzo Abe avaient créé un contexte favorable à un éventuel assouplissement des règles encadrant sévèrement les exportations depuis cinquante ans. Désormais, le Japon pourra vendre des armes, y compris à l’ONU, afin de contribuer à la sécurité de ses intérêts et participer à des coopérations internationales (1). Les restrictions sont dorénavant réduites uniquement aux pays en guerre et ou sous embargo des Nations Unies.



Edictés en 1967, trois principes régissaient les exportations japonaises : aucune vente ne peut être destinée aux pays du bloc communiste, aux pays sous embargo du Conseil de Sécurité de l’ONU et aux pays en guerre(2). En 1976, le Collateral Policy Guideline déclare que le gouvernement du Japon « ne promouvra pas les exportations d’armes, quelle que soit la destination » (3). Dans les faits, il s’agissait d’une interdiction complète des exportations. Très contraignantes, ces règles ont été peu à peu remises en question.
 

A partir de 1983, le Japon a cependant accepté de livrer de la technologie de défense aux États-Unis seulement. La coopération industrielle et les possibilités d’exportation vers les USA ont été envisagées notamment dans le cadre de l’avion de combat FSX et aussi dans le cadre du programme d’Initiative de défense stratégique (IDS plus connu sous le nom de "Guerre des étoiles") avec la coopération pour la défense antimissiles.
 

20 ans plus tard, en 2004, la suppression de ces principes a été envisagée, notamment par le directeur de l’Agence de Défense S. Ishiba, mais finalement, seule une exception générale avait été accordée au profit des Etats-Unis (4). Le point 7 de la Politique japonaise en termes de contrôle des exportations d’armes incluait les exportations de technologies dans les restrictions, si bien que les transferts de technologies ne pouvaient être destinés qu’aux seuls Etats-Unis (5). Le développement conjoint du missile antimissile SM-3 avec les Etats-Unis a marqué un premier pas en ce sens puisqu’une dérogation est négociée pour une vente export vers des pays alliés (6). En 2011, le précédent Premier ministre japonais, M. Yoshihiko Noda, s’abritant derrière le contexte de lutte contre le terrorisme, a assoupli une première fois ces règles. « La principale caractéristique de ces nouveaux standards était d’autoriser l’exportation dans les cas impliquant les opérations de maintien de la paix et les efforts de coopérations internationales ainsi que les cas de développement et de production internationaux de systèmes d’armes » (7). Cette atténuation permet la vente de dix patrouilleurs aux Philippines dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la piraterie.(8)

Ces nouvelles lignes directrices en matières d’exportations d’armes sont un pas de plus vers une normalisation du Japon, telle que souhaitée par le Premier ministre Shinzo Abe.
 

Perspectives offertes

Ce dernier est désireux d’étendre les liens de la défense japonais au-delà des États-Unis à d’autres pays asiatiques. Le Japon fournit déjà la Garde côtière des Philippines avec des navires de patrouille et négocie la vente à l’Inde d’avions amphibies de recherches et de sauvetage US-2, construits par le conglomérat industriel ShinMaywa.
 

Ce nouvel assouplissement des conditions d’exportation devrait donc offrir de nouvelles opportunités pour l’industrie de défense japonaise et les alliés de Tokyo.
 

Désormais, le Japon pourrait par exemple autoriser ses poids lourds de l’industrie de défense Mitsubishi Heavy Industries, Kawasaki Heavy Industries ou IHI à livrer des équipements militaires à des gouvernements luttant contre la piraterie maritime ou à équiper des armées de nations amies d’Asie du Sud-Est. Outre les Philippines, il pourrait ainsi être question de l’Indonésie, du Vietnam ou d’autres pays riverains de la mer de Chine méridionale qui s’inquiètent, comme le Japon, des ambitions maritimes grandissantes de la Chine. Tokyo pourrait notamment leur vendre des navires d’occasion.
 

Les nouvelles règles vont permettre le développement et la production d’armes en partenariat avec les Etats-Unis et des pays européens, ainsi que l’exportation d’équipements militaires à des fins pacifiques et humanitaires, comme dans le cas de missions de maintien de la paix de l’ONU.
Le Japon produit déjà un grand nombre de ses armes sous licence de sociétés de défense des États-Unis et il développe en commun avec ceux-ci la dernière version du missile antimissile SM-3 mais il a peu de systèmes intégrés domestiques. Aussi des sociétés de défense japonaises voient des opportunités dans des développements en commun avec des entreprises étrangères ou pour fournir des composants.
 

Le gouvernement de M. Abe a fait valoir que les restrictions doivent être assouplies pour permettre au Japon de participer à des projets de développement d’armes de nouvelle génération, qui sont complexes, coûteux et internationaux. Un exemple souvent cité est le F-35 Joint Strike Fighter, développé par les États-Unis en partenariat avec huit autres pays, que le gouvernement de M. Abe a d’ailleurs ajouté à une liste d’exceptions à l’interdiction d’exportation d’armes qui a été publiée l’an dernier. Tokyo en a acheté une quarantaine d’exemplaires.
 

Des exportations très encadrées

Les projets de coopération devraient se multiplier. Toutefois, des contraintes demeurent. Une procédure encadre les exportations et la coopération. Dans le nouveau régime, les ministères de la défense, des affaires étrangères et du commerce effectueront normalement les contrôles. Le Conseil de sécurité nationale (NSC), un organisme lancé en décembre 2013 pour accélérer la prise de décision en matière de défense et de politique étrangère, décidera d’autoriser les exportations lorsque les transactions sont considérées comme importantes et nécessitent de la prudence. Le gouvernement publiera aussi des rapports annuels sur les équipements approuvés pour l’exportation par les ministères mentionnés et dévoilera certaines informations sur les affaires traitées par le NSC.
 

Par ailleurs, Tokyo précise toutefois qu’il ne vendra pas d’armes létales comme des tanks ou des avions de chasse. Le gouvernement Abe n’aura donc pas les mains totalement libres. Selon un récent sondage réalisé en février par l’agence de presse Kyodo, près de 67 % des Japonais seraient opposés à des exportations d’armes. Il y aura un travail de conviction et de persuasion à mener s’il veut aller encore plus loin.

Hormis son opinion publique, celle de son grand voisin, la Chine, importe. Pékin s’inquiète, a déclaré mardi 1er avril 2014 Hong Lei, porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois. « Nous espérons que la partie japonaise pourra tirer des leçons de l’histoire et prêter attention aux inquiétudes de ses voisins asiatiques quant à la sécurité », a-t-il souligné. Du côté de la Corée du Sud, c’est le maximum de « transparence » qui est jugé indispensable dans la mise en œuvre des nouvelles lignes directrices.
 

Au total, si le Japon doit tenir compte de son opinion et de celles de certains de ses voisins, « les nouvelles conditions permettront au Japon de développer conjointement des armes avec ses alliés et de donne à son industrie de défense accès à de nouveaux marchés et de la technologie de pointe », souligne à juste titre la BBC. C’est d’ailleurs avec Londres et les entreprises du Royaume-Uni que sont envisagées des coopérations en matière d’industrie de défense.
 

La visite début avril 2012 du Premier ministre britannique David Cameron, qui a rencontré à Tokyo son homologue Yoshihiko Noda, a ouvert la voie à une coopération industrielle sur certains projets d’armement. Un cadre de coopération en matière d’équipement de défense signé entre les deux nations en juillet 2013 le confirme. La première collaboration attendue concerne la protection chimique, bactériologique, radiologique et nucléaire. Plus largement, certains experts estiment que cet accord pourrait ouvrir la voie à des exportations d’armement plus conséquentes.
 

La France, qui a marqué à plusieurs reprises son intérêt stratégique pour l’Asie, envisage aussi une coopération en matière de défense. Elle a d’ailleurs été discutée lors de la visite du président François Hollande au Japon en juin 2013. La visite attendue de Shinzo Abe en mai en France pourrait être l’occasion d’annoncer des coopérations dans différents domaines (hélicoptères, propulsion sous-marine et drones sous-marins notamment).
 

(1) « New arms exports principles, guidelines are adopted by Abe cabinet », Japan Times, 1er avril 2014.
(2) Site du ministère des Affaires Etrangères du Japon, Japan’s Policies on the control of Arms exports, MOFA.
(3) Japan’s Policies on the control of Arms exports, MOFA
(4)Guibourg DELAMOTTE, La politique de défense du Japon, Presses universitaires Françaises, Paris, 2010, p. 255.
(5) Site du Ministère des Affaires Etrangères du Japon, Japan’s Policies on the control of Arms exports, MOFA.
(6)John GREVATT, « Japan moves closer to standart missile 3 export accord », Jane’s Defense Weekly, 27 mai 2011.
(7) « Noda administration bids farewell to arms export ban », The Asahi Shimbun, 28 décembre 2011
(8) « Japan grants PH soft loan for 10 patrol boats », Manila Standard Today, 14 février 2013.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 11:45
Renncontre entre le commandant de la 4è division d’escorte japonaise et le commandant de la force Atalante

Renncontre entre le commandant de la 4è division d’escorte japonaise et le commandant de la force Atalante

 

4 avril 2014, Portail des Sous-Marins

 

Le 30 mars, le navire-amiral de la force européenne Atalante, le TCD Siroco, et le destroyer japonais Samidare se sont donnés rendez-vous dans le golfe d’Aden. Le commandant de la 4è division d’escorte japonaise, le capitaine Hiroaki Tajiri, et des membres de son état-major ont rendu visite au commandant de la force Atalante, le contre-amiral Hervé Bléjean. Cette visite fait suite à l’étroite coopération développée entre les 2 bâtiments en janvier dernier, lors de l’attaque d’un navire de commerce par des pirates.

 

Le 18 janvier, le Siroco avait intercepté un dhow piraté qui avait été pisté par le Samidare et un avion de patrouille maritime japonais. Comme l’Union Européenne a conclu des accords avec des états de la région pour le transfert et le jugement des pirates présumés, le Siroco a appréhendé les pirates présumés. Cette action commune a montré l’efficacité de la coopération internationale dans les opérations de lutte contre la piraterie.

 

« Les interceptions coordonnées comme celle-ci sont l’exemple parfait de marines internationales travaillant en étroite coopération, et un bon moyen d’évaluer nos processus de protection des navires, » a commenté le commandant Le Quilliec.

 

Cette visite en mer s’est terminée par un partage d’expériences que les 2 équipages ont trouvé extrêmement utile.

 

Référence : Etat-major Atalante

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 07:35
A Kawasaki XC-2 military transport aircraft escorted by a Kawasaki T-4.

A Kawasaki XC-2 military transport aircraft escorted by a Kawasaki T-4.

 

 

02/04 Yann Rousseau, Correspondant à Tokyo - Les Echos.fr

 

Depuis les années 1960, les ventes des géants japonais du secteur devaient se limiter au marché national.

 

Début 1980, trois agents du KGB, se faisant passer pour des hommes d'affaires, approchèrent le bureau moscovite d'une maison de négoce japonaise. Ils cherchaient une machine capable d'usiner des turbines plus performantes pour une centrale électrique de Leningrad. Ils furent mis en relation avec la société Toshiba Machine. Et, un an plus tard, une commande d'un montant de plus de 4 millions de dollars était célébrée. Mais, en avril 1987, les Etats-Unis découvrirent que l'URSS utilisait l'engin pour fabriquer des hélices à propulsion « silencieuse » pour ses sous-marins nucléaires que Washington s'efforçait depuis des années de traquer.

 

Vertement réprimandé par son allié, Tokyo promit plus de vigilance pour faire respecter le strict embargo sur les exportations d'armes et de technologies sensibles que le pays, se proclamant pacifiste depuis 1945, s'était de lui-même imposé dans les années 1960. Et très peu de ventes d'équipements militaires furent ensuite tentées. Hier, le gouvernement de Shinzo Abe a annoncé qu'il allait, pour la première fois, assouplir ces principes d'interdiction et autoriser, sous contrôle, des ventes de matériel de défense à des nations ne représentant pas de menace pour la paix et la sécurité mondiale. « C'est l'un des plus grands changements de ces dernières décennies », résume Atsushi Tago, un professeur de relations internationales à l'université de Kobe.

 

Casser les coûts

 

Cet assouplissement, qui était réclamé par les grands industriels du secteur, va permettre de casser les coûts de développement des nouveaux équipements. Les groupes tels que Mitsubishi Heavy Industries, Kawasaki Heavy Industries ou IHI ne pouvaient jusqu'ici viser que le marché domestique de défense, estimé à seulement 1.500 milliards de yens (10,5 milliards d'euros) par an. « Désormais, ils pourront espérer produire de plus grandes séries avec des contrats ou des partenariats à l'étranger », explique Atsushi Tago, qui rappelle que les grands projets de défense se font désormais en association entre plusieurs nations. En accédant à ces projets internationaux et en s'autorisant à vendre des équipements aux pays amis de la région, notamment en Asie du Sud-Est, le Japon veut aussi doper son aura régionale et se présenter en puissance de résistance crédible face à la très rugueuse poussée d'influence de la Chine dans la zone. Dès hier soir, les autorités de Pékin n'ont pas manqué de se déclarer préoccupées par ce revirement japonais.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 07:35
Japan lifts own blanket arms export ban

 

 

April 2nd, 2014 defencetalk.com (AFP)

 

Japan on Tuesday lifted a self-imposed ban on weapons exports, introducing new rules covering the arms trade in a move supporters say will boost Tokyo’s global role, but which unnerved China.

 

The cabinet of Prime Minister Shinzo Abe approved a new plan that replaces the 1967 blanket ban, Chief Cabinet Secretary Yoshihide Suga told reporters.

 

Under the policy, arms sales are banned to conflict-plagued countries or nations that could undermine international peace and security, the sales must contribute to international peace and boost officially pacifist Japan’s security.

 

“Under the new principles, we have made the procedure for transfer of defence equipment more transparent. That will contribute to peace and international cooperation from the standpoint of proactive pacifism,” Suga said.

 

“And we will participate in joint development and production of defence equipment,” he said.

 

Japan’s post-World War II constitution, imposed by the US-led occupiers, banned the country from waging war.

 

That pacifism was embraced by the population at large and two decades later a weapons export ban was introduced.

 

Supporters hope the relaxation in the policy will boost home-grown arms manufacturers at a time of simmering regional tensions including a territorial row with China and fears over an unpredictable North Korea.

 

The new rules could allow Tokyo to supply weaponry to nations that sit along important sea lanes to help them fight piracy — an important strategic consideration for resource-poor Japan.

 

Japanese arms could potentially be shipped to Indonesia as well as nations around the South China Sea — through which fossil fuels pass — such as the Philippines, which has a territorial dispute with Beijing.

 

Japan already supplies equipment to the Philippines’ coastguard, an organization that is increasingly on the front line in the row with Beijing.

 

Any move to bolster that support with more outright weapon supplies could irk China, which regularly accuses Abe of trying to re-militarize his country.

 

On Tuesday, Chinese foreign ministry spokesman Hong Lei said Beijing was paying close attention to the relaxation of Tokyo’s arms ban.

 

“The policy changes of Japan in military and security areas concern the security environment and strategic stability of the whole region,” he said at a regular press briefing in Beijing.

 

“Due to historical reasons, Japan’s security policies are always closely followed by regional countries and the international community.”

 

China and Japan are at loggerheads over the ownership of a string of islands in the East China Sea, while Beijing is also in dispute with several nations over territory in the South China Sea, which it claims almost in its entirety.

 

The Tokyo-Beijing diplomatic relationship has long been marred by Japan’s expansionist romp across Asia in the first half of the 20th century.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 07:35
Crimea and South China Sea Diplomacy

 

April 01, 2014 By Sophie Boisseau du Rocher & Bruno Hellendorff – The Diplomat

 

Russia’s big move shows both the limits and importance of diplomacy in territorial disputes.

 

On March 18, China and ASEAN gathered in Singapore to pursue consultations on a Code of Conduct (COC) for the South China Sea, alongside talks on the implementation of the Declaration of Conduct (DOC). The gathering came at a time of rising preoccupation over a perceived creeping assertiveness by China in pursuing its maritime claims. Just one week before, Manila and Beijing experienced another diplomatic row, after Chinese Coast Guard vessels barred the resupply of Philippine marines based in the Spratly Islands.

In broader terms, several high-profile developments have hinted that China is becoming more inclined to consider the threat and use of force as its preferred vehicle for influence in the South China Sea. China’s considerable maritime build-up has been accompanied by the merging of its maritime agencies into a unified Coast Guard unit, the publication of maps with a 10-dash line covering Chinese claims in the South China Sea, and even the announcement of an Air Defense Identification Zone (ADIZ) in the East China Sea, covering the disputed Senkaku/Diaoyu islands. All have contributed to turning the South China Sea into “Asia’s cauldron,” as one renowned expert titled his last book. A widely circulated photograph picturing Chinese sailors forming the slogan “The Chinese dream, the dream of a strong military” on the deck of the Liaoning did nothing to help mitigate nervousness over Chinese aims and strategy in the region.

The timing of these China-ASEAN discussions coincided with rising tensions in Eastern Europe around the fate of Crimea. In recent days, neither international law nor European pressure have proved of much value in the face of Russian resolve. Illegal in many respects, the Crimean referendum was still deemed valid in Moscow, which subsequently annexed the region. The Ukrainian military bases in Crimea were rapidly overwhelmed by pro-Russian forces as the last vestiges of political control from Kiev were swept aside, making a return to status quo ante increasingly remote. Russia clearly has the upper hand in Crimea. It successfully promoted its interests through a combination of intimidation and crawling assertiveness while answering European and American criticisms by pointing to Western interventions in Kosovo and Libya. The larger consequences of this strategy for Euro-Russian relations and stability in Eastern Europe remain unclear. However, this demonstration of how, in certain situations, force prevails over diplomacy, a notion long fought by the European Union, has opened a new Pandora’s box.

Certainly, Russia’s bid to bend international norms in its favor through the use of force, and Western reactions to it are being watched with great interest, and probably some trepidation, in Beijing and Southeast Asia. Whether the Crimea issue will have influence in Southeast Asia, in the context of competing territorial claims, is far from clear. However, the Crimean and South China Sea issues have several elements in common. One of the most prominent is the complexity of managing—let alone solving—territorial disputes, especially when dealing with an evolving power. Another is that both cases stress the necessity but limited efficacy of diplomacy.

Confronted with a complex and contradictory China, Southeast Asian countries may derive a sense of urgency from developments in the Crimea. For ASEAN and its members, the crucial question may well be whether they can succeed in convincing China of the long-term benefits of diplomacy over force and fait accompli. It may well be ASEAN’s last chance: Negotiations began 22 years ago, in 1992, and have yet to produce convincing results for either party. If the 2002 Declaration reaffirmed a commitment to international law and freedom of navigation, there has been obvious evidence of unilateralism by certain parties, be they the Filipino government, the Chinese military or even the Hainan authorities. The case may be pressed further in light of the Crimea events: should a Code of Conduct be effectively agreed, with—as China made clear—no deadline for its actual implementation, will it suffice to curtail national frustration from any party, limit tensions and therefore avoid escalation?

Diplomacy is important. It is the channel through which the different stakeholders can showcase and explain their diverging perceptions and interests, communicate, negotiate, and ultimately create a path to de-escalation and stabilization for future common benefit. But it could also prove limited in that it is largely dependent on power configurations and functions under a series of conventions and norms that can either facilitate or constrain discussions. In the Crimean and South China Sea cases, diplomacy is largely, yet not exclusively, undertaken under the particular framework of one international institution (the EU or ASEAN) engaging one great power (Russia or China). Facilitating discussions is the fact that in both situations, stakeholders are connected through a series of strong economic, political and institutional interests. The bad news is that these networks of interests look rather fragile when history becomes a self-asserted, and emotional, argument. Moreover, internal divisions within both the EU and ASEAN have the consequence of blurring the common vision that their members may seek to promote, weakening their negotiating position and constraining the options available to their diplomats. In both cases, the basic worry for the EU and ASEAN alike is to come up with a compelling response to political and military resolve, with international law and negotiations offering little assistance.

The Singapore round of consultations on a Code of Conduct in the South China Sea produced no notable progress. That is not much of a surprise to experts already of the opinion that the very process is merely cosmetic and deserving of little attention, arguing that China will not give way on what it considers its national and sovereign territory. Other authors have explained that Chinese diplomats are content with the DoC, and will not push for quick progress on a CoC as the latter would inevitably hurt the national interest. Such speculation and doubt over the scope and effectiveness of the negotiations did not alter ASEAN’s official line: sanctions do not help; consultations are always better. Will the future prove that correct? It appears that ASEAN’s bet is to prove that China sees an interest in these talks and would gain in following certain rules not just in terms of image and status but also in promoting its views and “dream” through an ASEAN platform.

Before the recent events in Crimea, ASEAN’s diplomacy was considered adequate by most stakeholders—with the possible exception of the Philippines, which nonetheless ceaselessly appealed to the bloc for help. All claimant countries and their neighbors found an interest in pursuing dual-track negotiations with China, bilateral and multilateral, the latter stage mainly serving, via ASEAN, communication purposes. But now may be the time to consider adding more substance to the discussions, and more glue to the Southeast Asian claimants.

The Crimea is far from the South China Sea, and the two contexts certainly differ in many respects. But Russia’s bold move has shown that resorting to international law to contain a great power’s resolve is not always effective. Even in Moscow, few would disagree, pointing to the invasion of Libya or that of Iraq as counterexamples. Whether the events of the Crimea provide lessons to Chinese and ASEAN diplomats is unknown, but they have made a Code of Conduct for the South China Sea an urgent diplomatic imperative. Success would showcase China’s “peaceful rise” as it would ASEAN’s diplomatic capacity. The efforts of both partners to create stability and security would also be welcome news to a heavily challenged international community.

 

* Bruno Hellendorff is a Research Fellow and Dr. Sophie Boisseau du Rocher is an Associate Researcher at the Group for Research and Information on Peace and Security, Brussels.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 16:35
Japan Lifts Own Blanket Arms Export Ban

 

Apr. 1, 2014 Defense News (AFP)

 

TOKYO — Japan on Tuesday lifted a self-imposed ban on weapons exports, introducing new rules covering the arms trade in a move supporters say will boost Tokyo's global role, but which unnerved China.

The cabinet of Prime Minister Shinzo Abe approved a new plan that replaces the 1967 blanket ban, Chief Cabinet Secretary Yoshihide Suga told reporters.

Under the policy, arms sales are banned to conflict-plagued countries or nations that could undermine international peace and security, the sales must contribute to international peace and boost officially pacifist Japan's security.

"Under the new principles, we have made the procedure for transfer of defense equipment more transparent. That will contribute to peace and international cooperation from the standpoint of proactive pacifism," Suga said.

"And we will participate in joint development and production of defense equipment," he said.

Japan's post-World War II constitution, imposed by the US-led occupiers, banned the country from waging war.

That pacifism was embraced by the population at large and two decades later a weapons export ban was introduced.

Supporters hope the relaxation in the policy will boost home-grown arms manufacturers at a time of simmering regional tensions including a territorial row with China and fears over an unpredictable North Korea.

The new rules could allow Tokyo to supply weaponry to nations that sit along important sea lanes to help them fight piracy — an important strategic consideration for resource-poor Japan.

Japanese arms could potentially be shipped to Indonesia as well as nations around the South China Sea — through which fossil fuels pass — such as the Philippines, which has a territorial dispute with Beijing.

Japan already supplies equipment to the Philippines' coastguard, an organization that is increasingly on the front line in the row with Beijing.

Any move to bolster that support with more outright weapon supplies could irk China, which regularly accuses Abe of trying to re-militarize his country.

On Tuesday, Chinese foreign ministry spokesman Hong Lei said Beijing was paying close attention to the relaxation of Tokyo's arms ban.

"The policy changes of Japan in military and security areas concern the security environment and strategic stability of the whole region," he said at a regular press briefing in Beijing.

"Due to historical reasons, Japan's security policies are always closely followed by regional countries and the international community."

China and Japan are at loggerheads over the ownership of a string of islands in the East China Sea, while Beijing is also in dispute with several nations over territory in the South China Sea, which it claims almost in its entirety.

The Tokyo-Beijing diplomatic relationship has long been marred by Japan's expansionist romp across Asia in the first half of the 20th century.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 07:35
Séoul, Tokyo et Washington reprendront leurs pourparlers sur la défense à la mi-avril

 

2014-03-28 xinhua

 

Trois délégations d'officiels haut gradés des armées sud-coréenne, japonaise et américaine tiendront des pourparlers à Washington le mois prochain pour discuter de la coordination de la défense contre les menaces nucléaires et de lancements de missiles émanant de la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

 

Le colonel Wi Wong-seop, vice-porte-parole du ministère sud-coréen de la Défense, a annoncé lors d'un point de presse que le sixième cycle de pourparlers trilatéraux sur la défense entre les trois alliés, d'une durée de deux jours allait démarrer le 17 avril à Washington.

 

M. Wi a indiqué que pendant le dialogue annuel sur la coopération sécuritaire, les délégations des trois alliés allaient discuter de la façon de coopérer face aux menaces nucléaires et de lancements de missiles émanant de la RPDC, ainsi que face à des menaces non-militaires comme les opérations humanitaires ou post-catastrophes.

 

Le dialogue de défense a été enclenché en 2008 pour permettre aux trois nations de se coordonner  sur les questions de sécurité.

 

Le sixième cycle de pourparlers fait suite au sommet trilatéral entre la présidente sud-coréenne Park Geun-hye et le Premier ministre japonais Shinzo Abe sous l'arbitrage du président américain Barack Obama.

 

Pendant ce sommet qui s'est tenu en marge du Sommet sur la sécurité nucléaire cette semaine aux Pays-Bas, les trois chefs d'Etat se sont mis d'accord pour organiser des pourparlers tripartites entre leurs plus hauts émissaires sur les questions nucléaires qui avaient représenté les pourparlers à six suspendus depuis longtemps, en insistant sur le besoin de tenir un dialogue sur la défense entre hauts officiels.

 

La péninsule coréenne a connu une escalade des tensions depuis que la RPDC a lancé mercredi matin deux missiles à longue portée, vraisemblablement des Rodong capables de transporter des ogives nucléaires.

 

Ces missiles, qui ont parcouru une distance de 650 kilomètres, ont fini leur course dans les eaux qui font partie de la zone d'identification japonaise de défense aérienne. Il s'agissait du premier lancement de ce type de missiles depuis environ 5 ans, et du premier lancement depuis des lanceurs mobiles.

 

La RPDC avait auparavant orchestré une série de tirs de missiles à courte portée et d'obus au cours des dernières semaines, ce qui semblerait être une réaction aux exercices militaires annuels conjoints entre la Corée du Sud et les Etats-Unis.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 12:50
Au sommet de La Haye, 35 pays s'engagent à renforcer leur sécurité nucléaire

 

 

25 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

LA HAYE - Trente-cinq pays se sont engagés mardi à La Haye à renforcer leur sécurité nucléaire, notamment en appliquant des standards internationaux plus stricts, afin d'empêcher des terroristes de s'emparer de matériaux leur permettant de construire une bombe atomique.

 

Notre objectif est d'éliminer les maillons faibles de la sécurité nucléaire, a déclaré le ministre néerlandais des Affaires étrangères Frans Timmermans au second jour du sommet de La Haye.

 

Plus de cinquante dirigeants du monde entier participaient à ce 3e sommet destiné à s'assurer que des groupes terroristes ne puissent pas mettre la main sur des matériaux nucléaires.

 

Afin de ne pas freiner la volonté de certains pays à aller plus loin que d'autres dans les accords conclus, les Etats-Unis, les Pays-Bas et la Corée du Sud ont proposé aux participants qui le souhaitaient d'adhérer à une série de lignes de conduite basées sur celles de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

 

La France, la Turquie, l'Ukraine, le Japon et Israël font partie des 35 signataires du texte, qui n'a été signé ni par la Russie ni par la Chine.

 

Ce texte va de fait plus loin que le communiqué final du sommet, dont l'AFP a vu le projet, qui est perçu par de nombreux observateurs comme le plus petit dénominateur commun.

 

Les recommandations de l'AIEA représentent ce qui ressemble le plus à des standards internationaux, a soutenu le secrétaire américain à l'Energie Ernest Moniz.

 

L'accord conclu entre les 35 pays vise à construire une architecture mondiale garantissant la sécurité nucléaire, notamment en promouvant une plus grande transparence, l'échange d'informations et l'établissement de bonnes pratiques partagées par tous.

 

La sécurité nucléaire relève de la responsabilité nationale mais il est essentiel de la renforcer au niveau international, en apprenant des expériences des uns des autres ou en appliquant les lignes de conduite de l'AIEA, a soutenu M. Timmermans.

 

La sécurité nucléaire est au centre de l'héritage politique que Barack Obama souhaite laisser: il avait assuré en 2009 que le terrorisme nucléaire était la menace la plus immédiate et la plus extrême pour la sécurité mondiale.

 

Les premiers sommets nucléaires avaient été organisés en 2010 à Washington et en 2012 à Séoul. Après le sommet de La Haye, un sommet final doit être organisé en 2016.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:35
source Les Yeux du Monde

source Les Yeux du Monde


24.03.2014 Charles CASTA - Portail de l'I.E.
 

Depuis 2012, et malgré les récentes déclarations amicales de Washington et Pékin, on observe une montée des tensions dans le Pacifique. Parallèlement, l'Asean refuse de prendre position, tiraillée en interne entre partisans américains et chinois. Dans le cadre d' un éventuel conflit, quelles seraient alors les options de l'organisation asiatique?

 

Le sommet informel de juin 2013 entre Barack Obama et son homologue chinois Xi Jinping a laissé entrevoir la possibilité d’un apaisement des tensions dans les relations sino-américaines comme en témoigne la déclaration du président chinois qui souhaite voir émerger une nouvelle ère de relations bilatérales basées sur la paix, la tolérance et la coopération. Néanmoins, les nombreux incidents qui ont émaillé la fin de l’année 2013 (instauration chinoise d’une zone aérienne d’identification en mer de Chine de l’Est et d’une zone de pêche contrôlée en mer de Chine du Sud, incident entre le navire militaire américain Cowpens et une frégate chinoise) laissent plutôt penser que l’affrontement stratégique entre Pékin et Washington dans le Pacifique est sérieux et s’inscrit dans le long terme. A côté des deux premières puissances mondiales, la puissance régionale montante, l’Asean, créé en 1967 à Bangkok, tente de résoudre pacifiquement les conflits et de prévenir l'escalade des tensions impliquant la Chine et une majorité de ses dix Etats membres. Si l’organisation a jusqu’à présent toujours réussi à empêcher la naissance d’un conflit armé, quel serait son rôle dans un affrontement sino-américain ?

 

Les raisons laissant penser à un futur conflit

 

De retour en Asie du Sud-Est depuis 2011, les Etats-Unis ont officiellement justifié ce revirement géostratégique par la volonté d’assurer la liberté de navigation en mer de Chine. Officieusement, il s’agit surtout de contrer la politique offensive chinoise et de rassurer ses alliés japonais ou coréen. Retour sur les points sensibles de la zone Pacifique :

Quelle place pour l’Asean dans le futur conflit sino-américain dans le Pacifique ?

 

Situées à 90 milles nautiques à l’ouest d’Okinawa, les îles Senkaku sont une source de tensions récurrente depuis que la  République de Chine en dispute la souveraineté au Japon. Objet de tensions croissantes depuis 2010, l’aspect économique constitue le cœur du conflit dans la mesure où les eaux bordant l’archipel recèlent d’importants gisements d’hydrocarbures (champ gazier de Chunxiao) et de ressources halieutiques (bonite notamment). La nationalisation récente de l’archipel revêt une double importance pour Tokyo : faire étalage de sa puissance face au voisin chinois et tester son allié américain.

 

Quelle place pour l’Asean dans le futur conflit sino-américain dans le Pacifique ?

Les relations entre la Chine et le Japon se sont encore tendues fin novembre 2013 suite à la décision unilatérale chinoise d’instaurer une « zone aérienne d’identification » (ZAI) dans l’espace aérien des îles Senkaku. En réaction, Tokyo a pour la seconde fois depuis 2010 modifié sa stratégie de défense, en accroissant l’intégration et la mobilité de son armée. Cette nouvelle stratégie permettrait au Japon de reprendre les îles du Sud-Ouest de l’Archipel dans l’hypothèse d’une invasion chinoise. Parallèlement, Washington a immédiatement réagit en envoyant deux bombardiers B52 survoler la zone. Si l’annonce, le 31 Janvier dernier, par le quotidien japonais « The Asahi Shimbun » de l’intention chinoise d’instaurer une nouvelle ZAI dans la partie sud de la mer de Chine s’avérait réelle, on peut se demander comment réagirait Washington qui a déjà refusé de reconnaitre la première zone.

L’instauration chinoise d’un accord préalable de pêche : Le 1er Janvier dernier, Pékin a annoncé la mise en place d’un accord préalable de pêche pour tout navire étranger souhaitant pêcher dans les eaux de mer de Chine du sud. Officiellement mise en œuvre pour préserver les ressources halieutiques de la zone et  protéger la pérennité de l’industrie de pêche, cette décision s’est accompagnée de l’envoi de patrouilleurs dans la zone ainsi qu’en Malaisie.

Pékin a aussi répliqué à la mise en place de la stratégie américaine « Air Sea Battle » par le déploiement de missiles anti-navires dans le cadre de sa stratégie « A2/AD ». Cette décision est vécue par Washington comme la volonté chinoise d’empêcher, dans le cadre d’un futur conflit, toute progression américaine dans la zone.

Enfin, la lutte pour le contrôle de la voie maritime Sulu-Sulawesi-Makassar-Lombok oppose chinois et américains à propos d’une faille sous-marine traversant l’archipel des Spratleys d’Ouest en Est. Contrôler cette faille permettrait à Washington ou Pékin de posséder une alternative au détroit de Malacca en cas de crise internationale. Cela permettrait également d’avoir un œil sur la mer de Sulu et notamment le détroit de Balabac, qui est depuis 2012 au centre des préoccupations australienne, philippine et américaine. Ce point stratégique permet de contrôler les flux des sous-marins chinois dans la zone. Ce n’est d’ailleurs pas innocent si les Etats-Unis ont inauguré il y a peu une nouvelle base à Darwin en Australie.

 

Quelles conséquences pour l’ASEAN ?

Les tensions sino-américaines, directes ou indirectes, ont des répercussions inévitables sur l’Asean. Si les Etats membres de l’organisation ont toujours refusé de choisir entre Washington et Pékin, afin de préserver ses valeurs d’unité et de neutralité, cet « Asean way » est à l’heure actuelle soumis à rude épreuve. En effet, depuis le retour des Etats-Unis dans la zone Pacifique, plusieurs pays membres de l’Asean comme le Vietnam ou la Birmanie s'en sont rapprochés pour contrer la menace chinoise. Ces stratégies ont des répercussions au sein de l’Asean qui voit son unité menacée entre les «pro-chinois » d’une part (Cambodge, Laos) et les pro-américains d’autre part (Vietnam, Philippines). Quels sont alors les scenarii envisageables pour l’organisation dans ses relations avec la Chine et les Etats-Unis ?

 - Un rapprochement avec la Chine pour approfondir la coopération économique. L’Asean reconnait elle-même que « l’Asean + 3 » (Chine, Japon et Corée Sud) est l’architecture diplomatique la plus à-même de bâtir une communauté est-asiatique. Dans ce scénario, les Etats membres se rapprocheraient du voisin chinois avec lequel ils ont déjà planifié des projets d’intégration économique et de développement notamment dans les domaines touristiques, technologiques et d’infrastructures. Choisir Pékin plutôt que Washington relèverait donc d’une stratégie économique visant à développer l’intégration économique et profiter des énormes débouchés offerts par la croissance chinoise. Etant donné que les Etats-Unis refusent de s’impliquer dans les affaires internes de l’Asean, ce scénario ne pourrait être exclu à l’avenir.

 - Un rapprochement avec les Etats-Unis pour contrer la menace militaire et l’influence grandissante de Pékin. Dans ce scenario, les Etats membres de l’Asean opteraient pour la protection militaire offerte par Washington dans le cadre des conflits territoriaux en mer de Chine. Certains pays comme les Philippines ou le Vietnam ont d’ailleurs déjà effectué de choix. Coté économique, ce rapprochement pourrait aboutir à terme à la mise en place du partenariat Trans-Pacifique. Quatre pays (Vietnam, Brunei, Malaisie et Singapour) participent actuellement aux négociations. Cela pourrait également accélérer la mise en place de l’initiative E3 « Expanded Economic Engagement » qui vise à accroitre le commerce et les investissements entre les Etats-Unis et l’Asean.

 - Rester dans ligne directrice historique du « non alignement ». La troisième option reste le statu quo et l’arbitrage entre les influences américaine et chinoise. Cette stratégie a déjà fait ses preuves par le passé mais est de plus en plus dangereuse à l’heure d’une montée des tensions dans la rivalité sino-américaine. De plus, cet arbitrage pourrait à terme menacer l’unité de l’organisation. Pour William Toe, professeur à l’université nationale australienne, la stratégie de « l’Asean way » de l’Asean doit être remise en question si l’organisation ne veut pas imploser.

 

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 12:35
East Asia’s security architecture – track two

 

Alerts - No18 - 21 March 2014 Eva Pejsova

 

Although East Asia’s security environment has long been known for its instability, the recent escalation of tensions between China and Japan has been followed with unprecedented concern. Besides the real risk of accidental clashes in the disputed waters due, inter alia, to the disruption of communication channels, the way in which both Beijing and Tokyo have chosen to deal with the crisis is an indication of an emerging shift in strategic thinking that will most likely have an impact on the evolution of the whole region.

As a result, debates on the need to rethink the security architecture in the region have become more frequent. Existing regional security-focused multilateral platforms could indeed contribute to stability in the region and in this context, various informal mechanisms – so-called ‘track-two’ diplomacy – often become invaluable channels for communication and interaction.

 

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 08:35
Ssang Yong 2013 photo USPACOM

Ssang Yong 2013 photo USPACOM

 

20 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

SEOUL - Plus de 10.000 soldats américains participeront la semaine prochaine à un exercice de débarquement en Corée du Sud, dans le cadre de manoeuvres annuelles auxquelles le Nord a répondu par des tirs de missiles, a annoncé l'armée US.

 

Le Japon et le régime nord-coréen sont de leur côté convenus jeudi de relancer des discussions au niveau gouvernemental suspendues en 2012.

 

Les exercices de débarquement amphibie américano-sud-coréens, baptisés Ssang Yong (Dragons jumeaux), comptent parmi les plus ambitieux jamais réalisés par les deux alliés, selon la presse locale.

 

Ils se tiendront entre le 27 mars et le 7 avril sur la côte sud-est de la Corée du Sud et mobiliseront 7.500 soldats d'infanterie de marine, 2.000 membres des forces navales, a précisé un porte-parole de l'armée américaine à l'AFP.

 

Selon l'agence de presse sud-coréenne Yonhap, 4.500 soldats sud-coréens y prendront part.

 

Ssang Yong 14 est un exercice annuel conjoint réalisé par les forces d'infanterie et de marine avec la ROK (République de Corée, Corée du Sud) afin de renforcer l'interopérabilité et les relations de travail des deux armées, a souligné l'armée US dans un communiqué.

 

La Corée du Sud et les Etats-Unis, qui maintiennent 28.500 soldats en permanence sur le territoire sud-coréen, ont lancé le 24 février leurs manoeuvres annuelles conjointes qui doivent durer jusqu'à la mi-avril.

 

Dans une apparente démonstration de force destinée à manifester son mécontentement, la Corée du Nord, qui voit dans ces exercices une répétition générale à l'invasion de son territoire, a effectué de multiples tirs de missiles ces dernières semaines.

 

Et la puissante Commission nord-coréenne de défense nationale a menacé de faire une nouvelle démonstration de sa force de dissuasion nucléaire.

 

De telles déclarations, selon les analystes, augurent de possibles préparatifs en vue d'un quatrième essai nucléaire, après ceux réalisés en 2006, 2009 et en février dernier.

 

Après des mois de fortes tensions à l'hiver 2012 et au printemps 2013, les relations entre Séoul et Pyongyang sont néanmoins entrées dans une phase de calme relatif, qui s'est traduit le mois dernier par la réunion de familles séparées par la guerre de Corée (1950-1953), les premières depuis trois ans.

 

La Corée du Nord a également repris langue avec le Japon, ancienne puissance coloniale dont la présence brutale entre 1910 et 1945 sur la péninsule coréenne continue de générer des frictions entre Tokyo d'un côté, Séoul et Pyongyang de l'autre.

 

Des diplomates japonais et nord-coréens se sont mis d'accord pour prendre les dispositions en vue d'une reprise des consultations au niveau des gouvernements, a déclaré à l'AFP une responsable du ministère japonais des Affaires étrangères.

 

Les deux pays n'entretiennent pas de relations diplomatiques. Tokyo insiste pour que soit résolue la question des enlèvements de citoyens japonais par la Corée du Nord durant la Guerre froide, que Pyongyang forçait ensuite à enseigner la langue et la culture nippones à ses espions.

 

De son côté, Pyongyang estime que le Japon doit encore des compensations et des excuses pour son occupation de la péninsule coréenne.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 17:45
Funding for MISCA

 

18 March 2014 defenceWeb

 

In the space of two days more than US$ five million has been donated to the African Union (AU) in support of various peace and stability efforts on the continent.

 

Japanese ambassador to Ethiopia and the country’s permanent representative at the AU gave US$ five million to Smail Chergui, AU Commissioner for Peace and Security, less than 24 hours after the Namibian Ambassador to the East African country, Anne Mamakau, pledged half a million dollars to the continental body.

 

An AU statement said the Japanese contribution would go towards aiding the police and civilian component of the African-led International Support Mission in the Central African Republic (CAR) (MISCA) as well as efforts to bring peace and stability to Sudan and the continent’s newest state, South Sudan.

 

Accepting the funding Chergui said: “This contribution comes just as the AU finds itself on the cusp of significant improvements in CAR but much remains to be done to find a lasting solution to conflicts in the region”.

 

Ambassador Kazuhiro Suzuki was appreciate of progress made by MISCA since its deployment in December 19 and said the contribution from his country was “an acknowledgement of the value of the AU intervention in CAR as well as Africa’s ability to address this and other conflicts in the region”.

 

The Namibian donation was in response to a request by the AU Peace and Security Council in February for member states to mobilise support for MISCA in its efforts to resolve what Chergui called “the multi-dimensional crisis” in the CAR.

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 08:35
US-2 amphibious  aircraft

US-2 amphibious aircraft

 

MOSCOU, 14 mars - RIA Novosti

 

Le gouvernement japonais a préparé un projet de loi pour autoriser le pays à exporter des armes. L'initiative est appuyée par les lobbyistes de grandes compagnies comme Mitsubishi Heavy Industries et Kawasaki Heavy Industries, qui souhaitent entrer sur le prometteur marché asiatique, écrit vendredi le quotidien RBC Daily.

La concurrence japonaise ne représente aucune menace particulière pour la Russie, bien que cette dernière puisse perdre les contrats pour la livraison d'avions amphibie en Inde selon les analystes.

Le gouvernement du premier ministre Shinzo Abe pourrait convenir des nouvelles règles pour les exportations d’armes d'ici fin mars. En 1967, Tokyo avait adopté ses fameux "trois principes", interdisant au pays d'exporter des armes dans les pays du bloc communiste, dans les pays frappés par les sanctions de l'Onu et les Etats impliqués dans des conflits internationaux. Cependant, dans le cadre de la lutte contre son propre militarisme, le pays avait complètement renoncé aux exportations d'armes en 1976. Selon Bloomberg, qui a mis la main sur le brouillon du projet de loi, les exportations d'armes vers les pays impliqués dans des conflits internationaux continueront d’être interdites.

Selon un sondage, 67% des Japonais s'opposent à la levée de cette interdiction. Cependant, Shinzo Abe est prêt à sacrifier l'image pacifiste du Japon dans un contexte où la puissance militaire chinoise se renforce – le budget chinois de la défense a atteint 139 milliards de dollars l'an dernier. Selon l'IHS, le Japon a dépensé pour sa défense 56,8 milliards de dollars en 2013, à la cinquième place derrière les USA, la Chine, la Russie et le Royaume-Uni.

Les principaux fournisseurs du ministère de la Défense - Mitsubishi Heavy Industries et Kawasaki Heavy Industries – prônent depuis longtemps l'assouplissement de la règlementation. Mitsubishi fabrique des navires, des sous-marins, des chars, des avions et des missiles, tandis que Kawasaki construit des avions de patrouille, des hélicoptères et des moteurs à réaction. Ils voudraient entrer sur le marché asiatique. En 2013, les dépenses des pays de l'Asie-Pacifique pour la défense se sont élevées à 369 milliards de dollars (24% de l'indice mondial). D'ici 2020 cet indice pourrait augmenter jusqu'à 28%, prédit l'IHS.

Le potentiel des exportations japonaises sera toutefois limité en raison du coût élevé de la marchandise.

Les experts s’entendent sur le fait que le Japon n'est pas un concurrent direct de la Russie. "La Russie est orientée sur le segment tarifaire moyen, par conséquent le Japon sera plutôt en concurrence avec des fournisseurs coûteux comme les USA ou la France", estime Rouslan Poukhov, directeur du Centre d'analyse stratégique et technologique. Cependant, les intérêts des pays se croiseront dans certains pays d'Asie, notamment en Inde. "Une véritable lutte pourrait éclater pour le marché indien. Il représente aujourd'hui 38% des exportations russes. Mais les USA, la France et le Royaume-Uni sont tout de même des concurrents plus sérieux pour la Russie", remarque l'analyste du Sipri Simon Vezerman.

Les Philippines, le Vietnam et l'Indonésie seraient également un marché d'écoulement potentiel. "Le Japon possède un grand nombre d'armements d'occasion, y compris des navires de patrouille. L'Indonésie préférerait probablement acheter un navire d'occasion de grande classe bon marché, plutôt qu'un navire russe neuf de classe moyenne", conclut Rouslan Poukhov.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 07:35
Japan draws up overhaul of arms-export ban

 

March 14th, 2014 defencetalk.com (AFP)

 

Japan’s ruling Liberal Democratic Party (LDP) has drawn up plans to overhaul the pacifist country’s self-imposed ban on arms exports, an official said Thursday, in a move that could anger China.

 

The government of Prime Minister Shinzo Abe has delivered the blueprint to lawmakers in his party and coalition partner New Komeito, according to an LDP official, with the premier looking for a green light from cabinet by the end of the month.

 

The relaxed rules could allow Tokyo to supply weaponry to nations that sit along important sea lanes to help them fight piracy and also help resource-poor Japan, which depends on mineral imports.

 

Japanese arms could potentially be shipped to Indonesia as well as nations around the South China Sea — through which fossil fuels pass — such as the Philippines, for example, which has a territorial dispute with Beijing.

 

The move would boost Japan’s defence industry amid simmering regional tensions including a territorial row with China, and fears over an unpredictable North Korea.

 

Japan already supplies equipment to the Philippines’ coast guard, an organization that is increasingly on the front line in the nation’s territorial rows with Beijing.

 

Any move to bolster that support with more outright weapon supplies could irk China, which regularly accuses Abe of trying to re-militarize his country.

 

China and Japan are at loggerheads over the ownership of a string of islands in the East China Sea, while Beijing is also in dispute with several nations over territory in the South China Sea, which it claims almost entirely.

 

Under its 1967 ban, Japan does not sell arms to communist nations, countries where the United Nations bans weapons sales, and nations that might become involved in armed conflicts.

 

The rule has long enjoyed widespread public support as a symbol of Japan’s post-war pacifism.

 

But it has been widely seen as impractical among experts, because it stops Japan from joining international projects to jointly develop sophisticated military equipment, such as jets and missiles.

 

In 2011 Tokyo eased the ban on arms exports, paving the way for Japanese firms to take part in multinational weapons projects.

 

Japan works with its only official ally the United States on weapon projects.

 

It also works with Britain, but it does not fully participate in multi-nation programs aimed at sharing development cost and know-how, because of the current ban.

 

The new rules may open the door to Japan’s broader participation in such projects.

 

But they would still “ban exports to countries involved in international conflicts,” and exports that would undermine international peace and security, Abe told parliament this week.

 

Japanese experts are divided over an overhaul, with some saying it is necessary for cutting defence costs, while others expressing concerns over tainting Japan’s peaceful image by expanding markets for the nation’s defence industry.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 20:20
Espionnage : la NSA utilise des logiciels malveillants à une « échelle industrielle »

 

12.03.2014 Le Monde.fr (AFP)


 

Selon des documents transmis Edward Snowden, ancien consultant de l'Agence nationale de renseignement américaine (National Security Agency, NSA), l'agence a développé des logiciels malveillants qu'elle utilise massivement.

D'après ces documents, publiés mercredi sur le site du magazine en ligne Intercept par l'ancien journaliste du Guardian Glenn Greenwald, l'agence a implanté dans des millions d'ordinateurs des logiciels malveillants qui lui permettent d'extraire des données de réseaux téléphoniques et Internet à l'étranger.

L'utilisation de ces logiciels, qui concernait à l'origine quelques centaines de cibles dont les communications ne pouvaient pas être surveillées par des moyens traditionnels, a été étendue à une « échelle industrielle », selon les documents publiés par M. Greenwald – les premiers depuis qu'il travaille au sein du groupe de médias First Look Media, lancé par Pierre Omidyar, le fondateur d'eBay.

 

Lire aussi (édition abonnés) : Comment échapper à l'œil de la NSA ?

 

ENREGISTREMENTS PAR MICRO ET WEBCAM

Cette collecte automatique de données – en passant par un système nommé Turbine – permet à la NSA de moins utiliser le renseignement humain. Elle est effectuée au siège de l'agence, dans le Maryland, mais aussi au Royaume-Uni et au Japon. Les services de surveillance britanniques (Government Communications Headquarters, GCHQ) semblent avoir joué un rôle important dans ces opérations.

Dans certains cas, la NSA utilise un leurre Facebook pour infecter l'ordinateur de la cible et exfiltrer les dossiers. Le logiciel, qui peut être installé en seulement huit secondes, peut aussi enregistrer des conversations depuis le micro de l'ordinateur ou prendre des photos avec la webcam de la machine. Ce logiciel existe depuis 2004, mais son utilisation à grande échelle semble avoir commencé en 2010.

Un responsable de la NSA interrogé par l'AFP a rappelé que ces opérations étaient conduites « exclusivement à des fins de contre-espionnage ou d'espionnage à l'étranger pour des missions nationales ou ministérielles, et rien d'autre ».

 

Lire également l'entretien avec Tim Berners-Lee, l'inventeur du World Wide Web :  « Le Web fait de plus en plus partie des droits de l'homme »

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 17:35
CEMA : rencontre avec le CEMA japonais

 

 

07/03/2014 Sources : EMA

 

Le 3 mars 2014, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), a rencontré son homologue, le général d’armée aérienne Shigeru Iwasaki en visite officielle en France.

 

Dans le prolongement de la rencontre des ministres de la défense français et japonais réalisée en janvier dernier, les deux CEMA se sont retrouvés pour une séance de travail centrée sur la coopération militaire bilatérale, en particulier dans la zone Sud de l’Océan Pacifique où les forces armées françaises sont stationnées en Nouvelle Calédonie et en Polynésie française, peuvent interagir avec les forces japonaises.

 

Ces 2 forces participent d’ailleurs déjà à des exercices et des entraînements communs à l’occasion des manœuvres telles que Croix du Sud ou Pacific Partnership.

 

Le général de Villiers et le général Iwasaki ont également réaffirmé leur volonté d’approfondir la coopération dans le domaine de la lutte contre la piraterie en océan Indien. Cette réflexion était portée par l’actualité puisque le 18 janvier dernier, cinq pirates présumés avaient été interceptés dans le golfe d’Aden par l’équipage du TCD Siroco, navire amiral de la force Atalante, appuyés par une frégate et un avion de patrouille maritime japonais.

 

De telles rencontres entre CEMA offrent régulièrement l’occasion aux plus hautes autorités militaires d’échanger leurs visions stratégiques des enjeux portant sur des zones particulières d’intérêt.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 19:35
PLAAF_Xian_HY-6 photo Li_Pang

PLAAF_Xian_HY-6 photo Li_Pang

 

Mar. 5, 2014 By WENDELL MINNICK  - Defense News

 

TAIPEI — Japan’s Ministry of Defense (MoD) has posted an impressive interactive stop/play website that explains to readers in animated graphic terms the flight patterns of Chinese military aircraft in the East China Sea

 

“China has rapidly intensified its activities surrounding Japan’s airspace, expanded its operational areas, and diversified its flight patterns,” said the website.

 

The website points to intrusions by Chinese State Oceanic Administration (SOA) aircraft, such as the fixed-wing Y-12, and the Chinese military’s H-6 bomber, Y-8 airborne early warning aircraft, and Tu-154 intelligence collection aircraft.

 

The website does not confirm, but only suspects, intrusions by Chinese fighter aircraft, listing the Sukhoi Su-27 and Chengdu J-10 fighters and Xian JH-7 fighter-bomber as possible offenders.

 

The number of fighter sorties, including “presumptions,” by Japanese fighter aircraft went from negligible in 2001 to around 300 in 2012. To be fair, the number of new radar and intelligence collection stations built over the past several years along the Ryukyus Island chain, such as Seburi-yama Mountain on Kyushu Island, Fukue-jima Island and Miyako-jima Island, provide better surveillance of the East China Sea.

 

There is the J/FLR-4 facility on Miyako-jima Island, 200 kilometers east of the Senkaku Islands. The J/FLR-4, activated in 2009, is a panoramic very-high-frequency (VHF), ultrahigh-frequency and super-high-frequency intercept signal intelligence/electronic intelligence (SIGINT/ELINT) system.

 

There is another J/FLR-4 base on Fukue-jima and just north of Okinawa is a SIGINT and COMINT station on Kikaijima Island. In operation since 2006, it consists of a large, indigenously designed, circularly disposed antenna array for VHF and high-frequency direction finding. On Google Earth, this facility resembles a crop circle.

 

On Dec. 13, 2012, a fixed-wing aircraft (Y-12) belonging to China’s SOA intruded into Japanese airspace above the Senkaku Islands, which are claimed by China and controlled by Japan. In response, the Japanese government protested the intrusion to Beijing.

 

“Even after this incident, aircraft belonging to SOA has continued to fly by Japan’s territorial airspace, and we have confirmed such cases for 12 times since then. The most recent case was on February 21, 2014.”

 

Since January 2013, Japan has scrambled fighters in response to intrusions by a Y-8 airborne early warning aircraft and an H-6 bomber between Okinawa’s main island and Miyakojima Island into the Pacific Ocean for the first time, in July and September, respectively.

 

“Moreover, in October, two Y-8 airborne early warning aircraft and two H-6 bombers showed the same flight pattern … for three consecutive days. In November, Tu-154 intelligence gathering aircraft flew in the East China Sea for two days in a row.”

 

China’s Nov. 23 announcement that it had established the “East China Sea Air Defense Identification Zone,” which included the Senkaku Islands, did little to downplay Japan’s concerns.

 

“The announced measures unduly infringe the freedom of flight in international airspace, which is the general principle of international law, and have no validity whatsoever on Japan.”

 

To further aggravate the situation, on the same day a Tu-154 intelligence gathering aircraft and a Y-8 airborne early warning and control (AWAC) aircraft flew in the East China Sea.

 

In September 2013, a Japanese fighter confirmed the presence of a UAV, presumably Chinese, flying above the East China Sea.

 

“As the Japanese Government, in light of firm commitment to protect the territorial land, waters, and airspace of Japan, we will continue to conduct warning and surveillance activities by taking all possible measures. At the same time, we will comply with the international law and Self-Defense Forces law to conduct scrambles strictly,” the government said.

 

Photographs on the MoD website, taken by the Japanese Air Force, of Chinese aircraft help identify the exact mission parameters of each craft.

 

The Tupolev tail number seen on the website is the B-4015, which identifies it as a Tu-154M/D ELINT. The aircraft is actually disguised as a China United Airlines airliner, but the bubbles along the belly of the aircraft indicate otherwise. One of the bubbles is believed to be a synthetic aperture radar.

 

The Y-8 appears to be the 9301, but the tail number is unclear. If so, it is one of two Y-8Js belonging to the Chinese Navy for AWACS missions. The bulged nose holds an L-band pulse-doppler radar.

 

The H-6 medium-range bomber photos are clear, 81215/17, but data on what variant is unknown

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 13:20
Les Etats-Unis poursuivent le développement de la technologie contre les missiles balistiques

 

 

2014-03-05 xinhua

 

Les Etats-Unis continueront de développer les technologies et les équipements contre la menace croissante présentée par les missiles balistiques à travers le monde, a indiqué mardi un haut officier américain de défense.

 

Outre la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et l'Iran, un nombre croissant de pays procèdent à des essais de missiles balistiques, a indiqué le vice-amiral de la Marine James Syring, directeur de l'Agence de défense antimissiles au ministère de américain la Défense.

 

"Et la capacité de ces missiles balistiques augmente elle aussi", a-t-il indiqué à la conférence sur les technologies et les exigences de défense, avant d'ajouter que son agence avait informé le Congrès des menaces auxquelles font face les Etats-Unis.

 

La démonstration par la RPDC de sa capacité à mettre une charge utile dans l'espace "compte pour quelque chose" et elle continue de se développer, a-t-il souligné.

 

L'examen préalable du budget fait par le secrétaire à la Défense Chuck Hagel soutiendra le renforcement de la défense du territoire, a-t-il rappelé.

 

Cela inclut le déploiement de 14 autres intercepteurs à Fort Greeley, en Alaska, qui seront mis en service d'ici fin 2017.

 

Il a ajouté que son agence envisageait également de déployer un radar supplémentaire dans la base de défense aérienne Kyogamisaki, au Japon.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 12:35
Dépenses militaires de la Chine: une préoccupation pour le Japon

 

05 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

TOKYO - L'augmentation de plus de 12% des dépenses militaires annoncée mercredi par la Chine pour 2014 préoccupe le Japon, a réagi le secrétaire général du gouvernement japonais.

 

La transparence, ou plutôt l'absence de transparence, de la politique de défense et des capacités militaires de la Chine est devenue un motif de préoccupation pour la communauté internationale, dont le Japon, a déclaré Yoshihide Suga lors d'un point de presse.

 

La Chine a annoncé mercredi qu'elle allait augmenter de 12,2% son budget militaire en 2014, alors que Pékin est impliqué dans de vifs différends territoriaux avec plusieurs de ses voisins.

 

Les dépenses militaires du pays atteindront cette année 808,23 milliards de yuans (95,9 milliards d'euros), a indiqué le ministère chinois des Finances dans un rapport préparé pour une session de l'Assemblée nationale populaire (ANP), le Parlement de Chine.

 

Le gouvernement (nippon) prend note (de cette augmentation) et nous continuerons à surveiller l'évolution, des dépenses militaires chinoises, a poursuivi M. Suga.

 

Les experts occidentaux se disent toutefois convaincus que les dépenses militaires réelles de Pékin dépassent très largement les montants annoncés. Le Pentagone a ainsi estimé que la Chine avait dépensé en 2012 pour sa défense entre 135 et 215 milliards de dollars (98 et 156 milliards d'euros).

 

Nous continuerons, en coopération avec d'autres pays concernés, à demander à la Chine d'accroître la transparence de sa politique de défense, a ajouté le porte-parole du gouvernement japonais.

 

En visite à Pékin le 14 février dernier, le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait justement exigé de la Chine davantage de transparence en matière de défense, après les tensions causées par l'instauration unilatérale par Pékin d'une zone d'identification de la défense aérienne (ADIZ) en mer de Chine orientale.

 

M. Suga en a profité mercredi pour répéter que le Japon n'avait aucune intention militariste, comme l'en accuse régulièrement Pékin, et qu'au contraire le Japon marche sur le chemin de la liberté, la paix et la démocratie depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale.

 

Les relations entre la Chine et le Japon sont exécrables depuis septembre 2012 en raison d'un différend territorial en mer de Chine orientale mais aussi de polémiques liées à l'Histoire du vingtième siècle.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 08:35
Visite d’ALPACI au Japon

 

Source armees-polynesie.pf

 

Du 15 au 24 février, le contre-amiral Anne Cullerre, commandant la zone maritime du Pacifique (ALPACI) et commandant supérieur des forces armées en Polynésie française (COMSUP FAPF), s’est rendu au Japon pour y rencontrer les autorités du ministère de la défense, des forces d’autodéfense et du ministère des affaires étrangères.

 

Le COMSUP a donné une conférence sur « la France dans le Pacifique » à la promotion en cours du National institute for defense studies (NIDS), puis elle s’est entretenue avec le chef d’état-major des forces d’auto-défense, le numéro deux des forces maritimes et le commandant en chef de la flotte qui l’a reçue à bord du destroyer Teruzuki.

 

Ces différents entretiens ont permis d’évoquer les opportunités concrètes de coopération opérationnelle, notamment en mer de Chine orientale, où la frégate de surveillance Prairial sera déployée dans quelques semaines.

 

Ce déplacement a aussi été l’occasion pour ALPACI de rencontrer les autorités américaines stationnées au Japon, notamment le RADM Montgomery, commandant la TF70 constituée autour du porte-avions USS Georges Washington.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 08:35
Le Japon préoccupé par la hausse des dépenses militaires chinoises

 

TOKYO, 5 mars – RIA Novosti

 

Le Japon est préoccupé par la hausse rapide des dépenses militaires chinoises et l'absence de transparence entourant le budget de défense de ce pays, a déclaré mercredi à Tokyo lors d'une conférence de presse le secrétaire général du gouvernement nippon, Yoshihide Suga.

"La politique de défense et les capacité militaires de la Chine manquent de transparence. C'est un motif d'inquiétude pour la communauté internationale, notamment pour notre pays. Avec d'autres pays et la communauté internationale, nous allons entreprendre des efforts pour rehausser la transparence de la politique de défense chinoise", a indiqué le responsable.

En 2014, le budget militaire chinois augmentera de 12,2% sur un an, à 808,2 milliards de yuans, soit environ 132 milliards de dollars, selon le projet de budget 2014 présenté mercredi. Les dépenses de Pékin dans le domaine de la défense ont connu en 2013 une hausse de 10,7% sur un an, à 720,2 milliards de yuans (117,7 milliards de dollars).

Selon les données du Pentagone, ces données pourraient être 1,2 à 2 fois supérieures, le budget ne prenant pas en compte les dépenses en équipements produits hors de Chine.

Au cours des 20 dernières années, le budget militaire chinois a augmenté de plus de 10% par an.

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 17:35
Trois navires chinois dans des eaux territoriales japonaises

 

 

02.02.2014 Romandie.com (ats)

 

Des bateaux de garde-côtes chinois ont pénétré dimanche dans les eaux territoriales d'îles que se disputent âprement la Chine et le Japon, ont annoncé les garde-côtes japonais. Depuis plus d'un an, les relations sino-japonaises sont au plus bas en raison de ce conflit.

 

Les trois bâtiments sont entrés vers 10h00 locales (02h00 en Suisse) dans les eaux territoriales qui entourent les îles Senkaku, en mer de Chine orientale, contrôlées par le Japon mais revendiquées par Pékin sous le nom de Diaoyu, ont précisé les garde-côtes. Ils sont restés environ 2h30 sur place.

 

A Pékin, l'Administration publique des océans citée par l'agence Chine nouvelle a confirmé que des navires de garde-côtes patrouillaient "les eaux territoriales autour des îles Diaoyu".

 

En septembre 2012, le Japon a nationalisé trois des cinq îles principales de l'archipel de la discorde, déclenchant une semaine de manifestations antijaponaises, parfois violentes, dans plusieurs villes de Chine.

 

Zone d'identification aérienne

 

Pékin envoie depuis lors régulièrement des patrouilles de garde-côtes dans les eaux territoriales de ces îles situées à 200 km au nord-est de Taïwan et 400 km à l'ouest d'Okinawa (sud du Japon), faisant redouter un incident avec les navires japonais qui y croisent aussi.

 

À la fin novembre 2013, Pékin avait de plus décrété une "zone d'identification aérienne" (ZAI) au-dessus de la mer de Chine orientale qui chevauche celle du Japon et surtout englobe les îles inhabitées Senkaku/Diaoyu.

 

La Chine exigeait dès lors que tout appareil étranger qui la traverse s'identifie. Mais le Japon, les États-Unis et la Corée du Sud ont depuis fait voler des appareils militaires dans la zone sans en informer Pékin, afin de bien montrer qu'ils faisaient fi de cette demande.

 

Pékin revendique la totalité de la mer de Chine, y compris les zones qui sont loin de ses côtes.

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 12:35
India Will Buy 15 Amphibious Aircraft From Japan: So What?

 

January 29, 2014 By Ankit Panda - http://thediplomat.com

 

It is likely that Japan will sell India its indigenously developed US-2 amphibious aircraft in 2014.

 

Japanese Prime Minister Shinzo Abe’s visit to India as chief guest at its Republic Day celebrations yielded some important advances in India-Japan relations. Notably on the security front, the two resolved to consult on national security matters between their two national security apparatuses (Japan’s national security council having been formed recently). Additionally, the two will conduct a bilateral naval exercise in the Pacific Ocean in a move that is sure to draw China’s attention. The pending sale of the ShinMaywa US-2 amphibious patrol aircraft–a topic of interest for India since 2011–also inched forward. Abe and Prime Minister Manmohan Singh agreed that India and Japan would follow up on the sale in March with a joint working group meeting. Indian Defense Minister A.K. Antony is set to visit Japan at some point this year (presumably before May, due to the general elections in India) to finalize the deal.

The deal is significant for a variety of reasons. On the surface, it’s another indicator of burgeoning cooperation between India and Japan on security matters. The deal is doubly significant in the context of India’s relations with Japan because once India clinches the deal, it will become the first country to purchase defense equipment from Japan since the latter’s self-imposed ban on defense exports began in 1967. The deal is important for Abe as it would open up Japan’s defense industry for additional contracts with foreign partners and stimulate Japan’s defense industry. It should be noted that negotiations on the US-2 deal began in 2011 under the Democratic Party of Japan, first under Prime Minister Naoto Kan and then under Yoshihiko Noda.

According to Reuters, the US-2 deal could result in a $1.65 billion tab for India, which is looking at purchasing 15 of the amphibious patrol aircraft. The deal is essentially a fait accompli (cleared politically at the highest levels in both countries) and the joint working group will iron out certain details including important modifications that would allow Japan to export the aircraft to India without violating its self-imposed defense export restrictions. A Reuters report notes that the modifications will include the removal of a friend or foe identification system. Another point of discussion for the two sides is whether India will be permitted to assemble the aircraft indigenously, giving it access to Japanese military technology.

Strategically, the US-2 is important for India beyond its relationship with Japan. The US-2 has a more than modest range of 4,500 km and India’s 15 aircraft will be stationed in the Andaman and Nicobar Islands, in the Bay of Bengal. The US-2 is a versatile aircraft for search and rescue operations as well, partly owing to its short take-off ability. According to an anonymous Indian military source interviewed by Reuters, the US-2 will allow India to support military and civilian ships deep in Southeast Asian waters. The military source notes: ”You are sailing further and further away, and ships break down at sea. You can either wait for reinforcements to arrive by sea or bring in an amphibian right next to the stricken ship.” Procurement of the US-2 additionally directly counters Indian fears of China’s burgeoning “string of pearls” strategy in Southeast Asia.

Overall, expect a India-Japan US-2 deal in the near future–possibly before India’s general elections. The US-2 deal will serve as a gateway for India and Japan to explore additional cooperation on defense technology. The joint statement coming out of Abe’s visit to New Delhi last weekend noted that India and Japan are seeking to cooperate on advanced technologies more generally. Prospects for increased defense cooperation remain positive as long as Shinzo Abe remains at the helm in Tokyo; revising Japan’s guidelines on defense technology exports is a strategic priority for Abe and man happens to be quite the Indophile.

A looming consequence of the US-2 deal will be increased Chinese skepticism that the strategic convergence between India and Japan is anything other than a bulwark against China’s ambitions along the Asia-Pacific rimland. Additionally, the deal would in essence move Japan more in the direction of military normalization; allowing Japan to export its defense know-how and technology freely across Asia could prove deleterious to China’s interests.

For the moment, Indian and Japanese diplomats and leaders remain careful to omit any mention of China during their bilateral meetings. So far, all bilateral military exercises between India and Japan have occurred under the premise of promoting freedom of navigation in Asia’s crowded sea lanes and combating piracy. A day may come when New Delhi begins to back Tokyo in its disputes with Beijing and Tokyo returns the favor, but a variety of political factors still inhibit that sort of openness in this important bilateral relationship between Asia’s largest and richest democracy. A US-2 deal won’t supercharge the positive momentum in the India-Japan relationship, but it won’t hurt either.

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 12:35
USA: 7th Fleet Ballistic Missile Team Supports JMSDF in Exercise Keen Edge

 

 

29 January 2014 By Mass Communication Specialist 2nd Class Toni Burton – Pacific Sentinel

 

YOKOSUKA, Japan - U.S. 7th Fleet, U.S. Forces Japan and Japan Self Defense Force (JMSDF) operators will hone their Ballistic Missile Defense (BMD) skills in exercise Keen Edge 2014 which runs through Jan. 31.

 

Throughout the exercise, Japanese and U.S. headquarter staffs will simulate the tactical defensive steps that would be taken in the event of a crisis or contingency.

 

"The successful defense of Japanese and U.S. interests from unanticipated ballistic missile threats requires detailed planning, precision ship stationing and lightning quick reactions," said Lt. Cmdr. Matthew Klobukowski, 7th Fleet integrated air and missile defense officer. "BMD is one of the many missions the U.S. and Japan train for together."

 

Since 1986, the United States military and JMSDF have collaborated and planned a biennial joint-bilateral exercise referred to as Keen Edge.

 

"Keen Edge 14 helps the U.S. military and JMSDF build relationships ensuring we can work effectively together to defend Japan and U.S. forces based here. Our goal is to provide credible and tangible defensive combat power to ensure security and stability in the region." explained Klobukowski.

 

This year, Keen Edge will focus on the importance of bilateral coordination, force protection, host nation support, ballistic missile defense and non-combatant evacuation operations. More than 500 U.S. military personnel will participate in the exercise.

 

The exercise builds on recent Aegis Ballistic Missile Defense achievements such as the October 2013 intercept of a medium-range ballistic missile target over the Pacific Ocean by the Aegis BMD 4.0 Weapon System and a Standard Missile-3 (SM-3) Block IB guided missile, the 28th successful intercept in 34 flight test attempts for the Aegis BMD program since flight testing began in 2002.

 

Aegis BMD is the naval component of the MDA's Ballistic Missile Defense System. The Aegis BMD engagement capability defeats short- to intermediate-range, unitary and separating, midcourse-phase ballistic missile threats with the SM-3, as well as short-range ballistic missiles in the terminal phase with the Standard Missile-2 (SM-2) Block IV missile.

 

US Pacific Fleet

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:35
Abe lifts India-Japan ties to new highs

 

 

January 16, 2014 Archis Mohan* - stratpost.com

 

Japanese Prime Minister Shinzo Abe has moved swiftly to convince New Delhi into an entente which is obviously directed at the containment of China.



Tokyo and New Delhi are currently in a cinch, a strategic embrace encouraged by Japanese Prime Minister Shinzo Abe. Abe has, within a year of his election as the Prime Minister of Japan, infused a pace into India-Japan ties that South Block is unlikely to have envisaged.

The Abe government’s new security doctrine has identified India as one of Japan’s most strategic of partners in the next decade. Abe’s government pushed for Japanese Emperor Akihito and Empress Michiko to visit India when an invitation from New Delhi to host the Japanese royal couple had been awaiting a response from Tokyo for nearly a decade. Emperor Akihito and Empress Michiko visited India in November-end and early December, reprising their visit to India over five decades back. The two had visited India as the Japanese Crown Prince and Princess in 1960.

In early January, Japanese Defense Minister Itsunori Onodera came calling to explain to the Indian leadership Japan’s new security doctrines adopted at the end of last year. Later this month, Abe will be the chief guest at this year’s Republic Day Parade, the first ever Japanese dignitary to grace the occasion.

These string of visits, the recent India-Japan maritime cooperation and the Japanese proposal to sell the Indian Navy the Japanese ShinMaywa US-2i amphibious aircraft are evidence of how important India is in the Abe-led Liberal Democratic Party’s geo-strategic matrix.

Significantly, Abe-led Japan has moved swiftly in its efforts to convince New Delhi into an entente which is obviously directed at the containment of China. Although India had, so far, pursued a policy of engaging with China, New Delhi has in the past few months shown an inclination to shed its characteristic reticence and has readily grasped the Japanese offer of a deeper strategic partnership. But some in South Block are not entirely convinced of this strategy and are wary of Tokyo’s ‘China threat theory’.

China and Japan have engaged in angry rhetoric and symbolic posturing since 2010 over the Senkaku islands, over which both countries claim sovereignty, although Japan occupies the islands. The squabble became more curious recently, in the context of Abe’s recent visit to the controversial Yasukuni shrine, with the envoys of both countries to the United Kingdom describing the actions of the other country with reference to Voldemort, the villain in the best-selling Harry Potter series. The two diplomats also, apparently had to be separated in a BBC studio last week.

India and China, too, have had strained relations over the last few years, with repeated intrusions by the Chinese People’s Liberation Army (PLA) troops into Indian territory across the Line of Actual Control (LAC).

Abe had initiated the process of closer India-Japan ties during his earlier stint as the Prime Minister of his country in 2006-07. Although Abe had little time as he was the PM for barely a year in that tenure, the Abe and Manmohan Singh governments inked the India-Japan Strategic Partnership Agreement, institutionalizing annual summits between the two countries.

This time Abe seems more determined to forge an India-Japan strategic entente during his stewardship. Abe during his years as an opposition leader campaigned for closer India-Japan ties. At a speech delivered at the Indian Council of World Affairs (ICWA) in September 2011, ‘Two Democracies Meet at Sea: For a Better and Safer Asia‘, Abe minced few words to tell New Delhi why democratic India and Japan were natural partners against China.

At that speech, Abe pointedly omitted China to say that India and Japan, the former Asia’s largest and the latter its oldest democracies, were natural partners. He said India and Japan should “work even more closely together with the US, Australia and other maritime democracies” like Indonesia and Vietnam to build a safer, liberal, robust Asia.

He had then appealed to his government as well as New Delhi that the two navies should have naval exercises more frequently, something that is increasingly becoming a reality. The two Coast Guards held an exercise in January. He had said the Indian naval ships should be welcome at the Japanese base at Djibouti while India should host Japanese ships in the Andaman & Nicobar islands. He said the Americans were getting weaker and India and Japan should work together to fill that void in Asia, claiming the the Indonesians would also join in, if that were to happen.

Abe, a grandson of Japanese PM in the 1950s, Nobusuke Kishi, who was a good friend of Jawaharlal Nehru, has implemented some of this strategic thinking ever since his re-election in December 2012, the first Japanese PM since 1948 to be re-elected.

The new strategic doctrine of the Abe government has identified India as one of the “primary drivers” of change in the global balance of power. The Abe government has adopted the ‘National Security Strategy’ and ‘National Defense Guidelines 2014′ which specify areas of deeper India-Japan strategic engagement. This is for the first time that a Japanese government has so aggressively sought India as a strategic partner.

Sources say Abe’s visit to India would focus on deepening strategic ties, instituting defence exercises and maritime security in the region, as well as sale of defense equipment to India. Japan’s new strategic doctrine states that India was “important for Japan” for maritime security as well as overall security because of its geographic location. Abe’s party, along with its ally, has a two-thirds majority in the Japanese Diet’s lower house, giving the government stability and the power to ensure passage of contentious laws.

The India-Japan entente has not been received well in Beijing. China has criticized Abe government’s security doctrine as hyping the China threat theory and believes Japan is trying to encircle China.

 

* Archis Mohan has been a journalist for the last 14 years. He has worked with the Indian newspapers, Hindustan Times, and The Telegraph, as also with leading television news channels and has reported on issues like crime, politics, internal security and India's foreign policy.

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