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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 08:55
Du nouveau du côté des programmes d’armement fin 2015


11/01/2016 Sources : Etat-major des armées

 

En ce qui concerne les programmes d’armement, la fin de l’année 2015 a été marquée par les commandes de 7 hélicoptères Tigre, 6 hélicoptères Caïman, de 2 satellites COMSAT NG, et 443 véhicules pour les forces spéciales, ainsi que par la livraison du 8ème A400M Atlas. Cela illustre le maintien du cap pour rejoindre le modèle complet d’armée, conformément au livre blanc « Défense et sécurité nationale 2013 » et à la loi de programmation militaire, actualisée en juillet dernier.

 

Le 17 décembre, 7 hélicoptères Tigre HAD (appui-destruction) ont été commandés par la DGA à Airbus Helicopters, via l’OCCAR, pour une livraison prévue en 2017-2018. Cela portera le parc à 67. A ce jour 55 Tigre ont été livrés, dont 40 en version HAP (appui-protection) et 15 en version HAD. Cette dernière comprend en plus une capacité missiles air-sol et une motorisation renforcée. Tous les HAP seront progressivement  transformés en HAD. Le Tigre est engagé dans le cadre des opérations Barkhane et Sangaris.

 

Le 22 décembre, la DGA a notifié la réalisation des 2 satellites de communication militaire COMSAT NG. Ils remplaceront à compter de 2021, les satellites Syracuse 3A et Syracuse 3B. Le programme COMSAT NG vise à accroÏtre les performances en termes de capacité d’échanges d’informations et de résistance au brouillage, avec un maintien de la permanence de communication sur le territoire national, les zones prioritaires d’intérêt et nos bâtiments à la mer.

 

Le même jour a eu lieu la réception du 8ème exemplaire de série de l’A400M Atlas (MSN 31). Avion de transport militaire polyvalent et performant mis en œuvre par l’armée de l’air, il est équipé de quatre turbopropulseurs et peut transporter jusqu’à 37 tonnes. L’appareil livré dispose, comme le précédent (MSN 19) d’une capacité de largage de parachutistes en chute libre par la rampe arrière et par les portes latérales de l’appareil. Il est par ailleurs le premier appareille français équipé du système de visualisation améliorée infrarouge EVS (Enhanced visualisation system). L’A400M est notamment utilisé dans la cadre du soutien logistique de nos forces en opérations et de nos forces prépositionnées.

 

Le 30 décembre, le ministère de la Défense a passé commande de 6 hélicoptères NH90 Caïman en version TTH, destinés à l’armée de terre. Le NH90 (NATO Helicopter) Caïman, se décline en version TTH (Tactical Transport Helicopter – transport tactique) pour l’armée de terre et en version NFH (NATO Frigate Helicopter - lutte anti-surface et anti-sous-marine) pour à la Marine nationale. A ce jour, 15 NFH, sur 27 commandés, ont été livrés, ainsi que 17 TTH, sur 74 commandés. 44 Caïman en version TTH sont prévus d’être livrés d’ici 2019. Le Caïman est engagé dans le cadre des opérations Barkhane.

Le même jour ont été commandés, pour les forces spéciales, 202 véhicules lourds et 241 véhicules légers, dont les premiers devraient être respectivement livrés en 2016 et 2018. Cela permettra d’améliorer l’interopérabilité et le niveau de performance du parc des composantes forces spéciales Terre, Marine et Air.

 

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 17:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

05/01/2016 Armée de Terre

 

Du 30 novembre au 14 décembre dernier, l’exercice MASSILIA a mobilisé 350 militaires d’active et de réserve. La manœuvre a pour objectif de familiariser les militaires de l’état-major de force n° 3 (EMF3) de Marseille avec les procédures d’engagement des troupes sur les différents théâtres d’opérations extérieures comme BARKHANE ou intérieures comme SENTINELLE.

 

Exercice de niveau de poste de commandant opérationnel, MASSILIA illustre la montée en puissance de l’EMF3 et de sa transformation imminente en 3e division, à savoir 25 000 hommes projetés et travaillant ensemble contre un ennemi commun. Cette transformation s’inscrit dans le nouveau modèle de l’armée de Terre « Au Contact » répondant ainsi à l’évolution des menaces dans le monde actuel.

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 17:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

05/01/2016 Armée de l'air

 

Les réservistes et leurs associations constituent des relais essentiels au renforcement du lien entre la nation et les forces armées. L'armée de l'air s'efforce, à tous ses échelons et dans toute la mesure du possible, de faciliter leurs actions, à l’instar de celles menées par l’Association nationale des officiers de réserve de l’armée de l’air (ANORAA) ou par l’Association nationale des sous-officiers de réserve de l’armée de l’air (ANSORAA).

 

À ce titre, le délégué aux réserves de l’armée de l’air, le général Jean-Pascal Breton, a signé deux conventions le mardi 22 décembre 2015 sur le site de l’École militaire avec d’une part le président de l’ANORAA, le colonel Ribatto, et d’autre part le président de l’ANSORAA, l’adjudant-chef Ladane. Ces conventions précisent les engagements réciproques de chacune des parties.

 

Ces deux référents nationaux contribueront, entre autres, au déploiement du brevet d’initiation aéronautique (BIA) sur l’ensemble du territoire national, et notamment dans les zones où l’armée de l’air n’est pas ou peu présente. Volet prioritaire et prééminent de la politique de l’armée de l’air, cette action concourra à la promotion de la réserve opérationnelle auprès des jeunes et devrait aider à atteindre les objectifs de recrutement assignés à l’armée de l’air au titre du plan ministériel « Réserve 2019 ».

 

Cette convention s’inscrit dans le cadre d’une mission nouvellement confiée au centre d’études stratégiques aérospatiales (CESA), désormais en charge pour l’armée de l’air de mettre en place la politique des partenariats et d’en assurer le suivi.

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 12:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

07/01/2016 Armée de l'air

 

Le projet « Diplômation » a fait un grand bond en avant. Vendredi 11 décembre 2015, l’armée de l’air et le ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (MENESR) ont signé une convention fixant les bases du projet « diplômation ».

 

L’armée de l'air était représentée par le général Claude Tafani, directeur des ressources humaines de l’armée de l’air, le ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (MENESR) par Mme Robine, directrice  générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), et par Mme Bonnafous, directrice générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (DGESIP).

 

Le projet « diplômation » a pour objectif d’offrir une chance aux aviateurs qui le désirent d’acquérir un niveau d’étude supérieur à celui qu’ils avaient en entrant dans l’armée de l’air. Le général Claude Tafani l’a souligné dans son discours : « Nous souhaitons permettre à nos jeunes aviateurs d’aller toujours plus loin, d’apprendre toujours plus et, encore une fois, de donner le meilleur d’eux-mêmes. »

 

« Il est de notre devoir aujourd’hui de répondre aux besoins de compétences de notre pays », a précisé de son côté Mme Bonnefous. « La valorisation des compétences et l’obtention de ces dernières doit se faire tout au long de la vie, nous ne pouvons plus exclusivement miser sur la formation initiale. »

 

Les différentes parties se sont donc entendues pour permettre aux aviateurs, quel que soit leur grade, et dont le métier est transposable dans le civil, de valoriser les compétences qu’ils ont acquises tout au long de leur parcours professionnel par l’obtention d’un diplôme du MENESR.

 

La mise en œuvre de ce projet engagé dès 2014 constitue un véritable atout pour les deux ministères. Mme Robine le soulignait dans son intervention : « Nous sommes très satisfaits des échanges fructueux entre nos équipes. Ce projet s’inscrit pleinement dans notre politique actuelle. »

 

Inscrit dans le plan stratégique Unis pour « Faire face »,  ce projet vise, dans un premier temps, à accompagner les militaires du rang dans l’obtention d’un diplôme de niveau CAP ou BEP (niveau V) ou d’un baccalauréat professionnel (niveau IV). Les sous-officiers titulaires d’un baccalauréat peuvent prétendre à un diplôme de brevet de technicien supérieur ou un à un diplôme universitaire de technologie (niveau III), puis une licence professionnelle (niveau II).

 

Une visite de la base opérationnelle de Saint-Dizier sera organisée à la fin du premier trimestre 2016. Elle  sera l’occasion d’apprécier les premières concrétisations du projet.

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 11:55
Gregory « Pappy » Boyington

Gregory « Pappy » Boyington

 

11.01.2016 source SHD

 

11 janvier  - 49 avant Jésus-Christ : César franchit le Rubicon . Jules César sommé par le Sénat de rentrer à Rome (sans ses légions), se livre à une intense réflexion avant de décider de sa conduite. Il vient de remporter la guerre des Gaules et sa popularité dans les troupes et à Rome ne cesse d’augmenter or, le Sénat, fragile à cette époque, ne veut pas d’un général trop puissant. C’est pourquoi il ordonne à César de se présenter devant lui en simple citoyen, ce qui le mettrait en fait à la merci de ses ennemis (notamment Pompée, son ancien allié).En obéissant, il se perd. En désobéissant, ce général ambitieux risque le tout pour le tout et décide de franchir le Rubicon avec ses légions pour prendre le contrôle de Rome. Plutarque et Suétone lui attribuent la phrase désormais célèbre de celui qui enfreint la légalité en connaissance de cause : Alea jacta est ! (le sort en est jeté). Le Rubicon est un petit fleuve frontière entre les terres directement administrées par Rome et la Gaule Cisalpine où César est proconsul.

 

11 janvier 1871 : combat d’Arcey.  Après sa victoire à Villersexel le 9 janvier 1871, l’armée de Bourbaki ne reprend sa progression sur Belfort que le 11. Le 13, elle se heurte à des avant-postes prussiens du XIVe corps à la hauteur du village d’Arcey, qu’elle enlève, ainsi que plusieurs autres localités. C’est le dernier succès français de la guerre de 1870-1871. Sur le sujet lire L'Armée de l’Est, 1870-1871 du Colonel Ortholan chez Bernard Giovanangeli Éditeur.

 

11 janvier 1923 : début de l’occupation complète de la Ruhr par les Français. « Suite au soulèvement communiste de 1920, les Français et les Belges occupent, conformément au traité de Versailles la région de Duisbourg et une partie de la zone démilitarisée. Devant l’impossibilité de la république de Weimar de pouvoir s’acquitter des réparation de guerre (qui devaient se terminer en 1988), les Français occupent la totalité de la Ruhr. Les autorité allemandes ripostent par le Ruhrkampf ou la résistance passive : les mineurs et cheminots refusèrent d’obéir aux Français et entrainèrent la paralysie économique de la région. Le Ruhrkampf se termine en septembre 1923 devant l’inflation galopante du Mark. Le retrait des troupes étrangère est obtenu en 1925 par l’application du plan Dawes ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

11 janvier 1952 : mort de de Lattre de Tassigny.  « Il avait effectivement choisi la cavalerie à la sortie de Saint-Cyr ( de la promotion qui précède celle des Juin, de Gaulle ou Bethouard) et sera d'ailleurs blessé par la lance d'un uhlan dans les premières semaines de la Grande Guerre en 1914 (voilà donc un homme qui aura combattu à cheval comme officier subalterne et qui connaîtra l'entrée dans l'ère atomique comme général d'armée). Mais, lorsque commencera la guerre des tranchées où la cavalerie n'avait plus sa place, il demandera à passer dans l'infanterie. C'est ainsi que, peu avant la Deuxième Guerre mondiale, il commandera le 151e R.I. à Metz, laissant dès cette époque le souvenir d'un chef au comportement atypique. Dans l'armée d'armistice, il commande la Région dont le siège est alors à Montpellier et galvanise ses troupes pour la préparation de la revanche, tout en s'intéressant de très près à la jeunesse des camps de jeunesse. Ses tentatives pour s'opposer à l'invasion de la zone sud en novembre 42 lui valent d'être emprisonné par le gouvernement de Vichy... Il s'évade de la prison de Riom avec le concours de sa femme et de son jeune fils Bernard. Il gagne Londres puis Alger. Pour les combats de la Libération et la période qui suit, il prend des décisions et donne des impulsions qui réorientent puissamment l'armée de terre : Amalgame des troupes venues d'Afrique du Nord et des unités FFI. Création de l'école des cadres de Rouffach, dont l'esprit orienté vers une vie rustique en plein air et la pratique intensive du sport anticipe le style qu'il impulsera à Saint-Cyr dont il obtient l'installation à Coëtquidan, en lieu et place de la banlieue parisienne. Amalgame à Saint-Cyr - Coëtquidan des recrutements directs et semi-directs au sein de l'Ecole Spéciale Militaire Interarmes, qui allait exister jusqu'en 1960. Le commandement en chef en Indochine lui échoit sur sa demande alors qu'il était inspecteur général de l'armée de terre (Juin avait décliné la proposition). Le témoignage de son fils Bernard, alors lieutenant sur ce théâtre d'opérations et qui devait y laisser la vie, a incontestablement joué un rôle dans cette décision. Nommé maréchal de France sur son lit de mort, il est inhumé dans son village vendéen de Mouilleron-en-Pareds, où il est le concitoyen de Clémenceau ». GA Jean-René Bachelet.
 

11 janvier 1988 : décès  de Gregory « Pappy » Boyington. « Passé à la postérité par la série télévisée Les têtes brûlées, Boyington exista vraiment et s’illustra comme pilote de l’USMC durant le second conflit mondial. D’origine Sioux, son caractère indiscipliné le conduit à démissionner avant de rengager et de se retrouver avec les Tigres volants en Chine où il obtiendra 6 victoires. Il prend ensuite la tête de l’escadrille VMF 214, appelée The Black Sheep, où il est appelé Pappy du fait de son âge. Ses 30 ans font de lui un ancien par rapport aux autres pilotes dont la moyenne d’âge est de 20 ans. Abattu et déclaré mort en janvier 1944, la Medal of Honor lui est décernée : en réalité, il est prisonnier des japonais. Libéré en août 1945, promu colonel, et détenteur de 28 victoires, sa carrière militaire s’achève. Il écrit ses mémoires intitulée Baa baa black sheep qui inspireront le créateur des Têtes brûlées ».  CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 08:50
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

05/01/2016 CDAOA – Armée de l’Air

 

Dans le cadre des accords de défense aérienne unissant la France et l’Italie, les deux pays ont organisé, mardi 16 décembre 2015, un exercice transfrontalier baptisé APEX.

 

Menés régulièrement, ces entraînements ont pour objectif d’éprouver les procédures communes de police du ciel, ainsi que la coordination opérée entre les deux pays dans le but de protéger leurs espaces aériens nationaux respectifs. L’exercice APEX était bâti autour d’un scénario simulant le déroutement d’un avion de ligne par un pirate de l’air.

 

Dans les faits, un A320, simulé par un avion Piaggio Avanti, se dirige en direction de la France. À bord, un pirate de l’air projette de détourner l’appareil vers Paris, contrairement au plan de vol initial. Depuis ses installations situées à Lyon Mont-Verdun, le centre national des opérations aériennes (CNOA) demande, sous l’autorité permanente de la haute autorité de défense aérienne (HADA), le décollage d’un avion de la permanence opérationnelle (PO) de la base aérienne d’Orange. Dans le même temps, deux Eurofighter de la PO italienne réalisent les premières mesures actives de sûreté aérienne (MASA) : reconnaissance à distance, observation visuelle, afin d’obtenir des renseignements sur l’avion de ligne qui se dirige vers la France. Dans le cadre des accords bilatéraux franco-italiens, les avions de chasse italiens poursuivent leurs mesures au-dessus du territoire français sous l’autorité du CNOA. Un avion de chasse français prend le relais à partir du survol de la Corse, jusqu’à l’arraisonnement de l’A320 sur la base aérienne d’Orange.

 

APEX a permis d’entraîner les chaînes de commandement et de contrôle (C2) des deux armées de l’air. Ce type d’exercices binationaux permet de tester les procédures et les échanges d’informations, qui constituent la pierre angulaire de la mission permanente de sûreté aérienne.

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 13:55
Véhicules légers des forces spéciales (VLFS) - photo RTD

Véhicules légers des forces spéciales (VLFS) - photo RTD

 

07/01/2016 DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ARMEMENT

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a notifié le 30 décembre  2015 à la société Renault Trucks Defense (RTD)  la réalisation de 241 Véhicules Légers des Forces Spéciales et de 202 Véhicules Lourds des Forces Spéciales, ainsi que l’intégration d’équipements de renseignement et de communication sensibles et leurs éléments de soutien. Ces véhicules équiperont l’ensemble des forces spéciales qui emploient actuellement un parc hétéroclite de véhicules particulièrement usés par le rythme de leurs engagements en opérations extérieures. 25 véhicules lourds seront livrés en 2016 dans un premier standard pour répondre aux besoins les plus urgents. Les premiers véhicules légers seront livrés à partir de 2018.

 

Ce programme répond à des besoins opérationnels des plus exigeants pour des missions de renseignement, de neutralisation, d’actions dans la profondeur en zones hostiles avec le plus de discrétion possible, et vise à améliorer l’interopérabilité et le niveau de performance du parc de véhicules des composantes Terre, Air et Marine des forces spéciales.

 

 Aux côtés de la société Renault Trucks Defense, l’organisation industrielle pour la réalisation du marché des véhicules des forces spéciales comprend également les sociétés Panhard, filiale de RTD, (conception et production du véhicule léger) et Essonne Sécurité (conception et production d’équipements communs aux deux véhicules).

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 13:55
La version terrestre de l'hélicoptère NH90 Caïman - photo Airbus HC

La version terrestre de l'hélicoptère NH90 Caïman - photo Airbus HC

 

07/01/2016 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a passé commande le 30 décembre 2015 de six hélicoptères de transport tactique NH90-TTH Caïman auprès de l’industriel NHI*.

 

Cette commande est une des traductions de l’effort sur les équipements décidée dans le cadre de l’actualisation de la Loi de programmation militaire 2014-2019 défendue par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Elle renforce de manière significative les équipements de l’armée de Terre et porte à 74 le nombre de NH90-TTH commandés, dont 44 livrés d’ici 2019.

 

Le NH90 est un hélicoptère biturbine de 11 tonnes développé en coopération européenne entre la France, l’Italie, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique. Premier hélicoptère militaire à commandes de vol électriques, le NH90 se décline en deux versions : le TTH (Tactical Transport Helicopter) pour les missions d’appui au forces terrestres, et le NFH (NATO Frigate Helicopter) pour les missions de lutte anti surface, anti sous-marine et pour le secours maritime. A ce jour, 15 NFH ont été livrés pour la marine nationale (sur 27 NFH commandés) et 17 TTH ont été livrés pour l’armée de terre.

 

Les NH90-TTH remplacent progressivement au sein de l’ALAT les hélicoptères Puma. Ils sont employés pour des missions de transport tactique de troupes (jusqu’à 20 personnels) et de matériels (jusqu’à 2,5 tonnes), d’évacuation sanitaire, ou encore en tant que poste de commandement héliporté. Ils sont dotés de l’ensemble des équipements de combat nécessaires tels que des casques de vision nocturne « HMSD », des systèmes de contre-mesures et de blindage, des dispositifs pour la descente en rappel et l’emport de charges sous élingue ainsi que des entrées d’air pour les opérations en environnement désertique.

 

En 2025 les NH90-TTH constitueront la principale flotte d’hélicoptères des forces armées et permettront d’atteindre l’objectif de 115 hélicoptères de manœuvre fixé par le Livre blanc de 2013, avec le complément des Cougar rénovés et des Caracal.

 

* Le programme NH90 est conduit pour la France par la DGA qui s’appuie sur l’agence exécutive NAHEMA (NATO HElicopter Management Agency) pour la gestion globale du programme. Le consortium NHI est composé du groupe Airbus Helicopters et des industriels AgustaWestland et Fokker. Les NH90 destinés aux forces françaises sont fabriqués sur le site de Marignane (Bouches du Rhône) d’Airbus Helicopters France.

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 13:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

08/01/2016 Sources : Etat-major des armées

 

A Bangui et en province, la situation sécuritaire est calme.

 

Aucun évènement sécuritaire n’est venu entraver le déroulement du 1er tour des élections présidentielles et législatives du 30 décembre 2015. A cette occasion, 95% des bureaux de vote étaient ouverts et 71% des citoyens centrafricains ont voté.

 

Le succès de ce 1ertour des élections est la conséquence directe de l’intervention de la force SANGARIS le 5 décembre 2013.

 

Sans l’engagement des forces françaises, la stabilisation de la situation sécuritaire en Centrafrique n’aurait jamais été envisageable et le déploiement de la force de l’ONU, la MINUSCA, aurait été compromis.

 

L’ensemble des acteurs de la sortie de crise centrafricaine a d’ailleurs reconnu le rôle décisif des forces internationales dans la sécurisation des élections.

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 13:45
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

07/01/2016 Armée de Terre

 

Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération SANGARIS vise à rétablir un niveau de sécurité minimale en République centrafricaine et à appuyer la mission de l’ONU, désormais pleinement opérationnelle. C’est dans ce cadre que se sont illustrés deux légionnaires du GTIA Centurion qui avaient relevé les tirailleurs du GTIA Turco afin d’appuyer la MINUSCA dans sa mission de sécurisation de la capitale. Tous deux ont été décorés par le général Pierre Gillet, commandant la 6e brigade légère blindée.

 

Le caporal Valentin L., légionnaire servant au 2e régiment étranger d’infanterie (2e REI), a été décoré de la croix de la valeur militaire. Engagé de juin à octobre 2015 comme chef d’équipe de combat d’infanterie, il s’est particulièrement distingué le 27 septembre à Bangui au cours d’affrontements intercommunautaires particulièrement violents. Alors qu’il intervenait avec sa section au profit d’un élément du groupement encerclé par près de 600 personnes hostiles, il a agi avec sang-froid et discernement en effectuant plusieurs tirs de sommation afin de repousser la foule. Au  moment où il embarquait dans son véhicule blindé pour rejoindre le camp de la force SANGARIS, il a été pris à partie par des tireurs dissimulés parmi la population. Alors qu’il ripostait sur l’un de ses assaillants, il a été blessé à l’épaule.

 

Le légionnaire de 1re classe Danijel B., servant lui aussi au 2e REI, a été décoré de la croix de la valeur militaire avec étoile d’argent. Engagé de juin à octobre 2015 comme tireur au fusil mitrailleur, il s’est particulièrement distingué le 29 septembre à Bangui. Au cours d’un assaut de l’adversaire contre les forces de la mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA), il a riposté afin d’empêcher l’ennemi de rompre le contact, ce qui a concouru à sa neutralisation grâce à l’armement du véhicule blindé. Le 11 octobre, il s’est une nouvelle fois illustré au cours de l’opération Parthica en s’infiltrant à pied en direction des positions de l’ennemi. Repérant un trinôme ennemi lourdement armé, il a ouvert le feu et appuyé ses camarades par des tirs de saturation avec un sang-froid remarquable. 

 

L’engagement opérationnel de l’armée de Terre concerne 21 000 personnels (soit près d’1/3 de la force opérationnelle terrestre) : 10 000 hors du territoire métropolitain et 11 000 sur le territoire national dans le cadre de l’opération SENTINELLE. L’opération SANGARIS en République centrafricaine mobilise environ 800 hommes de l’armée de Terre aux côtés des 10 800 hommes de la MINUSCA, dont la mission consiste à maintenir le niveau de sécurité atteint dans le pays.

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 11:55
Marty,futur présentateur Rafale - photo Armée de l'Air

Marty,futur présentateur Rafale - photo Armée de l'Air

 

07/01/2016 Ltt Alexandra Lesur-Tambuté -  Armée de l'air

 

Du 5 au 7 janvier 2016, le capitaine Jean-Guillaume Martinez, alias Marty, futur présentateur Rafale, a démarré sa préparation en vol sur Extra 330 à Salon-de-Provence, au coté des spécialistes de la voltige.

 

C’est un passage obligé pour chaque nouveau présentateur Rafale. Marty doit réaliser cinq vols au sein de l’équipe de voltige de l’armée de l’air (EVAA) avant d’entamer ses 35 vols d’entraînement sur Rafale. « Son programme à Salon-de-Provence a déjà été établi, explique le capitaine Pierre Varloteaux, dit Pierrot, commandant l’EVAA et professeur attitré de Marty pour l’occasion. On part d’une base composée de quatre figures qu’on agrémente progressivement.» Ainsi, à chaque nouveau vol, Marty doit restituer ce qu’il a vu avec Pierrot avant d’apprendre de nouvelles figures.

 

L’objectif de cette semaine est l’acquisition des bonnes pratiques indispensables au futur présentateur aérien, telles que la bonne utilisation des repères, la surveillance constante des paramètres de vitesse et d’altitude, ou encore l’adaptation de l’enchaînement des figures en fonction de  la prise de « g ». Après ses trois premiers vols, Marty semble déjà plus à l’aise. « Les voltigeurs sont impressionnants, confie-t-il. Je profite de ma venue pour prendre aussi un maximum de conseils auprès d’eux. »

 

Bien que les avions ne soient pas les mêmes, certaines constantes techniques et esthétiques sont communes à l’ensemble des ambassadeurs aériens de l’armée de l’air. « La lutte contre le vent, le placement par rapport au public, la finition des figures en veillant à enlever une impression de flou sont autant de paramètres que nous essayons d’enseigner aux Solo Display », ajoute le capitaine Varloteaux. Et de conclure : «Marty se débrouille très bien.» De quoi être optimiste pour le début des entraînements sur le fleuron de l’armée de l’air qui devraient débuter dans une quinzaine de jours.

 

Qui sera le futur présentateur Rafale ? Comment se prépare-t-il avant de revêtir officiellement sa tenue d’ambassadeur ? On vous en dit plus dans le prochain numéro d’Air actualités (février 2016).

Départ pour un vol en Extra 330 - photo Armée de l'Air

Départ pour un vol en Extra 330 - photo Armée de l'Air

Préparation de vol avec le capitaine Varloteaux, commandant l'EVAA - photo Armée de l'Air

Préparation de vol avec le capitaine Varloteaux, commandant l'EVAA - photo Armée de l'Air

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 11:45
Gergovie: une vaste opération militaire coordonnée FAMA/MINUSMA dans le Secteur Ouest

 

8 janv. 2016 par MINUSMA

 

Du 8 au 18 décembre, la Force de la MINUSMA a mené une opération dénommée “Gergovie” dans les zones de Nampala, Diabaly, Léré et Lerneb. L’objectif visait à gêner les activités des groupes armés hostiles et protéger les populations de ces zones.

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 17:55
Credits EMA

Credits EMA


07.01.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

Un avis n°16-582 portant sur le soutien multiservices de la base de défense de Creil a été publié le 5 janvier. Sur l'appel d'offres, voir mon post de mars 2015 ici.

Les prestations multiservices sont réalisées sur deux sites distincts distants de 11 km: un site principal implanté sur la base aérienne 110 de Creil, et une annexe située à Senlis. 2 800 militaires et civils des armées, du Secrétariat général pour l'administration et de la gendarmerie travaillent sur le site de Creil.

Le marché (d'une durée de 4 ans et qui va commencer le 1er mars) est séparé en deux lots techniques distincts:
- les prestations multiservices d'entretien et de nettoyage (lot no 1),
- ainsi que le transport du personnel et des colis (lot no 2).

Le lot 1 (collecte et le traitement des déchets, gestion de la déchetterie, entretien des espaces verts, dératisation, la désourisation et la désinsectisation, nettoyage de la voierie et des parkings, nettoyage des véhicules légers, nettoyage de l'hébergement, de l'hôtellerie et du secteur tertiaire, blanchissage) a été attribué à PRISME Propreté. La valeur du marché est estimée à 9 974 996 euros.
Prisme Propreté est un groupement d'intérêt économique en activité depuis novembre 2014.

Le lot 2 a été attribué aux Transports EVRARD S.A.S (Keolis). La valeur du marché est de 2 525 004 euros.

 

La restauration n'entre pas dans ces deux lots. En fait, l'actuel prestataire va poursuivre son activité jusqu'en août. Puis, l'Eda (Economat des armées), en vertu d'un accord-cadre signé en 2010 avec le ministère de la Défense, passera un nouveau marché.

Sur l'externalisation de la fonction restauration des armées, on lira une synthèse de l'IFRAP ici.

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 11:55
Bourges : quel sera l'avenir de Nexter ?

 

06.01.2016 Par Michel Benoît, France Bleu Berry

 

Nexter (ex Giat industrie) a signé, mi décembre, un rapprochement avec l’allemand KMW. Cette alliance permet de créer un géant européen de l’armement. Les deux entreprises comptent mettre en commun des synergies dans les cinq ans à venir. L'emploi va t-il trinquer ?

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 20:55
Chronique culturelle 06 Janvier 2015 - SHD

 

06.01.2016 source SHD
 

6 janvier 1148 : bataille des gorges de Pisidie (côte sud de la Turquie). Le comté d'Edesse, Etat latin d'Orient (frontière actuelle entre Turquie et Syrie) étant tombé, la seconde croisade est prêchée par Bernard de Clairvaux. L'empereur Conrad III et le roi Louis VII "prennent la croix" pour rétablir Edesse. L'armée allemande partie avant les Français est détruite aux 3/4 en coupant par le centre des terres seldjouqides (octobre 1147 - Dorylée). Les Français contournent par le littoral et empruntent les gorges de Pisidie, propices aux embuscades. L'avant-garde n'obéit pas aux ordres pourtant stricts du roi et perd le contact avec le gros des troupes. Les Turcs, qui attendaient depuis les hauteurs qu'une faute soit commise, se jettent dans l'intervalle et infligent de lourdes pertes aux Français. Le capétien, Louis VII se bat cependant particulièrement bien et impose le respect aux assaillants qui laisseront un peu de champ aux Français avant de les harceler à nouveau. Louis VII embarque avec une partie des survivants à Antalya. La croisade est un échec cuisant du fait du manque d’unité des croisés, de l’absence de hauteur de vue (stratégique) de Louis VII et des intrigues byzantines de Constantinople. Référence pour l’histoire des croisades : L'épopée des croisades de René Grousset.

 

6 janvier 1558 : prise de Calais … par les Français. Vaincus par les Espagnols à Saint-Quentin en 1557, les Français, conduits par le Duc de Guise, profitent de l'hiver pour attaquer la citadelle de Calais dégarnie de troupes par les Anglais, qui la jugeaient inexpugnable. Avec Calais, les Français reprennent, la dernière possession anglaise sur le Continent. C'est la fin d'un très long contentieux entre les deux pays, qui remontait à l'avènement d'Henri II Plantagenêt (1154). Guise, dit le Balafré, nommé en catastrophe lieutenant général du royaume quelques mois plus tôt, rentre en grâce après ses échecs en Italie et exauce le rêve de Jeanne d'Arc en mettant fin à la présence anglaise sur le continent et en coupant court à tout nouveau risque d’invasion. La population calaisienne, devenue entièrement anglaise après 2 siècles d'occupation, ne manifesta aucune joie à sa libération.

 

6 janvier 1694 : mort de Francesco Morosini (Naupli – Grèce actuelle). Commandant des forces vénitiennes défendant la ville de Candie (aujourd’hui Héraklion – Crête) pendant 18 des 23 années que dura le siège d’une des dernières villes chrétiennes de Crète, Morosini a réussi plusieurs exploits : La durée du siège en elle-même est unique et coute aux ottomans entre 130 000 et 200 000 hommes selon les sources. Tout en se révélant un adversaire redoutable de l’empire ottoman, Morosini est admiré par le grand Vizir turc Koprulu qui lui accordera lors de la reddition de la ville (1669) la sauvegarde des habitants et de leurs biens. Il remporte par la suite de nombreuses victoires face aux Ottomans lors de la reconquête de la Grèce et devient Doge de Venise. C’est probablement l’un des plus grands chefs de guerre de la péninsule italienne.

 

6 janvier 1649 : repli royal (Paris). Le futur Louis XIV n’a encore que 10 ans et apprend son métier de roi durant la régence de sa mère, Anne d’Autriche, qui est secondée par le cardinal Mazarin. Voulant influer sur le pouvoir royal, la noblesse parisienne instrumentalise la population pour faire pression sur la régente : c’est une des manifestations de la Fronde. Dans le plus grand secret, Anne d’Autriche, son fils et Mazarin fuient dans la nuit vers Saint Germain pour se soustraire au chantage.

 

6 janvier 1886 : protectorat français sur la Grande Comores (Océan indien). A la demande du prince Saïd Ali ben Saïd Omar, sultan le plus puissant de l’ile, un traité de protectorat est signé entre lui et le gouverneur français de Mayotte et le capitaine de vaisseau Bausset Roquefort Duchaine d’Arbaud.

 

6 janvier 1969 : embargo sur les armes à destination d’Israël. Le général De Gaulle décrète un embargo total à destination d’Israël après le bombardement de l’aéroport de Beyrouth et surtout l’affaire des vedettes de Cherbourg. Durant la nuit de Noel, une équipe des services secrets israéliens se fait passer pour une société suédoise acheteuse des vedettes (que la France refuse de vendre à Israël malgré l’accord commercial signé précédemment), … et après avoir pris possession des bateaux, file vers les eaux internationales et rejoint Haïfa.

 

6 janvier 1972 : décision de construire la navette spatiale (Washington – Etats-Unis). Le président Nixon annonce officiellement un programme de construction de navettes spatiales pour en finir avec les lanceurs classiques (Titan, Atlas, Delta). La première navette décolle  le 12 avril 1981. Le 28 janvier 1986, la navette Challenger explose en vol. La nouvelle navette Endeavour décolle en 1992.  Les crédits ayant été concentrés sur ce fleuron technologique, les Etats-Unis perdent peu à peu le marché du lancement de satellites au profit d’Ariane.

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 17:50
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

06/01/2016 Armée de l'air

 

Du 30 novembre au 11 décembre 2015, la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan a accueilli cinq F16 belges de Florennes.

 

En collaboration avec les Rafale du régiment de chasse 2/30 « Normandie-Niémen » et de l’escadron de chasse et d’expérimentation 5/330 « Côte d’argent », les F16 belges ont participé à des missions aériennes et d’entraînement au CAS (Close Air Support : appui aérien rapproché) dans les zones de combat de Mont-de-Marsan.

 

Ces missions ont été réalisées dans le cadre d’« Eurofight », accord signé entre nations alliées (Belgique, Espagne, Italie, et Allemagne).

photo Armée de l'Air
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 08:35
photo EMA

photo EMA

 

28/12/15 LaCroix.com

 

Recrutés par l’armée française lorsqu’elle intervenait en Afghanistan, des dizaines de traducteurs afghans gagnent désormais l’Hexagone pour échapper aux représailles des talibans

 

Kachef n’oubliera jamais son premier jour en France. Ou plutôt sa première nuit. « J’ai dormi plusieurs heures d’affilée, s’exclame le sexagénaire afghan, œil vif et rides en pagaille, arrivé sur notre sol il y a quelques jours seulement. Dormir ainsi, ça ne m’était plus arrivé depuis des mois… ». Depuis le retrait des forces tricolores des plaines afghanes en 2012, cet ancien traducteur de l’armée française ne fermait plus l’œil que par intermittence, entre deux tours de ronde sur le toit de son immeuble. Aujourd’hui, accueilli par la France, il s’émerveille de tout. De si peu en tout cas. « Marcher dans la rue sans avoir peur, c’est… c’est magique », explique-t-il, en cheminant dans les rues pourtant bien sombres entourant le foyer social qui l’accueille avec ses deux fils à Saint-Denis.

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 18:55
Le colonel Hilaire Courau a procédé à la remise de l’insigne d’argent de l’EMHM - photo V. Romand Armée de Terre -EMHM

Le colonel Hilaire Courau a procédé à la remise de l’insigne d’argent de l’EMHM - photo V. Romand Armée de Terre -EMHM

 

5 janvier 2016 EMHM - Armée de Terre

 

Jeudi 31 décembre à 9 heures 30, une cérémonie militaire d’hommage a été organisée à la mémoire de l’adjudant Philippe JEAN, instructeur à la Direction des stages de l’École militaire de haute montagne, décédé accidentellement le 26 décembre au cours d’un saut de wingsuit depuis le site du Brévent.

 

C’est sous un ciel gris que l’EMHM au grand complet s’est réunie autour de la famille de l’Adj JEAN sur la place d’armes Honoré Bonnet, au quartier lieutenant-colonel Pourchier. De nombreuses délégations extérieures avaient aussi souhaité être présentes, ainsi qu’un public nombreux, constitué à la fois de personnalités civiles, d’anciens ou d’amis de l’EMHM, et de la communauté des pratiquants du paralpinisme. Au cours de la lecture de son éloge funèbre, dont un extrait figure ci-après, le colonel Hilaire Courau, chef de corps, a procédé à la remise de l’insigne d’argent de l’EMHM. 

A l’issue de la cérémonie, la grande famille de l’EMHM a formé une haie jusqu’à la sortie du quartier pour saluer le départ du cortège funéraire.

 
L’adjudant Philippe JEAN photo EMHM

L’adjudant Philippe JEAN photo EMHM

Parmi les multiples témoignages reçus de soutien, d’amitié, de communion dans la douleur, l’un eux m’a particulièrement touché. A la façon du poète, il disait à peu près ceci :

Heureux qui comme Icare a fait un beau voyage !
Heureux qui comme Icare a vu ce paysage !
Et puis s’est envolé après maintes enjambées
Au-dessus des vertes vallées.
Qu’elle est belle la liberté, la liberté !

PUR ! C’est un mot qui revenait souvent dans ton vocabulaire. Pur dans ta passion, dans ton énergie infatigable, dans ton enthousiasme à transmettre, faisant de toi un formateur exceptionnel, un instructeur au sens pédagogique inné.

Pur dans ton humour, dans ta pratique de l’autodérision, dans ton sourire si communicatif, dans ton ardeur, je dirais presque dans ton exaltation à vivre intensément chaque instant.

Philippe, tu étais tout petit par la taille, mais si grand par l’intensité de ta présence, par ta joie de vivre, par ta vivacité d’esprit. Tu nous laisses le souvenir limpide d’un « artiste », fait à la fois de créativité hyperactive, d’innovation, de recherche de l’esthétique dans ta pratique de la musique comme dans celle des sports de montagne.

Même si tu en parlais peu, tu as traversé dans ta vie bien des turbulences et des vents rabattants. Incontestablement, ton engagement dans l’armée t’a apporté la structure dont tu avais besoin pour canaliser ton énergie. Mais au-delà de l’armée de Terre, ta mutation à l’EMHM en 2014 a constitué un accomplissement car cette affectation te permettait s’associer deux besoins en apparence paradoxaux : ton besoin de structuration, mais aussi ta passion de la montagne, ta soif d’absolu. Mais finalement, ce paradoxe, c’était ton style, le style de l’EMHM, fait à la fois de décontraction et d’une grande rigueur dans l’action.

Une fois de plus, cet accident met en exergue la gravité et le caractère sacré du geste technique dans la pratique des activités de montagne, comme au combat. Cette disparition survenue au lendemain de la fête de Noël nous permet aussi de donner du relief et de la profondeur à nos relations familiales, au lien professionnel si particulier entre frères d’armes, entre compagnons de cordée.

Philippe, ta vie a été comme une étoile filante : si brillante, si rapide, si pure dans un ciel d’hiver en montagne. Ton dernier vol ne finira pas.
Adieu

Colonel Hilaire Courau, chef de corps de l’EMHM

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 12:55
Pascal Citeau, dirigeant de Marinelec Technologies - photo Ouest France

Pascal Citeau, dirigeant de Marinelec Technologies - photo Ouest France

 

04 janvier 2016 entreprises.ouest-france.fr

 

Marinelec Technologies est spécialisée dans les systèmes de sécurité pour navires. Sa taille modeste ne l'empêche pas de franchir les frontières. C'est indispensable.

 

« Nous n'avons pas le choix. Les chantiers navals sont implantés partout dans le monde. Beaucoup en Asie. La moitié de notre chiffre d'affaires est gagnée à l'export. Il faut encore l'augmenter », constate Pascal Citeau, patron de Marinelec Technologies.

Depuis quarante ans, la société quimpéroise imagine des systèmes de sécurité pour les bateaux. Le chef d'entreprise revient d'un salon à Shanghaï. « Il faut être présent dans les salons internationaux. On y rencontre les intégrateurs, ceux qui installent nos systèmes dans les navires, les représentants des chantiers, parfois les armateurs. L'objectif est d'être sélectionné pour faire partie des « maker list », la liste des fournisseurs. »

Pour être retenu, il faut montrer patte blanche. « La réglementation internationale nous aide. Les systèmes sont soumis à un strict cahier des charges. Les acheteurs sont rassurés. » Cela ne suffit pas. « Avoir des références chez d'autres constructeurs est indispensable. Ensuite, le prix et les services font la différence. »

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 11:55
Dommages subis par un VAB suite à l'explosion d'un IED (BARKHANE-AVR 2014) photo SIMMT

Dommages subis par un VAB suite à l'explosion d'un IED (BARKHANE-AVR 2014) photo SIMMT

 

05.01.2015 par Alain Establier  - SDBR n°141

 

Les députés Alain Marty et Marie Récalde, tous deux membres de la commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée Nationale française, ont mené une mission d’information sur «les conséquences du rythme des opérations extérieures (OPEX) sur le maintien en condition opérationnelle (MCO) des matériels de l’armée française».

 

Des OPEX largement supérieures en nombre au Livre Blanc de 2012 et à la LPM !

Depuis 2011, les OPEX majeures de la France se succèdent, parfois se juxtaposent, à un rythme soutenu et dans la durée. En 2015, environ 8300 militaires ont été déployés en permanence en OPEX, dont 8000 environ au titre des trois principales opérations: Barkhane (3500 militaires) dans la bande sahélo-saharienne (BSS), Sangaris (900 soldats) en République centrafricaine, Chammal (3500 hommes) en Irak et en Syrie. Pour ces trois théâtres seulement, ce sont 46 avions de chasse (Rafale air et marine, Mirage 2000 et Super-Etendard modernisés), plusieurs centaines de véhicules (blindés, de combat, logistiques) et cinq drones qui sont engagés. Rappelons que les armées françaises mènent en parallèle d’autres missions au delà de l’Hexagone: Gabon, Sénégal, Djibouti, Emirats Arabes Unis, pour ce qui concerne l’armée de Terre et l’armée de l’Air. Il faut rajouter l’opération Sentinel (7500 militaires plus les matériels roulants) dans l’Hexagone. De son coté la Marine est engagée, au-delà du soutien aux OPEX, dans des opérations conjointes avec l’OTAN ou dans des opérations de lutte contre le piratage en mer, contre l’immigration illégale(opération Sophia), contre la pêche illégale ou contre le trafic de stupéfiants. Le Livre Blanc prévoyait un ou deux théâtres permanents pour la Marine; c’est en fait une permanence d’engagement sur quatre à cinq théatres! Concernant l’armée de Terre et l’armée de l’Air, ce sont environ 20% de personnels supplémentaires (sans compter Sentinel) qui sont déployés en OPEX, 4 fois plus d’avions de chasse et probablement autant de véhicules que ce que prévoyait le Livre Blanc 2012. Avec 3 théâtres majeurs de haute intensité et 2 théâtres sévères d’engagement, la France a presque doublé ses engagements en voyant diminuer ses ressources budgétaires depuis des années!

 

Le MCO : variable d’ajustement du budget de la France…

Le MCO a trop souvent été considéré comme une variable d’ajustement budgétaire, alors qu’il est la clé de l’entrainement des forces armées, de la disponibilité de leurs matériels et donc de la possibilité d’engagement des forces. Les théâtres africains et moyen-orientaux mettent les hommes et les matériels dans des conditions extrêmes qui usent prématurément les équipements terrestres (50 à 60°, poussière, sable, etc.) et les hélicoptères (herbe à chameau dans les rotors, etc.). Ces difficultés naturelles, l’élongation des zones d’emploi (Mali = deux fois et demie la France), la surintensité de l’utilisation des matériels terrestres et volants sont bien supérieures à ce qui était prévu dans la LPM. Les matériels sont aux marges de ce qu’ils peuvent endurer avant rupture complète: exemple en 2015, 24 moteurs d’hélicos remplacés au lieu de 15 prévus dans la LPM; depuis 2012, 60 véhicules terrestres détruits par dommages de guerre! La culpabilité des politiques à vouloir prévoir ce qui les arrange plutôt que de couvrir les besoins face aux menaces prévisibles, le scandaleux ajustement budgétaire permanent au détriment des équipements de Défense et du MCO depuis des années, ont amené la situation suivante: les équipes non déployées (donc en France) sont sous-entraînées à cause des OPEX qui drainent presque tous les matériels, les autres étant indisponibles opérationnellement ou budgétairement! A noter, les députés ont souligné l’inadéquation de certains matériels terrestres aux théâtres actuels des OPEX: trop lourds, trop difficiles à manier dans les sables. Peut-être faudrait-il recréer des brigades méharistes…

 

Les PME/PMI largement exclues des marchés de MCO !

Contrairement aux grandes déclarations du MINDEF, les parlementaires ont relevé, à une exception récente près, que les PME étaient écartées des marchés de MCO. Pourtant, ils ont aussi relevé que l’Etat devait rester vigilant sur la conduite des programmes d’armement et le MCO initial... En résumé: il faut rapidement porter l’effort de défense (hors pensions) à 2% du PIB de la France, pour combler un déficit de 40% aujourd’hui. Une question: quelles capacités opérationnelles souhaite t’on donner aux forces armées? De la réponse découlera le dimensionnement naturel de son MCO!

 

* Rapport d’information n°3323 de la Commission de la Défense et des Forces Armées: OPEX et MCO (maintien en condition opérationnelle)

 

Note RP Defense:

voir Conséquences du rythme des opérations extérieures sur le maintien en condition opérationnelle des matériels

 

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 08:55
Le Général Yves-Tristan Boissan (Unatrans) remet le Grand Prix du Général Ferrié1 à Nicolas Jeannin. SEE2, Paris, le 7 décembre 2015

Le Général Yves-Tristan Boissan (Unatrans) remet le Grand Prix du Général Ferrié1 à Nicolas Jeannin. SEE2, Paris, le 7 décembre 2015

 

04.01.2016 ONERA

 

Ce grand prix de l'électronique a été remis à Nicolas Jeannin, ingénieur de recherche à l'ONERA, pour ses travaux sur « la propagation dans la troposphère pour les systèmes spatiaux de télécommunications à très haut débit en bandes Ka et Q/V ».

Ces travaux incluent le développement de modèles permettant de reproduire les affaiblissements de propagation dans la troposphère3 en se basant sur des données issues de modèles météo, ainsi que l'optimisation et le développement de méthodes de compensation des affaiblissements permettant à ces systèmes d'opérer malgré des contraintes météorologiques fortes.

Les bandes Ka (20-30 GHz) et Q/V (40-50 GHz) sont sollicitées car elles offrent des largeurs de bandes disponibles indispensables pour que les services de fourniture d'accès internet par satellite soient compétitifs vis à vis des réseaux terrestres. Ces bandes présentent l'inconvénient d'être plus atténuées lors de la traversée de la troposphère (par la pluie, les nuages et les gaz) que les bandes traditionnellement utilisées par le satellite en bande  C (3-6 GHz) ou Ku (11-17 GHz).  Il est nécessaire de compenser ces affaiblissements par différents mécanismes d’adaptation pour des raisons de limitation de puissance embarqué sur les satellites. (on doit gérer la puissance en fonction des conditions de propagation). 
 

 

Exemple de carte d’atténuation troposphérique de la propagation en bande Q/V

Exemple de carte d’atténuation troposphérique de la propagation en bande Q/V

 

Notes

1 Le Grand Prix de l’Electronique Général Ferrié, doté par la générosité de donateurs de l’Industrie, récompense des travaux ayant contribué aux progrès de la Radioélectricité, de l’Electronique et de leurs applications. Décerné depuis 1949, il commémore ce pionnier de l’utilisation de la radio qui reconnaît très tôt les propriétés du tube à électrons pour la TSF. 

2 La SEE, Société de l'électricité, de l'électronique et des technologies de l'information et de la communication, a pour mission de rassembler les communautés de l’électrotechnique, de l’électronique, des télécommunications, du traitement de l'information et des domaines connexes

3 La troposphère est la couche de l'atmosphère terrestre située au plus proche de la surface du globe jusqu'à une altitude d'environ 8 à 15 kilomètres. On y trouve la plupart des phénomènes météorologiques.

 

Pour en savoir plus, voir le support de présentation de Nicolas Jeannin à la remise du prix (pdf)

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 19:55
Audition de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, sur les opérations en cours (1 Dec 2015)

 

01.12.2015 Commission de la défense nationale et des forces armées - Compte rendu n° 22

 

Note RP Defense: il a fallu plus d'un mois à l'Assemblée nationale pour publier ce compte-rendu.

 

Mme la présidente Patricia Adam. Mes chers collègues, huit députés et sénateurs – MM. Francis Hillmeyer, Alain Marty, Gwendal Rouillard, Gilbert Le Bris, Jean-Marie Bockel, Jacques Gautier, Xavier Pintat, Daniel Reiner et moi-même – se rendront demain à Berlin pour rencontrer leurs homologues allemands dans le cadre de nos réunions bilatérales régulières. Cette entrevue s’annonce d’autant plus intéressante qu’elle interviendra le jour où le Bundestag aura à se prononcer sur la proposition de la chancelière, Mme Angela Merkel, de faire entrer l’Allemagne dans la coalition luttant contre Daech en Syrie.

 

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. L’opération intérieure (OPINT) Sentinelle mobilise aujourd’hui 10 000 hommes, dont 6 500 en Île-de-France ; nous disposons également, au sein de cet ensemble, d’une réserve de 500 hommes que l’on pourrait déployer en cas d’urgence, notre pays restant exposé à la survenue d’autres attentats. L’armée agit conjointement avec les forces de sécurité intérieures, le tout est placé sous l’autorité des préfets de zone et du préfet de police à Paris. On rénove en urgence des bâtiments et on dégage des financements supplémentaires pour l’hébergement et les installations sanitaires destinés à accueillir les 3 000 nouveaux militaires qui sont venus renforcer le contingent de 7 000 personnes déployées avant les attentats du 13 novembre dernier. Deux visites de terrain m’ont montré que le dispositif fonctionnait bien et qu’il comprenait désormais des patrouilles et non plus seulement des positionnements statiques, celles-là ne protégeant pas moins bien que ceux-ci. Les soldats garantissent également la sécurité de la 21e conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP-21) sur terre et dans les airs – 500 aviateurs assurent ainsi la sécurisation du ciel parisien pendant la conférence, et notamment lors de la présence de chefs d’État et de gouvernement en Île-de-France.

 

Au Levant, nous frappons Daech depuis septembre 2014 et nous avons obtenu des résultats significatifs en Irak, notamment à Sinjar et à Baïji. Des massacres d’habitants yézidis ont été perpétrés par Daech au mont Sinjar il y a un an et demi, mais cette ville vient d’être reprise. La reconquête de Baïji s’est opérée alors qu’elle paraissait incertaine, et des combats se déroulent actuellement à Ramadi. Après avoir été bloqué, Daech recule maintenant en Irak, même si la coalition n’est pas encore en mesure de reprendre Mossoul. La France effectue des frappes en Irak et forme des peshmergas à Erbil et les forces d’élite de l’ICTS à Bagdad.

 

Nous avons intensifié nos frappes en Syrie, à la mesure de l’agression subie le 13 novembre dernier. Plus puissantes et plus fréquentes, nos frappes ont détruit un centre de fabrication d’engins explosifs improvisé à al-Qa’im, ville située à la frontière irako-syrienne. Depuis les attentats, nous avons mené treize raids, dont huit à Raqqa, et avons anéanti des centres de commandement, des camps d’entraînement et des centres logistiques.

 

Le porte-avions, actuellement en mer Méditerranée orientale, permet de tripler la capacité d’action. Seul porte-avions présent dans cette zone, il rejoindra dans quelques jours le golfe arabo-persique où il restera en mission jusqu’au mois de mars 2016. Nos avions au sol se trouvent actuellement positionnés en Jordanie et à al-Dhafra aux Émirats arabes unis.

 

Les États-Unis intervenaient jusqu’à présent beaucoup moins en Syrie qu’en Irak, mais ils ont assoupli les règles d’engagement et frappent de plus en plus en Syrie. Nos contacts se sont intensifiés et des instructions spéciales ont été signées pour que nous bénéficiions aujourd’hui d’une forme de « Five eyes » plus, c’est-à-dire de modalités d’échange de renseignements opérationnels plus fluides. J’ai des entretiens très fréquents avec mon homologue américain, M. Ashton Carter, le dernier ayant eu lieu hier soir.

 

Demain, la chambre des Communes britannique se prononcera sur la participation militaire du Royaume-Uni à la coalition contre Daech en Syrie. Il semble qu’un vote positif se dessine, ce qui constituerait une bonne nouvelle. J’ai publié une tribune dans le journal The Guardian dans laquelle je faisais part du désir de la France de voir le Royaume-Uni nous rejoindre. Par ailleurs, j’entretiens une relation très confiante avec le ministre de la Défense britannique, M. Michael Fallon.

 

La Russie et l’Iran ont participé à la dernière réunion du processus de Vienne, qui a eu lieu le 14 novembre dernier. Le communiqué publié à l’issue de la rencontre préconisait la tenue de négociations inter-syriennes, un cessez-le-feu généralisé, un calendrier de transition, et ne mentionnait pas le sort de Bachar el-Assad. Nous espérons que cette démarche aboutira à un cessez-le-feu et à un véritable dialogue, à l’issue de la phase de transition de six mois qui s’ouvre à partir du 1er janvier prochain. Dans le cadre du processus de Vienne, les groupes armés syriens non-terroristes et des opposants politiques au régime de Damas se réuniront dans quelques jours à Riyad, afin de préparer une rencontre avec des représentants du gouvernement de Bachar el-Assad. Nous nous trouvons donc peut-être au début d’un processus politique porteur. Il reviendra aux diplomates de définir ensuite les contours de la transition.

 

Avec le président de la République et le ministre des Affaires étrangères et du développement international, nous avons rencontré nos homologues russes à Moscou le 26 novembre dernier. Les commandants du groupe aéronaval français, positionnés en mer Méditerranée orientale, et du groupe naval russe, organisé autour du croiseur Moskva, se sont rencontrés pour harmoniser leur action et éviter les incidents en mer. Cela n’est pas négligeable, car cela faisait longtemps qu’une telle coordination n’avait pas été mise en œuvre. Par ailleurs, nous avons décidé de renforcer les échanges entre nos services de renseignement, afin notamment d’identifier des russophones interceptés par les Français et des francophones par les Russes. Comme vous le savez, toute coopération en matière de renseignement repose sur l’échange et ne peut être enclenchée que par une décision politique. C’est celle, logique, que nous amorçons aujourd’hui avec les Russes.

 

Nous avons demandé à la Russie d’intensifier ses frappes sur Daech, car nos services ont relevé que celles-ci se concentraient au nord-ouest et autour d’Alep, là où les forces de Bachar el-Assad affrontent l’insurrection, et visaient jusque-là très peu Daech. Il y a deux semaines, la Russie a augmenté un temps ses frappes contre Daech, mais ce rythme s’est ralenti depuis qu’un de ses appareils a été abattu par la Turquie ; en tout état de cause, l’inflexion constatée n’a pas entraîné la fin des frappes contre l’insurrection. Le président de la République et le président Vladimir Poutine ont demandé qu’on se mette d’accord sur l’identité de ceux sur lesquels il conviendrait de ne pas frapper. De notre côté, la situation est simple, puisque nous ne visons que Daech. Mon homologue russe et moi-même dresserons un bilan de ces engagements.

 

Malgré la pesanteur du dispositif et la nécessité d’aller plus vite, l’action en Irak commence à porter ses fruits et les forces kurdes et irakiennes tiennent le terrain reconquis. En Syrie, au-delà des frappes il conviendra de s’appuyer sur les forces locales, dont les unités de protection du peuple (YPG) kurdes et des groupes arabes sunnites armés par la coalition, pour reprendre et occuper les zones du territoire syrien contrôlées aujourd’hui par Daech. Cette entreprise demandera du temps.

 

La Jordanie et le Liban sont aujourd’hui fragiles ; la France utilise une base aérienne jordanienne, ce qui contribue à sanctuariser le territoire de ce pays. Au Liban, l’absence de gouvernement, la faiblesse de l’armée et l’afflux de réfugiés placent le pays dans une situation difficile. Nous comptons 900 hommes au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) et cette présence, appelée à durer, contribue, là aussi, à assurer l’intégrité de ce pays. Nous devons renforcer notre soutien à l’armée libanaise et tenter de poursuivre le partenariat avec l’Arabie saoudite visant à équiper les forces libanaises. Tous les objectifs du programme auront été atteints en 2015, et il faut s’atteler à le remettre en œuvre l’année prochaine.

 

J’ai déjà fait part à plusieurs reprises à la commission de ma préoccupation sur la situation libyenne, et mes inquiétudes ne font que croître. Je vous avais avertis que Daech allait s’implanter en Libye, et nous ne pouvons que constater son expansion dans ce pays. Les quelque 3 000 combattants de Daech progressent vers le sud à partir de Syrte en achetant des tribus et en obtenant l’allégeance de groupes qui trouvent là un projet et une organisation, dans le contexte de la division du pays entre les deux pouvoirs de Tobrouk et de Tripoli. Daech cherche à accaparer le pétrole du Sud de la Libye ; en outre, il pourrait opérer une jonction avec Boko Haram s’il pénétrait loin au Niger et au Nord du Tchad. Le président tchadien, M. Idriss Déby, partage mon inquiétude à ce sujet. La seule solution est de nature politique : les Égyptiens et les Algériens doivent trouver une solution de sortie de crise ; ces pays ne sont pas ennemis, mais les premiers privilégient excessivement l’option militaire quand les seconds se reposent trop sur la diplomatie. Le nouveau représentant du Secrétaire général des Nations unies pour la Libye, M. Martin Kobler devrait proposer un scénario permettant la mise en place d’un gouvernement d’union nationale de transition, dont il faudra assurer la sécurité, notamment via la formation d’une armée efficace. Les forces de l’opération de l’Union européenne (UE) Sophia, qui vise à contrôler les flux de migrants provenant de Libye et qui dispose de moyens importants, ont besoin de l’autorisation d’un gouvernement libyen reconnu pour pénétrer dans les eaux territoriales de la Libye et agir efficacement. La situation en Libye s’avère redoutablement complexe et risque de le devenir de plus en plus. M. León était presque parvenu à un règlement, mais son entreprise a échoué. Si l’on réunit les forces militaires de Tripoli et de Tobrouk, Daech ne pourra pas faire face.

 

Notre présence au Mali et au Niger s’inscrit dans la durée ; implantés dans des sites avancés comme Faya Largeau, Abéché, Tessalit et Madama, nous venons de renforcer notre positionnement dans cette dernière ville. Nous conduisons très régulièrement des opérations avec les forces nigériennes, maliennes voire tchadiennes. La dernière mission, Vignemale, a permis de découvrir des caches d’armes et de procéder à des neutralisations. Si l’on cessait ces actions régulières dans le cadre de l’opération Barkhane, les groupes djihadistes se reconstitueraient.

 

Au Mali, le processus vertueux se poursuit malgré l’attentat de Bamako le 20 novembre dernier. L’accord d’Alger entre la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la plateforme pro-gouvernementale se met en œuvre et des patrouilles communes sont même déployées. Il conviendra d’intégrer ce processus dans la mission d’entraînement de l’Union européenne, EUTM-Mali, afin que cette dernière gère le mouvement de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). J’ai fait part de ce projet de changement d’orientation de la mission EUTM-Mali à mes collègues européens, qui devraient l’accepter. Cela permettra de favoriser la formation de ceux qui veulent participer à la reconstitution de l’armée malienne.

 

Certains groupes armés terroristes – al-Mourabitoune, né de la fusion du MUJAO et des Signataires par le sang, et dirigé par Mokhtar Belmokhtar, l’auteur de la prise d’otages meurtrière d’In Amenas en Algérie, et Ansar Eddine de Iyad Ag Ghali – refusent cette logique d’apaisement et sont alliés à al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Daech étant absente de cette région. La formation Ansar Eddine a permis la résurgence du Front de libération du Macina, groupe peul vivant de commerce et de brigandage et qui mène quelques actions terroristes. Les chefs de ces organisations souhaitent saboter le processus de paix. Al-Mourabitoune et Ansar Eddine ont tous deux revendiqué l’attentat de Bamako, mais il apparaît de plus en plus que c’est al-Mourabitoune qui l’a commis. Cet attentat fait suite à celui du 7 mars 2015, perpétré par le même groupe à Bamako ; nous devons donc continuer à nous battre pour éliminer ces groupes – peu nombreux mais difficiles à arrêter puisqu’ils utilisent des kamikazes –, mais la situation globale s’améliore tout de même.

 

La force multinationale mixte, animée par le Nigeria, le Tchad, le Niger et le Cameroun, a repris l’initiative face à Boko Haram et on peut faire preuve d’optimisme sur ce théâtre d’opérations. M. Déby m’a confirmé ce matin que cette force s’organisait sérieusement et allait bénéficier d’un véritable état-major associant les quatre pays. Il s’agit d’un progrès considérable, car seuls le Niger et le Tchad se parlaient il n’y a pas si longtemps ; le remplacement de M. Goodluck Jonathan par M. Muhammadu Buhari à la tête du Nigeria et la prise de conscience du président camerounais, M. Paul Biya, qui a compris qu’il ne pouvait pas se désintéresser de ce sujet favorisent cette évolution. Nous apportons à cette coalition un soutien logistique et technique, facilité par la localisation à N’Djamena des états-majors de cette force et de Barkhane. Boko Haram se trouve réduit à conduire des opérations terroristes contre lesquelles il faudra encore lutter. M. Déby évalue cette période à deux à trois ans, mais malgré la longueur nécessaire de l’effort, je suis assez optimiste sur la situation de ce front. Il n’existe pas encore de signes montrant un lien vraiment concret entre Boko Haram et Daech, même si le premier s’est officiellement rallié au second.

 

Nous nourrissions beaucoup d’inquiétudes pour la visite du pape en République centrafricaine (RCA), qui aurait pu être l’occasion de manifestations et d’échauffourées. Tout s’est finalement bien déroulé et cette journée marquera peut-être une étape dans la pacification du pays. Le référendum constitutionnel aura lieu le 13 décembre prochain et les premiers et seconds tours des élections présidentielle et législative se tiendront les 27 décembre et 31 janvier prochains. Les candidats se préparent et 90 % de la population sont inscrits sur les listes électorales. Je plaiderai auprès de nos partenaires européens pour transformer la mission d’assistance européenne EUMAM à l’état-major des forces armées centrafricaines (FACA) en mission de type EUTM-Mali – avec un périmètre plus modeste, le pays étant moins peuplé ; il me semble que je pourrai là aussi obtenir satisfaction. Certains pays se sont ainsi déjà manifestés pour entrer dans le dispositif et permettre au nouveau président ou à la nouvelle présidente de bénéficier d’un nouvel outil armé crédible. Les 900 hommes de la force Sangaris resteront en RCA jusqu’à la fin du processus électoral, puis nous engagerons le processus de réduction de nos effectifs, comme je l’ai déjà dit à la chef de l’État de transition, Mme Catherine Samba-Panza.

 

Mme Geneviève Gosselin-Fleury. Monsieur le ministre, l’Allemagne a annoncé il y a quelques jours qu’elle allait aider la France dans sa lutte contre Daech en déployant 1 200 militaires, soit son plus gros déploiement en cours à l’étranger. Quel rôle joueront les militaires allemands ? Renforceront-ils la coalition contre Daech ?

 

M. Jean-François Lamour. Monsieur le ministre, l’une des réponses apportées aux attentats du 13 novembre réside dans l’augmentation des effectifs de la force opérationnelle terrestre (FOT) de 66 000 à 77 000 hommes. Les premiers recrutements auront lieu dans le cadre de l’exécution du budget pour l’année 2016 et auront besoin d’être formés. Ces soldats ne seront donc pas opérationnels avant la fin de l’année 2016 voire le premier trimestre 2017.

La radicalisation d’un certain nombre de personnels civils d’Aéroports de Paris et de la RATP suscite des inquiétudes sur le profil potentiel de nouvelles recrues de la FOT. Beaucoup de jeunes accourent dans les centres de recrutement : il s’agit d’une bonne nouvelle, mais il convient d’opérer un tri. La direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD) est chargée de ce rôle, alors qu’elle a déjà fort à faire avec la sécurisation des emprises militaires. Qu’est-ce qui nous garantit que la DPSD se trouve armée pour effectuer cette sélection ? Ses effectifs ont-ils été augmentés ? Ses personnels sont-ils capables de distinguer les bonnes recrues des mauvaises ? Si tel n’était pas le cas, des services de renseignement comme la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) peuvent-ils participer à cette tâche de criblage ?

 

M. Jean-Jacques Candelier. Je vous remercie, monsieur le ministre de votre disponibilité et des informations que vous nous avez transmises. La France est-elle prête à revoir ses liens économiques avec les pétromonarchies comme l’Arabie saoudite et le Qatar, dont le rôle, dans la lutte contre Daech, s’avère ambigu ?

Notre pays se trouve engagé dans de nombreuses opérations extérieures (OPEX). Quel est leur coût en 2015 ?

La guerre contre Daech ne se gagnera pas uniquement par des bombardements : quels sont les moyens supplémentaires mis en place pour atteindre notre objectif ? Quel soutien comptons-nous apporter aux forces kurdes ?

Où en est-on de la constitution de la large coalition voulue par M. Hollande ? Celle-ci ne me semble pas être la panacée.

 

M. Philippe Folliot. Monsieur le ministre, sans action rapide et énergique en Libye, Daech progressera comme en Irak et en Syrie. Vous avez souligné avec raison que la solution passait par l’engagement de l’Égypte et de l’Algérie. Nos relations historiques avec l’Algérie et présentes avec l’Égypte sont fortes : la France a donc un rôle particulier à jouer, et l’intérêt de l’UE à agir s’avère grand car la Libye se situe plus près de nos côtes que ne le sont la Syrie et l’Irak. L’UE, absente diplomatiquement jusqu’à présent, agit-elle, avec la France, pour éviter que la situation irakienne et syrienne ne se reproduise en Libye ?

 

M. Jean-Michel Villaumé. Le Premier ministre a indiqué ce matin que la Libye constituait le grand dossier à traiter dans les mois à venir. Monsieur le ministre, vous restez partisan d’une solution politique et diplomatique dans ce pays, mais le chef du gouvernement algérien a récemment affirmé dans Le Monde souhaiter une intervention militaire il y a une dizaine de jours. En outre, les Égyptiens ont fait part de leurs inquiétudes sur l’évolution du problème libyen.

 

M. Alain Moyne-Bressand. Monsieur le ministre, vous nous donnez des informations sur les moyens financiers de l’État islamique, mais il me semble que plusieurs pans de ses ressources et de ses soutiens nous restent inconnus. Êtes-vous d’accord pour qu’une commission d’enquête parlementaire étudie cette question ?

Disposons-nous de suffisamment de moyens financiers pour gagner la guerre dans laquelle nous sommes engagés ? À combien les évaluez-vous ?

 

M. le ministre. Madame Gosselin-Fleury, la participation allemande représente un acte politique très important, puisque mon homologue allemande, Mme Ursula von der Leyen, s’est beaucoup engagée dans ce dossier et propose d’envoyer 1 200 hommes, mobilisation que devra autoriser le Bundestag. Une frégate allemande rejoindra notre porte-avions, des missions de reconnaissance seront assurées par quatre à six Tornados allemands et des avions ravitailleurs seront mis en place au Levant. L’Allemagne contribuera également à la MINUSMA avec 650 hommes pour alléger notre tâche au Mali ; par ailleurs, elle renforcera ses actions de formation militaire à Erbil. La presse a eu raison de souligner le caractère exceptionnel de cet engagement.

 

Monsieur Lamour, la première vague de renforcement de la FOT a eu lieu dès cette année et se poursuivra l’année prochaine. Le chiffre des recrutements dans l’armée de terre en 2015 comprend les 5 000 nouveaux soldats qui n’étaient pas prévus dans la planification initiale. Il faudra former ces personnels, mais le processus est en cours. Nous avons décidé d’engager 200 personnes à la DPSD, afin notamment qu’elle ait les moyens de s’assurer de la qualité des personnes recrutées. Il y a lieu d’être vigilant, y compris pour les effectifs actuels, mais notre service de renseignement s’avère très performant.

 

Monsieur Candelier, les OPEX représentent un coût de 1,1 milliard d’euros pour l’année 2015 ; ce montant, à l’intérieur duquel les surcoûts s’élèvent à 650 millions d’euros, est totalement couvert par un financement interministériel, comme je m’y étais engagé. S’agissant des ambiguïtés des pétromonarchies, j’attends les preuves ! Si elles existent, qu’on me les fournisse ! Des doutes et des interrogations existent, mais l’Arabie saoudite et le Qatar sont engagés dans la coalition. Ils ne contrôlent peut-être pas l’action de l’ensemble de leurs ressortissants, mais, comme le président de la République, le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et du développement international et moi-même l’avons déjà dit, nous ne disposons pas d’éléments accréditant vos assertions. Si vous en avez, mettez-les sur la table, je serais le premier intéressé. Nous soutenons les forces kurdes, et celles-ci pourraient participer à la reconquête des territoires aujourd’hui contrôlés par Daech. Les États-Unis renforcent leur action et de nombreux pays rejoignent la coalition, qui s’agrandit de fait ; à part l’Espagne, qui se trouve en période électorale, et le Portugal, dont le nouveau gouvernement s’installe en ce moment, tous les pays de l’UE contribuent à l’effort commun. Même le Luxembourg participe et fournira des munitions et du transport tactique ; certains pays combattront au Levant et d’autres allégeront le poids de notre engagement en Afrique.

 

M. Jean-Jacques Candelier. Il n’y a que quatre pays qui effectuent des frappes !

 

M. le ministre. Oui, en Syrie, il n’y en a même en ce moment que deux, même si j’espère qu’il y en aura bientôt trois. Quant à la Russie, je vous ai indiqué l’état de nos relations, si bien qu’il me semble que la coalition se trouve en phase de cristallisation.

 

Messieurs Folliot et Villaumé, nous entretenons en effet de bonnes relations avec l’Égypte, qui ne cessent de s’approfondir. J’ai ainsi rencontré cinq fois M. Abdel Fattah al-Sissi, président de ce pays. L’Égypte a une approche plus militaire que l’Algérie du conflit libyen ; l’Histoire explique cette différence, et nous devons les convaincre de prendre des initiatives communes. La mission des Nations unies recommence avec la nomination de M. Kobler, et nous devons travailler à sa réussite. Les acteurs libyens sentent que s’ils ne trouvent pas de solution, Daech la trouvera pour eux. L’organisation terroriste sera peut-être l’élément fédérateur de la réconciliation libyenne. La Turquie, le Qatar, l’Égypte, l’Algérie et le Tchad peuvent avoir une influence sur certains acteurs libyens. Il faut consentir cet effort collectif, car il n’existe pas de solution alternative. Personne n’envisage en effet que des pays européens mènent une action militaire au sol en Libye.

 

Monsieur Moyne-Bressand, nous avons les moyens financiers de gagner la guerre. La loi de programmation militaire (LPM) actualisée intègre l’opération Chammal, et le financement interministériel des surcoûts des OPEX est assuré chaque année depuis que j’exerce mes fonctions. Cette opération ne mobilise encore qu’un petit millier d’hommes, stationnés à al-Dhafra, Erbil, Bagdad et sur notre base aérienne en Jordanie. La décision de créer une commission d’enquête sur le financement de Daech relève du Parlement.

 

Mme la présidente Patricia Adam. La conférence des présidents a ce matin décidé la création d’une mission d’information à ce sujet.

 

M. le ministre. La Turquie s’est montrée, à un moment donné, trop peu agressive dans le contrôle des ressources pouvant alimenter Daech ; je n’accuse pas le gouvernement turc, mais il est certain que Daech a pu vendre en abondance du pétrole au marché noir. Les contrôles se révèlent aujourd’hui plus stricts, mais la Turquie doit mieux surveiller les 200 kilomètres de sa frontière avec la Syrie qui ne sont pas tenus par les Kurdes. De nombreux trafics se déroulent dans cette zone très poreuse, même si la Turquie a opéré une reprise en main depuis qu’elle a été frappée par des attentats.

 

M. Eduardo Rihan Cypel. Mme Nathalie Goulet, sénatrice de l’Orne, a déjà publié un excellent rapport sur les financements de Daech au nom de l’assemblée parlementaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN).

Monsieur le ministre, le président de la République a affirmé lors de la réunion du congrès à Versailles, le 16 novembre dernier, que le pacte de sécurité l’emportait sur celui de stabilité. Hormis l’Allemagne, quel pays européen a accru son effort contre Daech ? L’UE a-t-elle augmenté son soutien financier aux pays luttant dans la coalition en Syrie et en Irak ? Il faudrait exclure les dépenses d’investissement dans la défense sortent du calcul du déficit budgétaire transmis à la Commission européenne. L’UE accepterait-elle cette évolution ?

 

M. Serge Grouard. Éradiquer Daech nécessite le déploiement de forces au sol – pas nécessairement les nôtres – car reprendre une ville comme Raqqa sera difficile. Quelle évaluation faites-vous des forces actuellement en présence sur le terrain ?

Monsieur le ministre, votre inquiétude sur la Libye s’avère largement partagée ; vous avez affirmé que Daech comptait sur 3 000 combattants en Libye, ce nombre étant compris entre 40 000 et 50 000 en Syrie et en Irak. Lorsque les Soviétiques se sont retirés d’Afghanistan, les combattants qui allaient former al-Qaïda ont également quitté le pays pour essaimer dans d’autres régions : craignez-vous le même phénomène ?

La constitution du fichier de données des passagers (PNR pour Passenger name record) européen accuse du retard. À la suite de la loi de programmation militaire, un décret de septembre 2014 a créé un traitement de données à caractère personnel dénommé « système API-PNR France » pour compenser le piétinement européen ; ce mécanisme devait se déployer en 2015 : où en est-on ?

 

M. Christophe Guilloteau. Le président des États-Unis, M. Barack Obama, a annoncé aujourd’hui l’envoi de forces spéciales américaines au sol. La France compte-t-elle faire de même ?

Le 27 novembre dernier, le gouverneur militaire de Lyon, le préfet du Rhône et le maire de Lyon ont organisé un spectacle médiatique en pleine période de réserve due à la campagne électorale. Ils sont allés à la rencontre des citoyens pour échanger sur les problèmes de sécurité. Monsieur le ministre, je vous remercie de rappeler au gouverneur militaire que, président du conseil départemental, je fais face aux mêmes problèmes de sécurité que le maire de Lyon. Le gouverneur militaire devrait nous informer et ne pas privilégier les caméras.

 

M. Michel Voisin. De l’Afghanistan à la Mauritanie, on retrouve de nombreuses forces djihadistes, et nous sommes engagés sur de nombreux fronts dans cette région. Nous allons nous essouffler et notre armée se trouve à bout de forces malgré le mérite de ceux qui la servent. Monsieur le ministre, les propos du Premier ministre critiquant les parlementaires se rendant sur place m’ont choqué. Effectuer ce type de déplacements fait partie de notre mission, et je n’ai d’ailleurs fait aucune déclaration à la presse à propos de notre récent déplacement en Syrie. Les parlementaires montrent beaucoup de courage lorsqu’ils décident d’étudier la situation à l’étranger et leur expérience peut s’avérer fort utile.

On évalue les troupes de l’État islamique en Syrie à 20 000 combattants, qui sont accompagnés de 20 000 autres personnes dont 1 400 à 2 000 Français. Comment peut-on éradiquer ce mouvement ? Nous appréhendons la situation pays par pays, alors que le problème du djihadisme est global. Je suis favorable à l’instauration de la commission d’enquête à laquelle M. Alain Moyne-Bressand a fait allusion, car les personnes auditionnées doivent y prêter serment contrairement à la mission d’information. Monsieur le ministre, croyez-vous que nous disposons des moyens suffisants pour suivre toutes les opérations dans lesquelles nos forces sont engagées ? Notre armée défend l’Europe et il conviendrait de répartir le financement de ces opérations entre l’ensemble des pays de l’UE. Nous pourrions ainsi éviter l’épuisement de nos forces militaires.

 

M. Charles de la Verpillière. Monsieur le ministre, vous avez affirmé que les Kurdes du PYD et d’autres troupes arabes sunnites pourraient constituer les forces luttant au sol contre Daech en Syrie ; vous en excluez donc beaucoup de monde : les Américains, les Européens, les Russes, les Iraniens, les Turcs, les troupes de Bachar el-Assad et, en raisonnant in abstracto, et les Israéliens ! Il ne reste donc plus beaucoup de combattants à envoyer sur le terrain. Pouvez-vous nous préciser votre pensée ?

L’incident aérien entre les Turcs et les Russes est intervenu exactement au moment où l’on cherche à former une coalition internationale pour combattre en Syrie. Il a été provoqué car il sert à la fois les Russes et les Turcs. Qu’en pensez-vous ?

 

M. Francis Hillmeyer. L’opération Sentinelle vise à rassurer la population, mais ne peut pas empêcher la commission d’attentats comme ceux du 13 novembre. Vous avez évoqué la création d’une garde nationale constituée de réservistes. Pourrait-on augmenter le nombre de jours de disponibilité des réservistes afin de rendre le dispositif plus opérationnel ? Comment lever le frein mis par les employeurs à la mobilisation des réservistes ?

 

M. le ministre. Monsieur Rihan Cypel, tous les pays de l’UE, hormis l’Espagne, le Portugal et la Pologne qui vient de changer de gouvernement, contribuent à l’effort. Ainsi, la Belgique a mobilisé une frégate appuyant le porte-avions, la Roumanie a déployé des forces au sein de Barkhane. La République tchèque, la Slovénie, la Slovaquie, la Suède, le Danemark et les Pays-Bas s’interrogent sur de possibles frappes en Syrie. Je ne reviens pas sur l’engagement allemand et sur le vote de demain à la chambre des Communes à Londres, mais l’ensemble constitue un effort significatif et supérieur à celui auquel je m’attendais. Depuis quinze jours, je n’ai pas reposé la question du financement des OPEX par l’UE, mais je la soulèverai à nouveau dès que l’opportunité se présentera.

 

Monsieur Grouard, nous évaluons à 35 000 le nombre de combattants de Daech en Irak et en Syrie. Parmi eux, 10 000 à 12 000 sont étrangers ; ils ne se trouvent pas tous à Raqqa et constituent la force principale de Daech. L’intensification des frappes désorganisera cette organisation en Syrie et, pour la première fois, elle essuie des désertions qui ont entraîné des exécutions.

 

Monsieur de la Verpillière, l’action au sol est indispensable pour reprendre les zones contrôlées par Daech, et l’on travaille sur l’hypothèse de troupes kurdes et arabes sunnites pour accomplir cette mission, une fois que les frappes auront profondément déstabilisé Daech. Il convient de ne pas répéter des erreurs passées : Raqqa est sunnite et doit donc être reconquise par des forces sunnites, afin que la population les accepte et soutienne moins Daech. Les unités réunies sous le sigle de l’armée syrienne libre (ASL) subsistent et leur résilience a même surpris les Russes. Ceux-ci effectuent des frappes depuis huit semaines, qui visent majoritairement les insurgés combattant Bachar el-Assad. L’armée gouvernementale s’est avérée moins forte que prévu – elle n’a ainsi pas reconquis de zone importante au cours de ces deux derniers mois – et l’ASL parvient à opposer une résistance significative au nord-ouest et dans la région d’Alep. L’armée officielle de la Syrie luttera peut-être un jour contre Daech, mais ce ne sera alors plus celle de Bachar el-Assad qui n’a jamais effectué le moindre raid contre le groupe terroriste.

 

Les succès de la lutte contre Daech au Levant aboutiront sans doute – on le constate déjà – à des transferts de combattants djihadistes vers la Libye. Une partie des combattants étrangers de Daech à Syrte viennent ainsi de Syrie.

 

Le projet pilote avance pour la mise en œuvre du PNR français, mais la société bénéficiaire du marché accuse un retard.

 

Monsieur Guilloteau, je ne parle jamais des forces spéciales. J’ai bien noté vos remarques sur la rencontre de Lyon.

 

Monsieur Voisin, nous nous engageons dans des opérations, mais nous nous retirons également de certaines d’entre elles : nous ne sommes plus au Kosovo, ni dans l’opération européenne Atalante, et nous espérons mettre fin à l’opération Sangaris prochainement. La qualité de nos armées nous permet de faire face aux défis et aux menaces que nous devons affronter.

 

L’incident entre la Turquie et la Russie résulte d’un conflit d’intérêts et de l’antagonisme sur les points de fond, chacun pousse l’autre à sa limite. Le pilote russe est tombé côté syrien.

 

M. Charles de la Verpillière. Le jour n’a-t-il pas été choisi ?

 

M. le ministre. Je n’en suis pas sûr. La position de la France, comme celle de l’OTAN, est d’inviter les deux parties à éviter toute escalade.

 

Monsieur Hillmeyer, l’actualisation de la LPM prévoit une augmentation de 28 000 à 40 000 du nombre des réservistes et de 75 millions d’euros de crédits supplémentaires. Le nombre de jours et la durée de la mise à disposition devront augmenter, et nous en discuterons avec le Mouvement des entreprises de France (MEDEF).

 

Mme la présidente Patricia Adam. Et avec les collectivités territoriales également !

 

M. le ministre. Bien entendu, avec tous les employeurs, de manière générale.

 

Le président de la République a annoncé lors de la réunion du Congrès à Versailles qu’il faudra renforcer les réserves et leur conférer une dimension territoriale afin de constituer une garde nationale. Je dois mettre en œuvre cette feuille de route et nous avancerons bientôt des propositions à votre commission pour que nous travaillions ensemble sur ce sujet. J’ai déposé un amendement au projet de loi de finances (PLF) pour 2016, adopté par le Sénat le 27 novembre, qui prévoit d’affecter une partie des 100 millions d’euros supplémentaires à ce projet favorisant à terme la garde nationale, afin qu’il commence à être mis en œuvre dès l’année prochaine. Nous avons aussi inscrit en tout 173 millions d’euros d’autorisations d’engagement supplémentaires dans le PLF.

 

M. Michel Voisin. J’ai assisté le week-end dernier à deux assemblées générales d’officiers et de sous-officiers de réserve, qui soutenaient très largement le rétablissement du service national, tout comme 80 % des Français, si l’on en croit un sondage récent. Je leur ai répondu que des questions matérielles et de patrimoine local rendaient cette perspective très improbable.

 

M. le ministre. Oui, et le choix de l’armée professionnelle était le bon. J’y étais favorable depuis longtemps et j’avais écrit un article avec M. François Fillon sur ce sujet en 1995. Les défis que l’on doit relever, y compris la protection des sites sensibles dans notre pays, nécessitent une armée professionnelle.

 

*

* *

 

Membres présents ou excusés

 

Présents. - Mme Patricia Adam, M. Olivier Audibert Troin, M. Daniel Boisserie, M. Jean-Jacques Bridey, Mme Isabelle Bruneau, M. Jean-Jacques Candelier, M. Guy Chambefort, M. David Comet, Mme Geneviève Fioraso, M. Philippe Folliot, M. Yves Foulon, Mme Geneviève Gosselin-Fleury, M. Serge Grouard, M. Christophe Guilloteau, M. Francis Hillmeyer, M. Laurent Kalinowski, M. Charles de La Verpillière, M. Gilbert Le Bris, M. Christophe Léonard, M. Damien Meslot, M. Philippe Meunier, M. Jacques Moignard, M. Alain Moyne-Bressand, M. Jean-Claude Perez, M. Joaquim Pueyo, Mme Marie Récalde, M. Eduardo Rihan Cypel, M. Gwendal Rouillard, M. Jean-Michel Villaumé, M. Michel Voisin

 

Excusés. - Mme Danielle Auroi, M. Claude Bartolone, M. Philippe Briand, M. Jean-David Ciot, Mme Catherine Coutelle, Mme Carole Delga, M. Éric Jalton, M. Jean-Yves Le Déaut, M. Frédéric Lefebvre, M. Bruno Le Roux, M. Maurice Leroy, M. Alain Rousset, M. Stéphane Saint-André

 

Assistaient également à la réunion. - M. Gérard Bapt, M. Jean-François Lamour

 

Audition de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, sur les opérations en cours (1 Dec 2015)

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 19:55
Charles Moreau, ancien conseiller d’Alain Juppé à la Défense, intègre l’état-major de la DGSE

 

04.01.2016 Wassinia Zirar – acteurspublics.com

 

Ancien conseiller de Dominique de Villepin à Matignon puis d’Alain Juppé et de Gérard Longuet au ministère de la Défense, cet énarque de 42 ans va piloter l’une des directions de la direction générale de la sécurité extérieure.

 

Chef du service des affaires financières ministériel à la direction de l’évaluation de la performance et des affaires financières et immobilières du secrétariat général du ministère de l’Intérieur depuis 2013, Charles Moreau a été nommé lors du Conseil des ministres du 4 janvier 2016 directeur de l’administration à la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

 

Il remplace Pierre Pouessel, qui évoluait dans ces fonctions depuis 2008 et a pris, lui, le poste de préfet de l’Hérault.

 

Action territoriale et affaires financières

 

Charles Moreau, polytechnicien et énarque de 42 ans (2001, promotion Nelson Mandela), a débuté à l’inspection générale de l’Administration en 2001. Conseiller technique au cabinet du ministre de l’Intérieur Dominique de Villepin en 2004, il est le secrétaire général de la préfecture de l’Aube en 2005.

 

Chef du bureau de la performance et des moyens de l’administration territoriale auprès de la direction de la modernisation et de l’action territoriale du ministère de l’Intérieur en 2007, Charles Moreau devient secrétaire général pour les affaires régionales (Sgar) auprès du préfet de la région Auvergne en 2009. Ce haut fonctionnaire a ensuite conseillé sur la mise en oeuvre territoriale de la réforme et le développement durable, les ministres de la Défense Alain Juppé; puis Gérard Longuet (2010-2012).

 

Il pilote ensuite la sous-direction des affaires financières (octobre 2012-septembre 2013), puis le service des affaires financières ministériel à la direction de l’évaluation de la performance et des affaires financières et immobilières du secrétariat général du ministère de l’Intérieur de 2013 à 2015.

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 12:30
photo Marine nationale

photo Marine nationale


31.12.2015 par
 

Il y a deux façons de s’y prendre, bombarder à tout va, avec ce que cela entraîne de morts chez les civils, ou frapper à la tête de l’EI: la coalition menée par les États-Unis, qui dit préférer « frapper le serpent à la tête », a communiqué la liste de 10 cadres dirigeants de l’EI tués en décembre.

Parlant mardi aux journalistes au Pentagone via satellite en direct de Bagdad, le colonel Warren, porte-parole de l’opération Inherent Resolve, a souligné que le Français Charaffe El Mouadan, membre du groupe État islamique lié directement à l’instigateur des attentats de Paris et qui a été a été tué cette semaine en Syrie, était loin d’être la seule cible importante touchée par les Américains en décembre.

Selon Warren, au moins dix cadres dirigeants du groupe armé État islamique, dont plusieurs avaient été impliqués dans la planification des attentats de paris, a été éliminée lors de frappes du 7 au 27 décembre.

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 11:55
Le RMT se prépare au CENTAC

04.01.2016 Armée de Terre

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