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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 22:45
Opération Serval: point de situation du 11 juillet 2013

11/07/2013 21:01 Sources : EMA

 

Point de situation sur les opérations de la force Serval au Mali depuis le 4 juillet 18h00 jusqu’au 12 juillet 18h00

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec environ 70 sorties, principalement consacrées à l’appui feu des opérations terrestres avec 25 sorties des Mirage 2000 D stationnés à Bamako ou des Rafale depuis N’Djamena au Tchad. Une vingtaine de sorties ont été dédiées aux missions de ravitaillement et de renseignement et 25 autres consacrées aux missions de transport. Cette semaine, 3 C160 ont quitté le théâtre pour rentrer en France.

Opération Serval: point de situation du 11 juillet 2013

Au sol, la force Serval poursuit les opérations autour de la boucle du Niger, dans le Nord du pays, et a produit pendant deux semaines un effort particulier dans la région à l’Est de Gao.

Opération Serval: point de situation du 11 juillet 2013

Déclenchée le 24 juin, l’opération Netero a duré plus de deux semaines, durant lesquels ont été engagés 3 compagnies du GTIA Désert, appuyées par les hélicoptères du GAM ; des éléments génie de fouille opérationnelle, des moyens de renseignements, DRAC, Harfang, un ATL2 et des patrouilles de Mirage 2000D. Pendant cette opération, les trois sous-groupements ont alterné opérations centralisées au niveau du GTIA et décentralisées au niveau compagnie voire section, en privilégiant l’approche indirecte de la zone des objectifs, la durée particulièrement longue du déploiement et  la mobilité des troupes. Ainsi, les renseignements collectés sur le terrain ont permis d’affiner la connaissance des groupes terroristes et de leurs modes d’actions. Les saisies de matériels réalisées (armements, munitions, matériels logistiques, pick up) contribuent à réduire leur potentiel. La durée de l’opération a également permis aux forces maliennes ainsi qu’à celles de la MINUSMA de marquer leurs présence dans la région et de renforcer des liens avec la population.

Opération Serval: point de situation du 11 juillet 2013

Le 06 juillet à Koulikoro a débuté la formation de 700 militaires maliens. Ce dernier, à l’instar du bataillon Waraba, va recevoir une formation complémentaire et adaptée (combat, lutte contre IED, secourisme de combat, …) de 10 semaines dispensée par la mission européenne EUTM et prenant en compte les retours d’expérience du GTIA Waraba. L’objectif de cette mission, inscrite dans la résolution 2085 du CSNU, est de conférer aux forces maliennes les moyens de garantir l’intégrité territoriale du Mali. 110 militaires français (30 instructeurs et 80 conseillers) participent directement à la formation de l’armée malienne. Une centaine d’autres arme la protection de l’emprise de Kouliko.

Opération Serval: point de situation du 11 juillet 2013

Le 6 juillet, environ 200 membres des forces de sécurité maliennes qui étaient stationnées à Anefis depuis le 5 juin se sont déployés à Kidal, conformément à l’accord signé le 18 juin entre les autorités maliennes de transition et les groupes armés touaregs du MNLA et du HCUA. Les forces béninoises, togolaises et sénégalaises  de la MINUSMA qui se sont progressivement déployées à Kidal depuis le 29 juin, ont accompagné le déploiement des forces de sécurité maliennes dans la ville. Les éléments de la force Serval stationnés à Kidal sont en mesure, si nécessaire, de faciliter la liaison entre les forces de sécurité maliennes, les éléments de la MINUSMA, et ceux du MNLA.

Opération Serval: point de situation du 11 juillet 2013

Il y a 6 mois, la France intervenait au Mali, à la demande du Président malien, pour arrêter l’avancée de groupes terroristes en direction de Bamako. Par la rapidité et la brutalité de son intervention, la France a stoppé l’avancée des terroristes qui menaçait la population malienne et tout son territoire. Malgré la difficulté du terrain, l’étendue du pays, les nombreuses opérations menées de manière conjointe avec les forces armées maliennes ou en coordination avec les forces africaines de la MISMA, devenue MINUSMA et avec l’appui de plusieurs nations alliées, ont permis de neutraliser plusieurs centaines de terroristes, d’affaiblir leur potentiel logistique en les privant de ressources essentielles et de réinstaller un niveau sécuritaire propice au retour des institutions et de l’administration malienne dans tout le pays.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MINUSMA.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 21:55
L’armée signe pour quatre ans avec Fret SNCF

11/07 Par Jean Michel Gradt – LesEchos.fr

 

Le ministère de la Défense a passé avec Fret SNCF un nouveau contrat de quatre ans. Il porte sur l’ensemble des trafics ferroviaires du ministère et plus de 105 sites militaires.

 

L’armée rempile avec la SNCF. Le ministère de la Défense a en effet conclu avec Fret SNCF (en charge des solutions de transport ferroviaire au sein de SNCF Geodis) un nouveau contrat de quatre ans – de juillet 2013 à juin 2017 – qui porte sur l’ensemble de ses trafics ferroviaires. Selon les termes de ce contrat - dont le montant n’a pas été dévoilé, Fret SNCF transportera le matériel (dans des trains complets) mais aussi des militaires, grâce à la mise à disposition de 18 voitures Corail rénovées. Pour renforcer la flexibilité de son offre, Fret SNCF assurera également des prestations « modulables ».

 

« Les armées ont prévu notamment de s’appuyer sur l’offre wagon isolé (Multi-lots Multi-clients) de Fret SNCF lorsque les trafics ne nécessitent pas de trains dédiés mais aussi sur les prestations de logistique combinée comme le transbordement de conteneurs entre wagons et camions », explique son communiqué. Enfin, des trafics de proximité entre les sites militaires (plus de 105 sites au total) et la mise à disposition de wagons porte-conteneurs complètent l’offre.

 

Trois exigences

 

Les convois ferroviaires sont partie intégrante de la logistique des armées, qu’il s’agisse d’activités opérationnelles régulières ou d’acheminements exceptionnels. Dans tous les cas, ils présentent des contraintes sensibles. C’est pourquoi l’offre de Fret SNCF repose en priorité sur le respect des trois exigences suivantes : la réactivité, démontrée lors de l’engagement dans l’opération Serval; l’adaptabilité, qui passe par la modularité de l’offre et l’optimisation du dispositif de transbordement des matériels militaires. Et enfin, une exigence de confort, via l’amélioration des conditions de transport des matériels et des militaires qui les accompagnent.

 

Une volonté qui a déjà trouvé à s’employer. La compagnie ferroviaire a en effet mobilisé 200 wagons pour transporter divers matériels des armées en vue du défilé du 14 juillet.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 20:55
La vision française de la politique de défense européenne

11-07-2013 Par Challenges.fr

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a esquissé ses propositions pour le sommet européen de décembre qui sera consacré à l'Europe de la Défense.

 

Mutualisation des avions de transport, exercice d'état-major dans les Balkans, le ministre français de la Défense a esquissé jeudi 11 juillet ses propositions pour le sommet européen de décembre qui sera consacré à l'Europe de la Défense.

 

Lors d'une conférence organisée par des parlementaires français, le ministre Jean-Yves Le Drian s'est prononcé pour des mesures concrètes prises à deux, trois, quinze nations ou davantage. Ces mesures constitueront "des briques qui contribueront à créer la maison" de la défense européenne, en évitant de se perdre en discussions sur l'architecture finale de la maison.

 

Tirant les leçons de l'intervention de la France au Mali en janvier dernier, le ministre a relevé que ses partenaires --notamment britanniques, allemands, espagnols, danois et suédois-- avaient assuré "un peu plus de 30% du transport" stratégique des forces françaises, il y a vu une forme de mutualisation des capacités de transport militaire européennes.

 

Jean-Yves Le Drian a donc proposé d'organiser cette mutualisation des avions de transport militaires comme celle des avions ravitailleurs, entre pays qui le souhaitent. "Ca permet à chacun de garder son autonomie mais ça permet aussi à tous d'avoir des droits de tirage sur des pools organisés" d'avions, a-t-il expliqué.

 

Simplifier les procédures de gestion de crise

 

Le ministre a également jugé "opportun de simplifier les procédures de gestion de crise", tirant là aussi la leçon de la crise malienne. Aujourd'hui, 22 pays européens contribuent à la reconstitution et la formation de l'armée malienne. Mais la décision avait été prise à l'unanimité en septembre dernier alors que le premier instructeur est arrivé au Mali en avril, a-t-il relevé.

 

Le ministre propose en outre de doter le service d'action extérieure européen, le service diplomatique de l'UE, "d'une véritable autonomie financière", pour lui permettre de réagir rapidement.

 

Le ministre propose également de lancer dans les Balkans un "exercice d'état major projeté de battlegroups" européens. Ces groupements tactiques de 1.500 à 2.200 hommes existent sur le papier mais n'ont jamais été mobilisés, a-t-il relevé.

 

Dans le domaine des capacités communes, Jean-Yves Le Drian a avancé l'idée de discuter en décembre d'un "ciel unique européen" pour l'aviation militaire, comme pour l'aviation commerciale. Actuellement, avions militaires et civils obéissent à des règles différentes, dans chaque espace aérien national. La constitution d'un espace aérien européen pourrait faciliter la certification des nouveaux avions et des drones.

 

Un club des utilisateurs de drones

 

Il a également proposé "un club des utilisateurs des drones que nous (les Européens) sommes en train d'acquérir", et "faisons en sorte aussi qu'au-delà, on constitue une filière européenne du drone d'observation de nouvelle génération". Le ministre français a décidé d'acheter une douzaine de drones américains Reaper, suivant l'exemple de la Grande-Bretagne et de l'Italie, mais voudrait les faire "européaniser" par les industriels européens pour développer leurs capacités. Berlin penche aussi pour l'achat de drones américains.

 

Jean-Yves Le Drian s'est félicité que dans le texte que prépare la Commission européenne pour le conseil de décembre, soit prévue l'utilisation de fonds européens pour la recherche sur les drones de surveillance, qui sont également appelés à remplir des missions civiles. Le Commissaire européen pour le Marché intérieur Michel Barnier, qui travaille sur ce texte, a mentionné cette possibilité lors de la conférence parlementaire.

 

Michel Barnier a en outre évoqué l'utilisation de fonds structurels européens pour aider les bassins industriels qui seraient affectés par de nouvelles restructurations de l'industrie européenne de défense. Les producteurs européens d'armement restent en effet pléthoriques dans certains secteurs, comme celui des blindés.

 

Jean-Yves Le Drian a enfin insisté pour que le sommet de décembre, le premier consacré à la défense depuis 2003, soit suivi de sommets réguliers, se prononçant pour un par an.

 

"L'Europe de la défense n'est plus seulement un voeu pieux mais une nécessité qui s'imposera à tous", a-t-il estimé.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 19:55
Secret défense: les sages veulent pouvoir expliciter les refus

11.07.2013, leparisien.fr

 

La Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) suggère la création d'un "avis sans objet" en cas d' "absence manifeste de lien" entre la demande de déclassification d'un magistrat et le contenu des documents classifiés soumis à son avis.

 

Les gardiens du secret défense souhaitent être autorisés à expliciter le rejet d'une demande de déclassifier un document par le fait qu'il n'a pas de lien avec l'enquête concernée afin de ne plus nourrir le soupçon d'entrave à la justice.

 

Dans son dernier rapport 2010-2012 publié jeudi, la Commission consultative du secret de défense nationale (CSSDN) relève qu'elle n'a pas la "possibilité de distinguer parmi les avis défavorables ou partiellement défavorables qu'elle rend, ceux qui sont justifiés par des raisons de fond touchant à la sensibilité des documents et ceux qui s'expliquent par l'absence manifeste de lien entre les documents et les requêtes des juridictions".

 

Pour la CCSDN, "cette situation est de nature à créer des malentendus en donnant à penser, à tort, que beaucoup d'informations sont retenues alors qu'elles pourraient se révéler utiles à la Justice".

 

Pour lever ce soupçon, la CCSDN demande donc au législateur la possibilité de pouvoir formuler un "avis sans objet" en cas d'"absence manifeste de lien" entre le document dont un magistrat souhaite la déclassification et l'objet de sa requête en déclassification.

 

Pour l'heure, la commission, autorité administrative indépendante créée par la loi du 8 juillet 1998 et composée de trois hauts magistrats et de deux parlementaires, peut rendre trois types d'avis: "favorable", "favorable à une déclassification partielle", "défavorable". Ils sont publiés au Journal officiel, mais ne comportent pas les motivations de la commission. Chaque avis est accompagné d'un "relevé d'observations" réservé au ministre qui a sollicité son avis.

 

Lorsqu'un magistrat de l'ordre judiciaire ou administratif souhaite prendre connaissance d'un document secret défense dans le cadre de son instruction, il adresse sa requête en déclassification à l'autorité administrative (Elysée, Matignon, Défense, Intérieur, ...) concernée. Celle-ci se tourne alors vers la CCSDN pour solliciter son avis sur la possibilité de déclassifier ou non ce document protégé par trois niveaux possibles (confidentiel défense, secret défense, très secret défense).

 

"Supputations malveillantes"

 

A plusieurs reprises depuis sa création, la CCSDN a été accusée par des magistrats ou des avocats d'avoir refusé de donner un avis favorable à la levée du secret défense.

 

Selon ses détracteurs, les cinq sages de la commission auraient ainsi voulu empêcher les juges d'instruction d'accéder à des éléments gênants pour l'exécutif dans des affaires sensibles comme les frégates de Taïwan ou l'implication de la France dans le génocide du Rwanda. En clair, les membres de la CCSDN refuseraient de déclassifier des informations qui pourraient se révéler utiles aux magistrats.

 

Or, relève la présidente de la CCSDN, Evelyne Ratte, dans l'introduction du rapport, "beaucoup pensent que le secret est utilisé à d'autres fins que ce pour quoi il est fait", c'est à dire protéger les intérêts fondamentaux de la Nation.

 

Elle convient pourtant que "les familles des victimes ne pourront jamais se départir de l'exigence d'une transparence sans limite". Mais la présidente dénonce "un procès en détournement du secret, parfois alimenté par des affirmations gratuites pouvant aller jusqu'à des supputations malveillantes".

 

Les 222 avis rendus par la CCSDN depuis sa création ont été suivis dans 95 % des cas par les autorités administratives concernées.

 

Sur les 208 avis rendus entre 1998 et la fin de l'année 2012, note la CCSDN, 137 avis l'ont été au ministère de la Défense (trois services de renseignements et forces armées), 27 à celui de l'Intérieur, 22 au Premier ministre et 22 à d'autres ministres ou autorités.

 

44 % des 208 avis rendus étaient favorables à la déclassification, 32 % partiellement favorables et 22 % défavorables. 2 % étaient des non-lieux à statuer.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 19:55
DA-42, équipé d'une caméra optique et infrarouge haute définition - Photo Vigie Aviation

DA-42, équipé d'une caméra optique et infrarouge haute définition - Photo Vigie Aviation

11.07.2013 Ouest-France Entreprise

 

Vigie Aviation, une start-up finistérienne, créée en 2010 et spécialisée dans l’aéro-surveillance, vient de recevoir un sérieux coup de pouce de la part de Défense Conseil International et Chalair Aviation.

 

Défense Conseil International (DCI) et Chalair Aviation ont en effet pris une participation majoritaire, à part égale (47% chacune) dans la petite société finistérienne, Vigie Aviation qui dispose d’un unique avion, un bimoteur biplace DA-42 équipé d’une caméra optique et infrarouge haute définition.

 

Ce DA-42 a désormais  rallié Brest et est temporairement accueilli chez Finist’Air. DCI, spécialisée dans le conseil, la formation et l’assistance militaires, diversifiant ses activités, s’est intéressé à la surveillance aérienne des frontières terrestres et maritimes. « C’est une niche, explique le nouveau PDG de DCI, l’amiral François Dupont. Mais à fort potentiel où les acteurs français sont rares et où les besoins de l’Etat, Vigie Aviation et des collectivités sont identifiés ».

 

« Développer l’offre de surveillance aérienne»

 

Effectivement, hormis quelques TPE, seul CAE Luxembourg fournit des prestations de surveillance aéroportée au ministère français de la Défense. L’entreprise effectue des missions de surveillance aéroportée dans l’océan Indien et elle a aussi travaillé pour la direction du renseignement militaire au Mali. La concurrence anglo-saxonne, avec des sociétés comme Cobham, est plus virulente. « Nous souhaitons développer l’offre de surveillance aérienne, précise François Dupont,  mais aussi offrir des prestations dans la formation des équipages et nous mettre à la dronisation ».

 

Avant l’achat éventuel de nouveaux appareils pour Vigie Aviation, DCI s’est allié avec Chalair Aviation, un des acteurs du transport régional en France (la compagnie est présente à Caen, Nantes et Rennes, avec  une douzaine d’appareils). Avec l’arrivée de Chalair Aviation, le partenariat permettra à l’entreprise de disposer d’une gamme élargie d’avions (Beechcraft de type KingAir, 1900 C/D et ATR) pour ses missions de surveillance des espaces maritimes et terrestres.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 17:45
Les contingents africains du Mali défilent sur les Champs-Elysées

11.07.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Il y a trois ans, des contingents africains avaient défilé sur les Champs-Elysés. Cette année, l’ouverture du défilé à pied mettra à l’honneur des forces africaines et françaises ayant pris part à l’intervention au Mali.

 

Un détachement de l’armée malienne avec 64 soldats et des détachements de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) seront du défilé. Neuf soldats par pays et les emblèmes nationaux du Bénin, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Niger, de la Sierra Léone, du Burkina Faso, du Ghana, du Libéria, du Nigéria, du Sénégal, du Tchad et du Togo, ouvriront le défilé.

 

Ils seront suivis par un détachement de 55 Casques bleus représentant la Mission des Nations unies au Mali (MINUSMA).

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 16:55
Le général de Saint Chamas, commandant la Légion étrangère

Le général de Saint Chamas, commandant la Légion étrangère

11 juil 2013 par Jean-François Fiorina - Les Entretiens du Directeur

 

Jean-François Fiorina s’entretient avec le Général de Saint Chamas

 

Chaque année, la Légion étrangère clôt le défilé du 14 juillet, remportant un franc succès à l’applaudimètre. Créée en 1831, cette institution hors du commun constitue un formidable exemple de réussite, en termes de savoir-faire militaire et humain, pédagogie, management, tradition, recrutement, diversité sociale, mixage des cultures…

 

Pour bien comprendre les ressorts de la Légion, qui fête cette année le 150e anniversaire du combat de Camerone, Jean-François Fiorina a été reçu à Aubagne, la maison-mère de la Légion, par le Général Christophe de Saint Chamas, commandant la Légion étrangère.

 

La Légion étrangère est une institution unique en son genre à travers le monde. En ce sens, quelle est votre vision de la géopolitique ?

 

La géopolitique de la Légion, c’est d’abord la géopolitique des hommes. Les 7 000 hommes qui la composent sont issus des 5 continents. Les recrutements de la Légion évoluent au fil des ans, en fonction des bouleversements géopolitiques. Ainsi, depuis l’effondrement du « rideau de fer », on enregistre ces dernières années une proportion importante des candidats des pays de l’Est, tendance qui ne se dément pas, malgré l’émergence du recrutement asiatique et américain du Sud. Ainsi, le re- crutement provient aujourd’hui d’abord du monde slave, suivi du monde occidental (Amérique du nord, Europe de l’ouest, Australie et Nouvelle-Zélande), puis de l’Europe centrale et balkanique. Viennent ensuite les zones France, Asie, Afrique noire, Amérique latine, et enfin le monde arabe. 85 % des engagés sont non-francophones.

 

Cette dimension internationale est inscrite dans les gènes mêmes de la Légion étrangère. Lorsqu’il fonde la Légion en 1831, le roi Louis-Philippe précise bien : « Il sera formé une légion composée d’étrangers. Cette légion prendra la dénomination de Légion étrangère. Mais elle ne pourra être employée que hors du territoire continental du Royaume. » L’unique spécificité de la Légion étrangère repose sur sa capacité à recruter, dès le temps de paix, des étrangers à qui l’on va confier les armes de la France (mission régalienne). Le statut à titre étranger a pour unique objet d’encadrer cette extraordinaire capacité résultant d’un véritable choix politique, expression de la volonté nationale.

La Légion est un mythe qui contribue au brassage géographique, mais également à la mixité sociale. Pour preuve, au-delà des anonymes, la Légion a su attirer à elle nombre d’intellectuels, écrivains et artistes, et a constitué un objet de fascination pour le cinéma…

 

C’est le cas du jeune écrivain allemand Ernst Jünger, qui vient s’engager adolescent à la Légion avant la guerre de 1914-1918 et qui livrera ses mémoires dans Jeux africains. Avant lui, Chartrand des Ecorres, d’origine canadienne, avait publié en 1892 Au pays des étapes, notes d’un légionnaire. Blaise Cendrars avec La main coupée et le poète américain Alan Seeger s’imposent comme de magnifiques témoins légion- naires de la Première Guerre mondiale. De même des artistes peintres ont servi comme engagés volontaires pour la durée de la guerre : Moïse Kisling et Ossip Zadkine entre 1914 et 1918 ou Hans Hartung pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Au cinéma, il en va de même. Le premier film tourné en France en 1906, La Légion, est dû à Ferdinand Zecca. Les Américains lui emboîtent le pas : en 1912 Under Two Flags (Sous deux drapeaux) contribue à la naissance du mythe dans l’univers cinématographique. L’âge d’or du cinéma muet est aussi celui de la vogue des thèmes légionnaires qui fascine le public d’outre-Atlantique. L’entre-deux-guerres confirme le succès grandissant des films sur la Légion : en 1929 The Desert Song (Le chant du désert), voit John Wayne et Gary Cooper incarner à l’écran le légionnaire de l’épopée marocaine. Les diverses versions du fameux film Beau geste (de 1926 à 1977…) confirmeront cet intérêt du cinéma américain pour la Légion. Avec la célébration du Centenaire de l’Algérie française (1930) et l’Exposition coloniale (1931), le public français découvre la Légion dans une série de films à succès : Le grand jeu de Jacques Feyder (1933), La Bandera de Julien Duvivier (1935) sans oublier Un de la Légion de Christian-Jaque (1936) avec Fernandel dans le rôle principal…

 

Suite de l'entretien : Géopolitique de la Légion étrangère

 

Pour en savoir plus :

 

www.legion-etrangere.com et aussi La Légion étrangère – Histoire et dictionnaire, sous la direction d’André-Paul Comor, maître de conférences à l’institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, collection Bouquins, Robert Laffont (1152 p., 32€).

 

A propos du Général Christophe de Saint Chamas

 

C’est à la maison-mère de la Légion étrangère à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, que le général de Saint Chamas et son chef d’état-major, le colonel Cyrille Youchtchenko, ont reçu fin juin MM. Thierrry Grange et Jean-François Fiorina, de Grenoble Ecole de Management.

 

Depuis septembre 2011, le général de division Christophe de Saint Chamas est le COMLE, c’est-à-dire le général commandant la Légion étrangère, également appelé le « Père Légion ». Créée en 1831 par le roi Louis-Philippe, la Légion étrangère est une force combattante composée d’étrangers sous commandement français. Elle fait partie intégrante de l’armée de terre et représente 7 % de son effectif, soit 7 200 hommes. Elle se compose de onze régiments : huit en métropole, trois outre-mer. La moyenne d’âge des engagés est de 23 ans et 85 % d’entre eux sont d’origine étrangère. La Légion compte aujourd’hui près de 150 nationalités. Elle recrute environ 1 000 hommes par an pour 10 000 candidats. C’est cette magnifique phalange, dont la renommée s’étend à travers le monde entier, que commande aujourd’hui le général de Saint Chamas.

 

Né en 1959, saint-cyrien de la promotion Général Rollet (1978- 1980), officier de cavalerie, le général de Saint Chamas est breveté du Cours supérieur d’état-major et du Collège interarmées de défense (aujourd’hui Ecole de guerre). Il a également été auditeur du Centre des hautes études militaires et de l’Institut des hautes études de défense nationale. Il a été affecté à trois reprises à la Légion étrangère. D’abord en 1984, comme chef de peloton puis capitaine au 1er régiment étranger de cavalerie à Orange, avec des missions extérieures à Mayotte, au Tchad et en République de Centrafrique. Ensuite en 1995, comme lieutenant-colonel et chef du bureau opérations instruction au 1er régiment étranger de cavalerie, où il retrouve le Tchad à deux reprises et participe à l’évacuation des ressortissants français du Congo Brazzaville en 1997. Enfin, comme chef de corps du 1er régiment étranger de cavalerie de 2003 à 2005, et commandant d’un groupement tactique interarmes (GTIA) au sein de l’opération Licorne en République de Côte d’Ivoire, de juin à octobre 2004.

 

Il a également participé à la pre- mière guerre du golfe en 1991 (opération Daguet). Puis de 1997 à 2000, il prend part aux travaux de planification et de conduite des opérations me- nées en Bosnie Herzégovine, au Kosovo et en Macédoine. Il rejoint ensuite le cabinet du ministre de la défense. En 2006, il sert au Centre interarmées de concepts de doctrines et d’ex- périmentations, puis au Centre de planification et de conduite des opérations en juin 2007. Nommé général de brigade en 2009, il est envoyé en Afghanistan comme chef du bureau Plans et stratégie de l’état-major de la force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) à Kaboul de février 2010 à mars 2011, pour retrouver la Légion étrangère en septembre 2011.

 

Pour en savoir plus : www.legion-etrangere.com

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 16:35
Serval : 6 mois d'opérations - webdocumentaire

11/07/2013 Sources : EMA

 

Le 11 janvier 2013, la France intervenait à la demande du Président malien pour arrêter l’avancée de groupes terroristes en direction de Bamako. Le 11 juillet 2013, un webdocumentaire évoquant les 6 premiers mois de l’opération des armées françaises au profit de la population malienne est publié sur Internet.

 

Le webdocumentaire Serval, 6 mois d’opérations retrace depuis le 11 janvier 2013, les grandes étapes et les principales composantes qui ont fait de l’opération Serval un succès. Par la rapidité et la brutalité de son intervention, la France a stoppé l’avancée des terroristes qui menaçait la population malienne et son pays. Malgré la difficulté du terrain, l’étendue du pays, les nombreuses opérations menées de manière conjointe avec les forces armées maliennes ou en coordination avec les forces africaines de la MISMA, devenue MINUSMA et avec l’appui de plusieurs nations alliées, ont permis de neutraliser plusieurs centaines de terroristes et d’affaiblir leur potentiel logistique en les privant de ressources essentielles.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents africains de la MINUSMA.

 

Le webdocumentaire Serval, 6 mois d’opérations

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 16:26
SERVAL : 6 mois d'opérations

11 juil. 2013 FORCESFRANCAISES

Le 11 janvier 2013, la France intervenait à la demande du Président malien pour arrêter l'avancée de groupes terroristes en direction de Bamako. Le 11 juillet 2013, un webdocumentaire évoquant les 6 premiers mois de l'opération des armées françaises au profit de la population malienne est publié sur Internet.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 15:50
British airborne engineers deploying a 100-foot Medium Girder Bridge [Picture: Corporal Obi Igbo, Crown copyright]

British airborne engineers deploying a 100-foot Medium Girder Bridge [Picture: Corporal Obi Igbo, Crown copyright]

11 July 2013 Ministry of Defence

 

UK airborne engineers joined French paratroopers on a bridge building exercise to prepare them to respond to urgent operations worldwide.

 

Military engineers of 23 Engineer Regiment (Air Assault) (23 Engr Regt (Air Asslt)), based at Woodbridge in Suffolk, recently spent 2 weeks on Exercise Eagle Sapper at Wyke Regis Training Area in Dorset.

The exercise saw the sappers hone their skills alongside reservists from 299 Parachute Squadron Royal Engineers (Volunteers) and French troops from 17e Régiment de Génie Parachutiste (17e RGP).

The troops were tested across a range of skills, from assessing the capacity of existing crossings to constructing bridges across fast-flowing water and deep gaps.

Lieutenant Colonel Jason Hones, Commanding Officer of 23 Engineer Regiment (Air Assault), watches the construction of a 100-foot Medium Girder Bridge [Picture: Corporal Obi Igbo, Crown copyright]

Lieutenant Colonel Jason Hones, Commanding Officer of 23 Engineer Regiment (Air Assault), watches the construction of a 100-foot Medium Girder Bridge [Picture: Corporal Obi Igbo, Crown copyright]

Bridging is a key aspect of 23 Engr Regt (Air Asslt)’s role providing close combat engineering support to the Air Assault Task Force (AATF), which sees 16 Air Assault Brigade maintain a force ready to deploy anywhere in the world at short notice for operations from disaster relief to war fighting.

The training ranged from setting up a Medium Girder Bridge, capable of carrying a Challenger 2 main battle tank across a 30 metre deep and 30 metre wide gap, to taking to the streets of Weymouth to assess which military vehicles could use the town’s bridges.

Crossing the tidal waters of the Fleet, sandwiched between the shore and Chesil Beach, was a stern test for sappers setting up an Air Portable Ferry Bridge (APFB). APFB can be parachuted or moved by helicopter and set up either as a conventional bridge or a self-propelled ferry to cross wider obstacles.

British and French Airborne Engineers train in bridge site reconnaissance [Picture: Corporal Obi Igbo, Crown copyright]

British and French Airborne Engineers train in bridge site reconnaissance [Picture: Corporal Obi Igbo, Crown copyright]

Staff Sergeant Kieran Dale was in charge of the build, with APFB designed to be set up by 24 men in 2 hours and carry a 35-tonne load. He said:

AFPB is very flexible and capable kit, but setting it up in a strong current is a real challenge. The ferry is built on the water and it’s very important to ensure the parts are correctly aligned, which is hard when the current is moving everything around.

Among the 20 reservists on the exercise was Sapper Nathan Gibson from South Shields, a medical electronics technician in civilian life.

The 26-year-old has been in 299 Para Sqn RE (V), which is the only parachute-trained engineer unit in the Army Reserve, for 18 months.

British Army sappers prepare to set up an Air Portable Ferry Bridge [Picture: Corporal Obi Igbo, Crown copyright]

British Army sappers prepare to set up an Air Portable Ferry Bridge [Picture: Corporal Obi Igbo, Crown copyright]

Sapper Gibson said:

I’ve always been interested in the military and joined up to challenge myself. This is my first major exercise and it’s great to get out and do practical engineering tasks. The training is really well done and we’ve been treated the same as the Regulars.

The skills I’m learning don’t directly relate to my job, but the wider experience I’m getting does. What I’ve learnt about teamwork and pulling together in uncomfortable situations has really developed my confidence at work.

Parallel to bridging activity, the Regiment’s dive team was put through its paces in joint training with 17e RGP’s divers. In the waters of Portland Harbour the divers practised surveying underwater structures, clearing obstacles using hydraulic tools and search tasks.

The French engineers, who were divers and reconnaissance specialists, joined the exercise to learn about British equipment and techniques to be ready to deploy together as part of the Combined Joint Expeditionary Force, a partnership between 16 Air Assault Brigade and 11e Brigade Parachutiste (11e BP) for contingency operations.

Airborne Sappers launch an Air Portable Ferry Bridge [Picture: Corporal Obi Igbo, Crown copyright]

Airborne Sappers launch an Air Portable Ferry Bridge [Picture: Corporal Obi Igbo, Crown copyright]

Lieutenant Colonel Jason Hones, Commanding Officer of 23 Engr Regt (Air Asslt), said:

This exercise has been an excellent opportunity to work with the Regiment’s integrated reserve squadron and our French counterparts.

The Weymouth area is a tourist destination but this has been anything but a holiday for my sappers. We have worked extremely hard to practise and refine our techniques, particularly in the key mobility skill of bridging, to prepare for potential deployments as part of the Air Assault Task Force.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 15:50
Drones : la France à contre temps !

09 Juillet 2013 Security Defense Business Review  N° 87

 

Il est consternant de voir à quel point les politiques, sous influence d’entourages courtisans et lobbyistes, peuvent se révéler souvent à contretemps de l’Histoire et de toute vision industrielle. Après avoir tergiversé pendant 10 ans, de façon tout à fait stérile, pour savoir s’il fallait vraiment équiper les régiments de renseignement avec des drones Male, armés ou non, l’Etat français et la DGA viennent de jeter le masque en demandant poliment au Congrès américain de bien vouloir leur vendre 16 drones MQ9 Reaper, fabriqués par General Atomics, pour au moins 2 milliards ! Après avoir expliqué aux français qu’il fallait en urgence 2 drones, puis 12 drones, nous en sommes donc maintenant à l’aveu d’une commande de 16, avec les stations sol et les systèmes qui vont avec. Il faut tout de même savoir que, depuis des années, des généraux français en retraite, lobbyistes pour le compte de sociétés étrangères, font jouer leurs réseaux au sein du MINDEF pour arriver à cette option. Il faut être conscient, pour ne pas le regretter plus tard, que la conséquence directe en sera l’abandon par la France de sa filière drone, présente chez Thales, Dassault, Cassidian et Sagem, au profit d’une intégration totale aux catalogues de l’OTAN, bien évidemment fournis par les entreprises américaines, ce qui ne manque pas de sel au moment où on fait mine de s’étonner que l’Amérique des « démocrates » soit  plus que jamais à l’écoute de nos secrets industriels et commerciaux. A d’autres époques, des parlementaires se seraient enflammés pour moins que cela et auraient qualifié ces choix « d’intelligence avec l’ennemi ». Heureusement, depuis  60 ans, chacun sait que les américains sont nos amis…AE

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 14:20
Plainte contre les géants américains du net après l'affaire Prism

11 juillet 2013 Liberation.fr (AFP)

 

Deux ONG de défense des droits de l'homme accusent des groupes tels que Google, Facebook, Yahoo, Youtube, entre autres, d'avoir assisté le vaste programme d'espionnage des services de renseignement américains.

 

Deux associations des droits de l’homme vont déposer une plainte, ce jeudi à Paris, dans l’affaire d’espionnage des communications électroniques mondiales par l’agence de sécurité américaine NSA, visant des sociétés comme Google, Yahoo ou Apple, a appris l’AFP de source proche du dossier.

 

Cette plainte va être déposée par la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) et la Ligue des droits de l’Homme. S’exprimant sur France Info, un des avocats de la FIDH et de la LDH, Me Emmanuel Daoud, a précisé que cette plainte contre X visait notamment à éclaircir le rôle joué dans le scandale Prism par Microsoft, Yahoo, Google, Paltak, Facebook, Youtube, Skype, AOL et Apple.

 

Selon lui, «à des périodes différentes», ces sociétés «sont susceptibles d’avoir mis à disposition du FBI et de la NSA leur serveur pour que ces agences de renseignement américaines les pénètrent et puissent s’installer à demeure pour collecter, siphonner toutes les données de tous les clients internautes utilisant les services de ces sociétés».

 

Il suggère qu’elles n’ont peut-être «pas dit toute la vérité» en affirmant qu’elles n’étaient pas au courant du programme Prism. Les filiales françaises de ces sociétés sont également susceptibles d’être l’objet des investigations, a ajouté Me Daoud. Sur France Info, l’avocat a précisé qu’étaient susceptibles d’être reprochés un «accès non autorisé sur un système de traitement de données, des collectes de données à caractère personnel, des atteintes volontaires à l’intimité de la vie privée, le fait de porter atteinte au secret des correspondances électroniques».

 

A la suite de révélations de son ancien consultant Edward Snowden, la NSA est accusée d’espionner les communications électroniques mondiales dans le cadre du programme Prism. Elle est également accusée d’avoir espionné des «cibles» institutionnelles dont l’Union européenne et des représentations diplomatiques alliées.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 13:40
Ratnik photo by Alexei Philippov

Ratnik photo by Alexei Philippov

MOSCOU, 11 juillet - RIA Novosti

 

Selon une source du ministère de la Défense, l'armée russe devrait s'équiper du système de combat individuel Ratnik au lieu du FELIN français, écrit le quotidien Izvestia du 11 juillet 2013.

 

L’Etat mènera ses essais d’août à novembre et les militaires russes pourraient recevoir leurs nouveaux équipements dès le début de l'année prochaine.

 

"Ratnik dépasse son prédécesseur – le système de combat Barmitsa - en termes de qualité, explique Alexandre Romaniouta, chef du département scientifique de l'armée de terre. L'ancien chef de l'état-major général Nikolaï Makarov s'était prononcé pour l'examen et la reproduction de l'analogue français FELIN mais bien que ce dernier ait quelques avantages mineurs, il est moins performant que Ratnik".

 

Le vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine a probablement poussé les militaires vers ce choix : il a notamment déclaré le 4 juin que "le système de combat individuel Ratnik pourrait entrer en service dans un mois". Il a pourtant évoqué un certain nombre de problèmes sur les armes, qu'il faudra résoudre prochainement.

 

Un mois est déjà passé mais l'armée ne sera finalement dotée de Ratnik que début 2014, estiment des sources au ministère de la Défense. Cette imprécision est liée au fait que Dmitri Rogozine parlait en fait seulement du début des essais, pendant lesquels ce nouveau système devait être transmis à des unités du District militaire ouest et des troupes aéroportées.

 

"Les délais des essais et des livraisons de l'équipement Ratnik sont strictement respectés, souligne le colonel Romaniouta. Tout est conforme au contrat. En 2014 ce système équipera 5 à 7 unités et les autres le recevront pendant les cinq années à venir".

 

Les essais préliminaires de Ratnik ont permis d’évaluer plus de 100 éléments du système, notamment des casques, des gilets pare-balles et des moyens de protection. Les 40 exemplaires les plus performants participeront aux essais d'Etat.

 

La commande militaire d'Etat pour 2014 prévoit la livraison de plusieurs milliers de ces systèmes de combat individuels aux soldats de l'armée de terre, des troupes aéroportées et de la marine.

 

Le délai moyen de garantie de Ratnik étant de cinq ans, cet équipement sera transmis d'un militaire à un autre avant sa mise hors service. Et si le T-shirt n'est destiné qu'à un seul soldat, l'uniforme d'été pourrait servir à deux militaires. L'uniforme d'hiver restera en service encore plus longtemps aussi bien que les casques, les gilets pare-balle, les armes à feu et les couteaux.

 

L'uniforme actuel des soldats diffère considérablement du Ratnik par sa couleur, sa coupe et la structure des matériaux dont il est composé. Selon le ministre de la Défense Sergueï Choïgou, l'armée russe s'équipera d'ici 2015 d'un nouvel uniforme unifié destiné à l'usage quotidien. Les militaires n'auront donc pas besoin de changer pour utiliser le système Ratnik : ces nouveaux vêtements seront les mêmes pour tout le monde.

 

"Nous avons créé cet uniforme sans modélistes ni couturiers, raconte le colonel Romaniouta se référant aux créations de Valentin Ioudachkine, peu appréciées dans l'armée. On a fait tout nous-mêmes mais il dépasse significativement de nombreux analogues étrangers du point de vue de l'apparence et du confort".

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 12:55
Un commando parachutiste de l'air n°20

Un commando parachutiste de l'air n°20

11/07/2013 Armée de l'air

 

Du 24 juin au 4 juillet 2013, le commando parachutiste n°20 (CPA 20) s’est rendu au 2e régiment étranger de parachutistes (REP), à Calvi, pour réaliser une période d’entraînement commune.

 

Au cours de ces quinze jours, l’intensité des exercices est allée crescendo. Les deux unités ont mené conjointement des entraînements tactiques, de jour comme de nuit. Transall et Puma étaient déployés pour l’occasion. Au programme : saut, tir, dropping en mer, aérocordage, assaut en mer ou encore palmage.

 

Au cours de l’année 2012, le CPA 20 s’était déjà rendu à deux reprises chez leurs camarades du 2e REP. Une particularité toutefois à cette session d’entraînement, deux pilotes de l’escadron de transport 1/64 «Béarn»  se sont joints aux commandos. Ils ont participé à toutes les activités, à l’exception des sauts en automatique remplacés par un saut en tandem.

 

 Un prochain rendez-vous a déjà été pris entre les paras du REP et du CPA 20.

Le personnel du CPA 20 et les deux pilotes du "Béarn" droppés en mer

Le personnel du CPA 20 et les deux pilotes du "Béarn" droppés en mer

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 12:55
Répétition du 9 juillet 2013 au-dessus de l'Arc de Triomphe

Répétition du 9 juillet 2013 au-dessus de l'Arc de Triomphe

11/07/2013 Ltt Alexandra Lesur-Tambuté - Armée de l'air

 

Le 9 juillet 2013, la dernière répétition du défilé aérien du 14 Juillet s’est déroulée à Paris, au-dessus des Champs-Élysées.

Un A400M, un Rafale et un Eurofighter allemand lors des répétitions à Paris

Un A400M, un Rafale et un Eurofighter allemand lors des répétitions à Paris

Pour cette ultime répétition, leader et Deputy (remplaçant) de chaque patrouille ont obligatoirement réalisé un passage au-dessus des Champs-Élysées. À 15h30, les plus chanceux ont pu ainsi voir passer la première partie du défilé aérien composée d’avions de chasse et de transport. Parmi eux notamment, le futur avion de transport tactique de l’armée de l’air, l’A400M Atlas. Mais aussi, plusieurs Rafale, Mirage, ravitailleurs C135, ou encore des avions étrangers tels qu’un C130 Hercules danois. Une heure après, c’était au tour des voilures tournantes d’effectuer un passage dans le ciel parisien avec des hélicoptères de l’armée de l’air, de l’armée de terre, de la marine nationale, de la gendarmerie et de la sécurité civile.

 

Le CDAOA à la tête du défilé aérien

 

Au sein du poste de commandement de conduite et de coordination (P3C) dissimulé sous une tente blanche au-dessus de l’Arc de Triomphe, le général Jean Borel, jusqu’alors directeur du défilé aérien, a laissé les commandes au général Thierry Caspar-Fille-Lambie, commandant de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA). En effet, le général Borel sera finalement intégré au défilé à pied, au sein d’un dispositif mettant à l’honneur les troupes engagées dans l’opération Serval, au Mali. Le général Caspar-Fille-Lambie est ainsi, pour la deuxième année consécutive, directeur du défilé. Au cours de l’entraînement, son œil expert a vérifié l’alignement, le respect de l’axe et du timing de chaque formation, donnant ainsi les dernières consignes si nécessaire.

 

Les bases aériennes prêtes 

 

Tous les aéronefs mobilisés pour le défilé aérien du 14 Juillet sont déjà positionnés sur les bases aériennes périphériques à la capitale. Ainsi, Villacoublay, Creil et Évreux ont dès à présent accueilli la majorité des équipages. Tout est définitivement prêt pour le 14 Juillet.

 

Le lieutenant Anthony Marchand, pilote du Casa "Deputy"

Le lieutenant Anthony Marchand, pilote du Casa "Deputy"

Le lieutenant Anthony Marchand aux commandes 

 

 Le lieutenant Anthony Marchand, pilote de Casa à l’escadron de transport 1/62 «Vercors» de Creil, a participé à cette dernière répétition du 14 Juillet, au-dessus de Paris. Impressions.

 

Après un briefing des trois équipages Casa, mené par le leader de la patrouille, le commandant Cédric Abriat, Anthony a rejoint son avion. Concentré, il finalise sa préparation en cabine. Fermeture de la porte, une dernière check-list, et les moteurs sont mis en marche.

 

14h45 locales, les trois Casa décollent à tour de rôle de la base aérienne 110 de Creil. Une vingtaine de minutes après, les trois transporteurs intègrent le circuit H. « Paradoxalement, nous étions plus nombreux dans notre couloir d’attente par rapport à la répétition à Châteaudun,  les trois Transall, l’Atlantique 2 de la marine nationale et l’Hercules danois étant présents », confie Anthony. À bord de l’avion du Deputy (remplaçant) l’attente d’autorisation de passage se fait ressentir alors que les équipages patientent à des altitudes différentes. En réalisant des hippodromes dans leur circuit d’attente, le lieutenant Marchand semble impatient de concrétiser ce vol en patrouille, une manœuvre singulière pour leur avion de transport. 

L'équipe leader de la formation Casa

L'équipe leader de la formation Casa

« Étoile » annonce alors le « top ». Instantanément, le commandant Abriat calcule l’heure à laquelle la patrouille Casa doit survoler les Champs-Élysées. « De notre côté, le commandant Arnaud Kauffmann, (second du Vercors et pour l’occasion co-pilote expérimenté) réalise les même calculs en concertation avec le leader, sur une fréquence interpatrouille, raconte le jeune pilote de Casa. En tant que Deputy, nous devons être capables d’assurer le rôle du Casa n°1 en cas de problème technique de cet avion».

 

7’20’’ après le passage d’Athos, le leader de la Patrouille de France, à la verticale des tribunes présidentielles, c’est au tour des trois Casa de s’élancer. Progressivement, les aéronefs se rapprochent des tours de la Défense. Légèrement sur la droite, la Tour Eiffel semble à portée de main.   Les trois Casa survolent alors, à seulement quelques mètres, l’Arc de Triomphe assailli par les touristes venus admirer le ballet aérien. « Au-dessus de Paris, nous profitons de l’espace qui nous est réservé exceptionnellement », avoue Anthony. Un moment où la concentration est optimale pour seulement quelques secondes de précision.

 

Les tribunes présidentielles à peine passées, les trois Casa repartent vers Creil. L’occasion pour eux de réaliser une manœuvre en cas de mauvaises conditions météorologiques. «Nous avons été pris en compte par les contrôleurs aériens de Roissy-Charles de Gaulle, explique le lieutenant Marchand. La formation est remontée à 3 000 pieds et s’est dispatchée pour un retour individuel jusqu’à notre base». À l’escadron, les pilotes s’assurent de la bonne réalisation de leur passage. Un avis conforté par le directeur du défilé aérien, le lendemain.

 

Serein, le lieutenant Marchand se prépare d’ores et déjà pour améliorer encore ce résultat le jour du 14 Juillet. «Nous pouvons toujours mieux faire, il faudra prolonger notre alignement même après le passage des tribunes». Une seule crainte cependant pour le pilote, l’impondérable problème technique.

Formation Casa

Formation Casa

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 12:50
Photo Jonathan Bellenand - Marine Nationale

Photo Jonathan Bellenand - Marine Nationale

11 juillet 2013 Par Rédacteur en chef.PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Une source militaire a confirmé mercredi les articles parus dans le Cyprus Daily selon lequel Nicosie pourrait acheter 2 frégates à la France.

 

Le Cyprus Daily avait indiqué que le ministère chypriote de la défense envisageait d’acheter 2 frégates FREMM conçues pour la lutte anti-aérienne, anti-sous-marine et anti-surface, mais aussi de mener des frappes en profondeur contre des cibles terrestres.

 

La décision d’acheter les frégates intervient dans le cadre de réformes conduite par le ministre de la défense, Fotis Fotiou, destinées à renforcer la marine chypriote alors que des forages pétroliers se déroulent dans les eaux chypriotes au milieu de menaces de la Turquie.

 

Cette semaine, Fotiou a donné son feu vert à la constitution d’un comité spécial qui doit conduire une étude de faisabilité sur l’achat des frégates.

 

Mais les efforts du ministère sont aussi limités par la crise économique qui touche actuellement Chypre.

 

Mardi, lors d’une rencontre entre le ministre Fotiou et l’ambassadeur de France à Chypre, Jean-Luc Florent, la question des 2 frégates a été abordée selon une source militaire.

 

« Au de cet entretien prévu de longue date, destiné à discuter du renforcement des relations entre les 2 gouvernements et de la sécurité de la zone économique exclusive de Chypre, l’ambassadeur a aussi mentionné les articles parus dans le Cyprus Daily à propos de l’achat des frégates. »

 

« L’ambassadeur a informé le ministre que le gouvernement français était ouvert à toutes discutions sur le sujet, » a indiqué la source officielle.

 

La même source a poursuivi en indiquant que, bien qu’un achat en pleine propriété des frégates — qui peuvent couter jusqu’à 30 millions € [1] — puissent être hors de question pour le ministère dans les conditions actuelles, les 2 gouvernements pourraient conclure un accord dans lequel les frégates « seraient louées » à Chypre.

 

« La priorité est maintenant d’obtenir des équipements modernes, à la pointe de la technologie, qui seront achetés dans les limites que nous permettent nos budgets, afin que nous puissions au moins être prêts pour tout incident possibles ou, au minimum, patrouiller et préserver correctement notre zone économique exclusive, » a déclaré le ministre Fotiou.

 

Notes :

[1] Le chiffre cité dans la presse est de 630 millions € pour celles achetées par la marine nationale.

 

Référence : Cyprus Daily

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 12:45
Mali : Ugly Aftermath And Uncertain Future

July 11, 2013: Strategy Page

 

For the last five months American MQ-9 UAVs could be seen regularly over northern Mali. Some days there is one up there all day, most of the time it’s only for about half the day. The video is analyzed by U.S. and French intelligence and used by the French to coordinate operations against the remaining Islamic terrorists in northern Mali. The American UAVs have been operating from an airbase in neighboring Niger, where two MQ-9s are currently stationed.

 

France believes that a third of the 2,000 Islamic terrorists in northern Mali at the beginning of the year have been killed and most of the survivors (less the hundred or so who surrendered or were captured) have fled Mali. That leaves several hundred, most of them Tuareg or black African, still in Mali, Most are hiding but some are in the larger towns and cities carrying out attacks. Many (up to half) of the terrorists who fled went to neighboring Niger, where a weak government and a very poor population (whose cooperation can be bought) has provided opportunities for new terrorist bases to be established. As with Mali, most of the 16 million Niger population lives in the south, where there is more water. The north is mostly desert. A fifth of the population are Arab, Tuareg and similar minorities. Over 90 percent of the population is Moslem and about eight percent are slaves. The U.S., France (and other European nations) are helping the Niger government to deal with the Islamic terrorists. That will not produce a quick fix and it may take a year (and probably much longer) to clear the Islamic terrorists out of Niger.

 

Mali’s fundamental problem (and the source of the discontent that triggered the Tuareg uprising in the north and the army coup in the south last year) is widespread corruption and the chilling effect this has on the economy. Despite billions of dollars’ worth of mineral exports, the country is very poor. The money the government gets from the mineral exports is largely stolen by politicians. Economic growth is stifled by the corruption, which makes it very difficult for entrepreneurs to start new businesses or expand existing ones. The result is that a third of the population is hungry and gets by with the help of foreign aid. In the north over two thirds of the population is short of food, and much else. Most of the people in the north are Tuareg and they blame corrupt southern (black African) officials for the poverty and high unemployment in the north. That is only partially true because the north has always been very poor and the Tuareg leaders also tend to be corrupt when it comes to handling government matters.  The July 28 presidential election is expected to put another corrupt politician into office. The search for a cure for the corruption has so far been unsuccessful. There are also doubts that the government can even properly organize the July 28th election.

 

The fragile economy in Timbuktu was devastated by the nine months of Islamic radical rule. Most of the Mali government employees were driven out and their workplaces looted and trashed. Worse, the tourism activity, which was the basis of the local economy, was largely destroyed. This included the destruction of many tourist attractions and the disappearance of many Arab and other foreign businessmen who made the tourism business work. Replacing key people and restoring infrastructure will take years. In the meantime most of the 55,000 population will have to get by on foreign aid.

 

July 9, 2013: In the north (Kidal) two civilians were wounded by unidentified gunmen.

 

July 8, 2013: In Kidal anti-government demonstrations over the weekend left two peacekeepers and a French soldier wounded. The demonstrations throw lots of rockets at the troops.

 

July 6, 2013: The government ended the six month old state of emergency. This means it is now legal for crowds to assemble and demonstrations to take place. The security forces must now follow all legal procedures when making arrests and holding people in custody.

 

July 5, 2013: After arriving on the outskirts a month ago 200 Malian army soldiers finally moved into the northeastern town of Kidal. Tuareg MNLA fighters moved out, or at least aside, in accordance with the June 18 peace deal with Mali. The MNLA had controlled Kidal since March 2012 as they tried to establish a role in governing the largely Tuareg north. MNLA were forced out of Kidal by Islamic terrorists for nine months and regained control in January 2013. French and Chadian troops have been in Kidal for over six months and have been joined by some other African peacekeepers to replace the Chad force (which returned home). The MNLA controlled security in the city and this produced growing complaints that MNLA gunmen were attacking blacks in the north and trying to force them to leave. The government accused the MNLA of ethnic cleansing, as northern Mali is predominately Tuareg and Arab. Because over 90 percent of Malians are black Africans, Tuaregs have always been touchy about blacks moving north to settle or, worse, to run the government. Partly this was because some Tuaregs and Arabs in the north still kept black slaves. Now a lot of those slaves find themselves free after their masters fled, along with several thousand Tuareg, during the French liberation of the north. Groups like al Qaeda are OK with this slavery, as it is commonly discussed in Moslem scripture and the Koran. The slaves, despite being Moslem, generally do not agree with this attitude.

 

MNLA means (in French) “Liberation Army of Azawad”. That is the Tuareg term for their homeland in northern Mali and until the June 18 agreement its capital was Kidal. The Mali government was upset that MNLA men controlled most of the rural (and very thinly populated) areas in the north. Mali accuses France of letting this happen, but the French only had an informal deal with MNLA in which the Tuareg would not fire on the incoming troops and would provide information on where the Islamic terrorists were.  France pressured Mali to make some kind of political settlement with MNLA and that eventually led to the June 18 deal. Many in the Mali Army still want the Tuareg rebel group crushed.  The Mali government is also angry over the extent to which so many Arabs and Tuaregs in the north cooperated with the Islamic radicals in establishing a new government. Many Tuareg still want independence, or at least a lot of autonomy in the north. Anti-Mali demonstrations accompanied the entrance of Mali troops into Kidal and will continue. Whatever the Mali government may want, the situation in the north, and with the Tuareg, is fundamentally changed. The Tuareg have tasted power and seen how weak the southerners really are.

 

The only large town the MNLA controlled was Kidal. It was thought unlikely that the Mali soldiers and police could handle the MNLA gunmen alone, so the concentration of security forces near Kidal last month was initially seen more as a bargaining tactic than as a real threat to the MNLA. Negotiations with the MNLA did not go well at first because the rebels were insisted on an autonomy agreement first and the French and African peacekeepers were unwilling to shut down the MNLA for the Mali government. The Mali Army is seen as more of a threat to an elected Mali government than to the Tuareg rebels. The Mali troops had spent over a month moving up several hundred kilometers of road to Kidal and planning an assault that never came. The MNLA seemed to sense that they had been outmaneuvered and retreated from some checkpoints outside Kidal but maintained enough fighters in the city to keep the Mali soldiers from entering until the MNLA and the Mali government could work out a deal.

 

July 1, 2013: The UN peacekeeping force took control of peacekeeping operations in Mali. The UN force currently has 6,300 African peacekeepers although the ultimate size of the force will be over 12,000. There are still 3,200 French troops in Mali along with several thousand Mali soldiers.  The UN force is officially known as MINUSMA (Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali).

 

June 26, 2013: Captain Amadou Haya Sanogo, who led the army coup in March 2012, apologized for his actions and promised to help repair the damage.

 

June 24, 2013: Some 200 peacekeepers from Benin arrived in Kidal to help maintain order.

 

June 18, 2013: The government and the Tuareg rebels (the MNLA) signed a peace deal. The MNLA will allow Mali troops and police to enter Kidal and any other MNLA occupied area in the north and will surrender its heavy weapons. In reality the MNLA members will keep most of their weapons but will have to surrender stuff like mortars, heavy machine-guns and large stocks of ammo. The government will not try to punish any MNLA members and will negotiate more autonomy for the Tuareg north. Many Tuareg believe the MNLA gave up too much and do not trust the Mali government.

 

June 16, 2013: Al Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) admitted that it had lost two of its senior leaders (Abdelhamid Abou Zeid and Abdallah Al Chinguetti) to French forces earlier this year (February and March). AQIM kept insisting that these two leaders were still alive.

 

June 9, 2013: French forces captured a terrorist base in the north (in a town on the Niger River near Gao). This one contained five tons of explosives and a workshop for producing suicide bomb vests and roadside bombs.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 12:20
Q-Nets, from QinetiQ North America

Q-Nets, from QinetiQ North America

Jul 9, 2013 ASDNews Source : U.S. Army

 

The U.S. Army has transferred to France technical test data on a rocket-propelled grenade defense system that is vital to its military operations in Mali, officials announced.

 

The U.S. Army Research, Development and Engineering Command, known as RDECOM, through its International Technology Center-France, helped to facilitate the exchange between the allies, said Lt. Col. Robert Willis, who led the project for RDECOM.

 

"The French Army wants the best thing out there," said Willis, commander of ITC-France under RDECOM Forward Element Command-Atlantic. "They are a professional and highly capable Army, and they want to protect their troops. They are determined to rapidly acquire the best technology, based purely on technical performance of the system."

 

The French Army had purchased an early version of a rocket-propelled grenade, or RPG, defense system, Q-Nets, from QinetiQ North America, known as QNA, a U.S. company. Fighting in Mali spurred the need for increased capabilities to protect French soldiers.

 

When the company developed an improved version, Q-Nets II, the French Ministry of Defense wanted to review the test data from the U.S. Army Test and Evaluation Command before making a procurement decision. However, QNA could not release the data to France because the exchange must be made under an international agreement from one government entity to another government, Willis said.

 

Willis and his colleagues at the U.S. European Command's Office of Defense Cooperation in Paris stepped in to expedite the data transfer under an established agreement, "Survivability Technologies for Land Combat Systems." RDECOM's Tank Automotive Research, Development and Engineering Center, known as TARDEC, at Detroit Arsenal, Mich., provides technical oversight for the agreement.

 

TARDEC's technical project officer for the agreement then verified that the detailed test data could be transferred from the U.S. Army to the French MoD.

 

Without the international agreement in place, this transfer of data would not have been authorized, Willis said.

 

Willis is accredited as an attaché of defense cooperation for these types of exchanges, and he presented the data to the French MoD, June 10. He used his fluency in French and background in Army test and evaluation to explain the technical and statistical nuances of the report.

 

In addition to assisting a NATO ally in an area of operations where the United States has national interests but not a desire to intervene with ground troops, the U.S. Department of Commerce had officially granted advocacy to QNA in an otherwise European-only competition, Willis said.

 

Col. Collier Slade, chief of the ODC in Paris, said the advocacy process allows the U.S. government to promote an American vendor in its efforts in a foreign country. In this case, QNA was the only U.S. company in competition to provide an RPG defense system to the French Army.

 

"The effectiveness of our advocacy policy in this case was ensured by the unique skill sets and reach-back that the RDECOM international team provided," Slade said.

 

RDECOM maintains a robust international footprint to promote cooperation between the United States and foreign partners to advance science, engineering and technical capabilities in areas important to the U.S. Army, Willis said.

 

RFEC-Atlantic in the United Kingdom has ITCs in France and Germany, RFEC-Pacific in Japan has ITCs in Australia and Singapore, and RFEC-Americas in Chile has ITCs in Canada and Argentina.

 

"Our NATO partners, including France and others in Europe, are long-standing allies," Willis said. "They possess the state-of-the-art in many technologies that we do not."

 

Maintaining these international relationships allows RDECOM to accelerate requests such as the transfer of RPG test data to France, Willis said. He is responsible for 16 European countries and concentrates primarily on France, Italy and Spain.

 

"We maintain cognizance of the expertise areas in our countries," Willis said. "We maintain contacts with the critical government, industry and academia that develop these technologies that we can share."

 

"We transfer technologies in both directions," he continued. "In this case, it was U.S. to France in support of an urgent operational requirement. In many other cases, it is shared foreign know-how that alleviates the need for large technology investments and development on our own."

 

RDECOM is a major subordinate command of the U.S. Army Materiel Command. AMC is the Army's premier provider of materiel readiness -- technology, acquisition support, materiel development, logistics power projection, and sustainment -- to the total force, across the spectrum of joint military operations. If a Soldier shoots it, drives it, flies it, wears it, eats it or communicates with it, AMC delivers it.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 11:55
LIMA, une plateforme pour faire fructifier l’imagerie aéroportée de nouvelle génération

10.07.2013 ONERA
 

Le 4 juillet 2013, le centre du Onera du Fauga-Mauzac, près de Toulouse, a inauguré LIMA, plateforme de recherche Onera pour développer l’utilisation des nouvelles technologies d’imagerie aéroportée.

Les nouvelles technologies en imagerie aéroportée concernées sont : la haute résolution spatiale, la haute résolution spectrale (hyperspectrale), l’imagerie laser 3D.

Haute résolution (5cm)   Principe de l'imagerie hyperspectrale
Image haute résolution (5 cm) et image hyperspectrale (centaines d'images spectrales de la même scène)
 

La haute résolution spatiale permet d’obtenir des images dans le visible jusqu’à quelques centimètres de résolution.  L’imagerie hyperspectrale permet d’obtenir d’une même scène des centaines d’images à des longueurs d’ondes différentes, correspondant à autant de « couleurs » couvrant le visible et le proche infrarouge, et offrant un très fort pouvoir discriminant entre les différents éléments d’une scène. Quant à l’imagerie laser 3D « active », elle permet de reconstituer une scène en 3D par balayage d’un faisceau laser et analyse du signal rétrodiffusé (et fonctionne même la nuit ou par temps brumeux).

Exemple d'image laser 3D
Image laser 3D
 

Pour faciliter l’accès à ces technologies et en maîtriser la complexité, l’Onera fournira à ses partenaires et clients les outils d’exploitation - bases de données, traitement et chaînes d’exploitation informatique - ainsi que l’accompagnement nécessaire (formation, partenariat de recherche…). L’organisation des campagnes aéroportées « de l’idée au résultat finalisé », l’évaluation des performances en vol, la qualification expérimentale des traitements et des résultats font partie du service assuré par LIMA.

LIMA est adossé aux moyens aéroportés de l'Onera et de ses partenaires : drones Onera Ressac et AJS, motoplaneur Onera Busard, pods Sethi (AVdef ), IGN, Safire...


Trois moyens Onera associés à LIMA : le drone Ressac, le motoplaneur Busard, Sethi
Trois moyens Onera associés à LIMA : le drone Ressac, le Busard, Sethi
 

Les champs d’applications sont variés :

  • l’agriculture, la foresterie, la gestion de l’eau
  • le développement durable (efficacité énergétique des bâtiments, impact anthropique)
  • le développement urbain (cartographies thématiques, optimisation du trafic ou de l’éclairage urbain, biodiversité)
  • l’environnement (qualité de l'air et des eaux, caractérisation des émissions polluantes)
  • les risques (pollutions, accidents industriels, inondations, feux de forêt)
  • la défense et la sécurité (surveillance de site, de frontières, renseignement...)
  • les sciences de l'univers, la météorologie, l’archéologie
  • la prospection des ressources (énergie, eau…)
     

LIMA, c’est  un véritable centre de recherche en exploitation d’images multicapteurs situé sur le centre de Toulouse de l’Onera, dont la salle d’exploitation est ouverte aux partenaires. C’est aussi des moyens d'étalonnage en vol et de validation sur site :

  • des moyens de mesures terrain
  • un site de référence instrumenté de 70 hectares : le Fauga-Mauzac
  • une infrastructure mobile en France et à l’international



Moyens mobiles de LIMA pour la caractérisation atmosphérique
 

LIMA est financé à hauteur de 6,85 millions d’euros dont 4,12 millions par le Fonds européen de développement régional (FEDER), le contrat de projets Etat Région Midi-Pyrénées, Toulouse Métropole.

Voir aussi l'exposé de Bernard Rosier, directeur de la plateforme LIMA

Contact : Bernard.Rosier \@/ onera.fr

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 11:40
Mistral: la poupe expédiée en France

MOSCOU, 8 juillet - RIA Novosti

 

La poupe du premier porte-hélicoptère russe de classe Mistral, le Vladivostok, a été envoyée en France depuis Saint-Pétersbourg, a annoncé dimanche le service de presse du Groupe unifié de construction navale russe (OSK) dans un communiqué.

 

"Aujourd'hui, la poupe du porte-hélicoptère Vladivostok a été envoyée à Saint-Nazaire (France). De la sorte, les constructeurs russes se sont acquittés de leurs engagements dans le cadre du contrat pour la construction du premier porte-hélicoptère de classe Mistral", indique le communiqué.

Mistral: la poupe expédiée en France

La poupe devrait arriver en France d'ici 17 jours. Le porte-hélicoptère devrait être mis à l'eau en octobre 2013 et partira pour la Russie, où il sera équipé d'armements, selon le communiqué.

 

La cérémonie de mise en cale sèche du premier des deux Mistral commandés par la Russie s'est tenue aux chantiers navals de Saint-Nazaire, en France, le 1er février dernier. La Russie assurera 20% des travaux de construction de son premier BPC et 40% des travaux pour le second Mistral. Un responsable du Groupe unifié de construction navale russe (OSK) a annoncé en février que la Russie avait déjà produit les 30 premiers petits blocs de la poupe du BPC, qui seront envoyés en France.

 

D'une longueur maximale de 210 mètres, d'un déplacement de 22.000 tonnes et d'une vitesse supérieure à 18 nœuds, le BPC Mistral est capable de porter 16 hélicoptères, quatre vedettes de débarquement ou deux navires sur coussin d'air de faible tonnage. Son pont d'envol permet la mise en œuvre simultanée de 6 hélicoptères. Sa distance franchissable est de 20.000 milles nautiques. Le navire peut embarquer, outre ses 160 hommes d'équipage, un commando de 450 hommes.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 11:35
Le PPSD de Nouvelle-Calédonie : un poste atypique

11/07/2013 DPSD

 

Territoire morcelé et situé aux antipodes de la métropole, la Nouvelle-Calédonie représente de nombreux enjeux pour la France, seule nation européenne dans la région…

 

Eloignée de 18 000 km de la métropole, la Nouvelle-Calédonie est un territoire morcelé entre la Grande terre, les îles Loyauté (1), les îles Belep et l’île des Pins. La zone de responsabilité du poste PSD inclut également l’archipel de Wallis et Futuna. Dans cet espace, la souveraineté française s’étend jusqu’aux îlots Matthew et Hunter à environ 300 km de l’archipel. Ces îlots inhabités, d’une superficie inférieure à 1 km2, sont régulièrement revendiqués par le Vanuatu (2), source potentielle de discorde diplomatique.

 

La France est la seule nation européenne présente dans l’océan Pacifique sud face aux puissances régionales que sont l’Australie et la Nouvelle–Zélande. De plus, les nombreux petits États océaniens environnants sont instables politiquement et parfois peu sensibles au principe de bonne gouvernance.

 

Les États-Unis sont présents dans cette zone (3)  et des escales ont régulièrement lieu dans le cadre du Pacific partnership. La Chine, consciente des richesses potentielles en nickel (4) du « caillou », s’est rapprochée de la province Nord avec laquelle des accords économiques sont en cours de finalisation.

 

Dans les années 80, la Nouvelle-Calédonie a connu une succession de crises violentes et d'événements dramatiques qui ont ébranlé son fragile équilibre. Bien que les grandes puissances australienne et néo-zélandaise lui reconnaissent aujourd’hui une certaine stabilité politique, elles continuent d’observer attentivement l’évolution du processus politique engagé. Celui-ci pourrait déboucher, à partir de 2014, sur un référendum sur l’avenir du territoire avec une possible accession à la pleine souveraineté.

 

Dans ce cadre, le poste de Nouméa assure une veille permanente des éventuelles actions subversives externes. Le 14 juillet 2012 avait d’ailleurs été l’occasion pour certains de mettre en place une marche citoyenne en opposition au défilé républicain traditionnel.

Le PPSD de Nouvelle-Calédonie : un poste atypique

Dans le même esprit, des collectifs se constituent pour affirmer leur position. Par ailleurs, les sociétés locales disposent de capacités importantes de blocage pouvant impacter les FANC (5) notamment au niveau du soutien, étant donné l’éloignement géographique.

 

Dans ce contexte particulier, le poste apporte au général COMSUP son analyse sur les vulnérabilités pour lui permettre de prendre les mesures adéquates. En effet, les subversions externes peuvent rapidement impacter les capacités opérationnelles des forces et le moral des 3000 personnes qui composent la communauté de défense.

 

 

(1) Ouvéa, Lifou, Maré

(2) Ce dossier a trouvé un nouvel écho en 2010.

(3) 7ème flotte

(4) Aussi appelé « or vert »

(5) Forces armées de la Nouvelle-Calédonie

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 11:30
TF 150 : Opération commune de sécurité maritime

11/07/2013 International

 

Du 28 juin au 7 juillet 2013, l’état-major de la Task Force 150 (TF 150) commandé par la France a conduit une opération de sécurité maritime baptisée Ajd Al-Ayn, dans la région de Bab El Mandeb, entre Mer Rouge et Golfe d’Aden.

 

Les forces navales et les organisations civiles de coordination de la navigation commerciale des pays riverains (Arabie Saoudite, République de Djibouti, et Yémen) de Bab El Mandeb ont participé à cette manœuvre aux côtés des navires australien et canadien de la TF 150. Des officiers de la marine yéménite et djiboutienne ont embarqué sur le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Somme, accueillant l’état-major de la Task Force.

 

Ajd Al-Ayn avait pour de objectif d’affirmer la présence de la TF 150, et dissuader les activités illicites liées au terrorisme et de maintenir un espace maritime sécurisé pour les marines de commerce. L’opération s’est déroulée en plusieurs phases.

TF 150 : Opération commune de sécurité maritime

La première, d’une durée de deux jours, a permis d’établir l’interopérabilité entre les différentes marines et de coordonner le plan de patrouille de sécurité générale. La seconde phase, d’une durée de trois jours, a mis en place les différentes zones de patrouille et à favorisé l’établissement de liens de confiance entre les communautés maritimes locales (pêcheurs, marins de commerce, centres de sauvetage). Les quatre derniers jours de la mission avaient pour objectif contrôler la capacité de l’ensemble des acteurs à se coordonner face à une attaque terroriste contre des navires marchands.

 

L’opération aura également abouti à la simulation d’une visite de bâtiment à bord de la Somme par les marins djiboutiens. Ces derniers ont pu tester leur dispositif d’alerte, la réactivité de leur patrouilleur d’alerte et démontrer le savoir-faire de leur équipe de visite sur un bâtiment susceptible de faire du trafic d’armes.

 

A l’avenir, les mêmes procédures de sécurisation acquises durant toute l’opération pourront être appliquées en  autonome par les forces navales du Yémen, de l’Arabie Saoudite, de Djibouti et par les agences maritimes de la région au profit des navires naviguant dans le détroit.

 

L’opération Ajd Al-Ayn  a donc permis de renforcer les liens qui unissent la Combined Maritime Forces (CMF) et les différents acteurs maritimes de la zone. Elle a contribué à améliorer l’interopérabilité des bâtiments de la TF 150 avec les marines riveraines notamment djiboutiennes et yéménites. Enfin, elle a contribué à maintenir la sécurité sur l’un des axes maritimes les plus fréquentés du monde.

TF 150 : Opération commune de sécurité maritime

Actuellement, trois bâtiments français sont engagés dans OEF, le BCR Somme ainsi que les deux bâtiments qui composent la mission Jeanne d’Arc, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues. L’action de la TF 150 s’inscrit dans le cadre des résolutions du conseil de sécurité de l’ONU prises au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. Elle entretient une connaissance très précise des mouvements maritimes dans sa zone d’opération, ce qui lui permet de dissuader et de lutter contre le terrorisme et ses réseaux de soutien, principalement les trafics d’armes et de drogue dans le nord de l’océan Indien, de la mer Rouge au détroit d’Ormuz. Cette zone qui couvre les façades maritimes de la corne de l’Afrique et du Moyen-Orient ainsi qu’une partie de l’océan Indien représente un intérêt majeur et voit la majorité du trafic maritime mondial y transiter. La présence permanente de bâtiments de la coalition contribue ainsi à la libre navigation des personnes et des biens.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 11:30
Un large spectre de missions pour le poste PSD des EAU

11/07/2013 DPSD

 

Les enjeux sont nombreux et l’activité est intense pour le personnel de la DPSD en poste aux Emirats Arabes Unis …

 

Les FFEAU (1) sont implantées à Abou Dhabi depuis mai 2009. Le poste PSD EAU est en place pour apporter son concours au commandement en matière de sécurité. Il a compétence sur l'ensemble des entités françaises des FFEAU, mais aussi sur les ressortissants et le personnel œuvrant au profit du ministère de la défense français sur tout le territoire des EAU. Le poste doit donc prendre en compte les unités des FFEAU, à travers leurs missions et leur entraînement (2), mais également les activités majeures à caractère « défense » comme les salons d’armement (3).

 

Le volet « protection du personnel et des installations » revêt quelques spécificités. Les différentes unités militaires (4)sont, pour certaines, distantes d’une soixantaine de kilomètres ; certaines emprises sont entièrement dédiées aux unités françaises alors que d’autres sont implantées à l’intérieur d’emprises émiriennes plus vastes. De plus, la communauté de défense des FFEAU est composée de 75% de militaires en mission de courte durée. Ce rapport s’accroît en période d’exercice ou à l’occasion des escales. Pour autant, tous ces militaires sont sensibilisés par un inspecteur dès leur arrivée.

 

L’importante population étrangère est probablement la caractéristique majeure de ce pays qui couvre une superficie équivalente à celle de la Guyane : il y a plus de quatre étrangers pour un Emirien. De nombreuses nationalités sont représentées tels que les Afghans, les Iraniens, les Syriens, les Libanais, les Pakistanais, les Chinois, ou les Russes.

Un large spectre de missions pour le poste PSD des EAU

Enfin, l’aspect « relations internationales »  revêt une dimension particulière du fait de l’importance de la zone de responsabilité du commandement des FFEAU et des spécificités régionales: il est à la fois nécessaire de maitriser l’anglais et l’arabe, mais aussi de connaître et de comprendre l’ensemble des enjeux sécuritaires.

 

 

(1) Forces Françaises aux EAU

(2) Exercices Golfe aux EAU et Gulf Falcon au Qatar ; escales à Abou Dhabi, Fujaïrah, Dubaï ou

Jebel Ali…

(3) Dubai Air Show; IDEX-NAVDEX…

(4) Echelon de commandement, état-major interarmées, base navale d’Abou Dhabi et groupement de soutien, base aérienne 104 d’Al-Dhafra, 13ème Demi Brigade de la Légion Etrangère (DBLE)

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 10:55
La zone de recherches et d’interdiction de pêche Juillet 2013 - source Marine Nationale

La zone de recherches et d’interdiction de pêche Juillet 2013 - source Marine Nationale

10 juillet 2013 Ouest-France

 

Une dizaine de chalutiers sont affrétés depuis lundi par la Marine nationale. Ils participent à une pêche sous haute surveillance : la récupération de débris de missile M51.

Finistère. Des chalutiers à la pêche aux débris du missile M51

Ce [missile] de 50 t s’était autodétruit peu après un tir d’essai le 5 mai dernier au large de Penmarc’h. Déployés depuis des semaines, les moyens militaires ont déjà permis de remonter plusieurs éléments. Mais la Marine et les pêcheurs tiennent à sécuriser la zone. L’opération sera prolongée la semaine prochaine.

 

Le Vigilant pas en cause

 

Finistère. Des chalutiers à la pêche aux débris du missile M51

L’enquête sur la cause de l’incident restera secrète. Mais on sait d’ores et déjà que le sous-marin Le Vigilant depuis lequel le tir avait été effectué n’est pas en cause. Il sortait de deux ans de chantier d’adaptation à ce nouveau missile. Le programme ne semble donc pas perturbé. Et Le Triomphant se prépare actuellement à l’Ile-Longue pour les mêmes travaux qui auront lieu à Brest, après que le cœur nucléaire de sa chaufferie ait été retiré. Ce chantier emploiera au plus fort de l’activité plus de 1 000 personnes.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 07:55
L’offre MBDA pour le MMP. (photo Isabelle Chapuis, MBDA)

L’offre MBDA pour le MMP. (photo Isabelle Chapuis, MBDA)

10.07.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

En 2011, la DGA attribue un contrat de levée de risques à MBDA afin de valider les principaux choix techniques du futur MMP. A commencer par l’autodirecteur du missile (fourni par le français Sagem, comme tout le reste de l’optronique du poste de tir) qui sera bimode, avec une caméra TV pour le mode « jour » et un capteur infrarouge non refroidi. Sur les capteurs infrarouges « classiques », une bonbonne de gaz doit être percutée avant le tir pour refroidir l’autodirecteur et lui donner ses performances. Problème, une fois la bonbonne percutée, le missile doit être tiré rapidement et s’il ne  l’est pas, il doit repasser en atelier pour recevoir une nouvelle cartouche de gaz.

 

Le MMP disposera également de deux modes de guidage : le mode « tire et oublie » (le missile est totalement autonome dès qu’il quitte le poste de tir), se doublera d’une capacité d’intervention du tireur en cours de vol. Cette possibilité de garder « l’homme dans la boucle » est jugée essentielle par l’armée de Terre. Le Milan, qui est entré dans la légende avec plus de 300.000 missiles construits, était filoguidé. MBDA dispose donc d’une très large expérience dans le domaine et a fait le choix d’une liaison de données par fibre optique, qui présente deux avantages : résistance élevée au brouillage et haut débit de transmission des données dans le sens tireur-missile pour le guidage et le contrôle du missile et missile-tireur pour faire « remonter » des images pendant le vol. Même en mode « tire et oublie », le tireur peut ainsi garder un œil sur la trajectoire du missile, avec la capacité de reprendre là main à tout instant pour affiner la trajectoire ou déplacer le point d’impact. Si en revanche le tireur est certain de ne pas avoir à intervenir, il peut commander la coupure du fil du guidage et recharger le poste de tir pendant que le premier missile est encore en vol. Outre son expérience du filoguidage avec le Milan, MBDA a également celle de la fibre optique avec le missile expérimental Pholyphème qui déroulait son fil sur plusieurs dizaines de kilomètres.

 

Ce mode de guidage évolué est un atout maitre que le missilier européen oppose volontiers aux capacités du Javelin qui ne dispose, dans sa forme actuelle, que d’une fonction « tire et oublie » Aucun doute toutefois que Raytheon s’adaptera au besoin français au travers d’une version modernisée de son missile dotée d’un double mode de guidage.

 

« Un système de guidage terminal de précision (Precision Terminal Guidance)  avec homme dans la boucle avait été proposé à l’US Army dans le cadre d’une modernisation du Javelin, en utilisant un guidage optique sans fil, comme ce qui se fait aujourd’hui sur le missile TOW » explique d’ailleurs un porte-parole de Raytheon. « Mais l’US Army a décidé de ne pas le retenir pour réduire la facture. Il ne faut pas oublier que faire intervenir un soldat dans le guidage du missile impose d’entrainer ce même soldat en lui faisant tirer régulièrement des missiles. Cela a un coût ! Avec un guidage « tire et oublie », un simple simulateur est suffisant pour l’entrainement. Maintenant, si l’armée française souhaite disposer des deux modes de guidage, nous pouvons répondre à sa demande. Le guidage optique a déjà été testé sur le Javelin et fonctionne ».

 

Raytheon précise donc que la fonction guidage « homme dans la boucle » existe déjà sur étagère et que son intégration pourrait être confiée à une entreprise française si le Javelin venait à être choisi. A l’opposé du choix technique de MBDA, le missilier américain affiche une certaine défiance vis à vis du guidage par fibre optique lorsque le missile est tiré depuis un véhicule et renouvelle sa confiance dans le guidage optique. « La voie IR du poste de tir permet de s’affranchir des mauvaises conditions météorologiques ou de la poussière pour le guidage optique » précise notre interlocteur.  Mais le client étant roi, l’industriel américain précise également rester ouvert à toutes les options…

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