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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 09:55
Création d’une chaire « Systèmes de drones » à l’ENAC

 

19 juin 2015 source Aerobuzz.fr

 

L’ENAC, avec le soutien de Cofely Ineo (GDF Suez) et de Sagem (Safran), annonce la création de la première Chaire française de recherche et d’enseignement dédiée à l’intégration des drones dans l’espace aérien (durée initiale de 3 ans).

 

Les travaux des chercheurs de la chaire, avec l’appui des équipes de l’ENAC, permettront de favoriser le développement de procédures et de standards pour l’exploitation de systèmes de drones soumis à certification, afin d’ouvrir la voie aux applications civiles de drones dans un contexte national et international.

 

La Chaire favorisera également le développement d’échanges et de réflexions autour de la thématique « Systèmes de Drones » entre les entreprises partenaires et les élèves du cycle ingénieurs (spécialisation « Drones » ouverte en 2014), les étudiants des masters et mastères spécialisés de l’ENAC.

 

Enfin, la Chaire entend partager ses travaux par le biais de manifestations et de publications auprès d’un large public (étudiants, industriels, acteurs institutionnels, etc.) et à les valoriser auprès des organismes nationaux et européens en charge de faire évoluer la réglementation dans le domaine des drones civils.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 07:56
Prix Schoendoerffer, portrait d’un lauréat

 

18/06/2015 armée de Terre

 

L’enseigne de vaisseau de 1ère classe Nicolas est le lauréat du prix cinématographique et audiovisuel de l’armée de Terre (PCAV) pour son long-métrage sur l’opération Serval. Chef d’équipe image à l’établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD), il nous explique les motivations a l’origine de cette œuvre. Explications en images.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 07:55
Visite des installations militaires reconverties du plateau d’Albion


18/06/2015 Ministère de la Défense - MAE

 

Dans le cadre de ses efforts de transparence en matière de désarmement, la France a organisé aujourd’hui une visite des installations nucléaires militaires démantelées du plateau d’Albion (Vaucluse). Des représentants d’une trentaine d’États membres de la Conférence du désarmement ont ainsi visité les sites des anciens silos des missiles balistiques intercontinentaux et des installations des commandement et de tir, aujourd’hui démantelés et reconvertis pour des activités civiles ou militaires conventionnelles. Ils ont pu constater les effets concrets de la décision prise par la France en 1996 d’abandonner la composante nucléaire terrestre de sa dissuasion.

Cette visite, annoncée par le Président de la République à Istres le 19 février dernier, constitue une nouvelle marque de l’exemplarité de la France en matière de transparence, avec l’ouverture de la base aérienne de Luxeuil en avril. Le Président de la République avait appelé tous les États disposant de l’arme nucléaire à faire le même effort de vérité, souhaitant que la visite de nouveaux sites français « inspire l’attitude d’autres puissances nucléaires, avec des visites auxquelles nos experts pourront également se rendre ».

En 2008, la France avait déjà ouvert les portes de ses anciennes installations de production de matières fissiles pour les armes nucléaires de Pierrelatte et Marcoule à plus d’une quarantaine de représentants d’États membres de la Conférence du désarmement, puis en 2009 pour plus d’une vingtaine d’experts non gouvernementaux et une trentaine de journalistes français et étrangers. La France avait été le premier État doté d’armes nucléaires à prendre une telle mesure de transparence.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 07:55
Chronique culturelle du 19 Juin 2015 - SHD


19.06.2015 source SHD
 

19 juin 1157 : bataille du gué de Jacob (Galilée). Le roi Baudoin III vient de mettre en fuite l'armée de Nour ed-Din qui assiégeait la forteresse franque de Paneas. Sur le chemin du retour Baudoin bivouaque sans méfiance près du gué de Jacob et se fait surprendre par ceux-là même qu'il venait de chasser. En déroute, il ne lui faut cependant que quelques jours pour reconstituer son armée et reprendre Panéas. Le suivi de ce chassé-croisé entre la 2ème et la 3ème croisade est particulièrement bien rendu par René Grousset dans son Epopée des croisades.

 

19 juin 1800 : bataille de Höchstädt (Allemagne). Le général Moreau franchit le Danube et bat les Autrichiens du général Kay.

 

19 juin 1864 : bataille navale américaine à Cherbourg. Durant la guerre de Sécession, le CSS Alabama (sudiste) fait escale dans le port de Cherbourg pour des réparations. Depuis sa sortie des chantiers de Liverpool, il chasse les navires nordistes et en deux ans en a coulé 68. Cette guerre de course est livrée par les Confédérés à titre de représailles puisque leurs ports subissent un blocus draconien de la part des Nordistes. Insaisissable et craint, l’Alabama a créé une psychose dans la marine unioniste, aussi lorsque le consul américain en France apprend l'escale normande, il rend compte immédiatement. Le USS Kearsarge, dépêché en urgence se poste à la sortie du port. Averti par voie de presse, l'Alabama relève le défi et sort l’affronter. Il est envoyé par le fond devant un public assez nombreux venu assister au combat (Royal Navy, marine impériale, mais aussi beaucoup de civils dont le peintre impressionniste Edouard Manet).

 

19 Juin 1940 : évasion du  cuirassé Jean Bart (Saint Nazaire). En construction depuis 1936, le sister-ship du cuirassé Richelieu n'est toujours pas achevé lorsqu'éclate la guerre. 3500 ouvriers travaillent dès lors, nuits et jours sur ce 35 000 tonnes pour lui permettre de prendre la mer. Dans la nuit du 18 au 19 juin, le Jean Bart appareille et après une série de manœuvres extrêmement audacieuses et délicates, s'échappe sous le feu de la Luftwaffe. Il arrive le 22 à Casablanca. Cette belle évasion commémore curieusement, 252 ans plus tard et presque jour pour jour, celle du corsaire Jean Bart. Héros de la Royale, Jean Bart est fait prisonnier, avec Forbin (autre corsaire célèbre) en Mai 1689 par les Anglais après un combat naval inégal en Manche. Il escortait un convoi marchand lorsqu’une escadre anglaise attaque. Pour protéger le convoi, Bart et Forbin se sacrifient et livrent combat. Battus, ils sont faits prisonniers. Quelques semaines plus tard (début juin), ils réussissent à s'échapper de la prison de Plymouth et traversent la Manche en canot. Ils sont acclamés à leur retour en France.

 

19 juin 1940 : combat des cadets de Saumur. Le colonel Michon commandant l’école de cavalerie, réunit 2500 hommes (dont les élèves officiers des écoles de cavalerie et du train et un bataillon de 350 hommes de l’école d’infanterie de Saint Maixent) issus de différentes unités) et organise la défense de 4 ponts sur la Loire. Avec peu de moyens, il arrête la progression de 40 000 Allemands pourtant appuyés par la Luftwaffe pendant près de 48 heures. Le général allemand commandant les troupes, favorablement impressionné par le courage et l’efficacité de cette poignée de soldats, leur rend les honneurs militaires à l’issue des combats.

Note RP Defense : voir Les élèves officiers de l'école de cavalerie de Saumur

 

19 juin 1974 : dissuasion nucléaire française et OTAN. L’Alliance Atlantique reconnait lors de la déclaration d’Ottawa l’apport de la dissuasion nucléaire française à la stratégie globale de l’Alliance.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 07:55
Signature d’un partenariat entre l’armée de l’air et l’Éducation nationale au salon du Bourget

 

18/06/2015 Lieutenant Alexandra Lesur-Tambuté - Armée de l'air

 

Mercredi 17 juin 2015, une convention de partenariat a été signée entre l’armée de l’air et l’Éducation nationale, respectivement représenté par le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA) et Mme Florence Robine, directrice générale de l'enseignement scolaire (DGesco). Un événement en faveur de la jeunesse à l’occasion de la troisième journée du 51e Salon international de l'aéronautique et de l'espace.

 

Toutes les bases aériennes engagées

Cette convention vise à favoriser, avec l’appui des bases aériennes militaires, la mise en œuvre d’action de formation préparant au brevet d’initiation à l’aéronautique (BIA) alors que plus de 10 000 jeunes postulent à ce diplôme chaque année. « Il s’agit de généraliser un projet déjà réalisé au sein de notre institution », souligne le CEMAA. En effet, en 2012, l’armée de l’air engageait ses aviateurs à contribuer à l’enseignement du BIA au sein de plusieurs établissements scolaires. « Ce diplôme de l’Éducation nationale vise à permettre à tous les jeunes volontaires de découvrir gratuitement les métiers de l’aéronautique, ajoute le général Mercier. Mais l’objectif est aussi de relier cette discipline en pleine expansion à la citoyenneté, élément indispensable pour construire une société apaisée. »

 

Si  l’armée de l’air est une chance de plus pour les jeunes, solennellement, j’ajouterai, la jeunesse est  une chance de plus pour l’armée de l’air ! » (CEMAA)

 

 Un projet en faveur de la jeunesse

Ce nouvel élan entre l’armée de l’air et l’Éducation nationale s’inscrit dans un cadre plus large, le plan « Air Jeunesse ». Ce projet ne vise en aucun cas à se substituer à l’Éducation nationale mais à véritablement travailler en complémentarité avec un allié de toujours. « Chaque année, plusieurs dizaines d‘événements y sont initiés et réalisés sous l’autorité des commandants de base, acteurs premiers du tissu territorial et liens premiers des contacts «jeunesse» », confie le général Mercier. Parmi celles-ci, la base aérienne 701 de Salon-de-Provence en est un exemple de réussite notamment grâce au « tutorat de l’École de l’air », au sein duquel les élèves officiers de l’armée de l’air (EOAA) s’investissent bénévolement au service des jeunes de la région. Par ailleurs, le CEMAA a rappelé la création de la fondation de l’armée de l’air, « qui permettra de financer des actions voire des heures de vol au profit de ces jeunes passionnés ».

 

Le lycée Aristide Briand à l’honneur

En renforçant leurs liens, les deux institutions visent à promouvoir l’aéronautique, un secteur plein d’avenir, « un vrai partage de rêve ». Un secteur qui a d’ailleurs sauvé un lycée en perte de vitesse. En effet, deux sous-officiers de l’armée de l’air ont créé une classe aéronautique au sein du lycée Aristide Briand, situé non loin du musée de l’air et de l’espace du Bourget. Depuis, le lycée croule sous les demandes d’inscription. « Nous avions jusqu’à 600 demandes pour seulement 12 places », explique Samuel Massin, ancien sous-officier mécanicien ayant œuvré pour ce projet. « L’armée de l’air a véritablement apporté un nouvel élan voire sauvé l’établissement.» Cet exemple aussi, le CEMAA entend bien le généraliser. « Avec ce partenariat, nous souhaitons travailler dans une démarche plus large, pas seulement au profit des mécaniciens mais l’ouvrir à tous nos métiers en ouvrant bien grand les portes de nos enceintes. »

 

Signature d’un partenariat entre l’armée de l’air et l’Éducation nationale au salon du Bourget
Signature d’un partenariat entre l’armée de l’air et l’Éducation nationale au salon du Bourget
Signature d’un partenariat entre l’armée de l’air et l’Éducation nationale au salon du Bourget

Témoignage d’un élève du lycée Aristide Briand

Antoine Bigand - «  J’ai découvert les spécialités que l’on proposait dans ce lycée et j’ai réussi à intégrer la spécialité de mécanicien aéronautique. C’est un beau métier. Je me sens privilégié de faire partie des 12 sélectionnés. J’ai passé le concours pour intégrer l’école de Saintes. J’attends avec impatience les résultats. Dans tous les cas, j’espère un jour intégrer l’armée de l’air et devenir mécanicien moteur. »

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 07:45
photo D. Geffroy - FFDj

photo D. Geffroy - FFDj

 

18/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 15 juin 2015, le directeur de la direction d’infrastructure de la Défense de Djibouti (DID), l’ingénieur en chef de 1e classe Brissaud, a remis officiellement au commandant du détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (DETALAT), le lieutenant-colonel Moreau de Bellaing, la zone de stationnement d’hélicoptères rénovée, en présence du commandant de la base aérienne 188, du chef de corps du 5e régiment interarmes d’outre-mer et du directeur de la société COLAS.

 

A l’occasion d’une étude technique à Djibouti, le 25e régiment du génie de l’air (RGA) avait recommandé la mise aux normes des plots de l’ALAT. La DID a conçu le projet pour livrer une zone de stationnement aux normes hélicoptères de manœuvre NH90. Après six mois de chantier, cinq plots ont ainsi été réalisés incluant des coffrets de mise à la terre et des anneaux d’ancrage afin d’assurer la sécurité des hélicoptères.

 

Cette opération peut sembler simple d’exécution mais elle est en réalité complexe. Le chantier combine une double compétence route enrobée et béton hydraulique. Il a nécessité 4 phases de travaux : démolition des dalles de béton existantes, travaux de terrassement et fondation, réalisation de dalles en béton aux normes NH90 et confection des parties revêtues en béton bitumeux à chaud.

 

En définitive, le véritable défi a été de concilier réalisation d’un chantier et activités opérationnelles aéronautiques. L’opération a été un succès.

photo D. Geffroy - FFDj

photo D. Geffroy - FFDj

En conformité avec le traité de coopération de défense signé en 2011 avec la République de Djibouti, les FFDj constituent une base opérationnelle avancée en Afrique de l’Est. A ce titre, elles participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer d’un réservoir de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. Par ailleurs, dans le cadre de leurs activités de coopération opérationnelle, les Forces françaises stationnées à Djibouti soutiennent leurs partenaires africains dans le renforcement de leurs capacités militaires et dans le maintien de leur aptitude à participer aux opérations de maintien de la paix. Plusieurs fois par an, les FFDj participent ainsi à la formation de militaires africains dont les pays ont des accords bilatéraux avec la France.

photo D. Geffroy - FFDj

photo D. Geffroy - FFDj

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 07:35
Présence taiwanaise inédite au Salon du Bourget

Les systèmes de missiles développés par l’Institut national Chung-Shan des sciences et technologies au Salon du Bourget en France. CNA

 

17 juin 2015 taiwaninfo.nat.gov.tw

 

Après près de dix ans d’absence de cet évènement majeur de l’industrie aéronautique dans le monde, Taiwan est de nouveau présent au Salon du Bourget, qui se tient près de Paris jusqu’au 21 juin.

 

C’est surtout le retour d’Aerospace Industrial Development (AIDC) l’entreprise publique spécialisée dans la production de pièces pour l’industrie aéronautique. Privatisée l’année dernière, AIDC adopte désormais une stratégie commerciale plus agressive.

 

Selon Anson Liao [廖榮鑫], le Pdg de AIDC, l’entreprise est particulièrement bien positionnée grâce à la production de pièces détachées en matériaux composites permettant de réduire le poids de l’avion et de fabriquer des moteurs économes en carburant. « L’industrie mondiale du transport aérien devrait continuer à croître dans les 20 à 30 prochaines années, ce qui devrait offrir à AIDC de belles opportunités », a déclaré Anson Liao.

 

Cinquante-deux produits seront exposés par AIDC au Bourget cette année. Les moteurs, dont la qualité est louée par les partenaires de l’entreprise taiwanaise comme Rolls-Royce et General Electric, en font parties, ainsi que les pièces détachées en matériaux composites qui permettent d’alléger le poids des appareils, et utilisées par Airbus et Boeing. « Nous pouvons affirmer avec fierté que 90% des appareils volants aujourd’hui comportent des pièces de fabrication taiwanaise », a souligné Anson Liao.

 

Avec la transformation de l’entreprise, d’un équipementier (Original Equipment Manufacturer, OEM) en un producteur de concepts d’origine (Original Design Manufacturer, ODM), AIDC a ainsi pu renforcer sa présence contractuelle dans la fabrication d’appareils, notamment dans le cadre d’une coopération d’importance avec le groupe japonais Mitsubishi Aircraft pour la fabrication d’un moyen-courrier qui devrait être commercialisé l’année prochaine.

 

Parmi les autres entreprises taiwanaises présentes au salon, l’Institut national Chung-Shan des sciences et technologies, fleuron de l’industrie militaire taiwanaise, expose 23 produits, dont les systèmes de missiles de croisière antinavire d’une portée de 300 km, Hsiung-feng III.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 07:25
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

18/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Du 11 au 17 juin 2015, les forces armées hollandaises, les autorités locales et les forces armées aux Antilles (FAA) ont organisé un entraînement opérationnel d’intervention des moyens civils et militaires sur un scénario de catastrophe naturelle sur l’île de Saint Martin et Sint Marteen. Baptisé Hurex, cet exercice a rassemblé près de 200 militaires des deux pays.

 

Première phase de cet entraînement franco-néerlandais, le Carousel training s’est déroulé du 11 au 14 juin 2015 sur les îles de Saint-Martin, Saba et Saint-Eustache. L’objectif était dans un premier temps de permettre aux troupes hollandaises et françaises de faire connaissance et d’échanger leurs procédures interarmées. Le deuxième objectif était d’effectuer des reconnaissances de site en cas d’intervention, à partir d’un scénario de catastrophe naturelle.

 

Les militaires des deux pays étaient repartis en trois groupes. Deux groupes étaient constitués exclusivement de troupes hollandaises, tandis que le troisième était à la fois composé des militaires du Air Assault de l’armée de Terre néerlandaise basé à Curaçao et des soldats français du 33e régiment d’infanterie de Marine (RIMa). Sur les trois jours, les groupes se sont rendus successivement sur ces trois îles afin d’effectuer des reconnaissances des lieux propices à l’évacuation d’urgence de la population en cas de cyclone.

 

Le groupe franco-hollandais, embarqué à bord du bâtiment de soutien Pelikaan de la marine royale néerlandaise, a effectué sa mission de reconnaissance sur l’île néerlandaise de Saba, et à Saint-Martin. Ce déploiement a été l’occasion de prendre contact avec les acteurs locaux de premiers secours mobilisés en cas de catastrophe naturelle et avec la population et les autorités locales.

 

La deuxième phase de cet entraînement interallié a débuté le 16 juin. Militaires français et néerlandais ont simulé une intervention de secours auprès de la population sinistrée suite à un ouragan à Saint Martin, avec évacuation par voie maritime et mise en sécurité sur un autre site. Les troupes néerlandaises présentes sur l’île ont été envoyées pour porter les premiers secours à la population française durement touchée dans le quartier de La Belle Créole. Joués par des militaires du 33e RIMa, une vingtaine de civils sont blessés et coincés dans les décombres. A 08h00, les troupes néerlandaises débarquent par la mer sur la plage de la Belle Créole et vont porter secours aux blessés. Face à l’ampleur de la situation, ils sollicitent du renfort. L’équipe médicale du bâtiment de transport léger Dumont d’Urville et des marins du bâtiment de soutien Pelikaan sont déployés sur zone et arrivent à 08h45.

 

Après avoir apporté les premiers secours, les militaires évacuent les civils vers la plage de la Belle Créole avant de les faire embarquer, via les embarcations rapides hollandaises FRISC (fast raiding interception and special forces craft) sur le bâtiment de soutien Pelikaan à 09h30. A bord, des soins complémentaires leurs sont prodigués. Le Pelikaan se dirige ensuite vers la partie néerlandaise de l’île et accoste au quai de Phillipsburg à 11h00. Sur place, les véhicules militaires français les attendent pour, fictivement, les conduire vers l’hôpital opérationnel le plus proche.

 

Sur un scénario réaliste, Hurex avait pour objectif de préparer, en ce début de saison cyclonique 2015, les troupes françaises et hollandaises à être en mesure de déployer un soutien militaire en provenance respectivement de la Martinique et Curaçao, et d’assister les autorités locales à gérer une situation post-catastrophe naturelle. Hurex 2015 a donc permis aux unités des forces armées aux Antilles d’entretenir leur savoir-faire de déploiement d’urgence et d’intervention sur l’ensemble du territoire français aux Antilles dans un contexte interallié.

 

Hurex 2015 était également l’occasion pour les forces hollandaises et françaises de conduire, pour la première fois en commun, un entraînement d’assistance à la population d’une telle ampleur. Cela témoigne d’une volonté de nos deux nations de maintenir et d’approfondir notre coopération opérationnelle dans la zone. Les Antilles constituent en effet un espace d’intérêt commun pour la France et le royaume des Pays-Bas. La coopération de Défense comprend à la fois le soutien dans les opérations aériennes et maritimes de lutte contre les trafics illicites de stupéfiants dans la zone de Saint-Martin et de Sint-Marteen, mais également l’intervention d’urgence et l’assistance à la population après une catastrophe naturelle sur cette île partagée et qui, en octobre 2014, avait subi les dégâts du passage du cyclone Gonzalo.

 

Les forces armées aux Antilles (FAA) garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Elles constituent un dispositif interarmées à dominante aéromaritime de premier plan sur le théâtre Antilles-Guyane, en coordination avec les forces armées en Guyane (FAG).

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photo EMA / Marine Nationale

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 06:55
photo Armée de l'Air

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18/06/2015 Capitaine Karim Djemaï - Armée de l'air

 

Le centre d’excellence « drones » (CED), installé sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence, a intégré le réseau Provence Remotely Piloted Aircraft System (RPAS) Network du pôle Pégase.

 

Cette annonce a été officialisée, jeudi 18 juin 2015, au Salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, par M. Michel Fiat, directeur du pôle Pégase, en présence du général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air et du général Francis Pollet, commandant l’École de l’air et la base aérienne 701 de Salon-de-Provence.

 « L’arrivée du CED au sein du Provence RPAS Network permet d’apporter l’expertise de l’armée de l’air dans le domaine de la formation, de la certification et de l’évaluation de nouveaux systèmes et concepts », estime le colonel Jean-François Héry-Goisnard, représentant de l’École de l’air auprès du pôle Pégase. « L’obtention de ce label est une reconnaissance de la qualité du CED, détaille quant à lui le général Pollet. Cela renforce notre crédibilité vis-à-vis du monde industriel et favorise le développement de synergies. »

Créé en mai 2006, le pôle Pégase est un pôle de compétitivité, dont l’activité essentielle est essentiellement centrée autour de l’aéronautique. L’École de l’air est membre du comité exécutif du pôle Pégase depuis les origines.

 

photo Armée de l'Airphoto Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

Le centre d’expertise drones de Salon-de-Provence

Afin de répondre à ses besoins croissants en formation et à sa volonté d’anticiper en matière d’innovation, l’armée de l’air a créé un centre d’excellence « drones » (CED) sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence. Un échelon de préfiguration a ainsi vu le jour en septembre 2014 et a accueilli ses premiers stagiaires en 2015 (Sensor Operators, opérateurs de mini-drones, stagiaires de haut niveau…).

Le CED possède une double vocation : former et innover. Le centre d’excellence « drones » compte ainsi un ensemble de moyens techniques afin de constituer un Mission Lab (laboratoire de recherche, de tests et de validations de systèmes). Les concepts innovants y sont matérialisés et testés in situ. Sept personnes forment actuellement son personnel d’encadrement. Actuellement en travaux, ces locaux rénovés doivent être livrés en février 2016.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 06:55
Le secteur aéronautique ne peut plus ignorer la menace des cyberpirates

Le secteur aéronautique ne peut plus ignorer la menace des cyberpirates

 

17 juin 2015 Liberation.fr (AFP)

 

Avions détournés à distance par un cyberpirate ou depuis un siège passager en perturbant les commandes de vol... constructeurs et experts testent tous les scénarios catastrophe face à un risque cyber envahissant.

Certains de ces scénarios relèvent de la pure science-fiction, d’autres sont «peu» probables. Dans tous les cas, le secteur ne peut plus ignorer une menace de plus en plus intrusive susceptible de perturber les avions, le trafic aérien mais aussi la chaîne de production en amont.

Le secteur «est soumis à de très nombreuses attaques, quotidiennes. Les attaquants se comportent de plus en plus comme des guerriers. On est dans des stratégies militaires de renseignement et d’attaque», a estimé Alain Robic, expert en cyberdéfense chez Deloitte Conseil, lors d’une présentation au salon aéronautique du Bourget (15-21 juin).

 

Suite de l’article

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 06:55
Un pilote de Tigre HAD aux commandes de son appareil. photo J.Redouane ECPAD

Un pilote de Tigre HAD aux commandes de son appareil. photo J.Redouane ECPAD

 

18/06/2015   DICoD

 

Le Salon du Bourget se poursuit et les visites se succèdent. Après le président de la République et le ministre de la Défense, c’est le secrétaire d’État chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, le chef d’État-Major des armées et le chef d’état-major de l’armée de l’Air qui sont venus sur le stand du ministère de la Défense.

 

Voir le diaporama

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 06:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

18/06/2015 Aspirant Julie Beck - Armée de l'air

 

« Développer la formation aérospatiale des ingénieurs de demain » telle est la devise de la convention entre le groupe ISAE (ISAE-SUPAERO ; ISAE-ENSMA ; ESTACA ; École de l’air), le groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS) et la fondation ISAE-SUPAERO.

 

La convention tripartite constitue un partenariat de tout premier plan en Europe. « Cette convention contribue à la fois au développement d’un enseignement et d’une recherche d’excellence dans le domaine aérospatial, et au rayonnement des écoles du Groupe ISAE », confie Olivier Zarrouati, président de la fondation ISAE-SUPAERO. Elle a vocation à favoriser le développement d’un enseignement académique et professionnel de haut niveau en Europe dans les domaines des systèmes aérospatiaux, de la recherche ainsi qu’une ouverture sociale et une promotion des métiers du secteur auprès des jeunes.

 

L’occasion pour le général Françis Pollet, commandant la base aérienne 701 de Salon-de-Provence et l’École de l’air, de revenir sur le fruit du partenariat avec le Groupe ISAE. Membre associée de l’ISAE depuis 2012, l’École de l’air accueille et forme en permanence environ 500 élèves destinés à devenir officiers. « L’objectif de ce partenariat est de s’adapter aux nouvelles pédagogies à la fois innovantes et numériques, annonce le général Pollet. Nous sommes quatre écoles avec des recrutements et des finalités très différentes, c’est ce qui fait la force du groupe ISAE. » De plus, ce partenariat s’inscrit entièrement dans le plan Unis pour « faire face » de l’armée de l’air. « En proposant des formations ouvertes sur le monde universitaire et industriel, l’École de l’air offre des cursus de qualité, ajoute le général. Les échanges avec l’ENSMA Poitiers, spécialisé dans la mécanique et l'aérotechnique ou avec l’ESTACA, expert des technologies électriques et énergétiques, permettent d’améliorer nos enseignements. Il faut que nos cursus soient à l’image des technologies que nous utilisons : Rafale ou A400M. »

 

Les chercheurs des quatre écoles ont également tissé des liens étroits dans le but de lancer des projets de recherche communs dans les domaines de la mécanique, l’aérodynamique ou la dynamique du vol. Des pistes de recherche exploratoires sont à l’étude notamment sur les matériaux et structures composites, l’aéroélasticité des ailes de grande envergure ou encore la propulsion-combustion.

 

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

Rencontrez les cadres et élèves de l’École de l’air

L’École de l’air dispose d’un stand sur l’esplanade de l’armée de l’air. Des cadres et des élèves vous y accueilleront tout au long de la semaine. 

De plus, vous pourrez également venir à leur rencontre du 19 au 21 juin au Forum « Emploi Formation » – Hall Concorde stand 59 – afin de mieux connaître cette grande école qui forme les officiers de demain.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 06:45
L’Aravis peint aux couleurs de l’ONU tel qu’il a été présenté au Gabon (Crédits photo : Nexter)

L’Aravis peint aux couleurs de l’ONU tel qu’il a été présenté au Gabon (Crédits photo : Nexter)

 

16 juin, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

Alors que l’attention est portée sur le salon du Bourget, une petite présentation a eu lieu aujourd’hui de l’autre côté de Paris. En effet, Nexter Systems a révélé son premier Aravis au ministre de la Défense du Gabon. En octobre 2014, le Gabon s’était porté acquéreur de douze de ces véhicules blindés afin d’équiper son bataillon déployé dans le cadre de la mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA).

 

Plus qu’un véhicule, c’est tout un système que le Gabon a décidé d’acquérir car, en plus du véhicule blindé proprement dit, il peut compter sur la tourelle téléopérée ARX 20 (là où la France a équipé les siens de tourelleaux téléopérés Kongsberg en 12,7 mm), sur le système anti-RPG PG-Guard (Slat Armor) et sur les mini-drones Nerva-LG (développés par Nexter Robotics). À partir de cette automne, les Aravis équiperont comme prévu le contingent gabonais de la MINUSCA, ce qui devrait leur offrir de nouvelles capacités en plus d’une protection accrue. Ce sera la première fois que l’Aravis est déployé dans le cadre d’une mission de maintien de la paix. Ceux achetés par la France servent dans les unités du génie, particulièrement dans le cadre des missions d’ouverture d’itinéraire.

 

Les Aravis gabonais semblent être équipés d’équipements supplémentaires par rapport à ceux livrés à la France. On peut notamment distinguer 3 lance-grenades fumigènes sur le côté gauche (probablement autant sur le côté droit) et deux projecteurs directionnels à l’avant du véhicule.

 

L’Aravis rejoint le cercle fermé des véhicules Nexter ayant servi dans le cadre de missions de maintien de la paix de l’ONU, les seuls autres membres de ce cercle étant le Leclerc, le VBCI et le CAESAR, tous ayant servi, ou servant encore, dans la FINUL au Liban.

 

L’Aravis est un véhicule 4×4 de 12,5 tonnes, aérotransportable, doté d’un très haut niveau de protection contre les mines et les engins explosifs improvisés (niveau 4 maximal du STANAG).

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 16:55
Musique militaire : une histoire française

 

15/06/2015 Joseph Dauce - Armée de Terre

 

Tandis que la fête de la musique approche à grand pas, les différentes musiques de l’armée de Terre se préparent pour donner une touche de panache à l’événement. L’occasion pour nous de revenir sur l’âme de ces formations, leur destinée et leur histoire.

 

Trois ensembles musicaux des armées effectueront, devant l’Ecole militaire, une prestation d’ampleur dans le cadre de l’opération « les armées fêtent la musique » le 21 juin au soir. Un événement qui donnera lieu ici, tout au long de la semaine, à une série d’articles et de vidéos visant à retracer les objectifs et les raisons d’être des musiques militaires.

 

Des musiques qui, depuis l’écho des tranchées et ses hymnes consacrant le sacrifice des frères, le faste des cérémoniaux ou encore les chants grivois, dessinent les traits du soldat, sa culture. Un vaste répertoire s’est ainsi constitué en près de quatre siècles d’existence des musiques, fanfares et conservatoires des armées sous leur forme institutionnelle. Aujourd’hui, l’armée de Terre compte une trentaine d’ensembles (voir ci-dessous).

La figure du musicien militaire, bien qu’ayant changé au fil des temps, garde une caractéristique immuable : assurer le lien entre l’armée et la nation. « Nous sommes en représentation pour montrer les facettes du monde militaire, explique le sergent-chef Thomas, saxophoniste au sein de la musique principale des troupes de marine. La musique est un langage. Elle donne à voir l’armée différemment. Ca renforce son rayonnement et permet ainsi d’attirer. »

 

En sus des fanfares régimentaires et de celles des lycées militaires (environ une vingtaine), l’armée de Terre regroupe huit musiques militaires. Elles sont administrées par le conservatoire militaire de musique de l’armée de Terre. Il s’agit de la musique principale des troupes de Marine, de celles des transmissions, de l’armée blindée cavalerie, de l’infanterie, des forces terrestres, des parachutistes, de l’artillerie et de celle de la Légion étrangère suivant des modalités particulières. Au total, ce sont près de 2000 prestations qui sont réalisées chaque année.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 16:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

18/06/2015 Joseph Dauce - Armée de Terre

 

Comme un avant-goût de la scène magistrale du 21 juin, la fanfare du 27e bataillon de chasseurs alpins s’est produite jeudi dernier au théâtre de Verdun. Un simple tour de chauffe ? Bien plus que cela : une ultime répétition avant le grand bain de la fête de la musique.

 

Avec près de 50 représentations par an, la fanfare du 27e bataillon des chasseurs alpins (27e BCA) est des plus sollicitée. Entre entrainement, déplacement, conception des nouveaux spectacles, les musiciens ont un emploi du temps chargé. Jeudi dernier, aux côtés de la fanfare du 1er régiment de chasseurs, ils  accordaient une dernière fois leurs instruments avant le grand saut de la fête de la musique.

Pour la scène du Champ de Mars à Paris, ce sont près de trois semaines de travail intensif qu’il aura fallu à la fanfare, pourtant habituée des grands événements. Un événement « hors-norme du fait du lieu et du nombre de spectateurs, explique le caporal chef Frédéric, trompettiste au sein de la formation.  Nous allons tout faire pour donner le meilleur de nous-même. En retour, notre récompense sera les remerciements et les applaudissements », complète-t-il.

Au programme ? Le grand show. Dans ce domaine, les chasseurs du 27 savent y faire. Face aux stéréotypes d’une musique militaire figée, la fanfare monte le ton. La musique se fait spectacle et aux instruments s’associe la voix. Le caporal Arnaud, tubiste, parfois au micro pour pousser la chansonnette, annonce la couleur : « Il faut absolument que les gens viennent découvrir ou redécouvrir ce que sont les orchestres des armées. Ils verront quelque chose qui bouge. Nous savons nous donner et plaire à un large public. » D’Aznavour à Lady Gaga, le panel est  des plus large.

Outre la fierté de représenter son bataillon à Paris, le caporal ne cache pas son « excitation et son appréhension. C’est une grosse scène. C’est un challenge, ajoute-t-il. Pour toutes nos présentations nous mettons la même ardeur, la même envie. Cette fois-ci, il y a aura un petit quelque chose en plus. » Le la est donné. Rendez-vous sur le Champ de Mars.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 16:55
L'appel du 18 juin 1940 - Musée de l'Armée

L'appel du 18 juin 1940 - Musée de l'Armée


17/06/2015 Marine Picat  -  DICoD

 

Le saviez-vous ? Derrière beaucoup de coutumes, usages, traditions et expressions militaires se cachent bien souvent des anecdotes insolites, amusantes ou historiques. Alors pour étoffer votre culture générale et briller le matin devant vos collègues à la machine à café, plongez-vous dans notre rubrique du mercredi. Aujourd’hui, la rédaction propose de vous raconter l’histoire qui se cache derrière l’Appel du 18 juin 1940.

 

Comment ça l’Appel du 22 juin ? Ce ne serait pas plutôt l’Appel du 18 ? Il est maintenant temps de rétablir la vérité : l’Appel du 18 juin que l’on connait a été prononcé le 22 juin 1940. Mais il y a bel et bien eu un Appel le 18. Alors, d’où vient ce quiproquo et pourquoi deux discours ?

Remettons-nous dans le contexte : nous sommes en 1940, la guerre a éclaté, les troupes allemandes occupent la France, de Gaulle est en Angleterre aux côtés de Churchill, le gouvernement Reynaud démissionne le 16 juin et le 17, le maréchal Pétain annonce officiellement l’armistice à la radio. Dès le lendemain, Churchill autorise le général de Gaulle à lancer un appel à la résistance au micro de la BBC. Mais ce jour-là, très peu de personne entendent le discours du général… De Gaulle est alors totalement inconnu des Français, qui se demandent qui leur lance cet appel. De plus, le même jour, le Premier ministre anglais enregistre un discours dans les locaux de la BBC et les moyens techniques de l’époque ne permettent pas d’enregistrer les deux discours. L’intervention de Churchill est naturellement enregistrée, il ne reste donc aucune trace sonore de l’appel du Français. Le 22 juin, de Gaulle reprend le micro de la BBC et enregistre le discours que l’on connait aujourd’hui.

Mais les discours prononcés les 18 et 22 juin sont différents. Celui du 18 a été lancé sur le vif, juste après l’annonce de l’armistice faite par le maréchal Pétain. De Gaulle utilise les quatre jours qui le séparent de l’Appel du 22 juin pour réfléchir à une manière de mettre en place la Résistance. Ce deuxième discours est plus complet et plus précis que le premier.

Un autre élément vient renforcer le quiproquo : les affiches de l’Appel à tous les Français. Churchill, à l’initiative de cette affiche, demande à de Gaulle de réaliser une synthèse des discours qu’il a prononcés tout au long de l’été 1940 afin de la placarder dans toute la Grande-Bretagne. Ces première affiches ont ensuite été rééditées en 1944, après la Libération, et la mention « 18 juin 1940 » a été ajoutée. Ce petit détail renforce ainsi l’amalgame entre l’appel, l’affiche et la date…

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 16:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

18/06/2015 Sources : Marine nationale

 

Après avoir achevé sa 82ème et dernière mission dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF), le patrouilleur austral Albatros a mouillé au large de Jamestown, du 16 au 17 juin 2015. Cette escale était doublement symbolique car le 18 juin 1815 la bataille de Waterloo sonnait le glas de l’Empire et au cours de cette même année, Napoléon rejoignait à bord de la frégate anglaise Northumberland son lieu d’exil final, Sainte-Hélène, pour y être selon Victor Hugo et André Malraux, « enchaîné comme Prométhée sur son rocher ».

 

Perdue au milieu de l’Atlantique Sud, Sainte-Hélène est une île d’où on ne s’échappe pas, éloignée de nos zones habituelles d’opérations. C’est un rocher battu par les vents et les flots et un lieu préservé encore pour quelques mois, l’aéroport devant la desservir n’étant pas encore opérationnel. Les nombreuses manifestations officielles prévues au cours du passage de l’Albatros ont connu leur point d’orgue au cours d’une cérémonie militaire émouvante en présence des hautes autorités de l’île. L’équipage de « la légende des TAAF » comme l’appelle le préfet des TAAF, a rendu hommage à l’Empereur sur la tombe qui a abrité son corps, avant de visiter la résidence de Longwood où il a résidé pendant son séjour sur l’île.

 

Certes, depuis le 16 octobre 1840 et le retour des cendres de Napoléon en France sur la frégate Belle Poule, « au milieu de ce peuple français qu’il aimait tant », le corps de l’Empereur ne repose plus à Sainte-Hélène. Néanmoins, la « Vallée du géranium » comme on l’appelait au temps de Napoléon a accueilli sa dépouille pendant 19 ans et il y règne une atmosphère de beauté et de paix qui contraste avec l’austérité de la résidence de Longwood isolée du reste de l’île. Jean-Paul Kauffmann, grand amoureux des îles tourmentées et auteur de la chambre noire de Longwood, parle d’un « lieu délivré, dégagé des tourments de la captivité ».

 

L’équipage de l’Albatros, fier d’affirmer la présence française sur les mers les plus hostiles de la planète depuis plus de 31 ans, ne peut qu’éprouver une grande émotion en regardant s’éloigner les côtes inhospitalières de l’île de Sainte-Hélène. C’est en effet la dernière mission opérationnelle de l’Albatros rentrant sur Brest pour y être désarmé à compter de la mi-juillet 2015. Les paroles prêtées à l’Empereur résonnent donc à nos oreilles avec une acuité forte, alors que la vie opérationnelle exceptionnellement longue et bien remplie de l’Albatros s’achèvera bientôt.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 16:45
Des Belges du CRR-FR à l'état-major de l'opération Barkhane


18.06.2015 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense Globale

Opérationnel depuis le 1er août 2014, l'état-major de l'opération Barkhane, qui fait la chasse aux jihadistes sur cinq pays dans la bande sahélo-saharienne, est actuellement armé en majorité par des militaires du Corps de réaction rapide France de Lille (CRR-FR). Curiosité, après accord de leur gouvernement, des officiers belges du QG multinational vont prendre part aux deux rotations de six mois d'ici mai 2016...

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 16:45
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

17/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 30 mai 2015, une fois l’exercice NEMO avec les marines du golfe de Guinée terminé, l’aviso Commandant l’Herminier accostait à Abidjan pour une escale de 4 jours, avant d’entamer une nouvelle patrouille opérationnelle au large des côtes nigérianes.

 

Au cours de cette escale, l’équipage de l’aviso a de nouveau délivré de nombreuses instructions aux marins ivoiriens. Les mécaniciens d’armes du patrouilleur ivoirien l’Emergence se virent dispenser une formation pratique au fonctionnement et au maniement des canons de 20mm et des mitrailleuses de 12.7mm, tandis que les commandos marine de la base navale d’Abidjan étaient instruits par le chef de l’équipe de visite de l’aviso aux techniques de TIOR (combat rapproché), avant d’apprendre la progression sécurisée dans l’environnement confiné typique d’un bateau. Des mises en situation concrètes permirent aux commandos de peaufiner leurs techniques de fouille et de gestion d’un équipage de navire potentiellement récalcitrant.

 

Cette relâche opérationnelle à Abidjan donna également la possibilité de mettre sur pied un exercice conjoint entre le DIL (Détachement Interarmes Lagunaire de l’armée de Terre ivoirienne) et la BP (brigade de protection) de l’aviso.

 

Avant le début de l’entraînement, les « terriens » du DIL vinrent à la rencontre des marins et purent ainsi leur faire découvrir leurs embarcations rapides durant le trajet nautique les séparant des locaux du DIL. Une présentation réciproque des hommes, des moyens et des missions précéda le briefing de l’exercice, ce qui fut pour chacun l’opportunité d’échanger et d’appréhender les méthodes de débarquement et de sécurisation de plages utilisées par les deux unités.

 

Puis les vedettes du DIL mirent le cap sur le point de dépose de la BP. Après débarquement et sécurisation de la plage, les marins utilisèrent les 4 km de trajet les séparant du point d’extraction pour travailler la progression tactique et la topographie dans un environnement aux conditions géographique et climatique particulières. La pluie torrentielle, les cocoteraies équatoriales, la lagune sauvage et l’obscurité tombante ont constitué un décor exceptionnel dans lequel les marins bretons ont pu travailler. L’extraction de nuit effectuée, le retour au DIL fut l’occasion d’un débriefing et d’un dernier échange chaleureux avant le retour à bord.

 

Ces interactions bilatérales interarmées, qui avaient déjà constituées un axe central de la précédente escale ivoirienne du Commandant l’Herminier, ont permis d’en apprendre davantage sur les spécificités des opérations en milieu tropical et lagunaire ainsi que de découvrir les méthodes de travail propres à chaque armée.

photo EMA / Marine Nationalephoto EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 12:57
Aéronautique : Rafaut ouvre son capital à ACE Management

Rafaut réalise essentiellement des équipements d'interface pour l'emport et le tir des armements pour les avions de combat, dont le Rafale, et les hélicoptères - photo Rafaut

 

18/06/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La société de gestions de portefeuille spécialisée dans l'aéronautique et la défense ACE Management prend une participation de 30% dans la PME de la région parisienne Rafaut.


 

C'est une très bonne nouvelle pour Rafaut et la filière aéronautique militaire. Dirigé par Serge Rafaut depuis 1960, cette PME familiale de mécanique aéronautique ouvre son capital au fonds ACE Management, qui va prendre via Aerofund III 30% du capital de l'équipementier civil et militaire.

Cette opération de type "owner buy-out", un dispositif financier qui facilite la transition managériale, va permettre à cette PME de la région parisienne, qui réalise un chiffre d'affaires de l'ordre de 30 millions d'euros, d'accompagner son développement, lié à l'exportation du Rafale et à la hausse programmée des cadences de production dans l'aéronautique civile. Surtout elle va faciliter la transmission managériale prévue de longue date par Serge Rafaut, Bruno Berthet étant confirmé dans ses fonctions de PDG.

 

Une PME de haute technologie de la région parisienne

Rafaut, une PME de la région parisienne (Villeneuve-la-Garenne), qui a également un site de production à Salbris (Loir-et-Cher) - soit environ 115 salariés - réalise essentiellement des équipements d'interface pour l'emport et le tir des armements pour les avions de combat et les hélicoptères.

Elle fabrique également des commandes de vol et des équipements mécaniques spéciaux pour des avions civils et des hélicoptères. Pour ACE Management, qui gère plus de 450 millions d'euros de capitaux, cette opération permet de pérenniser et de consolider une PME sur la filière aéronautique et de défense.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 12:56
photo FOB

photo FOB

 

17 juin, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

Lors du 51ème salon du Bourget, Nexter Systems a démontré les capacités d’aérotransport de son VBCI. En effet, lors d’une démonstration réalisée devant le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, un véhicule blindé de combat d’infanterie a effectué une sortie depuis la soute d’un Airbus A400M Atlas situé sur le stand de l’avionneur.

 

Le VBCI, y compris dans sa version 32 tonnes, est le plus lourd équipement militaire français pouvant être emporté par un A400M. L’A400M est un avion de transport militaire destiné à remplacer et compléter la flotte de C-160 Transall et de C-130 Hercules actuellement en service dans l’armée de l’Air française. L’arrivée de ce nouveau gros porteur dans l’inventaire de l’armée de l’Air permettra à l’armée de Terre de déployer très rapidement et sur de longues distances des moyens importants, y compris, comme on a pu le constater, des VBCI. Bénéficier d’un moyen aérien capable de déployer très vite, sur n’importe quel théâtre d’opération, un engin qui a su très vite se rendre indispensable à l’armée de Terre est un avantage non-négligeable.

 

Depuis son entrée en service en 2008, le VBCI a été et est présent sur tous les théâtres d’opération où l’armée française est intervenue (Liban, Afghanistan, Mali, Centrafrique). Au cours de ses différents déploiements, il a connu l’épreuve du feu et a prouvé ses qualités. Peu de véhicules blindés européens peuvent se vanter d’une si riche expérience opérationnelle acquise en si peu de temps.

 

Le VBCI a été conçu pour être aérotransportable dans l’A400M. La qualification est actuellement en phase finale, et devrait être prononcée rapidement. La démonstration effectuée lors de cette édition du salon du Bourget 2015 en est la preuve.

Le VBCI profite du Bourget pour prouver son aérotransportabilitéLe VBCI profite du Bourget pour prouver son aérotransportabilité

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 11:55
Adaptation et adoption: la 9e BIMa bénéficie de la nouvelle maquette de l'armée de terre


18.06.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Les unités de la 9e brigade d'infanterie de marine, à l'image des composantes des autres six brigades des forces qui vont rejoindre soit la 1ere, soit la 3e division, se préparent à adopter la nouvelle maquette de la FOT (force opérationnelle terrestre). Revue de détails.

 

Deux régiments de plus. Aux 2e et 3e RIMa, RICM, 11e RAMa et 6e RG vont s'ajouter le 1er RIMa (un régiment blindé) et le 126e RI. La 9e brigade (qui rejoindra la 1e division) comptera donc 7 régiments dont les effectifs existants vont être dopés: sont créés une nouvelle compagnie par régiment d'infanterie et un escadron par régiment de cavalerie.   

 

2e RIMa. Le régiment du Man,s qui se prépare à partir à l'automne avec trois compagnies, dans la BSS ne mettra pleinement en œuvre la nouvelle maquette qu'en 2016-2017. Mais le 2e RIMa va bien gagner une compagnie, ce qui portera ses effectifs à 1200 hommes. Le recrutement sera en partie effectué par la cellule recrutement du régiment. Un bâtiment est disponible mais des travaux sont à prévoir.

 

3e RIMa. A Vannes, le colonel Giraud, le successeur du colonel Pierre, va accueillir une nouvelle compagnie. Les travaux d'infrastructures pour accueillir cette 5e compagnie vont bientôt démarrer. Par ailleurs, les effectifs des compagnies de combat existantes seront portés, graduellement, à 180 hommes. Cette densification va bénéficier à toutes unités d'infanterie de l'armée de terre.

 

RICM. Actuellement, le régiment de Poitiers compte 6 escadrons, l’escadron d’éclairage et d’investigation ayant été dissout le 14 février dernier:
- 3 escadrons de combat
- 1 escadron de commandement et de logistique
- 1 escadron de reconnaissance et d’intervention
- 1 escadron de réserve.
Le renforcement officiellement annoncé va se matérialiser par la création d’un second escadron de reconnaissance et d’intervention. Dès l'été, un jeune peloton partira faire ses classes au CFIM de Coëtquidan. L’effectif complet de ce nouvel escadron sera atteint courant 2016. En termes d'infrastructures, pas de changement: le nouvel ERI s'installera dans les locaux de l'EEI.

 

11e RAMa. La recréation de la 4e batterie en 2014 a déjà dopé les capacités du régiment. Pas de changement anticipé pour le régiment d'artillerie qui se prépare actuellement pour une manœuvre  en Ecosse.

 

6e RG. Petit jeu d'équilibriste au régiment angevin qui va perdre deux unités et en gagner deux nouvelles, pour un gain en effectifs assez réduit mais un gain en capacités plus notable. Le régiment va en effet se séparer des 971e et 973e compagnies (compagnie énergie et compagnie d'aide au déploiement). A la place, une compagnie de combat et une compagnie PFM (pont flottant motorisé) vont être rattachées au 6e RG. Actuellement, le 6e RG dispose de 1150 pesonnels.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 11:55
photo Warein Confection Technique

photo Warein Confection Technique

 

15/06/2015 par DGA

 

Première mondiale : BULLE, un robot en textile à grande élongation pour intervenir rapidement et sans risques sur les aéronefs

 

Le ministère de la Défense présente au salon du Bourget 2015 « BULLE (Bras Ultra Léger articulé gonflabLE) », le démonstrateur d’un tout nouveau concept de robot en tissus.  Dédiés à l’intervention sur des équipements d’accès difficile ou confiné, y compris en environnement hostile, ces robots ouvrent des perspectives d’emploi totalement nouvelles. Dans le domaine aéronautique, BULLE va permettre par exemple d’assurer rapidement des opérations d’inspection et de maintenance sur un aéronef, à plus de 15 mètres de hauteur, sans grue ni échafaudage et sans risque d’endommagement. BULLE est développé par la PME WAREIN avec le soutien de la Direction générale de l’armement (DGA).

Les articulations textiles de BULLE autorisent des mouvements de rotation d’une grande amplitude (±90°), tout en résistant à la torsion. La longueur du bras de BULLE et le nombre d’articulations sont ajustables. Un exemple : un bras de 2 mètres, pesant 800 g, peut porter 3 kg de charge utile. Grâce à sa matière textile, les opérations s’effectuent sans risque pour les utilisateurs et les équipements objets de l’intervention. 

Ultra léger, très mobile (dégonflé, il tient dans un sac à dos) et totalement autonome en énergie, résistant aux chocs et ne nécessitant pas d’entretien spécifique, BULLE est un robot « nomade » facile à déployer et d’un grand intérêt opérationnel. Il est utilisable en extérieur comme à l’intérieur d’un bâtiment. Opérable à distance, BULLE peut intervenir dans des environnements radioactifs, toxiques, encombrés, immergés. Toutes ses caractéristiques permettent d’envisager des perspectives d’applications civiles et militaires nombreuses et variées.

BULLE est une réalisation de la société WAREIN, membre du groupe FAUCHILLE, une PME de 16 salariés basée à Mayenne (53 Mayenne) qui a réalisé un chiffre d’affaire de 1,5 M€ en 2014. La DGA a permis le développement de BULLE à travers le dispositif RAPID* d’aide aux innovations à caractère dual, permettant des applications militaires et civiles. Le projet est mené en partenariat avec la PME rennaise R&D Tech et le Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA/LIST) à l’origine du concept de robot textile. 

BULLE sera en démonstration dynamique sur le stand du ministère de la Défense pendant toute la durée du 51e salon international de l’aéronautique et de l’espace.

(*)Le dispositif RAPID (Régime d’appui à l’innovation duale) est un dispositif de la Direction générale de l’armement (DGA), en partenariat avec la Direction générale des entreprises (DGE). Il soutient des projets de recherche industrielle ou de développement expérimental à fort potentiel technologique, présentant des applications militaires mais aussi des retombées pour les marchés civils. Ces projets d’innovation duale sont proposés par des PME ou des ETI indépendantes de moins de 2 000 salariés, seules ou en consortium avec une entreprise ou un organisme de recherche. Depuis la création du dispositif RAPID en 2009, 205 M€ ont été investis dans plus de 300 projets innovants. Le budget de RAPID a été porté à 50 M€ en 2015 dans le cadre du Pacte Défense PME.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 11:55
Exposition statique sur l’aéroclub de Dinan

 

17/06/2015 Armée de l'air

 

Le 10 juin 2015, le CIRFA de Rennes a organisé une exposition statique au profit d’une dizaine d’élèves de la ville de Dinan.

 

Les élèves de l’aéroclub faisaient ce mercredi leur baptême de l’air, après avoir suivi une formation théorique. Rassemblés autour d’un Fennec, ils ont pu poser des questions au pilote présent. Cette exposition statique était organisée dans le cadre d’un partenariat avec l’Armée de l’air, qui cofinance les formations à l’aéroclub de Dinan.

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 11:50
photo Aveillant

photo Aveillant

 

17 juin 2015 Par Frédéric Parisot - Usinenouvelle.com

 

L’ingénieriste français présente au salon du Bourget un radar à technologie holographique. Une innovation qui permet de détecter des drones à une distance de dix kilomètres et de suivre leur trajectoire.

C’est le radar que tout le monde attendait. Au salon du Bourget, la société Aveillant présente une technologie révolutionnaire baptisée "radar holographique". "Contrairement aux radars giratoires classiques, qui balayent le ciel avec un faisceau laser toutes les quatre à dix secondes, notre technologie holographique illumine le ciel en permanence. C’est un flux continu qui nous permet de détecter et de surveiller toutes les cibles en même temps", détaille David Crisp, PDG de cette spin-off de Cambridge Consultants, filiale du groupe Altran. Ce fonctionnement en continu permet au radar d’Aveillant de ne plus lâcher sa cible une fois qu’il l’a détectée.


Différencier les drones des oiseaux
Reste donc à détecter les drones. "Notre radar est suffisamment précis pour détecter un drone de un kilo à une distance de un kilomètre. Nous pouvons même compter le nombre de ses hélices", assure David Crisp. Contrairement au radar giratoire, qui donne des positions à intervalles de temps réguliers, la trajectoire de la cible est ici enregistrée en continu et en trois dimensions. Impossible donc de confondre un drone avec un oiseau. On peut même imaginer suivre le drone jusqu’à son lieu d’atterrissage pour identifier le pilote, d’autant que les drones pourront être suivis jusqu’à une altitude de six mètres.

Cette technologie, qui utilise un émetteur de lumière en bande L (longueur d’onde de 30 à 15 centimètres), Aveillant l’avait développée à l’origine pour résoudre un autre problème des radars giratoires : la perte de visibilité quand les avions passent au dessus des champs d’éoliennes. Pour répondre à la demande de surveillance anti-drone, il en a développé une nouvelle version, plus compacte et facile à installer dans des zones urbaines, et configurable pour une surveillance allant de 90 à 360 degrés.

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