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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 12:56
SENTINELLE : une intervention dissuasive du 1e RHP

 

18/12/2015 Armée de Terre

 

Déployé dans le cadre de l’opération SENTINELLE, le 1er régiment de hussards parachutistes (1er RHP) de Tarbes patrouillait le samedi 12 décembre en Seine et Marne (77) au centre commercial « Val d’Europe ».

 

En fin d’après-midi, les quatre membres de l’équipe du régiment de cavalerie sont témoins d’une rixe opposant deux groupes d’environ 6 personnes, âgés de 16 à 18 ans.

Le brigadier-chef Jérôme, responsable de l’équipe, décide d’intervenir et commande immédiatement de s’interposer entre les deux bandes rivales. Analysant la situation et le danger, il fait déployer le bâton de défense. Son aspect dissuasif l’emporte et nos soldats n'auront pas besoin de s'en servir. Toutefois, face à l’agressivité de certains individus, un des militaires recourt à l’emploi de la bombe lacrymogène d’auto-protection.

Un des bagarreurs est également neutralisé par une clé de bras inculquée lors des séances de "technique d’intervention opérationnelle rapprochée" (TIOR). Cette action déterminante met aussitôt fin à l’altercation et les autres individus prennent la fuite. Le jeune homme immobilisé a été remis aux forces de police appelées par les agents de sécurité du centre commercial.

L’intervention efficace et rapide de la patrouille de l’armée de Terre a permis de sécuriser la zone afin qu’aucune personne ne soit blessée et que la bagarre ne dégénère pas.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 12:55
Dispositif Crotale

Dispositif Crotale

 

17/12/2015 Ltt Alexandra Lesur-Tambuté - Armée de l'air

 

Plus de 40 000 participants, chefs d’État et de gouvernement, ont fait le déplacement au parc des expositions du Bourget à l’occasion de la conférence de Paris sur le climat (COP 21). Pour garantir la protection de cet événement d’ampleur internationale, l’armée de l’air a assuré un dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA) pendant toute la durée de l’événement, soit trois semaines. Mis en œuvre par le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), ce DPSA a nécessité le déploiement d’une base aérienne projetée (BAP) et la mobilisation de plus de 600 militaires.

 

Un espace aérien réglementé

Instauré en complément de la posture permanente de sûreté aérienne, ce DPSA avait pour objectif d’assurer la protection de l’espace aérien au-dessus et aux alentours du lieu de réunion de la COP21 et de parer à toute menace aérienne d’origine terroriste, militaire ou contestataire, pilotée ou non pilotée. Alors que l’activité aérienne a été maintenue autour du parc des expositions du Bourget, des règles spécifiques ont été établies pendant toute la durée de l’événement. Deux zones ont ainsi été définies : une zone réglementée temporaire (ZRT), dont l’accès était contrôlé, et une zone interdite de survol (ZIT).

 

Des moyens de surveillance

Conduit depuis le centre national des opérations aériennes (CNOA) de Lyon Mont-Verdun, le DPSA reposait sur un dispositif humain et matériel conséquent. Au niveau de la surveillance, plusieurs radars tactiques des systèmes de défense sol-air étaient déployés sur zone. « Un avion radar E-3F a également réalisé des vols pendant les créneaux les plus sensibles », ajoute le commandant Stéphan, de la division DPSA du CDAOA. De plus, un réseau de guets à vue périphériques et un réseau de guets à vue périmétriques complétaient le dispositif. « Le premier était destiné à prévenir l’intrusion d’avions lents, tandis que le second était déployé en cas d’intrusion "drone" », explique le spécialiste.

 

Des moyens d’intervention

Prêts à intervenir en cas d’intrusion, des aéronefs étaient prépositionnés aux alentours de la zone à protéger. À Creil, deux Rafale sont venus renforcer la permanence opérationnelle, tandis qu’un troisième était stationné à Saint-Dizier. « Deux hélicoptères Fennec étaient stationnés au Bourget en complément de deux autres machines d’alerte à  Villacoublay, explique le commandant. De plus, six Epsilon TB30 étaient basés à Creil, réalisant à tour de rôle des alertes en vol. » Deux systèmes armés de défense sol-air Crotale étaient également présents, ainsi qu’un système armé de défense sol-air MAMBA. Petite nouveauté pour ce DPSA, une capacité antidrone complétait le dispositif durant les créneaux sensibles, avec la mise en œuvre de plusieurs brouilleurs et de fusils adaptés à la neutralisation des drones.

         

Retrouvez un article complet sur le DPSA de la COP 21 dans le prochain numéro d’Air Actualités (février 2016).

COP 21 : une protection aérienne optimale
COP 21 : une protection aérienne optimale
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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 12:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

17/12/2015 armée de Terre

 

Quel est le point commun entre le comité contre le terrorisme de l’ONU, les Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan, la Fondation Saint-Cyr et la SNCF ? La gestion de la menace terroriste sur le territoire national. Pour la contrecarrer, un centre d’expertise a été mis en place.

 

Ce projet s’inscrit dans la volonté des Ecoles de Saint-Cyr Coëtquidan (ESCC) de développer des programmes de recherche autour du thème défense-sécurité. Initié en octobre 2013, ce partenariat s’est concrétisé en mai dernier par la signature d’un texte commun avec l'ONU. En septembre 2015, la SNCF a rejoint les rangs. Et c’est donc après deux années d'effort que le centre de lutte contre le terrorisme a été officiellement lancé mi-décembre.

 

Résolument orienté vers des travaux de réflexion à vocation opérationnelle, le centre vise à fédérer les idées sur différents aspects (juridiques, sociologiques, etc.). Cette synergie se décline de manière concrète : des cycles de formation « analyse et gestion des  risques » au profit des personnels français (publics et privés), des fonctionnaires internationaux et des entreprises sont d’ores et déjà prévus. A moyen terme, ce centre a également vocation à s’inscrire dans le cycle formation continue des écoles St-Cyr Coëtquidan, de nouer des partenariats institutionnels et académiques avec des centres de recherche ou des universités disposant de compétences similaires ou complémentaires, et d’élargir ses travaux à toute question relative à lutte contre le terrorisme.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 12:55
Audition de l’IG(HC) R. Stéphan, directeur du SID et du Gal P. Toubin, directeur du SIMu, sur la défense et le développement durable

 

9 décembre 2015 Commission de la défense nationale et des forces armées Compte rendu n° 26

 

Mme la présidente Patricia Adam. Chers collègues, je suis heureuse d’accueillir le général Philippe Toubin, directeur du service interarmées des munitions, et l’ingénieur général hors classe René Stéphan, directeur du service d’infrastructure de la défense, pour cette audition sur la défense et le développement durable. Alors que se déroule la COP21, j’ai souhaité que notre commission puisse se pencher sur cette question sur laquelle travaille le ministère de la Défense.

Je vous sais particulièrement soucieux d’environnement et je vous suis très reconnaissante d’avoir bien voulu participer à nos travaux. Vous êtes des praticiens qui doivent s’adapter à des contraintes environnementales en pleine évolution. Vos deux services passant de nombreux marchés publics, vous êtes aussi en mesure de prendre en considération l’impact du développement durable sur la commande publique.

 

M. l’ingénieur général hors classe René Stéphan, directeur du service d’infrastructure de la défense (SID). Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, je tiens, en préambule, à vous remercier de m’accueillir pour la première fois au sein de votre commission. C’est un honneur pour moi de vous présenter le service d’infrastructure de la défense (SID) et d’échanger avec vous sur mon expérience de praticien confronté quotidiennement à la prise en compte des grands enjeux du développement durable. Mon service est fortement impliqué dans ce domaine, aux côtés de la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA), dont la directrice est également haut fonctionnaire au développement durable.

 

Mon propos sera articulé en quatre points : présentation du rôle et des actions du SID ; description du cadre patrimonial au sein duquel ses missions s’exercent ; récapitulatif des politiques ministérielles de développement durable qu’il met en œuvre ; évocation enfin de la manière dont il peut contribuer à l’atteinte du facteur 4.

 

Quelles sont les missions du SID ? Né en 2005 de la fusion des trois services constructeurs de chacune des trois armées, le SID est un organisme interarmées rattaché au secrétariat général pour l’administration (SGA). Il est le référent ministériel dans les domaines de la construction, de la maintenance immobilière, de la gestion domaniale et de l’énergie hors produits pétroliers. À ce titre, il occupe une place unique au sein du ministère de la Défense mais aussi de l’État. Présent en métropole, en outre-mer, et à l’étranger sur les théâtres d’opérations extérieures (OPEX) où il est en charge du soutien au stationnement des forces déployées, il conduit et réalise les opérations d’infrastructure nécessaires à la vie, à l’entraînement et à l’engagement des forces armées ainsi que des directions et services du ministère de la Défense.

 

Les besoins de la défense sont importants, tant pour investir dans l’adaptation des infrastructures aux nouveaux équipements que pour entretenir un patrimoine important et vieillissant. Le service joue donc un rôle déterminant : il répond aux préoccupations du ministère et permet aux forces de remplir leur contrat opérationnel.

 

Employant plus de 7 000 personnels civils et militaires, le SID a transformé son organisation, ses métiers et ses procédures pour répondre aux évolutions du ministère. Implanté sur tout le territoire, son réseau s’est adapté à la carte militaire des bases de défense : création en 2011 de sept établissements du service d’infrastructure de la défense (ESID) auxquels sont rattachées cinquante-trois unités de soutien (USID), implantées au sein de chaque base, qui sont elles-mêmes subdivisées en 230 antennes positionnées au plus près des formations soutenues ; création de huit directions d’infrastructure de la défense en outre-mer et à l’étranger.

 

Quels sont les grands dossiers suivis actuellement par le SID ?

 

Le SID doit réaliser, en particulier, l’ensemble des infrastructures nécessaires à l’accueil de nouveaux systèmes d’armes tels que le sous-marin nucléaire d’attaque Barracuda, le nouvel avion ravitailleur MRTT (Multi Role Tanker Transport) ou encore le programme d’armement Scorpion pour l’armée de terre. Pour la partie infrastructure, portant généralement sur des ouvrages très spécifiques et techniques, ces programmes représentent un investissement de près de deux milliards d’euros pour la période 2016-2021.

 

Chargé de la maintenance de bout en bout des infrastructures du ministère, le SID a engagé une démarche par les risques de la gestion du patrimoine immobilier. Il s’agit d’ajuster la stratégie d’entretien aux ressources allouées, en tenant compte de l’état et de la sensibilité du patrimoine ainsi que des risques encourus.

 

Un projet de service, baptisé SID 2020, a été lancé pour accompagner au mieux les évolutions du monde de la défense, qui induisent de fortes tensions tant opérationnelles qu’économiques. Il vise à mettre le service en situation de répondre aux besoins du ministère en infrastructures, en particulier dans les domaines considérés comme stratégiques pour l’entraînement et l’engagement des forces : infrastructures nucléaires, portuaires, maritimes et industrielles, aéroportuaires ou hospitalières. Dans ces domaines, l’exigence accrue de performance et d’efficience se décline en trois principes – simplifier, innover et dialoguer – et une devise : « Opérationnels à vos côtés ».

 

Acteur reconnu de la commande publique de l’État, le SID joue un rôle économique important dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP). Par l’intermédiaire de ses directeurs d’établissement, il passe des contrats pour un montant annuel d’environ 1,4 milliard d’euros avec les majors du BTP mais surtout avec les petites et moyennes entreprises (PME) qui maillent le tissu économique local puisque ces dernières représentent 60 % du total. Les commandes portent essentiellement sur des travaux, mais elles peuvent concerner aussi des achats de services, de prestations intellectuelles ou de fournitures.

 

Dans une démarche d’optimisation de ses moyens, le SID accroît le recours à l’externalisation pour les prestations de maintenance, de maîtrise d’œuvre et d’ouvrage. Il passe aussi des marchés publics innovants du type accord-cadre, performance énergétique, conception-réalisation avec ou sans volet maintenance, marchés multi-techniques à obligation de résultat.

 

Après cette brève présentation des missions du service, il me semble important de vous exposer le cadre au sein duquel elles s’exercent : le patrimoine vaste mais vieillissant du ministère de la Défense. Acteur de terrain de la politique immobilière, le SID gère, rénove et entretient environ 40 % du parc immobilier de l’État.

 

Le patrimoine de la défense présente des particularités remarquables que ce soit par son importance, son étendue ou sa diversité. Il représente 30 millions de mètres carrés de surface bâtie et 270 000 hectares en surface d’emprises. Il est situé en métropole et en outre-mer mais aussi à l’étranger, majoritairement en Afrique. Les ouvrages et installations construits ou soutenus sont très divers : des infrastructures industrielles et maritimes ; des ouvrages et installations aéronautiques ; des centres de données et centres de transmissions ; des hôpitaux et centres médicaux ; des bâtiments tertiaires du type bureaux, bâtiment d’hébergement ou de restauration ; des centres d’instruction et d’entraînement, comportant de nombreux champs et stands de tir ainsi que des simulateurs. Cette diversité implique, entre autres, la gestion de grands espaces boisés, l’exploitation de nombreuses installations classées, le chauffage ou la climatisation d’importants volumes et des problématiques énergétiques fortes, c’est-à-dire des préoccupations directement liées au développement durable.

 

Ce patrimoine est néanmoins vieillissant puisque seulement 40 % des bâtiments ont été construits après 1975, 10 % datant même d’avant 1900. Le ministère de la Défense doit donc mettre en œuvre des moyens humains et financiers importants afin de maintenir le caractère opérationnel des infrastructures et de préserver la condition du personnel. Dans le cadre de la loi de programmation militaire, entre 250 et 300 millions d’euros sont consacrés tous les ans à la maintenance courante des installations. Les budgets alloués à la maintenance lourde, c’est-à-dire à tous les travaux de grosses réparations et de renouvellement, sont en nette progression : ils vont passer de 65 millions d’euros à plus de 200 millions d’euros d’ici à 2021.

 

Après cette présentation des missions du service et de l’état du patrimoine du ministère, je souhaite vous faire partager ma vision de praticien intégrant les problématiques du développement durable dans son action. En effet, le SID s’inscrit pleinement dans la stratégie de développement durable du ministère (S3D), initiée par la DMPA.

 

Plutôt que de vous dresser la liste de toutes les actions menées, je vais vous présenter les plus emblématiques, en commençant par le domaine de l’énergie. Référent énergie pour le ministère depuis 2012, le SID centralise la totalité des contrats hors carburants et met donc en œuvre la stratégie ministérielle pour la performance énergétique (SMPE), ce qui représente un véritable enjeu : la facture annuelle s’élève à plus de 300 millions d’euros dont près de 240 millions d’euros de gaz et d’électricité.

 

Cette politique volontariste repose sur la maîtrise des consommations, la connaissance de l’état du patrimoine et un pilotage fin des investissements en matière de performance énergétique. Afin de mieux contrôler les dépenses énergétiques, le SID met en place un outil de suivi des fluides qui lui permet de surveiller de manière dynamique les consommations au sein d’une base de défense, prélude à l’identification d’actions correctives pertinentes.

 

La performance énergétique se traduit également par la rationalisation de la consommation. C’est ainsi que des contrats de performance énergétique (CPE) ont été passés pour les opérations de Barby en Savoie et de La Valbonne dans l’Ain, initiées respectivement en 2011 et 2013, pour une durée de vingt ans.

 

Pour améliorer la performance énergétique du ministère, le SID a aussi lancé un autre chantier majeur : le développement d’un système de management de la chaîne énergétique depuis l’achat du gaz ou de l’électricité jusqu’à leur consommation. Signalons que pour le système local mis en place sur le site de La Valbonne, le SID vient d’être certifié ISO 50001, devenant ainsi l’un des premiers services de l’État certifié à ce standard.

 

Le service intervient également en matière d’environnement. Depuis le 1er septembre 2014, il doit prendre à sa charge les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et les installations, ouvrages, travaux et activités (IOTA) soumis à la loi sur l’eau de soutien commun. Il devient donc exploitant de plus de 1 000 installations classées sur les 4 300 exploitées par le ministère. Il s’agit d’une mission nouvelle pour le service qui, jusqu’à présent, ne disposait pas de structures dédiées à leur suivi et à leur gestion administrative. Pour relever ce défi en matière de développement durable, en concertation avec l’état-major des armées et la DMPA, le SID doit faire un important investissement humain et financier.

 

Disposant de captages et de la capacité d’assurer la distribution d’eau dans ses différentes missions, le SID prend aussi à sa charge la mesure et la réduction des consommations en eau. Le déploiement déjà effectif de l’outil de suivi des fluides sur l’ensemble du territoire devrait permettre de mieux connaître les consommations en eau. Sur cette base, une stratégie de diagnostic des réseaux d’eau devra être adoptée sur l’ensemble des emprises, prévoyant une priorisation, un financement et des procédures d’audit. La poursuite de la remise aux normes des stations d’épuration, des réseaux d’eaux pluviales et des réseaux d’eaux usées du ministère de la Défense constitue également un enjeu fort en matière de développement durable, compte tenu des risques avérés de pollution des sols et des nappes phréatiques.

 

Le SID intervient également en soutien des porteurs de projets du ministère de la Défense dans le cadre du recours aux crédits européens LIFE – acronyme de l’instrument financier pour l’environnement. À ce titre, dans la continuité du projet LIFE Nature de préservation de la biodiversité au sein de quatre emprises du quart sud-est, le SID a aidé l’armée de terre à élaborer un dossier de candidature pour le projet infra-énergie de soutien commun innovant à Saint-Christol.

 

Le SID apporte aussi son expertise pour les projets retenus par le fonds d’intervention pour l’environnement (FIE) ou le fonds d’intéressement à la rationalisation du patrimoine immobilier (FIRPI), mis en place par la DMPA, qui encouragent notamment le recours aux énergies renouvelables ou la rationalisation des implantations du ministère, dont la dispersion est source de consommation non rationalisée d’énergie.

 

En conclusion de cette présentation synthétique des politiques de développement durable portées par le SID, j’en viens à un volet plus social : la mise en accessibilité aux personnes en situation de handicap, des établissements recevant du public du ministère de la défense. Au regard des quelque 1 300 établissements concernés en métropole et en outre-mer, le ministère de la défense a sollicité et obtenu une dérogation. Il a jusqu’en septembre 2016 pour déposer les agendas d’accessibilité programmée auprès des préfectures, ce qui lui permettra de prévoir les travaux de mise en accessibilité sur les neuf prochaines années et de consolider l’estimation du coût global des opérations.

 

Après vous avoir exposé les grandes lignes des politiques de développement durable mises en œuvre par le service, je voudrais vous parler de l’avenir : comment le SID peut-il contribuer à diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre ? C’est incontestablement un objectif ambitieux que le SID commence à mesurer et à intégrer, notamment à travers une série d’actions concrètes de granularité diverse, allant d’opérations ponctuelles à des actions plus innovantes visant à expérimenter des techniques ou procédures en vue de leur duplication éventuelle.

 

Commençons par les actions liées à la sobriété des usages du patrimoine. Le SID contribue au FIRPI mais aussi aux schémas directeurs immobiliers de base de défense, qui visent en particulier à tracer la trajectoire d’effort d’adaptation des emprises aux enjeux de demain et à optimiser l’emploi du patrimoine mis à disposition. En matière d’actions liées à la sobriété des comportements, le SID a lancé une campagne nationale de vérification des conditions de chauffe du patrimoine du ministère de la défense. À cette occasion, il a élaboré un guide relatif aux températures dans les locaux du ministère et il a entrepris de sensibiliser les usagers aux éco-gestes. Dans le cadre des actions liées à l’efficacité énergétique du patrimoine occupé, il convient d’adapter nos manières de construire à l’évolution réglementaire, mais il faut aussi aller au-delà pour permettre au ministère d’atteindre ses objectifs. Le SID a ainsi émis une directive relative à la performance énergétique des bâtiments neufs et parties nouvelles de bâtiments. Une directive relative à la performance énergétique des bâtiments existants est en cours.

 

Pour toutes nos opérations, il est demandé aux prescripteurs du SID de rechercher la mise en place de matériaux et matériels éligibles aux certificats d’économie d’énergie, lesquels sont ensuite valorisés auprès d’Électricité de France (EDF). En prescrivant au-delà de la réglementation, avec la recherche permanente de l’optimum économique, plus de deux millions d’euros de certificats ont ainsi été émis et réinvestis dans de nouveaux projets d’économies d’énergie. Le SID participe aussi activement à l’élaboration des textes réglementaires pour le neuf et la rénovation, à l’instar du projet de décret relatif à l’isolation en cas de travaux importants de ravalement de façade, de réfection de toiture ou d’aménagement de pièces ou parties de bâtiment en vue de les rendre habitables.

 

La diminution de nos émissions de gaz à effet de serre passe aussi par l’emploi d’énergies renouvelables. Grâce à l’aide du fonds d’intervention pour l’environnement, plusieurs projets ont pu voir le jour : la mise en place d’une centrale solaire en Guyane, de chauffe-eau solaire à Nouméa ou sur des sites d’exercices en métropole ; l’expérimentation d’un chauffage solaire dans les Pyrénées ; la mise en place d’éclairages publics autonomes, solaires et éoliens. Quand les conditions tarifaires et de permanence de fourniture sont favorables, nous privilégions un raccordement aux réseaux de chaleur urbains, lesquels sont en général alimentés majoritairement à partir d’énergies renouvelables comme les déchets d’ordures ménagères. De manière très expérimentale, nous conduisons plusieurs études ambitieuses de type smart grid. L’une d’elles, menée conjointement avec la direction générale de l’armement (DGA), vise à réduire la consommation de carburant des groupes électrogènes en OPEX, grâce à l’intégration de sources d’énergies renouvelables et de stockage d’énergie.

 

Outre ces actions concrètes dans le domaine de l’énergie, la préservation de la ressource en eau est une préoccupation constante du SID qui a d’ailleurs en charge la définition de la politique de l’eau en opérations extérieures. Différentes réflexions sont en cours tant sur le plan de la reconnaissance et de la sécurisation de la ressource que de l’autonomie, avec la mise en œuvre de forages, afin de procurer la ressource en eau au plus près du combattant. La création de réseaux d’adduction d’eau et de réseaux d’évacuation des eaux usées et la mise en place de stations d’épurations sont gages de développement durable car elles limitent les transports et assurent le traitement des effluents.

 

La politique d’achats du SID répond à des objectifs de développement durable et de développement social, qui sont définis dans un plan d’action annuel. En 2014, ces objectifs ont été atteints, notamment en matière de développement social : le nombre d’heures d’insertion sociale est passé de 6 300 à 75 000 entre 2012 et 2014. Ces actions sont mises en œuvre avec les maisons de l’emploi ou avec des structures similaires qui jouent un rôle de facilitateur auprès du public concerné.

 

Les marchés d’infrastructure font l’objet d’actions spécifiques. Le règlement de la consultation des marchés les plus importants prévoit l’établissement d’un schéma d’organisation et de suivi de l’élimination des déchets de chantier (SOSED) par les sociétés candidates. Quant au cahier des clauses techniques particulières, il mentionne la fourniture d’un certificat ou d’une attestation garantissant que les produits composés d’une matière première à base de bois sont issus d’exploitations forestières engagées dans un processus de gestion durable.

 

Enfin, comme évoqué dans la présentation des actions menées en matière d’énergie, les établissements du SID travaillent, sur certaines opérations, à la maîtrise du coût complet, en liaison avec l’externalisation de la maîtrise d’œuvre dans le cadre de recours aux marchés de conception, construction, aménagement, exploitation et maintenance (CCAEM).

 

Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, j’espère vous avoir convaincus : acteur unique de la gestion de l’infrastructure du ministère de la défense, le SID est parfaitement positionné pour répondre aux nouveaux enjeux du développement durable, en raison de son spectre étendu d’interventions, qui couvre l’intégralité du cycle de vie du patrimoine, de sa conception à sa déconstruction ou sa cession, en passant par sa construction, sa maintenance et son exploitation. Toutefois, ces enjeux, que nous commençons à cerner notamment au travers de la loi sur la transition énergétique et des travaux de la COP 21, sont considérables ; la barre est placée très haut.

 

La mise en œuvre de ces stratégies ambitieuses aura évidemment un coût – nous travaillons à son estimation – qui devra être pris en compte dans nos budgets. La question est de savoir quelle sera son incidence, dans le cadre d’enveloppes budgétaires forcément contraintes, sur les capacités résiduelles d’investissement et de maintien en condition. Celles-ci ne pourront être pas trop mises à mal car les besoins d’adaptation et d’entretien du patrimoine seront toujours bien présents.

 

Mme la présidente Patricia Adam. Le chantier est effectivement important et les projets nombreux. Il faudra bien sûr que le budget suive, comme on nous le demande à chaque audition.

 

Général Philippe Toubin, directeur du service interarmées des munitions (SIMu). Mme la présidente, mesdames et messieurs les députés, je ne développerai pas l’organisation et les missions du service interarmées des munitions (SIMu) car j’ai eu à m’exprimer devant les députés Bays et Dhuicq sur la filière munitions, il y a une quinzaine de jours.

 

Mme la présidente Patricia Adam. En effet, ils vont bientôt rendre leur rapport.

 

Général Philippe Toubin. Je concentrerai donc mon propos sur l’apport direct ou indirect du SIMu au développement durable, domaine dans lequel le ministère de la Défense doit viser l’exemplarité.

 

Ces dernières années, le ministère a montré son engagement tant sur le thème de l’État exemplaire – le dernier plan d’action date de quelques jours – que sur les sujets qui lui sont propres : démantèlement et éco-conception des équipements et des infrastructures, dépollutions des terrains. Pour aller plus loin, il a formalisé une stratégie de développement durable de la défense (S3D), adoptée en 2012, et composée de neuf défis. Ces documents lui donnent un cadre et des objectifs pour contribuer aux politiques publiques de développement durable.

 

Le SIMu, créé en 2011 sous la tutelle de l’EMA, applique toutes les directives, plans d’action ou stratégies émanant du ministère de la Défense. En outre, il respecte toutes les réglementations, celles du code de l’environnement et du code du travail en particulier. Néanmoins, son périmètre fonctionnel et la nature des biens qu’il met en œuvre – les munitions – limitent son action au profit du développement durable.

 

Le SIMu a pour mission de délivrer les munitions conventionnelles, c’est-à-dire hors nucléaire, en tout lieu – métropole, outre-mer et OPEX à l’étranger – et en tout temps. La quantité, la qualité et la sécurité de ces munitions doivent satisfaire les besoins opérationnels des forces armées. Le SIMu exerce des responsabilités concernées par le développement durable : acquisition, stockage et transport des munitions ; désobusage des champs de tir ; élimination des munitions et des déchets de tir.

 

L’acquisition de munitions au sein du ministère de la Défense est partagée entre la DGA et le SIMu. La DGA est responsable de l’acquisition des munitions nouvelles, c’est-à-dire celles qui font l’objet d’un programme et qui sont à développer et à qualifier, ainsi que des munitions complexes. L’action du SIMu est très limitée car ses responsabilités se cantonnent à l’acquisition de munitions déjà qualifiées par la DGA ou de munitions accessibles sur étagère, destinées en particulier aux forces spéciales et aux unités « neutralisation, enlèvement et destruction d’explosifs » (NEDEX) qui sont chargées de la neutralisation des colis suspects.

 

Au-delà du respect de la réglementation européenne REACH (Registration evaluation authorization of chemicals) qui interdit l’usage de certains produits chimiques, les marges de manœuvres au profit du développement durable sont donc limitées. D’une part, les munitions doivent résister à des températures extrêmes positives ou négatives et elles doivent également être résistantes aux chocs et aux manipulations, ce qui rend difficile l’emploi de matériaux biodégradables. D’autre part, la nature corrosive de substances explosives contenues à l’intérieur des munitions ne permet pas l’emploi de matières biodégradables ou recyclées.

 

La qualification d’une munition par la DGA est un processus long et complexe qui garantit en particulier la sécurité de son fonctionnement. Le SIMu n’a donc pas la possibilité de changer la composition d’une poudre ou la fabrication d’une munition. L’éco-conception doit être envisagée dès le début d’un programme par les équipes intégrées de l’état-major et de la DGA. Bon exemple de produit éco-conçu, l’obus de 120 millimètres du char Leclerc possède une jupe combustible en lieu et place de la traditionnelle jupe en laiton : une fois tiré, il n’en reste plus rien sinon une petite rondelle en métal alors qu’auparavant nous récupérions un étui en laiton pollué par les poudres. Autre exemple d’éco-conception : la mine d’exercice anti-char biodégradable en tourbe qui ne pollue pas les terrains, alors que la précédente laissait derrière elle du plastique bleu qu’il fallait ramasser.

 

Dans le domaine de l’acquisition, le SIMu répond néanmoins au défi n° 1 de la stratégie du développement durable de la défense en soutenant les PME. C’est ainsi qu’il a sélectionné Munitique, une société qui emploie dix salariés et réalise 2,8 millions d’euros de chiffre d’affaires, dans le cadre d’un marché d’approvisionnement réactif multi-munitions en petites quantités, évalué à 54 millions d’euros sur sept années.

 

Une fois acquises, les munitions sont toutes stockées dans des dépôts du SIMu. Le stockage des munitions est extrêmement réglementé et contribue à la protection des travailleurs en vertu d’un décret pyrotechnique intégré au code du travail, mais aussi à la protection de l’environnement selon les règles définies pour les ICPE et les plans de prévention des risques technologiques (PPRT).

 

Les dépôts de munitions rattachés au SIMu, en tant qu’ICPE soumises à autorisation, sont tous classés Seveso seuil haut et font l’objet d’un dossier de demande d’autorisation d’exploiter (DDAE) conforme au code de l’environnement, intégrant notamment une étude de danger et une étude d’impact. S’agissant d’établissements pyrotechniques, la démarche commence par une étude de sécurité du travail qui a deux objets : d’une part, de déceler toutes les possibilités d’événements pyrotechniques et d’établir dans chaque cas leur nature et les risques encourus par les travailleurs ; d’autre part, de déterminer les mesures à prendre pour éviter les événements pyrotechniques et limiter leurs conséquences. Cette démarche répond au défi n° 7 de la S3D : veiller et œuvrer à la santé, à la prévention des risques et à l’aptitude des personnels militaires et civils.

 

Au titre du code de l’environnement, l’étude de sécurité du travail est complétée par une étude de danger qui répond à quatre objectifs : justifier que le projet permet d’atteindre un niveau de risque aussi bas que possible, compte tenu de l’état des connaissances sur l’environnement de l’installation ; décrire les mesures d’organisation et de gestion propres à réduire la probabilité et les effets d’un accident majeur ; préciser la nature et l’organisation des moyens de secours dont le SIMu dispose ; fournir les éléments indispensables pour l’élaboration par les autorités publiques d’un plan particulier d’intervention.

 

Enfin, le DDAE est finalisé par une étude d’impact qui concerne principalement l’environnement. Celle-ci décrit le dépôt, les principales caractéristiques des procédés de stockage, de production et de fabrication mis en œuvre pendant l’exploitation, telles que la nature et la quantité des matériaux utilisés, et elle estime les types et les quantités de résidus et des émissions attendus. Elle fournit une analyse de la zone et des milieux susceptibles d’être affectés par le dépôt, portant notamment sur la population, la faune et la flore, les habitats naturels, les sites et paysages, les biens matériels, les continuités écologiques, les équilibres biologiques, les facteurs climatiques, le patrimoine culturel et archéologique, le sol, l’eau, l’air, le bruit, les espaces naturels, agricoles, forestiers, maritimes ou de loisirs, ainsi que les interrelations entre ces éléments. Cette étude d’impact comporte aussi une analyse des effets négatifs et positifs, directs et indirects, du fonctionnement du dépôt sur son environnement, notamment urbain : les bruits, vibrations et odeurs sont répertoriés afin de déterminer s’il existe une gêne pour la population. L’étude mesure les effets négatifs notables du projet et propose des moyens pour les compenser.

 

Compte tenu de la complexité et de la spécificité des études demandées, les DDAE sont en général sous-traités à des cabinets spécialisés pour un coût variant de 30 000 à 100 000 euros par dépôt de munitions. L’instruction du DDAE se fait en interne par le contrôle général des armées – l’inspection des installations classées – et en externe par les services de la préfecture où s’effectuent une évaluation environnementale, une enquête juridique, et un passage en conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et techniques (CoDERST).

 

Les dépôts du SIMu étant tous classés Seveso seuil haut, ils sont en plus soumis à un PPRT qui conduit à des servitudes d’urbanisme autour des sites, bien qu’il en existe déjà avec les polygones d’isolement prévus par la loi de 1929 dont les règles de gestion sont identiques : limitation du nombre de riverains, interdiction de construire ou autorisation avec réserves, limitation du nombre d’étages, etc.

 

L’existence de vastes zones, internes ou externes aux dépôts de munitions, exemptes de toutes activités, contribue à la conservation et à la gestion durable de la biodiversité et des ressources naturelles, ce qui répond donc au défi n° 6 de la S3D. Le ministère de la Défense possède le deuxième domaine foncier de France, en grande partie constitué de zones Natura 2000 ou de zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF).

 

La conciliation des impératifs de conservation de la biodiversité dans les espaces naturels du ministère avec les activités opérationnelles peut être illustrée à travers le projet d’extension du dépôt de munitions de Miramas. Ce projet, lancé en 2005 avant la création du SIMu, a finalement été abandonné. L’étude d’impact ayant révélé la présence sur le terrain du criquet de la Crau, une espèce endémique non transportable, le ministère a préféré abandonner son projet d’extension après une dizaine d’années de procédures.

 

Le transport des munitions est aussi un domaine où les choix faits peuvent contribuer au développement durable. Même si le transport des munitions relève du centre du soutien des opérations et des acheminements (CSOA) et s’il n’entre pas dans ses compétences, le SIMu a choisi d’équiper progressivement tous ses dépôts de munitions d’embranchement de voie ferrée pour permettre l’utilisation du train. Cette initiative répond au défi n° 5 de la S3D : adopter des modes de transport moins consommateurs d’énergie et moins polluants.

 

Avec ses activités de désobusage, le SIMu contribue également à limiter les impacts environnementaux des activités opérationnelles. Le désobusage des champs de tir consiste à nettoyer ces champs de manœuvre de tous les résidus de tir : obus non explosés, déchets résiduels après explosion, etc. Ces opérations sont réalisées au moins une fois par an.

 

Enfin, l’activité pour laquelle le SIMu contribue le plus au développement durable est sans conteste l’élimination des munitions et des déchets de tir. Pour ces activités, il fait appel à l’Agence de soutien et d’acquisition de l’OTAN (NSPA – Nato support and procurement agency) qui passe les marchés correspondants au niveau européen. Le SIMu a adopté le cahier des charges de la NSPA en matière de prestations de démantèlement qui doivent respecter la règle des trois « r » : réduire, réutiliser, recycler. La matière première récupérée lors du démantèlement contribue à limiter le coût des prestations. Par exemple, lors du démantèlement des obus flèches au tungstène de 105 millimètres de l’armée de terre, la récupération avant valorisation des flèches au tungstène a permis de couvrir le coût de la prestation d’élimination et de doter l’État d’un montant de 500 000 euros.

 

Le prestataire doit respecter les normes les plus élevées de performance environnementale et, notamment, être certifié ISO 14001. Les techniques de démilitarisation comportant des risques d’émissions incontrôlées de résidus d’incinération et de détonation de matières explosives, et notamment d’incinération ou de détonation à l’air libre, ne sont pas autorisées, même si de tels procédés sont autorisés par la législation nationale du pays dans lequel la démilitarisation est effectuée. Les matériels d’incinération de munitions doivent être équipés d’un système de contrôle – captage, traitement et mesure des émissions – permettant de mesurer en continu les émissions provenant des opérations d’incinération.

 

La NSPA exige de chaque prestataire un plan de gestion environnemental propre à chaque projet. Ce plan de gestion comporte obligatoirement les informations suivantes : incidence sur l’environnement, émissions atmosphériques, contamination des sols et des eaux, gestion de déchets, utilisation de l’énergie, nuisances sonores, olfactives ou dues à des vibrations, utilisation des ressources naturelles, référence des lois et règlements appliqués. Le SIMu réalise conjointement avec la NSPA des audits technique et environnemental chez chaque prestataire. Compte tenu de ces contraintes extrêmement strictes, une seule installation est aux normes en France : l’usine d’élimination des munitions classifiées dite filière française, construite par MBDA près de Bourges, dans le cadre d’un marché SIMu passé par la NSPA pour éliminer les munitions à sous-munitions en respect de la convention d’Oslo et les munitions classifiées françaises. Cette installation n’est opérationnelle que depuis quelques mois et elle n’est pas vraiment adaptée au traitement des déchets de tir pour lesquels une solution est à rechercher dans d’autres pays européens.

 

En conclusion, le SIMu contribue, dans la limite de son périmètre de responsabilité, à la stratégie du développement durable du ministère de la Défense, soit en tant qu’acteur à travers ses marchés d’élimination soit en respectant la réglementation extrêmement exigeante en matière d’environnement pour le stockage des munitions.

 

Mme Geneviève Gosselin-Fleury. Mes questions sur le SID n’ont peut-être qu’un lien éloigné avec le développement durable mais je voulais profiter de votre présence pour vous les poser.

La première concerne votre projet de service et notamment l’emploi des régies. Pourriez-vous nous préciser votre position sur le maintien des régies au niveau des USID ? Sur le terrain, nous constatons que les départs de personnels n’entraînent pas d’embauches poste par poste et que les agents les plus jeunes sont souvent réorientés vers des postes de chargé d’affaires ou de surveillant d’infrastructure. Pourtant, les besoins en prestations demeurent tandis que les compétences et la réactivité des personnels en régie sont régulièrement plébiscitées par les unités soutenues. Ces dernières demeurent convaincues que les régies sont les plus proches et les plus capables de répondre aux missions.

Ma deuxième question, un peu plus précise, concerne la base de défense de Cherbourg. Est-il prévu de redévelopper des compétences locales à Cherbourg en ce qui concerne la maîtrise et la conduite d’opérations, et plus précisément celles des opérations industrialo-portuaires et nucléaires ? Ces opérations restent très importantes sur cette base malgré une diminution importante des effectifs depuis plusieurs années.

 

M. Jean-Jacques Candelier. Ma question, qui s’adresse au général Toubin, s’écarte, elle aussi, un peu du développement durable. Elle concerne le fusil d’assaut de la manufacture d’armements de Saint-Étienne (FAMAS).

 

Général Philippe Toubin. Cela n’entre pas dans les prérogatives du SIMu.

 

M. Jean-Jacques Candelier. Depuis juillet dernier, la manufacture de Tulle n’assure plus l’entretien de ce fusil qui est très utilisé au Mali. Qui en assure l’entretien ?

 

Général Philippe Toubin. L’entretien des armes est du ressort d’un service spécialisé du ministère de la Défense : la structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres (SIMMT).

 

M. Jean-Jacques Candelier. Auparavant, il était bien assuré par la manufacture de Tulle, n’est-ce pas ?

 

Général Philippe Toubin. Il y était fabriqué.

 

M. Jean-Jacques Candelier. La manufacture faisait aussi l’entretien du fusil, il me semble.

 

Général Philippe Toubin. L’entretien industriel. Une partie de l’entretien était effectuée par les forces. Quoi qu’il en soit, le SIMu ne pourra pas vous répondre sur le successeur du FAMAS.

 

M. Daniel Boisserie. Général Toubin, je me rends compte que la plupart des champs de tir sont en ZNIEFF. Ne pensez-vous pas que les urbanistes et les géographes peuvent être des antimilitaristes violents et qu’ils peuvent, à terme, vous empêcher d’utiliser ces endroits-là ?

Mais ma principale question s’adresse à l’ingénieur général Stéphan. Si vous avez l’habitude d’avoir affaire à des gens gentils, peut-être que ce soir vous allez tomber sur des parlementaires moins aimables voire un peu désagréables. Vous avez beaucoup parlé de développement durable et vos propos laissent apparaître un état des lieux apocalyptique de toutes les infrastructures de défense : à vous entendre, on a l’impression qu’elles n’ont fait l’objet d’aucun entretien depuis quarante ans. C’est vraiment inquiétant.

Pourriez-vous nous donner des précisions sur l’état du parc de logements ? Vous nous avez indiqué que la moitié des bâtiments a été construite entre 1900 et 1975, ce qui est énorme. Comment passez-vous vos marchés de maintenance ? Passez-vous d’énormes marchés réservés à trois sociétés en France ou recourez-vous à de plus petits contrats qui peuvent être réalisés par des PME ?

En matière de conception-réalisation, une excellente chose, comment procédez-vous ? Faites-vous appel à des programmistes, à des assistants à la maîtrise d’ouvrage ? Même si elle était très complète, votre description m’a semblé un peu fumeuse. Ces matières très techniques demandent un énorme travail. Je pense que cela ne doit pas être facile pour vous mais je profite de l’occasion qui m’est offerte pour vous titiller un peu.

 

M. David Comet. Je tiens à saluer les actions que vous conduisez afin de répondre aux nouveaux enjeux du développement durable, notamment dans le cadre de la loi sur la transition énergétique et des travaux de la COP 21, ainsi que votre contribution à la mise en œuvre de la stratégie ministérielle pour la performance énergétique et vos efforts pour rendre plus vertes les munitions ou les mines.

Le concept de sécurité s’étend ; la sécurité globale devient à la fois militaire, politique, sociétale, économique et environnementale. Les armées devront répondre aux menaces écologiques telles que le réchauffement climatique ou la montée des eaux, puisque ces phénomènes auront des incidences sur la sécurité. La déstabilisation des écosystèmes ou l’épuisement des ressources naturelles vont affecter – directement et de façon durable – la sécurité. Trois types de conflits vont alors survenir, liés à la pénurie des ressources, aux mouvements et aux fuites de populations, ou aux privations économiques et sociales. Ces conflits engendreront des crises de légitimité de l’État, celui-ci ne parvenant pas à pallier la dégradation environnementale.

Mon intervention visait à vous faire part de ces réflexions plutôt qu’à vous interroger, et à saluer les efforts accomplis.

 

M. l’ingénieur général hors classe René Stéphan. Ancien directeur des travaux maritimes de Cherbourg, je suis très attaché à cette ville où j’ai passé l’une des meilleures affectations de ma carrière. Mais je vais tout d’abord vous répondre, monsieur le député Boisserie, sur les problèmes de maintenance et d’entretien du patrimoine.

 

Dans le cadre du « projet SID 2020 », j’ai fait la démarche de prendre en charge la totalité de la mission sur les infrastructures. Auparavant, l’entretien était réalisé par les bases de défense, au sein des groupements de soutien. Le service d’infrastructure faisait de la conception, de la réalisation et de la réhabilitation des grandes opérations. Mon expérience d’ancien ingénieur des travaux maritimes m’a familiarisé au maintien en condition des installations, et j’ai estimé que le service devait aller dans cette direction : la prise en charge de l’infrastructure de bout en bout. On ne peut pas gérer et entretenir le patrimoine sans avoir cette vision globale.

 

Le service possède un atout : sa connaissance du patrimoine par le biais de personnels spécialisés et d’outils spécifiques. La maintenance de ces bâtiments est effectuée en interne par le personnel en régie, ou de manière externalisée. Quelque 60 % des personnels du SID font de la maintenance, et ces opérations représentent une masse financière de 300 à 400 millions d’euros sur un total de 1,4 milliard d’euros de contrats de travaux de BTP. Effectivement, ce patrimoine est vieillissant voire vieux puisque 10 % des bâtiments ont été construits avant 1900. À la limite, ce sont ceux-là qui tiennent le mieux : à l’époque on faisait du solide, alors que les conceptions plus récentes sont davantage légères et fragiles.

 

Nous devons entretenir ce patrimoine vieillissant à budget constant. Comment faire ? Depuis trois ans, nous appliquons le projet rationalisation et externalisation de la maintenance (REM). Les crédits d’entretien ne sont plus attribués en fonction du nombre de mètres carrés mais répartis selon une approche probabiliste des risques. Dans une première étape, le patrimoine a été classé en fonction de sa qualité et de son âge. Nous avons ensuite défini une grille où le patrimoine est classé en 120 ouvrages types et une dizaine de macro-ouvrages : maritimes, aéroportuaires, hébergements, etc. Enfin, comme nous ne sommes plus riches, nous avons défini un ordre de priorité pour l’entretien. Si la première grille d’analyse a été faite par le service, la liste des bâtiments prioritaires a été élaborée par les commandants de bases de défense. Avec cette stratégie, nous dégageons des budgets qui permettent de préserver notre patrimoine, pas de le remettre entièrement en état, ce qui n’est plus possible. Les personnels travaillent à partir de cette notion de préservation.

 

Le cabinet du ministre a entendu ma requête : il ne faut plus considérer les crédits destinés à l’entretien comme une variable d’ajustement et les utiliser finalement pour construire des installations neuves. Je pars du principe qu’il vaut mieux entretenir « nos » 4L que d’acheter des « voitures modernes ». Comme je l’ai indiqué, 250 à 300 millions d’euros sont consacrés tous les ans à la maintenance courante des installations, et les crédits qui sont alloués aux gros travaux de réparations et de renouvellement « la maintenance lourde » – que le service gère de plus près – vont passer de 65 millions à 200 millions à l’horizon de 2020.

 

Il s’agit de trouver un juste équilibre entre les programmes. Il faut quatre ans pour construire une installation qui devra durer quarante ou cinquante ans qu’il faut entretenir. Pour moi, il est fondamental de considérer ces opérations comme un tout. Le service repose sur trois piliers – adaptation capacitaire, énergie et maintien en condition – d’égale importance. Est-ce que j’ai répondu à votre question, monsieur le député ?

 

M. Daniel Boisserie. J’apprécie votre réponse. Nous avons tous en tête des investissements immobiliers de l’armée qui ne sont pas satisfaisants, des dépenses faites n’importe où et n’importe comment. Mais vous ne m’avez pas répondu sur la maintenance réalisée par le secteur privé.

 

M. l’ingénieur général hors classe René Stéphan. Je vais vous répondre globalement sur le concept d’emploi de nos régies et le maintien en condition. En 2004, lors de la création du SID à laquelle j’ai participé, 8 000 personnes étaient affectées à l’entretien dans les différentes régies du ministère. Lorsque j’ai repris ces régies en septembre 2014, elles employaient 2 500 personnes. Comme le patrimoine n’a pas changé dans des proportions importantes, nous devons réfléchir à l’emploi optimal de nos personnels – des gens compétents qui répondent aux demandes – tout en nous tournant vers le secteur privé, en externalisant certains métiers et certaines prestations.

 

Prenons le segment « ascenseurs » tel que défini par la mission achat. La maintenance des ascenseurs a été externalisée au terme d’un marché centralisé, alors qu’elle était auparavant assurée en interne. Néanmoins, nous essayons de traiter nos bons de commande au niveau des bases de défense ou des établissements, c’est-à-dire de manière locale ou régionale. Nos travaux ne sont donc pas tous effectués par de grands groupes du BTP ; 60 % des prestations – en particulier l’entretien et les petits travaux – sont effectuées par des PME. Nous accordons une grande importance au tissu local et à la qualité des relations que nous avons avec les entreprises, qui conditionnent leur réactivité.

 

Nous avons aussi travaillé sur la manière d’employer au mieux nos régies. Nous avons déterminé des métiers prioritaires – frigoriste, électricien, chauffagiste – dont la réactivité est importante en cas de dysfonctionnement technique. Nous avons moins besoin de peintres ou de maçons car leurs tâches ne répondent pas à la même urgence. J’ai encore des réductions d’effectifs à gérer mais dans toutes les réflexions que je conduis avec mes personnels, j’insiste sur le fait que les éventuelles suppressions de poste n’interviendront qu’au moment où leurs titulaires partiront en retraite. Si le métier est considéré comme important et stratégique, l’agent sera remplacé.

 

Mme Geneviève Gosselin-Fleury. Mais il y a toujours des postes vacants !

 

M. l’ingénieur général hors classe René Stéphan. Oui, il y a des postes vacants parce que j’ai aussi des problèmes de recrutements. C’est un peu un cercle vicieux. L’idée est de préserver les personnels qui sont en place et de gérer les changements en fonction des priorités que nous avons données. Tout dépend aussi du bassin d’emploi : dans certains endroits peu peuplés, la nécessité d’un peintre ou d’un maçon peut se faire sentir car les grandes entreprises ne viendront pas faire les travaux. Autour de Brienne-le-Château, par exemple, on compte les entrepreneurs. Il faut se donner une stratégie et des orientations puis évaluer la situation quasiment entité par entité pour les 230 implantations locales du SID.

 

Votre deuxième question sur Cherbourg, madame la députée, est un peu plus compliquée. Je ne pourrai pas redonner à l’USID la dimension qu’elle avait au temps où j’en étais le directeur. Néanmoins, pour certaines compétences – en matière d’opérations industrialo-portuaires et nucléaires notamment – nous sommes en train de mettre en place des centres référents, tout en sachant qu’il faut répondre à l’ensemble des missions et des besoins avec les effectifs existants. À Cherbourg, nous avons affecté un ingénieur de plus – ce qui est peu, je vous l’accorde – qui va prendre en charge le domaine nucléaire. Le chef de l’USID – ou un autre des ingénieurs formés à l’école atomique – participera à la formation, dans le domaine nucléaire. Nous agirons en fonction des besoins et je peux vous assurer que je connais et suis les problèmes de Cherbourg.

 

Mme Geneviève Gosselin-Fleury. Si je puis me permettre, j’ajoute qu’il est difficile de faire comprendre à l’ESID de Rennes quels sont les besoins et les spécificités de l’USID de Cherbourg.

 

M. l’ingénieur général hors classe René Stéphan. Je ne dirais pas cela, mais le fait est que l’ESID de Rennes est situé en Bretagne tandis que l’USID de Cherbourg se trouve en Normandie. (Sourires.) Vous connaissez un peu la problématique. L’ESID de Rennes n’est pas une structure portuaire ou nucléaire par nature mais elle évolue. Il faut un peu de temps pour faire changer les cultures. Sachez en tout cas que je suis attentif à l’USID de Cherbourg.

 

Général Philippe Toubin. Monsieur le député Boisserie, je vais revenir à votre question concernant une éventuelle hostilité des écologistes. Les camps de manœuvres et les champs de tir sont en général des zones Natura 2000 ou ZNIEFF, et vous évoquez le risque que nous soyons poussés dehors par des écologistes antimilitaristes. En fait, ce serait plutôt le contraire. Dans ces endroits, nous ne passons pas notre temps à tirer des munitions et à manœuvrer des chars qui détruiraient tout sur leur passage. En réalité, tout cela est très réglementé. Les zones de tirs sont très limitées dans les camps de manœuvres qui sont très vastes : ce sont des axes précis et bien délimités. Les zones qui peuvent subir les conséquences des résidus de tirs et des manœuvres de chars sont peu étendues par rapport à l’ensemble d’un camp qui, quant à lui, constitue une énorme réserve naturelle. Les écologies apprécient ces zones où l’urbanisation est interdite ou contrôlée et d’où l’agriculture intensive est bannie. D’un point de vue écologique, elles sont très intéressantes. D’ailleurs, c’est le ministère de la Défense qui a déclaré les camps de manœuvre comme zones Natura 2000 ou ZNIEFF.

 

M. Daniel Boisserie. Vous m’avez rassuré ; je peux rentrer serein dans ma circonscription.

 

M. l’ingénieur général hors classe René Stéphan. Certains de nos grands camps – Mailly, Suippes, Canjuers ou La Courtine – sont des sites Natura 2000. Quelque 42 000 hectares – sur un total de 250 000 hectares – sont intégrés dans le réseau européen Natura 2000. Nous y tenons.

 

M. Jacques Moignard. Le camp du Larzac en fait partie, n’est-ce pas ?

 

M. l’ingénieur général hors classe René Stéphan. Effectivement. Si vous le souhaitez, nous pouvons vous parler de nos opérations LIFE et Natura 2000. Dans le camp de Chambaran, en Isère, une restauration des zones humides est menée principalement au profit de la chauve-souris forestière. Dans le camp des Guarrigues, il s’agit de restaurer les pelouses sèches et le pastoralisme afin de développer le potentiel d’alimentation d’oiseaux, tels que l’aigle de Bonelli et le vautour percnoptère. Sur le mont Caume, nous restaurons les habitats de chauves-souris et sur le port militaire d’Aspretto, la zone de nidification du goéland d’Audouin.

Voyez que nous agissons ! Ce projet fait l’objet d’un suivi régulier et de visites de l’Union européenne. Le travail conduit par le ministère et les conservatoires régionaux d’espaces naturels (CREN) a été salué par deux fois, en août 2014 et en octobre 2015, par la direction générale de l’environnement de la Commission européenne.

 

M. Daniel Boisserie. Je vais rassurer les écologistes que je vois ce soir. Je vais leur dire que toutes ces petites bestioles survivent grâce à l’armée.

 

M. l’ingénieur général hors classe René Stéphan. Et j’ai oublié de vous citer les gypaètes barbus que nous protégeons en ne faisant pas passer des avions au-dessus de leur nid, en période de nidification. C’est un travail qui me passionne même s’il ne fait pas directement partie de mes compétences.

 

*

* *

 

Audition, ouverte à la presse, de l’ingénieur général hors classe René Stéphan, directeur du service d’infrastructure de la Défense, et du général Philippe Toubin, directeur du service interarmées des munitions, sur la défense et le développement durable

 

Membres présents ou excusés

 

Présents. - Mme Patricia Adam, Mme Sylvie Andrieux, M. Daniel Boisserie, M. Jean-Jacques Candelier, M. David Comet, Mme Geneviève Gosselin-Fleury, M. Jacques Moignard

 

Excusés. - Mme Danielle Auroi, M. Claude Bartolone, M. Philippe Briand, M. Laurent Cathala, Mme Carole Delga, Mme Geneviève Fioraso, M. Philippe Folliot, M. Yves Fromion, M. Sauveur Gandolfi-Scheit, M. Serge Grouard, M. Christophe Guilloteau, M. Francis Hillmeyer, M. Éric Jalton, M. François Lamy, M. Charles de La Verpillière, M. Gilbert Le Bris, M. Jean-Yves Le Déaut, M. Frédéric Lefebvre, M. Bruno Le Roux, M. Maurice Leroy, M. Damien Meslot, M. Philippe Meunier, M. Jean-Claude Perez, M. Joaquim Pueyo, Mme Marie Récalde, M. Alain Rousset, M. Philippe Vitel, M. Michel Voisin

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 12:50
Un E-3F ravitaillé en vol par un Boeing KC 767 italien

 

17/12/2015 Armée de l'air

 

Dimanche 6 décembre 2015, un E-3F « Awacs » de la 36e escadre de commandement et de conduite aéroporté d’Avord a été ravitaillé en vol par un Boeing KC 767A italien. Une première en mission opérationnelle.

 

Engagé dans la mission de « réassurance «  avec ses partenaires et alliés de l’Otan, l’E-3F peut désormais compter sur trois types de ravitailleurs. Le Boeing KC 135, le KDC-10 et le KC 767, permettant aux aviateurs d’être en première ligne dans la planification et la réalisation des missions.

 

« Interopérabilité, plus d’allonge et plus de temps sur zone ! », confie l’un des pilotes fraîchement lâché sur le ravitailleur italien. Manœuvre délicate, le ravitaillement en vol est indissociable des dernières opérations menées par les aviateurs de la 36e escadre, que ce soit pour l’entrée en premier ou pour la conduite des opérations aériennes.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 12:45
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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 12:25
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

17/12/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 17 décembre 2015, pour ce 12e et dernier lancement de l’année, le lanceur russe Soyouz a mis en orbite deux satellites Galileo depuis le Centre spatial guyanais (CSG) de Kourou. Les Forces armées en Guyane (FAG) assuraient la protection des 700 km2 du site de lancement et de ses abords.

 

L’espace aérien, maritime et terrestre a été mis sous haute surveillance pendant 24 heures. Les moyens de protection engagés lors d’un tir Soyouz sont renforcés : 3 compagnies du 3e régiment étranger d’infanterie et du 9e régiment d’infanterie de Marine, des moyens aériens et maritimes conséquents pour permettre au lanceur Soyouz la mise sur orbite des satellites 11 et 12 de la future constellation Galileo.

 

Le programme Galileo vise à déployer un système autonome de navigation par satellites. Son exploitation permettra à l’Europe de disposer d’un système GPS autonome.

 

Ce 71e tir consécutif réussi, le 12e de l’année 2015, mets en avant du rôle qu’ont joué les FAG dans la mise sur orbite de ce fleuron technologique européen.

 

À 7 000 km de la métropole, les FAG garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’État dans des missions au caractère interministériel, les FAG agissent sur un territoire rendu exigeant par son étendue (1 100 km de frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 11:55
NH90 - photo Airbus HC

NH90 - photo Airbus HC


18.12.2015 source SHD
 

18 décembre 1676 :  la France reprend Cayenne aux Hollandais (Guyane). Mettant à terre 800 soldats, le vice-amiral d’escadre d’Estrée enlève la garnison sans difficulté. Cayenne redevient établissement français. Il file vers Tabaggo où il lui faudra deux expéditions (en un an) pour reprendre l’ile.

 

18 décembre 1779 : combat naval de la Martinique (Antilles). La Motte Picquet s’illustre brillamment en sauvant d’une attaque anglaise la plus grande partie d’un convoi marchand qui rallie la Martinique depuis Marseille. Ne disposant momentanément que de 3 navires, La Motte Picquet affronte les 13 navires de l’amiral Hyde Parker et parvient sans trop de dommages pour lui, à leur faire rompre le combat. Impressionné mais chevaleresque, Parker envoi après coup une lettre au Français pour lui témoigner de son admiration.

 

18 décembre 1856 : Faidherbe bat Ely el Habib (Sénégal). Gouverneur du Sénégal, Faidherbe soumet El Habib qui tentait de susciter la rébellion, en venant l’arrêter personnellement dans le village de N’Guick où il s’était réfugié.

 

18 décembre 1903 : acquisition par les Etats-Unis de la zone du canal (Panama). Le tout jeune Etat panaméen (3 novembre 1903) accorde aux Etats-Unis moyennant une rente annuelle, la zone où le génie militaire américain va reprendre les travaux commencés par les Français (Ferdinand de Lesseps – 1882). Inauguré en 1914, le canal de Panama est un passage stratégique pour les marines marchandes et de guerre. Il est resté officiellement sous contrôle des Etats-Unis jusqu’en décembre 1999.

 

18 décembre 1944 : premier numéro du Monde (Paris). Le quotidien Le Monde daté du 19 décembre parait pour la première fois.

 

18 décembre 1978 : création d’Airbus Industrie. L’actuel numéro 2 du marché mondial de l’aéronautique est issu d’un groupement d’intérêt européen de EADS et BAE Systems. Airbus emploie plus de 50 000 personnes dans le monde. Il fabrique notamment l’avion de transport militaire A 400 M.

 

18 décembre 1995 : premier vol du prototype du NH 90. Hélicoptère multi rôles européen. Le NH 90 équipe une dizaine de pays. Airbus Helicopters, Agusta et Fokker sont les constructeurs.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 07:55
Les chalands multi-missions seront les premiers bâtiments à propulsion hybride avec batteries en service dans la marine. - H2X - cabinet Mauric

Les chalands multi-missions seront les premiers bâtiments à propulsion hybride avec batteries en service dans la marine. - H2X - cabinet Mauric

 

17/12/2015 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a notifié le 16 décembre 2015 aux sociétés H2X (La Ciotat) et Cegelec Défense et Naval Sud-Est (Toulon) une commande de six chalands multi-missions (CMM).

 

Ce seront les premiers bâtiments à propulsion hybride avec batteries en service dans la marine nationale : leur système de propulsion électrique pourra en effet être alimenté soit par des groupes électrogènes fonctionnant au gasoil (mode « classique »), soit par des batteries rechargeables à quai ou en mer (mode « zéro émission »).

 

Les CMM navigueront dans les rades ou à proximité des côtes des bases navales. Ils réaliseront des missions variées : travaux sous-marins, transport de matériel, lutte anti-pollution, formation des plongeurs. Leur profil d'emploi comprendra deux phases distinctes : une phase de transit à vitesse maximale en mode classique, et une phase d'exploitation à faible vitesse en mode « zéro émission ». Ce deuxième mode permettra d’éviter les émissions gazeuses (dont les gaz à effet de serre) à faibles vitesses, là où les moteurs thermiques sont les moins efficaces et les plus polluants. Il permettra aussi d’accroitre considérablement le confort des marins, en réduisant les nuisances sonores lors des longues périodes de travail, et en supprimant les gaz d’échappement.

 

D’une longueur de 24 m et d’une largeur de 8 m pour 53 tonnes de déplacement, les CMM disposeront d’une coque en aluminium et de superstructures en composite afin de limiter leur masse. Ils pourront atteindre la vitesse de 10 nœuds et embarquer jusqu’à 36 marins et/ou plongeurs. Conçus par le bureau d’étude Mauric en partenariat avec H2X et la société Alternatives Energies (AltEn) pour le système énergie-propulsion, les CMM seront construits par le chantier naval H2X à La Ciotat puis maintenus en condition opérationnelle par Cegelec Défense et Naval Sud-Est.

 

La réception du premier exemplaire est prévue fin 2017. À l’issue d’une période d’utilisation opérationnelle de 3 mois, le lancement de la série sera confirmé, en vue de livraisons en 2019 et 2020. Deux unités seront affectées à Toulon comme à Brest, une à Cherbourg et la sixième à Saint-Mandrier au Pôle écoles méditerranée (PEM). Le marché prévoit en option deux unités supplémentaires pour opérer outre-mer, aux Antilles et en Nouvelle-Calédonie.

Crédits: H2X - cabinet MauricCrédits: H2X - cabinet Mauric

Crédits: H2X - cabinet Mauric

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 07:45
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

17/12/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 17 au 25 décembre 2015 se dérouleront en Côte d’Ivoire des exercices amphibies conduits en partenariat avec les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). L’objectif est de renforcer les capacités d’action des FRCI en développant leur interopérabilité avec les forces françaises.

Ces exercices seront marqués par une interaction avec le BPC Mistral présent dans la zone dans le cadre de l’opération Corymbe. Depuis 1990, cette opération, qui se traduit par le déploiement quasi permanent de bateaux dans le golfe de Guinée, vise elle aussi à renforcer les capacités d’action des pays riverains dans les domaines de la sécurité et de la surveillance maritime.

 

Forces de présence

Fort de 4 000 militaires, le dispositif des forces de présence s’appuie sur des bases en Afrique (Sénégal, Côte d’Ivoire et Djibouti), ainsi qu’aux Emirats arabes unis.

Ce dispositif permet :

· de disposer de points d’appui logistiques et opérationnels permettant le déploiement rapide de forces dans une zone de crise ;

· d’entretenir les relations internationales militaires avec nos partenaires régionaux ;

· d’assurer la sécurité des intérêts et des ressortissants français à l’étranger.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 07:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

17/12/2015 Sources : État-major des armées

 

Cette semaine, la situation dans la Bande sahélo-saharienne (BSS) n’a pas connu d’évolution particulière. La zone du Nord-Mali est sous contrôle, en dépit des actions de harcèlement des groupes armés terroristes contre les forces internationales.

 

Focus sur la stratégie sahélo-saharienne

La stratégie sahélo-saharienne de la France, dont Barkhane porte le volet militaire, est fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la BSS : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso. A ce titre, depuis le lancement de l’opération Barkhane, plus de 100 opérations ont été menées en liaison avec les forces partenaires. Cette stratégie qui s’inscrit dans le temps long, constitue une priorité pour les armées françaises. Elle repose par ailleurs sur une logique de coordination avec les forces de la MINUSMA.

 

Opération conjointe transfrontalière

L’opération Lukcham conduite dans l’Ouest de la BSS du 6 au 19 décembre 2015,  illustre une nouvelle fois ce travail de partenariat. Elle a impliqué les forces armées maliennes, mauritaniennes avec l’appui d’un détachement de Barkhane et de la MINUSMA. Organisée, coordonnée et conduite par les forces armées maliennes et mauritaniennes, cette opération était centrée sur la région de la forêt de Ouagadougou, au Sud-Ouest de Tombouctou. Elle a essentiellement été marquée par des missions de reconnaissance de zone.

 

Bilan hebdomadaire des opérations aériennes

Entre le 9 et le 15 décembre 2015, 70 sorties aériennes ont réalisées par la force Barkhane : 18 sorties chasse, 22 sorties de ravitaillement/renseignement et 30 sorties dédiées au transport.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 07:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

17/12/2015 Sources : État-major des armées

 

Si la situation sécuritaire demeure encore fragile, la République centrafricaine est désormais tournée vers les échéances électorales. Le 1er tour de l’élection présidentielle est prévu le 27 décembre 2015.

Le référendum qui s’est tenu samedi 12 et dimanche 13 décembre 2015 s’est globalement bien déroulé, puisque 70% des votants ont accédé aux bureaux de vote. Au total, 71 bureaux sur 80 étaient ouverts dans la capitale. Des pics de violence ont cependant été constatés dans la capitale, où ils ont rapidement été contrôlés par les forces de la MINUSCA, mais aussi en province, notamment au Nord-Est du pays, à Kaga-Bandoro et Ndélé.

Dans ce contexte, la force Sangaris, qui agit en tant que force de réserve, maintient sa posture de vigilance. A l’approche des élections, elle est en mesure d’adapter son dispositif en fonction de l’évolution de l’environnement sécuritaire.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 07:35
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

17/12/2015 Sources : État-major des armées

 

Une à deux fois par an la frégate de surveillance Vendémiaire effectue une campagne maritime de deux à trois mois sur une large zone, dont une partie est placée sous le commandement opérationnel de l’amiral commandant la zone pacifique (ALPACI). Du 20 octobre au 21 décembre 2015, le Vendémiaire s’est ainsi déployé en Asie du Sud-Est, dans le cadre d’une campagne maritime baptisée « Asie 2015 ».

 

Ce déploiement opérationnel illustre les 4 volets des missions confiées aux forces de souveraineté :

1) affirmer la présence opérationnelle française dans une zone d’intérêt stratégique (dans ce cas la zone Asie-Pacifique) ;

2) mettre en œuvre la coopération régionale ;

3) affirmer l’attachement de la France au principe de liberté de navigation ;

4) assurer la protection du territoire national et la souveraineté de nos espaces.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 07:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

17/12/2015 Sources : État-major des armées

 

En Syrie, Daech est durement touché par les frappes de la coalition qui visent les capacités de commandement, de financement et de logistique. Si le groupe terroriste conserve une certaine liberté d’action, il reste sous la pression des forces locales aux marges de son sanctuaire.

 

En Irak, les forces poursuivent les opérations de reconquête de Ramadi avec le soutien aérien de la coalition. La ville a été piégée par Daech avec des engins explosifs, ce qui contraint les soldats irakiens à progresser lentement. Ils sont néanmoins parvenus à avancer jusqu’au centre-ville. Daech est en position défensive, menant un combat visant à infliger le maximum de pertes dans les rangs des forces irakiennes .

 

Au sol, les forces irakiennes bénéficient de l’appui de la coalition, avec près de 200 frappes en un mois.

 

À Baïji, les forces irakiennes consolident les positions acquises face aux combattants terroristes qui conservent une posture de défense ferme de leurs positions.

 

La coalition maintient un effort sur les zones clefs du terrain dans le Nord du pays —plus particulièrement entre Sinjar et Mossoul.

 

Dans ce contexte, depuis le 9 décembre 2015, les équipages français ont réalisé 54 sorties aériennes au-dessus des zones contrôlées par Daech en Irak et en Syrie, dont 45 sorties de bombardements en appui des troupes irakiennes au sol ou sur objectif planifié. De plus, 4 vols de recueil de renseignement et 5 sorties de ravitaillement ont été menés. Au total, 12 frappes ont détruit 22 objectifs tenus par Daech.

 

La force Chammal  a ainsi réalisé 11 frappes d’appui au sol (close air support—CAS) concentrant ses efforts dans la région de Mossoul. En 48 heures, les équipages des Rafale Air et des Mirage 2000 ont ainsi effectué 4 frappes, dont 2 dans la seule journée du 9 décembre. 7 frappes ont également été réalisées dans les régions de Tall Afar, Sinjar, Falloujah, et Ramadi.

 

Le 15 décembre 2015, des Mirage 2000 et des Rafale de l’armée de l’air ont frappé un objectif planifié (deliberate) dans la région d’Al Qaim. Des bâtiments de commandement, d’entrainement et des dépôts logistique ont été détruits. Lors de ce raid, les missiles de croisière SCALP ont été utilisés pour la première fois depuis le lancement de l’opération Chammal.

photo EMA / Armée de l'Air

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 07:25
photo EMA / Armée de Terre

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17/12/2015 Sources : État-major des armées

 

Fort de 7 000 militaires, le dispositif des forces de souveraineté permet de contribuer à la sécurité de l’Outre Mer et d’assurer une présence dans des zones d’intérêts stratégiques.

 

Du 9 octobre au 9 décembre 2015, près de 400 militaires des Forces armées en Guyane (FAG) et une soixantaine de gendarmes ont mené une opération baptisée Yawasisi dans la profondeur de la forêt amazonienne. Cette opération s’inscrivait dans le cadre de la mission Harpie de lutte contre l’orpaillage illégal.

 

Elle visait en priorité à :

1) détruire les sites d’orpaillage en privant les orpailleurs illégaux de leur outil de travail ;

2) perturber et rompre les flux logistiques qui leur permettent de survivre en forêt ;

3) les dissuader de demeurer sur zone.

 

Au bilan, sur les 400 chantiers répertoriés par le renseignement, plus de 250 ont été contrôlés. Lors de cette opération, 9 puits d’extraction primaire, une vingtaine de concasseurs et plus d’une centaine de motopompes et tables de levée ont été neutralisés.

 

La succession des actions menées au cours de l’année 2015 a permis de déstructurer la filière d’orpaillage illégal. Cette lutte qui, demande un engagement constant, est l’une des principales missions des FAG. Elle est menée conjointement avec les forces de l’ordre (Police aux frontières, Gendarmerie, Douane) sous l’autorité du préfet de région.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 12:55
Les autochenilles Citroën

Les autochenilles Citroën


17.12.2015 source SHD
 

17 décembre 546 : prise de Rome par Totila. Le roi ostrogoth, Totila, prend Rome, après un siège méthodique de plus d'un an.  Venu voir Saint Benoit au mont Cassin, Totila apprend de la bouche du saint qu'il va conquérir Rome et la perdre peu de temps après.

 

17 décembre 1398 : bataille de Pānīpat (Près de Dehli - Inde). Le Turc Tamerlan écrase le sultan qui contrôle toute l'Inde du Nord, Mohamed Toughklak.

 

17 décembre 1793 : démonstration de force navale (baie de Naples). Parce que l’ambassadeur de France à Constantinople a été insulté par celui de Naples, la flotte du contre-amiral Latouche-Tréville mouille devant la ville. Le roi de Naples présente ses excuses.

 

17 décembre 1885 : protectorat français sur Madagascar. Un traité de paix est signé à bord du croiseur Naïade entre la France (CA Paul Miot) et le gouvernement malgache de la reine Ranavalo. Il sera ratifié le 17/02/1886.

 

17 décembre 1903 : premier vol motorisé par les frères Wright. « Sur un appareil de leur conception baptisé Flyer, ils effectuent le premier vol motorisé et contrôlé à Kitty Hawk en Caroline du Nord. Il volent à 3 mètres de haut sur 260 mètres durant 59 secondes. Le Flyer est un biplan de 274 kg, de 12 mètres d’envergure propulsé par un moteur de 16CV entrainant, grâce à des chaines de vélo, deux hélices ». CNE J-B P. (COMLE).

 

17 décembre 1922 :  première traversée du Sahara en automobile. André Citroën voulant tester son nouveau modèle de véhicule chenillé, l’autochenille B2, imagine en liaison avec l’armée de Terre, un raid expérimental et publicitaire démontrant que l’on peut rallier Touggourt (Algérie) à Tombouctou (Mali) en moins de trois semaines. Pari tenu.

 

17 décembre 1935 : premier vol du Douglas DC-3. « Appelé à devenir un appareil mythique, il est connu sous le nom de DC-3 pour la version civile et de C-47 Skytrain ou Dakota pour la majorité des appareils militaires. Véritable « bête de somme » des airs, il est de toutes les opérations aéroportées alliées de la seconde guerre mondiale. En usage dans l’armée de l’air française, il vole en Indochine. Des versions modernisées servent durant la Guerre du Viet-Nam (opérations de mitraillage au sol). Les russes le produisent à 2930 exemplaires sous licence avec l’appellation Lissounov Li-2. Aujourd’hui encore, des DC-3 continuent d’assurer le transport de passagers et de fret au Canada et en Amérique du Sud notamment ». CNE J-B P. (COMLE).

 

17 décembre 1939 : sabordage du croiseur cuirassé Admiral Graf Spee. Dès septembre, le cuirassé de poche allemand Graf Spee sème la terreur dans l'Atlantique Sud parmi les navires marchands britanniques et décide Churchill à lancer à ses trousses trois croiseurs pour le couler et ainsi maintenir la route commerciale vitale pour la Grande-Bretagne. Le Graf Spee est repéré au large de l'Uruguay et le premier grand combat naval de la Seconde Guerre Mondiale s'engage le 13 décembre, alors qu’en Europe la « drôle de guerre » se poursuit. Rapide, bien armé et technologiquement en avance (coque soudée et non plus rivetée, moteurs diesel et radar embarqué) il met hors de combat le HMS Exeter et cause de graves dommages au HMS Ajax. Il est cependant lui-même endommagé et doit  trouver refuge dans le port de Montevideo. Obligé de quitter l'Uruguay, pays neutre, le Graf Spee n'est plus opérationnel malgré quelques réparations. Son commandant craignant d'être vaincu par la marine anglaise qu'il pense, à tort, rassemblée à l'embouchure du Rio de la Plata, préfère saborder le navire. Il se suicidera trois jours plus tard.

 

17 décembre 1944 : massacre de Malmédy ou Baugnez (Ardennes). Le 285ème bataillon d'observation d'artillerie de campagne américain, faiblement armé, est pris sous le feu du régiment blindé SS Peiper alors qu'il s'engage sur une route à 4 km au Sud de Malmédy. Les américains ne peuvent résister longtemps face aux blindés allemands et finissent par se rendre au niveau du carrefour Baugnez. Selon toute vraisemblance, les 84 prisonniers sont abattus froidement sur le lieu de leur reddition.  Le témoignage des survivants conduira à un procès en 1946 où 74 condamnations à mort seront prononcées sans être exécutées. Ce crime de guerre a lieu dans le cadre de la contre-offensive allemande des Ardennes dont la pénétration des lignes américaines dépendait avant tout de sa vitesse d’exécution…Mais ce sont  en fait les erreurs tactiques de Peipper qui le ralentiront dans sa tentative de percée vers la Meuse.   L’unité du LCL Peiper était coutumière des crimes de guerre et s’est signalée tristement sur tous les théâtres d’opérations où elle a été engagée (Pologne, France, Russie,…) comme le procès de Dachau le montrera.

 

17 décembre 1971 : cessez-le-feu au Pakistan Oriental. Le Pakistan reconnait le Bengladesh comme un Etat souverain.

 

17 décembre 1976 : lancement du KH 11(Etats-Unis). Le premier satellite espion américain à retransmission d’images en quasi-direct (via un satellite relai) est mis sur orbite. Les satellites de la série Key Hole ont une résolution supposée de 10 cm grâce à une optique digne du télescope Hubble et à leur motorisation capable de les amener sur une orbite d’observation à très basse altitude.

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 12:55
Le 15 décembre 2015, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, s’est rendu à Palaiseau (91), à l’école Polytechnique, dans le cadre de la refonte de l’X. - R.Pellegrino/ECPAD

Le 15 décembre 2015, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, s’est rendu à Palaiseau (91), à l’école Polytechnique, dans le cadre de la refonte de l’X. - R.Pellegrino/ECPAD

 

15/12/2015 CNE Flora Cantin  - DICOD

 

Dans la matinée du 15 décembre 2015, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, s’est rendu à Palaiseau (91), à l’école Polytechnique, dans le cadre de la refonte de l’X annoncée en juin dernier. Accompagné d’Emmanuel Macron, ministre de l’économie et des finances et de Thierry Mandon, secrétaire d’état chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, Jean-Yves Le Drian a assisté au conseil d’administration, informant de la refonte de la grande école.

 

Mardi 15 décembre 2015, accompagné d’Emmanuel Macron, ministre de l’économie et des finances et de Thierry Mandon, secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, s’est rendu à l’école Polytechnique de Palaiseau, comme il s’y était engagé en juin dernier. Jean-Yves Le Drian a défini les axes de la refonte, inspirés du rapport de Bernard Attali, haut fonctionnaire de la cour des comptes.

 

Renforcement des liens entre l’Ecole Polytechnique et le ministère de la Défense :

  • La Directions générale de l’armement (DGA) va augmenter de 50% ses investissements de recherche dans les prochaines années et accroître les subventions versées à l’X.
  • Création d’un pôle d’études sur la guerre au sein du département humanités et sciences sociales.
  • Accueil des meilleurs élèves d’écoles d’officiers pendant une partie du cursus polytechnicien.

 

Maintien d’un lien étroit avec la haute fonction publique :

  • Modification du mode de recrutement des ingénieurs de l’Etat dès la promotion X 2016. Les projets professionnels des candidats seront évalués par une note assortie d’un coefficient significatif. Cette note pourra, éventuellement, être éliminatoire pour l’inscription au tableau de classement de sortie. Des entretiens entre élèves intéressés et corps recruteurs, avant la procédure d’affectation, seront systématiques.
  • Le classement de sortie pourrait être supprimé permettant « aux recruteurs d’exercer un choix autonome de leurs futurs ingénieurs ». Une modification sera apportée à l’ordonnance de 1958.
  • Différents groupes de travails seront « constitués pour traiter la question de l’essaimage des ingénieurs de l’Etat dans les fonctions publiques territoriale, hospitalière, européenne, ainsi que des aller-retour public-privé ».

 

Diversification des formations :

  • Renforcement de l’adaptation du cycle ingénieur au marché et poursuite du « développement des compétences non techniques ».
  • Création d’un cycle « bachelor, accessible aux publics français et internationaux, hautement sélectif ». Ce cursus de 3 ans sera sanctionné par un diplôme valant grade de licence. Si ce diplôme ne conférera aucun avantage particulier pour intégrer le cycle ingénieur polytechnicien ou les masters opérés par l’X, il permettra aux élèves de candidater à ces formations.
  • Création d’une formation conférant le grade de master. « Cette offre de master, professionnalisante, en anglais, distincte de l’offre de master de l’Université Paris-Saclay, sera résolument tournée vers l’entreprise […] ».

 

Recrutement des meilleurs enseignants-chercheurs au plan international :

  • Mobilisation, au sein du ministère de la Défense, des moyens nécessaires au recrutement « dans les cinq années à venir, de plusieurs enseignants-chercheurs au meilleur niveau mondial ». Cet investissement sera accompagné d’une adaptation du statut des enseignants-chercheurs.

 

Faciliter l’accès des connaissances de très haut niveau en se basant sur le mérite :

  • Création d’un internat d’excellence, dédié à l’accueil de 60 élèves boursiers de classes préparatoires.
  • D’ici 2022, augmentation des recrutements universitaires dans le cycle ingénieur polytechnicien à hauteur de 50 places.
     

Inscription de l’X dans un contexte international :

  • Augmentation de l’internationalisation du conseil d’administration de l’X à échéance des mandats des personnalités qualifiées.
  • Accueil de 150 étudiants internationaux au sein du cycle ingénieur d’ici la rentrée 2018. En parallèle, « une internationalisation accrue des autres filières de formation […] doit être recherchée ».
  • Augmentation des droits de scolarité payés par les étudiants internationaux et limitation des exemptions de frais « en dehors naturellement des élèves boursiers ». « Un élève étranger paye en théorie 25 000 euros pour suivre trois années de formation à l’X » contre le triple s’il intègre Cambridge pour une durée similaire.

 

Rapprochement des écoles d’ingénieurs françaises :

  • Association des écoles entre elles sans nier leurs particularités à l’instar du rapprochement amorcé entre l’X, le plateau de Saclay et l’ENSTA.

 

Modernisation des infrastructures de l’école :

  • Etablissement, dans les mois qui viennent, d’un plan de travaux de rénovation.

Ces orientations stratégiques définis par Jean-Yves Le Drian seront détaillées dans un plan établi pour mars 2016. Le ministère de la Défense « s’engagera à hauteur de 60 millions d’euros dans les cinq années à venir pour accompagner spécifiquement l’ensemble de ces initiatives nouvelles » qui ont un objectif claire : « assurer la pérennité de nos acquis les plus précieux, pour notre développement et notre rayonnement international » en préservant l’excellence de l’école Polytechnique.

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 12:55
ONERA-Défense  : "je t'aime, moi non plus"

L'ONERA, qui travaille sur l'avion du futur (programme Nova), devrait finir l'exercice 2015 sur une perte inférieure à 4 millions d'euros (Crédits : Onera)

 

17/12/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Plus l'Etat joue la montre avec l'organisme public de recherches civiles et militaires, plus l'avenir de l'ONERA sera incertain.

 

Drôle de fin d'année pour l'ONERA. Et le conseil d'administration qui se tient ce jeudi reflète bien la période floue que vit l'organisme public de recherches civiles et militaires. Cette réunion du conseil aurait pu être cruciale pour l'avenir de l'ONERA mais elle devrait au final escamoter une partie des dossiers importants, notamment celui pourtant si urgent de la soufflerie S1 de Modane-Avrieux en danger de mort. A son menu, entre autres des accords signés avec le pétrolier Total.

En dépit d'un redressement confirmé en 2015, l'organisme public attend donc toujours de l'Etat son budget pour 2016. Il est expressément conditionné à la signature du contrat d'objectifs et de performance (COP) exigé par l'Etat et que l'ONERA est lui-même en train d'écrire. Il ne sera prêt qu'en mars ou avril, une signature étant attendue plusieurs mois après. Bref, pas de COP, pas de budget. Cela ne fera pourtant que sept ans que l'ONERA fonctionne sans COP. En revanche, le plan stratégique scientifique (PSS), en cours de réécriture, devrait être prêt fin janvier.

 

Une perte de près de 4 millions d'euros en 2015

Sans surprise, l'ONERA devrait finir l'exercice sur une perte en dépit du soutien de son ministère de tutelle, la défense, qui a exceptionnellement remis au pot "9 millions d'euros pour boucler le budget de l'office", a précisé fin novembre au Sénat, Jean-Yves Le Drian. Résultat, la perte sera inférieure à 4 millions d'euros, autour de 3,7 millions (contre 16 millions en 2014).

En 2016, la situation financière de l'ONERA ne devrait pas s'arranger. Car la subvention proposée s'élève à 105 millions d'euros, dont une mise en réserve de précaution de trois millions d'euros. L'ONERA estime qu'un "budget 2016 bâti sur la base d'une subvention de ce montant ne lui permettra pas de faire face à ses obligations, dont la principale est le paiement des salaires, et pourrait nécessiter l'élaboration d'un plan social", a écrit la députée de l'Indre, Isabelle Bruneau.

"L'ONERA est le seul établissement, que ce soit parmi les autres EPIC de recherche ou parmi les autres institutions relevant du ministère des Transports, à être subventionné à moins de 50% de son budget. L'ONERA est aussi l'établissement de recherche à recevoir la plus petite subvention par personne", ont expliqué les syndicats de l'organisme public.

 

Des prises de commandes en hausse

En revanche, en 2015, l'ONERA a de nouveau progressé en termes de commandes, qui pourraient atteindre 95 millions d'euros (90 millions en 2014 et 78 millions en 2013), dont 13 à 15 millions d'euros provenant de la direction générale de l'aviation civile (DGAC). Ce qui prouve la fin de la période glaciaire entre les deux organismes. Ce bon niveau de prises de commandes est atteint en dépit d'un creux pour celles concernant les souffleries de l'ONERA. Mais un rebond est attendu en 2016 avec l'arrivée du programme FCAS, le drone de combat franco-britannique, et des nouveaux programmes Falcon de Dassault Aviation ainsi que l'export.

En 2016, l'ONERA attend également la notification de la modernisation du système français de veille spatiale GRAVE afin de traiter ses obsolescences pour qu'il puisse être opérationnel jusqu'en 2020-2025. Un enjeu crucial pour la France qui lui permet de suivre dans l'espace les satellites espions la survolant.

 

Rationalisation des sites franciliens en attente

Dernier dossier en attente depuis plusieurs années, la rationalisation des sites franciliens, qui regroupent 1.100 personnes sur Meudon, Châtillon et Palaiseau. Il pourrait être lancé cette année. Mais la vente des sites de Meudon et Châtillon ne couvrira pas les frais de cette opération alors que l'ONERA ne dispose pas de ressources propres pour lancer cette opération et financer le coût résiduel, estimé à 70 millions d'euros. Il est donc possible que le fameux COP ne mentionne finalement que le déménagement d'un site (Meudon) sur les deux prévus. D'autant que le produit de la vente de cette emprise sera supérieur à celui du transfert.

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 12:30
 photo AFP

photo AFP

 

15.12.2015 Par valeursactuelles.com

 

Daech. Un  petit contingent de six Français volontaires, réunis sous l’appellation « Unité 732 », combat l’Etat islamique aux côtés des peshmergas en Irak.

 

« Nous ne sommes pas des croisés. On n'est pas venu parce qu'on n'a pas de boulot et qu'on s'emmerde. On est là pour défendre nos valeurs ». Pascal, Fred, Kim... Ils sont six volontaires au total, sans oublier la chienne Bella, la mascotte du groupe, et ont pris comme nom « Unité 732 » (date de la "bataille de Poitiers", remportée par les Francs menés par Charles Martel contre les sarrasins de l’émir de Cordoue Abd El Rahman) à combattre Daech en Irak.

Ces Français volontaires disposent tous d’une solide expérience militaire et des armes fournies par les peshmergas mais sont tenus éloignés du front et n'ont encore jamais directement affronté les djihadistes. « Nous faisons surtout de la reconnaissance et du renseignement, en plus de travailler à un programme de formation » explique Pascal, l’un des membres de l’unité.

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 11:55
Splendeurs et misères des réserves: pour les OPINT, deux treillis à rendre propres


17.12.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense


La Commission consultative des réservistes opérationnels de l’armée de Terre (CCROAT) s'est réuni le vendredi 4 décembre. La synthèse des questions est à lire ici.

 

Extraits:

 

On y lit ce rappel: "Le statut du réserviste est adapté aux situations d’emploi. Militaire à temps partiel, il est apte à remplacer et/ou renforcer son camarade d’active. Lorsqu’il est convoqué, il est un militaire à part entière." A part entière mais hors normes, comme en convainc la lecture de ce texte...

 

24 000 réservistes pour l'AT en 2019: "Maquette réserves Terre 2019 marque l’effort sur les unités constituées : 101 UER avec une cible effectifs qui passe de 11600 à 16000. Dans le même temps, la maquette des compléments individuels passe de 10600 à 8000". Actuellement et péniblement, 15 000 réservistes opérationnels sur le papier avec un taux de dénonciation des contrats de près de 50%!

 

Pas de tenue de combat "FELIN" ou TNG (tenues nouvelle génération) avant "le second semestre 2016":
"La distribution des équipements combat de nouvelle génération est une opération financière, industrielle et logistique lourde et compliquée que les OPEX de ces 4 dernières années sont venues perturber. Les effets de nouvelle génération ne peuvent donc être mis en service simultanément auprès de tous. Le plan de montée en gamme (PMG) qui prévoit une mise en place par phases successives devrait être terminé depuis de nombreux mois. A ce jour, le bilan est le suivant :
- le personnel d’active de la force opérationnel terrestre est équipé depuis la fin du printemps 2015 ;
- les cadres et les élèves des écoles depuis la rentrée scolaire de 2015 ;
- le personnel du socle est en cours d’équipement depuis le 1er septembre et jusqu’au 31 décembre par e-DPC.
Au premier semestre 2016, c’est le personnel d’active d’outre-mer et de l’étranger qui sera équipé. Enfin, il sera temps de doter le personnel de réserve au cours du second semestre 2016 selon des dates et des modalités qui seront communiquées prochainement. A noter toutefois qu’il a été prévu des dispositions particulières pour que le personnel de réserve engagé en OPEX ou en OPINT puisse percevoir des effets de nouvelle génération auprès de leur GSBDD de rattachement à titre de prêt."

 

Deux treillis propres. Pour les OPINT (Vigipirates, Sentinelle), "la dotation est de deux treillis complétée de brodequin, gants, genouillère, coudière, lampe frontale". Mais il faut les rendre "propres: "Les effets prêtés et réintégrés doivent être propres".

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 08:55
Des « hélicoptéristes » reçoivent la Médaille de l’académie de l’air et de l’espace

 

16/12/2015 Armée de l'air

 

Vendredi 27 novembre 2015, le général (2s) Michel Fleurence et le colonel Bertrand Sansu, pilote d’hélicoptères, actuellement en poste à l’état-major des armées, ont été récompensés par l’Académie de l’air et de l’espace, au titre de leur ouvrage consacré à l’«Histoire des hélicoptères de l’armée de l'air».

 

Lors de la séance solennelle de l’Académie, manifestation organisée chaque année en l’Hôtel de ville de Toulouse, le colonel Sansu et le général Fleurence ont reçu la Médaille de l’académie de l’air et de l’espace. Cette récompense prestigieuse met en valeur l’action de personnalités ayant contribué à faire progresser les connaissances aérospatiales, grâce à des initiatives variées : publication, reportage, œuvre d’art, démarche éducative…

« Nous avons accueilli cette récompense avec fierté, confie le colonel Sansu. Cette médaille salue le travail de recherches que nous avons mené avec passion de 2008 à 2012, année de publication de l’ouvrage. »

Ouvrage collectif, «Histoire des hélicoptères de l’armée de l’air» retrace l'aventure humaine et technique initiée en 1935 sur autogires et en 1950 sur hélicoptères. Fort de 670 pages richement documentées et illustrées, ce livre est le premier du genre à retracer, de manière exhaustive, l’ensemble des unités de l’armée de l’air ayant mis en œuvre des hélicoptères.

« Nous avons eu accès à des archives jusque là inédites, précise le colonel. Nous avons notamment retrouvé une somme considérable de photos rares. » L’ouvrage répertorie ainsi pas moins de 712 hélicoptères, d’une quinzaine de types, ayant équipé l’armée de l’air. Livre de référence, il fait depuis sa parution le bonheur des amateurs avertis.

 

Des « hélicoptéristes » reçoivent la Médaille de l’académie de l’air et de l’espace

«Histoire des hélicoptères de l’armée de l'air», Association Hélicoptères Air, mai 2012.

Bon de commande sur :  http://www.aha-helico-air.asso.fr/parution_2HAA.htm

 

Retrouvez ici l’intégralité de l’interview du colonel Sansu parue au moment de la publication de l’ouvrage en 2012.

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 08:55
Général Desportes : “Les bons sentiments ne suffisent pas à notre protection”

 

15 Décembre 2015 par Frederic Pons – V.A.

 

L'Incorrect. Parti de l’armée après avoir été sanctionné pour son franc-parler, le général Vincent Desportes enseigne à Sciences Po et à HEC et vient de publier un livre prémonitoire: “la Dernière Bataille de France”. Il dénonce le délitement de la Défense française et appelle à un sursaut.

 

Avez-vous été surpris par les attaques du 13 novembre ?

Les attentats n’ont surpris que ceux, hélas majoritaires, qui refusaient de voir la réalité du monde et de comprendre que la guerre resserrait son étreinte autour de l’Europe. Les bons sentiments ne suffisent pas à notre protection. La guerre n’est pas un phénomène “hors-sol”, réservé aux autres : elle vient frapper tous ceux qui refusent de la regarder en face. La sécurité n’existe que pour qui s’en donne les moyens : en ce sens, le désarmement militaire, policier et moral de la France devait immanquablement se traduire, un jour, par une catastrophe sécuritaire. Quelle pitié qu’il ait fallu le bain de sang du Bataclan pour sortir de l’innocence. Que de temps perdu, par illusion, démissions politiciennes successives et dilution du sens de l’intérêt supérieur de la nation.

 

Qu’espérez-vous ?

Que l’après-Bataclan ne soit pas raté comme l’après-Charlie et l’après-Merah !

 

La France est-elle vraiment, comme l’affirme le chef de l’État, “en guerre” ?

Bien sûr. Nous sommes en guerre parce qu’une entité politique, le soi-disant État islamique, entend étendre son empire — le califat — par la destruction et la mort. Parce qu’il veut détruire nos croyances, nos valeurs, nos façons de vivre, notre liberté d’aller et venir, notre liberté d’être ce que nous voulons être. Nous sommes plus que dans une guerre : dans une guerre absolue qui verra la destruction absolue de l’une ou l’autre des parties. Puisque nous sommes en guerre, il faut consentir à l’effort de guerre, s’en donner résolument les moyens, afficher des priorités et s’y tenir. Ce vocable guerrier, on l’entend depuis longtemps sans que rien ne change hors la gestuelle des discours. Il est temps de passer aux actes.

 

Que voulez-vous dire ?

Les Français ont d’abord besoin du courage politique. Il faut à la France un langage de vérité et de responsabilité. La sécurité n’est pas un acquis social : tout ne viendra pas de l’État. Nous sommes entrés dans un temps long de risque et de douleur, un temps de sacrifices individuels envers la communauté. En termes de liberté, à court terme, si les Français veulent, un jour, retrouver leur totale capacité à vivre debout. En termes de commodités de vie aussi.

 

Au détriment de nos habitudes de confort ?

Depuis des décennies, l’État providence dévore l’État régalien, qui n’a plus les moyens des missions qui constituent sa raison d’être : défense, sécurité, justice et diplomatie. Les budgets consacrés à ces fonctions se sont réduits jusqu’à ne plus représenter que 2,8 % du PIB quand la dépense publique en dévore 57 % ! Ce sont, chaque année, 30 milliards d’euros de moins qu’il y a vingt-cinq ans. Des transferts budgétaires doivent être décidés. Les Français sont prêts à entendre un discours fort.

 

Comme celui de François Hollande à Versailles, après les attentats ?

Les mesures réactives étaient nécessaires, mais elles sont très insuffisantes. La communication ne suffit pas : l’État doit se fixer des objectifs à la hauteur des manquements et des défis, puis construire la stratégie volontariste qui permettra de les atteindre dans la persévérance et la durée. Les files d’attente devant les postes de recrutement nous montrent qu’il existe encore des Français pour se lever et défendre la France. Ils semblent en avance sur leurs politiques.

 

Que faut-il dire aux jeunes générations ?

Il faut les mettre devant leurs responsabilités. Par le sacrifice et l’effort, la génération de leurs grands-parents est venue à bout de la barbarie hitlérienne. Celle de leurs parents a vaincu l’obscurantisme soviétique. Cette génération a un défi immense à relever par l’engagement et l’effort : vaincre et éliminer la barbarie terroriste et djihadiste. Nos jeunes y parviendront parce qu’ils sont les fils d’une grande nation, une nation combattante.

 

Suite de l'entretien

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 08:55
Les commandos Marine : atout des opérations spéciales et spécialisées

Devant la FREMM Languedoc, le commando Ponchardier s’entraîne avec l’ECUME (embarcation commando à usages multiples et embarquable). Morbihan, octobre 2015 photo M.Denniel / Marine nationale

 

16/12/2015 CESM – Marine Nationale

 

« La force maritime des fusiliers marins et commandos est plus que jamais au coeur de notre stratégie globale de défense. Elle est en première ligne dans la lutte contre le terrorisme. » Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, 11 septembre 2015, lors de la cérémonie qui a marqué la création du commando Ponchardier.

 

BM-185-Les commandos Marine : atout des opérations spéciales et spécialisées (format pdf, 770 kB).

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 08:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

16/12/2015 Armée de Terre

 

L’ex-international de rugby, consultant, animateur-radio et comédien Vincent Moscato est #FierdeNosSoldats. Parrain du 12e régiment de cuirassiers, il a tenu à rencontrer et à apporter son soutien aux militaires engagés actuellement dans l’opération SENTINELLE en Ile-de-France.

 

Depuis plus d’un an, Vincent Moscato participe activement à la vie du régiment du Loiret, comme en témoigne un spectacle joué en mai dernier, dont les bénéfices ont été versés au profit des blessés de l’armée de Terre. Lundi 14 décembre, son engagement a pris une nouvelle tournure : il a tenu à rencontrer la section du 12e RC déployée sur SENTINELLE à l’aérogare d’Orly pour assurer la surveillance et la sécurité du site. C’est autour d’un café que l’artiste a pu échanger avec les militaires sur leurs impressions et leur mission. En toute simplicité et convivialité, rires et anecdotes ont ponctué cet échange chaleureux et décontracté au cours duquel Vincent Moscato avouera même « avoir eu l’intention dans son jeune temps de s’engager dans l’armée de Terre » ! A l’image du 12e RC, durant ces fêtes de fin d’année, près de 10 000 soldats de l’armée de Terre sont déployés #AuContact de la population pour assurer leur mission de sécurisation du territoire national. Pour les soutenir, vous aussi postez vos messages/photos sur les réseaux sociaux avec le hashtag #FierDeNosSoldats .

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 08:55
Crédit DCNS - STX

Crédit DCNS - STX

 

15/12/2015 Par valeursactuelles.com

 

Indemnisation. DCNS, groupe de construction naval en charge de la construction de bâtiment de surface et de projection (BPC) de type Mistral, attend toujours de percevoir les sommes liées à l’annulation de la vente des deux bâtiments à la Russie.

 

L’Etat mauvais payeur ? Toujours-est il que le constructeur naval DCNS attend toujours le remboursement par l’Etat des coûts liés a l’annulation de la vente de deux mistrals à la Russie. « Le président de la République a dit que ce serait une opération qui ne coûterait pas d'argent à l'industrie. Ce n'est pas encore le cas », a déclaré Hervé Guillou , PDG de DNCS, devant l'Association des journalistes de défense.

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