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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 20:45
Sangaris : Déploiement de la force dans l’est de la Centrafrique

 

04/04/2014 Sources : EMA

 

Depuis le 28 mars 2014, le groupement tactique inter-armes (GTIA) « Scorpion » de la force Sangaris est entièrement déployé sur l’axe reliant Bangui à l’est de la Centrafrique. Il y conduit des missions de reconnaissance et de sécurisation, afin de protéger la population et d’appuyer le déploiement de la MISCA dans l’est du pays.

 

Parti du camp de M’Poko à Bangui, le GTIA « Scorpion » a emprunté l’axe en direction de Sibut, premier point à atteindre. Les éléments de reconnaissance n’ont rencontré aucune opposition, et la traversée des villages de Sibut, Grimari, Bambari et Ippy s’est faite sans difficulté. Ce déploiement a pour objectif d’étendre au reste du pays le contrôle de l’application des mesures de confiances et d’interdire toute tentative d’exaction à l’égard de la population.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

 

Reportage photos

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 20:45
EFS : Visite du COMANFOR SERVAL

 

 

04/04/2014 Sources : EMA

 

Les 17 et 18 mars 2014, le général de brigade Louis Duhau, commandant les Eléments Français au Sénégal (COMELEF EFS), a accueilli le général de division Marc Foucaud, commandant la force « SERVAL » (COMANFOR SERVAL) accompagné par des officiers supérieurs de son état-major.

 

Durant la journée du 17, les généraux Foucaud et Duhau ont rencontré respectivement son Excellence Monsieur Macky Sall, Président de la République du Sénégal, son Excellence Monsieur Jean-Félix Paganon, Ambassadeur de France au Sénégal, le général de corps d’armée Mamadou Sow, chef d’état-major général des armées sénégalaises (CEMGA), le général de brigade Cheikh Gueye, chef d’état-major de l’armée de terre sénégalaise (CEMAT) et enfin, Monsieur Said Djinnit, représentant spécial du Secrétaire général (RSSG) des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest.

 

La seconde partie de la matinée a été l’occasion, pour les deux généraux, de rencontrer son Excellence Madame Cristine Diaz, Ambassadrice d’Espagne au Sénégal et le détachement espagnol « MARFIL » (« Ivoire » en français) stationné au sein de l’escale aéronautique militaire des EFS. Lors de cette rencontre, le général Foucaud a pu mesurer toute l’importance du soutien apporté par le détachement « MARFIL » au profit de Serval. Le général Duhau a aussi souligné l’importance de ce détachement espagnol qui permet aujourd’hui aux EFS de pouvoir assurer ses actions de formation dans toute la sous-région et en Mauritanie.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 12:45
photo G. Belan (FOB)

photo G. Belan (FOB)

 

04-04-2014 par RFI

 

Commencées en début de semaine, des patrouilles de grande envergure initiées par l'armée malienne avec l'appui des forces étrangères, notamment françaises, se poursuivent. Des jihadistes présumés ont été arrêtés dans la région de Kidal, affirme l’armée malienne.

« L'armée malienne, qui organise actuellement une vaste patrouille dans la région de Tombouctou et de Kidal, a arrêté cette semaine [...] plusieurs jihadistes », a affirmé un officier malien. Les présumés jihadistes ont été arrêtés dans la région de Kidal, dont certains alors qu’ils étaient à bord d’un véhicule. « Le chiffre de dix » arrestations ne serait pas exagéré, selon une source militaire malienne, mais leur nombre exact n’a pas été divulgué, « pour des raisons de stratégie », explique un officier malien.

 

Les jihadistes de retour dans le Nord

D’autres opérations militaires sont en effet en cours dans la région. Pour être plus précis, des patrouilles de grande envergure, dans les régions de Kidal, et surtout de Tombouctou, au nord-ouest. Des soldats des quatre bataillons de l’armée malienne, formés par des instructeurs des pays de l’Union européenne, participent à ces patrouilles dont l’objectif premier est la sécurisation des biens et des personnes. Mais la traque des jihadistes fait également partie des objectifs de l’armée malienne, appuyée notamment par endroits par les militaires français de l’opération Serval. « Les soldats de l'opération Serval sont en appui des forces armées maliennes aux alentours de Kidal », a confirmé une source militaire française.

 

 → A (RE)LIRE : Paix dans le nord du Mali, des efforts vains ?

 

Sur le terrain, différentes sources sécuritaires sont formelles : les jihadistes reviennent de plus en plus. Ils auraient la ferme intention de se reconstituer et de reprendre le contrôle du septentrion malien.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 11:55
Lutte anti-piraterie: les navires français pourront se défendre avec des armes

Depuis 2008, les armateurs de navires français bénéficient de la protection de la Marine nationale pour prévenir les risques d'attaques pirates, mais ne sont pas autorisés à embarquer des gardes armés. photo Marine Nationale

 

28-03-2014 CC G. Desvignes, étudiant à l’Ecole de Guerre, promotion "Ceux de 14" - Challenges.fr

 

Le 8 avril, les députés vont examiner un projet de loi sur les "activités privées de protection des navires". Une privatisation salutaire qui arrive un peu tard.

 

Le projet de loi sur les "activités privées de protection des navires" est présenté à l’assemblée le 8 avril. Il s’agit d’autoriser la présence de gardes armés à bord de navires battant pavillon français croisant dans les zones infestées de pirates, comme dans le Golfe d’Aden ou du Niger. Mais, ce projet autorise aussi la création "d’entreprises privées de protection des navires". Problème: le retard pris par ce débat risque de pénaliser une offre française qui arrive dans un marché déjà mature.

 

La protection privée des navires fait partie du domaine plus vaste des services liés à la sécurité et à la défense, qui comprend des domaines aussi variés que l’audit sécuritaire, le soutien logistique aux armées, la formation ou encore la protection (armée ou non) de sites ou de personnes. En France, ce secteur suscite une réticence quasi-généralisée. D’une part, parce qu’il est souvent confondu, à tort, avec la notion de "mercenariat" ; et d’autre part, parce que les grands ministères régaliens, et en particulier la Défense, craignent qu’il ne provoque l’externalisation d’une partie de leurs compétences.

 

Un marché de 400 milliards de dollars

 

En février 2012, la commission de la défense et des forces armées de l’Assemblée nationale publiait d’ailleurs un rapport d'information sur les sociétés militaires privées (SMP), pudiquement dénommées en France entreprises de services de sécurité et de défense (ESSD). Ce rapport rédigé par les députés Ménard et Viollet fait le constat d'un secteur français fragile et peu structuré et prône la mise en place d'une régulation étatique pour favoriser son "essor rapide".

 

De fait, ce marché est estimé à 400 milliards de dollars en 2020! La volonté est noble : elle consiste à vouloir créer un modèle d'entreprise dont l’éthique serait garantie par l'Etat à travers un dispositif d'agréments et de contrôle. Dans ce contexte, le projet de loi sur la protection privée des navires battant pavillon français peut être perçu comme les prémices d’une prise en compte par l'Etat de la privatisation des services liés à la sécurité et la défense.

 

Il semble néanmoins que la volonté soit moins ambitieuse, et exclusivement inspirée par la faible attractivité du pavillon national. En effet, en ce début d'année 2014, la France reste l’un des tous derniers Etats maritimes de l’Union européenne à interdire la présence de gardes privés à bord des navires battant son pavillon. Pour assurer leur sécurité, les armateurs peuvent exclusivement s’appuyer sur les équipes de protection embarquée (EPE) de la marine nationale. Cette solution, un temps privilégiée par la communauté maritime française, souffre d'un manque de souplesse qui pèse sur la compétitivité du pavillon, essentiellement pour des raisons de respect des délais diplomatiques nécessaires au déploiement des militaires et de leur armement.

 

Du temps perdu

 

Faisant le constat de l'emploi de gardes armés privés "en toute illégalité" sur certains navires et du risque de dépavillonnement, les armateurs ont, ces dernières années, très largement plaidé pour un assouplissement de la position française. Il leur aura fallu attendre six ans après la mise en place des premières EPE pour que l'Etat admette qu'il n'est plus en mesure de répondre pleinement aux attentes du monde maritime. Ce temps perdu pour les armateurs l'a aussi été pour les ESSD françaises désireuses de s'implanter sur ce secteur. En revanche, il a largement profité aux sociétés anglo-saxonnes, et en particulier britanniques, qui dominent actuellement le marché de la protection privée des navires, lequel est estimé à plusieurs milliards de dollars.

 

En effet, à l'opposé du modèle souhaité par la France, les pays anglo-saxons ont laissé se développer et s’autoréguler leurs ESSD. Avec des entreprises pesant désormais plusieurs milliards, ils sont des acteurs incontournables de ce secteur: la société britannique G4S affiche un chiffre d’affaires de près de 9 milliards d’euros, alors que la plus grosse ESSD française, GEOS, pèse à peine 40 millions d'euros.

 

Arrivée d'une offre low-cost

 

Le domaine de la protection armée des navires ne fait pas exception à cette hégémonie. L’avance prise par les ESSD anglo-saxonnes leur permet de bénéficier d’un réseau logistique facilitant le transit des armes sur terre et dans les eaux territoriales de pays tiers et d’un effet de masse limitant les temps d'inactivité des équipes entre deux contrats de protection. En outre, l’arrivée d’une offre "low cost", principalement originaire des pays asiatiques, les a obligés à gagner davantage en compétitivité en intégrant dans leurs équipes du personnel provenant majoritairement d’Inde et du Pakistan. Le marché de la protection des navires n’aura donc pas attendu la fin de la vacance législative française pour se développer.

 

Pendant ces six années, certaines ESSD françaises ont néanmoins su s'adapter. Profitant d’un droit du travail plus permissif et d’une moindre pression fiscale, nombre d’entre elles ont fait le choix de l’implantation de filiales à l’étranger, voire d’un développement "off-shore". C’est le cas par exemple de la société "Gallice" qui est présente sur le marché de la protection des navires par l’intermédiaire d’une filiale basée en Irlande.

 

Intérêts économiques et politiques

 

Dans ce contexte, et compte tenu du faible appel d’air que créera ce projet de loi (de l’ordre de 12 millions d'euros pour une centaine de navires à protéger), il semble ambitieux d'envisager un rapatriement des entreprises ou filiales françaises "off-shore"; de même qu'il paraît difficile d'être aussi optimiste que les rédacteurs du projet de loi qui estiment que 300 à 500 emplois seront créés, alors que le marché sera ouvert à la concurrence européenne et donc britannique.

 

Avec le retard accumulé, il est peu probable que la France, quasiment absente des problématiques du secteur des services liés à la sécurité et la défense puisse imposer son modèle dans un marché très largement libéralisé et mature. Les normes en vigueur (et notamment l’International Code of Conduct for Private Security Service Providers –ICoC) traduisent la conception anglo-saxonne du secteur et illustre parfaitement ce point.

 

Pourtant, contribuer au développement d’une offre française dans ce secteur présente à la fois des intérêts économiques et politiques. Economiques d’abord, parce que dans un contexte budgétaire difficile qui voit une réduction des pouvoirs de la puissance publique, il est préférable de se reposer sur des ESSD nationales pour protéger les intérêts nationaux, privés ou publics. Politiques ensuite, parce que les ESSD font partie du paysage géostratégique et qu’elles sont intrinsèquement liées à leur Etat d’origine. Elles sont donc susceptibles d’être des vecteurs d’influence et de diffusion du modèle français, mais aussi des capteurs participant au recueil du renseignement partout où elles agissent.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 11:45
Renncontre entre le commandant de la 4è division d’escorte japonaise et le commandant de la force Atalante

Renncontre entre le commandant de la 4è division d’escorte japonaise et le commandant de la force Atalante

 

4 avril 2014, Portail des Sous-Marins

 

Le 30 mars, le navire-amiral de la force européenne Atalante, le TCD Siroco, et le destroyer japonais Samidare se sont donnés rendez-vous dans le golfe d’Aden. Le commandant de la 4è division d’escorte japonaise, le capitaine Hiroaki Tajiri, et des membres de son état-major ont rendu visite au commandant de la force Atalante, le contre-amiral Hervé Bléjean. Cette visite fait suite à l’étroite coopération développée entre les 2 bâtiments en janvier dernier, lors de l’attaque d’un navire de commerce par des pirates.

 

Le 18 janvier, le Siroco avait intercepté un dhow piraté qui avait été pisté par le Samidare et un avion de patrouille maritime japonais. Comme l’Union Européenne a conclu des accords avec des états de la région pour le transfert et le jugement des pirates présumés, le Siroco a appréhendé les pirates présumés. Cette action commune a montré l’efficacité de la coopération internationale dans les opérations de lutte contre la piraterie.

 

« Les interceptions coordonnées comme celle-ci sont l’exemple parfait de marines internationales travaillant en étroite coopération, et un bon moyen d’évaluer nos processus de protection des navires, » a commenté le commandant Le Quilliec.

 

Cette visite en mer s’est terminée par un partage d’expériences que les 2 équipages ont trouvé extrêmement utile.

 

Référence : Etat-major Atalante

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 11:45
RCA: les conséquences du retrait des Tchadiens de la Misca

 

04-04-2014 par RFI

 

L'annonce-surprise du ministre tchadien des Affaires étrangères ce jeudi 3 avril est intervenue après la dernière polémique en date. Une fusillade le week-end dernier qui a fait au moins 8 morts à Bangui. Si de nombreuses voix en Centrafrique se sont élevées ces derniers mois pour réclamer le départ des soldats tchadiens accusés de bavures, leur retrait va poser un certain nombre de difficultés à la force africaine.

Comment mener à bien la difficile mission de protection des populations civiles, et en particulier musulmanes, une fois que le contingent de 6 000 hommes, actuellement, sera amputé de 850 soldats aguerris ? Cette question et celle des modalités de retrait seront discutées dans les jours et les semaines qui viennent. En attendant, Ndjamena assure que son contingent assumera sa mission de paix dans les zones relevant de sa responsabilité.

 

Le Tchad perçu comme le protecteur des musulmans

Le Tchad qui, ces derniers mois, a rapatrié des dizaines de milliers de ses ressortissants ainsi que des Centrafricains d'origine tchadienne ou non est perçu comme le protecteur des musulmans de Centrafrique. Et son retrait pourrait provoquer des craintes supplémentaires parmi ces populations. Mais les autres contingents ont déjà démontré leur capacité à remplir ces mêmes missions. Petite consolation pour la Misca, la décision tchadienne intervient alors que la force européenne (Eufor-RCA), est attendue à Bangui à partir de la fin du mois. 800 hommes qui auront pour mission de sécuriser l'aéroport et une partie de la capitale, permettant à la Misca de revoir l'organisation de son dispositif en redéployant des hommes dans les secteurs dévolus au Tchad. 

 

→ A (RE)LIRE : RCA: le Tchad annonce son départ de la Misca

 

L'annonce du retrait tchadien intervient aussi au moment où Sangaris entre dans sa troisième phase : son déploiement dans le nord-est du pays. L'armée française a commencé cette semaine à se déployer dans l'est de la Centrafrique, a indiqué jeudi le général Francisco Soriano, dirigeant l'opération. L’arrivée de l’Eufor et de renforts français « nous permettra de consacrer des moyens supplémentaires à notre déploiement dans l’est, dans un premier temps, mais aussi dans le nord ». Une région dans laquelle, a reconnu le général du bout des lèvres, les militaires français sont déjà présents. « Dans le nord, en fait, nous y sommes déjà. Voilà. Nous avons des éléments de reconnaissance, de renseignement, à Ndélé. Nous savons ce qu’il s’y passe. Nous avons des contacts avec des acteurs locaux. Et la Misca s’est déjà déployée dans le nord. Il n’est pas impossible que la Misca poursuive son déploiement dans cette partie-là », a-t-il déclaré.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 07:55
 Du nucléaire militaire et de notre Force de Dissuasion


 

02/04/2014 par Vincent Lanata *
 

J’assistais, mardi 1er avril, aux obsèques de Roger Baléras, qui fut pendant de nombreuses années Directeur des Applications Militaires au sein du Commissariat à l’Energie Atomique.

Ce petit bonhomme à l’esprit vif et au regard pétillant d’intelligence était un grand monsieur, un très grand monsieur malheureusement inconnu du grand public.

 

C’est en effet à lui et aux équipes qu’il a dirigées que l’on doit notre force de dissuasion nucléaire, qui est tout à fait à la pointe de ce que l’on fait de mieux dans le monde, grâce aux techniques innovantes qu’il a su développer et nous devons lui en savoir gré.

 

Il faisait partie de ceux à qui le général de Gaulle avait confié le soin de développer une force de dissuasion nucléaire stratégique (FNS)  indépendante qui a su conférer à notre pays le statut de grande puissance reconnue dans le monde.

 

Au moment où l’on entend ici ou là des personnalités se prononcer pour l’abandon de notre FNS et pour l’abandon du nucléaire comme arme de dissuasion, je me pose la question de savoir si ces personnalités ont bien mesuré la portée de leurs paroles.

 

Savent-ils que dans le monde actuel nombre de pays se dotent de l’arme nucléaire comme assurance pour leur défense ? Il est inutile, me semble-t il, de se perdre en discussion sur le bien ou le mal de ce constat : le fait est là ! Si nous prenions la tête d’une grande opération de dénucléarisation nous serions dans l’utopie, et on ne peut que sourire à l’idée qu’une telle proposition impressionnerait des pays comme- pour ne citer qu’eux- l’Iran ou la Corée du Nord qui, dans un grand élan abandonneraient sur le champ leurs projets ! La réponse est très simple, nous resterions seuls avec nos  grandes idées  généreuses  qui nous conduiraient à confier notre assurance sécurité à d’autres.

 

 

Suite de la tribune

 

 

* Général de l’armée, Vincent Lanata a été chef d’État Major de l’Armée de l'Air. Il a notamment commandé des unités en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, au Qatar ou encore en Jordanie, de 1991 à 1994. Il s’est rendu deux fois au QG des forces françaises en Arabie saoudite, lors de la première guerre du Golfe, en tant qu’inspecteur général de l’armée de l’air. Il a ensuite été chargé de mission auprès du ministre des Transports, Bernard Pons, de 1995 à 1997. Retraité du service actif, Vincent Lanata a monté deux sociétés de conseil.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 07:55
La France et l'OTAN privées d'avions gros porteurs russes ?

 

03 Avril 2014 Par Marine & Océans

 

Le 1er avril 2014, le Secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, annonçait, à Bruxelles, la suspension par l'Alliance de sa "coopération civile et militaire avec la Russie». Il n'a pas précisé quels seraient les programmes touchés même si ceux liés à la lutte contre la piraterie et le trafic de drogue ne devraient pas être concernés. L'OTAN suit ainsi l'exemple de la France qui, dès le 21 mars 2014, annonçait la suspension de sa ccopération militaire avec Moscou, notamment en ce qui concerne les échanges entre états-majors et les exercices communs. La posture n'est pourtant pas sans danger.

 

Pour leurs opérations extérieures d'envergure (Afghanistan, Mali, etc.), la France et l'OTAN contractent en effet habituellement avec des compagnies russe et ukrainienne pour le transport de matériels lourds par avions gros porteurs de type Antonov AN 124-100.

 

Moscou pourrait donc, à son tour, agir pour mettre un terme à ces contrats d'affrètement, indispensables tant pour le désengagement des troupes de l'OTAN d'Afghanistan que pour l'acheminement de matériels lourds  de l'armée française sur ses théâtres d'opérations extérieures.

 

En janvier 2013, dans le cadre de l'opération Serval, la France avait sollicité la Russie pour acheminer par avions Antonov des matériels lourds au Mali.

 

Cela n'a pas echappé au très expérimenté ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dont la réaction, goguenarde, ne trompe pas : « J'ai appris que nos compagnies privées bénéficiaient de contrats avec différents pays, y compris avec le ministère français de la Défense... ».

 

A suivre.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 07:55
Le général de Villiers rencontre les futurs attachés de défense

 

 

03/04/2014 Sources : EMA

 

Le 02 avril 2014, à Paris, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), est intervenu devant l’ensemble des futurs attachés de défense.

 

Chaque année, le séminaire des attachés de défense rassemble les officiers désignés pour exercer cette fonction dans les pays avec lesquels nous entretenons des liens diplomatiques et au sein des organisations internationales comme l’UE, l’ONU ou l’OTAN. Le CEMA leur a exposé l’environnement, ainsi que les enjeux opérationnels, stratégiques et politiques dans lesquels s’inscrira leur mandat.

 

Au cours de son allocution, le CEMA a rappelé le rôle déterminant de l’attaché de défense dans l’action militaire, dont il constitue un pilier majeur. « L’attaché de défense est une vigie, un émetteur, une force de proposition ».  Le général de Villiers a souligné que les relations internationales étaient essentielles dans l’exercice de sa mission de CEMA, elles « sont au cœur de mes attributions, dans au moins 5 domaines : l’appui aux opérations, le développement capacitaire, le soutien à l’export, la conduite des relations bilatérales militaires, et la participation aux comités et forums militaires à l’UE, à l’OTAN et ailleurs ». A cet égard, il a ajouté que les attachés de défense étaient pour lui des « collaborateurs de premier rang ».

 

Grâce à sa présence militaire au sein du deuxième réseau diplomatique mondial, la France dispose d’une capacité d’anticipation et d’action réactive. Acteurs de la coopération militaire et observateurs indispensables à la compréhension des enjeux stratégiques internationaux, les attachés de défense constituent un élément indispensable au CEMA pour conduire les engagements extérieures d’aujourd’hui et de demain et préparer les capacités du futur.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 07:50
L’aviso LV le Hénaff en entraînement Cold Response

 

 

3 Avril 2014 Source: Marine nationale

 

Déployé en Norvège du 3 au 31 mars dans le cadre de l’exercice interalliés et interarmées Cold Response 2014, l’aviso LV Le Hénaff a évolué durant trois semaines dans un environnement extrême, sous des menaces multiples.

 

Intégré au Task Group composé de deux patrouilleurs lance-missiles type Skojld, du chasseur de mine Rauma et du bâtiment auxiliaire Valkyrien, face à une coalition multinationale représentée par le Standard Nato Maritime Group 1 (SNMG1) opérant dans le cadre d’une résolution fictive de l’ONU, le bâtiment avait pour mission d’empêcher tout débarquement amphibie des forces adverses. Les combats ont aussi fait rage à terre, où le 27ème  BCA d’Annecy et les commandos norvégiens ont mis à rude épreuve la force internationale déployée.

 

Naviguant en permanence dans les fjords, souvent en visibilité réduite dans la brume ou les tempêtes de neige, parfois dans des eaux extrêmement resserrées, l’équipage s’est adapté pour faire face à des unités parfaitement entraînées et maîtrisant totalement cet environnement si spécifique du grand Nord.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 07:45
4 mois d’opération Sangaris : Avec l’Europe mais sans les Tchadiens

 

3 avril, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Le point sur l’opération Sangaris en RCA

 

Lancement de la troisième phase de Sangaris

 

Le Général Soriano a fait un point de situation ce matin par viso-conférence durant le point presse du Ministère de la Défense. Extraits.

 

« Après 4 mois d’opérations, la relève est maintenant terminée, le second mandat de l’opération Sangaris a donc débuté, qui correspond au début de la troisième phase de notre action. »

 

Alors que la première phase (décembre-janvier 2014) visait à l’instauration des mesures de confiance dans Bangui (désarmement…) et à assurer la transition politique et la montée en puissance de la MISCA, la seconde phase de l’opération Sangaris (Février-Mars) avait pour objet la sécurisation de l’ouest du pays, notamment l’axe reliant Bangui au Cameroun, afin de désenclaver le pays et rétablir le trafic routier (humanitaire et économique). C’est pour le Commandant de Sangaris, maintenant chose faite. « Bangui est redevenu calme. Demeurent deux zones de tensions au nord de la capitale : Le 3ème arrondissement et la zone PK12, qui a connu un regain de tension la semaine dernière ». Dorénavant, la présence française dans la capitale est réduite, la MISCA ayant repris l’essentiel de la sécurisation de Bangui. Un GTIA français demeure dans la capitale, en charge de la zone de l’aéroport et en appui des forces de la MISCA dans le nord de la capitale.

 

Sangaris a donc débuté la troisième phase de l’opération, à savoir le déploiement dans l’est du pays, afin notamment d’y installer les troupes de la MISCA, notamment des soldats congolais et gabonais. Ce déploiement, qui a déjà débuté, va donc s’intensifier. Avec les mêmes objectifs: mettre fin aux agressions, protéger les populations, notamment musulmanes ; désarmer les milices et restaurer l’autorité de l’État centrafricain.

 

EUFOR RCA

 

Sangaris va bientôt pouvoir compter sur des troupes supplémentaires, à savoir celles européennes de la mission EUFOR. Enfin, européennes, c’est beaucoup dire, car les 800 soldats de la mission seront pour moitié français (dont le 152ème régiment d’infanterie, déjà sur place), tandis que le second contingent le plus important sera fourni par… la Géorgie ! un Etat, qui, cela n’aura échappé à personne, ne fait pas partie de l’UE ! Pour Tbilissi, il s’agit là, d’une décision diplomatique stratégique : apporter son soutien dans l’espoir de compter sur l’Europe et l’OTAN (que la Géorgie souhaite intégrer), en cas de coup dur à venir avec la Russie. L’Allemagne et l’Angleterre quant à eux, se contenteront d’apporter leurs soutien en transport et logistique. Tout cela révèle une fois de plus que l’Europe n’est malheureusement une réalité que sur le plan économique. EUFOR RCA doit débuter son déploiement dès la fin du mois. Rappelons, que la France joue une fois de plus le rôle de nation-cadre de cette force, qui est commandée depuis la Grèce par le général français Philippe Pontiès (commandant de l’EMF 3 de Marseille). EUFOR RCA se déploiera à Bangui, ce qui permettra au GTIA opérant dans la capitale de se concentrer dans l’ouest du pays.

 

LA MISCA sans le Tchad

 

L’annonce a été faite aujourd’hui au sommet UE-Afrique, le Tchad va se retirer de la MISCA, la force africaine, élément clef de la stabilisation du pays. C’est une mauvaise et une bonne nouvelle.

 

Mauvaise, car la MISCA, qui compte plus de 6000 soldats et policiers va se soulager d’un effectif important de plus de 850 soldats. Un gros vide, d’autant plus que les tchadiens étaient déployés dans le nord du pays, une zone difficile.

 

Mais c’est aussi une bonne nouvelle, car la composante tchadienne de la MISCA a toujours été considérée comme soutenant les ex-Seleka, ils ont en communs d’être musulmans, et de nombreux éléments des Seleka sont d’origine tchadienne. Ils n’ont ainsi jamais été acceptés par la population. Là est aussi la raison du départ des tchadiens. C’est donc une source de tension en moins. Les soldats tchadiens ont également été l’objet d’une attaque directe et meurtrière des milices anti-balaka (chrétienne) samedi dernier.

 

Reste maintenant à voir si cette perte de près de 900 soldats, va pouvoir être comblée par d’autres pays africains. Ce qui est loin d’être gagné…

 

Les anti-balaka

 

Depuis l’arrivée des français, la menace a changée. Alors que ce sont les ex-Séléka musulmans qui constituaient la menace principale, l’action combinée de Sangaris et de la MISCA les a fait fuir dans les pays voisins. Aujourd’hui, ce sont les anti-balaka chrétiens qui s’attaquent aux populations musulmanes du pays. Le général Soriano, répondant à une question ce matin a détaillé leur composition: « nébuleuse insaisissable », les anti-balaka sont constitués de trois composantes: la composante dure, boziziste, s »ouvent des anciens militaires très organisés » et redoutables. La seconde composante est fournie par « les milices d’auto-défense de quartier », jugées « mal organisées aux actions limitées ». Enfin, la troisième composantes est faite de « voyous, de pillards », qui sous l’étiquette anti-balaka, prennent les populations musulmanes en otage et les rackettent.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 19:55
Le Lieutenant-Colonel Dossé en pleine présentation

Le Lieutenant-Colonel Dossé en pleine présentation

 

 Le blog de l'EPITA

 

La deuxième édition de la journée de la cyberdéfense se tenait le 27 mars à l'EPITA. Organisée par le ministère de la Défense pour sensibiliser les étudiants aux problématiques de cybersécurité, elle permettait aux Epitéens de mieux comprendre les différentes missions de l'armée en la matière.

 

Alors que la question de la cybersécurité devient un enjeu majeur de l'économie, l'EPITA continue son engagement dans ce domaine. Après le lancement officiel de SecureSphere, son centre de formation continue spécialisé sur la question, et une présence remarquée lors du Forum international de la cybersécurité (FIC) (avec notamment la co-fondation du CECyF, le Centre expert de lutte contre la cybercriminalité français), l'école a accueilli le 27 mars la deuxième édition de la journée de la cyberdéfense. Un évènement important pour les étudiants, et plus spécialement ceux de la majeure Systèmes, Réseaux et Sécurité (SRS), qui ont pu en apprendre davantage sur les différents organismes spécialisés de la grande muette. Grâce à des intervenants issus du Centre d'analyse de lutte informatique défensive (CALID), de la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD) ou encore de l'Agence Nationale de la Sécurité Informatique (ANSSI), les Epitéens ont eu l'occasion de mieux comprendre comment la France se protège sur le Net. Anticipation, cybersurveillance, investigation numérique, vérification régulière des systèmes, typologie des attaques, mise en place de réponses, protection des capacités opérationnelles de la défense nationale... autant de missions et d'actions à mener quotidiennement pour avoir une cyberdéfense solide et adaptée à une époque où une cyber-attaque se lance toutes les 1,5 secondes et où la qualité des systèmes d'information tend à régir la sécurité des nations. « Sans SI, il n'y a plus aucune capacité militaire, annonce ainsi le Lieutenant-Colonel Dossé lors de son intervention. Cela fait de l'informatique un véritable enjeu moderne, au cœur des combats. D'où l'engagement nécessaire des armées dans le cyberespace. »

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Sébastien Bombal, responsable de la majeure SRS de l'EPITA, et le Lieutenant-Colonel Dossé


Le mode opératoire d'une cyber-attaque ciblée en 6 étapes

Si n'importe qui peut être victime d'une attaque sur Internet, toutes les attaques n'ont pas le même but. En première position des attaques les plus virulentes se trouvent les Advanced Persistent Threat (APT), des « menaces persistantes avancées » utilisées pour « faire du mal et récupérer les informations » dixit le Lieutenant Bardou du CALID. Ces opérations offensives se répètent afin de mieux cerner puis envahir le système visé à l'aide de malwares très performants, parfois développés par des équipes composées de plusieurs dizaines de membres. Elles fonctionnent selon un processus divisé en 6 étapes distinctes :

  1. Le Ciblage
    Le choix de la cible est le point de départ de toute attaque. L'assaillant va d'abord trouver un site ou un serveur susceptible de l'intéresser. Un email contenant un malware est ensuite envoyé pour infiltrer la cible. Cette étape peut se répéter par la suite avec l'envoi de malwares plus « puissants » si l'attaquant le juge opportun.
     
  2. L'exploitation de la vulnérabilité
    Le malware installé, l'attaquant recherche alors les potentielles failles de la machine, du serveur ou du réseau. Il s'agit de voir par exemple ce que permettent les statuts d'utilisateurs et d'administrateurs, de « comprendre » le mode de fonctionnement de la cible.
     
  3. La reconnaissance technique
    C'est là que l'attaque commence à prendre formes. Le « pirate » élève ses privilèges et obtient les droits d'administrateur qui lui permettent d'agir directement et de manière plus discrète.
     
  4. Le déploiement
    Il s'agit d'une simple vérification : l'attaquant vérifie si sa méthode est utile pour lui permettre d'atteindre ses objectifs. Si ses codes et malwares sont opérationnels, il pourra procéder à l'étape suivante. Il peut éventuellement préparer un « écran de fumée » pour camoufler l'intention première de l'attaque.
     
  5. Lancement de l'attaque
    La vérification effectuée, l'attaque est définitivement entamée. Les informations sensibles sont récupérées et transmises à des serveurs « amis ».
     
  6. Préparation du sabotage
    L'opération terminée et toutes les informations récupérées, l'assaillant peut choisir de saboter le réseau attaqué et de détruire les données, voire l'outil informatique. Plus « simple » à mettre en place, la destruction de données est d'ailleurs souvent préconisée plutôt que leur exfiltration.
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 18:30
Et si le Qatar montait à bord du Rafale en juin

Le nouvel émir du Qatar, cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, pourrait annoncer lors de sa visite à Paris avant l'été le choix du Rafale

 

03/04/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le Qatar pourrait annoncer son choix en faveur du Rafale lors de la visite officielle à Paris au mois de juin du nouvel émir, cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani.

 

Et si le Qatar annonçait sa décision de choisir le Rafale en juin lors de la visite à Paris du nouvel émir, cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani ? En tout cas, toute la filière industrielle aéronautique militaire française l'espère. Tout comme le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui a bâti la loi de programmation militaire sur un contrat export de l'avion de combat fabriqué par Dassault Aviation. "Raisonnablement, nous pouvons croire à une telle annonce avant l'été de la part du Qatar", explique l'un des industriels contactés par "La Tribune". La signature d'une lettre d'intention (LoI) entre le Qatar et Dassault Aviation pourrait être signée à cette occasion. Inch Allah, comme se le répètent en boucle les industriels...

Selon nos informations, les discussions ont toutefois repris depuis le mois de mars après une période où Doha avait semble-t-il, mis en suspens ce dossier. Durant trois mois environ, les Qataris n'ont plus donné signe de vie sur le Rafale. Pour autant, à Paris, durant cette période, les industriels et les étatiques ne semblaient pas trop inquiets de ce silence. "Il faut s'inscrire dans la durée avec Doha, ils ont leur propre tempo", expliquait-on à "La Tribune". Et c'est en mars que les Qataris ont finalement repris langue avec le Team Rafale (Dassault Aviation, Thales et Safran) en posant par salves de nouvelles questions sur l'avion de combat.

 

72 avions de combat

De douze appareils - des Mirage 2000-5 -, le Qatar voudrait augmenter sa flotte d'avions de combat à 72, dont un premier lot de 36. En tout cas c'est que Doha souhaitait l'été dernier. Un client qui a de toute façon les moyens de s'offrir 72 avions de combat. Dans ce cadre, l'émirat avait envoyé en août dernier un appel d'offres (Request for Proposal) à trois candidats : Dassault Aviation, Lockheed Martin et le consortium Eurofighter. Selon un calendrier informel, le Qatar devait choisir un fournisseur pour un premier lot de 36 appareils d'ici à la fin 2013 et entrer ensuite avec ce constructeur en négociations exclusives. Dassault Aviation tenait la corde pour ce premier lot.

Mais le calendrier a dérapé en raison, notamment, du jeu étrange des Américains. Mi-septembre, Londres, qui propose Eurofighter Typhoon, et Paris, qui soutient le Rafale (Dassault Aviation), avaient rendu leur offre conformément au calendrier fixé par Doha. Mais pas Washington. Du coup, les deux enveloppes contenant les offres du consortium Eurofighter (BAE Systems, EADS et l'italien Finmeccanica) et de Dassault Aviation ont dormi plusieurs mois au fond d'un coffre avant d'être décachetées… une fois la réponse des Américains réceptionnée par les Qataris. Et curieusement, les États-Unis n'ont finalement pas proposé le F-35, selon des sources concordantes.

 

La LPM prévoit la livraison de 26 Rafale

Le ministre de la Défense a fait un sacré pari en inscrivant la livraison de seulement 26 Rafale dans la LPM (2014-2019). Elle fixe la livraison de 11 Rafale en 2014 puis 2015, quatre en 2016 et puis aucun entre 2017 et 2019. Pour compenser l'absence de livraisons de 11 Rafale par an, Jean-Yves Le Drian a fait le pari de l'export. Aujourd'hui on est entré dans le "money time" pour conclure un contrat à l'exportation. Car il faut en moyenne trois ans pour fabriquer un Rafale à partir de la signature du contrat.

S'il réussit, le ministère pourra économiser la livraison de 11 Rafale, soit autour de 1 milliard par an. A contrario, il s'expose à des pénalités très lourdes de Dassault Aviation, qui lui-même fait vivre 500 fournisseurs dont Thales et Safran, ses principaux partenaires. "Le contrat stipule la livraison annuelle de onze Rafale. "C'est la cadence minimale fixée au regard de la continuité industrielle et de la capacité des fournisseurs de Dassault à produire les équipements nécessaires", avait expliqué en 2012 le délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon. Si un contrat export n'était pas signé, la LPM prévoit une clause de revoyure pour trouver de nouvelles solutions.

 

Avions ravitailleurs et hélicoptères NH90 pour le Qatar

Fin mars, le Qatar a déjà signé une lettre d'intention pour l'achat de 22 hélicoptères NH90, pour un montant de près de deux milliards d'euros. Il s'agit de douze appareils en version TTH (transport tactique) et de dix NFH (lutte anti-surface et anti-sous-marine). Programme lancé par l'OTAN (via l'agence NAHEMA), le NH90 est produit par NHIndustries, un consortium regroupant Airbus Helicopters, l'Italien AgustaWestland et le néerlandais Fokker Aerostructure. Les Qataris avaient également annoncé leur intention d'acquérir deux avions ravitailleurs MRTT.

L'Italie et l'Espagne peuvent également remercier le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui a arraché le dernier jour du salon naval de défense (DIMDEX) cette annonce, qui a même surpris certains industriels. C'est AgustaWestland qui assemble la version navale du NH90 sur son site de Venise, à l'exception de ceux destinés à la France. Et c'est en Espagne que les A330-200 fabriqués à Toulouse (un tiers du prix de l'avion) sont convertis à Getafe (Espagne) en A330 MRTT.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 17:55
Accès aux espaces communs et grandes stratégies : vers un nouveau jeu mondial



03/04/2014 Frédéric Ramel - IRSEM

 

Espaces non-terrestres accessibles à tous mais détenus par personne tels que l’espace aérien international, l’espace extra-atmosphérique, la haute mer et le cyber, les global commons ne sont plus « contrôlés » par les Etats-Unis. Aujourd’hui, la rivalité des puissances émergentes s’intensifie, se traduisant par une posture dite de « déni d’accès » aux dépens des forces armées américaines : c’est-à-dire une forme de campagne conduite à de longues distances qui peut aller jusqu’à une interdiction de zone. Une telle configuration entraîne l’élaboration d’une nouvelle Grande stratégie aux Etats-Unis ayant comme visée de maintenir les flux dans mais aussi et surtout l’accès à ces espaces. L’objectif de la présente étude consiste à analyser les caractéristiques conceptuelles et doctrinales des global commons dans la production officielle de l’administration Obama (de la QDR 2010 aux documents préparatoires de celle de 2014) mais aussi à identifier la manière dont la Chine et la Russie incorporent cet enjeu dans leur propre posture stratégique. Ce qui permet d’identifier un nouveau grand jeu mondial pour cette première moitié de XXIème siècle assez éloigné de la perspective classique d’un grand échiquier ayant l’eurasie comme cible. Il a pour objet central la liberté de mouvement dans les espaces communs. Il n’est pas non plus sans conséquences comme les tendances à la militarisation de ces espaces. Cette étude entend également mettre en relief deux autres apports pour la pensée stratégique : une homologie entre les espaces communs favorable à des options offensives, ainsi qu’une conception extensive de « l’état de guerre ».

 

Etude de l'IRSEM n°30 - 2014

 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 17:45
Général Soriano - photo EMA

Général Soriano - photo EMA

 

 

03 avril 2014 Romandie.com (AFP)

 

Paris - L'armée française a commencé cette semaine à se déployer dans l'est de la Centrafrique, a indiqué jeudi le général dirigeant l'opération, au moment où le Tchad annonçait le retrait de son contingent de la force de l'Union africaine.

 

La troisième phase a débuté cette semaine, nous avons commencé à nous déployer dans l'est, a déclaré à la presse en visioconférence le général Francisco Soriano, qui commande l'opération française Sangaris. L'objectif est de restaurer l'autorité de l'Etat, de mettre fin aux agissements des bandes armées et de les désarmer, a-t-il ajouté.

 

Cette troisième phase est rendue réalisable grâce (...) aux renforcements accordés par le président François Hollande, qui a décidé à la mi-février l'envoi de 400 militaires supplémentaires, portant ainsi les effectifs du contingent français à 2.000 hommes, a précisé le général.

 

Quelques 6.000 militaires africains sont aussi déployés au sein de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca). Mais jeudi, le gouvernement tchadien a annoncé le retrait de son contingent de 850 hommes, en dénonçant une campagne gratuite et malveillante contre ses troupes.

 

Les soldats tchadiens ont été accusés à plusieurs reprises depuis la prise du pouvoir à Bangui en mars 2013 de la coalition rebelle à dominante musulmane Séléka de connivence avec ces combattants - dont certains étaient Tchadiens -, voire de passivité face à leurs exactions, ce que N'Djamena a toujours démenti.

 

Cela leur a valu l'hostilité d'une partie de la population centrafricaine. Le week-end dernier, des soldats tchadiens ont tué au moins 24 personnes à l'entrée de Bangui après avoir été la cible d'une attaque à la grenade, selon la Misca et le gouvernement centrafricain.

 

Sangaris et la Misca vont obtenir le renfort de 800 soldats de la mission militaire européenne Eufor-RCA, opérationnelle à la fin mai.

 

L'arrivée de l'Eufor nous permettra d'augmenter notre déploiement dans l'est et le nord du pays, a affirmé le général Soriano.

 

Il s'est par ailleurs opposé à la volonté du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) d'évacuer quelque 19.000 musulmans menacés par les milices anti-balaka.

 

Ma réponse est claire: je m'y refuse. Notre rôle est de protéger les populations et de tout faire pour qu'elles puissent vivre là où elles ont toujours vécu, a-t-il assuré.

 

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka, groupes formés à l'origine de paysans chrétiens de l'ouest de la Centrafrique, s'en prennent depuis à la population musulmane, qui fuit massivement le pays plongé dans les tueries interreligieuses.

 

L'armée française a lancé l'opération Sangaris le 5 décembre 2013 pour restaurer la sécurité en Centrafrique, après un vote de l'ONU donnant mandat aux forces françaises d'intervenir.

 

Le président François Hollande a jugé mardi que la situation sécuritaire en Centrafrique s'était dégradée et que les musulmans y étaient directement visés.

 

Depuis un an, l'ancienne colonie française traverse une crise sans précédent qui a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 17:45
Atalante : Exercice Golden Star avec la marine chinoise

3 avr. 2014  FORCESFRANCAISES

 

Les 19 et 20 mars 2014, dans le Golfe d'Aden, à l'Est de Djibouti, le Transport chalands de débarquement (TCD) Siroco a participé à une série d'exercices avec un groupe de navires de la marine Chinoise.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 17:45
Le Tchad se retire de la force africaine en Centrafrique

 

03 avril 2014 Romandie.com (AFP)

 

N'Djamena - Le gouvernement tchadien a annoncé jeudi le retrait de son contingent de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca), en dénonçant une campagne gratuite et malveillante contre ses troupes, dans un communiqué publié à N'Djamena.

 

Face à des accusations répétées contre le comportement des soldats tchadiens de la Misca, dont ils constituent une des principales composantes, le Tchad, après avoir informé la présidente de la transition centrafricaine, la présidente de la Commission de l'Union africaine et le secrétaire général des Nations unies, décide de se retirer de la force africaine, ajoute le communiqué.

 

Malgré les efforts consentis, le Tchad et les Tchadiens font l'objet d'une campagne gratuite et malveillante, tendant à leur faire porter la responsabilité de tous les maux dont souffre la RCA (République centrafricaine), accuse le texte.

 

Face à ces accusations répétées, le Tchad (...) décide du retrait du contingent tchadien de la Misca, ajoute le communiqué, précisant: les modalités pratiques de ce retrait seront arrêtées de commun accord entre le Tchad et l'Union africaine.

 

En attendant le Tchad assumera, sans failles, sa mission de paix dans les zones relevant de sa responsabilité en RCA, selon le texte qui ne fournit pas de détails sur ces zones.

 

Le Tchad réitère sa solidarité à la RCA et continuera de la soutenir sous d'autres formes, afin qu'elle retrouve la paix et la sécurité, l'unité et réalise la réconciliation de ses fils et filles, divisés par un conflit dont la gravité et les conséquences humanitaires et sécuritaires sont sans précédent par leurs caractères dramatiques et confessionnels, conclut le communiqué.

 

Les soldats tchadiens ont été accusés à plusieurs reprises depuis la prise du pouvoir à Bangui en mars 2013 de la coalition rebelle à dominante musulmane Séléka de connivence avec ces combattants - dont certains étaient Tchadiens -, voire de passivité face à leurs exactions, ce que N'Djamena a toujours démenti.

 

Cela leur a valu l'hostilité d'une partie de la population centrafricaine. Le week-end dernier, des soldats tchadiens ont tué au moins 24 personnes à l'entrée de Bangui après avoir été la cible d'une attaque à la grenade, selon la Misca et le gouvernement centrafricain.

 

La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, de passage à Paris avant le sommet de Bruxelles, a annoncé mardi l'ouverture d'enquêtes sur cette affaire.

 

Cet incident est le plus grave impliquant des troupes étrangères en Centrafrique depuis la chute du président François Bozizé par la Séléka en mars 2013.

 

Cette version a été démentie par des représentants des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka.

 

La polémique a rebondi au niveau international avec de nouvelles déclarations mardi du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme et de la diplomatie française. Il semble que les soldats tchadiens aient tiré sans discrimination dans la foule, a accusé à Genève une porte-parole du Haut-Commissariat, Cécile Pouilly.

 

Pour Paris au contraire, la responsabilité incombe pour une large part aux anti-balaka, selon le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal, qui a demandé que toute la lumière soit faite sur ces violences.

 

Depuis un an, l'ancienne colonie française, pays parmi les plus pauvres de la planète, habitué aux coups d'Etat à répétition et aux rébellions, traverse une crise sans précédent qui a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 12:55
L'innovation à coeur

 

03/04/2014 DGA

 

La DGA vous propose de découvrir les avancées issues des travaux innovants qu’elle finance. Ainsi, chaque semaine et jusqu’à la mi-avril, nous mettrons en lumière deux innovations significatives.

 

Première de la série : Des bactéries qui dopent la dépollution par les plantes

 

A venir lundi prochain : Kameleon, une caméra qui filme en couleur la nuit 

Investisseur avisé de la défense, la DGA prépare l’avenir. Elle porte une attention particulière au développement de la base industrielle et technologique de défense (BITD) en France. Ainsi, elle finance à hauteur de 90 M€ des projets d’innovation. En 2013 elle a donc soutenu avec ses partenaires de recherche quelque 270 projets. Parmi eux : 64 projets Rapid*, 39 projet Astrid**, 140 thèses et 14 projets du fonds unique interministériel (FUI). La DGA s’est également impliquée dans la stratégie nationale de recherche et a poursuivi son partenariat privilégié avec l’agence nationale de recherche (ANR), contribuant aux 9 « défis sociétaux » duaux pilotés par l’ANR et au défi Descartes sur l’autonomie énergétique.

 

*Rapid : régime d’appui aux PME pour l’innovation duale
**Astrid : accompagnement spécifique des travaux de recherche et d’innovation défense

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 12:45
Libya: Greed, Islamic Terrorism And Sense Of Entitlement

 

April 3, 2014: Strategy Page

 

The predicted (last Summer when the rebel militias cut off oil exports) cash crises has arrived and it has everyone’s attention. Despite the rebels blocking oil exports now expressing willingness to deal, oil exports are still at an all-time low of 100,000 barrels a day. The government has only $116 billion left and little credit. Government banking officials insist that can be made to last for at least two years but Libyans are seeing growing cutbacks in government spending. Most Libyans depend on the government for jobs, food and other essentials. Without oil income the government cannot deliver. About two thirds of the $53 billion annual government budget is for salaries and benefits. A growing number of government workers are having their pay or benefits delayed so that more essential issues (like food imports) can be attended to. The government reserves are not all cash and it takes time to convert some of those assets into cash. The government is also warning people that a lot of Kaddafi era subsidies will have to go in order to keep the economy going. Such a move would be very unpopular. Kaddafi provided a lot of stuff at very low prices. Like loaves of bread for a few pennies. Fuel and electricity was also sold far below cost as were airline, bus and train tickets. Another problem is the many people who collect a government paycheck don’t do any work, or even show up for work. Thus there are 22,000 soldiers in Benghazi, according to payroll records, but few of them are on the job. Some of that is because some government or military official is pocketing the payroll, but in other cases there are real people getting paid but they only show up on payday, if that (because direct-deposit is available). Changing all these bad habits is very difficult. The greed, Islamic terrorism and sense of entitlement that is so widespread in Libya also means that foreign investors are not interested because Libyans make inefficient and troublesome employees. Libya is no place to create wealth but it is an ideal place to squander it.

 

The basic problem is that Libyans have proved unable to agree on how to handle their oil wealth. The tribes living where the oil comes from want a larger share. Actually, everyone wants more, for one reason or another. In the last year various local militias near the oil fields and export terminals have seized these facilities halted most (over 70 percent by the end of 2013 and over 90 percent now) oil exports. All this was largely unexpected because at the start of 2013 oil production was at 1.4 million barrels a day and nearly back to normal. Then greed got the best of many factions who decided their loyalties were more to themselves than to Libya as a whole. It’s been downhill since then. Before the 2011 revolution oil accounted for over 90 percent of government revenue and over 70 percent of GDP. With over $20 billion in oil revenue lost so far the government is running out of credit and will soon have no way to pay for essential imports, like food. These shortages have become more widespread and severe and that is driving many people to either back the government or use more desperate measures to grab whatever they can.

 

Because the refineries that provide fuel for Libyans are also shut down the government has to spend scarce cash to import fuel. Even the greedy militias are now aware that what they are doing means the economy will collapse and with that food and other essentials will not be available for most Libyans. To avoid that catastrophe there is compromise or force, or a combination of the two. Ultimately force will prevail as starvation is the last thing anyone wants. The economy is already in decline because many payments have not been made for things that can be delayed (infrastructure and replacements for old or destroyed equipment). The government ordering the troops in does not sound so crazy in light of the dire financial situation. The absence of law in most of the country is crippling the economy, which is still trying to recover from the 2011 revolution. Kaddafi tightly controlled the economy and his overthrow was supposed to allow economic activity to flourish. But the widespread presence of armed men taking what they want and kidnapping for ransom has made entrepreneurs and investors unwilling to do much.

 

Let’s Make A Deal

 

The rebel militias holding east Libyan oil facilities now say they are ready to work out a deal over control of these facilities. What changed their minds was the March 17th U.S. Navy SEAL raid to capture the rebel controlled tanker full of Libyan oil. Apparently over the last two weeks the rebels have learned that the foreign criminal gangs who were once willing to broker sales of stolen Libyan oil have backed away. The oil smuggling gangs see the American warships and commandoes as a deal breaker. With no way to sell the oil they control, the rebel militias must quickly make the best deal they can with the government because these militia leaders are broke and their armed followers expected great things to come from occupying the oil facilities. Government troops are closing in and apparently it comes down to working out a price to avoid a battle and get the militias out of the oil export facilities.

 

The militias holding the eastern oil facilities have also lose some of their Robin Hood glow. They now stand accused of working with former officials of the Kaddafi government to smuggle oil out of the country and sell it. There are still a lot of Kaddafi era officials in Libya and even more overseas. Some of these Kaddafi henchmen are still wealthy, having gotten a lot of money (usually obtained by corrupt means) out of the country before the 2011 revolution. These guys still have contacts and fans inside Libya (among the tribes that Kaddafi favored) as well as a taste for obtaining more Libyan cash. The pro-Kaddafi exiles are open for business and smuggling is more attractive to them than subsidizing terrorism. The war is over, Kaddafi is gone and life goes on.

 

The Shortages

 

Another unresolved problem is that while there is a Libya there are not enough true (patriotic and loyal to a central government) Libyans. There are many countries suffering from this problem with tribal, ethnic, regional and other loyalties that create lots of corruption and little national unity. In these conditions a lot of the corruption is not seen as stealing, but simply taking care of your own group. In a place like Libya, where decades of oil wealth have created a population largely dependent on oil income for basic survival, this lack of unity has become a matter of life or death.

 

Another source of unrest is brewing on the Tunisian border. There the smugglers are having more problems with the security forces on both sides of the frontier. It’s all about money of course as the smuggling deprives the governments of over half a billion dollars a year in revenue. But the smuggling, especially of cheap Libyan into Tunisia, has become the primary livelihood for thousands of Libyan families. Locals believe the Libyan and Tunisian security forces are simply seeking a bigger cut of the smuggler profits. That’s how things work in this part of the world. The smugglers also have to find a patron, a “boss of all bosses” to negotiate deals with local army and police commanders. Everybody wants to get paid.

 

France Guards The South

 

The continued success of the French-led counter-terrorism effort in northern Mali and the equally determined efforts by Islamic terrorists to maintain a presence there anyway has led France to set up a permanent base in the north. This would be similar to the base it has long maintained on the other end of Africa in Djibouti. Since September 11, 2001 that base has been shared with the Americans and the Mali base is expected to see a lot of Americans helping out. France currently has about 1,600 troops in northern Mali and that appears to be about what it will take to staff the permanent base. France is particularly concerned about the continuing unrest in Libya and the ability of Islamic terrorists to establish bases and training facilities there. Because of all that, this year there have been several incidents of Islamic terrorists moving into northern Mali from Libya and until the Libyan government establishes some control over the many Islamic terrorists roaming Libya, more will show up in northern Mali.

 

March 31, 2014:  As a goodwill gesture to get negotiations going the government has released the three militiamen who were arrested off Cyprus by U.S. SEALs on the tanker carrying $30 million in stolen Libyan oil. The rebels are also demanding the return of the tanker and the stolen oil but the government is apparently not willing to go that far. The three militiamen were quickly pointed out by the crew of the tanker after the SEALs seized control. The ship captain said the three were armed and tasked with ensuring that the tanker went to wherever the oil brokers (who were going to sell the stolen oil) instructed. The three Libyan militiamen were armed and the crew was not, so they just went along, having been assured that they would be paid and not harmed if they did. The crew were not so sure they would be safe as it appeared the Libyan militiamen were dealing with some pretty shady characters.

 

March 27, 2014:  Another militia composed of personnel hired to provide oil facility security has gone rogue and blocked a pipeline from a southwestern oil field. The former guards want lots of money. The main source of exported oil now are two offshore fields.

 

March 26, 2014: The U.S. has sent a team of American soldiers to Libya to work out details of a training program being set up in Bulgaria for the new Libyan Army. In late 2013 the U.S. agreed to establish a training facility in Bulgaria where 500 American soldiers would serve as instructors at a camp that would train 8,000 (or more) Libyan recruits in basic military skills.

 

March 24, 2014: The government said it is releasing the 21 man crew (consisting of six Pakistanis, six Indians, three Sri Lankans, two Syrians, two Sudanese and two Eritreans) of the oil tanker captured by American SEALs and returned to Libya on the 23rd and its cargo of 350,000 barrels of oil will be unloaded there. The U.S. handed control of the tanker to Libya in international waters some 30 kilometers off Tripoli and removed the American sailors who had supervised the return of the ship.

 

March 23, 2014: In the east (Derna) gunmen ambushed a van carrying $600,000 from a telecommunications company to a bank and made off with the money. The thieves were probably members of one the militias that dominate the city (to the east of Benghazi). There is no law in places like Derna but the local militias still need cash.

 

March 22, 2014: The army began fighting rebel militias in the east that are holding three oil export ports. The rebels apparently hoped to interfere with the arrival of more troops but were driven off. The troops are better trained than the militiamen and that is apparently making a difference. On March 12rh the government gave the rebel militias until the 26th to relinquish control of the oil ports. The rebels do not appear to be making preparations to leave.

 

March 21, 2014: In the capital a Tunisian diplomat was apparently kidnapped for ransom. Earlier in the day (before dawn) someone got past the tight security at the main airport and placed a bomb on the main runway. A timer detonated the bomb, causing little damage but closing down flight operations for several hours.

 

March 20, 2014: In a first, the Libyan government finally admitted that it has an Islamic terrorism problem and called for international help to deal with it. The government now wants to form a dedicated counter-terrorism force and knows that will require outside help. NATO, which has many members just across the Mediterranean, is expected to be the main source of assistance.  Countries like Italy and France have many Arab speaking counter-terrorism operatives and many expatriate Libyans live over there. Then there are the Americans, with all their useful gadgets, technical magic and unique specialists (like the SEAL commandos who took back the tanker full of stolen Libyan oil).

 

March 19, 2014: The success of recent joint operations around Lake Chad has led the nations bordering Lake Chad (Chad, Cameroon, Libya, Niger, Nigeria and the Central African Republic/CAR) to form a permanent task force to patrol the lake region and coordinate operations against smugglers, Islamic terrorists and bandits. The initial emphasis will be on containing the Islamic terrorists, mainly the Nigerian Boko Haram, in the area. The new task force will have its headquarters in the Nigerian town of Baga, which is on the lake. Baga is large enough to accommodate a new military base. The goal is to have the new task force up and running before the end of the year. Increased coordination will start immediately.

 

March 18, 2014: In the southwest the local Tuareg tribes warned the government not to use force to remove the militias occupying oil facilities in the area.

 

March 17, 2014: Some 32 kilometers off the coast of Cyprus two dozen U.S. Navy SEAL commandos used power boats to go from a U.S. Navy destroyer to a nearby North Korean tanker. Once aboard the tanker the SEALs quickly took control and arrested three Libyans the crew of 21 said had, in effect, hijacked the tanker and its $30 million cargo of stolen Libyan oil. There were no casualties and the tanker was taken back to Libya. Libya had asked the United States to help retrieve the tanker, which had fled Libya with the oil. The North Korean registered tanker fled the Libyan oil loading port of Es Sider early on March 11th and made it to international waters before Libyan Navy gunboats could catch up. The Libyan sailors were within their rights to board the tanker and retake it, but they were not trained to do so and there were apparently some armed men on the tanker. The tanker then moved towards Cyprus and Libya asked the Americans for some help. The U.S. dispatched a destroyer with SEALs on board and the American warship was soon following the tanker. The U.S. government agreed on the 16th to use SEALs to get the tanker back and the raid was carried out before dawn on the 17th.

 

In the east (Benghazi) a car bomb went off outside a military school killing seven soldiers and wounding twelve.

 

March 16, 2014: The rebel militias in the east that are holding three oil export ports now say they are willing to negotiate. Up until now the militias asserted that they were representing the new government of an independent country called Cyrenaica. The rebels have been trying to make this stick since the beginning of the year but without cash (from selling oil) they got no traction.

 

March 15, 2014: The parliament gave the interim prime minister another 15 days in power. Parliament is, as usual, deadlocked. This time it is over who the new prime minister should be. Parliament is split into many factions, most of them either secular or Islamic.

 

March 14, 2014:  The UN agreed to extend its support effort in Libya until March 13, 2015.

 

March 13, 2014: North Korea denied any involvement with the North Korean registered tanker that carried off Libyan oil illegally. North Korea pointed out that the ship was registered in North Korea in February for six months with the understanding that there would be no illegality involved. The ship is actually owned by a Saudi company and currently controlled by an Egyptian shipping company that is apparently helping to sell the oil. North Korea has long been involved with shady deals like this and is apparently trying to distance itself from one that went off the rails.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 11:55
Photo N. Eshel

Photo N. Eshel

Le groupe français Renault Trucks Defense souhaite équiper le véhicule blindé russe Atom d'un moteur diesel de plus de 600 chevaux

 

02/04/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr (AFP)

 

Détenu par le groupe suédois Volvo AB, Renault Trucks Défense, qui a noué un partenariat avec le russe Uralvagonzavod en vue de développer un véhicule blindé de 32 tonnes, pourrait se voir interdire de poursuivre cette coopération par Stockholm.

 

La crise ukrainienne pourrait avoir finalement raison d'un projet de partenariat franco-russe dans le domaine des blindés à cause... de la Suède. Détenu par le groupe suédois Volvo AB, le groupe spécialisé dans l'armement terrestre Renault Trucks Défense (RTD), qui a noué un partenariat avec l'entreprise publique russe Uralvagonzavod (UVZ) en vue de développer un véhicule blindé 8x8 de 32 tonnes, pourrait se voir interdire de poursuivre cette coopération industrielle par le gouvernement suédois.

Pourquoi ? Selon le quotidien économique suédois "Dagens Industri", "la politique (en Suède, ndlr) est claire : les entreprises suédoises ne doivent pas fournir l'armée russe ou l'industrie russe de la défense avec du matériel militaire qui risquerait d'être utilisé contre les soldats suédois". "Le projet marque le pas puisque la situation politique est celle que vous connaissez, mais ça ne veut pas dire que ça s'arrête", a confirmé ce mercredi le directeur du marketing et des coopérations industrielles de RTD, Marc Chassillan. Le groupe français souhaite équiper le véhicule blindé russe Atom d'un moteur diesel de plus de 600 chevaux couplé à une transmission automatique (750 km d'autonomie). Soit une vitesse de plus de 100 km à l'heure.

 

Un projet compromis ?

"Dagens Industri" affirmait mercredi que l'avenir du véhicule blindé était compromis. "Comme les autres, nous sommes totalement soumis aux autorisations que les gouvernements voudront bien nous donner", a rappelé Marc Chassillan. "Si le gouvernement suédois dit : on ne fournit pas le moteur, nous nous plierons aux décisions du gouvernement", a-t-il précisé, sans confirmer les informations du journal suédois sur le choix du moteur.

RTD a signé avec UVZ au salon de l'armement IDEX d'Abu Dhabi (Émirats Arabes Unis) en février 2013. L'entreprise publique russe, qui produit notamment le fameux char T-90, avait annoncé un "accord de coopération" avec RTD sans donner de détails. Le groupe français n'avait alors pas communiqué. En septembre, diverses publications et sites spécialisés dans l'armement avaient montré une maquette d'un véhicule blindé (destiné à remplacer les BTR-80) conçu par les deux entreprises. Elle a été présentée en septembre dernier au salon de l'armement Russia Arms Expo de Nijni Taguil.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 11:55
 Entraînement de lutte anti-sous-marine d’envergure « Squale Med »


03/04/2014 Marine Nationale

 

Point d’orgue d’une année riche en entraînement dans le domaine de la lutte anti-sous-marine (ASM), l’exercice SQUALE MED 2014.1, pour lequel le commandant de la frégate anti-sous-marine Dupleix, assurait le rôle d’Officer in tactical command (OTC), s’est déroulé du 17 au 28 mars 2014.

 

Cette activité de préparation opérationnelle majeure rassemblait le Dupleix, le Jean de Vienne et le Montcalm.

 

La frégate de défense aérienne Forbin, le pétrolier ravitailleur Meuse ainsi que l’aviso Cdt Ducuing ont également participé afin d’étoffer le dispositif ASM. Les moyens aériens, composés de deux Lynx embarqués et plusieurs vols d’avions de patrouille maritime Atlantique 2 dont un détachement prépositionné sur la base de l’aéronautique de Hyères complétaient efficacement la force constituée pour maintenir une pression forte sur les deux sous marins participants, l’ Améthyste et le Casabianca.

 

L’objectif majeur de cet entraînement était pour les frégates anti-sous-marine d’assurer tour à tour la fonction d’anti submarine warfare commander (ASWC) c'est-à-dire d’assurer la direction tactique de l’ensemble de la force aéromaritime dans la lutte contre les sous-marins.

 

Squale a ainsi permis de renforcer le savoir-faire de lutte sous-marine des équipages en appliquant les doctrines de lutte du domaine au travers d’exercices de difficulté croissante. S’inspirant des situations de crise présentes sur certains théâtres d’opérations, les scénarios d’exercices ne se limitaient pas à la détection et à l’attaque d’un sous-marin mais intégraient les problématiques de la gestion d’un contact sous-marin en temps de paix ou de crise, pour l’empêcher d’obtenir du renseignement sur des objectifs variés, une unité de la force navale ou des sites en zone côtière.

 

Cet exercice a également été l’occasion pour les bâtiments de surface comme pour les sous-marins d’effectuer des tirs de torpilles d’exercice permettant ainsi de pousser le réalisme de l’entraînement jusqu’à mener une attaque à son terme.

 

La pugnacité des équipages, sur les bâtiments de surface et à bord des aéronefs a permis de contraindre en permanence les sous-marins, rendant cet entraînement particulièrement profitable pour les deux parties.

 

 Grâce à ces scénarii tactiques extrêmement réalistes, Squale a ainsi permis aux unités participantes de parfaire leurs connaissances et d’accroître leur expérience dans leur domaine de prédilection, tout en instillant une saine émulation entre les frégates anti-sous-marines toulonnaises.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 11:54
Hélicoptère Fennec en mesures actives de sûreté aérienne

Hélicoptère Fennec en mesures actives de sûreté aérienne

 

03/04/2014 Armée de l'air

 

Depuis le 31 mars 2014, les activités aériennes ont repris à un rythme soutenu sur la base aérienne 126 de Ventiseri-Solenzara.

 

La base corse accueille jusqu'au 11 avril 2014 deux escadrons d’hélicoptères équipés de Fennec, dans le cadre des entraînements des tireurs d’élites spécialisés en «mesures actives de sureté aérienne» (MASA): le 5/67 «Alpilles» et le 3/67 «Parisis».

 

La  semaine suivante, la Patrouille de France répètera son programme en environnement maritime. Seront aussi présents les Epsilon de la patrouille « Cartouche Doré » pour une présentation tactique, ainsi que le Rafale pour une présentation dynamique.

 

Enfin, du 12 au 23 mai, les Mirage 2000 de l’escadron de chasse 2/5 d’Orange «Ile de France» se déploieront dans le cadre d'une campagne tir air/air réalisée entre Corse et Italie et d'une campagne air/sol sur le champ de tir de Diane.

 

La Patrouille de France lors d'un de ses entraînements à Solenzara

La Patrouille de France lors d'un de ses entraînements à Solenzara

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 11:45
Hollande et Merkel unis sur l'Afrique

 

 

02/04/2014 Par Jean-Jacques Mevel – LeFigaro.fr

 

Le président et la chancelière ont affiché, mercredi, à Bruxelles, leur entente sur la Centrafrique, à défaut de parler de l'Europe.

 

Un mini-sommet sur la RCA, en plein regain de violence, a donné mercredi à François Hollande et à Angela Merkel l'occasion d'afficher sur l'Afrique le front commun qui leur fait défaut sur la croissance ou la rigueur budgétaire en Europe. La France et l'Allemagne se sont engagées, selon les mots du président, «à déployer sur le sol africain» les effets d'une alliance en faveur de la paix, de la croissance et de l'environnement.

 

L'apparition du président et de la chancelière au premier jour d'un sommet EU-Afrique avait valeur de symbole d'unité, au moment où la France, dotée d'un nouveau gouvernement, s'interroge sur le cap à suivre afin de réduire l'écart avec l'Allemagne. Le «point de presse» commun, sans question des journalistes, n'a pas permis de sonder les intentions de politique intérieure de François Hollande. Et il est resté aussi peu disert qu'Angela Merkel sur leur ambition africaine partagée.

 

Le chef de l'État a remercié l'Allemagne pour son «soutien logistique, matériel et financier» lorsque Paris s'engage en Afrique «pour éviter les conflits, les massacres et lutter contre le terrorisme». La chancelière Merkel a salué le «sens des responsabilités» de la France au Mali, en Centrafrique et a promis l'engagement à long terme de Berlin sur le continent voisin. La RCA, où la France a déjà déployé 2000 soldats depuis décembre, symbolise les maux de l'Afrique. Le rendez-vous de Bruxelles, avec la trentaine de pays les plus impliqués dans la crise, a pris mercredi le dessus sur un sommet plus large, réunissant quelque 80 dirigeants européens et africains, le premier depuis quatre ans. L'Allemagne, réticente à engager ses soldats sur le terrain, n'a joué qu'un rôle d'appoint dans l'opération militaire que l'UE vient officiellement de lancer en RCA. Pourtant sa contribution semble avoir été décisive avec celle de l'Italie et du Royaume-Uni: Berlin a fourni les avions gros-porteurs qui permettront d'acheminer les troupes européennes à Bangui. «Si la France fait l'effort principal, dit François Hollande, l'Allemagne apporte son soutien, comme au Mali.»

 

Trouver des renforts

 

La rencontre de Bruxelles a permis de mettre la dernière touche au tour de table d'un contingent demandé de longue date par Paris. Neuf pays engageront finalement des troupes autour de l'aéroport de Bangui, l'une des deux seules voies d'accès au pays, et dans deux quartiers voisins de la capitale: l'Estonie, la Lettonie, l'Espagne, le Portugal, l'Italie, la Pologne, la Finlande, la Géorgie (qui n'est pas dans l'UE) et bien sûr la France.

 

La force européenne, nommée Eufor-RCA, doit atteindre 800 hommes fin mai et renforcer les troupes françaises de «Sangaris» (2000) ainsi que celles de la force africaine de la Misca (environ 6000). Elle pourrait atteindre le plafond du millier d'hommes «quelques semaines plus tard», selon son chef, le général français Philippe Pontiès. Le lancement était initialement prévu en mars. Il a été retardé par le peu d'empressement des États de l'UE, notamment sur la question cruciale du transport aérien.

 

Le mandat d'Eufor-RCA est strictement limité à six mois, c'est-à-dire jusqu'à la fin de l'année sans doute. Elle devrait alors passer la main à une force des Nations unies. Il s'agit d'une mission de «sécurisation» de l'aéroport et aux abords d'un camp de fortune qui accueille quelque 70.000 civils déplacés par la guerre civilo-religieuse. Elle combine patrouilles militaires, opérations de gendarmerie et soutien à l'action des ONG.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 10:50
Tonnerre Lighting: nouvel exercice trilatéral

 

03/04/2014 CDAOA / Armée de l'air

 

Vendredi 28 mars 2014, un exercice aérien trilatéral regroupant Américains, Britanniques et Français s’est déroulé au large des côtes de la Grande-Bretagne.

 

Premier exercice de ce type, Tonnerre Lighting avait pour vocation de planifier de manière conjointe, puis de conduire une opération aérienne pour faire face à une menace imminente venant d’un pays agresseur. Cet entraînement a constitué l’occasion pour les trois nations participantes de poursuivre leurs progrès en termes d’intégration, d’interopérabilité et de sécurisation des communications dans un milieu interallié.Des F15 et un avion ravitailleur américains étaient engagés, tout comme des Typhoon britanniques, ainsi que des Rafale, des Mirage 2000-5 et un E-3F français.

 

F15 américain ravitaillé par un C135 français

F15 américain ravitaillé par un C135 français

 

Placée sous la direction d’un officier de l’US Air Force situé à Ramstein (Allemagne), Tonnerre Lighting a permis de mettre sur pied une planification robuste et un dispositif de conduite synchronisés par le 603rd Air and Operations Center (unité basée à Ramstein), le Joint Forces Air Component Command (JFACC- commandement de la composante air des forces interarmées) britannique de High Wycombe et le JFACC français de Lyon Mont-Verdun.Tonnerre Lighting visait à consolider la mise en œuvre des procédures interalliées lors des opérations aériennes. Récemment, la Grande-Bretagne, les États-Unis et la France ont en effet été engagés ensemble au sein de dispositifs aériens d’envergure. En 2011, les trois nations ont fait partie de la coalition engagée lors de l’opération Harmattan au-dessus de la Lybie. Plus récemment, les États-Unis ont également apporté un soutien logistique à la France lors des crises malienne (opération Serval) et centrafricaine (opération Sangaris).Cet exercice a nécessité plusieurs mois de préparation et un second volet de même ampleur, conduit depuis le JFACC permanent de Lyon Mont-Verdun, doit avoir lieu avant la fin de l’année.

Typhoon britannique

Typhoon britannique

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:55
La DGA peaufine son avion banc d’essai nouvelle génération

 

 

02.04.2014 Helen Chachaty à Mérignac journal-aviation.com

 

C’est un avion très discret qui se trouve actuellement chez Sabena Technics, sur le site de Bordeaux-Mérignac : l’avion banc d’essai nouvelle génération (ABE-NG) de la Direction générale de l’armement (DGA), actuellement en phase d’essais en vol. Le Fokker 100 (F-GPXL), racheté à Regional, filiale d’Air France, devrait être mis en service pour le compte de la DGA Essais en Vol (DGA EV) en janvier 2015. Le contrat de modification de cet avion de ligne avait été notifié à Sabena Technics en 2009, pour une enveloppe de 35 millions d’euros. Cinq ans plus tard, l’avion est quasiment bon pour le service.

 

Selon la DGFA EV, l’ABE-NG devrait remplacer « trois à quatre Mystère 20 », des avions qui volent depuis près de 45 ans et qui seront touchés par l’obsolescence d’ici trois à cinq ans. Des performances insuffisantes engendrant des coûts importants, la baisse des budgets, le côté « mono-mission », autant de raisons qui justifient l’achat et la modification du Fokker 100. S'il y avait par le passé quasiment un Mystère 20 (XX) par programme, la baisse des budgets et les temps d’immobilisations « monstrueux » a changé les paramètres et obligé la DGA à trouver une solution moins coûteuse mais néanmoins efficace. Là où un Mystère 20 effectue 80 heures de vol par an - un nombre considéré comme un « beau score -, le but est aujourd’hui de quasiment doubler le nombre d’heures de vol de l’ABE NG, pour atteindre les 150 heures.

 

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