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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 10:55
Vers 70 nouvelles années d’excellence de recherche aérospatiale - ONERA

 

16.09.2016 - Communiqué de presse

 

A l’occasion de ses 70 ans, l’ONERA célébrera la recherche aérospatiale du 17 septembre au 11 décembre au travers d’une exposition dédiée. L’objectif : donner à voir et à comprendre toute sa contribution dans quelques-unes des plus grandes réussites aéronautiques et spatiales ainsi que son savoir-faire pour préparer le futur.

 

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 10:55
Char Churchill ayant conquis le fort Montbarey. Photo DMPA

Char Churchill ayant conquis le fort Montbarey. Photo DMPA


16.09.2016 source SHD
 

16 septembre 1873 : les troupes allemandes évacuent la France. L'évacuation de Verdun par les troupes allemandes marque la fin de l'occupation militaire suite à la défaite de 1871, à l’exception de l’Alsace-Lorraine, annexée. La rançon exigée par Bismarck est de 5 milliards de Franc-or, soit environ 15 milliards d'Euros. Un emprunt d'Etat a été levé pour collecter les fonds. En quelques jours, l'emprunt est couvert 4 fois… !

 

16 septembre 1896 : le général Gallieni nommé gouverneur de Madagascar. Fort de son expérience indochinoise (92-96), le général Gallieni applique à la « Grande Ile », Madagascar, les principes coloniaux qu’il a testés avec succès en Extrême-Orient. Il pacifie progressivement l’île, nouvellement annexée par la France. Patiemment, intelligemment mais parfois fermement, il met en place tous les ingrédients qui feront de Madagascar une des plus belles réussites des coloniaux français.  Un de ses grands subordonnés, le futur maréchal Lyautey, théorisera et développera ce qui jusqu’alors s’appelait le système Gallieni, la colonisation par « tâches d’huile », bref l’esprit Troupes de marine (TDM).

 

16 septembre 1914 : création du Canadian Aviation Corps ou CAC. Le colonel Sam Hughes crée la première et éphémère force aérienne militaire canadienne composée d’un officier et de 2 mécaniciens. Le seul avion de cette force est un biplan américain Burgess-Dunne, qui à son arrivée à Plymouth n’est pas considéré comme un avion de combat par les britanniques : le CAC a fait long feu et les volontaires pilotes canadiens sont intégrés au Royal Flying Corps. La Marine royale canadienne crée le Service aéronaval de la Marine royale du Canada en septembre 1918 puis la Force aérienne canadienne en 1920.

 

16 septembre 1918 : mort au combat du sous-lieutenant pilote Maurice Boyau (Mars-la-Tour).  « International français de rugby à 15, il évolue au Stade bordelais puis au Racing Club de France. Son palmarès compte un titre de champion de France en 1911, ainsi que 6 sélections en équipe de France en 1912 et 1913. D’abord affecté au 144è Régiment d’infanterie de Bordeaux, puis au 18è Escadron du train, il obtient son brevet de pilote en février 1916. En octobre, il est affecté à l’escadrille n°77 dite l’escadrille des sportifs qui compte plusieurs champions de rugby, natation, course à pied et tennis. Alors qu’il vient de remporter sa 35è victoires, il est abattu par un obus anti-aérien dans le ciel de Meurthe-et-Moselle». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

 

16 septembre 1917: bataille de La Courtine (Creuse). Suite à l'abdication du Tsar en février, les deux brigades russes présentes sur le front de l'ouest forment des conseils de soldats (comme en Russie). Craignant une contagion dans l'armée française, l'état-major décide de les éloigner du front en les internant dans la Creuse, au camp de la Courtine. 10 000 soldats russes se mutinent alors contre l'ordre de Kérensky de rendre leurs armes aux autorités françaises. Jusqu’au 18 septembre, quatre bataillons d'infanterie français affrontent les mutins avec l'aide des soldats russes fidèles à Kerenski. Le général Comby dirige les opérations. Des meneurs sont fusillés. Beaucoup sont déportés aux travaux forcés en Algérie et attendront 1920 pour être rapatriés.

 

16 septembre 1940 : début de la Conscription aux Etats-Unis. Le selective and training service act est signé par Roosevelt. Tous les hommes de 21 à 35 ans seront recensés pour débuter une montée en puissance de l’armée américaine. Les Etats-Unis n’entreront en guerre qu’après l’attaque de Pearl Harbour (7 décembre 1941) soit plus d’un an plus tard.

 

16 septembre 1944 : les américains prennent le fort Monbarey (Brest). Un bataillon de parachutistes allemands tient l’ouvrage fortifié pendant le siège de Brest pour défendre l’entrée Ouest de la ville et l’accès au port. Les américains doivent  percer une brèche dans le périmètre miné puis faire intervenir des chars britanniques équipés de lance-flamme (Churchill Mk VII crocodile) pour réduire la résistance acharnée du lieutenant Floter.

voir http://montbarey.fr/

 

16 septembre 1982 : massacre de Sabra et Chatilla  (Banlieue de Beyrouth - Liban). Alors que les troupes de la FMSB, Force multinationale de sécurité à Beyrouth viennent de se retirer du Liban suite au départ de l'OLP (organisation de la libération de la Palestine), Béchir Gemayel à peine élu président du pays périt dans un attentat à la bombe le 14 septembre. Le soir même Tsahal envahit le Liban et encercle les deux camps. Les phalanges chrétiennes, milices alliées d'Israël et cherchant des responsables à l'attentat ayant couté la vie à Gemayel, investissent les deux petites villes dans lesquelles elles se livrent à un massacre aveugle jusqu'au 18 septembre. Selon les sources, entre 800 et 2000 Palestiniens sont tués. Les images sont nombreuses, insoutenables et largement diffusées. Le scandale est grand dans le monde car Tsahal aurait sciemment laissé faire les phalanges chrétiennes. Lire le quatrième mur de Sorj Chalandon (lien ténu, certes, mais le livre en vaut le coup).

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 10:55
French AMX-10RC reconnaissance vehicles (Op Desert Shield) - photo US DoD

French AMX-10RC reconnaissance vehicles (Op Desert Shield) - photo US DoD


15.09.2016 source SHD

 

15 septembre 1798 : reddition française (Irlande). Le général Humbert à la tête de 1000 Français (débarqués le 22 aout) et de 5000 rebelles irlandais se rend aux Britanniques. La tentative française d’appuyer l’insurrection irlandaise échoue malgré quelques victoires (Killala, Ballina et Castlebar).

 

15 septembre 1812 : incendie de Moscou. Napoléon Ier étant entré dans la ville la veille, le gouverneur général de Moscou, le comte Rostopchine (père de la comtesse de Ségur), ordonne de mettre le feu à la capitale. Le Tsar a ainsi sapé la gloire de Napoléon :  la population moscovite s’est enfuie, la ville est en cendres et n’offre aucune possibilité de ravitaillement. L’hiver s’annonce. A lire Il neigeait de Patrick Rambaud.

 

15 septembre 1916 : premier engagement des « Tanks » britanniques (Secteur de Bapaume). Piétinant depuis deux mois dans leur offensive sur la Somme, les britanniques engagent pour la première fois des chars (nom de code : tanks = réservoirs) dans la région de Flers et Courcelette.  Ces engins blindés, montés sur chenille (une innovation apparue en 1905 dans le milieu agricole), se montrent capables de franchir tous les obstacles y compris les rideaux de barbelés qui protègent les tranchées. La surprise des Allemands n'est malheureusement pas exploitée. En Angleterre, les chars d'assaut sont promus par le lieutenant-colonel Ernest Swinton, qui rallie à son idée le premier Lord de l'Amirauté, Winston Churchill. En France, le promoteur des chars d'assaut est le général d'artillerie Jean-Baptiste Estienne (1860-1934), qui a été aussi parmi les premiers à comprendre l'intérêt militaire de l'aviation. Mais les résistances du ministère de l'Armement ne permettront de mettre en ligne les premiers chars français que le 16 avril 1917, dans des conditions au demeurant décevantes. Les Allemands attendront la fin de la guerre pour se laisser convaincre par cette nouvelle technique. Une cérémonie commémore aujourd’hui ce premier engagement au Mémorial national néo-zélandais de Longueval.

 

15 septembre 1918 : offensive de rupture du front de Macédoine. « L’offensive du groupe d’armées alliées d’Orient (général Franchet d’Espérey) est commencée par une attaque de rupture menée par les 1ère et 2ème armées serbes renforcées de deux divisions françaises (11ème DIC et 122ème DI), appuyées par une artillerie française considérable déployée loin à l’avant et en altitude, contre les positions bulgares du massif de la Moglena, dans le triangle de montagnes formé entre les cours du Vardar et de la Crna Reka (littéralement la « rivière noire »). L’attaque piétine jusqu’au milieu de journée mais la saisie par hasard et par la 3ème Cie du 54ème RIC (Cne Cazeille), du piton de Kravica qui commande toutes les crêtes et toutes les liaisons de la position bulgare, permet aux Serbes de la Choumadia de déboucher, faisant tomber toutes les positions entre le Sokol et les Vetreniks, permettant aux divisions serbes de 2ème échelon de passer les lignes dès le soir et de lancer une poursuite qui ne s’arrêtera qu’à Belgrade (600 kilomètres plus loin) le 3 novembre, provoquant par ricochet la demande d’armistice du 11 novembre ». COL Christophe de L. (EMS)

 

15 septembre 1950 : débarquement à Inchon des troupes de l’ONU (Corée).

 

15 septembre 1958 : « achèvement » de la ligne Morice (frontière algéro-tunisienne). Pour empêcher les intrusions du FLN en Algérie, les bataillons du génie réalisent 300 km de barrage électrifié. Jusqu’à la fin des opérations en 1962, le barrage est sans cesse amélioré, le tracé linéaire initial de 1957 faisant peu à peu place à un dispositif en profondeur, la « nasse » comprenant plusieurs réseaux d’alerte, de freinage et d’arrêt reliés par un maillage de pistes. Il aura pleinement rempli son rôle de rendre étanche la frontière, et, partant, d’asphyxier progressivement les « rebelles » de l’intérieur, laminés par ailleurs par les grandes opérations du « Plan Challe ». A partir des grandes opérations du printemps 1958, la « rébellion » ne tentera plus de grands passages. Seuls des passages individuels ou de petites unités seront tentés. LCL Claude F. (CDEF).

 

A noter la présence, de 1958 à 1961, de l’ UDSM (unité de détection au sol de la marine) sur la ligne Morice. Equipée de radars anti-mortiers efficaces jusqu’à 25km contre un piéton, l’UDSM intervient en coordination avec des pièces de 105 mm. Le secteur affecté aux 200 hommes de l’Unité de détection au sol de la marine s’étend sur 15km environ de part et d’autre des postes de Soukies et de Ben Moussa. Les missions consistent à assurer une veille optique permanente de jour et une veille radar nocturne, à prendre à partie les échos suspects, à alerter les postes de la « herse mobile » et à guider sur zone les troupes d’intervention. Merci au CF Benjamin C. (SIRPA-M).

 

15 septembre 1990 : décision présidentielle de l’opération Daguet. François Mitterrand décide d’envoyer un corps expéditionnaire aux côtés des Américains en réponse à l’invasion du Koweït par l’Irak (02 aout 1990) et au saccage de l’ambassade de France à Koweït City (14 septembre 1990). La division Daguet comptera jusqu’à 12 000 hommes.

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 10:55
Chronique culturelle - 14 Sept. 2016

source association Présence de Vladimir Volkoff


14.09.2016 source SHD

 

14 septembre 1515 : fin de la bataille de Marignan (Italie). A propos de l'itinéraire emprunté par l'armée de François Ier (col de Larche – Argentera et non route du mont Cenis, beaucoup plus au Nord), c’est ce même axe que la section d'éclaireurs skieurs du lieutenant Costa de Beauregard (futur Inspecteur de l'Infanterie) a si brillamment défendu en 1940 contre les Italiens.

 

14 septembre 1759 : mort de Montcalm (Québec – actuel Canada). (Cf. Chronique d’hier). Le lieutenant-général Louis-Joseph, marquis de Montcalm, commandant en chef des troupes régulières françaises en Nouvelle-France succombe à ses blessures reçues la veille durant la bataille des Plaines d’Abraham, lors du siège de Québec. Il survit quelques heures de plus au général James Wolfe, son rival. Issu d’une famille noble aveyronnaise, Montcalm est envoyé à Québec lors de la guerre de 7 ans en 1756. Il remporte les victoires de Fort William (1757) et Fort Carillon (1758) avant d’être promu lieutenant-général. La 167è promotion de l’Ecole Spéciale Militaire (1980-1982) porte son nom, de même qu’un bateau de la Marine nationale.

 

14 septembre 1905 : mort de Savorgnan de Brazza (Dakar). Le conquérant pacifique du Congo meurt d'épuisement, âgé à peine de 47 ans. Il est l'un des plus grands coloniaux français. Son ouvrage Au coeur de l'Afrique, vers la source des grands fleuves relate son expédition longue de trois ans.

 

14 septembre 1956 : les Français quittent l’Indochine.

 

14 septembre 2005 : mort de Vladimir Volkoff (Dordogne). Les Britanniques ont encore le célébrissime John Le Carre, les Français avaient Volkoff. Ecrivain français (né à Paris en 1932) d’origine russe, il est l’auteur de très nombreux ouvrages sur le monde du renseignement, la désinformation et d’une manière générale sur la difficulté d’agir sans se corrompre. Docteur en philosophie, professeur d’anglais et de russe, Volkoff était chrétien orthodoxe. Après ses études à la Sorbonne, il sert en Algérie en tant qu’officier renseignement (1957 – 1962). Il passe ensuite quelques années aux Etats-Unis où il commence à publier. Revenu en France dans les années 70, il devient un des écrivains français les plus pertinents sur la lutte secrète des blocs durant la Guerre Froide. Quelques ouvrages ont fait date : le retournement (1979), le montage (1982 grand prix de l’Académie française), la désinformation, arme de guerre (1984), le professeur d’histoire (1985), le bouclage (1990), le Berkeley à cinq heures (1993),  l’enlèvement (2000)… Il publiait dans la collection de la bibliothèque verte et sous le nom d’emprunt Lieutenant X, la fameuse série Langelot qui avec sa quarantaine d’aventures a bercé l’adolescence de quelques générations de futurs militaires.

 

 

14 septembre 1960 : création de l’OPEP. Lors de la conférence de Bagdad, l’Arabie Saoudite, l’Iran, l’Irak, le Koweït et le Venezuela décident de s’allier et créent l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole pour tenter d’influer sur les cours du pétrole.  Le prix du baril est alors à moins de 5 $. Aujourd’hui, l’organisation dont le siège est à Vienne (Autriche) compte 12 membres.

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 10:55
Incendie de Moscou (1812) - Viktor Mazurovsky (1859–1923)

Incendie de Moscou (1812) - Viktor Mazurovsky (1859–1923)


13.09.2016 source SHD

 

13 septembre 490 (avant Jésus Christ) : bataille de Marathon (Grèce). Le roi perse Darius 1er pour punir les cités grecques d'avoir soutenu la révolte qui gronde dans son empire, dépêche sa flotte en Grèce et fait débarquer entre 25 000 et 50 000 hommes face à la plaine de Marathon (à 42 km d'Athènes). Athènes décide d'attaquer pour se défendre et donne le commandement de ses troupes à l'un de ses stratèges, Miltiade. Les 10 000 athéniens et 1000 platéens attaquent les Perses en se laissant volontairement enfoncer au centre. Exploitant ce qu'ils pensent être une faiblesse, les Perses tombent dans le piège et sont attaqués sur deux fronts. L'armement et la tactique des hoplites athéniens font le reste : les Perses sont rejetés à la mer. La flotte perse constatant l'échec du corps débarqué à Marathon file vers Athènes en doublant le cap Sounion pour emporter la décision. Mais l'armée de Miltiade les devance d'une heure, en rentrant à marche forcée, ce qui suffit pour défendre la ville préalablement alertée par le  coureur Philipides.  Lors de la bataille, 6400 Perses meurent contre 192 Athéniens. Sparte est arrivée en retard et n’a pas combattu. Elle se rattrapera 10 ans plus tard aux Thermopiles contre Xerxes.

 

13 septembre 1515 : début de la bataille de Marignan (Italie). Le jeune François 1er, 21 ans, décide de conquérir le duché de Milan et traverse les Alpes avec 60 000 hommes.Les Suisses, au service de Milan, les attendent sur l'habituelle route du mont Cenis, mais les Français passent par le col de Larche (Argentera) grâce aux sapeurs qui élargissent et carrossent le chemin. La bataille s'engage suite à une provocation alors que les Suisses, surpris, souhaitent parlementer. Pour sa première bataille, le roi français mène la charge à la tête de ses chevaliers. Le combat va durer jusqu'au lendemain, les belligérants dormant sur le champ de bataille. Le 14, à 11h00, 14 000 Suisses sont tombés (principalement du fait de l'artillerie) pour 8 000 Français. François 1er est adoubé, sur place, par le chevalier Bayard.

 

13 septembre 1759 : bataille des plaines d'Abraham (Québec). Défaite française qui marque le début de la fin pour la Nouvelle France. Le général Montcalm meurt des suites de ses blessures le lendemain matin ainsi que son adversaire le général anglais Wolfe.

 

13 septembre 1812 : Napoléon 1er entre dans Moscou en flammes

 

13 septembre 1956 : invention du premier disque dur par IBM (International Business Machine). L’IBM 350 pèse une tonne et se compose de 50 disques rotatifs stockant 5 Mo (5 millions de caractères). IBM a réussi à en vendre plus de 1000 exemplaires  à 50 000 dollars l’unité entre 1957 et 1961. En 2008, la capacité de stockage des ordinateurs commercialisés atteint le  téraoctet (To ou 1000 milliards d’octets). Par comparaison, le prix du méga octet est passé de 10 000 $ (1957) à environ 0,00022 $.

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 16:55
Les sous-marins U-156 et U-507 au secours des rescapés du Laconia - photo Leopold Schuhmacher (1917-1943)

Les sous-marins U-156 et U-507 au secours des rescapés du Laconia - photo Leopold Schuhmacher (1917-1943)


12.09.2016 source SHD
 

12 septembre 1213 : bataille de Muret (près de Toulouse). Simon de Montfort, chef des Croisés bat les hérétiques « Albigeois ».

 

12 septembre 1683 : bataille de Kahlenberg (Autriche). Une coalition européenne défait l'armée ottomane qui assiégeait Vienne depuis 2 mois. La bataille de Kahlenberg a pour l'Europe centrale et orientale la même signification que Poitiers (732) en France.

 

12 septembre 1855 : le général Pélissier accède au maréchalat. Napoléon III distingue Aimable Pélissier en apprenant la prise de Malakoff (Crimée). Saint-Cyrien et artilleur, Pélissier a fait partie de l’expédition d’Espagne (1823)  puis a gravi tous les échelons de la hiérarchie dans l’armée d’Algérie. Officier particulièrement dur, il n’avait d’aimable que le prénom : L’un de ses soldats en Crimée, excédé, le met en joue et tire. Incident de tir, le coup ne part pas. Pélissier qui a tout vu, inspecte l’arme et constatant un manque d’entretien de l’arme punit le soldat pour ce motif… et celui-là seul.

 

12 septembre 1942 : Le RMS Lacona est coulé au large de l’île de l’Ascension. « Alors qu’il pense avoir repéré un convoi anglais, le U-156 torpille le paquebot chargé de civils, de soldats britanniques et de prisonniers italiens. Le commandant du sous-marin, constatant son erreur, prévient son amirauté. Afin de sauver le maximum de passager, il lance un message en clair à tous les navires croisant dans les environs. Le U-156, U-506 et U-507 chargent les rescapés après avoir hissé le pavillon de neutralité à la croix rouge. Ceci n’empêche pas le U-156 d’être la cible d’une attaque délibérée d’un B-24 ayant reçu l’ordre de le couler. L’amirauté allemande ordonne alors d’abandonner les survivants et de plonger, les U-506 et U-507 ne suivent pas les ordres. Sur les 2 200 passagers et membres d’équipage du RMS Laconia, 980 sont sauvés par des bâtiments allemands, italiens et français. Suite à cet évènement, Karl Donitz décrète le Triton null : l’ordre de ne pas sauver les victimes d’un navire en détresse. Il lui est fait grief de cet ordre lors de son procès à Nuremberg. Cependant, son avocat fait valoir que l’amiral Nimitz avait donné les mêmes consignes pour ses équipages, ce qu’il confirme ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

 

12 septembre 1943 : un commando allemand libère Mussolini (Italie - Abruzzes). Le moral de l'Italie fasciste étant au plus bas à cause des défaites en Afrique du Nord, du débarquement allié en Sicile et du bombardement de Rome, le roi Victor Emmanuel III fait arrêter Mussolini (24 juillet) pour préparer la volte-face italienne. Hitler demande alors au capitaine Skorzeny (chef des forces spéciales) et au général Student (commandant la division parachutiste) de libérer le Duce. Mussolini est régulièrement transféré pour empêcher son enlèvement. Skorzeny le localise d'ailleurs à deux reprises et doit chaque fois démonter l'opération. Finalement, les autorités italiennes estiment que le Gran Sasso (Hôtel à plus de 2000 m d'altitude, relié uniquement par téléphérique) est une prison suffisamment fiable. Alerté par le changement suspect des mesures de sécurité autour du pic, Skorzeny découvre la cachette. Il se crashe en planeurs  avec 90 parachutistes sur le pâturage jouxtant l'Hôtel-prison et libère sans un coup de feu le Duce devant ses gardiens pétrifiés. L'exfiltration à bord d'un Storch (2 places) piloté par l'as de l'aviation, le capitaine Gerlach, relève aussi de l'exploit. En effet, Skorzeny y embarque accompagnant le Duce pour ne laisser à personne d’autre les lauriers de gloire qu’Hitler va décerner au libérateur du dictateur italien.

 

12 septembre 1962 : discours de JFK sur la conquête lunaire (Houston -  Etats-Unis). Suite à l’envoi par les soviétiques de Youri Gagarine (premier cosmonaute dans l’espace -12 avril 1961), le président des Etats-Unis, John F. Kennedy fait la promesse de voir un astronaute poser le pied sur la lune avant la fin de la décennie : We choose to go to the moon. En 1963, il propose à l’URSS, au sein de l’ONU, une alliance dans le domaine spatial au lieu d’une compétition entre leurs deux Etats. Les soviétiques refusent au vu de leur avance dans le domaine et du prestige de leurs premiers succès. Neil Armstrong et Buzz Aldrin se posent sur la Lune le 21 juillet 1969 lors de la mission Apollo 11.

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 10:55
La charge de l’escadron de Gironde d’après une gravure des années 1920

La charge de l’escadron de Gironde d’après une gravure des années 1920


09.09.2016 source SHD

 

9 septembre 1585 : naissance de Richelieu (Paris). Armand Jean du Plessis de Richelieu est tout à la fois évêque, homme d’Etat et chef de guerre. Devenu principal ministre de Louis XIII en 1624, il remet aux ordres du roi la noblesse indisciplinée du pays (lutte contre les tentatives de coup d’Etat, répression des duels,…), bat les rebellions protestantes (siège de La Rochelle), sécurise les frontières, développe la Marine, crée l’Académie française, et d’une manière générale redore le blason français que la période de la régence avait contribué à ternir. La réputation sulfureuse que lui ont fait ses ennemis à sa mort a été prolongée jusqu’à nos jours par des œuvres romanesques ne rendant pas justice à l’action et la mémoire d’un des plus grands serviteurs du bien commun. Lire la biographie qu’Arnaud Teyssier lui consacre, Richelieu, l’aigle et la colombe.

 

9 septembre 1798 : l’empire ottoman déclare la guerre à la France.  Alors que Bonaparte conçoit la campagne d’Egypte comme une attaque des intérêts anglais et  le Directoire comme un bon moyen d’éloigner de France un général trop ambitieux, l’empire ottoman la considère pour ce qu’elle est : une invasion. Pour mémoire, les 30 000 hommes de Bonaparte ont échappé à la flotte anglaise lors de la traversée de la Méditerranée et pris Alexandrie le 2 juillet.

 

9 septembre 1842 : Tahiti devient protectorat français. Une majorité de chefs de tribus fait pression sur la reine Pomare IV pour demander officiellement le statut de protectorat français.  La demande est reçue par l’amiral Dupetit-Thouars qui vient auparavant d’annexer les Marquises (1841).

 

9 septembre 1914 : charge du lieutenant de Gironde. Engagé à la tête de son escadron (le 2ème du 16ème régiment de dragons) sur les arrières ennemis, le lieutenant de Gironde est informé de l’installation d’un aérodrome de fortune allemand dans la région de Vivières (Soissonnais), protégé par plusieurs automitrailleuses. Il organise un coup de main et conduit son escadron dans une charge à cheval puis à pied au cours de laquelle il parvient à détruire les aéroplanes allemands alignés sur le plateau, mais perd la vie ainsi que douze de ses hommes. C’est l’un des rares cas de charge de cavalerie menée contre une formation aérienne...

 

9 septembre 1943 : opération Avalanche (Salerne – Italie).  La 5ème armée du général Clark (anglo-américaine) débarquent dans la baie de Salerne alors que quelques jours plus tôt deux débarquements britanniques ont fait diversion dans l’extrême sud de l’Italie.

 

9 septembre 1965 : conférence de presse de De Gaulle. A la fin de son intervention, refusant un monde bipolaire,  il annonce vouloir lancer l’Europe dans une 3ème voie. Il prépare aussi les esprits au retrait prochain des Français du commandement intégré de l’OTAN (officialisé en février 1966). La France est de retour dans le commandement intégré depuis le 3 avril 2009.

 

9 septembre 1976 : Viking 1 sur Mars. La NASA pose sur la planète Mars la sonde Viking 1, 5 ans après les Soviétiques.

 

9 septembre 1976 : décès de Mao Tsé-toung (Pékin – Chine).

 

9 septembre 1983 : bombardement de l’ambassade de France (Beyrouth – Liban). Des coups de mortier tombent sur l’ambassade blessant un soldat français.

 

9 septembre 2001 : assassinat du commandant Massoud. (Afghanistan). Deux jours avant les attentats contre New York et Washington, le commandant Ahmad Shah Massoud est tué dans un attentat suicide commis par deux Tunisiens se réclamant d’Al Qaida. S’étant fait passer pour des journalistes cameramen, ils ont pu approcher suffisamment près Massoud dans l’enclave de Takhar (province dans le Nord-est du pays) pour le tuer en se faisant sauter avec leur explosif dissimulé dans une caméra. Massoud avait combattu les soviétiques de 1978 à 1992, puis, jusqu’à sa mort, s'opposa aux Talibans qui  prenaient progressivement le contrôle de l’Afghanistan depuis le 27 septembre 1996, avec la prise de Kaboul et la mise en place de l'Émirat islamique d'Afghanistan.

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 12:45
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air


8 sept. 2016  par CEAM

 

Le CEAM et le 25ème RGA travaillent au posé de l’Atlas sur terrain sommaire à Madama

L’EMATT, du CEAM, a été mandatée en juillet 2015 par l’EMAA pour expérimenter l’Atlas sur terrains sommaires afin qu’il soit employable sur ces terrains, dans des conditions acceptables de sécurité, en définissant un cadre d’emploi adapté, et garantissant une préservation optimale de l’intégrité de l’avion, de son équipage, de ses passagers et des matériels transportés.

Des méthodes de travail précises…
Il s’agit ici d’évaluer l’A400M sur terrains sommaires, selon une méthode incrémentale. Dans un premier temps, l’équipe de marque réalise l’expérimentation sur un terrain, à haut CBR (le California Bearing Ratio mesure la résistance de la piste) de jour, puis de nuit. Pour l’A400M, la méthode de mesure de résistance d’une piste est le CBR4, qui a l’avantage d’être utilisé par de nombreuses nations. Dans un deuxième temps, l’expérimentation se déroule sur une piste présentant des conditions de sécurité acceptables permettant l’accès facile et sûr aux personnels au sol.
C’est pour cela que le terrain de Madama a été choisi, du 24 au 31 août 2016, remplissant toutes ces conditions et présentant, de surcroit, l’avantage d’être entretenu au quotidien par les équipes du 25e RGA.

Affaire à suivre…

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 15:55
Décès du Commando Marine André Nicolopoulos, badge n°241

 

07.09.2016 par JC Rouxel
 

Nous avons le regret de vous faire lire ce message reçu de Jean-Michel Ribé et nous annonçant le décès d'André Nicolopoulos. Il faisait partie des 4 commandos encore présents pour témoigner qui n'avaient pas fait le débarquement du 6 juin mais avaient servi sous Kieffer pendant la 2e guerre mondiale.

 

"André Nicolopoulos (badge commando Kieffer n° 241) nous a quittés dans sa 96e année, le mardi 6 septembre 2016. André Nicolopoulos avait récemment reçu les insignes de chevalier de l’ordre national de la Légion d’Honneur le 8 mai 2016, durant la cérémonie de prise d’armes à Bastia pour le 71e anniversaire de la victoire.

Il aimait à citer l’académicien Edmond About :
"Nous sommes les héritiers de tous ceux qui sont morts,
les associés de tous ceux qui vivent,
la providence de tous ceux qui naîtront.
Aujourd’hui nous sommes ses héritiers, comme nous sommes les héritiers de tous ceux qui ont combattu pour la France, avec un esprit indomptable, un courage inébranlable et une totale abnégation."

 

Ces obsèques seront célébrées le 8 septembre 2016, à 16 heures à l’église de PIETRACORBARA (Corse).

 

A ce jour, ils ne sont plus que 9 pour témoigner, dont 6 des 177 du jour J. Toutes nos condoléances et pensées vers sa famille et ses amis.

 

En savoir plus sur le commando André Nicolopoulos

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 10:55
Chronique culturelle - 7 Sept. 2016


07.09.2016 source SHD
 

7 septembre 1191 : bataille d’Arsouf (Palestine). Lors de la 3e croisade, Richard Cœur de Lion défait Saladin, dont les forces le harcelaient sur sa route entre Césarée et Jaffa. Progressant le long de la côte afin de préserver son soutien logistique assuré par la flotte naviguant au même rythme, Richard parvient à retenir ses impétueux chevaliers afin qu’ils ne tombent pas isolément dans le piège des fuites simulées par les turcs. Il balaye ensuite par une charge de cavalerie massive, l’armée de Saladin sans toutefois parvenir à l’empêcher de se replier. Saladin, qui n’a pas réussi à vaincre les croisés, ni par le harcèlement, ni par la bataille, voit son prestige diminué auprès de ses troupes. Il a été légèrement blessé à l’épaule d’un coup de lance donné par Richard lors de la bataille. De plus sa situation tactique à Ascalon et à Jérusalem est critique. Malheureusement pour la croisade, Richard Cœur de Lion, craignant une nouvelle ruse, n’exploite pas son succès. Il entreprend la reconstruction de Jaffa, laissant aux turcs le temps de se réorganiser à l’intérieur des terres.

 

7 septembre 1565 : fin du siège de Malte (Méditerranée). La flotte musulmane de Mustafa Pacha envoyée en mai 1565 par Soliman pour prendre la dernière retraite des chevaliers de Saint-Jean, lève l'ancre.  

 

7 septembre 1812 : bataille de la Moskowa (Russie). Nommée Borodino par les Russes, elle est l'une des plus meurtrières et difficiles de toutes les campagnes de l'Empire. Longtemps indécise, elle bascule lorsqu'est prise la grande redoute par un assaut conjoint des cuirassiers et du Corps d'Eugène de Beauharnais. Napoléon perd 6 500 tués et 21 500 blessés, Les pertes russes sont de 45 000 hommes. La route de Moscou est ouverte...Dans le Bulletin de la Grande Armée Napoléon fait écrire « : L’artillerie et surtout celle de la garde s’est surpassée ». Le nom de La Moskova est encore inscrit sur l’étendard du 1er RA mais aussi du 4ème Régiment de Chasseurs.

 

7 septembre 1914 : mort au combat du caporal René Dantigny (Vaubecourt, Meuse). « Avant-guerre, il remporte les championnats de France du 800 mètres en 1913 et 1914, devant Jean Bouin, qui lui aussi disparait lors du conflit. Mobilisé au 82è Régiment d’infanterie de Montargis, il est tué à l’ennemi lors de la première bataille de la Marne ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

 

7 septembre 1923 : création d’INTERPOL (Vienne – Autriche). Reconnue comme organisation intergouvernementale par l’ONU en 1971, l’Organisation Internationale de Police Criminelle (OIPC) compte aujourd’hui 190 pays membres et admet 4 langues officielles : français, anglais, espagnol et arabe. Durant la Seconde guerre mondiale, elle est passée sous contrôle nazi (notamment celui d’Heydrich et de Kaltenbrunner) si bien qu’en 1946, l’organisation est recréée à l’initiative de pays européens dont la France. Depuis, son siège s’est toujours trouvé en France : initialement à Paris et depuis 1989, à Lyon. 

 

7 septembre 1940 : début du Blitz (Londres). Premier raid allemand sur Londres : 448 morts.

 

7 septembre 1987 : Le dispositif Epervier abat un Tupolev. Un peu avant 07h00 du matin, les radars du dispositif Epervier détectent qu’un Tupolev 22 libyen vient de franchir sans autorisation la frontière entre le Tchad et la Libye et fonce sur N’Djaména. Le 403 ème Régiment d’artillerie tire un missile Hawk qui atteint le Tupolev de plein fouet. L’analyse de l’épave révèle que les soutes étaient ouvertes au moment de l’impact du missile et pleines de bombes à fragmentation

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 07:55
Alex Cresswell, Executive Vice-President, Land and Air Systems - photo Thales

Alex Cresswell, Executive Vice-President, Land and Air Systems - photo Thales

 

06/09/2016 par Alain Establier - « SECURITY DEFENSE Business Review » n°155

 

SDBR : En tant que Directeur-général adjoint des activités systèmes terrestres et aériens de Thales*, comment percevez-vous l’évolution du marché au sein de votre activité ?

 

AC : La meilleure façon de répondre à votre question est peut-être de rappeler ce que les événements dans le monde ont comme impact sur nos activités de défense et de sécurité, et de citer quelques repères plus spécifiques aux activités systèmes terrestres et aériens. La première réalité est  l’importance des conflits régionaux, particulièrement au Moyen-Orient et en Afrique, qui amène certains pays (EAU, Qatar, etc.) à avoir des budgets de défense élevés, d’autant plus que la nature de la menace est asymétrique. Ces pays utilisent leurs équipements en situation de guerre, donc beaucoup plus qu’ils ne l’avaient imaginé lors de leur acquisition. En outre, certains pays du Golfe entrainent pour la première fois leurs forces militaires sous la supervision américaine. Dans ce contexte, le tempo du maintien en condition opérationnelle des équipements et des supports a changé, ce qui n’avait pas été envisagé dans les contrats d’origine signés avec ces pays. Deuxième facteur: nombre de pays occidentaux, conséquence des conflits afghans et irakiens, avaient diminué leurs dépenses et commencent timidement à les réajuster. Troisième facteur important, l’impact du cours du pétrole qui touche beaucoup de clients dont l’économie est basée sur l’exportation de pétrole et de gaz, en Extrême-Orient, au Moyen-Orient et quelques-uns en Afrique: leurs capacités à investir dans des dépenses militaires a donc diminué. Nos activités systèmes terrestres et aériens grossissent plus vite que le marché lui-même: détection, identification, engagement, des applications qui mettent en jeu entre autres l’optronique, les capteurs de radars, la gestion du trafic aérien (ATM) et les munitions à précision. Nous avons adapté notre stratégie à cette évolution du marché et aux besoins de nos clients.

 

Malgré ce contexte, Thales a présenté des résultats remarquables pour les activités systèmes terrestres et aériens. Comment est-ce possible ?

 

En effet, notre carnet de commandes n’a jamais été aussi haut et c’est identique pour les activités défense et sécurité du groupe Thales. Le carnet de commandes pour ces activités a doublé en 3 ans, ce qui montre une progression exceptionnelle. En conséquence, la progression de nos ventes entre 2015 et 2016 devrait atteindre 10%.

 

Quel a été l’enseignement de l’Afghanistan pour les activités systèmes terrestres et aériens?

 

Nous en avons retiré trois enseignements: l’importance de la protection de la mobilité, l’importance de la surveillance tactique et le besoin de précision des frappes. En matière de mobilité, les explosifs improvisés (IEDs) ont stoppé toute liberté de manœuvre et empêché d’adopter quelque tactique que ce soit. La première leçon reçue par les Américains, les Britanniques et les Australiens fut de ne pas pouvoir quitter leur base opérationnelle sans avoir perdu de soldats. C’est pourquoi a été fait un très gros effort d’investissement dans la détection des IEDs et la protection, pour pouvoir protéger la mobilité des convois. Dans ce domaine, nos deux véhicules fabriqués en Australie, Hawkei et Bushmaster, répondent à ce besoin de protection. La deuxième leçon afghane a été de prendre conscience de l’importance de la surveillance tactique. Les Américains essentiellement et un peu les Britanniques ont développé la surveillance tactique. Les Britanniques l’ont fait en utilisant la plateforme Hermes 450 d’Elbit Systems opéré par Thales, qui est devenu par la suite la base du Watchkeeper de Thales. Le troisième enseignement a été la précision des tirs, en liaison avec la surveillance tactique, pour arriver à ce qu’on nomme des «frappes chirurgicales». Dans un environnement peuplé, où l’ennemi utilise la proximité de lieux comme un hôpital ou une école pour se dissimuler, il est fondamental de pouvoir l’atteindre sans dégât collatéral.

 

photos Thalesphotos Thales
photos Thales

photos Thales

Le groupe Thales couvre t-il le champ de ces trois enseignements ?

 

Nous avons parlé de la protection de la mobilité avec le Hawkei et le Bushmaster; j’ajouterais la protection des convois de véhicules légers avec notre système Eclipse. En matière de surveillance tactique, nous avons bien sûr le programme Watchkeeper mais nous avons aussi présenté, au salon Eurosatory de juin dernier, le Spy‘Ranger qui est un petit drone de surveillance et de reconnaissance pour les bataillons, de façon à voir de l’autre coté de la colline. Le Spy‘Ranger est en compétition pour le contrat de remplacement du DRAC du ministère de la Défense français, Thales ayant intégré sur l’avion son système de surveillance tactique. Dans le domaine du tir de précision, les produits de notre filiale TDA atteignent maintenant une précision inférieure au mètre (Sub-Metric), que ce soient les rockets à induction et guidage laser ou les mortiers que nous fabriquons. Thales et certains clients ont investi fortement pour développer une nouvelle gamme de produits, qui commencent à arriver sur le marché: Airbus Helicopter vient d’annoncer que Thales devenait partenaire privilégié pour la fourniture de rockets guidées de 68mm et 70mm. La rocket de 68mm est destinée aux marchés Export. De même, TDA s’est vu notifier par la DGA, début juillet, un contrat de plusieurs dizaines de millions d'euros afin de doter l'aviation légère de l'armée de Terre d'une capacité de roquette à induction à guidage laser.

 

 

photo Thales

photo Thales

TDA fabrique des rockets et des obus de mortiers. La prochaine étape sera-t-elle la fabrication de missiles ?

 

Comme je le disais, nous travaillons à élargir notre gamme de produits et en particulier avec un «light modular missile», qui est un des aspects de notre expérience afghane. La précision chirurgicale est importante, mais il faut être sûr que la cible soit la bonne cible: détecter, identifier, décider l’engagement. Ce protocole, pour être complet, doit être suivi d’un tir de précision grâce à un guidage partiel au laser: c’est la raison de notre recherche sur une arme à guidage laser semi-actif. C’est important du point de vue technologique, mais cela l’est encore plus du point de vue de l’opérateur. La munition semi-active, une fois tirée, reçoit le reflet de la cible illuminée et corrige elle-même sa trajectoire, l’illumination ayant été faite par une visée humaine. Cette technologie est utilisée dans les rockets guidées, dans les obus de mortiers guidés et nous allons l’utiliser dans des versions légères de missiles modulaires, pouvant être largués depuis un petit drone par exemple. Nous avons un contrat en ce domaine avec le MoD britannique.

 

L’avenir de TDA est-il assuré aujourd’hui ?

 

Oui, les effets de précisions sont un business pour le Groupe. Rien n’est jamais certain, mais les investissements faits pour développer des munitions plus précises donnent un avantage concurrentiel évident à TDA. Les activités systèmes terrestres et aériens comptent environ 10.000 personnes à travers le monde, la plupart hors de France, et le premier pays après la France, en importance, est l’Australie où nous avons un site qui produit beaucoup de munitions en format GOCO (Government Own Contractor Operated). Nous faisons donc en Australie des munitions «as a Service» (comme on peut faire de la sécurité informatique en mode SaaS).   

 

Quels ont été les faits marquants récents pour les activités systèmes terrestres et aériens de Thales ?

 

Je citerais le contrat d’un montant de 125 M£ pour fournir à General Dynamics UK des systèmes de visée et équipements auxiliaires, destinés à la phase de production du programme Specialist Vehicle (SV) SCOUT du MoD, et un contrat de 54 M£ avec Lockheed Martin UK Ltd, pour fournir le système de visée stabilisée jour/nuit DNGS-T3 de ce même contrat. Le troisième gros contrat concerne notre participation à la vente d’avions Rafale à l’Egypte et au Qatar; nous sommes concernés par l’optronique du pilote, le POD de désignation d’objectif et par un sous-contrat avec MBDA sur l’électronique missile. Nous avons eu aussi un gros contrat de défense aérienne avec la Malaisie, qui a concerné notre site de Belfast pour les missiles sol-air et notre site de Limours pour le radar Ground Master 200.

 

photo Thales

photo Thales

Pourquoi le périmètre de la société commune avec Raytheon a t’il évolué ?

 

Au début des années 2000,  nous avons créé une JV avec Raytheon dans le but de servir des contrats de commandement et de contrôle pour l’OTAN. ThalesRaytheonSystems a ainsi gagné un très gros contrat il y a 12 ans avec l’OTAN. L’autre objectif de la JV était de vendre des radars de surveillance à partir des installations californiennes, mais étaient exclus de la JV tous systèmes radar associés à des systèmes d’armes. Pendant ces 15 ans, la technologie de surveillance radar et la technologie de déclenchement de tirs ont convergé, et il était devenu très difficile de développer de nouveaux produits, obligatoirement convergents et intégrés, en respectant ces contraintes contractuelles.  Aujourd’hui, les choses ont donc évolué et le périmètre de cette société commune sera exclusivement concentré sur le marché du commandement et de la conduite d’opérations aériennes et de défense anti-missiles balistiques pour les marchés OTAN.

 

Mettre en place une JV avec un partenaire étranger est-il toujours d’actualité pour Thales ?

 

L’activité du Groupe change en permanence du fait des opportunités du marché mondial. Mettre en place une JV est donc question de circonstances et d’opportunités. Par exemple, nous avons une  JV dans les radars avec Bell Electronics India et une autre au Kazakhstan pour des radars Ground Master et Thales a bien entendu d’autres JV dans le monde.

 

Est-ce que le MCO est une offre de Services à part entière dans votre activité ?

 

C’est souvent une offre liée à la vente d’équipements et c’est parfois une offre à part entière. Il convient de plus en plus de considérer le maintien en condition opérationnelle (MCO) comme une fonction à part entière, comme vous le feriez avec les ressources humaines ou la supply chain, pour pouvoir en traiter tous les aspects. Par exemple, le contrat Marshall qui nous lie depuis 15 ans au Royaume-Uni, pour gérer l’infrastructure de la gestion du trafic aérien  militaire, est un contrat de services de 22 ans avec reprise d’une partie de leur personnel militaire et civil; autre exemple, en Australie 30% de notre chiffres d’affaires provient du MCO et, au niveau des activités systèmes terrestres et aériens, 30% du CA provient soit du soutien aux forces, soit du Service, soit des deux ensemble…

 

Quels sont vos souhaits pour vos activités ?

 

Tout d’abord, continuer à maitriser la croissance, ce qui n’est pas toujours simple: mettre en place les organisations, les ressources, la supply chain et la logistique, livrer dans les délais, etc. Ensuite, continuer à prendre des commandes pour maintenir notre carnet d’ordres à son niveau actuel. Nous avons fait de gros investissements en 2015 et nous allons continuer en 2016, mais nous aimerions que nos clients investissent à nos cotés, par exemple en doublant notre mise, pour continuer cet effort de développement et peut-être nous permettre de créer des bases industrielles dans des pays où nous n’en avons pas encore.

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 16:55
Extrait de la loi Jourdan du 19 fructidor an VI, Bulletin des lois, 2 BIB 3180/12

Extrait de la loi Jourdan du 19 fructidor an VI, Bulletin des lois, 2 BIB 3180/12


05.09.2016 source SHD

 

5 septembre 1697 : victoire navale du CV d'Iberville (actuel Canada). A bord du Pélican, il combat seul 3 navires anglais (à l’ancre) qu'il défait devant le fort Bourbon. (Hampshire coulé, le Hudson-Bay saisi à l’abordage, le Dering en fuite).

 

5 septembre 1781 : bataille navale de la baie de Chesapeake (Amérique du Nord). L’amiral de Grasse bat l’amiral Hood qui tente de forcer le blocus de Yorktown et ouvre la route vers l’indépendance américaine.


5 septembre 1798 : origine de la conscription en France. La loi « Jourdan » du 19 fructidor an VI (5 septembre 1798) précise que « tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie ». Elle est le texte fondateur de la conscription et du service militaire moderne, en remplacement de la réquisition.

 

5 septembre 1860 : débarquement franco-britannique au Liban (Beyrouth). Afin de protéger les populations chrétiennes de la région, l'empire français reçoit mandat des nations européennes pour intervenir contre la Syrie et sanctionner le massacre de 100 000 chrétiens. Ce mandat international s’inscrit dans la longue tradition de protection par la France des Chrétiens d’Orient qui trouve ses racines dans les Capitulations signées par Soliman le Magnifique et François Ier (1528) et celles signées par Henri IV et Ahmet Ier (1604).

 

5 septembre 1863 : essai du premier sous-marin français (Rochefort). Le sous-marin le plongeur a été conçu par le CV Siméon Bourgeois.

 

5 septembre 1877 : mort de Tashunca-Uitco alias Crazy Horse. « En 1876, Sitting Bull convie les autres chefs Lakotas à engager la lutte contre les américains colonisant leurs terres contrairement aux promesses du traité de Fort Laramie de 1868. Suite à sa reddition de mai 1877, il est contraint de vivre avec son peuple dans une réserve. Les américains, n’ayant pas confiance en lui, tentent de le piéger en le conviant à une entrevue avec le général Crook. Voyant les barreaux de la pièce, Crazy Horse se débat et un de ses anciens lieutenants le poignarde. Il meurt dans la soirée des suites de ses blessures ».  CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

 

5 septembre 1914 : mort au combat de Charles Péguy (Villeroy).   A la veille de la bataille de la Marne, le lieutenant Péguy tombe frappé d'une balle alors qu'il commandait sa compagnie au contact de l'ennemi. Appartenant à "la génération qui portait le déshonneur de la défaite de 1870 et de la décadence morale et politique qui s'en était suivie", il est malheureusement parti à la guerre comme il l'avait toujours fait dans ses écrits, courageusement, naïvement, sans se préoccuper du tir adverse. Outre les vers magnifiques et célèbres "heureux les épis murs et les blés moissonnés", l'œuvre de Péguy est riche et reste souvent d'actualité, "si l'on sait voir la doctrine qui se cache sous le voile des vers étranges" : "Tout un peuple prépare tellement sa tranquillité de demain qu'il anéantit son être même". "La liberté consiste à croire ce que l'on croit et à admettre (au fond, à exiger) que le voisin croie aussi ce qu'il croit. [...] La liberté est un système de courage". 

L’ouvrage d’Arnaud Teyssier permet de découvrir ou d’approfondir le cas Péguy. Un esprit frondeur épris d’ordre, « un homme cohérent et de devoir » malgré les contradictions qui ne sont qu’apparentes tant il reste fidèle au chemin de liberté qu’il choisit.  Un exemple : «La République une et indivisible, c'est notre royaume de France".

Lire aussi Notre jeunesse de Péguy. Réédité dernièrement par Perrin avec commentaires d’Arnaud Teyssier.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 10:55
Portrait de Marie-Pierre Koenig. Source : SHD

Portrait de Marie-Pierre Koenig. Source : SHD


02.09.2016 source SHD

 

2 septembre 31 (avant Jésus-Christ) : bataille d’Actium (au large de la Grèce).  Lors de la guerre civile succédant à la mort de Jules César,  Octave attaque son rival Marc Antoine alors qu’il est retranché avec Cléopâtre dans le golfe ambracique. La bataille navale est incertaine jusqu’à ce que le couple le plus célèbre de l’Antiquité prenne la fuite causant la débandade dans la flotte égypto-romaine. Les troupes de Marc Antoine se rallient rapidement à Octave (futur empereur Auguste) et lui permettent ainsi de mettre un terme à la guerre civile qui dure depuis au moins 12 ans et d’instaurer le Principat puis l’Empire. Marc Antoine et Cléopâtre se suicident un an après leur fuite.

 

2 septembre 1870 : Napoléon III capitule à Sedan.

 

2 septembre 1883 : combat de Phung (Tonkin – actuel Vietnam). Le corps expéditionnaire français commandé par le général Bouet s’empare des digues du fleuve rouge défendues par les Pavillons noirs.

 

2 septembre 1898 : bataille d'Omdurman (Soudan). Le général Kitchener remporte lors de cette bataille, la guerre des Mahdistes qui est une révolte à la fois politique et religieuse contre l’occupant britannique. La révolte mahdiste, commencée vers 1879 débouche sur la défaite de Khartoum (1885) et la mort du général Arthur Gordon (Gordon Pacha). Tout le Soudan est alors évacué par les britanniques qui doivent progressivement reconquérir le terrain.  Omdurman symbolise la fin de cette reconquête. La bataille est souvent représentée par l’héroïque charge du 21ème Lancier à laquelle participe le jeune officier de cavalerie Winston Churchill. Elle est considérée comme la dernière charge de l’histoire de la cavalerie britannique. Cependant, dans son ouvrage The river war, Churchill explique que la victoire est due à la technologie et notamment à l’emploi de la mitrailleuse. Le général Kitchener ne perd en effet que 47 tués sur ses 20 000 hommes alors que les mahdistes subissent de terribles pertes : 10 000 morts sur les 50 000 engagés.

 

2 septembre 1903 : bataille d’El Moungar (Algérie). Un convoi escorté par une compagnie du 2ème REI (et quelques Spahis) est attaqué dans la nuit du 1er au 2, par 3000 combattants Berabers (marocains). Les survivants, repliés sur un piton, résistent jusqu’à l’arrivée des renforts en fin de journée et après un combat acharné (dont la Légion célèbre chaque année la mémoire). Il y a 38 morts et environ 50 blessés : quasiment aucun homme présent n’en sort indemne.

 

2 septembre 1945 : Ho-Chi-Minh proclame l’indépendance de la République Démocratique du Viêt Nam (Hanoi). « Suite au coup de force du 9 mars 1945 et à la révolution d’août, le leader communiste déclare l’indépendance de son pays. La France ne reconnaît pas le nouvel Etat et, en réaction, envoie le Corps Expéditionnaire Français en Extrême-Orient ou CEFEO réaffirmer sa souveraineté. La guerre d’Indochine s’amorce ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

 

2 septembre 1945 : le Japon capitule (à bord du Missouri – baie de Tokyo).

 

2 septembre 1970 : mort du général Koenig (Neuilly sur Seine).  Il est l’un des héros de Bir-Hakeim (1942). Quatrième et dernier général français élevé (à titre posthume,1984) à la dignité de maréchal depuis la Libération.

 

2 septembre 1973 : mort de Tolkien (Bornemouth – Royaume-Uni). John Ronald Reuel Tolkien, professeur et écrivain britannique né en Afrique du Sud, meurt à 81 ans en laissant derrière lui l’œuvre mythique du Seigneur des anneaux où la guerre gigantesque que livre le Bien contre le Mal s’apparente à celle que selon lui tout un chacun doit livrer en lui-même. Tolkien a combattu de mars à novembre 1916 en France en tant que sous-lieutenant dans les transmissions. Il participe à la sanglante bataille de la Somme.

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 10:55
Charge du 3ème Chasseurs d'Afrique à Floing. Musée de la cavalerie (Saumur).

Charge du 3ème Chasseurs d'Afrique à Floing. Musée de la cavalerie (Saumur).


01.09.2016 source SHD

 

1er septembre 1715 : mort de Louis XIV (Versailles). le Roi Soleil s’éteint à 76 ans après avoir régné 72 ans.

 

1er septembre 1870 : les charges de Floing (Sedan - Ardennes). En tentant de secourir l'armée de Bazaine qui est assiégée à Metz, l'armée de Chalons se laisse encercler dans Sedan. Le général Margueritte ordonne des charges de cavalerie plus pour sauver l’honneur que pour réellement débloquer la situation. Sa division, composée des trois régiments de chasseurs d'Afrique (1er, 3e et 4e), du 6e régiment de chasseurs et du premier régiment de Hussards est décimée. C’est en voyant le comportement héroïque de la division que le futur empereur Guillaume, admiratif, a ce fameux mot : "Ah les braves gens !". Napoléon III , bien que sensible à l’intention générale, demande de faire cesser ces charges qui pansant l’orgueil blessé détruisent « inutilement » la cavalerie. Napoléon III fait hisser le drapeau blanc en milieu d’après-midi mettant fin aux combats y compris ceux de Bazeilles où résistent encore marsouins, bigors et quelques autres. L’empereur capitule le lendemain.

 

1er septembre 1939 : opération Fall Weiss (Frontière germano-polonaise). Sans déclaration de guerre à 4h45, l'armée allemande (60 divisions – 3400 chars), prétextant un sabotage polonais d’une radio allemande (montage des services secrets allemands en fait)  attaque la Pologne qui n’aligne que 39 divisions et 880 chars. L’URSS attaquera le 17 septembre.  La Pologne est vaincue en un mois de combats mais ne capitule pas ; son gouvernement et le reliquat de son armée se reconstituent à l’étranger.

 

1er septembre 1951 : signature de l'ANZUS (San Francisco). L’Australia New Zealand United States Security Treaty trouve son origine dans la politique de containment des USA vis-à-vis d’un éventuel sursaut velléitaire du Japon. L’alliance a joué durant les guerres de Corée et du Viêt-Nam. En 1985, la Nouvelle-Zélande se désolidarise de ce traité ne parvenant pas à imposer aux Etats-Unis que leurs navires entrant dans les eaux NZ déclarent s’ils possèdent de l’armement nucléaire.

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 10:55
photo Bataillon de Marins Pompiers de Marseille

photo Bataillon de Marins Pompiers de Marseille

 

29.07.2016 source SHD

 

29 juillet 1588 : l’armada espagnole repérée au large de Plymouth (Angleterre). Partis de Lisbonne pour opérer un débarquement en Angleterre, les 130 bateaux (30 000 hommes) de la flotte de Philippe II d’Espagne se font repérer alors qu’ils croisent au sud de l’Angleterre et se dirigent vers Calais (Gravelines) où les attendent des transports de troupes. L’opération se solde les 7 et 8 aout suivants par un cuisant échec dû principalement aux très mauvaises conditions météorologiques qui dispersent et détruisent une bonne partie de ce que les Anglais vont ensuite appeler par dérision, l’Invincible Armada.

 

29 juillet 1683 : bombardement d’Alger (Alger). Louis XIV a ordonné à l’amiral Duquesne de bombarder le port d’Alger afin de délivrer un message clair au Dey Hassan qui soutient la piraterie maritime en Méditerranée. Les puissances européennes, en conflit sur le continent, n’ont pas beaucoup de moyens à consacrer au contrôle de la Méditerranée si bien que les actes de piraterie finissent par coûter cher en hommes, navires et marchandises. Les Anglais bombardent Tripoli en 1675 incitant les pirates et corsaires à privilégier les cibles françaises. En 1682, un navire français de la royale est capturé et son équipage vendu comme esclave. Le 26 juin, le premier bombardement du port par Duquesne et ses galiotes à bombes (mortiers) permet de libérer des esclaves et d’entamer des pourparlers qui provoquent malheureusement une révolution de palais, laquelle ordonne… la reprise de la piraterie et l’exécution du consul français à Alger, le père Jean Le Vacher. Celui-ci est attaché devant la bouche du canon Baba-Merzoug qui le pulvérise. 16 autres français sont ainsi exécutés le 28 juillet. Duquesne réplique par un intense bombardement jusqu’au 29 juillet qui incite le Dey à libérer d’autres esclaves et à envoyer un émissaire à Louis XIV pour lui demander pardon.

 

29 juillet 1778 : début de la bataille de Rhodes Island (actuels Etats-Unis). Venant de New York avec sa flotte, le vice-amiral d’Estaing force le blocus du port de Newport pour appuyer les troupes américaines du général Sullivan en difficultés face aux Anglais qui occupent la ville et s’apprêtent à effectuer une sortie. Il ferme ensuite l’accès à New Port et à la baie de la Providence où se trouvent des bâtiments anglais qu’il détruit (6 bateaux). La bataille proprement dite n’aura lieu que début Aout. C’est la première tentative réelle de coordination des efforts de guerre localement entre Français et Américains insurgés.

 

29 juillet 1817 : suppression du corps des inspecteurs aux revues. « Il avait dans ses attributions l’administration et la surveillance des corps, la gestion des conseils d’administration et la gestion du personnel. L’attribut de leurs boutons fut repris dès 1830 par les intendants et a perduré jusqu’à l’extinction des commissaires de l’armée de terre ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

 

29 juillet 1836 : inauguration de l’Arc de triomphe (place de l’Etoile - Paris). Napoléon Ier, au lendemain de la bataille d'Austerlitz déclare à ses soldats: « Vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des arcs de Triomphe » et ordonne la construction de l'arc le 18 février 1806. Son projet initial était d'en faire le point de départ d'une avenue traversant notamment le Louvre et la place de la Bastille. Lors des premières défaites napoléoniennes (Campagne de Russie en 1812), la construction fut interrompue, puis abandonnée sous la Restauration, avant d'être finalement reprise et achevée entre 1832 et 1836, sous Louis-Philippe. Sous l’Arc, se trouve la tombe du Soldat inconnu de la Première Guerre mondiale. La flamme qu’il abrite commémore le souvenir des soldats morts au combat et ne s’est jamais éteinte : elle est ravivée chaque soir par des associations d'anciens combattants ou de victimes de guerre.

 

29 juillet 1939 : création des marins pompiers de Marseille. A la suite de l’incendie des Nouvelles Galeries, un décret-loi crée le bataillon des marins pompiers de Marseille. C’est l’une des unités les plus importantes de la Marine Nationale de par ses effectifs (2400).

 

29 juillet 1958 : création de la NASA (Washington). Eisenhower signe l’acte de création de l’agence autorisée par le congrès américain. La NASA est initialement une réponse aux premiers exploits spatiaux soviétiques (4 octobre 1957 : Spoutnik 1 en orbite,  3 novembre 1957 : Spoutnik 2 orbite avec la chienne Laika). 

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 10:55
Dessin de Jeanne Malivel, 1922.

Dessin de Jeanne Malivel, 1922.


28.07.2016 source SHD

 

28 juillet 1402 : Tamerlan soumet l’empire Ottoman (actuelle Ankara), le conquérant Tamerlan, venu d’Ouzbékistan, remporte une victoire totale à Angora sur le sultan ottoman Bajazet Ier au cours d’une bataille mêlant plusieurs centaines de milliers de combattants. Tamerlan qui se dit l'héritier du conquérant mongol Gengis Khan, instaure un immense et éphémère empire en Asie centrale, centré sur l'actuel Ouzbékistan. Guerrier cruel mais cultivé, Tamerlan en ravageant le moyen Orient a offert involontairement aux Européens une pause dans les combats qui les opposaient à l’empire Ottoman.

 

28 juillet 1488 : bataille de Saint Aubin du Cormier (près de Rennes). Opposant les troupes de Charles VIII, roi de France et celles du duc de Bretagne et de ses alliés, la défaite de ces derniers clôt la « guerre folle », guerre féodale qui avait vu quelques princes français profiter de la régence d’Anne de Beaujeu (grande sœur de Charles VIII) pour se révolter contre la puissance royale. Cette bataille est considérée par certains nationalistes bretons comme le moment où la Bretagne perd son indépendance.

 

28 juillet 1755 : le « grand dérangement » (actuel Canada). Dans le cadre de la lutte d’influence franco-britannique au Nouveau Monde et juste avant la guerre de 7 ans (1756-1763) qui met fin à la souveraineté française sur tout le Canada (Nouvelle France), les Britanniques décident officiellement de déporter la population d’Acadie (constituée de colons français) qui refuse depuis 1713 (traité d’Utrecht qui cède l’Acadie à l’Angleterre) de prêter allégeance à Londres. Sur les 12 à 18 000 Acadiens, la moitié est déportée vers les futurs USA (notamment la Louisiane), la France et l’Angleterre. La moitié meurt en chemin ou en tentant de s’échapper. La reine Elizabeth II dans une proclamation du 28 juillet 2003 a reconnu les torts qui ont été causés au peuple acadien lors de la Déportation et a désigné le 28 juillet de chaque année, à compter de 2005, comme « Journée de commémoration du Grand Dérangement ».

 

28 juillet 1808 : le colonel V-Y Boutin est arraisonné à bord du Requin par l’anglais Le volage.

 

28 juillet 1914 : l’Autriche–Hongrie déclare la guerre à la Serbie.

 

28 juillet 1945 : un bombardier percute l’Empire State Building (New York City). Un B.25 américain en approche pour l’aéroport de Newark percute l’Empire State Building (culminant à 381 mètres) à cause d’un brouillard très dense.

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 07:55
photo DICoD

photo DICoD


27/07/2016 Ministère de la Défense

 

Pour la deuxième année consécutive, la Décision Ministérielle (DM), publiée ce jour, annonce l’accroissement des effectifs globaux du ministère avec une création nette de 400 emplois civils et militaires. Après une augmentation de 2 300 postes en 2016, cette décision vise à soutenir les armées, directions et services, plus que jamais mobilisés tant sur le territoire national que sur les théâtres extérieurs pour assurer la sécurité des Français dans un contexte de menaces exceptionnelles.

Cette décision s’inscrit dans la continuité du choix du Président de la République de supprimer toute déflation d’effectifs au sein du ministère de la Défense jusqu’en 2019. Elle prend particulièrement en compte les besoins des forces opérationnelles et de leurs soutiens conformément aux arbitrages rendus lors de du conseil de Défense du 6 avril 2016.

Un effort sans précédent est ainsi consenti sur les effectifs des armées pour s’adapter aux nouvelles priorités que sont les unités opérationnelles, la cybersécurité, le renseignement et la fonction protection.

En parallèle, le ministère de la Défense poursuit ses plans de transformation et d’adaptation pour assurer le déploiement d’effectifs supplémentaires vers les priorités fixées dans la loi de programmation militaire et son actualisation.

 

L’ensemble des mesures prévues en 2017 contribue à l’optimisation de l’organisation du ministère et à la montée en puissance des domaines prioritaires, avec notamment :

  • Armée de Terre :

- le renforcement de la 13e demi-brigade de légion étrangère (13e DBLE) ;

- le renforcement du 5e régiment de dragons ;

- la poursuite de la montée en puissance du 5e régiment de cuirassiers aux Émirats arabes unis.

  • Marine nationale :

- le renforcement général pour la marine nationale des unités de protection, de défense maritime du territoire et des centres opérationnels ;

- la création d’un peloton de surveillance maritime et portuaire de la gendarmerie maritime à Dunkerque-Calais.

  • Armée de l’air :

- la poursuite de la logique de concentration des moyens par pôles de spécialisation au sein de l’armée de l’air ;

- la préparation de la montée en puissance de nouvelles flottes d’aéronefs (Airbus A330 MRTT, C130J Hercules, drone Reaper).

La Direction du renseignement militaire (DRM) et la cyberdéfense poursuivent leur montée en puissance. Le centre d’analyse en lutte informatique défensive et le commandement opérationnel de la cyberdéfense sont ainsi renforcés au sein des armées.

La Direction générale de l’armement (DGA) bénéficiera quant à elle de l’allègement des déflations au profit des domaines prioritaires.

Le Service des essences des armées (SEA) voit ses mesures actualisées, entrainant un report ou une annulation de certaines d’entre elles.

Enfin, un quatrième centre du Service militaire volontaire (SMV) ouvrira à Châlons-en-Champagne en janvier 2017.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, souhaite que la qualité du dialogue social reste une priorité. Un plan d’accompagnement du personnel est donc adossé à ces mesures de réorganisation afin d’accompagner de manière individualisée les civils et militaires concernés.

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 15:50
EUROSATORY 2016 : Quel avenir pour l'armement terrestre ?

 

08.07.2016 La Lettre de l'IRSEM n°3 - 2016


Dossier stratégique : EUROSATORY 2016 : Quel avenir pour l'armement terrestre ?

 

- Quel avenir pour l'industrie européenne de l'armement terrestre ?
- European Defence: a British point of view.
- Enjeux techniques de la robotisation sur le champ de bataille.
- Krauss Mafei Wegmann / Nexter : une intégration rapide comme clé du succès.
- Les défis technologiques d’une Europe en quête de compétitivité : l’exemple des systèmes inhabités.
- Données, systèmes et capteurs : le cyberespace dans l’environnement militaire

 

EUROSATORY 2016 : Quel avenir pour l'armement terrestre ?

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 11:55
source sos112.fr

source sos112.fr

 

05/07/2016  par Alain Establier SECURITY DEFENSE Business Review n°153

 

SDBR : Le salon CCW est l’occasion de faire le point avec vous de la réflexion française sur les réseaux de communication critiques. Où en êtes-vous ?

 

GD : Aujourd’hui, en France, en matière de réseau d’appui aux équipes de la sécurité intérieure et de secours aux personnes et aux populations, nous avons une seule technologie, mais, pour des raisons essentiellement historiques, deux réseaux: RUBIS, le premier réseau construit en TETRAPOL, conçu à la fin des années 80, déployé sur une dizaine d’années à partir du début des années 90 et utilisé par la Gendarmerie, utilise la gamme de fréquence 80 MHz, et le réseau INPT (Infrastructure Nationale Partageable des Transmissions), initialement appelé ACROPOL pour la police et ANTARES pour les pompiers et la sécurité civile, également construit en TETRAPOL, mais sur une gamme de fréquence différente de celle de RUBIS. La technologie TETRAPOL est du type 2G (plutôt même 1.5G). Fonctionnellement, son temps d’établissement des communications est inférieur au temps de connexion des communications classiques. Les deux réseaux, RUBIS et INPT, sont interconnectés et sont architecturés autour de la maille départementale. Le réseau RUBIS est entièrement construit sous une architecture interne IP ce qui n’est pas le cas de l’INPT, qui a encore une part très significative en TDM (protocole ancien Time division multiplexing). La migration vers l’IP en cours s’avère complexe..

 

Remplacer carrément le type de réseau est-il plus aisé que faire migrer un réseau vers plus de technologie ?

 

Faire migrer un réseau revient à déclencher un «big bang» au jour J à l’heure H, avec tous les risques induits. Changer de réseau – fonctionnant sur des fréquences distinctes – permet de faire cohabiter les 2 réseaux le temps nécessaire au rodage du nouveau système. Je tiens à préciser que RUBIS et INPT rendent les services pour lesquels ils ont été conçus (transmission de la voix, communication de groupe, messages courts) et ils ont montré, lors d’événements tragiques récents, une réelle résilience: lors du crash de l’avion de la German Wings, nous avons reconfiguré le réseau pour avoir une bonne couverture de la zone impactée; lors de l’attentat du Bataclan, le réseau parisien a parfaitement supporté la charge – pourtant intense au regard de l’importance de la mobilisation des moyens déployés – et les problèmes rencontrés ont relevé essentiellement de problématiques d’usage des terminaux et non du réseau lui-même.

 

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez aujourd’hui avec les réseaux RUBIS et INPT?

 

Elles sont de plusieurs types. Au plan technologique comme je l’ai dit, TETRAPOL est une technologie proche de la 2G qui n’est pas conçue pour la transmission de données au sens où on l’entend aujourd’hui, même si, en situation de crise, c’est toujours sur la voix qu’on va d’abord compter pour gérer les situations et assurer le commandement. Hors temps de crise toutefois, l’absence de capacité de transmission de données large bande est pénalisante. Sans doute dans le futur, y compris en situation de crise, aurons-nous besoin de transmettre des données, mais ce sont des usages nouveaux qu’on perçoit encore mal. Actuellement, du fait de l’absence de transmission de données sur les réseaux TETRAPOL, nous constatons des usages «détournés» par les personnels des moyens de communications commerciaux pour transmettre des données. Nous tenons compte de cette situation: le ST(SI)²* développe, au travers de Neo, des solutions de sécurisation de l’accès aux systèmes d’information opérationnels au travers des réseaux commerciaux et la direction des systèmes d’information et de communication (DSIC) développe span, une solution d’accès en mobilité au poste de travail nominal d’un agent, mais, tant avec Neo qu’avec span, nous n’aurons toujours que la disponibilité – perçue comme limitée – des moyens commerciaux. Nous sommes actuellement dans une situation où ces moyens commerciaux utilisés présentent un niveau de risque significatif, risques qu’il convient d’adresser. Ceci étant, l’appui pérenne sur les réseaux commerciaux, au moins en débordement/secours – mais, potentiellement, en fonction d’arbitrages éventuels à venir, sur un périmètre plus important qui reste à définir – fait d’ores et déjà l’objet de travaux amont, au travers de réflexions sur la mise en œuvre d’un opérateur virtuel étatique (projet M3I, conduit par la DSIC).

 

A quoi faites-vous allusion en parlant d’usages « détournés » ?

 

Les forces de police et de gendarmerie sont des utilisateurs comme les autres et la nouvelle génération utilisera ses appareils professionnels comme elle utilise déjà son Smartphone. C’est un état de fait qui constitue un élément de la réflexion à conduire sur la radio de demain: le monde de la radio doit donc s’adapter à ces évolutions, qui sont irrémédiables. Une partie du «détournement» d’usage des réseaux commerciaux vient de l’écart fonctionnel très important qui existe entre les terminaux actuellement utilisés sur INPT et RUBIS, et le Smartphone qui est le moyen – privé ou professionnel – standard de communication des personnels. Cet écart fonctionnel est tellement important qu’il génère une réaction de rejet de la part de certains utilisateurs. Lorsque les industriels justifient la migration vers la 4G ou la 5G, uniquement en faisant valoir le besoin de large bande, je pense qu’ils omettent le moteur de l’utilisation des terminaux, qui existerait même s’il n’y avait que la voix qui devait être transportée; il faut tenir compte de la facilité d’usage et de l’ergonomie, appréciées des utilisateurs.

 

Quelle est donc la stratégie française dans ce domaine ?

 

Notre stratégie est de sauter une génération et d’engager la construction d’un réseau appuyé pour l’instant sur les technologies LTE 4G au standard 3GPP. Plusieurs éléments sont déjà calés. Tout d’abord, il s’agit au plan technique de s’aligner inconditionnellement sur la normalisation internationale. L’objectif est de concevoir un réseau pouvant profiter d’un écosystème de partenaires extrêmement riche et diversifié, apte à évoluer dans le temps, éventuellement en substituant des composants ou en changeant de fournisseur, sans avoir à réinventer l’ensemble du dispositif.

 

Construire un nouveau réseau national ne prendra t-il pas trop de temps ?

 

C’est une opération longue, comme on l’a vu avec RUBIS et INPT où il a fallu entre dix et quinze ans pour avoir une couverture significative. La durée de vie des systèmes est aussi un paramètre important. Les plans d’Airbus D&S, principal fournisseur de l’INPT et de Rubis, affichent un arrêt de la commercialisation et de la maintenance des équipements TETRAPOL (non IP) TDM à l’horizon 2020 et un arrêt de la maintenance des équipements IP à l’horizon 2030. Donc c’est aussi un moteur pour nous. 2020 étant beaucoup trop court, nous avons décidé de mettre en place une formation des personnels , un plan de migration partiel et une noria d’équipements provenant des plaques régionales migrées afin de maintenir les plaques en TDM. Nous envisageons de déployer les premiers pilotes industriels en 2021, puis d’équiper une métropole test en 2023 avant un éventuel déploiement parisien. C’est donc une opération lourde, estimée à ce stade à environ un milliard d’euros sur quinze ans, qui ne s’improvise pas...

 

Est-ce plus cher que le coût de RUBIS et INPT ?

 

Le coût cumulé depuis 20 ans de RUBIS et INPT est d’environ 2,5 milliards d’euros et le coût actuel de maintenance de ces deux réseaux est d’environ 60 millions par an. Avec le projet d’un nouveau réseau nous avons donc un objectif de réduction importante, à terme, des coûts globaux.

 

Comment allez-vous gérer les urgences critiques, nombreuses en ce moment, entre 2016 et 2021 ?

 

A très court terme, nous allons mettre en place quelques réseaux tactiques LTE (en bande 700MHz) et un service de mobilité critique pour le GIGN, le RAID et la BRI. Le projet, piloté par les équipes du ST(SI)², a fait l’objet d’un appel à candidature publié le 15 juin dernier, ce qui amène les différents industriels à se positionner. Le déploiement est prévu mi-2017. Même si marché ne vise pas à la construction du grand réseau à couverture nationale cible du programme RRF, cet appel à candidature va nous permettre de poser des briques significatives du réseau du Futur. Ces premières briques vont nous permettre de disposer d’un vrai Retex des utilisateurs et de pouvoir observer comment ils s’emparent des nouvelles fonctionnalités. Au travers de ces briques, nous voulons répondre aux besoins opérationnels des forces d’intervention mais nous voulons aussi en profiter pour apprendre autour de la technologie LTE, identifier les satisfactions, les difficultés opérationnelles et tester les services d’itinérance (multi-roaming) sur les réseaux commerciaux, indispensables lorsqu’on se trouve hors couverture. En parallèle, nous allons travailler sur la gouvernance et l’organisation du réseau du Futur, sur le statut juridique et le financement (service à compétence nationale, régie directe du ministère de l’intérieur, établissement public, etc...), et continuer à réfléchir au plan technique (quelle articulation avec les réseaux commerciaux ?). Nous comptons avoir posé les différents scénarios pour un arbitrage au printemps 2017, confirmés à l’horizon de l’automne 2017 (du fait des échéances politiques).

 

La France est-elle en avance ou en retard sur ce sujet ?

 

Nous ne sommes certainement pas en retard ! Bien sûr, la Corée du Sud dispose d’ores et déjà de son réseau LTE, le Royaume-Uni a notifié son marché et les États-Unis ont lancé leur propre consultation, en avance sur nous. De très nombreux autres pays, comme l’Allemagne, viennent cependant tout juste de déployer leur réseau national Tetra/TEDS (2G/3G) et n’envisagent pas, à court terme, de s’engager dans une nouvelle modernisation. Un domaine où nous avons une petite avance en termes de maturité de la réflexion, me semble-t-il, est le fait d’envisager de travailler avec certains opérateurs d’infrastructures: transport (ADP, SNCF, RATP etc.), énergie (EDF, etc.). Ces opérateurs ont des besoins de liaisons radios et leurs missions intègrent un important volet sécurité et de secours. Nous avons de fait, de manière récurrente, des besoins d’interopérabilité lors d’interventions. Cependant les équipements, pour les emprises géographiques correspondantes, sont potentiellement très onéreux et leur installation sous le contrôle de l’État poserait certainement des problèmes de responsabilité. Le principe de l’accord envisagé serait d’apporter nos fréquences sur leurs emprises géographiques, pour leur faciliter l’implantation de leur réseau et, en échange, d’accueillir nos agents en situation de crise et de nous laisser préempter en tant que de besoin leurs ressources.

 

Est-ce que les industriels français vous suivent dans cette préparation de la radio du Futur ?

 

De notre point de vue, il est important que les industriels français travaillent aussi sur les groupes de normalisation et de standardisation, et qu’ils participent donc à la réflexion autour des réseaux du Futur: nous avons tout intérêt à ce que l’écosystème sur lequel nous allons nous appuyer soit riche, dynamique et diversifié en compétences (équipementiers, intégrateurs, opérateurs...).

 

*ST(SI)² : Service des technologies et des systèmes d'information de la sécurité intérieure. Lors de cette interview, Guy Duplaquet était accompagné du colonel Gonzague Montmorency, chef du bureau de la prospective radio au ST(SI)².  

 

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 17:55
Stéphane Mayer elected as GICAT’s new Chairman

 

04.07.2016 source GICAT

At the Annual General Assembly of 30th June 2016 held at the Ecole Militaire, Stéphane Mayer, CEO of Nexter Systems, was unanimously elected as Chairman of the Groupement des Industries Françaises de Défense et de Sécurité Terrestres et Aéroterrestres (GICAT, a trade body representing the interests of the French land and air-land defence and security industry). He takes over from Stefano Chmielewski, who, since being appointed in June 2014, has reformed the organisation, embracing greater visibility and modernising its governance.

The change in Chairman reflects a desire to extend the reach of the French land and air-land defence and security industry – a strategically important sector for France.

Amid the current highly complex national and international environment, efforts will need to be made to promote the land defence and security equipment challenges, harness greater synergies between all the industry partners and champion “France’s national team” consisting of all the organisation’s key contributors – industry majors, mid-market companies, and small- and medium-sized businesses.

Stéphane Mayer commented that he was “very proud that GICAT’s members had placed their trust in [him]. Representing and promoting the French land defence and security industry is a real challenge given the issues facing our country. [He] will devote all [his] energy to raising the profile of French Known-How, which is strategically important for our economy.

About GICAT
GICAT (Groupement des Industries Françaises de Défense et de Sécurité Terrestres et Aéroterrestres) is a trade body founded in 1978 with a membership of 200 major groups, mid-market companies, and small- and medium-sized businesses. Their broad spectrum of production, research, service and consulting activities support national and international defence and civil forces involved in providing land and air-land defence and security. The international Eurosatory trade event organised by COGES, its subsidiary, is the cornerstone of GICAT’s international reach and is backed up by a number of other international defence and/or security trade fairs.


 
About Stéphane Mayer
Stéphane Mayer graduated as an engineer from Ecole Polytechnique, in 1981. In 1986 he received diplomas in economics and finance from ENSAE and Sciences-Po Paris.
After working initially as an external auditor, he joined Lagardère - Matra Hachette in 1992 as Vice President of the internal audit function for this diversified group, which spans from defence to media. In 1997 he was appointed as CFO at the Matra Automobile subsidiary, before becoming a member of its management board.
In 2003, he joined the Airbus group (formerly EADS) as Chairman and CEO of EADS Socata, an aviation component and aircraft manufacturer, which produces the Epsilon, TB and TBM planes and won several MOC contracts for SIMMAD (Support Structure for Aeronautical Equipment and Systems – French Ministry of Defence).
In 2007, EADS appointed him for a 3-year term as CEO of ATR, a joint venture plane maker producing the ATR 42 and ATR 72 regional turbo-prop planes, operated by 140 clients in more than 80 countries.
In 2010, he joined the Daher group as President and CEO of its aviation and defence division, which covers three business areas: design and production of components and aircraft structures; logistical and MOC services for aeronautic sector companies and the armed forces; and the production of planes within the TBM range, notably the latest model, the TBM 900.
At the end of 2015, he was appointed Chairman and CEO of Nexter Systems, which designs, integrates and maintains in operational condition weapons systems and armoured vehicles. As part of the association with Krauss-Maffei Wegmann, he simultaneously became co-CEO of KNDS, the joint holding company which owns the two operating entities.
An active private pilot since 1990, Stéphane Mayer has an instrument rating and is qualified to fly TBM aircraft. Since 2012 he has served as a Colonel in the French Citizen Reserve.

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 16:55
Stephane MAYER élu nouveau président du GICAT

 

04.07.2016 source GICAT

 

Lors de l’Assemblée Générale qui s’est tenue le 30 juin à l’Ecole Militaire, Stéphane Mayer, Président-Directeur Général de Nexter Systems, a été élu à l’unanimité président du Groupement des Industries Françaises de Défense et de Sécurité Terrestres et Aéroterrestres (GICAT). Il succède à Stefano Chmielewski en poste depuis juin 2014 qui a notamment réformé le groupement vers une meilleure visibilité et a permis une gouvernance modernisée.

Cette nouvelle présidence s’inscrit dans une volonté de dynamisation du rayonnement du secteur de la défense terrestre, aéroterrestre et de sécurité, domaines d’activité stratégiques pour la France.

Dans un contexte national et international particulièrement complexe, il sera nécessaire de promouvoir les enjeux de l’équipement des Forces terrestres et de sécurité, de renforcer les synergies avec l’ensemble des partenaires du secteur et de renforcer « l’équipe de France » – une équipe constituée de toutes les forces vives du groupement – Majors du secteur, ETI et PME.

Stéphane Mayer s’est dit « particulièrement fier de la confiance accordée par les adhérents du GICAT. Représenter et promouvoir l’industrie française de défense terrestre et de sécurité est un vrai challenge à l’heure des défis auxquels fait face notre Pays. [Il] mettra toute son énergie à faire rayonner le savoir-faire français, stratégique pour notre économie. »


A propos du GICAT
Le GICAT (Groupement des Industries Françaises de Défense et de Sécurité Terrestres et Aéroterrestres) est un groupement professionnel créé en 1978 qui compte 200 membres, grands groupes, entreprises de taille intermédiaire (ETI), petites et moyennes entreprises (PME) qui couvrent un large spectre d’activités industrielles, de recherche, de services et de conseil au profit des forces militaires et civiles nationales et internationales impliquées dans la sécurité ou la défense terrestres ou aéroterrestres. Le rayonnement international du GICAT s’appuie sur le salon international EUROSATORY, organisé par sa filiale le COGES, ainsi que sur un certain nombre de salons de défense et/ou de sécurité à l’étranger.


 
A propos de Stéphane Mayer

Stéphane Mayer est ingénieur de l’Ecole polytechnique, promotion 1981. Il obtient en 1986 les diplômes en économies et finances de l’ENSAE et de Sciences-Po Paris.
Après une première expérience dans l’audit externe, il entre en 1992 chez Lagardère – Matra Hachette pour diriger l’audit interne de ce groupe diversifié de la défense aux médias. Il est ensuite nommé en 1997 directeur financier, puis membre du Directoire de la filiale Matra Automobile.
En 2003, il rejoint le groupe Airbus (Ex-EADS) en tant que Président-Directeur Général d’EADS Socata, équipementier aéronautique et avionneur, constructeur des Epsilon, TB et TBM, et qui deviendra titulaire de plusieurs marchés de MCO pour la SIMMAD.
En 2007, EADS le nomme pour un mandat de 3 ans Président Exécutif d’ATR, joint-venture constructeur des avions régionaux turbopropulsés ATR 42 et ATR 72, opérés par 140 clients dans plus de 80 pays.
En 2010, il entre dans le groupe Daher, où il sera Directeur Général du groupe et Président de sa branche aéronautique et défense, comprenant 3 activités : conception et fabrication d’équipements et d’aérostructures ; services logistiques et MCO pour les industriels de secteur et les forces armées ; et construction d’avions avec la gamme TBM et notamment le dernier modèle TBM 900.
Fin 2015, il est nommé Président-Directeur Général de Nexter Systems, qui conçoit, intègre et maintien en condition opérationnelle des systèmes d’armes et des véhicules blindés. Dans le cadre du rapprochement avec Krauss Maffei Wegmann, il devient à la même date, co-Président de KNDS, société commune regroupant les 2 entités opérationnelles.
Pilote privé actif depuis 1990, Stéphane Mayer est qualifié pour le vol aux instruments et le TBM. Depuis 2012, il est également colonel de la réserve citoyenne.

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 12:55
Civisme et Défense primée au Sénat


24 juin 2016 DICoD

 

La 15e édition du Trophée Civisme et Défense de l’association Civisme Défense Armée Nation (Cidan) a été remis, le 14 juin 2016, à des collégiens, associations et organisme de défense pour leurs actions communes en 2015. Sept prix ont été attribués à des actions solidaires, de rencontres entre la jeunesse, le monde militaire et la mémoire.
La sénatrice Annick Billon, représentant Gérard Larcher, président du Sénat, et Jacques Tissier, président du Cidan, ont rencontré les jeunes citoyens primés, venus de toute la France, dans les magnifiques salons du Palais du Luxembourg.

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 11:55
Histoire Militaire (24 Juin)


24.06.2016 source SHD

 

24 juin 1340 : bataille navale de l’Ecluse (Mer du Nord). La flotte du roi de France Philippe VI est anéantie par celle du roi d’Angleterre Edouard III dans l’estuaire qui mène à Bruges. Les Français ont attaché leurs bateaux pour barrer l’estuaire et empêcher les Anglais de gagner Bruges et ne peuvent donc pas manœuvrer alors que leurs équipages génois sont particulièrement aguerris et pourraient rivaliser avec l’ennemi.  Les archers gallois enflamment à distance la flotte française qui se débande. La suprématie maritime anglaise est dès lors acquise pour de nombreuses années.

 

24 juin 1812 : début de la campagne de Russie. La grande armée franchit le Niémen.

 

24 juin 1859 : victoire de Solferino (Italie du Nord). Napoléon III allié à l'armée sarde bat l'armée autrichienne de l'empereur François-Joseph. Henri Dunant, un civil en voyage d'affaires près de Solferino est traumatisé par les combats et le sort des blessés. Son action, dès cette date, en faveur d'un soutien sanitaire aux blessés mènera à la création de la Croix Rouge. Solferino fut cependant proportionnellement moins mortelle que beaucoup d'autres batailles (12,5% contre 20 à 30 % lors des batailles de Napoléon 1er) puisque 40 000 soldats décédèrent sur les 330 000 engagés. Si les proportions indiquent une mortalité « relativement faible », les chiffres absolus impressionnent : C'est en effet la première fois depuis Leipzig (1813) qu'une bataille rassemble autant d'hommes. A noter que le chemin de fer est utilisé (par les Français) afin de transporter les troupes. Voir l’excellent ouvrage d’Hervé Drévillon Batailles à ce sujet.

 

24 juin 1922 : assassinat de Walter Rathenau (Berlin). Ministre allemand des affaires étrangères, Rathenau est tué par la société secrète d'extrême-droite, Consul, parce qu’il symbolise l'ennemi intérieur pour une frange de la population allemande victime de la crise économique et du ressentiment patriotique du à la défaite. Riche car à la tête d'un empire industriel (AEG) qui prend modèle sur le capitalisme américain et brillant car il entretient des liens étroits avec les principaux intellectuels allemands de l'époque, Rathenau est d'origine juive et se sent parfaitement allemand au point d'avoir été un des principaux soutiens du 2ème Reich durant la Première Guerre Mondiale. Son assassinat est considéré comme l'une des prémices de l'affrontement des républicains (République de Weimar) et des nazis allemands. Cependant, comme souvent, un tel raccourci est inexact : Ernst von Salomon, membre des corps francs et écrivain de talent est complice de l'assassinat mais ne prendra jamais sa carte du parti nazi. "Il était commerçant et voulait sentir en artiste, il possédait des millions et jouait avec des idées socialistes, il était très juif d’esprit et coquetait avec le Christ. Il pensait en internationaliste et divinisait le prussianisme, il rêvait une démocratie populaire et il se sentait toujours très honoré d’être invité et interrogé par l’empereur Guillaume..." Stephan Zweig dans Le monde d'hier à propos de Walter Rathenau.

 

24 juin 1940 : signature de l’armistice franco-italien  « Deux jours après la signature de Rethondes, les Italiens obtiennent aussi leur armistice après 14 jours de guerre et 3 jours de grande offensive sur les principaux cols des Alpes ; ils obtiennent d’occuper les hautes vallées conquises très partiellement en Savoie ainsi que Menton. Le reste, c’est-à-dire la presque totalité de la Savoie et du Dauphiné resteront en zone libre jusqu’en novembre 1942 mais sous contrôle de la commission franco-italienne d’armistice. »

 

24 juin 1954 : écrasement du GM 100 (Indochine). Constitué autour du bataillon de Corée transféré à Saigon au mois d’octobre 1953, le groupe mobile n°100 (GM100) est une force interarmes de 3500 hommes, engagée dans le nettoyage de la région des hauts-plateaux du Centre Annam, en marge de l'opération Atlante.   Alors que  la bataille de  Dien Bien Phu est terminée, amoindri par une succession d'embuscades depuis le 1er février 1954, le GM 100 est pratiquement anéanti entre le 24 et le 28 juin 1954 lors de l'évacuation d'An Khé par une gigantesque embuscade Vietminh sur la RC19, perdant la moitié de son effectif et la totalité de son matériel.

 

24 juin 1956 :  première apparition publique de supersoniques soviétiques (actuelle Russie – Tushino) : Première apparition publique du Mig 21(chasseur mythique soviétique), du Sukhoi 7 (chasseur-bombardier) et du Sukhoi 9 (chasseur).

 

24 juin 1969 : premier tir opérationnel d’un SSBS français (Biscarosse). Tir opérationnel d’un des missiles balistiques stratégiques sol-sol (S 02) qui va équiper le plateau d’Albion. La composante terrestre de la dissuasion nucléaire a été active de 1971 à 1996.

 

24 juin 1982 : premier français dans l’espace (Baïkonour – actuel Kazakhstan). Le colonel Jean-Loup Chrétien (aujourd’hui général en 2S) décolle à bord de Soyouz –T6 pour rejoindre la station Saliout 7 en orbite. La mission est un succès. Il rentre après 7 jours dans l’espace. Il totalise 3 vols spatiaux, 43 jours dans l’espace dont une sortie extravéhiculaire (5 heures). Il est l’un des seuls français à avoir volé à la fois avec les soviétiques et les américains.

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 11:55
Prix de la reconversion des militaires 2016

Le « Prix de la reconversion des militaires » Edition 2016 : un atout pour les militaires ayant un projet de création ou de rachat d’entreprise

 

Créé par l’Association des entreprises partenaires de la Défense et placé sous le Haut patronage du ministre de la Défense, le « Prix de la reconversion des militaires » récompense chaque année un projet de création ou de reprise d’entreprise, y compris au titre du congé de création ou reprise d’entreprise, par un personnel militaire en situation d’activité, inscrit ou non dans un parcours reconversion, devant rejoindre la vie civile au plus tard un an après la remise du prix.

Le « Prix de la reconversion des militaires » est organisé en liaison avec Défense Mobilité, l’Agence de reconversion de la Défense.

 

Le « Prix de la reconversion des militaires » Edition 2016 c’est :

  • Une cérémonie de remise au mois de décembre à l’Ecole militaire, à Paris, en présence des plus hautes autorités civiles et militaires.

  • Des produits/prestations utiles aux les lauréats dans le cadre de leur projet de reconversion.

  • Une très large couverture médiatique.

  • Un véritable label vis à vis des organismes financiers pouvant contribuer au projet.

  • L’accès éventuel au réseau de l’Association des entreprises partenaires de la Défense.

 

Date limite de réception des dossiers : 30 septembre 2016.

 

Le dossier de candidature se présente sous la forme d’un formulaire au format pdf. Il est notamment disponible sur le site Internet de l’Association des entreprises partenaires de la Défense.

Pour le télécharger :

pdfLIEN

 

 

Les lauréats du « Prix de la reconversion des militaires » Edition 2015 :

 

David Prudenzano - brasserie artisanale « Bleizi Du » (Morlaix)

Ancien sous-marinier spécialité « détecteur anti-sous-marin » avec plus de 12.000 heures de plongées, David Prudenzano a ouvert à Morlaix une brasserie artisanale et familiale « bio » élaborant quatre types de bières : une blanche, une blonde, une « red » et une « stout ».

Facebook               bleizidu@gmail.com

 

Nicolas Ruelle - reprise de la société CSEM à Saint-Loubès (Gironde)

Ancien officier de marine (Ecole Navale, promotion 2000) spécialisé dans le nucléaire, Nicolas Ruelle est à l’origine de Mother Ship, un projet de développement industriel basé sur la reprise de la société CESM, un spécialiste de l’équipement portuaire situé à Saint-Loubès dans l’Entre-deux-Mers (Gironde).

n.ruelle@cesm-maritime.com          www.cesm-maritime.com

 

Vous souhaitez assurer la promotion du « Prix de la reconversion des militaires » Edition 2016 ? Télécharger les éléments de langage :

docxLIEN

 

Les lauréats du Prix 2015 sur le site Internet du ministère de la Défense : LIEN

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 11:55
[RMBS 2016] La reconstruction par l'équitation


23 juin 2016 DICoD

 

A l'occasion des Rencontres militaires blessure et sports (RMBS), les blessés de la Défense ont participé à une atelier "Equitation", le 16 juin après-midi, à Bourges.
Qu’il s’agisse d’un handicap physique ou psychique, la pratique de l’équitation à vocation thérapeutique est fortifiante, autant à travers les sensations motrices que peut procurer le mouvement avec l’animal qu’à travers la relation de confiance qui s’établit entre l’homme et le cheval.

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